La Nouvelle France à Marseille
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci d'être venu, nombreuses et nombreux. C'était censé être un apéro militant. Ça fait un ça fait un bel apéro.
Euh merci d'être venu, d'être venu rapidement parce que l'information de l'organisation de cet apéro, je crois, a été publiée hier. Donc je pense que vu le nombre de personnes que vous êtes, je crois que ça confirme que le lancement de la campagne présidentielle de 2027 a été particulièrement spectaculaire. [acclamation] [applaudissements] On a on a réuni notre intergroupe dimanche dernier.
Dimanche à 20h35, Jean-Luc Mélenchon était au 20h de TF1. Il a proposé sa candidature pour l'élection présidentielle. Il a [acclamation] il a fixé un objectif et l'objectif c'était réunir 150000 parrainages citoyens.
Vous savez, c'est une proposition que nous avons y compris dans le programme de la France insoumise dire que dans notre conception de la démocratie et de l'élection présidentielle, plutôt que 500 parrainages d'élus, on pourrait aussi recevoir le soutien de 150000 parrainages citoyens parce que ce serait quand même une manière plus démocratique d'organiser les élections présidentielles. Et quand on a fixé cet objectif, quand on a fixé cet objectif, honnêtement honnêtement, on s'était pas dit que en 23h, parce que c'est exactement en 23h, on réunirait les 150000 parrainages citoyens pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle. [applaudissements] Alors, on a fait 150000 parrainages en 23h et puis ensuite on en a fait 200000 en moins de 48h et là maintenant petit à petit on s'approche des 2500 parrainages citoyens.
Alors c'est très bien d'avoir réuni00 parrainages rapidement mais c'est pas terminé. Alors s'il y a des gens ici qui ont pas encore signé bah ce soir en rentrant à la maison, il faut signer. Et puis surtout, on a besoin que chacune, chacun d'entre vous fasse signer une personne de plus, deux personnes, trois personnes de plus parce que plus on sera nombreuse, plus on sera nombreux à apporter notre parrainage citoyen à la candidature de Jean-Luc Mélochon et plus on aura réuni une équipe parce que pour faire cette campagne et pour la gagner, il faut qu'on soit une équipe qui aille partout dans le pays, partout à Marseille, dans tous les quartiers, mais partout en France faire campagne parce que ça va être une longue campagne, mais ça va être une campagne décisive, cette campagne là cruciale et on peut la gagner. que si on s'y met toutes et tous dans cette campagne pour la gagner. [applaudissements] On va gagner on va gagner on va gagner on va gagner.
Voà. Mais vous épuisez pas trop vite parce que il y a un an de campagne. Alors il faut signer, faut faire signer autour de vous et puis il faut distribuer la lettre au peuple de France que Jean-Luc Mélenchon et l'équipe de campagne ont publié mardi.
Je compte sur vous. On compte sur vous pour faire en sorte d'aller distribuer cette lettre partout. On compte sur vous aussi, même si on est à Marseille, même si c'est pas facile de monter en région parisienne, mais on compte sur vous pour vous organiser pour faire en sorte que le 7 juin prochain, on soit par dizaines de milliers réunis à Saint-Denis, devant la mairie de Saint-Denis pour le premier meeting de lancement de campagne. [acclamation] [applaudissements] Et puis parce que cette campagne c'est évidemment la campagne avec un candidat Jean-Luc Mchon avec un programme et ben vous avez vu on n'est pas venu tout seul puisqu'on est venu aussi avec Clémence Guet qui est la responsable du programme. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] Alors je laisse la parole à Clémo Gé.
Merci beaucoup. [acclamation][applaudissements] On a toujours un problème de micro quand je passe derrière Manuel Bonpard. Donc je je me saisis du micro.
Bonsoir à toutes et tous. Merci beaucoup bah d'être aussi nombreuses et nombreux. À vrai dire, je suis un peu comme vous.
J'ai décidé hier de venir à Marseille. Lise Mayard m'a dit il y a un petit apéro à Marseille et donc me voilà et vous êtes plusieurs centaines. Donc bravo à vous parce que Marseille est restera terre insoumise de France. [applaudissements][acclamation] Alors je suis très contente d'être là.
Très contente comme l'a dit Manu Bompard parce que ce qu'on appelle nous l'entrée dans l'eau, c'est-à-dire le début de la campagne présidentielle se passe absolument magnifiquement. Il y a 240000 personnes qui ont signé à 7h sur mélenchon 2027.fr.
J'en ferai la propagande acharnée pendant toute cette campagne présidentielle et donc je dirai le site autant de fois qu'il le faut. Et c'est votre rôle aussi à toutes et tous d'aller voir les gens et de leur disent OK, de leur dire "OK, on a les 150000 parrainages, mais maintenant il nous faut de la force et il nous faut entrer en campagne. On veut voir partout à Marseille tous les affiches collées avec la tête de notre candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon.
On veut vousou voir distribuer la lettre au français. expliquer pourquoi on avait besoin de cette candidature. Parce que non, contrairement à tout ce que disent les médisans qui sont nombreux mais toujours moins nombreux que nous, ce n'est pas une candidature de plus, c'était la candidature dont le peuple français avait besoin à gauche pour l'emporter en 2027.
Et non, on ne va pas en rabattre sur le fond. On va augmenter le niveau de radicalité parce qu'après 10 ans de macronisme, les vies ont été trop détruites. [acclamation] Et oui.
Oui, il faut augmenter les salaires de toute urgence. Oui, il faut les indexer sur l'inflation. Oui, il faut bloquer les prix de l'alimentation, du carburant, de l'énergie.
Il y a urgence, on est d'accord. Il y a il y a moins d'un an avant le second tour de l'élection présidentielle. Donc toutes nos force, toutes celles qui vous reste, je sais qu'on sort de campagne, on sort éternellement de campagne, mais on y retourne.
Il faut les jeter dans la bataille qui s'annonce. Ne perdez pas de temps. Je fais les médisances comme ça Jean-Luc sera pas obligé.
Ne perdez pas de temps avec celles et ceux qui vous disent il faudrait un candidat moins clivant. l'union et cetera et cetera. C'est une diversion et je vais vous dire une diversion qui m'écœur et qui je sais qui écœur beaucoup d'entre vous.
La campagne présidentielle ce n'est pas une petite campagne de notoriété, c'est pour changer réellement la vie des Français et des françaises parce qu'on en a besoin immédiatement. [applaudissements] Et ici à Marseille, vous avez eu le bon goût d'élire Jean-Luc Mélenchon, député avant Manuel Bonpard. Vous avez vous avez élu le premier président du groupe parlementaire de la France insoumise à l'Assemblée nationale.
Je compte sur vous pour mettre toute l'énergie qu'il faut pour élire le premier président de la République insoumis en 2027. [acclamation] Et je ne fais pas plus long, je laisse la parole à celui que vous attendez, Jean-Luc Mélenchon. Résistance [acclamation] !
Résistance ! Résistance ! Résistance !
Résistance ! Résistance ! Résistance !
Résistance ! Résistance ! Résistance [acclamation] !
Résistance ! Résistance ! Merci !
On avait dit on avait dit avec Manu oh puisque je vais à Marseille, on va faire un petit pot au local. Alors Manu qui a un humour un peu que vous connaissez, il me dit pot à Marseille, c'est pas possible. Donc on va se mettre sur la place.
Nous voilà. Je ne m'attendais pas à vous voir aussi nombreux alors vous avez été prévenu très récemment. Vous êtes pour la plupart d'entre vous des gens qui sont dans le réseau insoumis.
Donc je parle à des amis, des camarades et j'en tiens compte au moment où je vous en parle. Mais je vous dois aussi une part de vérité personnelle. La vie de chaque être humain est une sorte d'oodysée, c'est-à-dire un grand voyage.
Et dans ce grand voyage, nous autres, les Méditerranéens, nous tournons en rond depuis 2 ou 3000 ans ou peut-être même plus entre les rivages et ce sont les mêmes qui sont tantôt espagnols, tantôt marocain, tantôt algérien, tunisien, libyen et ensuite ils font le tour de l'autre côté et ainsi de suite. Ma vie comme la vôtre est en voyage de cette sorte. Je suis arrivé à Marseille venant de mon Maroc matal d'une famille de pied noir dont je m'empresse de vous dire qu'il n'était pas des colons et que arrivé pauvre, ils sont morts pauvres et sont aujourd'hui à la fausse commune.
Et donc, j'ai pensé que pour la première sortie que je ferai après avoir annoncé pour la 4e fois une candidature sur laquelle nous avons longuement réfléchi en terme politique et non pas personnel, et bien c'était bien que je commence par Marseille puisque c'est par Marseille que j'ai commencé ma nouvelle vie quand je suis arrivé de mon Maroc natal [applaudissements] et c'est à Marseille que j'ai fini une longue série de représentations de ce qui était si important pour moi qui était d'être l'élule français. J'ai toujours vécu les mandats qui m'ont été confiés par le peuple comme une sorte d'onction, comme une sorte de validation, de légitimation. Et c'est pourquoi m'adressant à vous autres les plus jeunes, je sais que peut-être vous avez moins d'incertitude que j'en avais.
Lorsqueacueilli ici, je fus somptueusement traité de boule par ceux qui nous ressurent. Et donc, j'ai commencé à 11 ans, quelque chose que beaucoup d'entre vous ont commencé à connaître à peu près au même âge, à le découvrir et à le comprendre. le racisme, la xénophobie porté en général par des ignorants qui parfois sont si ignorants qu'on en a du mal à leur en vouloir et on se dit "Mon Dieu, tu es trop bête pour que je t'en veuille." Donc, j'ai partagé tout ça avec vous et je me suis dit puisque toute vie est une œuvre, alors ce chapitre nouveau est si décisif pour moi, et bien je vais le commencer à Marseille avec vous.
Au plus jeune, mon premier et définitif message sera ce pays est à nous. Ne l'oubliez jamais. Ne vous laissez jamais mettre sur le bord de l'assiette. [acclamation] La France, la France est une et indivisible par son peuple.
Son identité est une et indivisible. Ceux qui commencent à trier parmi nous d'après la couleur de peau ou la religion ne détruisent pas seulement une manière de vivre ensemble, ils détruisent la France elle-même. Il n'est pas de France possible autrement que dans son unité.
Et son unité ne veut pas dire uniformité. Nous sommes très différents. Nous avons des avis contraires.
Nous sommes capables de tout cela. Mais par-dessus tout, nous sommes capables d'aimer ce pays pour quelque chose que beaucoup ne comprennent pas, qui est qu'on peut avoir eu envie d'être français. Mon grand-père maternel a fui la première dictature Primo des Rivera en Espagne parce qu'il voulait être français.
Et je viens ici devant vous le 7 mai. Demain, on célébrera la victoire sur les nazis. N'oubliez jamais ce que sont les nazis.
Ce sont d'abord et avant tout des racistes, en plus d'être ce qui va souvent ensemble, des voyou, des voleurs et des assassins. Et la victoire sur les nazis ici à Marseille, elle prend un sens plus français que partout ailleurs. On n'avait pas demandé leur avis aux Marocains, aux Algériens, aux Tunisiens pour venir combattre.
Et pour ça, ce sont les goumes des tabords marocains, les spais et tous les autres qui ont fait cette libération. Le débarquement de Provence qui a lieu en août 1944, il comporte 80 % de Maghrébains, 50 % d'Algériens, de Marocains, d'Africains au sud du Sahara. 30 % de pieds noirs, 8 % de ceux du territoire hexagonal.
Si bien que tous ces gens à qui on n'avait pas demandé s'ils étaient d'accord pour venir libérer la France sont venus et ont donné leur vie pas seulement pour libérer la France mais pour vaincre le cancer du racisme. Et si nous leur devons honneur, hommage et mémoire, c'est parce qu'ils ont vaincu nazis avant toute chose. C'est-à-dire vaincus les nazis, nous devons les regarder comme ces vainqueurs plutôt que comme ceux qui étaient enroulés de force puisqu'ils ont mené la guerre et ils l'ont mené jusqu'au bout.
Ici à Marseille, dans la pente qui mène à Notre-Dame de la Garde, il y avait en haut plusieurs positions allemandes et il a fallu monter toute cette rue sur les 1800 morts de la libération. plus de la moitié sont des marocains. Un jour, vous ferez mes amis, un défilé comme il s'en fait dans d'autres pays et vous porterez fièrement les portraits de votre grand-père, de votre grand-mère, de ceux qui ont fait la France, ceux qui l'ont libéré, ceux qui l'ont construite, ceux qui l'ont reconstruit, ceux qui l'ont aidé à franchir toutes les grandes étapes.
La France est une et indivisible dans son peuple. hier comme aujourd'hui à la condition d'être la patrie de la liberté commune, de l'égalité commune, de la fraternité commune. [applaudissements] Je suis [applaudissements] l'homme de cette histoire là.
J'ai connu et je mets en garde tout le monde. Il n'y a pas de limite à la haine raciste. Il n'y a pas de limite à la bêtise.
Votre unité est le bien le plus précieux pour vous les uns comme les autres. Mais cette unité n'est possible que si l'on s'émancible des grands fléaux qui nous frappies. Nous sommes continuellement aux avant-postes de toutes les batailles contre l'ignominie raciste et je veux dire que comme sont venus pour nous libérer les Marocains, les Algériens, les Tunisiens, les pieds noirs, les résistants d'ici si nombreux, si combattants, si hardis qui moururent tant, et bien alors nous aussi notre devoir est d'être à la première ligne de ceux qui luttent contre le génocide à Gaza. [acclamation] [applaudissements] Parce que c'est notre lutte comme être humain d'empêcher à jamais, chaque fois qu'on le peut, que ce type d'horreur soit commise.
Car quand la guerre démarre d'une manière à un endroit, vous êtes certain de la retrouver ailleurs, partout dans les mêmes termes. Et parce qu'on a pas su arrêter Netanahu quand il a commencé à massacrer tout le monde à Gaza, alors personne n'a été capable de l'empêcher d'envahir le Libran et d'y tuer tout le monde comme il est en train de le faire. [applaudissements] Notre pensée va à ceux qui ont pris le risque humain personnel d'embarquer dans la flotille et qui ont été débarqués en Grèce où ils ont été si maltraités tandis que d'autres ont été gardés prisonniers à l'issue d'une opération de piraterie car la marine de Netaniaahu a intercepté la flottille à plus de 1000 km des frontières maritimes de Gaza et de l'autre côté de la Méditerranée.
Ça s'appelle de la piraterie. Ce n'est pas une accusation d'un mot exagéré que je trouve. C'est le seul mot qui décrit ce qu'est a raisonné sans aucune autorisation ni mandat une embarcation.
Et en même temps que nous faisons tout cela, il faut que tout le monde sache que nous n'oublions pas un seul des 10000 prisonniers palestiniens qui endurent l'enfer. dans les géoles des suprémacistes fascistes du gouvernement de monsieur Netaniaou. [applaudissements] Quel rapport avec la campagne présidentielle française vont me demander les Benet ? et que le monde éteint lui aussi parce que l'humanité diverse et organisée en nation néanmoins est l'humanité, c'est-à-dire une communauté d'êtres humains liés par le même sort.
J'ai dit pour commencer pourquoi je présentais ma candidature à ce moment après qu'on en ait discuté. Savez-vous pourquoi ? pas forcément parce que j'étais le meilleur parmi ceux qui pouvaient être candidat et nous avons eu une discussion comme nous en avons entre amis entre gens qui ont les uns pour les autres de l'estime du respect.
Vous avez ici deux personnes dont je suis certain que vous les respectez et parfois même il vous arrive comme moi de les admirer et qu'on me permettre d'abord de dire du bien du député marseillais puisque c'est lui qui organise tout et y compris cette campagne et qui le fait avec cette maîtrise que vous lui connaissez dans la vie en général ainsi que ma coprésidente dont tout le monde salue le travail puisque que tout le monde reconnaît que l'Institut la Boessie a été une source ininterrompue d'idée. Et il y a d'autres noms que je pourrais citer, celui de Mathilde, celui d'Éric. Il n'est un français ou une française qui ne puisse citer 3 4 5 noms d'insoumis brillant.
Connaissez-vous d'autres parties dont vous puissiez citer 4 5 6 noms virgule brillant ? [cri] Non. Bien sûr que non.
On a pensé de la seule manière qui soit opérationnelle quand on est entre amis. On s'est demandé qui est le mieux préparé et on a eu une discussion simple pour en parler. Qui était la mieux préparé pour diriger l'institut ?
Évidemment, la personne qui avait organisé le programme, c'est-à-dire Clémence. qui était le mieux préparé pour organiser le mouvement insoumis qui se confond avec les signatures, les signataires des parrainages ? Et bien celui-là qui avait dirigé deux trois campagnes présidentielles, deux campagnes européennes avec le succès que vous savez et on s'est dit qui est le mieux préparé.
Et bien, on a pensé que c'était moi pour une raison toute bête, c'est que c'est moi qui du fait de mon âge accumule le plus d'expériences politiques. L'âge a des inconvénients mais il a aussi des atouts. Et on a pensé que celui-là était sérieux.
Car mes amis, nous allons au devant d'une saison très agitée de l'histoire. Vous savez comme moi que nous sommes menacés d'une guerre généralisée. Les États-Unis d'Amérique ne sont pas gouverné par un fou, certes par une personne totalement désinhibée et qui par conséquent utilise cette manière de dire tout et n'importe quoi comme une manière de embrouiller tout le monde et de faire perdre de vue des objectifs constants qu'il suit.
Il prépare méthodiquement et de manière armée le maintien de la suprématie des États-Unis d'Amérique sur le monde au moment où l'économie de ce pays, la vie de ce pays, la crise du dollar, la crise du monde ne lui permet plus d'assumer cette domination autrement que par la violence. Nous allons au devant d'une crise écologique dont je vous demande d'être les expliquant dans le peuple. Ce qui se passe est très grave.
Déjà le climat sera plus perturbé dans les 2 ans qui viennent, l'année 2026 et l'année 2027 qu'il n'a jamais été. Nous avons enregistré les plus hautes températures du siècle et la mer Méditerranée dont nous sommes riverins est une mer qui se réchauffe plus vite que les autres parties de l'océan mondial et elle est au pied d'un continent qui se réchauffe plus vite que les autres continents. si bien que l'évaporation va augmenter la masse d'eau qui se trouve dans le ciel et qui forcément va retomber à terre.
Dès lors, nous allons être les contemporains de grandes secousses climatiques. Et en ce moment, on a observer que le courant qui longe la côte Pacifique de l'autre côté des Amériques, le courant chaud descend plus tôt que prévu, si bien que le refroidissement va être d'abord ralenti puis interrompu. Le climat va être modifié sur toutes les côtes de l'océan mondial pacifique, atlantique et nécessairement mer méditerranée.
Par conséquent, ce qui va se passer, c'est pas seulement qu'il va tomber beaucoup plus d'eau, c'est pas seulement qu'il va faire beaucoup plus chaud, c'est que ces désastres climatiques vont occasionner ici là des destructions massives, des réseaux sur lesquels repose l'économie moderne et la vie moderne, réseau de câbles, réseau d'électricité, réseau d'eau et ainsi de suite. Et c'est une secousse terrible qui va mettre à contribution toutes les nations. Les nations ne sont pas préparées à cette situation.
Les élite ignorent cette situation. Alors qu'on a dit sur tous les tons qu'il fallait sortir de la civilisation du pétrole qui se confond avec l'autorité des États-Unis d'Amérique qui est dirigé par les pétroliers du monde. Et bien il continue.
Il y a plus que jamais de projet de pipeline pour le pétrole, pour le gaz. Il faut sortir de la civilisation du pétrole mais ça n'empêchera pas que les catastrophes aient lieu maintenant. Il va falloir mettre à contribution tout ce que la nation, l'État, le peuple est capable de faire pour se protéger en commun.
C'est pourquoi nous avons besoin de la conscription, pas pour fabriquer de la chair à canon pour faire des guerres. La conscription pour l'entraide que les plus jeunes viennent à la rescousse des plus anciens qui ont besoin d'eux ici là, lorsque ces masses d'eau vont tomber sur tout le monde ou quand il fera trop chaud ou quand il fera trop ceci ou trop cela. Cette conscription écologique, c'est elle qui donne du sens à ce projet que nous portons de la conscription.
Pas la guerre, la paix, l'organiser, savoir la faire vivre. Et puis enfin, il y a la crise économique et sociale. Pour l'instant, vous n'observez que le début de cette crise, c'est-à-dire la transmission partout de la chairé à la pompe de ce dont vous avez besoin pour faire rouler vos voitures quand elles roulent à l'essence pour aller au travail ou parce que vous n'avez pas le choix, vous livrez aux 1000 et une activité de la vie quotidienne.
Vous savez maintenant comme au 20e siècle et comme au 19e siècle, on fait au moins quatre trajets par jour, mais la distance n'est plus la même. Chacun fait au moins en moyenne 50 km. Et bien tout ce que vous donnez à la pompe, c'est une part de votre salaire, de vos allocations et cette part vous est retiré.
Elle se transforme en paiement à la pompe qui eux-mêmes se transforme en revenu pour les actionnaires. C'est donc une un transfert de moyens qui vient du travail vers le capital que sont les actionnaires. Je suis seulement en train de vous décrire une réalité ordinaire matérielle.
Ce n'est pas un point de vue idéologique que je vous explique en ce moment. C'est comme ça que ça se passe. Alors, il faut qu'on explique tout ça autour de nous.
Et enfin, le 4e point qui est lié par une espèce de concours de circonstances. Nous venions de décider que nous introduirions dans notre programme une nouvelle frontière que nous avons appelé la santé humaine. Parce que la santé humaine est devenue un défi écologique.
Si vous étiez des grenouilles, vous le sauriez. Quand il y a beaucoup de grenouilles, c'est parce que il y a beaucoup de moustiques et qu'ils ont pondu beaucoup d'eux et il y a ensuite beaucoup de moustiques. Alors les grenouilles finissent par tout bouffer et à un moment donné il y a plus de moustique et donc il y a plus rien à manger pour les grenouilles.
Chaque fois qu'une espèce se déploie d'une manière désordonnée et sans tenir aucun compte de la gestion de son environnement, comme c'est le cas pour les grenouilles mais aussi pour les êtres humains, je viens de vous le dire, et bien elle se détruit elle-même et cette destruction prend la forme d'un empoisonnement généralisé de la population. 99 % des Français sont contaminés par les polluants éternel et par les pesticides. Et nous ne sommes pas parvenus, quoi que nous ayons voté, à empêcher ce gouvernement d'arrêter d'autoriser qu'on continue à épendre des pesticides partout dans le pays.
Figurez-vous que si l'armée de Netahou se sert du glyphosade pour stériliser les terres qui sont au Liban ou à Gaza, est-ce que vous pensez que ça va vous faire du bien ? Certainement pas. Pareil pour le plastique, si bien que nous avons une épidémie de cancer liée à l'environnement, une épidémie de diabète liée à la malbouffe.
Ce ne sont pas des malédictions qui tombent du ciel. C'est le résultat de l'activité humaine de décisions politiques. D'autres décisions politiques pourraient renverser le cours des choses.
Et voici pourquoi nous présentons notre candidature, non pas pour rafistoler le système, un petit peu moins de plastique, un petit peu moins de glyphosate, mais pour le renverser, changer de fonte en comble. Tout cela, il faut tourner la page et il faut s'avancer ardument [applaudissements] car nous sommes capables de tout changer par l'activité populaire et par notre jeunesse, la Nouvelle-Fance, plus éduqué que jamais de toute l'histoire de France, plus connecté vous autres, mesdames, messieurs, que jamais. Nous sommes un peuple nouveau et voici que leur obsession racialiste fait que quand ils m'entendent parler de Nouvelle-France, il regarde vers les quartiers où en effet il y a la Nouvelle-France.
Mais la Nouvelle-France c'est tout le monde. Une génération remplace l'autre. Et quand on me dit "Ah mais vous monsieur Mélenchon, pourquoi vous faites pas remplacer ?" Mais parce que je ne suis pas remplaçable en tant qu'individu.
Une génération remplace l'autre, je remplace celle de mes parents paix à leur cendre. Et nous voilà à tous âges dans un pays nouveau où chacun d'entre nous, un sur trois a un ancêtre étranger. Alors ça les empêche de dormir.
Et qu'est-ce que vous comptez faire ? Nous renvoyer tous chez nous. Vous êtes devenus fous.
C'est ici chez nous. Voilà ce que nous avons à vous dire. [acclamation] [applaudissements] Et puis est chez nous, on est chez nous, on est chez nous.
Arrête arrête, ils vont pas dormir. Arrête. Et alors ?
Ils savent même pas que les femmes ont changé. On se demande où ils vivent. Nouveau.
Par rapport à quoi, mes amis ? Ben par rapport à 1958, la Constitution de la 5e République a été promulguée pour faire face à une crise terrible, la décolonisation de la France et le transfert de millions de gens de la campagne vers la Bible. Et c'est comme ça qu' une famille sur deux de France a quitté le département dans lequel ils avaient toujours vécu.
Voilà ce que c'est la Nouvelle-Fance. Mais c'est un discours pour la porter et comme je suis fier de voir mes plus jeunes camarades, filles et garçons, crier "On est chez nous". Oui.
Oui. La vie l'emporte toujours sur la mort et la mort c'est le racisme. La mort c'est la fin de la France celle que nous l'aimons dans cette capacité de rassembler.
Alors, ils sont même pas foutus de se rendre compte que les femmes sont plus les mêmes. Peut-être qu'ils sont enfermés dans un monde étroit, masculiniste et borné. Ils ne savent pas que depuis 1958, les femmes ont droit à un carnet de chèque.
Les femmes ont le droit d'aller travailler sans demander la permission à leurs épous. Les femmes ont gagné le droit de contrôler leur fécondité. Et pour le cas où vous ne le sauriez pas, ce ne sont donc plus les mêmes qu'une génération d'avant.
Parlez avec votre grand-mère ou votre grand-mère si elle est toujours là. et vous vous en rendrez compte très vite. La France est nouvelle de 1000 manières.
C'est pourquoi nouvelle, éduquée, féminisé et bien elle a le droit d'avoir d'autres institutions le peuple veut contrôler. C'est son droit et il a raison parce que quand on a un gouvernement où le premier ministre décide que la loi ne s'applique pas le 1er mai, on est dans un gouvernement qui ne respecte plus l'état de droit. Quand on a un président de la République qui ne respecte pas le résultat des élections, ce n'est plus une démocratie ni un état de droit.
Il est temps, [applaudissements] il est temps que nous passions par là. Les Français doivent se dire dans cette élection, vous avez à choisir si vous êtes un peuple digne de sa propre liberté, si vous êtes digne du sacrifice de ceux qui venant de l'extérieur vous ont libéré et qui de l'intérieur étant cependant en minorité vous ont libéré par leur combat. Ou bien si vous êtes définitivement tous prêts à vous soumettre aux nouveaux péténistes, les Bardellas, Le Pen et compagnie qui sont la négation de la France.
Voilà, je vais finir là-dessus. Je vais vous demander une chose. Moi, je fais cette campagne.
Toi, tu feras la prochaine. Et toi aussi, et toi aussi. Et toi aussi.
Et toi aussi. Et toi aussi. Et toi aussi.
Et toi aussi. Et toi aussi. Et toi aussi. [applaudissements] Alors, vous faites cette campagne et vous la faites en femme et homme libre qui aimé la liberté au point de vouloir la répandre.
Être libre avant toute chose, c'est savoir, c'est comprendre, c'est aiguiser son intelligence pour prendre avec soi comme une expérience la réalité de l'existence. Voilà pourquoi avant toute chose il y a culture, éducation, transmission du savoir. Regardez vos enfants joueraient ensemble.
Voyez à quelle vitesse ils s'apprennent les uns aux autres les bêtises. Et bien quand on est plus grand, il s'agit d'apprendre les uns aux autres. Non pas les bêtises, on les trouve tout seul.
Mais ce qui compte pour faire une belle et bonne vie, vous devez mener cette campagne comme une campagne d'éducation populaire. N'acceptezz pas de vous abaisser à l'injure ou à vous mêler de la vie privée de l'un de l'autre pour apprécier ce qui se passe. Éduquez, éduquez, éduquez encore vous qui avez l'avantage d'être des militants politiques. [applaudissements] Distribuer des livres, expliquer à ceux qui ne comprennent pas pourquoi vous faites ceci ou cela.
Et si vous-même vous n'avez pas compris, allez demander à quelqu'un qui a compris et faites-vous expliquer jusqu'à ce que vous-même vous ayez compris l'économie, la science, la culture. Vous avez besoin de tout comprendre pour être le peuple révolutionnaire dont on a besoin quand nous allons installer la 6e République et mettre en place ce gouvernement insoumis. [applaudissements] Nous ne faisons pas un parti révolutionnaire, même s'il y a dans nos ronds des militants de parti révolutionnaire.
Notre objectif est d'être un peuple révolutionnaire. Si nous voulons changer la France de font en comble de la cave au grenier, il faut qu'il y ait toute votre énergie. Un par un, la tienne, la tienne, la tienne, la tienne, la tienne.
Un par un an. Vous entrerez dans la lutte pour convaincre et ensuite pour gouverner. Car si je gagne, vous ne resterez pas tranquillement chez vous à fêter la chose.
Vous le ferez d'abord un temps, je vous connais. Et il est bien probable que moi aussi. Mais ensuite, nous nous mettrons tous au travail comme nous sommes en train de le faire là pour cette campagne.
Nous allons changer la France de nos propres mains, de notre propre intelligence. Et maintenant, voici ce que vous allez faire. Je vous ai dit, vous allez réfléchir, apprendre, apprendre aux autres.
Les plus jeunes, s'il vous plaît, allez voir vos grands-parents. Car voyez-vous, les jeunes gens sont écoutés par leurs grands-parents. Pour quelqu'un d'âge, c'est toujours un bonheur d'avoir ses plus jeunes auprès de soi et de parler avec eux.
Et voyez-vous, quand Mathil Panu, notre présidente de groupe, a déposé pour la première fois une proposition de loi qui a été adoptée en faveur du fait que l'interruption volontaire de grossesse qui dépend de la liberté individuelle de chaque femme soit sont inscrites dans la Constitution. Et bien comme il y avait un risque que le Sénat ne l'adopte pas, qui à votre avis a fait la décision ? Les sénateurs l'ont dit, ceux qui étaient pas d'accord, ils ont dit "Moi, ma petite fille est venue me voir, ma petite nièce est venue me voir et elle m'a dit "Si jamais tu votes pas ça, je reviens pas te voir." Alors, ils ont compris que bien sûr, elle reviendrait, mais tout d'un coup, ils sont entrés en eux-mêmes et ils se sont dit "Je suis un homme et de quel droit vais-je décider ?" À la place de ma petite fille, de ma petite nièce, ce qui est bon ou pas bon pour elle ?
Je l'ai participé à ses biens, à son éducation. Elle le sait elle-même et elle a pas besoin qu'un homme vienne lui dire ce qu'elle doit faire de son corps. Ce sont des choses que l'on garde pour soi, mais ils sont tous allés voter.
Alors vous autres, vous devez faire ce travail. Vous devez continuer l'inscription sur les listes électorales. Le scandale continue de gens qui ne sont pas inscrits et ce pouvoir rêve du fait que les milieux populaires des villes et des campagnes n'aillent pas voter.
Il rêvent de ça. C'est pourquoi il n'en parle jamais. C'est pourquoi on a tant de gens mal inscrits ou désinscrits et qui découvrent le dernier jour qui ne peuvent pas voter.
On leur dit "Ah, vous pouvez aller voir le juge." Bah tiens, on a que ça à faire. Et on sait même pas où il est le juge et qu'est-ce qu'on va lui dire ?
Vous voulez m'envoyer chez le juge, je viens voter moi, c'est tout. Je veux pas être jugé. Les gens finissent par se dire ben si c'est comme ça, je rentre à la maison et c'est tout.
Et c'est fait pour dissuader. [grognement] Et puis maintenant, je termine en m'adressant à ceux qui sont, je suis sûr que c'est beaucoup parmi vous, poètes, peintre, musiciennes, musiciens, et bien, j'en appelle à votre créativité. à votre inventivité.
Je voudrais qu'on fasse une très belle campagne où vous inventez des chansons, où vous inventez des refrains, où vous faites sur des feuilles 21 27 bien jaunes quelques belles citations que vous allez coller ici ou là un peu partout pour que les gens en se baladant dans la rue, il voient des pensées un peu plus profondes que les sautises qu'il voit d'habitude. Et pas seulement pour faire des visuels sur l'internet parce qu'il faut un peu que vous décrochiez de vos téléphones. Ça rend malade, hein, vous le savez tous, hein.
Bon, un peu d'écriture, un peu de lecture, faites des beaux poèmes, faites des belles chansons, faites des beaux dessins. Il faut que nous soyons d'abord et avant tout créatifs. Et ma dernière demande, c'est de l'humour, camarade.
Fichez vous deux parce que quand vous leur dites la vérité, il faut une tête. Je cause toujours mais quand vous vous moquez d'eux alors ils sont pas bien du tout parce que leur réputation c'est tellement important pour eux. Faites des blagues, écrivez des blagues, diffusez des blagues. [applaudissements] Quant à moi, je vais faire la tortue une fois de plus. [acclamation] [applaudissements] Cette fois-ci, c'est moi qui arrive le premier.
Vous allez voir ce que vous allez voir. Nous allons tous les battre. Une fois de plus, on me raconte que je suis 20 points derrière le fasciste.
Mais celle-là, vous me l'a déjà faite trois fois. La dernière fois, j'étais censé être 20 points derrière madame Le Pen. Un point, on a été privé du 2e tour et elle éliminée du 2e tour.
Ah, il y en a un qui était bien content qui a eu peur, hein, cette nuit-là parce que c'était une autre affaire de me battre moi que de la battre, hein. Moi, je viens pas avec 3 tonnes de papier en débat. Vous verrez ce que vous verrez.
Et le bard, il se défilera quand on va arriver au deuxème tour. [acclamation] Il voudra pas débattre. Il va dire "Je ne parle pas avec ce monsieur blab bla bi blab blabla.
Tout ça parce qu'il les aura à zéro et si jamais il vient, je vais lui faire la leçon comme un chenapan." [acclamation] Voilà ce qui va se passer. Alors pourquoi je dis ça ? parce que j'en ai marre de ces gens qui viennent et qui disent "Ah oui, il est très mauvais pour le deuxième tour, commence d'abord toi, toi, toi par être bon pour le premier tour et tu viendras causer après." Et qu'est-ce que vous êtes en train de faire là ?
Qu'est-ce que vous êtes en train de faire ? De me saboter le deuxième tour avant qu'il ait eu lieu ? Qu'est-ce que vous faites ?
Vous êtes les renforts de l'extrême droite quand vous commencez à me taper maintenant pour le deuxè tour, je vais vous dire ce qui va se passer au deuxè tour si ça se passe comme on nous a dit que ça allait se passer, c'est-à-dire que ce sera l'extrême droite contre nous et c'est normal que ce soit l'extrême droite contre nous. Pourquoi ? Parce que la société est malade et qu'il y a un choix à faire.
Alors ceux qui sont là le centre comme ils disent, ils sont ni à gauche ni à gauche. Voilà. Alors, ils sont là et ils aimeraient bien que ça s'arrange tout seul et sans faire trop de sacrifice, hein, avec trois poussières et quatre petites réformettes par-ci parl.
Mais ce temps-là est passé, pauvre ami, on est dans un autre monde. Et donc, deux principes fondamentaux de la vie vont s'affronter, chacun pour soi ou tous ensemble. C'est ça l'enjeu entre l'extrême droite et nous. [acclamation] Voilà ce qui joue, rien d'autre.
Tous ensemble, tous ensemble. Tous ensemble, tous ensemble. Tous ensemble, tous ensemble.
Alors, je vais vous dire, ayez confiance dans votre patrie. Au 2è tour, nous serons opposés à un fasciste et nous allons le battre. Et voici pourquoi.
La France n'est pas raciste. La France n'est pas fasciste, la France n'est pas péténiste. La France ne capitule pas.
La France n'a pas peur des Américains. Elle n'a pas peur de Netaniau. Elle n'a peur de personne.
Et nous les premiers. [acclamation] Et moi, compte tenu de l'homme que je suis, de mon caractère et de ce que j'ai vécu, j'incarne cette force de résistance absolue à toute adversité. Je suis comme vous, une tête dure que rien ne fait céder.
Alors le pays tout entier nous a vu à l'œuvre tenir bon quand tout le monde nous tapait dessus. Alors il sait que rien ne nous fera céder une fois de plus cette fois-ci. Allez au travail. [acclamation] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]
Jean-Luc Mélenchon