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Conférence de presseC dans l'air (sur YouTube)· 19 février 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Fracture à gauche : Mélenchon rompt avec le PS - Reportage C dans l'air - 19.02.2025

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quelque chose a changé dans la perception du leader du LFI chez les militants socialistes ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Le principal reproche que J.-L.Mélenchon peut faire aux socialistes, c'est de torpiller sa stratégie ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Mélenchon durcit-il sa stratégie 2 ans avant une présidentielle ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y aura l'alliance PS-LFI aux municipales ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les relations locales sont-elles aussi hostiles que les propos nationaux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30J.-L.MélenchonFait
    « Ils ne sont plus nos alliés. »
  • 6:30J.JaffréFait
    « La stratégie de J.-L.Mélenchon, c'était censures à répétition et obligation de démission de Macron. »
  • 8:30B.SananèsChiffre
    « Aux législatives, il faut atteindre la barre de 12,5 % des inscrits pour être au second tour. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les dirigeants du PS et de LFI se déchirent par médias interposés. Il semble bien que l'alliance du Nouveau Front populaire ne soit bientôt plus qu'un lointain souvenir pour les militants de gauche. - 8 mois seulement après la photo de famille du Nouveau Front populaire, les sourires et l'unité affichés à gauche ont disparu.

Dans une interview publiée ce dimanche, J.-L.Mélenchon rompt avec les socialistes. "Ils ne sont plus nos alliés." La cause du divorce: le refus des socialistes de censurer le gouvernement Bayrou. - La motion de censure n'est pas adoptée. - Pour les insoumis, cela revient de la part du PS à donner son assentiment au gouvernement en validant le budget. - J.-L.Mélenchon: Il est adopté par le fait du prince et par la bassesse des fausses oppositions qui, au moment où elles auraient dû toutes se montrer conformes à ce qu'elles prétendent être, ont abandonné la ligne de combat, déserté la tranchée. - Chez les députés socialistes, on se désole de voir le NFP se déchirer tout en revendiquant le droit d'avoir des désaccords. - A.Delaporte: Notre responsabilité, c'est celle de faire vivre ce débat à gauche, de ne pas le nier, de ne pas nier les différences.

Il y a plusieurs cultures politiques à gauche. La gauche sait valoriser ses différences et se rassembler. Elle peut l'emporter demain. - Des différences trop fortes pour les insoumis. - E.Coquerel: On va continuer à travailler avec tous ceux qui restent fidèles au programme, s'ils le souhaitent, notamment les Ecologistes, les communistes.

Plus largement, on va essayer de reconstituer une opposition de gauche crédible. - La crédibilité de la gauche serait-elle déjà écornée chez les électeurs? Après la dislocation de la Nupes et ces nouvelles tensions au NFP, c'est la crainte de ce député écologiste. - Il y a une grande inquiétude et un grand décalage entre ce que pensent les électeurs et les citoyens qui ont voté à gauche et la manière dont répondent les appareils politiques.

Je ne pense pas que ce soit une chimère. Je pense qu'on a des appareils politiques qui se regardent trop le nombril. - Attaqué nommément par J.-L.Mélenchon, O.Faure dénonce une tentative de faire cavalier seul. - O.Faure: Je crois que J.-L.Mélenchon a fait un choix.

Il a décidé depuis longtemps d'être candidat à l'élection présidentielle, de présenter son projet. Il cherche maintenant à trouver des poux à ses concurrents à gauche. Je n'ai aucune raison d'entrer dans cette bataille. - Chez ces militants socialistes à Paris, cette bataille n'a rien d'une surprise.

Pour eux, en attaquant le PS, J.-L.Mélenchon risque d'affaiblir toute la gauche. - Il y a des gens comme lui qui attisent tellement la haine entre militants de gauche qu'aujourd'hui, j'ai peur parfois d'être socialiste.

J'ai peur de dire que je suis socialiste auprès d'autres gens de gauche par peur de me faire cracher dessus. - Pour certains, le NFP n'est qu'une alliance de circonstance arrivée à expiration. - La question n'est pas de savoir s'il fallait faire cette alliance.

Elle a été utile. Pour moi ou pour d'autres, elle n'est plus forcément d'actualité. La question, c'est de savoir comment on s'oppose à E.Macron et comment on s'émancipe de la tutelle de LFI et surtout de J.-L.Mélenchon. - Chacun de leur côté, le PS et les insoumis peuvent-ils espérer aller au second tour en 2027?

A gauche, beaucoup en doutent encore. - A.de Tarlé: S.Dépierre, on vous a vue dans le reportage.

Au PS, certains militants ne veulent plus entendre parler de J.-L.Mélenchon.

Quelque chose a changé dans la perception du leader du LFI? - S.Dépierre: Oui, parce que des militants et des élus disent que son discours est vraiment trop violent.

Sur le terrain, les gens leur disent: "C'est pas possible d'avoir des propos comme ça. On ne veut plus être associés à ces propos-là." Les socialistes sont sur une ligne de crête.

Il y a ces gens-là et tous ceux qui savent que la gauche n'est jamais aussi forte que quand elle est unie. Ca a été une union électorale. S'il y a des élections dans 6 mois, je pense que la gauche arrivera à nouveau à s'unir malgré les turpitudes, malgré le fait qu'il y a une saillie tous les jours entre J.-L.Mélenchon et les socialistes.

Quand il y a eu la discussion sur le droit du sol à l'Assemblée nationale, toute la gauche a fait bloc pour ralentir les débats. Là, il y a une motion de censure où J.-L.Mélenchon dit pis que pendre des socialistes, mais ils la votent quand même. - A.de Tarlé: Je cite J.-L.Mélenchon.

Question. - J.Jaffré: Je crois que notre téléspectateur fait preuve de sagacité.

Le principal reproche que J.-L.Mélenchon peut faire aux socialistes, c'est de torpiller sa stratégie.

Ce n'est pas rien. La stratégie de J.-L.Mélenchon, c'était censures à répétition et obligation de démission de Macron.

Quand le 4e gouvernement tombe, le pays finit par dire que c'est la faute de Macron et qu'il faut qu'il s'en aille. Or, si les socialistes ne votent pas la censure, en particulier sur le budget, et s'ils déposent aujourd'hui une motion de censure tout en ayant dit qu'ils ne souhaitaient pas que le gouvernement tombe...

Je n'ai jamais connu cette situation. Jusqu'alors, une motion de censure servait à faire tomber un gouvernement. Là, il s'agit de marquer un mécontentement, d'interpeller le gouvernement, mais on ne souhaite pas qu'il tombe.

On voit bien le problème. Pour J.-L.Mélenchon, les socialistes sont devenus son adversaire principal.

Il est dans la stratégie présidentielle. S'il devait y avoir des législatives, on commencera à recauser. Il faut un seul candidat de gauche dans les circonscriptions avec un scrutin majoritaire à 2 tours pour que la gauche puisse exister.

Mélenchon est intéressé par la présidentielle. Il veut détruire le PS ou le rabaisser, le renvoyer dans une situation où il est le suppôt du macronisme, où il ne tient pas les promesses du NFP, où il trahit. J.-L.Mélenchon oublie qu'il a été socialiste pendant une trentaine d'années.

J.-L.Mélenchon prépare la présidentielle.

Pour LR, la bataille est la bataille présidentielle. Pour J.-L.Mélenchon, c'est la bataille présidentielle. - A.Bouilhaguet: En fait, il a toujours la même stratégie. 2 ans avant une présidentielle, il est très radical, il durcit et il clive.

Dans la dernière ligne droite, il rassemble, il ouvre les bras en grand. A un moment, il dira aux brebis égarées socialistes: "revenez." Avant la dissolution, on disait que le Nouveau Front populaire était mort.

On a vu comment E.Macron l'a ressuscité en 5 minutes. E.Macron n'avait pas mis un kopeck sur la possibilité que la gauche puisse s'allier.

La gauche va être pragmatique, faire une union de la gauche au premier tour. Il y aura un seul candidat, mais ça n'est pas une alliance programmatique. On est de plus en plus dans la volonté de faire la gauche plurielle de Lionel Jospin.

Chacun a ses sensibilités et on respecte tout le monde. - A.de Tarlé: Il y aura quand même les municipales l'an prochain.

Est-ce qu'il y aura l'alliance PS-LFI? - B.Sananès: Il ne faut pas se tromper.

Sur un plan local, les relations entre militants, entre élus qui souvent siègent ensemble dans les exécutifs, ne sont pas au degré d'hostilité qu'on a pu voir dans le reportage ou qu'on voit parfois dans les propos des uns et des autres. Il y a un point mathématique. Pour les municipales, il est plus facile de se compter qu'aux législatives.

Aux législatives, il faut atteindre la barre de 12,5 % des inscrits pour être au second tour. Ca veut dire parfois 23 % des exprimés. C'est ce qui a conduit le NFP à faire cet accord en 48 heures.

Sinon, ils étaient éliminés dès le premier tour. Aux municipales, il faut faire 10 % des exprimés. Quand on est une force un peu organisée dans une ville, c'est plus atteignable que 20 % des exprimés aux législatives. - A.de Tarlé: Chacun peut y aller avec ses couleurs. - B.Sananès: Et on peut fusionner au second tour.

LFI va essayer de gagner une implantation locale qu'elle n'a pas aujourd'hui. Il y a 50 villes de plus de 30 000 habitants où J.-L.Mélenchon a fait plus de 40 % aux présidentielles.

Ca ne se translate pas, mais ça peut compter dans un certain nombre de villes, comme Montpellier, Marseille, Rouen, Lille...

A Lille, les 3 forces de gauche vont pouvoir être seules et revendiquer le poste de maire.