Sébastien Lecornu otage des socialistes ! L'édito d'Alexis Brezet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Alexis BrezetFait
« Le patron ce n'est pas les lecteur hein. À celui-ci il est pas question de demander son avis. »
- 1:05Alexis BrezetFait
« Il suffirait que 25 d'entre eux votent la censure avec la gauche et le RN pour que le Premier ministre soit renvoyé à ses foyers. »
- 1:20Alexis BrezetFait
« Ils refusent le report de la mesure d'âge telle que l'a évoqué Emmanuel Macron. »
- 1:45Alexis BrezetFait
« Olivier Fort veut tout de suite. Sinon, censure. C'est à prendre ou à laisser. »
- 2:00Alexis BrezetFait
« La nomination de Jean-Pierre Farandou au ministère du travail est un autre indice. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Garo, bonjour Alexis Brisel. Bonjour Dimitri. Bonjour à tous.
Alors Sébastien Lecornu va prononcer cet après-midi son discours de politique générale à l'Assemblée nationale. Le premier ministre peut-il ne pas tomber ? Pourra-t-il survivre aux motions de censure qui sont déjà déposées ?
Alexis ? Bah ça Dimitri ça dépend du patron. Bah oui du patron.
Celui qui commande, celui qui dirige, celui qui fait le loi. Alors je vous rassure, le patron ce n'est pas les lecteur hein. À celui-ci il est pas question de demander son avis.
C'est pas non plus Emmanuel Macron quand on l'entend depuis l'Égypte appeler le plus sérieusement du monde les forces politiques, je cite, à se ressaisir, on se demande s'il se dirige lui-même. Non, le patron, celui qui mène la danse, celui qui tient entre ses mains l'avenir du Premier ministre et donc dans une certaine mesure celui de la France, c'est Olivier Fort. Et oui, Olivier Fort premier apparatique du Parti socialiste.
Vous savez bien ce mouvement politique qui eu jadis son heure de gloire et qui a fait 1,8 % des voix à la dernière élection présidentielle. Je sais, ça fait peur mais c'est la pure vérité. Que voulez-vous ?
Ça fait 3 semaines qu'on explique à Olivier Fortent la clé. Bah, il a fini par le croire. Et d'ailleurs arithmétiquement s'il y a du vrai.
Dès lors qu'on fait une croix sur l'abstention des députés RN, bah il reste les députés PS comme seule planche de salut. Ils sont 69. Il suffirait que 25 d'entre eux votent la censure avec la gauche et le RN pour que le Premier ministre soit renvoyé à ses foyers.
C'est un pistolet chargé pointé sur la temp Sébastien Lecornu. Et je peux vous dire que pour renoncer à en faire usage, Olivier Fort va exiger de son otage une renon hors de prix. Alors là, vous voulez parler Alexis, j'imagine de la suspension de la réforme des retraites.
Ah non Dimitri, attention pas la suspension, la suspension immédiate et complète de la réforme des retraites he immédiate et complète. Chaque mois a son importance. Les socialistes ne veulent pas d'une demi-mesure.
Ils refusent le report de la mesure d'âge telle que l'a évoqué Emmanuel Macron. Ils ne veulent pas se laisser entortiller dans une vague promesse de débat à l'Assemblée que le Sénat pourrait en liser ensuite en CMP. Ils se sont déjà fait promener par Bouge et son conclave.
Ça n'est pas pour recommencer. C'est simple, Olivier Fort veut tout de suite. Sinon, censure.
C'est à prendre ou à laisser. Et vous pensez qu'Emmanuel Macron et Sébastien Lecnu vont céder à ce chantage ? Que ne ferait-on pas Dimitri pour éviter une dissolution ?
Tout va dans le sens d'un abandon et notamment la reconduction de Sébastien Lecnu qui à l'origine a reçu, je vous le rappelle, la consigne explicite de s'entendre avec les socialistes. La nomination de Jean-Pierre Farandou au ministère du travail est un autre indice. N'oublions pas que son principal et coûteux titre de gloire quand il était président de la SNCF fut de suspendre l'application de la réforme des retraites dans l'entreprise publique pour acheter la paix sociale.
Je reviendrai pas sur la catastrophe économique, nationale et internationale que causerait ce reniment XXL. Tout a été dit. Mais d'un point de vue politique, l'affaire des guerres plus favorables.
Car évidemment les socialistes ne se contenteront pas de ce premier recul. Ils en exigeront un deuxè puis un troisè et puis à la fin vous verrez pour celler leur alliance électorale, ils apporteront à Jean-Luc Mélenchon la tête de l'actuel premier ministre sur un plateau d'argent et on n'échappera pas à la dissolution. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
Sébastien Lecournu est jeune, il a la vie devant lui. Pétri de tradition militaires, il se vit, c'est noble en moins de soldat, seul contre tous, prêt à verser la dernière goutte de son sang pour faire adopter un budget. Mais il serait bien inspiré d'y réfléchir à deux fois avant de faire Cameron et de sacrifier son avenir, ses amis et son honneur à un général qui ne pense qu'à sauver sa peau.
L'édito politique sur Europe. Merci beaucoup Alexis Brazet, à la une du Figaro ce matin.