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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 27 septembre 2015 14 minComplaisantFond programmatiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesNumériqueCulture, médias & sport

Laurent Vallet : « Je travaille au renforcement des procédures de contrôle au sein de l’INA »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez apaisé cette vénérable institution et instauré des règles de transparence ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous pensez que ces règles pourraient être reprises dans d'autres institutions de l'audiovisuel public ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    L'INA lance son service de SVOD le 30 septembre. 20000 programmes, c'est une très grande richesse. Comment allez-vous le présenter ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous allez faire payer l'accès aux archives. Combien ? Est-ce logique pour un service public ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment réinventer l'INA face à la numérisation et au vieillissement des salariés ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le contrat d'objectif et de moyens avec l'État va être signé. Vous allez préserver les 89 millions de l'État ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Laurent ValletFait
    « j'ai fait des proposition dès le conseil d'administration du 1er juillet d'un certain nombre de règles en terme de contrôle interne comptable et financier »
  • 4:00Laurent ValletChiffre
    « Lina lance son service de SVOD, c'est-à-dire vidéo par abonnement. 20000 programmes »
  • 6:00Laurent ValletChiffre
    « le prix sera très modique et il sera de 2,99 € par mois »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Laurent Valallé, bonjour, bienvenue au Buzz Méia TDF le Figaro. Vous êtes le nouveau PDG de LINA. Alors, en mai dernier, vous avez succédé à Agnies Sal dont le départ a beaucoup secoué l'institution IA et puis un peu plus largement la France.

Première question, est-ce que vous avez apaisé cette vénérable institution et est-ce que vous avez instauré des règles, j'allais dire, de transparence ? Écoutez, oui, j'ai j'ai effectivement trouvé euh un établissement un peu un peu choqué, un peu un peu secoué. Euh mais j'ai surtout trouvé euh des gens qui avaient envie, des collaborateurs qui avaient envie de passer autre chose, hein, que enfin on parle de LINA à nouveau pour pour ses métiers, pour ses savoir-fairs, pour ses compétences et je crois que de ce point de vue euh en effet, il y a une forme d'apaisement qui a pris place, ce qui n'empêche naturellement que sur le fond, comme vous le suggérez, il faut travailler à ce que des règles à la fois de de transparence et de de bonnes gestion soient mises en place et même si c'est naturellement pas le seul aspect du contrat d'objectif et de moyens que nous signons bientôt avec l'État.

Nous présenterons un autre conseil la semaine prochaine. Il y a évidemment une mise en place déjà annoncée puisque j'ai fait des proposition dès le conseil d'administration du 1er juillet d'un certain nombre de règles en terme de contrôle interne comptable et financier qui disons était améliorable. D'accord.

Et ça ça pourrait être repris dans d'autres institutions de de l'audiale public. Vous pensez ou ça ? Oh bah de de comme vous le savez de façon transversale euh la ministre euh de la culture et de la communication Flore Pèlerin a transmis à tous les présidents d'établissement public culturel une instruction du 24 juin 2015 euh qui concerne le contrôle et le suivi des dépenses des dirigeants.

Euh mais je pense que de façon générale euh sur les règles de gestion au-delà même des dirigeants, il y avait à LINA probablement un certain nombre de procédures à améliorer et on s'est mis tout de suite au travail sur ce sur ce pointl. Vous êtes attelé. Alors, il y avait quand même un projet qui avait été porté par Nial et que là vous vous concrétisez le 30 septembre prochain.

Lina lance son service de SVOD, c'est-à-dire vidéo par abonnement. 20000 programmes, c'est c'est quand même c'est une très très grande richesse. Alors, c'est des programmes d'archives, c'est c'est des séries.

Vousz la Fronte pour les pour les plus jeunes d'entre nous, j'allais dire. Nous avons même les Borgia, mais c'est pas tout à fait les mêmes Borgia, mais vous verrez, nous avons des Borgas. Bon, des grands matchs de Roland Garoset, des grandes étapes du Tour de France, énormément de choses.

C'est le Netflix des archives. Écoutez, moi ça me dérange pas du tout qu'on le présente comme ça parce qu'en effet, c'est une offre aussi riche en nombre de contenus que Netflix, même plus riche et en effet d'archives dans un premier temps puisque c'est ce que nous avons, ce sont nos collections, nos fonds que nous valorisons déjà sur INA.fr pour le grand public, essentiellement sous forme d'extrait qu'aujourd'hui nous allons pouvoir montrer sous forme d'intégral.

Et bien sûr, ce sont des archives, mais les archives au sens large, c'est-à-dire ce sont des émissions cultes, des moments cultes de la télévision, de notre mémoire collective. Et nous pensons, comme nous l'avons vu quand quand I.fr a été lancé en 2006, qu'il y a un vrai appétit du grand public pour redécouvrir ces moments cultes qui nous parlent tous de moment qu'on qu'on avait.

Vous dites effectivement, on se souvient tous du lancement dina.fr qui avait eu un succès phénoménal. J'allais dire même les à l'époque les systèmes informatiques avaient à peine tenu mais c'était gratuit.

Là, vous allez le faire payer. Alors, vous allez le faire payer combien ? Et puis est-ce que c'est vous êtes un service public ?

Est-ce que c'est logique de faire payer l'accès aux archives au français ? Ben écoutez, il y a il y a deux questions dans votre question. Euh la première, c'est que ça d'abord le prix sera très modique et il sera de 2,99 € par mois.

Voilà. Avec avec engagement ou non, sans engagement naturellement. On peut prendre on peut prendre un mois, on peut prendre mois.

Absolument. On regarde ce qu'on veut en illimité. Euh plus de 20000 programmes, vous l'avez dit.

Oui, moi je crois pas du tout que service public égale gratuité. Je je enfin je je crois que dans tous les compartiments de notre vie quotidienne, heureusement, on attend pas des serv on attend des services publics qui soient performants, c'est la moindre des choses, mais on attend pas nécessairement qu'il soit gratuit. On attend qu'il soit tarifé au juste prix et que voilà, quand on prend le métro, on attend qu'il soit propre et qu'il roule bien, mais pas forcément que ce soit gratuit.

Donc deuxièmement, ce que nous allons offrir là euh au grand public, ce sont des des émissions entières, des programmes entiers, des séries entières et Alina évidemment ce travail de réexposition euh de de d'exploitation permanente et suivie, hein, comme la future loi création euh le soulignera pour le secteur audiovisuel, nous considérons qu'elle doit s'accompagner d'une juste rémunération des auteurs et nous avons naturellement des accords avec les sociétés d'auteur car évidemment quand nous rediffusons sur notre plateforme ces programme de façon payante, nous devons désintéresser, rémunérer les auteurs. Évidemment, c'est essentiellement ce coup-là qui justifie que un tarif même modique soit appliqué à ce service qui à nouveau est est beaucoup plus beaucoup plus profond et donne accès à beaucoup plus de programmes intéraux qu'ina.fr faire aujourd'hui.

Donc c'est davantage pour rémunérer les auteurs que pour faire de l'argent et du bénéfice absolument absolument nous n'avons absolument pas d'objectif de de de rentabilité immédiate ou de voilà de sur ce sur ce service. Ça fait partie de notre mission de service public. Nous le tarifons au plus juste prix de façon à pouvoir rémunérer tout le travail de ceux qui ont contribué à ces archives.

D'accord. Lina, c'est une belle institution hein. Historiquement ça ça vient de l'éclatement de l'ORTF.

La mission première, c'est conserver, archiver les archives de l'audiovisuel. Il y a eu tout un travail de numérisation, c'est bientôt terminé, hein. 2019, Lina est à la pointe de la technologie.

En même temps, c'est un peu une institution un peu vieillote. Il y a prennent un quart de vos salariés qui ont tout le savoirfaire, qui vont partir à la retraite dans quelques années. Comment réinventer Lina ?

LINA, c'est ça va continuer dans ces missions ou ça va réinventer, c'estd du service numérique pour l'audiovisuel. Comment est-ce que vous allez réinventer Lina ? Vous avez raison, il y a eu ce formidable plan de sauvegarde numérique, ce PSN qui a été au cœur des trois précédents contrat d'objectif et de moyens et qui a permis de façon et de ce point de vue, LINA a été a anticipé sur l'évolution des technologies numériques qui a permis effectivement de sauvegarder le cas échéant, de restaurer l'ensemble ou la quasi totalité de notre patrimoine numérique, tout ce d'images et de son que nous avions, ce plan s'achèvera à peu près à la fin du prochain com, en 2019 ou peut-être en 2020 Et vous avez raison de dire que désormais quelle est l'étape suivante ?

Et je crois profondément que là, on a un champ absolument immense et que il faut, et c'est le défi queon se fixe collectivement pour ces 5 ans, réinventer le rôle et la place des archives à l'heure du numérique et des médias sociaux et que d'une certaine façon, il faut aujourd'hui se tourner plus du côté des usages que du côté des de des outils qui ont été absolument essentiels pour construire ce ce cette première ressource mondiale d'images numérisées. Et de ce point de vue, les usages, nous avons beaucoup beaucoup à inventer sur comment montrer les archives, comment intéresser le grand public aux archives, que ce soit dans une mission de décryptage de l'info, de divertissement, les nouveaux formats, les nouveaux supports. Aujourd'hui, une façon une façon historique traditionnelle et d'ailleurs très bien faite en général dans l'activité de production d'INAB parce que nous sommes aussi producteurs, c'est de produire ou de coproduire des documentaires de création qui font appel à des archives et qui sont diffusés sur des chaînes sur toutes les chaînes.

Et bien évidemment, nous devons réfléchir aujourd'hui à comment nous produisons des contenus spécifiques, le cas échéant pour les médias sociaux, pour des partenaires publics ou privés, des institutions qui mettent en valeur les archives, qui racontent une histoire, l'histoire du partenaire avec qui nous travaillons, notre histoire à travers d'autres supports et et c'est là, je crois, que nous avons un champ immense à réinventer parce que à nouveau le rôle des archives dans ce monde d'abondance des images et des canaux de distribution à l'heure du numérique et des médias sociaux, c'est un c'est une nouvelle frontière absolument incroyable pour pour concrètement ça veut dire vous allez avoir beaucoup d'autres clients les réseaux sociaux les opérateurs mobiles puisque maintenant aujourd'hui l'image par passe par le mobile l'international nous l'international nous avons beaucoup de choses à développer à l'international nous nous nous nous nous nous nous nous avons une expertise sur comment archiver comment sauvegarder des images que nous vendons mais que nous devons vendre encore plus et mieux à l'étranger au-delà d'opérations de prestige incroyable comme la resta à Cuba en Afrique du Sud, je je me rendrai en Afrique du Sud Ouais, c'est ça. Donc là, vous allez donc là il faut absolument notre savoir-faire. Voilà, j'ai signé récemment avec le Baren un accord pour la formation de 24 jeunes femmes journalistes de l'université royale du Baren.

Donc dans un pays à 60 % cheat, hein. Nous allons avoir accueillir ces ces jeunes femmes abri sur Marne pour être formé aux techniques du journalisme. C'est c'est aussi tous ces savoirs-faire là que Lina doit ess vendre en France et à l'étranger.

Alors tout ça vous allez le formaliser dans ce qu'on appelle un contrat d'objectif et de moyens avec l'État pour les 5 prochaines années. Il va être signé très très très prochainement. question financière parce que tout l'audiovisuel public a des difficultés financières aujourd'hui.

Est-ce que vous allez préserver les 89 millions que l'État vous donne ? Est-ce que l'État va vous en reprendre comme il comme il l'a fait euh précédemment ? Euh voilà.

Et est-ce que vous avez euh est-ce que vous êtes rentable ? Est-ce que vous avez suffisamment de moyens ? Écoutez, oui, la bonne nouvelle et je considère en effet que c'est une grande chance et un témoignage de confiance de la part des pouvoirs publics de la ministre du parlement, nous allons dans ce contrat confirmer la stabilité de la ressource publique de la contribution à public affecté à l'INA qui correspond à peu près 3 4 % de la ressource affectée à l'ensemble des opérateurs de du visage public à hauteur de 89 millions d'euros.

On vous a pas demandé de faire des économies. Alors, nous devons faire des économies parce que par ailleurs, nous devons financer nous-même autofinancer un projet immobilier très important pour l'entreprise qui permettra de fédérer les équipes, de mettre fin à la dispersion de certains sites à BRI et à Paris, mais aussi sur donc on va regrouper la quasi totalité à part notre antenne de formation qui a un très grand succès à les Moulino et à part le l'activité de stockage de nos contenus originaux dans l'Ouest parisien à Saint-Rémi l'honoré, nous allons nous réunir à Bril. Nous avons un projet dont le coût est d'à peu près 25 millions d'euros et que nous allons autofinancer sur ces 5 ans et ce qui tout en tout en gardant notre compte d'exploitation à l'équilibre.

Ce qui suppose donc que nos ressources propres se maintiennent et voir se développe à nouveau sur tous les nouveaux supports et toutes les nouvelles possibilités. So très clair, il y a 89 millions disons 90 millions qui arrivent de de l'État. Vos ressources propres, c'est quoi une quarantaine ?

De ressources propres, elles sont effectivement autour de 40 millions d'euros. Elles ont tendance depuis 4 ans à décliner et à et à donc il faut absolument euh les les redynamiser et c'est en ce sens que que le numérique les médias sociaux du côté des usages nous offre après nous l'avoir offert du côté de la de la technique d'archivage et de remise à disposition des des perspectives qui me rendent confiance sur la possibilité de maintenir nos ressources propres à leur niveau historique. D'accord.

Quand vous êtes arrivé, rassurez-nous, vous avez pas trouvé un trou financier comme Mathieu Gal l'a trouvé euh à Radio France comme Delphine Ern le trouve France Télévision ? Absolument pas. Il n'y avait pas de trou financier.

Il y avait simplement, écoutez, il y avait il y avait il y avait une une entreprise à nouveau qui avait été un peu traumatisée par ce prélèvement de 20 millions d'euros sur son fond de roulement opéré par l'État, hein. Mais je n'ai aucun doute que dans le cadre du prochain contrat d'objectif et de moyen, les engagements seront respectés de par et l'État ne reprendra plus d'argent. Euh il y a une grande discussion sur le une future chaîne d'information entre France Télévision et Radio France.

Euh vous en serez partenaire ? Écoutez, on souhaite absolument en être partenaire. D'ailleurs, quand quand Delphine Arnot en a annoncé euh le projet, elle a invité l'ensemble des des des acteurs de public à à le rejoindre.

J'ai j'ai eu l'occasion de rencontrer de déjeuner avec Delphine Arnut. La semaine dernière, je lui ai dit que notamment à l'appui des missions de décryptage euh de sa future chaîne d'info, nous étions évidemment à sa disposition pour concevoir des programmes, des émissions qui notamment faisant appel aux archives ou faisant appel aussi à notre incroyable savoir-faire en matière de d'analyse des médias puisque grâce à notre activité de dépôt légal de l'audiovisuel, nous pouvons à partir des données des des datas que nous asso à ces images produire une analyse du traitement de tel ou tel sujet par la sphère médiatique qui peut naturellement être un outil de décryptage très puissant et donc nous j'ai eu un accueil de principe très favorable et nous allons travailler à pouvoir proposer des contenus qui essentiellement autour de la mission de décryptage que que les concepteurs de cette chaîne lui ont assigné en être des contributeurs. Alors dernière question Lina a été considérée certaines fois comme un tremplin.

Emmanuel Hog qui est maintenant le patron de la FP. Mathieu Galet maintenant le patron de Radio France. Agnale, on ne va pas le dire.

Pour vous c'est aussi un tremplin ou c'est vous allez vous y consacrer à plein temps pendant les cinq prochaines années ? Écoutez, je vais vous raconter une anecdote. Euh j'ai été nommé dans les fonctions qui sont miennes aujourd'hui par le conseil des ministres du 21 mai.

Du 20 mai. Je suis arrivé quelques jours plus tard à Brisurmarne pour prendre mes fonctions et je une des premières personnes des premiers collaborateurs que que je vois c'est le DRH. Euh je lui demande bah alors que que pensent un peu les salariés ?

Qu'est-ce qu'il qu'est-ce qu'ils disent ? Comment ils accueillent cette nomination ? Le DRH me dit "Écoutez, comprennent pas très bien qui vous êtes.

Est-ce que vous êtes un haut fonctionnaire, un banquier puisque je sortais de l'Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles ? Est-ce que vous êtes un un professionnel de l'audiovisuel ? Ils comprennent pas.

Mais il y a une chose s'il mettent à votre crédit, c'est que vous êtes resté 13 ans dans votre précédent job. Ben, rien ne m'a fait plus plaisir. Très bien Laurent Valallé.

Bonne chance à la tête de Lina pour les 13 prochaines années et nous nous retrouvons la semaine prochaine avec un nouvel. Merci. Merci à vous.

Ah. Ah.