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Discours / meetingINA (sur YouTube)· 20 mars 2022 28 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesDéfenseInstitutions & élections

1965 : Charles de Gaulle "La nécessité d'un marché commun en Europe" | Archive INA

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:31Fait
    « je suis tout à fait convaincu et je crois même si comme tout le monde qu'il est bon qu'il est utile et même qu'il est nécessaire d'aboutir à créer un marché commun entre les six »
  • 3:00Fait
    « le traité de rome prévoit ces règles pour l'industrie d'une manière raisonnable et puis à l'agriculture un pays comme le nôtre ne veut pas se lancer dans la concurrence économique du moment qu'elle ne serait qu'un industriel »
  • 5:55Fait
    « nous sommes appliqués à ce point que le 1er janvier 1963 et les jours qui suivirent est venu l'échéance ou bien l'agriculture française entre dans le marché commun et les autres acceptent ou bien est-ce que nous n'allons pas arrêter le marché commun »
  • 20:19Chiffre
    « nous avions une armée quand je suis arrivé c'est l'armée l'algérie pour dire le mot ça nous coûtait 30 % de notre budget actuellement nous avons une qui est en train de se rénover complètement à bazas tommy elle nous coûte 21 % de notre budget »
  • 21:47Chiffre
    « la france donne en effet au total quelque chose comme 2 milliards de nouveaux francs pour la coopération des pays se développer »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Non speech

[Musique]

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Locuteur

rien n'est plus logique si tenté que la logique conduisent le monde rien n'est plus logique aujourd'hui que de constituer un marché commun européen il y à des pays qui sont voisins entre eux la france l'allemagne l'italie la hollande la belgique le luxembourg un jour probablement l'angleterre un jour aussi l'espagne peut être d'autres voilà un fait géographique qui est devenu aussi un fait économique parce qu'ils sont très rapprochés parce que ils sont en contact immédiat lé direct les uns avec les autres et puis parce qu'ils sont du même ordre économique les uns et les autres ils sont hommes étiage dans leur ensemble enfin parce que aujourd'hui la concurrence est nécessaire c'est l'aiguillon qui est indispensable au progrès et notamment aux progrès économique qui serait absurde pour un pays de s'enfermer comme on le faisait autrefois comme nous le faisions autrefois dans des douanes et dans les barrières et que par conséquent pour se mettre à la page jour après jour année après année il faut encore une fois la concurrence bref il vaut un marché étendu c'est pourquoi je suis tout à fait convaincu et je crois même si comme tout le monde qu'il est bon qu'il est utile et même qu'il est nécessaire d'aboutir à créer un marché commun entre les six c'est pas moi qui ai fait le traité de rome qui comme vous le savez a institué en principe ce marché commun une preuve que si j'avais été aux affaires quand on a fait le traité de rome ont leurs effets d'une manière assez différente mais enfin je les prie commune était et avec mon gouvernement nous avons tâché d'en tirer le meilleur parti possible qu'est ce que ça voulait dire ça voulait dire au point de vue industriel que progressivement et à mesure que notre industrie à nous se mettent à la hauteur des industries concurrentes en particulier l'industrie allemand eh bien on pouvait ouvrir devait ouvrir les barrières douanières et communiquer largement entre soi il fallait bien entendu des règles à toutes sortes d'écart et je conviens que le traité de rome prévoit ces règles pour l'industrie d'une manière raisonnable et puis à l'agriculture un pays comme le nôtre ne veut pas se lancer dans la concurrence économique du moment qu'elle ne serait qu'un industriel parce que si nous restions avec sur les bras le poids de notre agriculture qui est très lourd j'ai parlé hier de la transformation agricole et duke ce que l'état doit faire pour cette transformation si nous restions seule parmi les six par exemple avec la charge exclusive de notre agriculture nous serions handicapés dans la concurrence industrielle et pour nous le marché commun deviendrait du prix mais il faut bien convenir que le traité de rome ne parler que très vaguement de ceux qui étaient agricole il parlait très largement d'une manière très explicite de ce qui était industriels mais je le répète très vaguement de ce qu'était agricole soit parce que l'école dirigeants d'alors se souciait dans les relations internationales et les conventions internationales de faire beaucoup plaisir aux autres et les autres c'était des puissances industrielles avant tout l'industrie allemande soit parce que le problème de l'encré de l'agriculture française dans le marché commun était un problème et n'a eu que on reculait devant cette nécessité et ben depuis que moi même et mon gouvernement nous avons pris en main l'application du traité de rome la mise en oeuvre du traité de rome nous nous sommes acharnés à faire entrer l'agriculture française dans le marché commun et ce n'est pas commode pourquoi parce que je vous le répète nous sommes à cet égard un pays très particulier nous avons une agriculture très considérable à tous les égards ce qui n'est pas le cas des autres un pays comme l'allemagne comment se nourrit-il il se nourrit à peine pour la moitié de ce qui produit et le reste il importe et puis nous ce n'est pas le cas nos agriculteurs font du blé plus que nous ne mangeons ils font de la viande et il devrait en faire plus que nous pouvons en manger et le peuvent il faut du lait plus que l'on buvait il faut du vin plus que sorbon il faut du fromage plus que nous n'arrivons à le manger sur nos tables tout ça doit être exportée exporter ou exportés dans le marché commun pensez bien que ce n'est pas sans mal qu'on pouvait réaliser cela c'est à quoi je le répète nous sommes appliqués à ce point que le 1er janvier 1963 et les jours qui suivirent est venu l'échéance ou bien l'agriculture française entre dans le marché commun et les autres acceptent ou bien est-ce que nous n'allons pas arrêter le marché commun et nous avons mis ce c'est le cas de le dire ce marché à la main de nos partenaires et ils ont consenti ce jour là ces jours là à faire entrer l'agriculture française dans le marché comme mais il suffisait pas de le dire sallèles faire et c'était pas commode la preuve c'est qu'à la dernière échéance c'est-à-dire le 30 juin dernier où il fallait effectivement abouti avec le règlement financier on n'a pas pu aboutir nous avons trouvé encore toutes sortes de réticence devant nous et il n'y a pas moyen d'aller plus loin alors que faire eh bien il faudra prendre à la question et comme vous le savez comme nous l'avons dit nous y sommes pour nous pour notre part nous français tout disposés et même réseau à condition bien entendu que ce soit pour aboutir et qu'on ne vienne pas à d'orner si je peux dire cette entrée de l'agriculture française dans le marché commun qui complétera l'ensemble économique des six qu'on n'aille pas à d'orner cela deux conditions politiques dont nous aurons et a parlé tout à l'heure et qui au point de vue de la france évidemment ne sont pas acceptables voilà où en sont les choses voilà la route qui est ouverte et voilà les espoirs que nous avons en général je crois que le marché commun ça nous amène presque automatiquement à l'europe et là encore si je disais tout à l'heure on vous a accusé d'être contre le marché commun de ne pas y croire de ne pas le vouloir on vous accuse aussi très fréquemment de ne pas être européens et de ne pas croire à l'europe et pourtant vous avez parlé un jour ou tout au moins on a essayé de définir votre conception de l'europe en disant l'europe des patries vous avez souvent parlé de l'europe de l'atlantique à l'oural seulement l'europe des patries j'ai l'impression que ceux qui se croient qu'ils se disent européen trouve que ce n'est pas assez et l'europe de l'atlantique à l'oural ils trouvent que c'est trop alors je vous pose très nettement la question mon général est ce que vous êtes européens ou non du mouvement je suis français je suis européen étant donné que nous sommes en europe et que je dirais même que la france a toujours été une partie essentielle sinon capitale de l'eure par conséquent bien sûr que je suis européen alors on me demandait si je suis pour une organisation de l'europe et si je vous entends bien vous voulez parler d'une organisation de l'europe occidentale à cet égard je ne sais pas si vous arrive de relire des déclarations que j'ai pu faire depuis des années les années si cela vous arrive vous vous apercevrez que j'ai parlé de l'europe et en particulier de la conjonction de lagnes groupement de l'europe occidentale avant que personne n'en pas et même en pleine guerre parce que je crois que c'est en effet indispensable je crois qu'il y a dès lors que nous nous battons plus entre européens et occidentaux dès lors qu'il ya plus de rivalité immédiate et capa de guerre ni mais denis même de guerre imaginables entre la france et l'allemagne entre la france et l'italie même bien entendu un jour entre la france l'allemagne l'italie et l'angleterre eh bien il est absolument normal que s'établisse entre ces pays occidentaux une solidarité c'est cela l'europe et je crois que cette solidarité doit être organisé il s'agit de savoir comment et sous quelle forme alors il faut prendre les choses comme elles sont car en fait pas de politique autrement que sur des réalités bien entendu on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'europe l'europe l'europe mais ça n'aboutit à rien et ça ne signifie rien je répète il faut prendre les choses comme elles sont comment sont-elles vous avez un pays français deux points discutés et alain vous avez un pays allemand pour discuter en un vous avez un pays qu à rien vous avez un pays belge l'olympie hollandais vous avez un pays luxembourgeois et vous avez un peu plus loin un pays anglais et vous avez un pays espagnol et cetera ce sont des pays ils ont leur histoire ils ont leur langue ils ont leur manière de vivre et ils sont des français des allemands des italiens des anglais des hollandais des belges espagnols les luxembourgeois ce sont ces pays là qu'il faut mettre ensemble et ce sont ces pays là qu'il faut habituer progressivement à vivre ensemble et à agir en ce sens à cet égard je suis le premier à reconnaître et à penser que le marché commun et s entière car si on arrive à l'organiser et par conséquent à établir une réelle solidarité économique entre ces pays européens on aura fait beaucoup pour leur rapprochement fondamentale et pour leur vie commune alors ya le domaine politique que peuvent-ils faire en commun politiquement il y a deux choses à considérer quand on parle de politique le tout temps et notamment par le temps qui courent il ya à considérer la défense dans le cas où on serait obligé de se défend et pia considérer l'action c'est à dire ce que l'on fait au dehors au point de vue de la défense sur cette europe occidentale devait être attaqué et par qui pourraient l'être jusqu'à présent au plus tôt jusqu'à ces derniers temps on pourrait imaginer qu'elle risquait de lettres partir de l'est et ce n'est pas encore absolument impossible dans ce cas là il y à une solidarité de défense entre les six et cette solidarité je le crois peut et doit être organisé et puis à l'action c'est à dire ce que cet ensemble devrait faire dans le monde alors à cet égard là c'est beaucoup plus difficile car il faut bien convenir que les uns et les autres ne font pas tous la même chose et ne voient pas tous les choses de la même façon les allemands que voulez vous il se voit comme ils sont c'est à dire coupé en deux et même trois si l'on tient compte du statut de berlin et il se retrouve avec une puissance économique rené santé qui est déjà considérable forcément ils ont des ambitions est il nécessaire que les ambitions de l'allemagne soit automatiquement les nôtres les anglais ont à faire un peu partout et on le voit bien il en disant barras actuellement en afrique avec l'ardesi ils en ont dans les pays arabes l'avaient cadène ils en ont en extrême orient avec la malaisie et ainsi de suite est ce que ces ennuis ces inconvénients doivent être nécessairement les nôtres en même temps voyez-vous ce que je veux dire il est pas si facile que ça d'ajuster les politiques alors j'ai fait peut-être vous en souvenez vous c'était en 1961 la première de toutes les propositions qui était faite aux européens pour commencer une coopération politique je leur ai proposé de réunir périodiquement en sang les chefs d'état et gouvernement et puis les différentes sortes de venice notamment emile affaires étrangères pour confronter la situation de chacun et vue de chacun et les accords d oui c'est ce qu'on avait à régler bien que vous n'ayez pas je prends prononcé la formule est ce qu'on avait appellé l'europe des patries à ce moment je n'ai jamais parlé d'europe des patins c'est comme la tendance chacun à sa patrie nous avons la nôtre les allemands la leur les anglais en a l'air et c'est ainsi j'ai parlé de la coopération des états alors ça oui nous en ait parlé et je crois que c'est indispensable et nous avons tâché de l'organiser à cette époque mais ça n'a pas réussi et depuis on n'a plus rien fait et que c'est nous qui avons fait quelque chose avec l'allemagne car nous avons solennellement c'était incroyable a pas tout ce qui nous était arrivé nous avons solennellement fait avec l'allemagne un traité de réconciliation et de coopération ça n'a pas non plus jusqu'à présent donné grand chose parce que parce que les politiques sont les politiques des états et qu'on ne peut pas empêcher ça alors avait ni crime elle rappelé supranationale km tous ensemble yaka fondent tous ensemble français des allemands les italiens les anglais et cetera oui vous savez c'est commode et quelquefois c'est assez séduisant on va ce régime est rendra sur des mythes mais ce ne sont que les chimères débite il y a les réalités et les réalités se traite pas comme ça les réalités se traite à partir d'elle-même et c'est ce que nous nous efforçons de faire et c'est ce que nous nous proposons de continuer de faire si nous arrivons à surmonter l'épreuve du marché commun j'espère bien que nous le ferons il faudra reprendre ce que la france a proposé en 62 et qui n'avait pas réussi à 61 et qui n'avait pas réussi du premier coup c'est à dire l'organisation d'une coopération politique naissante entre les états de l'europe occidentale et à ce moment là il est fort probable un peu plus tôt un peu plus tard l'angleterre via besoin et ce serait une naturelle bien entendu se replacera pas comme il dit supra nationale elle sera comme elle est elle commencera par être une coopération peut-être qu'après à force de vivre ensemble elle deviendra une confédération eh bien je n'envisage eux très volontiers ce n'est pas du tout impossible mon général je voudrais maintenant vous posez eu un certain nombre d'autres questions je me permets de vous de vous rappeler parce que tout en vous écoutant j'ai l'oeil sur le chronomètre excusez moi que nous avons encore à peu près 12 minutes je voudrais vous poser la question suivante on dit aussi très fréquemment que vous êtes anti américain vous avez une fois parler d'hégémonie américaine les américains ont mal pris cela ils ont considéré que c'était péjoratif et même beaucoup de français considèrent que c'est péjoratif alors est ce que vous pourriez également là dessus vous expliquer sur votre anti américanisme vous savez depuis que j'ai eu à faire une action nationale c'est à dire depuis 1940 qui était en même temps et l'action internationale je me suis toujours entendu traiter d'anti quelque chose je me rappelle avec ce pauvre churchill il me disait vous garantit britannique c'était assez drôle puisque j'étais actuellement avec ce dimanche au ray nous étions les seuls français qui soyons restés à combattre aux côtés de l'angleterre les américains après on dit vous êtes anti américain et alors ils sont présentés en afrique du nord sans vouloir que je vienne avec eux à cause du fait qu'il me considérait comme anti américain et là les français qui étaient encore sous l'obédience déficit leur en tirer dessus par tous les bords en réalité qui a été l'allié des américains de bout en bout sinon la france de 2 go il y en avait pas eu d'autre et le cas échéant si le malheur devait arriver ici la liberté du monde était en cause qui serait automatiquement les meilleurs alliés des natures sinon la france et les états unis comme ils l'ont été souvent en pareil cas d'ailleurs vous savez moi je dis pas que les américains sont anti français et pourtant alors si c'est parce que nous n'osons pas toujours accompagné qui serait anti français eh bien ils nous ont pas toujours accompagné en 1914 que voulez-vous nous étions en guerre contre guillaume ii les américains n'étaient pas là ils sont arrivés en 1917 ils ont fort bien fait pour eux et pour tout le monde en 1940 il n'était pas là et nous avons été submergés par hitler et ce n'est qu'en 41 parce que les japonais ont coulé une partie de la flotte américaine a peur l'amour que les états unis sont entrés dans la guerre loin de moi l'idée de me connaître l'immense services qu'ils ont rendus à eux au monde et à nous mêmes en entrant dans la guerre en 1917 et on entend dans la guerre en 1941 je le sais bien mais enfin je ne dis pas qu'ils sont anti français parce qu'ils ne sont pas accompagnés toujours je suis pas anti américain parce qu'actuellement je ne comprennent pas les américains tous et en particulier par exemple dans la politique qu'il mène en asie il est tout à fait vrai que je ne les en approuve pas alors de là à dire que je suis américain anti américain je ne peux pas les en empêcher mais vous voyez le fond des choses en général je voudrais que vous répondiez à deux autres questions maintenant qui touche certaines dépenses engagées par votre politique et que beaucoup jugent exagérée à savoir les dépenses pour la force de frappe et les dépenses pour l'aide aux pays du tiers-monde nous avions une armée quand je suis arrivé c'est l'armée l'algérie pour dire le mot ça nous coûtait 30 % de notre budget actuellement nous avons une qui est en train de se rénover complètement à bazas tommy elle nous coûte 21 % de notre budget et en tentant d'euros diminuent de parce que de moitié la durée du service militaire si nous n'avions pas cette force atomique qui l'instrument terrible dont la capacité de dissuasion même quand elle n'est pas en chiffres équivalente à celle des colosses et tout même énorme de dissuasion et de sauvegarde si nous ne l'avions pas ça qu'est ce que nous aurions ou bien nous aurions pas d'armé du tout c'est d'une conception alors on parle plus de la france dans la coopération du monde pour sa défense et par conséquent pour sa politique ou bien alors nous aurions une armée comme on dit conventionnel alors ce serait l'armé que les avions en 1957 et encore faudrait lui aurait un armement moderne qu'alors elle n'avait pas ça nous coûtera encore bien plus cher que ce que nous sommes en train de faire maintenant est infiniment moins efficace du reste les allemands qui ne peuvent pas qu'ils ne doivent pas se faire d armes atomiques les allemands une armée conventionnelle qui leur coûte relativement plus cher que nous coûte la nôtre voilà le fait alors on dit les pays sous développés c'est bien on parle des dépenses extraordinaires que nous faisons pour les pays sous développés ont dit on dit la france entretient des rois et elle ne dépense pas l'argent pour elle la france donne en effet au total quelque chose comme 2 milliards de nouveaux francs pour la coopération des pays se développer voilà ce qu'elle fait c'est 2 milliards c'est pas de l'argent perdu à beaucoup prennent d'abord c'est ainsi que nous gardons avec ces pays d'à des liens extrêmement étroits au point de vue culturel ça va de soi puisque ils parlent tous français au point de vue politique même au point de vue économique c'est certain puisqu'ils sont à nos grands débouchés de nos exportations et puis enfin au point de vue notre standing international car il est bon qu'un pays comme la france et des amis et des amis qu'ils soient des amis particuliers et pourquoi pas et en effet c'est ce que nous faisons un pays comme la france ne veut pas renoncer un rôle d' aide internationale elle n'a pas le droit ou alors une saq pas la france et là par conséquent cet argent que nous donnons pour l'aide aux pays sous-développés nez de l'argent perdu aucun point de vue je considère même que c'est un très bon placement en général une dernière question il nous reste encore cinq minutes 5 minutes et demie vous parlez très souvent dans vos conférences de presse dans vos discours dans vos allocution de l' équilibre du monde que vous liée à la notion de paix dans le monde et puis on vous reproche aussi de sacrifier volontiers nos alliances traditionnelles au bénéfice de relations nouvelles avec les pays de l'est comment est ce que peut se concilier cette politique de la france qui est la vôtre avec le rôle que doit jouer la france dans l'équilibré du monde et pour la paix du monde nous avons un monde qui est en train de changer énormément d'année en année il est plus le même il apparaît des forces nouvelles ne parle par exemple de la chine il y en a d'autres comme la russie soviétique qui évolue à l'intérieur d'elle-même et face au dehors il y en a d'autres comme les états unis qui évolue aussi et qui d'une puissance essentiellement isolationniste qu'ils étaient autrefois devienne une puissance interventionniste c'est le moins qu'on puisse dire tout ça c'est un changement capital et à l'allemagne qui se transforme et non nous ne savons pas absolument pas où iront ces ambitions naturellement nous espérons qu'elles iront dans le bon sens et nous avons des raisons de l'espérer mais non peut pas dire qu'on en soit certains par conséquent nous sommes obligés de prendre le monde comme il est il agit et de vivre dans ce monde alors qu'est ce que ça signifie ça signifie que la france n'a à s'interdire à elle même aucune possibilité la france est pour la paix il lui faut la paix la france pour renaître vraiment pour se refaire et pour s'étendre au sens le plus noble du terme il lui faut la paix par conséquent la france cherche la paix cultive la paix est de la paix partout comment en étant en rapport avec tout le monde il n'y a aucune espèce de raison pour que nous excluons d'avoir de bons rapports avec ceux ci ou avec cela nous sommes les alliés américains et leurs amis tant qu'il a l'air ne subsistait quelques menaces venant de l'est sur l'europe occidentale nous sommes également en termes de plus en plus étroits avec l'europe de l'est parce qu'elle existe et baisse qui n'a aucune espèce de raison pour que nous ne pourrions pas tous ses contacts pacifique avec elle nous avons pris des contacts également pacifique est et trois déjà assez avec la chine nous en avons avec d'autres réalités du monde comme l'amérique latine comme l'afrique bien entendu comme l'inde comme le japon et pourquoi pas ceux que nous appelons l'equilibre qui va avec la paix c'est un commencement de coopération internationale et c'est cela que la france cherche à aider et c'est pourquoi la france n'exclut les rapports ses rapports avec qui que ce soit elle cherche être en contact pratique directe fécond avec tout le monde il l'est figurez vous je dirais même qu actuellement dans le monde si vous ouvrez attention elle est la seule des américains tout puissants qu'ils sont ne sont pas en bon terme tout le monde les anglais non plus pas encore les allemands je n'en parle pas la russie soviétique ce n'est pas certain nous nous sommes ce pays là c'est conforme au génie de la france nous n'en sommes plus à la domination et à vouloir l'établir mais nous sommes le peuple fait pour établir et des la coopération internationale c'est ça notre ambition nationale d'aujourd'hui et faute de celle là nous n'aurions aucune mais il nous en faut une et celle là nous l'avons elle est pour le bien de l'homme elle et pour l'avenir de l'humanité il n'y a que la france qui puisse jouer ce jeu là il n'y a que la france qui le joue en général je vous remercie puisque vous avez accepté de revenir demain devant les caméras nous parlerons si vous le voulez bien pour ce troisième et dernier entretien de la république et des institutions eh bien nous en parlerons de la république

27:38
Non speech

[Musique]