Émission chiffrage du programme de Jean-Luc Mélenchon - #MelenchonChiffrage
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 83 %Attaque 11 %Défensif 6 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:04:01OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous pensé de cette édition 2022 du chiffrage ?
- 2:06:11RelanceRéponse partielle
Vous mettez 4 milliards pour relocaliser la production, est-ce réaliste ?
- 2:06:55OuverteRéponse directe
C'est un programme de rupture, mais comment croyez-vous à l'efficacité de l'État ?
- 2:08:22OuverteRéponse directe
Quels obstacles voyez-vous à la mise en œuvre de ce programme ?
- 2:09:02RelanceRéponse directe
Votre programme repose sur des hypothèses très optimistes, comment réagiriez-vous si tout ne se passe pas comme prévu ?
- 2:10:28OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas avoir abordé les retraites dans votre présentation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:25Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron a favorisé les plus riches du pays les plus gros patrimoines les plus gros revenus les plus grandes entreprises et ce sont les autres qui ont payé la pauvreté concerne plus de 10 millions de personnes 6 millions de personnes sont inscrites à Pôle emploi dont la moitié sans indemnité »
- 17:39Invité politiqueFait
« l'impôt universel c'est à dire où que tu sois sur terre sur Mars en enfer ou au Paradis tu payes ta part d'impôts »
- 18:17Invité politiqueFait
« le système actuel tombe par terre parce qu'il est que sur cinq tranches donc le baudet qui est au milieu porte tout »
- 19:02Invité politiqueFait
« compter le poids de la dette par rapport à une année de production et quoi encore le PIB c'est à pas un indicateur très sympathique mais qui a une signification voisine de zéro »
- 20:25Invité politiqueFait
« évaluer la dette chaque année proportion du PIB c'est une comparaison amusante bon elle servait à faire peur jusqu'au moment où elle a tellement explosé que ça a donné une peur suprême »
- 21:51Invité politiqueChiffre
« pour 1 euro que vous mettez qu'un euro de l'État il va produire 1 euro 18 en fait si c'est dans l'investissement il produira 1/3 et puis valait à la moyenne de 1/18 »
- 25:43Invité politiqueChiffre
« notre budget c'est 267 milliards d'euros de recettes supplémentaires par an »
- 27:10Invité politiqueChiffre
« 45 milliards d'euros par an dédiés à la bifurcation écologique 200 milliards sur l'ensemble du quinquennat »
- 27:54Invité politiqueChiffre
« un million d'emplois publics 1,5 millions dans le privé ça a été dit à l'instant je le rappelle pour financer ces services publics »
- 28:39Invité politiquePromesse
« ce chiffrage qu'on vous présente aujourd'hui il est sincère le gage de ça c'est que on a choisi à chaque fois les hypothèses les plus prudentes »
- 32:43Invité politiquePromesse
« nous voulons donc l'augmenter immédiatement de 10% et nous augmenterons ensuite par des négociations en étant spécialement vigilant par exemple au salaire des femmes »
- 33:27Invité politiquePromesse
« garantie dignité c'est à dire un revenu par personne et par mois de 1063 euros en augmentant tous les minimas sociaux afin d'être au dessus du seuil de pauvreté »
- 59:53Invité politiquePromesse
« nous ferons enfin la gratuité réelle de l'éducation gratuité des cantines scolaires avec des menus issus d'une agriculture locale et biologique gratuité des fournitures scolaires gratuité aussi des sorties scolaires »
- 1:00:37Invité politiqueChiffre
« il faut commencer par recruter des enseignants et des enseignants pour arriver à faire au moins aussi bien que la moyenne européenne de 19 élèves par classe notamment en maternelle et dans l'éducation prioritaire nous ouvrirons donc 50 000 classes supplémentaires dans les écoles et 50 000 classes supplémentaires dans les collèges et les lycées »
- 1:01:19Invité politiqueFait
« il faut aussi recruter des assistantes d'éducation et des assistants pédagogiques dans chaque établissement »
- 1:02:02Invité politiqueChiffre
« rien que sur le dernier quinquennat c'est 200 euros qui sont perdus tous les mois par les enseignants et les enseignants avec les organisations syndicales une négociation doit permettre d'arriver à une augmentation de 30 euros du salaire pour tous les personnels de l'Éducation nationale enseignant ou non »
- 1:03:37Invité politiquePromesse
« nous proposons la création de 300 000 emplois jeunes qui interviendront notamment dans l'éducation nationale »
- 1:04:21Invité politiquePromesse
« nous mettrons en place une garantie autonomie jeunesse à hauteur de 1063 euros par mois l'objectif pas un jeune en dessous du seuil de pauvreté »
- 1:13:21Invité politiqueFait
« il faut arrêter les fermetures lui et surtout en rouvrir et puis le mode de financement de l'hôpital aujourd'hui est complètement à revoir puisque la tarification à l'activité crée des malades rentables et des malades non rentables »
- 1:14:05Invité politiquePromesse
« il faut absolument qu'on ait un 100% sécurité sociale avec un remboursement complet des soins qui sont prescrits que ce soit pour les radios les médicaments les spécialistes et les frais de complémentaires seront ainsi annulés »
- 1:14:44Invité politiquePromesse
« il est important dans notre pays de maintenir l'autonomie de nos personnes âgées en priorité créer 10000 places par an pour permettre l'accueil au maintien à l'autonomie des personnes âgées dans notre pays mais surtout l'embauche en urgence de 240 000 soignants »
- 1:21:53Invité politiqueChiffre
« nous dégagerons un milliard pour lutter contre les violences faites aux femmes parce que c'est le chiffre que nous avons grandi lors des manifestations qui sont déferlé sous le quinquennat Macron »
- 1:23:42Invité politiqueChiffre
« nous ne dépensons par an que 70 euros pour la justice par habitant alors que l'Espagne en dépense 93 et l'Allemagne 131 »
- 1:57:42Invité politiqueChiffre
« le déficit sur l'ensemble du quinquennat baisse de 2,6 points ce qui est un gage de sérieux si on en croit les économistes dominants »
- 1:58:07Invité politiqueChiffre
« quand la puissance publique investit un euro la richesse nationale augmente d'un virgule 18 euros c'est ce que les économistes appellent l'effet multiplicateur »
- 2:00:19Invité politiqueChiffre
« un quinquennage Jean-Luc Mélenchon c'est plus 14% de pouvoir d'achat en moyenne pour les Français c'est 90% des Français au moins qui verront leur niveau de vie augmentée et ce sont 2,8 millions d'emplois créés »
- 2:00:51Invité politiquePromesse
« Jean-Luc Mélenchon est le gouvernement de l'Union Populaire créeront des millions d'emplois et mettront fin au chômage de masse »
- 2:01:35Invité politiqueChiffre
« 200 milliards d'euros seront investis dans les secteurs clés de la bifurcation écologique »
- 2:02:19Invité politiquePromesse
« nous allons instaurer des mesures de protection commerciale sur les productions stratégiques nous allons instaurer des plans de relocalisation filières par filières »
- 2:02:57Invité politiquePromesse
« nous atteindrons le 100% d'énergie renouvelable »
- 2:06:55Pascal PerryFait
« l'économie c'est d'abord la science des incitations »
- 2:14:09Ghislaine OttenheimerChiffre
« quand on donne beaucoup d'argent aux Français une partie part en importation et on a le déficit commercial français qui pourrait représenter 100 milliards d'euros cette année »
- 2:14:50Ghislaine OttenheimerFait
« le plan de relance [...] il y a des effets d'aubaine et en gros il y a des projets qui seraient très bien mais ça prend du temps à concevoir »
- 2:16:54Invité politiqueFait
« on vit plus longtemps parce qu'on arrête de travailler plus tôt »
- 2:18:20Invité politiqueChiffre
« le chiffre de la totalité de ce qui a été dépensé dans la période du quoi qu'il en coûte 240 milliards vous retrouvez pile poil 235 240 milliards dans l'accroissement dans la même période de la fortune des milliardaires »
- 2:20:29Invité politiqueChiffre
« les dividendes ont augmenté de 70% au cours des 10 dernières années tandis que les investissements n'ont augmenté que de 5% »
- 2:25:13Invité politiquePromesse
« pas une seule retraite à moins de 1400 € niveau du SMIC »
- 2:27:20Ghislaine OttenheimerFait
« vous êtes un peu révolutionnaire notamment vous voulez cette constituante pour changer la Cinquième République »
- 2:39:06Invité politiqueChiffre
« 50% de nos émissions de gaz à effet de serre c'est les importations »
- 2:52:37Invité politiqueChiffre
« il y a 100 milliards qui dépendent en fait du comportement des agents économiques à savoir les niches fiscales l'évasion fiscale le fait qu'il y aura moins d'absentéisme à l'hôpital »
- 2:52:37Invité politiqueChiffre
« 50 milliards qui sont des coûts évités coût des violences faites aux femmes c'est éviter coûts des frais de pour le cancer c'est éviter »
- 2:53:20Invité politiqueFait
« le plus de Programme des Nations Unies pour le développement à produire un classement tous les ans qui est le classement du bien-être humain »
- 2:53:59Invité politiquePromesse
« nous avons besoin nous d'indicateurs de progrès humain nous ne les avons pas mais nous les établirons »
- 2:54:43Invité politiqueFait
« moi je compte sur le fait que les gens comprenant qu'elle est l'intérêt commun ou leur intérêt vont aller dans le bon sens »
- 2:55:24Invité politiquePromesse
« quant à nos additions je vous garantis qu'elles sont bien faites »
- 2:56:05Invité politiqueFait
« on a donné des exemples la malbouffe Jean-Luc l'a dit le coup des féminicides par exemple mais dans les 267 qu'on a évoqué c'est pas intégré »
- 2:56:49Invité politiqueFait
« on a vraiment insisté pour que la méthode soit comptablement solide du point de vue qui serait le vôtre »
- 2:57:31Invité politiqueFait
« François Hollande croyait un choc de compétitivité bon le choc qu'il a provoqué est arrivé à rien à la sortie c'était pire qu'avant »
- 2:58:10Invité politiqueFait
« Dragui qui est le aujourd'hui le patron en Italie alors qu'il a été banquier central de la BCE cet homme nous attiré d'affaires quand même »
- 2:58:52Invité politiqueFait
« nous avons intérêt à nous organiser ensemble je suis sûr que je serai écouté je serai pas vu comme un bolchevik et chevelu »
- 2:59:37Invité politiqueFait
« je pense que tout marchera beaucoup mieux que nous sommes bien préparés mais que nous entrons dans une période d'immense incertitude »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon99 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
parmi les questions auxquelles nous allons répondre celle de qui paye et certainement la plus importante Emmanuel Macron a favorisé les plus riches du pays les plus gros patrimoines les plus gros revenus les plus grandes entreprises et ce sont les autres qui ont payé la pauvreté concerne plus de 10 millions de personnes 6 millions de personnes sont inscrites à Pôle emploi dont la moitié sans indemnité et le pouvoir d'achat est le problème numéro un des Français alors pour vous présenter le chiffrage de notre programme nous avons fait appel à des experts qui sont ici avec eux nous allons parler des besoins urgents des Françaises et des Français pour lesquelles nous allons mobiliser des moyens très importants et tout au long de cette émission nous avons un panel de journalistes spécialisés qui nous font l'honneur d'être là je vous présente tout de suite nous avons donc parmi nous jade Grandin de l’éprevier qui est journaliste macroéconomie à l'opinion Ghislaine Ottenheimer qui est rédactrice en chef du magazine économique challenge Jean-Christophe catalon journaliste à alternative économique et Pascal Perry éditorialiste économiste à CDI où vous animez une émission quotidienne de débat qui s'appelle périscope sur un thème de l'actualité économique donc merci beaucoup d'être là être très sincèrement de nous accorder de votre temps on ne doute pas que vous allez savoir faire preuve de sévérité à notre égard mais aussi d'objectivité vous allez pouvoir interroger Jean-Luc Mélenchon pendant près d'une heure en fin d'émission et nous faire part de vos critiques éventuelles interrogations nous pouvons avoir un échange merci à nouveau merci d'être là alors pour commencer nous allons accueillir le candidat de l'Union Populaire Jean-Luc Mélenchon pour introduire notre vision gouvernée par les besoins le chiffrage c'est parti
[Applaudissements]
merci à vous qui acceptez le rôle de venir porter la contradiction informée je commence par vous dire que si vous voulez entrer quoi qu'il arrive davantage dans les détails vous disposez avec nous d'une part du programme qui est accessible sur notre site d'un comparateur de programme pour pouvoir prendre point par point en regardant ce que disent les autres et de deux instruments qui ont été mis au point par nos amis l'un qui permet d'évaluer les situations d'héritage puisque des commentaires sulfureux nous précèdent dans ce domaine donc chacun pourra vérifier ce que ça peut vouloir dire pour lui et également une machine à évaluer ce qu'il paierait en impôts compte tenu de du nouveau barème le chiffrage qui vous est présenté résulte d'une série d'échanges extrêmement intenses entre plusieurs comme on peut dire sing song fondation qui ne sont pas de notre avis évidemment nous comparons nos chiffres et la machine à tourner en utilisant l'un des deux modèles disponibles un modèle c'est en quelque sorte une machine dans laquelle vous mettez vos chiffres et qui vous donne les autres chiffres il y a deux modèles qui sont utilisables dans notre pays la première c'est celui de Bercy qui pense que les impôts sont très mauvais pour l'emploi et l'autre c'est celui de la Banque de France qui pense que les dettes c'est très mauvais pour tout et donc nous avons pris celui qui nous serait a priori le plus défavorable c'est-à-dire celui de la Banque de France parce qu'il est le plus défavorable ça veut pas dire que parce qu'on la prouve c'est parce qu'il est le plus défavorable alors avant de présenter quelques grandes lignes je veux rester d'abord sur un aspect plutôt philosophique je veux le faire aussi rapidement que possible la politique à laquelle nous opposons c'est celle qui avait été présentée en majesté par François Hollande qui lui du moins avait annoncé la couleur un jour il est apparu une conférence de presse et tournant la page de 150 ans d'histoire de la gauche déclare d'une voie tranquille tout le monde le sait c'est la politique de l'offre qui crée la demande et ce jour-là on tourne la page qui avait animé la pensée de gauche et la pensée progressiste c'était que on gouvernait à partir de la demande tout ça c'est des formules très spécialisées disons on part de ce dont les gens ont besoin dans la société a besoin notre effort est donc un retour sur cette logique intellectuelle qui est une logique parmi d'autres il y en a une autre et je vais en dire un mot c'est notamment celle qu'on appelle la politique de l'offre la politique de l'offre là ça cohérence il s'agit de produire le plus possible de vendre le plus possible et nous nous ajoutons en commentaire de produire n'importe quoi n'importe comment n'importe où dans n'importe quelle condition tout ce qui compte c'est que la marchandise est en présente sur le marché on se précipite vers celle qui coûte le moins cher et qui a le plus haut niveau de performance et de cet entraînement là on attend de l'emploi de tout ce qu'on veut le résultat social vient en deuxième ligne après que la marchandise est tournée et circuler alors apparemment comme ça c'est intellectuellement séduisant la conséquence pratique par contre pour nous elle est désastreuse parce que une telle politique pousse d'abord à une prédation absolument non contrôlée sur la nature pourquoi parce que de l'intérieur même du système on va chercher pour faire baisser les prix sachant que moins cher n'existe pas c'est moins cher à condition de reporter tous les coûts environnementaux sur la nature en comptant qu'elle se qu'elle se répare toute seule on s'occupe pas d'ailleurs de savoir si elle y arrive pas et tous les coups humains également les externaliser ne pas les prendre en charge dans le prix de la marchandise donc on s'en débrouille avec ce que vous voulez et le système peut intervenir en deuxièmement en disant ah bon à tout cassé on va réparer et puis on vous a démoli on va vous soigner mais ça sera à chaque fois contre argent sonnant et trébuchant c'est-à-dire que vous n'y accédez que si vous êtes en état de vous procurer des marchandises auxquelles vous n'auriez jamais pensé jusque là votre santé votre savoir l'air que vous respirez l'eau que vous buvez et qui jusque là vous était donné sans contrepartie le système produit donc une externalisation générale de tous les coûts qui sont invisibilisés ensuite il produit un mode de relation politique géopolitique c'est-à-dire il faut se procurer des matières premières en quantité absolument énorme puisqu'on va produire produire et produire davantage tout le temps des objets qui servent d'autres qui ne servent à rien du moment que il y a un marché ce qui veut dire que continuellement ça va être la course à l'accès aux matières premières avec les conséquences politiques se garantir l'accès à ces matières premières ça s'appelle l'impérialisme avoir des marchés plus ou moins captifs c'est-à-dire des gens à qui on va vendre avec leur matière première ce qu'on aura produit et si possible en leur tordant un peu le bras pour qu'ils le prenne quand même même si des fois il y aurait moyen de faire autrement il y a une autre conséquence elle est sur la gestion du temps il ne se voit pas le temps est une matière première qui n'est jamais cité en politique je crois que je suis le seul qui fait référence ça à cette question le capitalisme s'est approprié le temps long et il a mené au profit du temps court tout passe autant de cours le profit le plus rapide possible et suivant la formule bien connue on passe de l'argent à la marchandise de la marchandise à l'argent et on recommence et il faut que ce cycle aille de plus en plus vite pour que le système il trouve son compte et évidemment le plus malin est celui qui arrive à le faire tourner le plus vite dans ces conditions le temps court domine tout et notamment le marché et tous les compartiments de l'activité humaine je n'en cite que deux parce qu'ils ont une conséquence pratique le premier c'est sur le plan intellectuel nous allons en prendre un exemple très simple dans un labo ou une société de recherche on va présenter des projets c'est le cas de Sanofi et je prends cet exemple qui ridicule mais tellement parlant quelqu'un vient et dit moi je vais mettre au travail j'ai trouvé une idée on va faire une molécule pour déboucher les artères alors on va lui et puis l'autre vient à côté il dit ben moi je vais trouver une molécule parce que j'ai un point de départ pour que quand on se lave les cheveux et qu'on a les cheveux blancs ils deviennent pas jaunes pour garantir que ça sera bien blanc alors on va dire bah combien de temps pour arriver sur le marché la molécule pour le cœur disant la molécule pour les cheveux blancs trois ans qui a gagné la molécule pour les cheveux blancs parce qu'elle elle va rapporter mais attendez hein si jamais on a une possibilité on fera aussi la molécule pour déboucher le cœur les gens sont quand même pas ils ont des sentiments aussi ils ont une bonté naturelle donc il y a une déformation intellectuelle de toute la société qui va donner continuellement la prime à ce qui va vite ce qui va se faire vite ce qui va se faire vite donc ce qui est pensé vite et donc culturellement la société néolibérale la société du capitalisme notre époque c'est la société où ça va vite et vous êtes dressé du matin au soir est-ce que ça évite vous regardez un plan de cinéma ou un plan de télévision du début du siècle et si je vous fais cadeau de la période où c'était le passage du muet au parlant parce qu'on peut dire il y avait les habitudes du cinéma muet qu'on a transposé au cinéma parlant mais vous voyez au cours des 50 dernières années les plans de de films les plantes télévisions sont de plus en plus courts et vous ne supportez plus si ça traîne si bien que quand vous allez voir un film comme ça top Africa vous savez que ça va être lent donc d'ailleurs vous venez pour voir un truc lent mais la lenteur c'est la vie le cycle de la vie est lent c'est celui d'entour de la planète autour du soleil ça prend un an et c'est toutes sortes d'autres cycles le cycle de la vie humaine le cycle de la maturité etc qui sont des cycles lents le cycle du capitalisme va donc à rebours de tous les cycles sur lesquels est construit l'humanité même le plus fondamentale le jour et la nuit même le plus fondamental le silence et le bruit sur cette planète il y a un quart de la population qui ne vit jamais dans la nuit qui ne connaîtra jamais la nuit totale et il y a une masse considérable de gens qui ne vivent jamais dans le silence d'ailleurs le silence et le coût différé le bruit et le coût différé le plus fort des coûts de ce que j'appelle moi les coups du malheur c'est à dire ce que ça coûte de vivre dans un tel système c'est le plus important devant d'autres coûts de santé à l'inverse la politique de la demande du besoin va avoir une autre logique interne la première c'est que elle va chercher à relocaliser plutôt qu'à impérialiser elle va chercher sans cesse à rapprocher du consommateur parce que c'est ce qui va lui permettre d'avoir les cycles les plus courts donc les plus économiques pour lui deuxièmement elle va internaliser c'est-à-dire que les cycles les coups dans la nature et dans l'être humain on va les faire entrer dans le coup de la marchandise pour les faire prendre en charge par le coût de la marchandise par conséquent on va passer son temps à essayer de les réduire si on veut que ce soit accessible au plus grand nombre donc on va essayer de faire en sorte que les gens tombent moins malade pour ne pas être obligé d'augmenter les cotisations sociales et on va faire tout ce qu'on peut pour éviter de sa de la nature parce que sinon faut passer derrière pour payer tous la réparation c'est un système qui va privilégier le temps long c'est-à-dire qui comme il sait que il faut du temps pour accomplir certaines mutations va se rendre maître du temps long retourner à la propriété collective du temps long c'est-à-dire la planification nous décidons alors ça vaut ce que ça vaut mais ça s'inscrit dans le temps et c'est maîtrisé et enfin la culture générale va être la culture du durable du stable de ce qui se réutilisent pas de ce qui est jetable et de ce qui peut durer et persister ce sont donc deux logiques systémiques complètement différentes on a le droit évidemment et ce sera fait je suppose de critiquer l'une comme l'autre logique mais nous avons essayé de traduire pour la première fois depuis des années et des années avant l'année 2017 ça n'avait plus été fait dans notre famille intellectuelle depuis au moins 25 à 30 ans et jamais ça n'a été fait au niveau de conclusion où nous sommes arrivés aujourd'hui pour la préparation je voudrais rappeler à chacun que nous ne disposons pas des services de l'État pour évaluer calculer compter et reconté nous accédons à ce que nous savons par ce qui savent dans nos rangs experts de toutes sortes qui sont souvent des travailleurs de l'État mais pas toujours nous avons nos parlementaires qui sont dans les commissions de l'Assemblée nationale ou présent dans les débats économiques au Parlement européen et c'est à partir du recroisement de toutes ces données que nous sommes parvenus à un assez haut niveau d'information et nous mettons au défi qui le veut de contester nos chiffres parce que ils sont assurés j'ai dit sur quel modèle ils ont fonctionné je remercie tous ceux qui ont fait cette énorme travail je sais que cette semaine vous avez souffert encore plus que d'habitude parce qu'il a fallu tout terminer à temps en sachant que nos invités seraient implacables et que à la première erreur vous serez immédiatement repéré par des experts comme eux parce que c'est leur métier de regarder ces ça dans ce détail alors si on veut bien me passer le petit schéma je vais vous montrer en gros une sorte de synthèse le voilà alors je vais me mettre là pour que ce soit plus facile on a donc les deux cases les dépenses et les recettes le circuit est bâti si vous voulez dans le sens suivant les dépenses dans un premier temps augmentent mais génère des recettes c'est à dire que ce que vous dépensez bah comme c'est pas de l'eau Converse dans le sable en regardant tiens il y en a plus mais ce sont des salaires ce sont des constructions ce sont des choses que l'on met en place donc ça provoque à son tour du salaire des choses que l'on met en place des choses que l'on achète au milieu il y a la consommation populaire qui représente 53% de de la richesse de notre pays de la croissance de notre pays de son activité alors d'un côté vous allez trouver tout ce qui va être dépensé qui est massif investir dans la bifurcation écologique et les services publics là on parle pas des personnel on parle de ce qu'on construit des écoles tout ce qui va tout ce qui est de la construction pour du service public ou de l'équipement ensuite vous avez un million d'emplois dans les services publics et revalorisation de des salaires des fonctionnaires puisque tout a été gelé ensuite il y a faire circuler la richesse c'est-à-dire tout ce qui part de la caisse pour aller circuler sous forme de prestation d'aide de toutes sortes qui sont données aux personnes et tout ça donc ça représente un bon de 250 milliards de dépenses supplémentaires à la fin du cycle c'est-à-dire quand tout est arrivé à son maximum c'est une somme qui est suffisante pour que on la remarque elle vous impressionnera peut-être mais je vous invite à ne pas trop vous laisser impressionner parce que au total ça représente des progressions de dépenses qui sont pour une part inférieure à ce qui a déjà été constaté notamment dans les deux périodes de crise qui ont été celles de Monsieur Sarkozy ou celle de Monsieur Macron et que à la fin les 25 des milliards par an étant dépensé dans les conditions présentées par le programme l'avenir en commun nous avons un retour en recettes de cotisations sociales évidemment puisque il y a plus de gens qui travaillent en impôt sur le revenu évidemment puisque les 10% les plus pauvres de notre population voilà pouvoir d'achat augmenter de 16 points alors c'est vrai il y a des gens qui sont immédiatement réduits à la misère c'est les 10% les ultra-riches de notre pays dont le pouvoir d'achat diminuera de 4%.
mais là donc vous avez des cotisations des impôts sur le revenu et de la TVA j'en profite pour vous dire à quel point je trouve insupportable tous les grands esprits que je vois défiler sur des plateaux qui disent il y a la moitié des Français ne payent pas d'impôts non tous les français payent des impôts et ça s'appelle la TVA et les plus pauvres sont ceux qu'en pays le plus parce que c'est pour eux que la TVA est plus injuste donc impôt sur le revenu cotisation et la révolution fiscale dont vous connaissez les grands traits premier point c'est l'impôt universel c'est à dire où que tu sois sur terre sur Mars en enfer ou au Paradis tu payes ta part d'impôts et la différence qu'il y a entre l'endroit où tu te trouves où tu payes des impôts est-ce que tu aurais payé en France deuxième point c'est l'impôt sur les entreprises un peu universelles donc on leur court derrière et on rattrape pour qu'il paye la part d'impôts qu'ils doivent quand ils ont vendu et fait de belles affaires en France quel moyen avons-nous de le savoir cette somme mystérieuse qui serait impossible à capturer pas du tout vu que tout ce qui se paye dans ce pays se paye avec de la TVA nous savons exactement à l'Europe et au centime de retrait qui gagne quoi dans notre pays puisque on peut en connaître le chiffre d'affaires c'est donc l'impôt universel c'est les 14 tranches d'impôts qui fait que le système actuel tombe par terre parce qu'il est que sur cinq tranches donc le baudet qui est au milieu porte tout et on lui dit ah bah elle est quand même pas augmenter les impôts hein bah tout le monde parle non non on emporte déjà assez mais quand vous êtes allés sur 14 tranches il est clair que le poids qui pèse sur chacun n'est pas du tout le même et il est certain que au bout de la chaîne on plaira beaucoup plus alors j'en profite aussi pour rappeler que quand nous disons que la dernière tranche paiera 90% souvent on me dit alors vous voulez tout prendre pour ceux qui sont riches non vous répète que le système des impôts c'est à la c'est la partie tranche par tranche qu'on paye une proportion donc quand on paye 90 %, c'est 90 % de la dernière tranche c'est-à-dire des sommes qui sont hors de portée de la plupart des Français aujourd'hui donc pas d'inquiétude la masse ne paiera rien du tout de plus 4000 euros en dessous de 4000 euros jusqu'à 4000 euros tout le monde paye moins 4000 euros par tête depuis ça vous donne juste une indication de ce qui s'est accumulé à l'autre bout parce que les catégories qui nous sont données d'une manière générale les instruments dont nous disposons pour mesurer ce que nous faisons sont souvent extrêmement piégés par exemple compter le poids de la dette par rapport à une année de production et quoi encore le PIB c'est à pas un indicateur très sympathique mais qui a une signification voisine de zéro puisque on additionne des valeurs ajoutées d'un côté dans la production réelle et de l'autre côté des dépenses de l'État qui n'ont strictement rien à voir les uns avec les autres et on calcule des proportions pour dire en France mon Dieu 50% du PIB et consacré à l'état est assez service bah oui malheureusement parce que si vous ne comptiez que sur la valeur ajoutée qui est fait par les entreprises privées d'abord vous n'auriez que 1000 milliards deuxièmement comme il n'investissent pas mais augmente des dividendes vous n'auriez pas de croissance et vous auriez une ponction parasitaire sur la société tous les ans égale au montant des dividendes qui auront été consommés par conséquent je demande toujours à mes amis de manier les concepts parce qu'il faut bien il faut bien qu'on parle la même langue pour pouvoir se critiquer mais qu'on n'est pas la bêtise d'aller croire que ça veut dire quelque chose comme par exemple évaluer la dette chaque année proportion du PIB c'est une comparaison amusante bon elle servait à faire peur jusqu'au moment où elle a tellement explosé que ça a donné une peur suprême mais surtout à ceux qui l'engendrer car ceux qui ont engendré les plus grosses baisses de du budget de l'État dans ce pays il porte des noms c'est Monsieur Balladur c'est Monsieur Sarkozy et c'est Monsieur Macron c'est eux qui ont fait exploser la dette tout en prononçant de doc et un dépassable parole sur la nécessité de pas en faire et en rapporte le montant de la dette 110 120% à la production d'une année n'importe quelle personne privée si elle voyait ce qu'elle doit rapporter à son revenu de l'année va se pendrait si vous achetez une maison si vous achetez en voiture est-ce qu'il faut la payer cash et en un an vous êtes mort donc on ne propose ça que pour l'État alors je rassure tout le monde en toute hypothèse rien n'est grave pourquoi parce que la durée d'une dette moyenne c'est 7 ans et le niveau actuel de la dette publique rapportée à sa durée moyenne c'est-à-dire 7 ans ça vous fait à peine du 12% de la richesse d'une année c'est-à-dire pratiquement rien regardez dans votre vie privée si vous avez acheté quelque chose si vous seriez pas content de nos devoirs que 12% alors que vous seriez endetté de 120% de votre revenu annuel vous seriez très content donc on a à chaque fois une méfiance à avoir à les garder 6 mais comme on joue dans la même cour et on parle la même langue on essaye de le faire avec les mêmes éléments de langage total de l'opération de ce cercle là vous voyez on part de ces 250 milliards il produisent là il y a un million d'emplois dans les services publics mais il produisent une croissance et une activité économique qui permet la création d'un million et demi d'emplois privés qui vont donc donner des salaires ça ça donne 170 milliards et ensuite vous les retrouvez évidemment carnet de commandes remplies puisque les gens demandent et vous retrouvez 154 milliards en consommation populaire la différence entre les deux bah c'est l'épargne que les gens font quand ils gagnent Katsu même quand il gagne pas beaucoup puisqu'on m'a expliqué hier tout ça très bien et dans le détail quel est le miracle que se produit-il entre les deux quelque chose qu'on appelle un coefficient multiplicateur c'est-à-dire que pour 1 euro que vous mettez qu'un euro de l'État il va produire 1 euro 18 en fait si c'est dans l'investissement il produira 1/3 et puis valait à la moyenne de 1/18 ensuite si vous le donnez en paye en pouvoir d'achat il va démarrer moins fort puis va être un 5 et il finit à un 3 autrement dit 1 euro que je vous donne n'est pas dissout dans le sable n'est pas évaporé sans qu'on sache où il est il est reparti dans le tuyau et il produit un plus gros euro que lui et c'est dans cette opération pardon de du caractère un peu grossier de ma présentation mais du moins ça permet à chacun de se rappeler que de l'argent quand il est dépensé ça a quelque chose et qu'on doit s'interroger sur à quoi on la dépenser c'est la seule question qui va aimer il produit il produit ce résultat et donc ça va donner des cotisations des impôts des impôts sur le revenu de la TVA et de nouveaux impôts grâce à la nouvelle organisation 250 milliards d'euros d'un côté 267 dans l'autre à la sortie du circuit notre modèle de gouvernement l'économie des besoins c'est-à-dire qui part de ça des emplois publics du service public de la bifurcation écologique et des services publics aura permis de gagner un budget positif de 17 milliards par an et bien je crois que comme c'est une bonne nouvelle maintenant on va attendre deux pieds ferme la contradiction et moi je vais retourner à ma place en cédant mon poste à celle dont c'est le rôle aujourd'hui d'animer notre rencontre merci beaucoup Jean-Luc Mélenchon
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pour cette introduction qui donne à voir la philosophie de notre programme donc après cette intervention je vous propose d'écouter Clémence guettet qui va nous présenter la façon dont nous avons construit cette émission Clémence merci Julie alors le budget que nous vous présentons ce soir c'est celui d'une transformation radicale de la société et je vais vous répéter quelques-uns des chiffres cadeaux Jean-Luc Mélenchon à l'instant pour voir l'ampleur de ce que de ce que nous on va mettre en oeuvre d'abord il s'agit vraiment de comprendre qu'on va transformer de fonds en comble notre économie puisque avec l'Union Populaire elle sera mise au service de nos besoins et alors de quoi avons-nous besoin nous avons besoin de pouvoir d'achat de gagner du pouvoir d'achat de services publics de qualité qui profitent à tous et à toutes et de protéger le seul écosystème qui est compatible avec la vie humaine alors vous le savez nous avons été les premiers à présenter un programme complet détaillé et chacune des 694 mesures de ce programme femmes ont été analysées pour savoir quel coût quelle recette combien d'emplois créés à chaque fois et nous sommes prêts alors on ne va pas tout vous présenter ce soir parce qu'on pourrait y passer la nuit le week-end toute la semaine ce serait très long mais donc on a dû faire des choix évidemment mais vous allez voir au fur et à mesure des grands axes que je vais vous présenter comment on a structuré cette émission et plus encore que ce budget est sérieux et qu'il est dirigé vers le peuple d'abord nous avons besoin de gagner plus pour vivre mieux ce sera la première partie de cette émission puisqu'il faut garantir à chacun les moyens de vivre dignement et pas seulement au plus riche et notre pays aujourd'hui compte 10 millions de pauvres les salaires stagnent les prix explosent et notre budget va tourner cette page le pouvoir d'achat de 90% des Françaises et des Français va être renforcés en commençant par les plus pauvres pour financer ses dépenses on a des solutions et même une bonne nouvelle qui a été annoncée puisque notre budget c'est 267 milliards d'euros de recettes supplémentaires par an davantage encore donc que les dépenses qui sont prévues et notre programme donc améliore finalement les finances publiques on le fait pour la justice et pour la solidarité ensuite deuxième partie de cette émission nous avons besoin de progrès social et humains pour ça les services publics vont être renforcés partout sur le territoire en sortant enfin de ce dogme austéritaire qu'on a connu parce que aller à l'école se soigner pouvoir accéder à la justice se sentir en sécurité on donnera les moyens à tous ces secteurs qui ont été malmenés par Macron de fonctionnaires à nouveau et que chacune et chacun puisse y accéder à égalité enfin troisième partie de l'émission nous avons besoin d'une économie au service du peuple et l'autre enjeu central dans ce budget qui est tourné vers le futur c'est évidemment la bifurcation écologique dont nous avons urgemment besoin on vous présentera donc ce soir le grand plan d'investissement de notre programme 45 milliards d'euros par an dédiés à la bifurcation écologique 200 milliards sur l'ensemble du quinquennat et contrairement à ce que les néolibéraux répètent la bifurcation écologique ça va aussi permettre de donner du travail à tout le monde aujourd'hui il y a 6 millions un peu plus de 6 millions d'inscrits à Pôle emploi et il va falloir enrayer ce chômage de masse contre lequel Emmanuel Macron n'a rien fait si ce n'est de stigmatiser de pointer du doigt les chômeurs donc on va relancer l'économie pour créer des millions d'emplois en favorisant les petites et les moyennes entreprises on vous dira comment un million d'emplois publics 1,5 millions dans le privé ça a été dit à l'instant je le rappelle pour financer ces services publics à la fin du quinquennat de Jean-Luc Mélenchon ce serait une hausse de 250 milliards d'euros des dépenses publiques annuelles et donc un peu moins que les recettes prévues dont je viens de vous parler vous le verrez ça ce sera présenté à la fin par Eric Bert et Aurélie trouver ce bilan macroéconomique de notre chiffrage l'application de l'avenir en commun elle va être positive pour tout le pays ça va permettre de renouer avec une croissance durable qui sera soutenable c'est 2,7% par an sur le quinquennat bien plus que ce que prévoit Macron dans les plans qu'il a envoyé à la commission européenne et ce chiffrage qu'on vous présente aujourd'hui il est sincère le gage de ça c'est que on a choisi à chaque fois les hypothèses les plus prudentes il s'agit pas d'ici de vendre quelques mesures dans un journal mais bien de se préparer vraiment à gouverner et d'ailleurs je ne suis pas la seule la seule à le dire puisque on a travaillé avec des instituts indépendants dont l'Institut Montaigne dont nous ne sommes pas réputés proches politiquesment qui a publié des chiffrages indépendants et nos prévisions sont souvent beaucoup plus prudentes que les leurs donc ce budget qu'on vous travaille quand vous présente c'est le travail de de plein de gens d'une quarantaine de spécialistes d'ailleurs qui sont pour beaucoup dans cette salle pour d'autres qui vont intervenir ce soir pour beaucoup dans le public et qui ne seront pas filmés parce que leur fonction ne leur permettent pas d'apparaître en public mais ce sont des économistes des statisticiens des hauts fonctionnaires des membres de la Cour des comptes de l'Insee de Bercy qui ont fourni vraiment un énorme travail c'est des centaines de notes d'analyses de chiffrage qui ont été ensuite relus par d'autres économistes qui travaillent avec nous et avec le concours de mon équipe que je remercie beaucoup pour le beau résultat qu'on va vous présenter ce soir c'est bien sûr un travail collectif on s'est appuyé donc sur les modèles de la Banque de France et de Bercy Jean-Luc Mélenchon l'a dit et donc au nom de l'Union Populaire je tiens vraiment à remercier toutes celles et ceux qui ont participé à ce travail qui ont donné beaucoup de leur temps et je vous souhaite une très bonne émission
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alors la première partie de cette émission porte donc sur la priorité numéro 1 des Français qui aident après toutes les enquêtes d'opinion le pouvoir d'achat loin devant l'immigration et la sécurité en effet les Français sont frappés de plein fouet par la crise sanitaire et sociale donc on l'a dit 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté 8 millions ont besoin de l'aide alimentaire pour se nourrir retenez bien ces chiffres 6 millions sont au chômage dans la moitié sans indemnités je le redis et pendant ce temps les milliardaires eux se sont enrichis alors vous le savez tous les prix ont augmenté les prix des produits de première nécessité ainsi que les prix du gaz et ceux de l'essence aujourd'hui faire un plein revient à dépenser plus de 90 euros si le pouvoir d'achat est la priorité des Français c'est parce qu'on a besoin plus que jamais de gagner plus pour vivre mieux donc en effet cet enjeu du pouvoir d'achat il est au cœur de notre programme l'avenir en commun parce que pendant 5 ans Macron a gavé ses amis les plus riches donc pour les plus fortunés pour les multinationales ça a été des baisses de taxes de façon toujours pérenne une pluie d'aide aux entreprises sans contrepartie on y reviendra et pendant ce temps pour les plus pauvres premier acte il a baissé les APL et il a accordé ensuite des miettes ou des primes qui étaient elles toujours ponctuelles et donc maintenant il est temps de partager les richesses et de rendre l'argent à celles et ceux qui en ont besoin je vous laisse regarder une courte vidéo sur nos propositions pour changer ça ces dernières décennies la productivité a beaucoup augmenté on produit plus de richesses avec moins de travail humain pourtant on n'a pas vu que les salaires n'augmentés en proportion par exemple ces 10 dernières années les dividendes versées aux actionnaires ont progressé de 70% quand les salaires eux n'augmenter que de 12%.
le capital c'est beaucoup servi avec nous ce sera l'heure du travail nous allons commencer par revaloriser les salaires en portant le SMIC à 1400 euros net c'est le plus facile à faire cela va avoir un effet d'augmentation mécanique des salaires d'abord pour celles et ceux qui gagnent plus ou moins 2000 euros ensuite nous voulons dégeler le point d'indice qui sert de base de calcul au salaire des fonctionnaires car il est gelé depuis 2010 et en 20 ans les fonctionnaires ont perdu 20% de leur pouvoir d'achat nous voulons donc l'augmenter immédiatement de 10% et nous augmenterons ensuite par des négociations en étant spécialement vigilant par exemple au salaire des femmes 10 millions de pauvres 300 000 personnes sans domicile fixe 12 millions de personnes en précarité énergétique ceci n'est pas une fatalité c'est le résultat de politique économique et sociale menée depuis plus de 20 ans par tous les gouvernements et en particulier ces cinq dernières années par Emmanuel Macron qui font par ces profits avant la vie des gens avec Jean-Luc Mélenchon et l'Union Populaire ne feront tout le contraire nous partirons des besoins et aujourd'hui l'urgence sociale c'est d'éradiquer la grande pauvreté pour cela nous avons une mesure phare garantie dignité c'est à dire un revenu par personne et par mois de 1063 euros en augmentant tous les minimas sociaux afin d'être au dessus du seuil de pauvreté et de pouvoir vivre dignement en complément nous établirons la gratuité des premiers mètres cubes d'eau et kilowatt-heure d'électricité nécessaire à la vie quotidienne c'est possible c'est urgent et c'est ce que nous ferons une fois que nous serons au pouvoir et on accueille tout de suite Anne-Laure Delatte qui est économiste chargée de recherche au CNRS et qui va nous présenter le chiffrage de ces mesures qui vont permettre enfin de redonner de l'air aux françaises et aux Français et de gagner du pouvoir d'achat alors bonsoir bon clairement dans notre régime économique on a une répartition injuste entre le capital et le travail et ça ne s'est ça n'a fait que s'aggraver le gouvernement est même obligé aujourd'hui de verser une prime d'activité une espèce de subvention pour les bas salaires pour que ça permette de survivre le coût est très élevé pour les finances publiques et ça n'est pas satisfaisant que l'argent public servent à compenser pour des salaires privés trop bas donc la première mesure consiste à passer le SMIC à 1400 euros l'augmentation du SMIC continue de contribuera à rétablir cette justice fiscale cette justice pardon sociale on peut premièrement attendre que l'augmentation du SMIC entraîne les salaires juste au-dessus en fait concrètement il est probable que la revalorisation du SMIC resserre les écarts entre les bas salaires et le salaire médian donc un gain direct pour la moitié des des Français au total fixer le montant du SMIC à 1400 euros net par mois augmentera le revenu des ménages et l'équipe a calculé que ça allait représenter un gain de presque 8 milliards pour les ménages combien ça coûte ça entraîne bien sûr des dépenses supplémentaires pour l'État tous les fonctionnaires qui gagnent moins de 1400 euros ou dont la rémunération dépend directement du SMIC et là l'équipe a calculé que ça allait que ça allait coûter un peu plus de 7 milliards d'euros les fonctionnaires perdent de l'argent depuis 2010 concrètement en disant il y a eu 10% d'inflation et 1% de d'augmentation du salaire des fonctionnaires donc il y a une claire perte du pouvoir d'achat la hausse de 10% du point d'indice concernera l'ensemble des fonctionnaires de toutes les fonctions publiques évidemment ça coûtera de l'argent mécaniquement ça coûtera 14 milliards d'euros sans compter les enseignants dont on parlera plus tard ces 14 milliards seront autant d'argent injectés dans l'économie comme Jean-Luc nous l'a expliqué plus tôt alors du côté des recettes fiscales que cette injection d'économie va entraîner d'euros va entraîner dans l'économie qui dit ose des salaires dit aussi plus de d'impôts sur le revenu qui dit plus de pouvoir d'achat dit aussi plus de consommation donc plus de recettes fiscales et enfin qui dit salaire plus digne dit aussi moins de prestations fiscales au total l'équipe a calculé que ces recettes représenterait environ 10 milliards d'euros 5 milliards un peu plus de 5 milliards du côté du SMIC et un peu moins de 5 milliards du côté des fonctionnaires maintenant on va parler du du de la mesure garantie d'autonomie dont Daniel au Bono a expliqué les principes rapidement l'idée est simple personne ne doit vivre en dessous du seuil de pauvreté aujourd'hui il y a 10 millions de pauvres en France donc cette mesure elle est simple elle consiste à compléter tous les revenus pour les travailleurs pauvres très souvent contraints de travailler à temps partiel ou ceux qui sont RSA pour s'assurer qu'il ne gagne pas moins que le seuil de pauvreté bien sûr ça a un coût c'est même ce qui est appelé dans le programme le coût de la dignité collective ce coup était estimé par l'équipe sur la base de données Insee ménage et ça coûte 27 milliards d'un côté en année pleine mais ça rapporte presque 4 milliards d'euros engendrés par la hausse du pouvoir d'achat donc au final ça coûtera 23 milliards d'euros cette garantie de l'autonomie on peut aussi compter sur des effets macroéconomiques d'entraînement les oraux injectés dans l'économie qui devraient avoir un effet stimuler la demande l'investissement et l'emploi au final comme on l'a expliqué précédemment c'est en tout cas le pari qui est fait dans ces mesures l'équipe a fait les calculs on ajustant le fameux modèle de la Banque de France la hausse du pouvoir d'achat entraînera une hausse de consommation d'un peu plus de 1% et une hausse du PIB de 0,5% par an enfin dernière mesure le ski est lié pardon à la gratuité des biens nécessaires donc ce qu'on appelle les dépenses incompressibles l'idée c'est d'augmenter le niveau de vie avec l'augmentation des salaires mais aussi des mesures de gratuité sur les biens et services nécessaires pour chiffrer cette mesure l'équipe est partie sur la gratuité de 15 mètres cubes d'eau par an pourquoi parce que c'est le minimum que l'Organisation Mondiale de la Santé a indiqué pour permettre l'hygiène et la vie digne l'équipe a calculé que la gratuité coûte 4 milliards d'euros l'idée c'est d'en financer la moitié par les dépenses excessives la consommation excessive d'eau par exemple un golf 18 trous à une consommation équivalente à 12 000 habitants ça rapportera cette taxe sur les consommations excessives rapporterait la moitié du coup c'est à dire 2 milliards et enfin l'équipe a fait le même calcul pour le canal pour le l'énergie en partant d'une consommation de 1000 kWh par 1000 kWh l'augmentation progressive des tarifs avec une surtaxe pour les très riches donc toujours le même principe et les gaspilleurs permettraient encore une fois de financer 50% de cette gratuité de du coût de l'énergie des 1000 kg des premiers 1000 kWh le reste reste à charge pour l'État et il est d'environ 5 milliards donc au total le total de la gratuité fait 6 milliards d'euros et c'est le prix des droits collectifs qui a été calculé dans le programme
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alors nous passons maintenant à une partie essentielle de notre programme la justice fiscale Emmanuel Macron sous son quinquennat aura connu le plus long mouvement social depuis Mai 68 celui des gilets jaunes qui manifestaient pour plus de démocratie et pour plus de justice fiscale en effet Emmanuel Macron a aggravé le caractère injuste et peu transparent de notre système fiscal en favorisant les plus aisés qui se sont enrichis grâce aux mesures qui composent la réforme fiscale instaurée en 2018 la transformation de l'ISF en l'impôt sur la fortune immobilière l'instauration de la flat tax et la suppression de la taxe d'habitation tous les efforts sont demandés au classement moyenne et aux classes populaires ce que nous voulons faire avec le programme l'avenir en commun c'est rétablir l'équilibre voici comment la fiscalité en France est injuste et inefficace les Français le savent et demandent la justice fiscale avec Emmanuel Macron l'injustice s'est aggravée il a tout fait pour les plus riches qui paient de moins en moins d'impôts ce sont les catégories moyennes et populaires qui en souffrent non seulement elle paye leur impôts et taxe plein pot mais en plus elle subissent la faiblissement des services publics la mécanique est simple en favorisant les riches Macron appauvrez le peuple avec Jean-Luc Mélenchon et le gouvernement de l'Union Populaire la justice fiscale sera au cœur de notre projet fini les niches fiscales anti-écolo et antisocial nous réinsterons et renforcerons l'ISF taxeront les revenus du capital comme ceux du travail baisseront les impôts sur le revenu pour tous ceux qui gagnent moins de 4000 euros par mois comment faire cette grande réforme fiscale nous passerons d'un système de cinq tranches d'impôts qui prend le plus au revenu moyen à un système à 14 tranches la CSG que tout le monde paye au même taux actuellement deviendra progressive le quotient familial sera transformé en crédit pour enfants et sera plus avantageux pour les classes moyennes la pire des injustices est dans l'héritage il n'y aura aucune taxe sur les héritages de moins de 120.000 euros par enfant en revanche au-dessus de 12 millions d'euros d'héritage nous donnerons tout aux jeunes sous la forme d'une garantie d'autonomie de 1063 euros par mois pourquoi réformer parce que l'unité du peuple passe par la solidarité et la redistribution il faut des services publics de bonne qualité nos écoles nos hôpitaux et nos tribunaux tous manquent cruellement de moyens pour bien faire nous voulons aussi prendre soin des personnes âgées en EHPAD ou à domicile enfin il est urgent de financer la bifurcation écologique de notre système économique avec Jean-Luc Mélenchon 92% des familles perdront moins d'impôts pour les 8% les plus fortunés l'effort de Manden n'est que justice c'est un rééquilibrage
[Musique]
avec la révolution fiscale qu'on propose c'est fini la société des héritiers nous on veut une société d'égalité et pour nous en parler j'accueille Manon Aubry député européenne et tu as été responsable du plaidoyer sur la justice fiscale et les inégalités chez Oxfam pendant 4 ans je te laisse la parole merci beaucoup Clémence bonjour à toutes à tous je vais vous parler de l'imposition sur le patrimoine alors ça paraît pas très sexy comme ça mais en réalité quand on parle d'inégalités les inégalités de revenus sont de 1 à 5 mais quand on parle des inégalités de patrimoine elles sont de 1 à 211 entre les 10% les plus pauvres de notre pays et les 10% les plus riches évidemment la situation ne s'est pas améliorée avec Emmanuel Macron le président des riches qui une fois au pouvoir s'étant pressé de supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune et de mettre en place la flat tax résultat c'est un cadeau de 1,7 millions d'euros qu'il a fait chaque année au 100 ménage les plus riches je pense que vous êtes nombreux à rêver d'un tel cadeau la première chose que nous ferons évidemment une fois arrivé de pouvoir et de rétablir si on se tenante l'impôt de solidarité sur la fortune que d'ailleurs nous renforcerons et nous reverrons le barème notamment pour inclure une dimension écologique pour faire en sorte de taxer davantage les patrimoines qui sont davantage polluants et inciter les plus riches à des investir des activités les plus polluantes nous supprimerons évidemment aussi la flat tax pour imposer les revenus du capital comme ceux du travail et revenir et récupérer les 1,8 milliards d'euros qui ont été versés et acceptés par les plus riches de notre pays avec cette flat tax en tout ça fait donc 11,8 milliards d'euros que nous récupérons auprès d'une toute petite minorité de la population deuxième impôt dont je vais vous parler c'est un impôt dont on parle assez peu et pourtant il est payé par 32 millions de personnes dans notre pays et c'est un des impôts les plus inégaux que compte notre société et qui rapporte beaucoup plus d'argent que l'impôt sur la fortune immobilière c'est la taxe foncière qui est profondément injuste puisqu'elle ne tient pas compte de l'ensemble du patrimoine que vous détenez ni même vous tous ici qui achetez un appartement ou une maison en général vous contractez un prêt et c'est bien la banque qui possède en grande partie votre bien le temps que vous remboursiez votre prêt la réforme que l'on propose est de prendre en compte pour la taxe foncière l'ensemble de pâtes du patrimoine que vous détenez dit autrement entre vous et Bernard Arnault qui a un certain nombre de propriétés et bien vous ne paierez pas la même taxe foncière et nous déduirons l'emprunt les dettes que vous avez contractées pour pouvoir acquérir votre bien l'objectif il est d'abord de redistribuer les richesses et de faire de cet un point d'impôt davantage agressif mais à la marge il rapportera quand même 1,5 milliards d'euros mais surtout l'objectif principal c'est que toutes les classes moyennes qui sont propriétaires de notre pays payent moins de taxes foncières enfin et c'est le dernier impôt dont je vais vous parler qui a beaucoup fait l'actualité ces derniers mois et c'est tant mieux qui est l'impose sur l'héritage on nous dit souvent qu'il est un populaire mais c'est en réalité parce qu'il est injuste injuste parce que par exemple si vous voulez donner une maison ou un truc plus petit comme une voiture à un proche de en ligne ce qu'on appelle un direct ou même à un ami vous êtes taxé à 60% alors que nos amis libres plus riches bénéficient de niche fiscales qui leur permet notamment de payer moins d'impôts sur l'héritage l'objectif pour nous c'est de faire en sorte que cette impôt soit évidemment davantage progressif et que chaque personne puisse transmettre 120.000 euros à chaque enfant sans payer aucun euros d'impôts et voire même qu'il puisse choisir la personne à qui il le donne via ce principe d'adoption sociale l'objectif c'est qu'il baisse pour les petits héritages et qu'il augmente pour les plus gros héritages à partir de 12 12 millions d'euros ça va pour commencer dans la vie 12 millions d'euros c'est 8 siècles de Smic je pense qu'on y rêve tous et bien nous prendrons tout pour pouvoir donner à ceux qui sont le plus en difficulté et financer la garantie jeune plus aucun jeune Nora a travaillé pour financer ses études et sera financé une garantie d'autonomie de 1063 euros par mois grâce à cette réforme de l'impôt sur l'héritage et c'est donc 17 milliards d'euros que nous récupérerons grâce à cette réforme enfin pour conclure et c'est le sens et c'est peut-être ce qu'il faut retenir de notre réforme de l'imposition du patrimoine dans notre réforme 90% des Français perront moins d'impôts sur le patrimoine à vous tous qui nous regardez faites le compte si vous possédez moins de 5 qui est ce que possède 90% des Français possèdent moins que ce seuil et bien vous paierez moins d'impôts sur le patrimoine en revanche les 1% les plus riches qui possèdent plus d'un million 750 000 euros c'est plutôt pas mal il en faut quelques propriétés à l'île de Ré et bien eux seront davantage imposés ce qui nous permettra au total de récolter 30 milliards d'euros et de rétablir un principe pour lequel c'était battu les gilets jaunes que les groupes et gros et que les petits payent petit je vous remercie merci beaucoup Manon alors comme vous l'avez entendu dans la vidéo tout à l'heure en dessous de 4000 euros par mois on va payer moins d'impôts au dessus ils vont payer un peu plus ou beaucoup plus pour nous expliquer ça c'est Éric Coquerel qui va nous nous expliquer le fonctionnement de la révolution fiscale député membre de la commission des finances et je te laisse la parole merci Clémence bien ça a été dit sous le quinquennat Macron les plus riches se sont enrichis comme jamais mais un autre phénomène a été aussi que la fiscalité a été toujours moins redistributive alors vous me direz ça date pas de Macron ça date des années 80 la contre-révolution néolibérale régal Thatcher qui sont attaqués à l'état social et un de ces piliers qui la fiscalité avec conséquence Mo de recettes pour l'État mais aussi l'enrichissement des plus riches et puis un impôt moins redistributif moins juste le premier point c'est finalement c'est que l'impôt minuscule celui qui est considéré comme en général l'impôt par dans l'imagerie populaire c'est-à-dire l'impôt sur le revenu à une part toujours moins importante dans l'imposition globale songer qu'aujourd'hui il ne pèse plus que de 19% par rapport aux impôts non redistributifs et ces impôts redistributifs deux d'entre eux la TVA a vu son poids en vingt ans augmenter de 25% tandis que la CSG créée en 1991 a vu elle son poids augmenter de 370%.
la deuxième caractéristique ça a été une baisse d'imposition des plus hauts revenus on l'a dit tout à l'heure Jean-Luc l'a expliqué sur le taux marginal maximal il est passé dans le même temps des années 80 aujourd'hui de 65 à 45% et puis troisième caractéristique c'est toujours moins de tranches d'impôts c'est-à-dire moins de progressivité de l'impôt et c'est notre premier visuel qui va le montrer c'est un pot est devenu du coup très injuste pour les classes moyennes puisque vous voyez que si vous gagnez 2172 euros par mois ou 6212 euros par mois et bien vous avez le même barème qui s'est s'applique il y a donc là une injustice totale le bilan de tout ça c'est qu'en 1945 1% des plus riches payaient 44 % de l'impôt sur le revenu aujourd'hui le même pour cent des plus riches ne paye plus que 18% de l'impôt sur le revenu sans compter que ceci bénéficie en plus des niches fiscales qui techniquement en face de manière à éviter l'impôt les avantages considérablement nos mesures c'est de remettre tout ça dans le bon sens c'est une vraie révolution fiscale parce que cela redonne justement toute son sa force et son poids à la dimension redistributive de l'impôt et tout commence avec l'impôt sur le revenu l'impôt sur le revenu nous reviendrons à 14 tranches d'impôts comme c'était au début des années 80 avec deux caractéristiques le premier c'est ça sera un impôt universel tout le monde paiera l'impôt sur le revenu y compris les 40% de français aujourd'hui défavorisés qui ne payent pas l'impôt sur le revenu et qu'ils paieront entre 10 euros et 100 euros par mois mais je rassure tout le monde ils auront ils auront large contreparties avec le fait que la CSG devient progressive et que l'on baisse la TVA je vais venir tout à l'heure deuxième caractéristique on arrête avec cette vision très patriarcale de l'impôt qui contredit les questions d'égalité notamment de revenus salaires hommes-femme on supprime le quotient conjugal et familial au profit d'un crédit d'impôt par enfant pour toutes les familles la CSG enfin devient un impôt progressive avec le même nombre de tranches que l'impôt sur le revenu et puis on revient à un taux maximal marginal de 90% confondus impôt sur le revenu CSG pour les personnes qui gagnent plus de 33000 euros par mois 90 % Roosevelt fait Mélenchon peut bien le faire les conséquences c'est le deuxième visuel c'est que les 8% des plus riches nos concitoyens paieront aujourd'hui Péron plus et 92%, je pensais 92% paieront moins c'est à dire dès lors vous gagnez moins de 4000 euros par mois vous êtes célibataire vous aurez un avantage avec ce que nous proposons les recettes parce que c'est ce qui nous intéresse ose du barème des plus hauts revenus plus 5 milliards suppression du quotient familial plus 11 milliards le coût les dépenses baisse des impôts pour 92% de nos concitoyens moins 10 milliards remplacement du quotient du Crédit Impôt du quotient par le Crédit Impôt pardon moins 1 milliard recettes total pour l'impôt sur le revenu 5 milliards j'en viens au niche fiscal le coût global il est terrible en France 90 milliards avec souvent des niches qui sont injustes socialement nuisibles écologiquement usine donc nous allons faire une évaluation et une suppression de sel qui dépareille trop par rapport à ses critères quelques exemples Pinel que la Cour des comptes épingle constamment qui n'a rien fait sur la question du logement mais qui coûte cher ou la niche pour favoriser les heures supplémentaires nous qui voulons revenir au 35 heures mieux payées le coût les recettes totales de cette suppression de miches fiscale c'est plus 11,7 milliards auxquels s'ajouteront un milliard du fait que nous plafonnerons le crédit emploi à domicile qui aujourd'hui pour moitié bénéficie aux personnes qui gagnent plus de 4800 euros par mois recette totale plus 12,7 milliards troisième et dernier point le plus injuste et qui pèse pourtant qui représente pourtant 50% de la fiscalité c'est simple on va baisser la TVA de tous les premiers les produits de première nécessité de 10 à 5 ou de 5 à 5 % dans le même temps on augmentera la TVA pour les produits de luxe en passant de 20 à 33% et ça tombe bien parce que la baisse de la TVA produit prosté ces 5 milliards que que ça coûte à l'état par contre la hausse de la TVA dans le grand luxe et 5 milliards c'est donc compenser en résumant tout en rendant l'impôt sur les particuliers plus justes plus redistributif plus progressif meilleur pour la consommation populaire les recettes totales pour l'État seront de 17 milliards merci merci Eric et tout de suite j'accueille Adrien toussel avec qui j'ai le plaisir de coordonner le programme qui va nous dire qui sont les gagnants de nos mesures
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au niveau de vie ça croître de la manière la plus importante tandis que à partir de 75% de la population le quart le plus riche lui verra son niveau de vie légèrement diminué je j'attire votre attention sur le fait qu'il s'agit d'un niveau de vie et non pas d'un revenu il n'y a pas là que l'argent qui va dans les poches des individus mais il y a également l'ensemble des contributions collectives du service public des remboursements de transport médicaux ou les tarifs sociaux qu'on a pu évoquer avant bref tout ça pour dire que ce programme est d'intérêt général car il élève généralement le niveau de vie merci Adrien toussel pour cette intervention sur les gagnants de nos mesures qui conclut cette première partie des missions et qui me permet d'introduire la deuxième mieux gagner sa vie mieux vivre voilà les conditions nécessaires à une société du bien-être et de l'entraide et pour mettre en place ce projet de société que nous portons nous avons besoin de progrès social et humains qui passent par l'éducation la santé et le besoin de se sentir en sécurité ce sont ces mesures que nous allons chiffrer dans cette deuxième partie d'émission un budget de progrès social et humain
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notre programme qui est la clé pour nous du progrès humain nous avons besoin d'éducation pour permettre à chacun de se saisir de sa propre liberté d'être en mesure de répondre au défi du progrès collectif or notre service public d'éducation a été sabordée par des décennies de politique libérales destructrices donc nous voulons reconstruire l'école de l'égalité et de l'émancipation on vous présente ça dans une vidéo pour notre école nous recruterons des dizaines de milliers d'enseignants afin de parvenir à un nombre moyen de 19 élèves par classe et tout de suite nous mobiliserons ces personnels supplémentaires en maternelle et dans l'éducation prioritaire nous allons également investir massivement dans la voie professionnelle nous allons ouvrir des lycées professionnels des lycées maritimes des lycées agricoles ils sont indispensables pour faire la bifurcation écologique de notre économie pour y parvenir nous avons besoin de redonner de l'attractivité au métier d'enseignants et pour cela nous augmenterons leur salaire de 30%.
15% immédiatement en dégelant le point d'indice et 15% à mettre en discussion avec leurs organisations syndicales pour les élèves pour leur famille et pour assurer une égalité de chacun d'entre eux nous ferons enfin la gratuité réelle de l'éducation gratuité des cantines scolaires avec des menus issus d'une agriculture locale et biologique gratuité des fournitures scolaires gratuité aussi des sorties scolaires de l'éducation maître de conférence à l'ENS Paris Saclay et membre du Parlement de l'Union Populaire je te laisse la parole merci beaucoup bonsoir merci alors depuis 50 ans le droit à l'éducation a permis un accès de plus en plus massif et de plus en plus long des jeunes à l'éducation pendant des dizaines d'années l'État a su construire des collèges des lycées et même des universités pour assurer ce droit cette massification de l'éducation se poursuit aujourd'hui mais sans investissement public les conditions d'études des élèves et des étudiants se sont donc dégradés et aussi les conditions de travail et les salaires des personnels nous proposons donc avec l'avenir en commun un réinvestissement massif dans l'éducation à la hauteur des besoins de la population il faut commencer par recruter des enseignants et des enseignants pour arriver à faire au moins aussi bien que la moyenne européenne de 19 élèves par classe notamment en maternelle et dans l'éducation prioritaire nous ouvrirons donc 50 000 classes supplémentaires dans les écoles et 50 000 classes supplémentaires dans les collèges et les lycées dont une partie pour les élèves primo arrivants au salaire actuel c'est 100 000 nouvelles classes ça coûterait 5,6 milliards d'euros mais avec la hausse de 30% des salaires dans l'éducation qu'on vient de présenter il faudrait il est nécessaire de financer 7,3 milliards d'euros j'y reviendrai il faut aussi recruter des assistantes d'éducation et des assistants pédagogiques dans chaque établissement nous savons vous savez pardon que la mer est importante pour l'avenir en commun nous proposons qu'il n'y ait plus de départements maritime sans lycée maritime il faut donc construire 20 nouveaux lycées nous augmenterons également de 10% le nombre des lycées professionnels et agricoles au total ce sont donc 160 000 enseignants et enseignants qu'il faut recruter pour 8,85 milliards d'euros qui seront mobilisés pour développer le service public éducatif la principale mesure du programme sur l'éducation c'est une forte augmentation des salaires en commençant par rattraper la perte de pouvoir d'achat sur les 10 dernières années Diogène due au gel du point d'indice des fonctionnaires ça a été mentionné rien que sur le dernier quinquennat c'est 200 euros qui sont perdus tous les mois par les enseignants et les enseignants avec les organisations syndicales une négociation doit permettre d'arriver à une augmentation de 30 euros du salaire pour tous les personnels de l'Éducation nationale enseignant ou non pour un coût d'un peu moins de 11 milliards d'euros nous proposons également de rendre réellement gratuit l'accès à l'éducation de la maternelle à l'université la prise en charge des manuels de la fourniture scolaire des fournitures scolaires et de la cantine pour 12 millions d'élèves revient à 7,9 milliards d'eau nous mettrons enfin en place la gratuité de l'accès à l'enseignement supérieur dès septembre 2022 un rebours de la dynamique actuelle de généralisation et de hausse des frais d'inscription partout dans l'enseignement supérieur une hausse particulièrement xénophobe puisque elle est plus importante pour les étudiants et les étudiantes étrangers étrangères c'est donc 500 millions d'euros qui sont nécessaires pour mettre en place un réel accès gratuit enseignement supérieur et au total 8,4 milliards d'euros toutes ces dépenses nouvelles renforcent le service public pour répondre aux besoins de la population en éducation elles augmentent le niveau de vie de toute la population mais de façon évidemment très différenciée suivant le revenu avec une hausse de 0,7% pour les plus riches mais beaucoup plus importantes de 5,5% pour les 10% les plus pauvres soit l'équivalent de 3 semaines de revenus assurer le droit à l'éducation c'est donc aussi une politique redistributive une politique économique pour plus de justice sociale merci merci beaucoup Hugo on me dit qu'il y a eu une toute petite erreur une précision donc c'est 30% et non pas 30 euros voilà mais c'est une bonne nouvelle finalement donc tout va bien merci beaucoup Hugo alors aujourd'hui un jeune sur cinq est au chômage un sur deux vis sous le seuil de pauvreté et ce qu'on veut évidemment nous c'est élargir l'horizon de la jeunesse lui permettre de participer pleinement à la société de l'harmonie que nous voulons bâtir on en parle juste après cette vidéo vous l'aviez sans doute vu dans notre programme l'avenir en commun nous proposons la création de 300 000 emplois jeunes qui interviendront notamment dans l'éducation nationale où les besoins sont immenses mais aussi dans les associations de solidarité où toutes celles qui œuvres pour la bifurcation écologique les besoins sont-ils immenses et pourtant le chômage des jeunes reste beaucoup trop élevé c'est 300 000 points jeunes si nécessaire seront tous rémunérés au SMIC nous proposons une conscription citoyenne qui s'adressera à tous les jeunes avant leur 25 ans qui dura 9 mois et qui sera rémunéré au SMIC qui aura été revalorisé il y aura une formation militaire initiale mais aussi la possibilité de faire appel aux droits à l'objection de conscience un bilan sur la formation de chaque jeune sera fait mais aussi en bilan de santé il y aura également une formation pour la conduite et la possibilité gratuitement de passer le permis de conduire alors pour que les jeunes qui puissent étudier sereinement qui n'ont pour que les jeunes qui étudient puissent étudier sereinement nous mettrons en place une garantie autonomie jeunesse à hauteur de 1063 euros par mois l'objectif pas un jeune en dessous du seuil de pauvreté je vous laisse regarder une vidéo qu'on a construit sous la forme d'un micro-trottoir on a rencontré des jeunes qui nous ont expliqué ce qu'ils font et ce qu'ils pensent de la garantie autonomie jeunesse
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moi quand j'ai fait mes études je pouvais pas faire de crédit j'étais obligé de travailler à côté par rapport à des grilles qui dépendent de l'âge je suis payé 600 € j'étais assez Sorbonne mais à côté il fallait que je fasse des petits jobs pour pour trouver un logement pour payer mes livres etc je l'ai fait j'ai essayé pendant trois ans mais c'était vraiment dur de travailler en tant de serveuse ou à la caisse pendant tous les week-ends même pas mangé et du coup je pouvais même pas suivre le cours pourquoi aujourd'hui j'ai pas fini mes études à Sorbonne c'est parce que justement travailler à côté les week-ends dans un endroit où c'est pas forcément c'est ce que je veux faire plus tard ça m'a empêché de continuer
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la garantie autonomie gêne c'est pas négligeable qui est de 1503 euros par mois je trouve l'idée vraiment trop trop bien ça peut emmener des beaucoup déjà de payer mes projets de manière un peu plus un peu plus décente ça veut dire que je serai plus obligé de travailler à côté de mes études et que tous les étudiants pourronter de se retrouver à être maltraités dans des jobs où en fait on est facilement remplaçable vous les contrats sont précaires et qui nous stressent et qui prend du temps sur nos études en fait si à ce moment là ça ça avait existé ça m'aurait permis de de vivre mon rêve et même de de mieux travailler par la suite parce que du coup maintenant il y a plein de choses que je dois approfondir mieux apprendre que j'aurais dû apprendre à ce moment là aussi pouvoir chercher du travail toutes ces réalités parce que du coup aujourd'hui bah si on travaille pas on n'a pas d'argent ce qui fait qu'on est dans le stress et cette tête là franchement ça ça pourrait aider même motiver aux jeunes de vouloir faire ces études qui sont en province par exemple le fait d'avoir des études qui permettent d'avoir un salaire derrière on peut s'acheter une petite voiture un petit scooter n'importe quoi parce que bah pour pas aller au manque de transport en commun sur place non franchement il est d'où nous mettrons un terme à la souffrance à la précarité dans laquelle les jeunes sont plongés une souffrance des jeunes une précarité des jeunes qui ont explosé durant le quinquennat d'Emmanuel Macron nous proposons pour en sortir trois choses d'abord la garantie d'autonomie plus un jeune ne vivra avec moi de 1063 euros par mois 1063 euros qui est le seuil de pauvreté cette garantie d'autonomie sera accessible à partir de 18 ans pour les étudiants qui sont en formation dans l'enseignement général et à partir de 16 ans pour les jeunes qui sont dans l'enseignement professionnel deuxième mesure la construction massive de logements étudiant nous construirons 15000 logements étudiants par an je vous rappelle que Emmanuel Macron avait proposé de construire 60000 logements sur toute la mandature on en a pas vu la moitié ensuite troisième proposition un grand plan immobilier universitaire nous rénoverons les amphithéâtres les laboratoires les lieux de vie des étudiants voici les propositions qui seront mises en livre dès l'élection de Jean-Luc Mélenchon le candidat de l'Union Populaire alors j'accueille tout de suite Adrien toussel coordinateur du programme pour chiffrer ses mesures je te laisse la parole
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et effectivement je vais redire comme tout à l'heure la seconde question qui brûle l'élève c'est là aussi combien ça coûte et bien le premier élément de réponse c'est d'abord de regarder le prix actuel de la situation qui est la nôtre aujourd'hui nous connaissons en France un taux absolument énorme de jeunes qui ne sont ni en emploi ni en formation ni en études ils sont un million et demi c'est plus que dans le reste de l'Union européenne on est un point au-dessus de la moyenne européenne et cela coûte extrêmement cher on doit chaque année avec les différents comptes sociaux et comptes publics déboursés 22,2 milliards d'euros en multiples dispositif d'aide ou d'accompagnement pour essayer d'aller rechercher ces jeunes les accompagner les leur proposer un débouché vers l'emploi ou une formation professionnelle donc la situation actuelle est très chère on va essayer de rapporter le coût de ce que nous connaissons aujourd'hui au prix de ce que nous allons faire demain la première des mesures qui a été évoquée était la garantie d'autonomie pour les jeunes cette garantie d'autonomie qui vise je le rappelle à compenser les revenus jusqu'à 1063 euros par mois pour une personne seule coutera aujourd'hui 9 milliards 5 9 milliards 5 c'est le prix de la continuité des études de la capacité à aller jusqu'au bout des diplômes et la fin de l'obligation faite à des étudiants ou des étudiants de travailler comme c'est le cas pour la moitié d'entre eux et d'exercer une activité hors cursus qui n'a rien à voir avec leur thématique d'études on peut étudier les mathématiques et aller vendre des produits sur le marché ou étudier le droit et faire des baby-sittings bref 9 milliards 5 c'est le prix de l'élévation des qualifications par l'accès général au diplôme c'est 9 milliards 5 vont avec un plan collectif parce qu'être étudiant ce n'est pas qu'une question de revenu individuel c'est une question de capacité d'existence ensemble et cette capacité d'existence ce sont les 1 milliard 6 que nous allons mettre dans la rénovation des universités et la construction de logements spécifiquement adressée aux étudiants et aux étudiants pour qu'ils arrêtent de devoir réviser le soir avec des punaises de lit dans leur cité U ou étudier la journée dans un amphithéâtre qui goûte lorsqu'il pleut à l'extérieur deuxième ordre de mesure ce sont les emplois jeunes au nombre de 300 000 on le sait aujourd'hui être jeune est une vulnérabilité sur le marché de l'emploi à diplôme égal un moins de 25 ans et 3 fois plus souvent au chômage que ces aînés
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de surmonter les difficultés que l'on connaît assez classiquement pour les jeunes à savoir l'absence de réseau la présomption d'incompétence ou encore le prix de la mobilité bref cette conscription citoyenne est un des moyens de d'acquérir de nouvelles qualifications au niveau de la jeunesse et d'avoir le permis de conduire également financé comme on a pu le voir dans les vidéos précédentes qui est un des freins majeurs à la recherche d'emploi en somme ces trois mesures additionnées dépasses de 1 milliard 5 le prix actuel de gestion des jeunes ni en emploi ni en formation ni dans le système scolaire et éducatif cela signifie que leur traitement la remise en emploi en formation et en éducation ne coûte de manière nette que 1 milliard 5 puisque nous allons récupérer tout l'argent qui est dès aujourd'hui dépensé et que nous allons faire de la nouvelle génération la plus qualifiée de l'histoire du pays merci Adrien on va maintenant parler tout de suite d'un autre besoin indispensable qui est la santé avec le covid le mépris de Macron pour les alertes des soignants les 5700 lits qu'il a supprimé pendant son mandat tous les services d'urgence qui ont fermé notamment dans les zones rurales notre service public de santé est à bout de souffle il faut le reconstruire intégralement c'est ce qu'on va faire la première mesure pour l'hôpital et pour les EHPAD que devrait prendre Jean-Luc Mélenchon s'il était lu président de la République c'est un grand plan qui associe la formation massive de personnel et les embauches nous manquons de 100 000 personnels à l'hôpital les salaires sont ridiculement bas aujourd'hui on regarde la pénibilité de ces métiers essentiellement féminin et puis surtout surtout la crise a montré que nous manquions dramatiquement de lit il faut arrêter les fermetures lui et surtout en rouvrir et puis le mode de financement de l'hôpital aujourd'hui est complètement à revoir puisque la tarification à l'activité crée des malades rentables et des malades non rentables et cette sélection des patients est insupportable pour les patients mais aussi pour les personnels donc vivement que ça change aujourd'hui lorsque nous sommes de garde nous les médecins urgentistes à domicile c'est tous les jours que l'on observe des renoncements aux soins soit parce que les patients n'ont pas de mutuelle soit parce que les rendez-vous sont trop loin en secteur 2 donc avec dépassement d'honoraires ainsi ils ne vont pas prendre rendez-vous pour leur imagerie chez le dentiste ou chez leur médecin spécialiste et quand ils arrivent ensuite à l'hôpital on les ferait économiques sont plus importants pour la collectivité ceci est bien sûr un système qui est mortifère ainsi il faut absolument qu'on ait un 100% sécurité sociale avec un remboursement complet des soins qui sont prescrits que ce soit pour les radios les médicaments les spécialistes et les frais de complémentaires seront ainsi annulés les personnels des mutuelles intégreront directement la sécurité sociale pour un parcours mieux coordonné et des patients globalement mieux pris en charge il est important dans notre pays de maintenir l'autonomie de nos personnes âgées en priorité créer 10000 places par an pour permettre l'accueil au maintien à l'autonomie des personnes âgées dans notre pays mais surtout l'embauche en urgence de 240 000 soignants pour enfin avoir un ratio soignant résident qui permettent de stopper la maltraitance institutionnelle qui existent et perdure dans notre pays depuis beaucoup trop d'années tout ceci est financé 240 000 soignants 0,6 soignants au chevet du résident et enfin grâce à l'Union Populaire nous stopperons la maltraitance institutionnelle et nous rendrons la dignité et l'autonomie à nos personnes âgées en France et pour présenter vous pouvez les applaudir pour présenter le chiffrage sur ce thème j'accueille Maël chassé qui a travaillé donc au ministère de la Santé je te laisse la parole merci clémence
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bonjour à toutes et à tous souvent quand on parle de santé on considère la santé comme un coup alors que il faut rappeler que la santé c'est avant tout un investissement c'est un investissement pour la santé des gens évidemment mais c'est un investissement pour le fonctionnement de la société plus globalement c'est d'autant plus intéressant comme investissement que si on fait de la prévention et des soins on empêche un certain nombre de dépenses supplémentaires on l'a dit la situation de la santé en France et du système de santé est assez dramatique on a la fermeture d'un certain nombre de lits on a des difficultés à recruter dans les EHPAD et on a ce chiffre complètement incroyable d'un tiers des Français qui renoncent à des soins pour des questions financières alors on a une mesure dans l'avenir en commun pour faire face à ça c'est le 100% sécu alors qu'est-ce que c'est le 100% sécu c'est une mesure qui va permettre le remboursement intégral par la Sécurité sociale des soins qui sont prescrits ce coup cette mesure pardon elle est estimée à un coût de 39,3 milliards d'euros le bon côté de cette mesure c'est qu'elle est financée elle est financée par deux moyens tout d'abord par des cotisations les cotisations sécu qui en fait remplace les cotisations et les primes d'assurance ou de mutuelle que l'on paye actuellement et ça ça représente 25,7 milliards d'euros et le reste c'est financer donc le reste de 13,6 milliards d'euros c'est financé par des économies des économies sur les frais de fonctionnement donc que ce soit la publicité et le marketing des mutuelles qui n'auront plus lieu d'être mais également par des encadrements un meilleur encadrement des dépassements d'honoraires ou d'autres économies sur lesquels je vais pas détailler concernant l'hôpital public la crise du covid on l'a tous en tête à montrer la crise de l'hôpital mais ce qu'il faut savoir est-ce que savent les soignants et les gens de l'hôpital c'est que cette crise elle préexistait à la crise du covid et en effet ça fait pour cause ça fait 20 ans que le financement du budget de l'hôpital public et réduit alors il a été stabilisé sous le sous le gouvernement Macron mais pour autant il n'y a pas eu un investissement suffisant des moyens suffisants pour permettre une revitalisation de l'hôpital de notre côté on prévoit de remettre sur pied l'hôpital avec deux mesures principales qui sont chiffrées la première mesure c'est la création de 100 000 emplois donc des emplois hospitaliers que ce sont des médecins des infirmières des aides soignantes ou des personnels administratifs et le second la seconde mesure c'est l'augmentation du budget de l'hôpital de 5% par an et ces deux mesures donc les emplois plus l'augmentation du budget ça représente 20 milliards d'euros en parallèle nous allons supprimer la tarification à l'acte la T2A dont parlait Christophe prud'hommes dans la vidéo cette tarification elle c'est à la grandement participé aux dysfonctionnements de l'hôpital parce qu'elle pousse à une surconsommation de soins et d'opération elle est estimée par les fédérations de professionnels à un ordre de 30% donc avec le changement de tarification et d'autres économies on arrive à voilà à 7 milliards d'euros d'économies et enfin mon troisième point ce sera sur la prise en charge du grand âge et de la dépendance on a tous en tête les récences scandales sur les EHPAD privés hors PA pour ne pas les citer mais il y en a d'autres et il faut repenser le système de prise en charge de la dépendance pour nous nous préparer sur ce sujet là on s'est fondé on s'est appuyé sur le travail de Caroline Fiat et de ses collaborateurs qui ont vraiment chiffré et proposer des mesures il y en a trois principales de mesures la création de 10000 places en EHPAD par an le recrutement de 240 000 personnels et enfin la revalorisation de ces métiers donc ce soit par la formation ou par le salaire on le sait qui sont actuellement assez bas et l'ensemble de ces mesures sur le grand âge sont estimés à 11,2 milliards d'euros merci Maëlle merci beaucoup alors dans cette séquence consacrée au progrès social et humains nous vous avons parlé de jeunesse d'éducation et de santé et maintenant nous allons parler du besoin de vivre en sécurité qui repose sur trois choses une justice au service du peuple une police de proximité formée et le besoin urgent de lutter contre les violences faites aux femmes je vous propose de regarder cette vidéo sur ces sujets 65 000 65 000 c'est le nombre de postes que nous allons créer au ministère de la Justice pour réparer ce service public que nous devons au justiciables dans ces 65 000 recrutements évidemment il y a des postes de magistrats nous avons deux fois moins de magistrats par habitant que nos voisins allemands il est temps de réparer cela et qui dit magistrat dit greffier pour la compagnie à ses côtés et le ministère de la Justice est aussi un certain d'autres postes je pense aux conseillers pénitentiaire d'insertion et probation qui participent à la lutte contre la récidive ou les éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse pour les enfants qui sont en conflit avec la loi pour ce qui concerne la police nous avons besoin d'une police nationale de proximité qui se déploie dans un cadre républicain de tranquillité publique avec des gardiens de la paix au service des citoyens et des citoyens et évidemment nous avons besoin d'une police judiciaire qui s'occupe des plaintes des gens il faut qu'on puisse traiter les plaintes pour résoudre les enquêtes voilà ce que nous devons aux françaises aux Français nous dégagerons un milliard pour lutter contre les violences faites aux femmes parce que c'est le chiffre que nous avons grandi lors des manifestations qui sont déferlé sous le quinquennat Macron parce que il y avait un gouffre entre les annonces faites et la réalité des budgets qui ont été consacrés d'ailleurs au Grenelle contre les violences faitesophale que nous avons arraché le Premier ministre a dit que la lutte contre les violences faites aux femmes n'étaient pas une question de budget or c'est faux nous savons que les solutions existent mais qu'elles impliquent des moyens pour les pouvoirs publics pour accompagner la parole des femmes et prendre en charge toutes les étapes de la vie de ces femmes qui sont violentées et bien pouvoir les accompagner il faut prévenir protéger être capable de former les agents de police de donner des moyens à la justice de faire son travail de faire de l'information à grande échelle et aussi de mettre les moyens pour une éducation antisexiste dans les écoles pour tout cela nous mettrons un milliard et j'appelle tout de suite Bernard Pignerolle qui va nous chiffrer ses mesures Bernard Pignerolles et haut fonctionnaire juriste et président de l'Institut La Boétie Notin et gouvernel ici viennent de parfaitement résumer quelques points du programme police justice avec la Focus sur les violences mezzophone c'est d'après Pierre Joxe qui est quand même une référence en la matière le programme le plus argumenté et le plus complet qui existe à ce jour sur ce sujet d'abord je vais vous parler de justice c'est le troisième pouvoir et c'est aujourd'hui la honte de la République Hugo a rappelé deux trois chiffres j'en citerai quand même un nous ne dépensons par an que 70 euros pour la justice par habitant alors que l'Espagne en dépense 93 et l'Allemagne 131 ça a un coût social c'est un coup humain c'est inacceptable et il faut donc y remédier pour cela nous allons dépenser 4,5 milliards d'euros par an avec une montée en puissance notamment sur le personnel le premier poste budgétaire effectivement ça a été rappelé par Hugo c'est le personnel 65000 postes seront ouverts dans le monde de la justice qui se répartissent de la manière suivante 43 000 dans l'administration judiciaire magistrat greffier personnel administratif dans l'administration pénitentiaire et on ne parle pas là du garde des gardiens de prison on parle uniquement des greffiers et la moitié des postes seront réservés à l'insertion et à l'approbation pour ancrer une justice de prévention et de remise dans le droit chemin lorsqu'il le faut 10000 postes sur la PJJ sur la prévention pardon de la judiciaire de la jeunesse et enfin 2000 postes d'accès aux droits la deuxième dépense budgétaire que nous ferons c'est pour répondre aux besoins en effet et ça représentera pardon 1,6 milliards d'euros par an en effet aujourd'hui l'accès est cher inégal est souvent inutile donc nous doublerons déjà l'aide juridictionnelle ce qui permet à ceux qui n'en n'ont pas les moyens d'avoir accès à un avocat qui puisse les défendre devant les tribunaux ça nous coûtera 600 millions d'euros par an la deuxième chose sera la gratuité des procédures les plus élémentaires les plus nécessaires et là c'est souvent le divorce c'est l'exemple qu'on prend aujourd'hui un divorce coûte entre 1000 et 8000 euros par an en moins ce sont des chiffres qui ont été donnés par les ministères et donc ce sera totalement pris en charge pour un coût total avec d'autres procédures pour un coût total de 1 milliard d'euros par an la police tout a été dit il faut tout refaire du sol au grenier de la cave au grenier je vais donc vous parler que de deux mesures d'abord le recrutement 12000 recrutements seront fait pendant le quinquennat pour une hauteur de 570 millions d'euros par an à terme lorsque l'affaire sera montée en puissance pour mettre l'accent sur la police judiciaire et la police scientifique la police judiciaire verra ses effectifs accroît de manière à atteindre le chiffre de 370 millions par an nous multiplierons notamment par deux la lutte contre les traîtres humaines la lutte contre la pédocrinalité et nous incluons dans ce budget là les douanes qui participent au démantèlement des réseaux à hauteur de 18,5 millions d'euros par an deuxième volet toujours répondent aux besoins de la population il faut donc ça passe par de la formation et par l'accueil des victimes 530 millions d'euros par an qui seraient parti en haut entre la police de proximité la reconversion des agents des bacs et des braves qui sont supprimés comme vous le savez si vous avez lu le programme et l'insertion des polices municipales dans le dispositif global de la police de sécurité ça concernera quand même 40 000 agents total pour un coût je décline c'est dans les 530 millions d'euros 200 millions d'euros par an le reste sera donc consacré à l'accueil des victimes avec la mise en place de dispositions d'écoute et de formation des personnels et dispositifs d'écoute pour 300 millions par an enfin pour détailler ce que vous a expliqué le fléau que clémentinotta a rappelé les froid que ça peut causer chez nous donc la lutte contre les violences faites aux femmes pour un total de 1 milliard un milliard 100000 100 millions d'euros par an il y a une petite différence entre les chiffres et ceux de clémentine mais ce n'est pas bien grave de ce point de vue là d'abord la création de lieux d'écoute et d'accueil pour accompagner et recevoir 115 000 femmes par an parce que c'est ça le niveau des plaintes et des écoutes des agressions qui ont eu lieu ça coûte 500 millions d'euros par an ensuite la création de 40000 places de logement d'urgence dans des centres spécifiques réservés aux femmes victimes de violence qui sont donc des lieux y compris sécurisés pour éviter les féminicides quand il y en a ce qui coûtera 450 millions d'euros par an troisième poste là dedans s'appuyer sur les bonnes pratiques ce que mettent en place aujourd'hui déjà des associations comme par exemple la maison des femmes à Saint-Denis dans le 93 et pour multiplier ses effets-là nous mettrons donc l'accompagnement de longue durée l'accès aux soins nous mettrons 50 millions d'euros par an dernier point pour continuer à améliorer la recherche et y compris ce climatine à souligné développer la pédagogie la prise en charge contre la faire prendre en charge ces violences et espérer éradiquer ce vélo à terme nous mettrons 100 millions d'euros par an donc trois séries de mesures justice police éradication des violences faites aux femmes pour un total de 6,7 milliards d'euros par an ça peut vous sembler cher mais à titre de comparaison une équipe universitaire à chiffrer récemment le fait que le coût des violences faites aux femmes s'élèvent déjà à 3,6 milliards d'euros par an il y a donc un gain social pour créer une société apaisée que nous financerons je vous remercie merci Bernard alors nous allons passer à la troisième partie de notre émission la dernière avant le face à la presse avec Jean-Luc Mélenchon que vous attendez tous alors après la première partie gagner plus pour vivre mieux puis celles sur notre besoin de progrès social et humain c'est tout logiquement que nous passons à la troisième partie l'économie au service du peuple
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un autre enjeu sur lequel on a perdu 5 ans c'est l'urgence climatique on a manifesté aujourd'hui c'était les marches pour le climat et notre solution elle est claire elle est travaillée il faut planifier on le sait c'est la solution possible pour préserver le seul écosystème compatible avec la vie humaine ça peut ça paraît peut-être moins évident mais tout à l'heure on va le démontrer c'est aussi la meilleure option pour les entreprises pour la confiance pour la stabilité pour l'emploi plutôt que le chaos du marché il faut planifier et nous on a prévu d'investir pour ça on va prévoir d'injecter 200 milliards pendant le quinquennat pour la bifurcation écologique dont on vous présente les grandes lignes dans cette vidéo le GIEC nous dit qu'il y a urgence à faire bifurquer notre modèle énergétique nous avons déjà perdu trop de temps avec l'Union Populaire ça sera ni fossile ni nucléaire ni fossile parce que nous ne pouvons pas continuer avec une croissance infinie avec des ressources finies et que nous ne pouvons pas laisser des multinationales comme Total décider pour notre avenir ni nucléaire parce que l'énergie nucléaire est une énergie du passé qui coûte aujourd'hui plus cher que les énergies renouvelables qui créent des déchets dont on ne sait que faire qui met à mal notre indépendance énergétique et surtout qui est une énergie low cost qui met en danger les travailleurs du nucléaire et notamment les travailleurs sous-traitants du nucléaire nous pouvons faire tout autrement dans notre pays ce que nous proposons avec Jean-Luc Mélenchon c'est la bifurcation vers le 100% énergie renouvelable c'est planifier c'est-à-dire gouverner par les besoins cela implique de créer des centaines de milliers d'emplois pour repérer cette bifurcation énergétique cela implique une garantie pour les travailleurs qui devront changer d'emploi et notamment ceux du nucléaire cela implique une sobriété énergétique c'est-à-dire de décider démocratiquement quel besoin en énergie nous voulons prioriser et cela implique enfin une efficacité énergétique qui permettra à temps de millions de gens dans notre pays de vivre mieux et de ne plus avoir froid dans leur logement voilà le grand défi qui nous attend voilà l'horizon que nous voulons ouvrir au pays nous pouvons faire ce 100% énergies renouvelable à l'heure où je vous parle de secteurs sont les principaux émetteurs de gaz à effet de serre et aussi de consommation d'énergie le bâtiment et les transports c'est pour cela que sur le bâtiment nous prévoyons de rénover 700 000 logements les rénover thermiquement par an 700 000 logements par an afin de d'ici 2050 d'avoir rénové l'entièreté du parc immobilier cette rénovation thermique passera bien sûr par des aides de l'État afin que les ménages les plus modestes puissent rénover leur logement sans que cela ne pèse sur leur budget de la même façon sur les transports il est urgent de sortir du tout voiture et du tout camion c'est pour cela que nous proposons que chaque Français française soit à moins de 30 minutes d’une gare afin de pouvoir laisser sa voiture et profiter des transports en commun des transports ferroviaires pour limiter les missions de gaz à effet de serre c'est aussi le cas des camions de livraison qui doivent enfin cesser de polluer notre ère et de d'envahir nos routes et la remise à niveau du frais de ferroviaire est aussi une question essentielle que nous portons le changement climatique est déjà court nous voyons d'ores et déjà s'abattre les impacts dans tous les secteurs de même que nous voyons la multiplication des catastrophes climatiques extrêmes le coût de l'inaction et autrement plus important que celui des investissements sur les infrastructures pour les rendre plus résilientes les ponts les viaducs mais aussi des réseaux de haute tension qui doivent être enfouis c'est pourquoi nous proposons un véritable plan national d'adaptation au réchauffement climatique de même qu'une action soutenue doit être engagée pour préserver la ressource en eau puisque actuellement faute d'investissement 20% de l'eau est perdue sur le territoire continental et 40% de l'eau est perdue dans les outre-mer de même que le scandale de 1 million de Français qui n'ont pas accès à l'eau potable qui doit cesser voilà les grands chantiers que nous portons à travers un plan massif d'investissement de 200 milliards d'euros et nous accueillons tout de suite Cédric Durand économiste spécialiste des questions d'économies industrielle d'Économie Industrielle sans être pour le chiffrage bonsoir alors puisqu'on parle de chiffres dans cette émission il y en a un qui devrait nous marquer tout et tous c'est celui du coût de la perte de la biodiversité la perte de la biodiversité bien sûr et un drame en soi mais ça là aussi un coût économique d'ici 2050 on envisage qu'à l'échelle de la planète cela représente la forme la somme folle de 10000 milliards de dollars alors il faut agir maintenant pour empêcher cela d'arriver pour cela le programme l'avenir en commun propose un plan d'investissement de 200 milliards d'euros sur le quinquennat la priorité c'est d'investir dans la lutte contre le changement climatique et pour ce faire on va particulièrement mettre les forces sur la question de l'énergie alors l'objectif c'est de passer à 100% énergies renouvelable d'ici à 2050 ça implique d'abord un affaire d'investissement de 10,6 milliards d'euros supplémentaires par an alors ça peut peut-être sembler important mais il faut avoir en tête par exemple une élément de comparaison un accident nucléaire ça représente un coup qui est de 140 à 400 milliards de dollars alors aujourd'hui on investit déjà 13 milliards d'euros sur les énergies si on rajoute 10,6 milliards on arrive au 23,6 milliards nécessaires pour faire cette transition vers 100% énergie renouvelable à d'ici à 2050 alors la production est bien sûr essentielle pour faire cette transition vers le renouvelable à 100% mais il faut également agir du côté de la consommation pour agir du côté de la consommation le premier levier c'est d'agir sur les logements l'isolation des logements la proposition consiste à isoler 700 millions 700 000 logements par an 700000 logements par an c'est leur présente un coût important 6,2 milliards d'euros pourquoi parce que l'État va agir pour les 10% des ménages qui ont des revenus les plus faibles l'isolation sera entièrement prise en charge par le budget public pour le reste de la population ce sera 70% pris en charge par l'État sauf pour les 3,5% de la population qui possède plus de 5 logements dans ce cas-là ils seront contraints de faire une rénovation de leur logement mais ils ne seront pas aidés par l'argent public un second poste qui est particulièrement important après le logement c'est le transport alors aujourd'hui le coût du transport de la pollution liée au transport est extrêmement importante en évalua 100 milliards d'euros par an et nous on propose d'agir dans le domaine du transport ferroviaire de renforcer très fortement le transport ferroviaire donc ces investissements dans le transport ferroviaire prennent trois directions la première direction c'est 5 milliards pour le réseau pour développer le réseau le mettre à niveau le réparer 5 milliards d'euros donc pour le réseau un milliard supplémentaire pour augmenter la circulation par train l'objectif c'est d'augmenter de 20% le trafic des trains donc ça représente une dépense de 1 milliard d'euros par an et enfin 250 milliards 250 millions qui sont eux consacrés au fait de rendre plus accessible de train alors c'est en particulier rendre gratuit l'accès au TER pour tous les jeunes de moins de 25 ans et le reste c'est pour faciliter rendre plus visible l'offre tarifaire l'homogénéiser mais aussi baisser le prix des billets donc au total c'est 6,25 milliards d'euros par an en faveur du ferroviaire alors bien sûr ces énonces sont extrêmement importants qui concernent directement ce qu'on peut faire sur le territoire national mais il faut aussi penser à l'insertion du pays dans l'économie mondiale en effet une très grande partie près de la moitié de l'empreinte carbone et associée aux formes d'insertion dans l'économie mondiale par conséquent on propose de développer de relocaliser et de développer la production sur le territoire domestique alors ça ça passe par un plan d'investissement de l'ordre de 4 milliards d'euros par an de subventions ou relocalisation mais également de jouer avec le pôle public bancaire pour faire un levier par le biais de prêt et de garantie pour favoriser les relocalisations alors il faut bien avoir en tête bien sûr que la relocalisation c'est pas seulement un coût mais c'est aussi de la production de richesse de la création de richesse des emplois de l'activité alors tout ça c'est pour lutter contre le changement climatique mais le changement climatique est déjà là il faut déjà travailler investir à l'adaptation au changement climatique alors l'adaptation au changement climatique elle va se faire principalement dans deux directions 6 millions d'euros vont être consacrés au renforcement des infrastructures en particulier les ponts les barrages et 600 autres millions seront consacrés à d'autres infrastructures en particulier l'enfouissement des lignes électriques donc ça ça représente 1,2 milliard d'euros d'investissement chaque année et puis enfin ça a été évoqué dans la vidéo tout à l'heure il y a la question du gaspillage d'eau qui est particulièrement importante donc là c'est encore 2 milliards d'investissements chaque année pour le renouvellement des réseaux de canalisation et sur ces 2 milliards il y aura au moins 500 millions chaque année en direction des outre-mer ou les besoins sont les plus pressants ni beaucoup merci Cédric c'est ta soeur alors tout à l'heure clémence a parlé de stabilité pour les entreprises et bien les TPE et les PME représentent 99,8% du nombre total d'entreprises en France c'est elle qui font battre le pouls de notre économie et le programme l'avenir en commun leur sera profitable le mieux c'est d'écouter les entrepreneurs en parler au même comment l'avenir en commun le programme de Jean-Luc Mélenchon va profiter aux petites et moyennes entreprises tient une bijouterie à Paris une entreprise familiale qui existe depuis 1998 pour lui il faut relancer la consommation populaire je pense vraiment que en augmentant les salaires ça va permettre à tout plein de petits entrepreneurs petits gens qui bossent qui font l'économie de ce pays aussi de survivre et donc c'est vraiment un des points très important de l'avenir en commun auquel je souscris avec force direction Lyon on nous avons rencontré Kevin gérant d'une entreprise qui vend du matériel hi-fi dans l'avenir en commun il y a quand même des choses très intéressantes notamment au niveau de la création d'un pôle public bancaire qui permettrait aux petites entreprises comme nous d'avoir plus facilement accès au crédit parce que c'est vrai que ça peut être vraiment compliqué quand on se lance contrairement aux grosses entreprises qui qui ont accès beaucoup plus facilement au crédit il y a aussi la réforme de l'impôt sur les sociétés qui permettrait de rendre plus progressif ça permettrait de payer quand même moins d'impôts pour les une petite entreprise comme nous ça ça serait vraiment quelque chose de très positif aussi en Seine-et-Marne Pauline et Marai cher dans une ferme collective bio elle défend les circuits courts dans le programme de l'avenir en commun ce qui me plaît c'est que il y ait un vrai accent sur les cantines bio et locales et puis que tous les agriculteurs à terme soit en bio ça c'est très important pour moi et que on est tous un salaire minimum garanti qu'on soit pas dans la pauvreté en Seine-et-Marne c'est le plus grand département agricole d'Île-de-France on pourrait être tous en bio et puis tout ce livret dans le coin en plus c'est juste à côté de chez nous et pour les gamins c'est super qui voit la transition entre ce qui vient de la terre ça va dans leur assiette retour à Paris dans le 18e arrondissement où Théo et Marion ont ouvert leur restaurant juste avant la crise covid propose de repousser l'échéance de remboursement du prêt garanti par l'État pour nous ce serait une vraie solution et une bouffée d'oxygène parce que pour l'instant on est encore dans un un moment incertain de sortie de crise deux ans supplémentaires c'est pas du luxe ça nous permettrait de voir un peu plus sereinement à l'avenir il y a un autre point important qui nous tient à cœur dans l'avenir en commun c'est sur le modèle des coopératives qui est le modèle que l'on a choisi et le programme de l'avenir en commun permet vraiment de généraliser ce modèle là la TPE et les PME sont les premières créatrices d'emploi elle représente 99,8% du nombre total d'entreprises le programme économique de Jean-Luc Mélenchon leur profitera en priorité et pour nous présenter ces mesures là j'accueille Clément Carbonnier qui est professeur d'économie à Paris 8 et je vous laisse la parole c'est que les entreprises contribuent de moins en moins au finance publique parce que il y a eu des baisses de taux il y a eu des augmentations de niche et une augmentation des possibilités d'optimisation et d'évasion fiscale l'objectif de ce type de politique c'est la compétit la compétition la concurrence fiscale et ça ne fonctionne pas ça ne fonctionne pas parce que ce dont ont besoin les entreprises c'est d'infrastructures de qualité et de main d'oeuvre qualifiée notre problème de cette stratégie c'est l'inégalité entre entreprises parce que toutes les entreprises n'ont pas les mêmes possibilités de bénéficier de ces niches de ces montages d'optimisation et ainsi par exemple les plus petites entreprises contribuent plus que les grosses en proportion de leur activité économique aux finances publiques donc l'objectif de du programme l'avenir en commun et de corriger cela en augmentant la contribution des entreprises au finances publiques mais en répartissant mieux cette contribution entre les entreprises première manière de le faire c'est d'abord d'aller rechercher les sommes perdus du fait de l'optimisation ou de l'évasion fiscale pour l'optimisation le principe c'est que les multinationales logent dans des filiales à l'étranger les bénéfices qu'ils réalisent en France et il se trouve que les services fiscaux ont l'information sur les profits et les impôts payés dans chacun des pays par toutes les filiales des multinationales il est donc possible de calculer l'impôt mondial des multinationales et de déterminer dans cette impôt la part de profit qui est effectivement réalisé grâce à l'activité en France le principe de l'impôt universel sur les entreprises sera d'imposer cette part du profit mondial des multinationales fait en France et ça rapportera 26 milliards d'euros par an pour l'évasion fiscale c'est plus compliqué à chiffrer parce que par définition ce sont des sommes qui sont cachées alors il y a un syndicat des agents de du fift qui estime à plus de 80 milliards par an les pertes fiscales l'équipe de chiffrage a été plus prudente à partir d'évaluation de chercheurs ou de la Cour des comptes et en retranchant ce qui serait déjà récupérés par l'impôt universel sur les entreprises l'évaluation c'est 52 milliards par an de manques à gagner fiscal bon allez les récupérer il faut des moyens il faut d'abord des agents et donc le principe ce sera de recruter 1800 agents supplémentaires et de leur donner les moyens d'agir pour un coût annuel de 1 milliard et ce coût annuel de 1 milliard il devrait permettre dès la première année de récupérer un cinquième des sommes qui manquent soit un peu plus de 10 milliards avec comme horizon à la fin du quinquennat de récupérer la moitié soit 26 milliards d'euros par an l'autre point important c'est les niches fiscales là les niches fiscales sur les entreprises sont nombreuses il y en a un certain nombre qui ont été ciblés pour 46,5 milliards d'euros au total 40 milliards pour des niches inefficaces 6,5 milliards pour des niches qui incitent à des activités polluantes à titre d'exemple de niche à elle seule compte pour plus de la moitié de ses 46,5 milliards le crédit d'impôt recherche qui coûte 7,7 milliards par an et les évaluations montrent qu'il n'y a pas d'effet d'entraînement sur la recherche parce qu'encore une fois ce dont on besoin les entreprises pour innover c'est un socle de recherche fondamentale solide sur lesquels appuyer leur développement l'autre grosse niche qui est niche sociale maintenant c'est le cice pour 22 milliards d'euros par an et j'ai personnellement dirigé une équipe d'évaluation de chercheurs de Sciences Po et de la Banque de France et nous avons montré que cette mesure n'avait créé ni emploi ni investissement supplémentaire ni exportation supplémentaire le dernier point sont les taux les taux ont fortement baissé ils étaient de 50 % jusque dans les années 80 en plus 33% jusqu'à récemment et 25% aujourd'hui le principe c'est de les remonter à 33% pour ne pas pénaliser les entreprises les plus fragiles ce serait pas de les remonter pour tout le monde mais avec un barème progressif qui réincorporer la première tranche qui existe déjà pour les 38120 premiers euros qui sont taxés à 15% de rajouter une deuxième tranche de 25% jusqu'à 100 000 euros de bénéfices une troisième tranche de 28 jusqu'à 500 000 euros de bénéfices et puis 33 au delà pour le chiffrer on a pu s'appuyer sur les la réforme en fait d'Emmanuel Macron qui a baissé le taux et donc on mesure à 9 milliards d'euros de recettes supplémentaires cette réforme auquel on peut ajouter deux milliards de contributions additionnelles sur les dividendes qui étaient une proposition de la convention citoyenne sur le qui n'a pas été appliqué donc 9 + 2 ça fait 11 milliards d'euros supplémentaires enfin dernière mesure toujours pour protéger les entreprises les plus fragiles la création d'une caisse de péréquation inter-entreprise le principe là c'est juste d'avoir un transfert entre entreprises les entreprises contribuent à cette caisse de péréquation en fonction de leur bénéfice et bénéficie de cette caisse de péréquation en fonction de leur nombre de salariés merci
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merci beaucoup et maintenant et juste avant de retrouver Jean-Luc Mélenchon j'accueille Aurélie trouvée et Eric Bert qui vont nous présenter le bilan macroéconomique du programme
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tous les deux mettre de conférence en économie et respectivement présidente et membre du Parlement de l'Union Populaire c'est à vous merci Clémence bonjour à toutes et à tous alors on a vu tout un tas de mesure qui ont été présentées jusqu'à présent mais au-delà de ces mesures on convient pour avoir une vision globale des effets du programme d'effectuer ce que les économistes appellent un bouclage macroéconomique c'est-à-dire voir l'effet de toutes les mesures les unes sur les autres puisque on peut avoir une mesure qui au final va permettre de faire des économies dans le cas d'une autre d'une autre mesure alors on l'a dit le le tout ça a été mis en musique à partir des modèles de la Banque de France et avec ce bouclage macroéconomique et bien ça va nous permettre de voir quel serait la trajectoire ou qu'elle sera la trajectoire que prendra le pays après l'élection de Jean-Luc Mélenchon et de comparer avec celle de des qu'Emmanuel Macron a promis à la Commission européenne dans le dernier programme de stabilité que ces équipes ont rédigé alors le président refuse de débattre et d'assumer ses choix politiques nous allons voir pourquoi il a raison de pas le faire le premier résultat important de notre programme concerne l'emploi lorsqu'on gouverne en fonction des besoins et bien on voit que l'emploi augmente et il augmente plus vite que dans la trajectoire d'Emmanuel Macron qui est elle basée sur les cadeaux fiscaux et les subventions aux actionnaires le premier des besoins c'est de pouvoir contribuer au collectif par son travail et au terme de cinq années de gouvernement de Jean-Luc Mélenchon nous aurons créé 850 000 emplois dans le secteur privé notamment grâce à la l'investissement dans la transition dans la bifurcation écologique 650 000 autres emplois seront créés grâce à la réduction du temps de travail qu'elle soit dans la semaine dans l'année où dans la vie en parallèle de tout ça la remise sur pied du service public et bien mobilisera un million de nouveaux agents dans les différentes fonctions publiques que ce soit pour soigner pour éduquer pour protéger la population chose importante parce qu'il faut jamais oublier que les services publics sont le patrimoine de ceux qui n'en n'ont pas justement il y aura aussi des efforts de fait dans le secteur parapublic c'est-à-dire secteur sous contrôle de la puissance publique mais sans le statut de fonctionnaire avec la création de 300 000 emplois jeunes et enfin nous instaurons une garantie d'emploi qui permettra à chaque chômeur de longue durée de se voir proposer un emploi utile à la société au total on le voit bien c'est 2,8 millions d'emplois qui seront créés ce programme conduit un recul sans précédent du chômage dans notre pays mais il ne s'agit pas d'un recul à la macro ou l'entente de multiplier l'emploi précaire dans des secteurs improductifs il s'agit d'un recul utile socialement car les industries d'avenir la haute technologie l'agroécologie les énergies renouvelables les transports propres l'éducation la culture ou là encore la santé prendront l'ascendant et deviendront les employeurs principaux alors quelques mots à présent sur ce coffre représente pour nous la croissance économique parce que manifestement c'est ce qui obsède les économistes libéraux la croissance pour nous en fait c'est pas un objectif politique ça n'est qu'une conséquence l'objectif de notre politique économique c'est bien notre chose c'est la réponse aux besoins permettent d'abord que chacun est un revenu suffisant pour accéder aux besoins essentiels et donc nous redistribuerons la richesse permettre à chacun de pouvoir accéder à des soins ou encore à une éducation de qualité et donc nous développerons les services publics permettre à nos enfants d'avoir une planète vivable et donc nous investirons dans la bifurcation écologique néanmoins en répondant à tous ses besoins et bien en fait nous allons produire de la croissance économique puisque le produit intérieur brut qui est l'indicateur à partir duquel on détermine le taux de croissance économique et bien dans nos prévisions il va augmenter de 2,7% par an sur le quinquennat à venir c'est à dire bien davantage le plan proposé par Emmanuel Macron alors passons à présent au pouvoir d'achat qui est comme vous le savez la préoccupation majeure des Français comment augmenter le pouvoir d'achat et bien tout simplement en augmentant le revenu moyen des ménages et donc l'augmentation du nombre d'emplois et des salaires alors comment y parvient et bien en faisant en sorte notamment par des mesures contraignantes et par une plus grande démocratie dans les entreprises en faisant en sorte donc la richesse créée dans ces entreprises et bien soit distribuer bien davantage vers l'emploi vers les investissements et moins vers les dividendes versées aux actionnaires ainsi nous allons augmenter de façon significative le pouvoir d'achat avec nous tous ceux qui ont perdu du pouvoir d'achat pendant le quinquennat d'Emmanuel Macron le retrouveront intégralement au plus tard au bout de trois ans et puis ensuite il dépassera encore ce niveau là sur le quinquennat notre le pouvoir d'achat notre pouvoir d'achat augmentera en moyenne de 14%, mais ce n'est qu'une moyenne puisque 90% des ménages y gagneront notamment les 10% les plus pauvres et on mettra à contribution le pouvoir d'achat des 10 % des ménages les plus riches notamment le 1% des ultra-riches qui après tout ne savent pas quoi faire de leur argent alors certains vont nous dire mais bien mais si vous augmentez les salaires ça va créer de l'inflation alors c'est vrai notamment parce que certaines entreprises ont répercuté la hausse des salaires sur les prix et donc ça fait de l'inflation mais nous procéderons aussi un blocage des prix des produits stratégiques et donc ça en limitera largement les conséquences et ce blocage des prix alors que les salaires ont été augmentés ça valait de pair c'est vrai avec une réduction des dividendes versées aux entreprises il finit nous nous retrouverons seulement avec 1,2 % d'inflation supplémentaires par rapport au plan d'Emmanuel Macron autant dire que l'inflation est maîtrisée et surtout que ça n'empêche absolument pas la hausse du pouvoir d'achat l'ensemble des mesures qui qui ont été présentées tout au long de cette émission et l'ensemble des mesures du programme de manière générale entraîne un cercle vertueux puisque le déficit public diminue et l'endettement est contenu alors en termes de de dépenses on prévoit certes 250 milliards de dépenses de dépenses publiques additionnelles soit ce qui représente environ une hausse de 18% par rapport à 2019 alors ça peut apparaître très important mais gardons en mémoire que c'est même dépenses publiques avaient augmenté d'un peu plus de 15% sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy ou que Joe Biden le président des États-Unis proposait dans son budget pour 2022 une augmentation des dépenses publiques de 27% nous sommes donc ambitieux mais raisonnable aussi alors un cinquième de ces dépenses soit 50 milliards et est composé d'investissements publics qui sont indispensables à la bifurcation rapide de nos moyens de production afin d'assurer des conditions de vie et des conditions d'existence durables du côté des recettes les hausses de revenus et la révolution fiscale que nous allons mettre en oeuvre permettront contre elle de récolter 267 milliards d'euros de recettes supplémentaires qui bénéficieront à l'État aux différentes collectivités aux organismes publics ainsi qu'à la sécurité sociale ces recettes additionnelles s'obtiennent précisément grâce aux mesures qui ont été prises aux mesures en termes d'emploi qui va impliqueront impliquer un surcroît de cotisation sociale à la consommation qui rapportera de la TVA et aux revenus qui engendreront des recettes plus importantes en termes d'impose sur le revenu au final le déficit sur l'ensemble du quinquennat baisse de 2,6 points ce qui est un gage de sérieux si on en croit les économistes dominants alors afin de réduire le déficit public Emmanuel Macron lui choisit de sacrifier les services publics et de couper les aides au plus vulnérables nous nous choisissons de mettre à contribution les grandes fortunes et de relancer l'activité socialement utile ce qui est un projet autrement plus désirable
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quelques mots supplémentaires sur ces dépenses publiques ses dépenses ne sont pas pour nous la source de tous les malheurs bien au contraire parce que mais voyez-vous quand la puissance publique investit un euro la richesse nationale augmente d'un virgule 18 euros c'est ce que les économistes appellent l'effet multiplicateur ce plan ne se contente donc pas de redistribuer entre les ménages prenant aux uns pour donner aux autres mais en fait il socialise une partie de la richesse pour la protection sociale pour les services pour les investissements publics et pour infinie augmenter la richesse globale enfin cette relance implique de repenser nos échanges commerciaux et sur ce plan et bien Emmanuel Macron a tout raté puisque le déficit de la balance commerciale de l'année 2021 et le pire de l'histoire alors il est vrai qu'avec nous la consommation des ménages va augmenter et il y a le risque qu'ils importent davantage de produits de l'étranger ce qui nous rendrait encore plus dépendant des marchés internationaux et de certains pays et de certaines multinationales et lancez bien que cette dépendance peut être catastrophique comme la rappeler la crise du covid quand nous étions incapables de trouver des masques ou comme la rappeler comme le rappelle pardon la guerre en Ukraine qui menace l'approvisionnement emblée en tournesol ou en nickel et de façon plus générale rappelons la situation tout aussi critique pour nous pour les semis conducteurs ou la fibre synthétique il faut donc limiter ses importations pour protéger les entreprises nationales et qu'elles puissent pour fournir elle-même c'est bien et services pour cela et bien nous allons instaurer des mesures de protection commerciale sur les productions stratégiques nous allons instaurer des plans de relocalisation filières par filières et comme l'énergie vous le savez et notre premier poste d'importation commerciale nous développerons le 100% d'énergie nous atteindrons le 100% d'énergie renouvelable nous développerons l'efficacité et la sobriété énergétique pour réduire nos importations d'énergie et donc notre déficit commercial
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alors au final si on résume un petit peu les certains chiffres clés on va on en a déjà donné beaucoup on va juste rappeler trois d'entre eux un quinquennage Jean-Luc Mélenchon c'est plus 14% de pouvoir d'achat en moyenne pour les Français c'est 90% des Français au moins qui verront leur niveau de vie augmentée et ce sont 2,8 millions d'emplois créés et d'ailleurs on va vous expliquer comment Jean-Luc Mélenchon est le gouvernement de l'Union Populaire créeront des millions d'emplois et mettront fin au chômage de masse comment nous déclencherons un choc de demande aux deux bouts de la chaîne d'un côté nous soutiendrons la consommation populaire qui est le moteur de l'économie réelle et de l'autre nous soutiendrons les entreprises en investissant dans la bifurcation écologique cette vision de l'économie s'appelle la politique de la demande notre économie doit répondre à nos besoins et pour répondre à ses besoins il faut des millions de nouveaux emplois dans la fonction publique nous créerons un million de postes dans la santé dans l'éducation dans la justice dans les transports en réduisant le temps de travail nous créerons également des centaines de milliers d'emplois de plus l'augmentation des salaires a commencé par le SMIC à 1400 € net boostera la consommation populaire mieux employés mieux rémunéré les salariés du privé comme ceux du public auront les moyens de mieux consommer en transformer notre économie nous planifierons la bifurcation écologique 200 milliards d'euros seront investis dans les secteurs clés de la bifurcation écologique le carnet de commandes des entreprises françaises sera remplie directement et indirectement cet argent ira dans l'économie réelle et non dans les poches des actionnaires pour endiguer le chômage de longue durée nous voulons une garantie d'emploi son principe est simple touche au mur de longue durée se verra proposer une embauche Dans un secteur utile à la société
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pourquoi réformer parce qu'il est temps d'en finir avec le chômage de masse il coûte cher à notre société souffrance psychologique problème de santé suicide exclusion il faut enfin y mettre un terme nous nous attaquerons au chômage pas au chômeur avec Jean-Luc Mélenchon l'économie sera au service de nos besoins et de nos vies
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alors merci Aurélie trouver et Eric Bert vous restez avec nous sur scène pour la suite de l'émission et notre dernière partie qui va durer une petite heure c'est le face à la presse
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vous êtes là pour donc nous avons accueilli notre nos quatre journalistes qui sont sur scène avec nous donc je rappelle leur nom nous avons Jacques Grandin de l'éprevier journaliste macroéconomie à l'opinion Ghislaine Ottenheimer rédactrice en chef du magazine économique challenge vous étiez déjà présente en 2017 pour la première émission du chiffrage merci encore d'être là Jean-Christophe catalon journaliste alternative économique et Pascal Perry éditorialiste économique à LCI merci beaucoup on commence tout de suite nous poser des questions de dire peut-être quelques mots à propos de l'émission je vous propose peut-être de commencer Ghislaine luttenheimer si vous avez des réactions qu'est-ce que vous avez pensé de cette édition 2022 du chiffrage bonjour à tous bien pour toute personne qui s'intéresse à la chose publique et évidemment cet exercice est très intéressant et on ne peut pas ne pas être sensible à tout ce qui a été évoqué sur les inégalités les besoins les nécessités même si on sait que la France est un pays qui est quand même à des acides au standards social par rapport à ce qui se passe dans le reste du monde on voit qu'il y a aussi effectivement beaucoup de pauvreté beaucoup de difficultés et donc c'est intéressant et vraiment ce travail a été minutieux et avec des gens je crois qu'ils sont très motivés et qui croient alors moi mon sentiment général avec tous ces chiffres c'est quand même que j'y crois pas franchement et c'est bizarre parce qu'on a fait un challenge un sondage sur vos principales mesures que ce soit la sixième semaine de vacances la limitation des hauts revenus enfin un certain nombre de mesures et elles sont acceptées enfin plébiscité entre 75 et 80% donc voilà on se dit quand même ce programme donc attire et en même temps on voit que 65 à 70% des Français ne vous ferez pas confiance pour gouverner le pays sauf que il y a un gap entre le ressenti des gens qui font effectivement que le SMIC à 1400 c'est quelque chose de souhaitable et en même temps ils y croient pas et moi je veux juste prendre un chiffre je suis tout à fait d'accord avec la nécessité de relocaliser un certain nombre de productions mais quand je vois que vous mettez 4 milliards pour relocaliser la production nous on a fait pas mal de reportages et d'enquêtes sur des expériences de relocalisation c'est extrêmement lent extrêmement coûteux il faut reconquérir des savoirs qu'on re-investir dans des machines il y a la concurrence internationale et le principal défaut je trouve de tout ceci frein je même si ça a été évoqué un tout petit peu à la fin c'est qu'on a l'impression que bon voilà on est dans dans notre cercle français il y a le cercle vertueux on investit on consomme ça crée des emplois ça crée des taxes et ça fonctionne malheureusement on n'a pas encore trouvé le moyen mais on est encore dans une économie très ouverte et très dépendante de ce qui se passe et de la concurrence et l'évasion fiscale etc voilà donc je trouve ce programme très ambitieux mais on a un petit peu du mal à penser que toutes ces belles choses pourront arriver alors peut-être avant de vous faire réagir Jean-Luc donner la parole à chacun pour savoir ce que vous avez pensé de cette émission Pascal Perry donc éditorialiste économiste à LCI écoutez c'est un programme de rupture il y en a pas beaucoup aujourd'hui dans l'offre politique alors l'économie c'est d'abord la science des incitations c'est à dire qu'il faut inciter les agents économiques à se comporter de façon rationnelle et on sait vous et moi y compris d'ailleurs pour ce qui nous concerne dans notre vie consommateur de salariés de contribuables qu'on n'est pas toujours très rationnel la rationalité c'est important en économie et moi je favorise plébiscite plutôt une approche un peu transdisciplinaire de l'économie c'est-à-dire qu'il y a beaucoup de psychologie il y a le rôle de l'État j'ai du mal honnêtement à croire pleinement dans le l'efficacité du rôle de l'État alors vous avez évoqué parmi les sujets que vous avez traités la question de la gestion de l'hôpital public de mon point de vue c'est moins un manque de moyens qu'une mauvaise gouvernance le programme que vous entendez déployer dans le domaine du secteur de l'énergie là aussi je me fais un certain nombre de remarques je sais qu'en France on a été pendant très longtemps diesel puis tout nucléaire voulait faire du tout renouvelable moi je privilégie plutôt une approche équilibrée c'est une vieille idée toute simple ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier évitez les dépendances au fond la souveraineté aujourd'hui dans le monde qui est ouvert c'est choisi c'est dépendants et puis il y a aussi des points que vous vous évoquez pas dans la capture de valeur aujourd'hui dans le secteur du commerce notamment nous sommes opposés nous sommes face à des très grandes entreprises américaines qui ont une puissance de feu vous savez les économistes disent que ce sont des marchés non contestables parce qu'on a en face de nous des entreprises qui ont atteint une telle taille critique qu'aucun investisseur ne viendra contester leur domination sur le marché ça aussi c'est un sujet qui mérite à mon sens d'être très largement examiné mais au moins vous avez quelque chose de clair chez vous il y a quelque chose de clair c'est que c'est un programme un vrai programme de rupture à ma connaissance donc le seul qui existe moi je vous proposerai pas de questions techniques d'ailleurs tout à l'heure sur le chiffrage parce que on va pas on va pas rentrer dans des batailles de chiffonniers vous nous dites par exemple 14 millions ou 12 millions de personnes en précarité énergétique le chiffre c'est 7 il y a quelques autres exemples comme ça où on peut contester les chiffres mais il y a des tendances et c'est plutôt les tendances qu'il faut observer moi j'ai des questions à vous poser plus sur votre vision de l'économie sur la philosophie économique qui vous anime peut-être les obstacles que vous pourriez rencontrer que sur les mesures proprement technique maintenant peut-être faire réagir jade Grandin vous avez pris le programme sous l'angle des besoins et donc des dépenses en segmentant un peu tous les besoins et toutes les dépenses et donc je pense cette discussion sera très intéressante pour prendre du recul et si on doit résumer le programme c'est en fait un choc de dépenses publiques et normes dans un temps très court avec derrière l'hypothèse que comme dirait le ministre de l'Intérieur tout va bien se passer c'est à dire qu'il y aura pas de déperdition que ça va générer énormément d'effets positifs et donc j'aimerais bien qu'on revienne dans cette discussion sur les hypothèses quand même très optimistes qui sous-tendent le programme et qu'on voit avec vous si tout ne se passe pas comme on l'avait prévu comment vous réagirez mais donc j'aurai plein de questions précises après mes confrères Jean-Christophe catalon oui la présentation était très très longue très détaillée c'était assez intense peut-être mérité une petite page de pub ou une petite pause avant d'enchaîner faut être très réactif le plancher tout de suite non mais c'était très détaillé très intéressant bon tout ce qui est investissement dans les services publics tout ce qui est redistribution plutôt des choses qu'on a tendance à défendre à alternative économique avec peut-être des nuances effectivement est-ce que ce que vous proposez le fait aussi de présenter les chiffres avec qui gagne qui perd ce d'habitude de montrer par des cils les 10% les plus riches les 10% les plus pauvres comment les gens différemment sont touchés par vos mesures qui est quelque chose qui est devenu très à la mode et qui est très intéressant de d'avoir pu avoir un aperçu de l'effet des mesures sur sur ce qu'on appelle la distribution néanmoins dans dans cette présentation très détaillée il y a deux trois gros sujets où je suis assez surpris de ne pas les avoir vus et je pense notamment aux retraites qui est quand même un sujet que vous mettez très en novembre parce que contrairement à beaucoup de candidats qui veulent reporter l'âge vous voulez reculer et puis il y a cette on reviendra peut-être sur cette idée de d'indexer sur les salaires au lieu des prises qui les droits ce qui est très important et ce qui est peu mis en avant dans le débat public et tout ça ça a quoi assez important ça demande alors certes avec l'augmentation du SMIC j'imagine que ça va faire plus de cotisations mais voilà on aurait aimé avoir plus d'éléments sur cette mesure phare et d'avoir passé trois heures sans en avoir eu une seule mention j'étais un peu surpris mais j'imagine que pendant cet échange on va en savoir un peu plus beaucoup Jean-Luc mélange moi je parle comme ça là il y a pas de micro ok bon merci pour vos marques je partageais l'état d'esprit que vous exprimez d'abord merci parce que en regardant passer tout ça je me disais moi j'en peux plus moi des campagnes présidentielles ça tourne au grand oral permanent de l'ENA où vous êtes encore à léna ils ont que cinq sujets moi chaque fois que j'ai une rencontre quelconque il y en a 5 6 j'ai vu une télé qui m'a fait 18 sujets différents bon je me doutais que ça serait difficile pour vous de réagir aux chiffres près mais je suis d'accord avec vous monsieur Perry pour dire que s'il y a des chiffres qui sont discutables faut les discuter on n'a aucun intérêt de nous à ce que dire il y a 12 millions de personnes qui sont à prix karité énergétiques enfin le chiffre faites tout confiance on l'a pas inventé ça m'est égal 10 9 alors on a pris les chiffres de la Fondation Abbé Pierre du rassemblement pour le climat bon des gens qui travaillent toute l'année l'essentiel par exemple de nos chiffres sur le logement il n'y a pas de mystère on les sort toutes du travail de la Fondation Abbé Pierre alors ça m'amène un peu à rentrer plus dans la sphère disons de la politique pour vous dire que ce que nous faisons en tout cas pour moi qui suis le vétéran de la maison s'est réhabiliter une manière de faire il y a 30 ans de ça jamais une personne de gauche ne se serait pointé en vous disant je vais multiplier par deux le salaire des enseignants sans avoir gardé avant ce que ça donnait donc nous nous avons en deux présidentielles construit une capacité d'argumentation dont je reconnais je je le reconnais c'est un parti pris c'est une manière de représenter de se représenter l'économie j'aimerais bien revenir sur une une hypothèse qui est si on dépense autant si on met autant de dépenses publiques sur la table ça va avoir un effet multiplicateur énorme parce que il se trouve que depuis un an il y a eu beaucoup de on a vu en fait il y a eu une expérience où on a mis beaucoup d'argent sur la table avec le quoi qu'il en coûte avec le plan de relance et on a vu en fait trois effets pervers qui sont apparus quand on mettait beaucoup d'argent dans un temps très resserré ces trois effets pervers c'est numéro 1 la déperdition à l'international puisque quand on donne beaucoup d'argent aux Français une partie part en importation et on a le déficit commercial français qui pourrait représenter 100 milliards d'euros cette année donc ça veut dire que oui on met de l'argent mais ça aide à créer de l'emploi aussi chez nos voisins pas uniquement en France et même si on veut relocaliser on n'arrive pas à localiser aussi vite que les gens consomment donc là il y a un peu de déperdition ça aussi créer de l'inflation et je note que dans votre programme vous avez une cible d'inflation à 3,1% par an donc un point de plus que ce que la BCE souhaite et enfin il y a un effet où comme on essaye de mettre l'argent très vite parfois on prend pas forcément les bons projets ça c'est la Cour des comptes qu'il les dit elle a dit le plan de relance il y a des effets d'aubaine et en gros il y a des projets qui seraient très bien mais ça prend du temps à concevoir et là peut-être que si on va trop vite on n'arrive plus à suivre bien la dépense qu'est-ce que vous répondez si vous vous mettez tous cet argent est-ce qu'il y aura ces trois effets et comment vous pouvez pourquoi avec vous ça marchera mieux que ces dernières années non mais je vous allez voir que pour vous répondre en même temps Madame montanaimer vous avez raison monsieur Perry de dire moi l'économie je crois que les agents les plus efficaces pour évaluer c'est pas les économètres c'est les sociologues parce que vous avez raison de dire que vous inventez ce que vous voulez vous faites le graphique que vous voulez ce qui compte c'est à la fin ce que font les gens donc le facteur psychologique et politique je joue un rôle considérable la meilleure des preuves c'est que vous êtes extrêmement Dét avec moi aujourd'hui la dernière fois j'arrivais avec 200 milliards et les gens s'évanouissaient en me disant comment 200 milliards complètement fou vous allez trouver ça vous êtes la ruine de l'économie etc bon depuis est passé sur nous deux crises qui ont montré que c'est une somme assez relative et donc il y a aujourd'hui un espèce de de faille dans l'espace-temps qui fait que la discussion économique est beaucoup plus détendue parce que toute une série de dogmes qui étaient ceux du néolibéralisme sont remis en cause y compris par des gens qui adhéraient en bonne foi à l'idée néolibérale que la compétition stimulerait la créativité et la productivité alors donc je vous donne raison sur ce point et c'est pourquoi madame je dirais je comprends c'est la vieille histoire de la gauche si pardon par le monde de cette famille d'idée mais au fond ce qu'on a dit était toujours mieux que ce qui ce que vivait les gens et pourtant c'est pas nous qui choisissez ça s'appelle l'idéologie dominante et la résignation et vous avez raison de dire que quand vous prenez un parent tout le monde est d'accord moi je me rappelle des scènes au porte-à-porte puisque j'ai l'âge d'avoir fait les deux quand on a annoncé la première fois la retraite à 60 ans strictement personne n'y croyait bien les bonnes idées enfin bon et aujourd'hui regardez que le travail a été fait qui fait que quand le président de la République annonce 65 ans pratiquement personne ne s'en rend compte que c'est le chiffre de la première retraite en 1910 et la seule réponse qu'on m'a fait jusqu'à présent c'est de me dire mon vide plus longtemps vous connaissez ma réponse c'est la même depuis 10 ans on vit plus longtemps parce qu'on arrête de travailler plus tôt alors donc si vous voulez notre facteur il est ça rejoint ce que vous disiez les deux d'ailleurs il y a d'une part ce que chacun attend de la vie et espère et d'autre part ce qu'il croit possible l'action politique est entre les deux notre travail aujourd'hui c'est juste d'arriver à convaincre les gens qu'on peut le faire un exercice comme celui-ci sert à ça à montrer que ça tient debout c'est cohérent mais ça ne doit pas enlever le fait que bien sûr il y a des chiffres discutables s'ils le son on est prêt à aller discuter deuxièmement qu'il y a une part d'inconnu dans l'exécution de d'un plan moi je j'en dis ce qu'on vient pas mais je pense qu'on peut arriver à le maîtriser assez facilement je vais vous dire comment je vois la chose le d'abord les chocs dont vous parlez et je tiens beaucoup à mettre les choses à leur place il y a des chiffres qui sont très parlants le chiffre de la totalité de ce qui a été dépensé dans la période du quoi qu'il en coûte 240 milliards vous retrouvez pile poil 235 240 milliards dans l'accroissement dans la même période de la fortune des milliardaires autrement dit c'est parti d'un côté et c'est reparti directement dans les poches des mêmes alors on va dire c'est pas les mêmes si c'est les mêmes c'est la même masse qui a circuler si on doit réfléchir économiquement il faut réfléchir à partir de la base productive la base productive produit sans qu'elle part va au capital qu'elle part va au travail de quoi de leur patrimoine ou de la valeur boursière de leur patrimoine parce que ça varie énormément je suis d'accord c'est le tout c'est à dire les revenus comme l'augmentation de leur de leurs revenus de la masse de leur fortune évaluée alors pardon à cet instant je dispose pas de la différence entre prix de leur château après avant la covid si on prend la valeur de leur la somme est la même c'est assez troublant de de le constater donc pourquoi ça veut dire qu'il y a un transvasement qui se fait suivant les moments à travers grâce à tel ou teltre c'est-à-dire un filtre peut permettre que la valeur retourne sur le travail ou qu'elle soit lâchée dans la nature et donc elle retourne au capital de cet argent ils ne font rien de productif parce que c'est j'aurais plaidé dans ce sens là pourquoi parce que les dividendes ont augmenté de 70% au cours des 10 dernières années tandis que les investissements n'ont augmenté que de 5%.
donc c'est l'objection que je fais le plus souvent à ceux qui ont une discussion économique avec moi je leur dis si vous ne comptiez que sur le mouvement de l'entreprise privée vous auriez d'une part peu d'investissement donc peu de circulation ils ont bloqué les salaires donc peu de consommation populaire consommation de masse supplémentaire et vous auriez donc en gros la sacflation parce que de toute façon une bonne partie maintenant nous sommes en euros de l'inflation est importée ça m'amène à faire une des réponses vous m'avez dit vous êtes ouvert attendez vous êtes ouvert sur l'économie mondiale je vais vous faire une réponse vraiment de bien bien amusante pour moi et ben que paye ceux qui ont des excédents parce que comme nous sommes dans la zone euro le calcul ne se fait pas nations par nation il se fait au total alors maintenant réfléchissez bien quel est votre problème avec l'inflation à vous qui touchait un salaire c'est qu'évidemment ça réduit votre pouvoir d'achat donc qu'est-ce que vous faites le lendemain vous allez taper dans la porte du rédacteur en chef ou je ne sais pas qui s'en occupe dans un journal pour dire écoute ça c'est bien sympa ton truc mais il me faut tant parce que j'ai perdu 10 points où j'ai perdu 10% où j'ai perdu 3%.
donc le seul résultat social de l'inflation c'est dans le moment où elle a lieu on a le sentiment qu'on s'appauvrit mais c'est aussi une accélération de la discussion et donc de la répartition entre capital et travail ça c'est toujours passé comme ça l'inflation a stimuler ça en même temps que l'inflation diminuer la dette vous m'avez interrogé sur l'air très je vais vous répondre mais le sujet dont on pourrait aussi parler c'est la dette c'est-à-dire comment on s'en débarrasse je répète que l'histoire n'a jamais permis de trouver autre chose que la banqueroute c'est pas moi qui l'a provoquerait mais ayant le doigt sur la bombe atomique de la dette française plus de 2000 milliards on pourrait appuyer dire banqueroute personne ne pense faire une chose pareille ça serait totalement irresponsable on a fait ça une fois dans l'histoire de France c'est la banque des deux tiers c'était en 1793 derrière on a créé la Caisse des dépôts et consignations et pendant un siècle les banques nous ont prêté avec des taux d'intérêt supérieur parce qu'ils estimaient que c'est la raison pour laquelle on est fait un circuit du Trésor et qu'on s'en foutait de savoir qui nous prêtait donc mais il y a jamais de conseil d'une façon j'ai dit la banqueroute c'est pas mon choix d'accord moi j'aurais recommandé Alexis de chypred faire ça parce que comme les Allemands auraient payé 65 milliards et les Français 45 vous garantit qu'il serait revenu le voir et lui aurait parlé plus poliment moi j'invite juste à ce qu'on réfléchisse à l'inconvénient qui a discuté avec un homme comme moi qui un connaît la situation et c'est comment on peut faire peur mais je mets la banqueroute de côté qu'est-ce qui vous reste après la guerre où on casse tout personne ne le souhaite il vous reste remboursé personne ne sait le faire personne ne remboursera jamais cette dette elle est arrivée à un point où tout le monde sait qu'elle est arrivée en optimum donc tout le monde ne compte que sur une chose le fait que les taux d'intérêt ne montent pas trop pour qu'on arrive chaque année à racheter la valeur de la dette qu'il faut rembourser ce qu'on a fait ces dernières années avec un certain succès vu que le taux était descendu à des taux négatifs mais si vous êtes des libéraux ce que je ne crois pas mais je serai un libéral moi je dirais à la fin c'est quoi le truc je comprends plus les fonctions économiques sont censées être rémunérés vous prêtez de l'argent c'est censé être une fonction économique depuis quand quand vous produisez quelque chose c'est vous qui donnez des sous donc leur système est de leur propre point de vue aberrant on arrive c'est parce qu'il y a trop de liquidités qui circulent autour du monde mais simplement et qu'on ne peut plus les investir parce que je vais vous raconter ce que vont devenir les milliards de dollars des Américains si les Chinois et les Russes arrêtent de commercer entre eux avec des dollars on va on va on va voir ce que l'inflation veut dire pour de vrai qu'est-ce qui reste après la guerre et le reste il reste l'inflation voilà donc si vous avez un niveau d'inflation pour l'instant l'inflation a été considérée comme la hantise absolue pourquoi pour le rentier pour celui qui met de l'argent dans la sphère financière c'est l'horreur l'inflation c'est le risque de spirale inflationniste qu'on a connu dans les années 70 aussi c'est pour ça que c'est intéressant de voir les années 70 on voit bien que vous avez pas acheté votre bien dans les années 70 parce qu'avec 10% d'inflation en disant vous aviez plus de dettes vous dire que vous partagez une horreur qui vous aurait pas concerné parce que moi et là j'ai pas pu m'en douter à cette époque là mais j'aurais dû j'ai connu la génération qui a la sortie de la guerre payé 25 francs par mois une maison qui s'était acheté avant-guerre c'est la vie c'est comme ça ça c'est la hantise du rentier mais le travailleur qui a acheté son bien lui ça le dérange pas alors c'est vrai là où je vais quand même pas vous dire que l'inflation est un bien fait mais je vous dis faut pas se faire trop peur avec des choses qui ne nous concernent pas je termine juste pour pour les retraites si vous voulez que je sais pas ce que vous ne vouliez vous dise comment on finance sur Mediapart j'ai cru lire le chiffre de 70 milliards en comptant à la fois le retour aux 40 nuits l'âge de départ à 60 ans et l'indexation sur sur les salaires des droits est-ce que c'est le chiffre que vous de votre équipe à calculer et comment comment vous financer ça de cotisation dans dans le total mais on peut se demander comment de manière spécifique il va être payé je mets de côté quelque chose que je sais pas chiffré par exemple la malbouffe on sait la chiffrer parce que c'est lui qui l'a fait donc il dit 50 milliards par an ça nous coûte le diabète les maladies cardiovasculaires et les épidémie d'obésité et personne ne fait rien et ça a été le principal facteur de comorbidité pendant la période de la covid on est plus mort de la comorbidité que de la covid bon mais je sais pas chiffrer ce que nous coûterait ce que nous coûte le l'allongement sans fin enfin largement continue ces dernières années de l'âge de départ et du nombre de Daniel cotisations pour avoir le taux plein d'accord qui est un des problèmes qui nous restera posé qui restera sur les bras avec nous on auquel on répond en disant pas une seule retraite à moins de 1400 € niveau du SMIC alors pourquoi 1400 €, c'est un raisonnement qui est basé sur la logique du système de répartition qui est que c'est un salaire différé la retraite alors si vous dites à quelqu'un salaire minimum 1400 euros moins il arrive à la retraite ben retraite minimum 1400 euros pour une carrière complète hein sinon pour les autres on a prévu que ce serait 1000 euros c'est à dire tout le monde au seuil de pauvre au-dessus du seuil de pauvreté donc le plan ça tout ça est intégré dans le plan mais après il y a quand même on fait un pari sur l'augmentation des cotisations on peut pas dire le contraire parce que s'il faut que vous ayez plus de monde qui bossent pour que il y ait plus de cotisations nous l'avons vu nous tous qui sommes sur ce plateau nous l'avons vu sous le spa lorsque on a créé un million d'emplois en très peu de temps c'était la plus forte progression de nombre d'emplois du siècle et bien immédiatement tous les comptes ont été mis au vert y compris les comptes de la retraite donc augmenter le nombre de gens qui travaillent vous avez vu le nombre qui a été prévu dans ce compte ça couvre la dépense vous avez une deuxième possibilité c'est la chasse aux écarts de salaire à qualification légale entre hommes et femmes bon alors il faut des méthodes pour y arriver mais le résultat c'est que si vous les mettez au même niveau les hommes et les femmes vous avez le surplus de cotisation qui comble le trou et le troisième élément c'est l'augmentation de la cotisation qui est au-dessus du sommet à 3500 euros à partir duquel c'est fini on complète plus si on augmente de deux points on retombe sur nos packs trois fois le plafond de la Sécu ça fait 12000 et quelque chose franchement alors on peut augmenter de de bon simplement c'est pour vous dire la mesure elle est financée du point de vue de la caisse de des caisses de la Sécurité sociale je sais pas si j'ai répondu à tout le monde si jamais j'ai pas répondu vous répétez votre question intervenir Ghislaine oui je suis d'accord avec mon camarade une chose qui m'étonne chez vous vous êtes un peu révolutionnaire notamment vous voulez cette constituante pour changer la Cinquième République ce qui est de mon point de vue très bonne idée j'ai écrit le poison présidentiel et je pense que il faut que effectivement la décision publique soit mieux acceptée et dans toute cette présentation de votre programme on parle pas beaucoup de changement de gouvernance et je suis d'accord que ça soit l'hôpital que ce soit l'école il y a sûrement des moyens supplémentaires nécessaires mais il y a surtout une absence de gestion de direction humaine dans ces grandes administrations qui fait qu'il y a beaucoup de déperdition vous avez mentionné un petit peu l'absentéisme à un moment dans votre programme mais je pense qu'il y a besoin de motivation pas seulement par le salaire mais par la reconnaissance par l'accès au centre décisionnel et par exemple je me semblait pas favorable à l'autonomie des des écoles et des universités or je pense que il y a on vit dans des machines beaucoup trop anonymes beaucoup trop ingérables donc voilà il y a pas de révolution dans la manière de faire c'est ça qui qui m'étonne de votre part puisque vous voulez le faire au niveau de la France pourquoi vous faites pas au niveau des administrations etc et il y a une chose aussi qui qui m'étonne c'est votre cours aux emplois jeunes alors c'est vrai que tout de suite ça fait baisser le chômage ça avait été l'exemple avec Jospin mais on a fait beaucoup d'études là-dessus et on voit que finalement ça ne donne pas des vraies formations ça n'aurait pas les jeunes vers les secteurs où on a besoin de main d'oeuvre et que c'est seulement ceux qui ont bac + 2 déjà qui en profitent à terme pour relancer leur carrière et je pense que finalement j'ose dire aux jeunes vous allez avoir le SMIC pendant 1500 pendant 5 ans et puis vous allez avoir le permis de conduire moi je trouve que c'est pas exaltant pour une jeunesse moi je pense que pour une jeunesse il faut lui créer des centres universitaires des centres de formation des lycées professionnels en masse pour donner des vraies formations avec des bourses pour pouvoir effectivement faire ses études de manière sérieuse plutôt que voilà juste on va vous donner un emploi bon socialement utile mais qui ne vous ouvrirait pas des portes d'une carrière ensuite alors attendez plusieurs choses d'abord sur la motivation au travail vous touchez du doigt quelque chose de très important et que je crois juste le renversement de perspective qui est à l'oeuvre il est pas mentionné parce que là pour le coup vous vous demanderiez comment je compte faire je dis je comment on parce qu'il y a un aspect de modification de la façon de gouverner le pays qui compte dans mon esprit beaucoup c'est-à-dire le rôle que vont avoir et au commissaire pour qui fait des plans pour les suivre pendant un an pour en changer plutôt que des ministres responsables de leur administration du peu que j'en ai vu c'est-à-dire les deux années où j'ai été ministre j'ai eu une idée de comment dire du décalage de motivation qui a entre l'élu politique qui arrive tout feu tout flamme pour faire des choses et la machine qui elle beaucoup plus lente considère le ministre comme un emmerdement provisoire dans l'exécution des choses qui ont été prévues de longuement mais entre-temps il s'est produit quelque chose qui a changé profondément la structure de l'État c'est le fait qu'il a été dépecé réduit à l'os dans des tas de secteurs mis en cause dans sa légitimité même regardé par exemple la mise en cause des diplomates professionnelles j'ai pas d'affection spéciale pour pour les diplomates mais que la diplomatie soit faite par des diplomates tous les pays du monde pensent ça nous nous inventons une nouvelle catégorie qui a inventé monsieur le monsieur Macron qui va être des administrateurs à la place des diplomates donc c'est une erreur totale j'ai pris cet exemple pourquoi parce que c'est vrai dans tous les compartiments les fonctionnaires se sont sentis montrer du doigt illégitime à faire les choses et la mentalité fonctionnaire a été considérée comme une variante de la mentalité de l'escargot quoi capable de décider lent inefficace etc en même temps ou en ramener l'État à la portion congrue si bien que l'État maintenu comme l'hôpital que par la ferveur de ceux qui s'y trouve moi c'est ça que je veux inverser et notamment redonner dire ce qui est plus important que d'être le vainqueur d'une compétition idéologie libérale des 40 dernières années c'est bien servir le peuple c'est être utile au pays l'une des choses qui m'a frappé une fois c'est de voir une jeune femme dans une discussion où on les gens sont bon amicalement s'engueuler sur tout ça et elle elle répond et elle dit mais je comprends ce que vous me racontez moi j'ai jamais eu envie d'aller travailler dans le privé mes parents sont des fonctionnaires nous avons l'idéologie de l'État et du service public j'ai toujours toujours voulu être fonctionnaire parce que je trouve ça bien et je préfère faire ça que l'entreprise privée tout le monde a resté scotché parce que c'était comme si un martien ne débarqué dans la pièce tellement ce discours n'était plus le le discours dominant alors ça c'est une chose madame otanime ça c'est une chose et je je vous dis vous touchez du doigt quelque chose qui existe qui c'est aggravé récemment par la décision d'injecter dans les directions de l'état des gens qui viennent du privé pour soi-disant il y a amener un esprit nouveau alors là ma réponse est NON et une des choses qui sera faite rapidement c'est de ramener tous ces gens s'ils veulent rester au service de l'État ils le seront mais avec les méthodes de l'État et avec les objectifs de l'État mais par contre l'école alors là vous vous me l'avez amené habilement mais je j'ai parfaitement repéré non alors là oui en effet je suis absolument hostile à l'autonomie des établissements pourquoi parce que c'est la transformation du savoir en un marché je sais pas vous je vais faire l'offense d'expliquer comment on crée un marché pour créer un marché vous créez vous raréfier une la bonne marchandise le bon savoir vous mettez les époux avoir la définition du bon savoir vous mettez en compétition les établissements entre eux vous les classer tous les ans pour rentrer dans les bons établissements on paye plus que pour aller dans les mauvais pardon mais ça c'est ce qui se passe dans toute une série de pays bon la France ne peut pas se payer ce luxe pourquoi nous ne sommes que 68 millions et nous n'avons que la matière grise pour nous tirer d'affaires donc le plus de gens vont travailler le plus de gens vont étudier le mieux on se porte parce que le pays en tirera son profit donc pas question et je ferai si j'en ai la possibilité et les ministres le front tout pour casser ce qui a été mis en place de début de marchandisation du savoir je termine d'embau pour vous Madame à propos des emplois jeunes je ne dis pas que l'emploi jeune soit la solution de longue durée je ne dis pas ça je dis que vous l'avez parfaitement compris je crois que c'est vous tout à l'heure qui avait parlé de ça ou vous monsieur je me souviens pas dans le choc que représente notre programme exactement comme d'autres avaient voulu faire un choc de positivité ou en diminuant de 125 milliards les impôts dit de production on espérait qu'il en résulte un abaissement de la marchandise française et que on gagnerait sur les tableaux internationaux je vous rappelle quand même que tout ça vient de se produire au cours des 10 dernières années le choc de Monsieur Hollande avec le cice et le crédit impôt recherche était juste avant et ensuite monsieur Macron qui en a rajouté derrière et le résultat de ces deux chocs de compétitivité c'est le plus gros déficit commercial que j'avais eu de l'histoire de France donc peut-être que les certitudes qui étaient à l'oeuvre mérite d'être révisées à quoi sert je termine là-dessus l'emploi jeune c'est à donner dans la situation de crise aujourd'hui et pour les cinq années qui viennent de donner à un jeune la perspective d'avoir devant lui cinq ans stable cinq ans sur où on n'est pas obligé de courir partout pour savoir comment on va se loger comment on va se nourrir et les jeunes gens qui viennent là en profitent pour préparer un parcours alors déjà comme vous pendant cinq ans en garantie d'un revenu c'est le revenu c'est le SMIC hein bah si vous décidez de vous mettre en couple c'est le moment de le faire c'est le moment où vous pouvez payer en loyer c'est le moment où vous pouvez commencer à vivre et planifier de passer tel concours ou de rechercher tel filière d'emploi c'est exactement ce qui s'est passé avec les jeunes gens qui ont été dans le système emploi jeune alors je suis d'accord avec vous pour dire que au passage beaucoup sont arrangés avec les objectifs et qu'on y mettait des jeunes qui étaient déjà bien diplômés donc je trouve que ça par contre c'est abusif d'y mettre des gens trop diplômés que ça doit être d'abord réservé à ceux qui ont les diplômes qui nécessitent une progression et pendant les cinq ans vous organisez votre votre progression moi c'est comme ça que je le vois avec comme espoir qui en avait plus besoin et que très rapidement ça devienne des emplois pérennes mais déjà à l'époque je m'étais opposé à ce qu'on le transforme en emploi pérenne parce qu'on avait dit c'est un temps de vie la société prend en charge un temps de vie pas plus on va pas vous tenir par la main débrouillez-vous après ben si vous devenez fonctionnaire vous et ces différentes agences c'est le chiffre au sens du BIT je pense que vous connaissez la différence entre le sens du BIT le sens de l'INSEE pour émarger comme chômeur au sens du BIT faut un pas avoir bossé une minute de joie être immédiatement disponible pour aller travailler donc ça vous élimine toutes les catégories BC et tout le reste et tous les gens ne sont pas dans ça alors évidemment des gens qui n'ont pas travaillé une seule minite et sont immédiatement prêt à sauter sur leur scooter ou leur voiture pour aller bosser le nombre n'est plus de 3 millions je vous garantis qu'il y a 6 millions de personnes au chômage dans ce pays et je je complète en vous disant ce que je disais à Madame hottenheimer ou à vous monsieur Perry je me souviens pas ou à vous que vous m'avez interpellé sur l'ouverture au monde je la discute pas il se trouve que j'ai vu le moment où ça c'est fait ça c'est fait comment on a décidé de supprimer ce qu'on appelait les canards boiteux c'est à dire qu'on ne croyait pas qu'un certain nombre d'entreprises se tireraient d'affaires et on a tout organisé pour la très grande entreprise marcher mondial alors on veut dire c'est un bon résultat par exemple quand je parle des pays en développement on me dit mais Monsieur Mélenchon votre système marche pas tandis que nous regardez on les a fait entrer dans l'économie mondiale comment on le sait ben parce que on chiffre en dollars ça veut dire l'argent la production agricole qu'on a monétisé mais tout ce qui était fait avant qui était vivrier et qui était payé en monnaie locale ça ne compte jamais or tout a été détruit ce qui a été détruit dans notre pays est supérieur à ce qui a été construit et de très large une question sur ce sur ce point précis on vit en France avec l'obsession du pouvoir d'achat depuis très longtemps on pourrait avoir l'obsession de l'emploi mais on a chroniquement l'obsession du pouvoir d'achat Aurélie en parlait tout à l'heure ça nous a amené d'ailleurs à commettre des folies on a délocalisé une partie de nos productions c'est ce que vous venez d'évoquer à l'instant pour produire moins cher on est allé acheter au bout du monde moyenne en quoi 50% de nos émissions de gaz à effet de serre c'est les importations donc quand bien même on règlerait nos propres de gaz à effet de serre on aurait pas réglé celle là on a asséché des filières entières de production je pense aux agriculteurs vous savez on est en France en situation déflation alimentaire vous mettez de côté la période qu'on traverse là en ce moment on est en situation de déflation alimentaire depuis 6 ans cette obsession du pouvoir d'achat elle m'amène à vous poser une question je voudrais avoir votre regard sur un point qui est un point de philosophie économique qui a en chacun d'entre nous trois personnes il y a un salarié il y a un consommateur et il y a un contribuable et les trois d'ailleurs de temps en temps engage un bras de fer parce que le salarié des salaires plus élevés logiques meilleure condition de travail consommateur il faudrait consommer moins il contribuable il voudrait pas trop payer d'impôts dans votre société où va la préférence à ces trois personnes le salarié le consommateur ou le contribuable ouf aux citoyens c'est une réponse non c'est pas une réponse je vais vous répondre polémique voilà on essaye de de d'éclairer le point de départ vous avez raison et je veux vous dire que ce qu'on appelle les 30 glorieuses qui ont pas été si glorieuses que ça pour tout le monde c'est un moment dans lequel on industrialise le pays on déplace des millions de personnes qu'on enlève de la campagne pour les amener en ville des villes qui étaient pas finies c'est-à-dire le nombre de ceux qu'on patauger dans la bouillasse pendant 10 ans c'est considérable et comment a-t-on payé la stabilité sociale en baissant dans le budget donc en augmentant le pouvoir d'achat sur le dos des paysans parce que l'alimentation qui représentait 20% des budgets des familles au début des trentes glorieuses tombent à neufs et c'est qui a fait la différence on point les paysans en baissant le prix et vous avez eu des agronomes de génie qui ont fait la concentration des terres elle sourit parce que c'est sa branche plutôt que la mienne bon qui ont fait tout ce qu'il fallait pour y arriver
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obtenu ce raisonnement je me rappelle que régulièrement dans les assemblées où j'ai siéger de temps à autre pour me clouer le bec en me disant non m'attendait Monsieur Mélenchon vous êtes en exagéré les syndicats et les patrons sont tombés d'accord sur tel point et moi j'ai toujours dit mais il tombe d'accord sur ce qu'ils veulent nous on est la troisième partie ici c'est à dire toute la société j'habite j' arbitre le pouvoir d'achat pourquoi parce que je fais le pari que si je relocalise et notamment si je développe la peau de la production vivrière les gens vont acheter le bon manger ça coûte plus cher bah oui pas fini avec tapé à la porte de votre DRH pour demander une augmentation de salaire il y a là où est le problème pour moi je trouve ça bien je trouve ça normal parce que Dieu dans l'esprit que entre 1982 et 2022 il y a 10 points qui sont passés du travail au capital donc moi je ne suis gêné par aucune modification du déplacement du curseur et c'est ça que ça donne alors pour être sur votre à qui je donne la priorité je crois que chaque personne est capable de penser l'intérêt général je pense ça fait pas toujours plaisir de penser l'intérêt oui mais vous pouvez pas supposer que vous allez être à 100% motiver un moment comme consommateur un autre moment qu'on contribuable je sais pas quoi mais à zéro moment par le fait que vous êtes un être humain moi aussi que si vous êtes malade préfère qu'on vous soigne plutôt que de vous laisser mourir et pourtant je vous connais pas et pourtant je serai sur cette position là donc nous sommes tous capables de penser et vouloir l'intérêt général parce que nous sommes il y a pas vous êtes marquise pour ça c'est dans John low hein ça se fait très facilement c'est le le voile d'incertitude je sais pas je sais seulement une chose c'est que je préfère la solution où vous tirez d'affaires parce que ça sera la même où moi je me tirerai d'affaire il faut croire à ça sinon et je suis en révolutionnaire madame hottenheimer que dans ce sens-là c'est-à-dire je ne crois que à la délibération collective et au vote je ne pense pas que la bonne raison va s'imposer ni par la force des armes ni parce que fait l'actuel président de la République un conseil de défense contrôlé par personne alors on va se diriger vers peut-être une dernière question j'ai une question j'avais deux questions dans le la présenté le la croissance sur l'ensemble du quinquennat on a reçu un document dans les journalistes avec un peu plus de chiffres pour quand vous si vous êtes élu en avril vous avez retrouvé l'économie dans un certain état il y a une guerre aux portes de l'Europe dans l'Europe qui va avoir un effet sur sur la croissance le les prévisions économiques de janvier était autour de trois et demi pour 4 pour la France cette année là dans dans votre chiffrage de lit 5 et demi peu importe si c'est 5 et 16 etc vous prévoyez une espèce de relance ou des faits en tout cas tout de suite de vos mesures sachant que vous aurez pas fait encore de budget j'imagine que les premières mesures le dégel du point d'indice la hausse du SMIC ça vous pouvez le prendre tout de suite mais sur quoi vous comptez pour stimuler l'économie et ma deuxième question c'est Aurélie trouver la un peu on a un peu parlé en présentant les chiffres de croissance en disant bon on vous parle du PIB mais bon c'est pas non plus un indicateur qu'on adore vous parlez de gouverner par les besoins ça suppose aussi de mesurer ça avec peut-être de nouveaux indicateurs est-ce que vous avez demandé à l'INSEE de développer d'autres indicateurs est-ce que vous avez déjà en tête des indicateurs précis qui mesurait enfin voilà est-ce que vous pouvez me détailler ce genre de mesure bon alors deux choses 1 un point honnête personne ne sait où on va soit disons des choses comme elles sont la prévision économique faite à la sortie de la covid dont personne ne savait ce que ça donnerait sur le moyen terme maintenant renforcer par la guerre du crâne vous pouvez pas faire une projection linéaire économique c'est pas vrai d'abord il va y avoir le choc de la crise alimentaire et beaucoup de gens pas encore tout à fait compris que la crise va pas être seulement pour nous il va y avoir des il va y avoir d'autres effets la crise fruimentaire dans tout le Maghreb aujourd'hui par exemple l'Algérie consomme 20% de ça de sa consommation de blé ce fait que du blé français lesquels français importent même une partie de leur blé du crâne et de Russie donc il est vraisemblable que devant le fait que il y a plus de blé qui arrive d'Ukraine et de Russie ce qui va se produire c'est que le blé français sans doute être plus consommée en France mais il a été acheté avant donc vous allez avoir un immense tohu-bohu de choses prévues avant et qui se passe ensuite autrement c'est ce qui va nous arriver la crise alimentaire et quant à la crise du gaz et du Pétrole j'espère que au moins les journalistes il y en a pas un qui a une naïveté sur le fait de croire que tout le monde sera perdant dans cette histoire ce n'est pas vrai il y a des gens qui vont s'en sortir beaucoup mieux que d'autres notamment ceux qui produisent du pétrole non seulement les micros économies d'Arabie Saoudite du Qatar et compagnie qui vont se trouver avec des excédents gigantesques qui vont les remettre directement dans la sphère financière et vous savez pas où elles atterriront dans quelles économies et pourquoi faire donc il y a des princes des éléments d'incertitude gigantesque ce dont je suis sûr c'est que je me pilote bien si j'ai des bons objectifs si mon objectif c'est de briller dans la sphère financière et dans le commerce international le risque il est à 100%.
si mon objectif c'est de briller par le niveau des relocalisations que je provoque du retour à l'agriculture vivrière etc je suis sûr que quel que soit mon résultat il serait meilleur que si je fais le contraire je sais pas si je me fais bien comprendre mais gouverner en période d'incertitude le hasard de la vie fait que mon premier bouquin qui s'appelle à la conquête du chaos réfléchissez sur le fait que le déterminisme n'était plus linéaire récemment on m'a expliqué des géologues des climatologues à qui je demandais bon mais qu'est-ce que je dois faire face à la crise de l'eau je me situer comme dirigeant je me dis bon bah on fait quoi le gars m'a répondu tu fais ce que tu veux toute façon personne n'en sait rien j'ai comment personne n'en sait rien il me dit bah non le climat va se déstabiliser et il ne se restabilisera pas avant une période de 20 ou 30 ans donc tout ce que tu peux faire entre les deux c'est imaginer qu'est-ce qui est vrai quand il y a de l'eau et quand il y en a plus ce qui est pas évident mais c'est ça veut dire que ce sont d'autres conditions de réflexion sur la manière de gouverner et moi j'attends ça d'une formule de gouvernement plus souple c'est à dire où il y a plus de haut-commissaire que de ministres qui sont là à attendre que pas tant que ça se passe enfin disons au sommet du hiérarchique avant doucement deuxièmement que les principes qui guident l'action publique sont des principes bien ciblés comme je vous dis sur l'agriculture tout à l'heure vous avez évoqué la question ce pays qui était en état de souveraineté alimentaire ne l'est plus 80% de ce qui mange j'arrive de l'extérieur alors tout le monde dit la même chose donc on va replanter oui qui va le faire il nous faut 300000 paysans alors là ni les libéraux vous avez pas de réponse à ça parce que la seule manière que vous avez de récupérer des paysans c'est de faire en sorte qu'il soit mieux payés et pas seulement c'est comme pour la médecine libérale tout à l'heure je parle avec prud'hommes qui m'a bien rassuré sur le sujet et prud'hommes me dit maintenant la masse des jeunes toblis qui arrive ils aspirent pas être médecin libéraux d'abord les métiers sont féminisés donc il y a d'autres attentes que celles qui étaient l'attente du vieux docteur qui restait jusqu'à je sais pas combien de sa vie 2 les maisons de les centres de santé sont bien perçus parce que vous êtes salarié donc vous avez une vie les paysans de demain je veux pas faire de pronostics mais je suis quasiment persuadé que vous n'en trouverez pas si vous ne le garantissez pas une vie plus stable avec des vacances et de la Coopération vous les trouverez pas donc qu'est-ce que vous allez faire vous avez eu raison de dire on a été chercher à l'autre bout du monde des gens mais ça ça va pas marcher tout le temps les Chinois vont pas les chinois ils viennent chercher les cochons de chez nous c'est pas c'est pas eux qui amène les leurs donc vous voyez que là le développement dans le modèle de l'économie libérale dans les pays où il y avait un milliard et demi de personnes moins milliards et à peu près pareil en Inde leur développement si vous restez sur ce modèle il est invivable j'espère vous avoir au moins convaincu des changements de long terme ma question portait plus sur du court terme quand vous arrivez au pouvoir et vous avez une certaine situation économique et les mesures vous prenez quels sont celles qui quelles sont celles qui ont un effet plus rapide entre guillemets tout ce que vous avez vu là l'AUG le recrutement de massifs pour mettre des jeunes gens dans les emplois jeunes c'est à dire créer un choc de demande je suis pas sûr que ça marche je suis pas sûr que je sais que dans le début ça creuse les déficits parce que vous injectez mais vous avez pas le retour donc il nous faut au moins un budget et demi pour arriver à commencer à voir à peu près comment la poussière retombe si avec la nôtre de poussière on va se taper aussi la poussière de la guerre du crâne et la prochaine et pandémie parce que si vous croyez que c'est fini les pandémies vous trompez ça là vous savez que il y a un renouveau de la pandémie de la grippe aviaire je parle pas de la pandémie de la covid la grippe aviaire croise les doigts qui se transmettent pas à l'homme hein parce que on en est à la cinquième en France c'est la cinquième fois qui a une pandémie et qu'est-ce qu'on a fait depuis rien alors vous voyez qu'on a beaucoup d'incertitudes vous avez raison de le souligner moi je crois que une injection de la demande permet déjà aux gens de respirer ne croyez pas que j'exagère en parlant des gens confins et qu'en froid je pense que vous le savez comme moi parce que à vos postes d'observation vous le voyez mais le nombre de gens dans ce pays qui arrivent à se rendre compte de ce qui arrive à la masse de notre peuple sont très peu nombreux parce que les élites sont ainsi faites que elles pensent toujours que c'est pas seuil de pauvreté dans l'abandon absolu côté il y a des incertitudes etc sur comment c'est dépense on va voir des effets mais j'aimerais revenir sur les incertitudes côté recettes puisque moi je m'attendais à ce que votre programme côté recettes ça soit très simple à savoir on prend au plus riche aux multinationales mais en fait j'ai fait le calcul et dans votre programme sur 267 milliards d'euros de recettes il y a 110 milliards qui viennent de on prend d'impôts discrétionnaire on décide l'argent est sur la table on le prend et il y a 100 milliards qui dépendent en fait du comportement des agents économiques à savoir les niches fiscales l'évasion fiscale le fait qu'il y aura moins d'absentéisme à l'hôpital qui ont un des économies sur les médicaments et 50 milliards qui sont des coûts évités coût des violences faites aux femmes c'est éviter coûts des frais de pour le cancer c'est éviter donc on a en fait la moitié des recettes de vos qui financent votre programme qui sont comment dire l'argent n'est pas sur la table et il y a des effets de comportement et donc là vous avez pris des hypothèses optimistes comment vous ferez si au final il y a moins d'argent qui rentre dans les caisses que prévu bon alors d'abord au passage j'ai oublié tout à l'heure à propos c'est vous qui m'avez interrogé sur les indicateurs pardon juste excusez-moi madame je réponds en effet d'abord nous on en a besoin en politique d'autres indicateurs les indicateurs de performance ça peut même pas être ceux qui existent aujourd'hui vous savez que le plus de Programme des Nations Unies pour le développement à produire un classement tous les ans qui est le classement du bien-être humain et vous apercevez que la hiérarchie des puissances est pas celle qui correspond à la fortune même s'il est évident que les pays les plus riches sont les mieux placés mais pourquoi parce que les indicateurs qu'il propose c'est durée de vie alphabétisation des femmes revenus moyen et nombre de gens alphabétisés alors les premières fois j'en ai parlé pour une collectivité locale on me dit ton truc c'est pour le tiers-monde je me dis mais si vous voulez on va aller voir dans la cité là-bas où on en est pour ce qui est de la durée de vie pour ce qui est de bon bref c'est pour vous dire que nous avons besoin nous d'indicateurs de progrès humain nous ne les avons pas mais nous les établirons et l'idée de le faire la discussion avec les économistes je vais vous dire que je vais me faire sarkozyte parce que Monsieur Sarkozy avait proposé de changer l'indicateur du PIB parce qu'il s'était rendu compte que c'était une folie et il avait fait venir un prix Nobel d'économie hein bon bref il était question de faire quelque chose de bien je sais pas ce que ça a donné je me rappelle pas ça rien donné mais moi j'irai pas demandé à comment tu l'appelles à notre prix Nobel je vous explique bon on verra en attendant non vous aurez besoin vous avez raison on a besoin indicateur et moi je peux pas commencer une réunion comme celle-là en vous disant votre pipe je rigole puisque vous additionnez des ajouter avec des dépenses de l'État j'y crois pas bon alors tiens du coup j'espère que alors après vous avez parlé des comportements mais madame mais même les libéraux ils comptent sur des comportements par exemple ils pensent que comme quelque chose va être moins cher les gens vont l'acheter bah écoute là-dessus comme sur le marché ben moi je compte sur le fait que les gens comprenant qu'elle est l'intérêt commun ou leur intérêt vont aller dans le bon sens il y a moins d'inconnu dans notre programme que ce que vous prévoyez quant à la possibilité que ceux à qui on compte pendent leur juste place se sauve elle n'existe pas avec l'impôt universel et pour les entreprises comme pour les particuliers ça n'existe pas quant à nos additions je vous garantis qu'elles sont bien faites parce que qu'est-ce que vous voulez me dire tout à l'heure on a pris un exemple le coût des féminicides vous me dites ah bah oui mais s'il y a pas l'argent mais honnêtement mon problème c'est pas l'argent c'est qu'il faut vraiment que les féminicides baisse et donc si je m'aperçois comme ce produit pas et ben on redemandra pourquoi donc moi je gouverne pas avec seulement d'économétrie je gouvernais dit sociologue je gouvernais avec des psychologues je gouverne ben oui avec des gens qui vous intéresse à la vie de la société où la seule motivation n'est pas la consommation je me permets de le redire pour le reste on me dit à l'instant qu'il n'y a pas de coût de coup quoi éviter dans les recettes d'Ivoire dans les recettes supplémentaires on a donné des exemples la malbouffe Jean-Luc l'a dit le coup des féminicides par exemple mais dans les 267 qu'on a évoqué c'est pas intégré donc c'est des hypothèses à la fois prudentes et à la fois il y aura ses coups éviter que vous mentionnez qui viendront s'ajouter en fait oui ces sommes là ne sont pas comptés dans le non non 250 milliards d'un côté qui rentre 265 qui rentrent 250 on n'a pas mis dedans moins 50 pour la malbouffe moi 3 je sais pas combien pour les féminicides non ça on l'a pas pris en compte on espère ce résultat si vous voulez c'est la bonne secrète c'est le truc où il y aura de la bonne nouvelle et de la marge de manœuvre parce qu'on a vraiment insisté pour que la méthode soit comptablement solide du point de vue qui serait le vôtre c'est-à-dire de gens qui posent des questions dans un cadre bien donné bon vous vivez dans une économie et on vous demande pas d'un inventer une autre ça c'est notre job à nous c'est à vous de nous interpeller sur le sujet vous vous me demandez les mesures immédiates je vous dis je crois un choc de la demande lui François Hollande croyait un choc de compétitivité bon le choc qu'il a provoqué est arrivé à rien à la sortie c'était pire qu'avant donc voilà comment je compte nous je résume en un mot mais il est évident qu'il y aurait une discussion européenne parce que d'abord tout le monde est placé devant la même situation et vous savez quand on est très en danger les points de vue politique évoluent moi je me rappelle c'était tout à fait second tout était pas central mais ma discussion avec la ministre de l'éducation anglaise sur nos méthodes à nous Français à l'école publique qui est quand même pour eux quelque chose qui est voisin de l'enfer parce que c'est un truc de rouge la même école pour tout le monde ah bah attends bah la fille elle m'avait expliqué en long en large pourquoi c'était génial son histoire ou les écoles avaient des étaient remplacer et côté comme des entreprises bon et puis elle est venue me dire écoutez on pouvait pas travailler ensemble parce que notre truc c'est un désastre donc si vous voulez quand vous commencez à être dans une crise tout le monde réfléchit autrement c'est d'ailleurs anthropologiquement fondé les êtres humains se sert les coudes comme ça va mal et y compris le dialogue sera facilité moi j'ai pas peur d'aller discuter avec Dragui qui est le aujourd'hui le patron en Italie alors qu'il a été banquier central de la BCE cet homme nous attiré d'affaires quand même quand il a commencé à organiser son système de liquidité car rien de libéral racheter les dettes des états dans les banques privées on me fait des acheter directement aux étapes mais enfin il l'a fait et s'il était pas intervenu l'économie européenne je pense ce serait effondré or ce qu'il a fait c'est utiliser une méthode non conventionnelle à tout le monde maintenant se tranquillise 5 ans de non conventionnel c'est quand même pas rien 85 milliards d'euros par mois ce sont des sommes énormes moi je fais ce Paris je vais voir mes collègues des autres pays et puis je vous dire alors qu'est-ce qu'on fait parce que alors un la covid de la guerre d'Ukraine 3 à la prochaine guerre que vous raconte où elle va avoir lieu et la prochaine pandémie aussi donc nous avons intérêt à nous organiser ensemble je suis sûr que je serai écouté je serai pas vu comme un bolchevik et chevelu l'émission touche à sa fin 3h 3h d'émission pile bravo à tous Peut-être que Jean-Luc peut faire un mot pour pour conclure j'ai vraiment un peu adressé des remerciements à l'équipe qui a travaillé je sais qu'elle est normale et fort a été fait pour y arriver dans les délais autour de de clémence et de tous les camarades dès que je dirais un mot je vais me sentir injuste à ce que j'oublie je veux féliciter ce fiachi qui roule pour l'organisation de cet événement et tout ce que nous avons vu là le ça a été mené de demain nous mettre et puis tous ceux qui ont travaillé je suis très fier de savoir que je pense qu'on a une des meilleures équipes capables d'être de prendre en charge une orientation politique et notre pays je crois que bon bien sûr surtout maintenant personne n'est garanti de se dire je suis certain que si c'est nous tout va marcher merveilleusement je pense que tout marchera beaucoup mieux que nous sommes bien préparés mais que nous entrons dans une période d'immense incertitude par conséquent la conscience politique la discipline la capacité à analyser à agir d'un coup ensemble jouera un rôle considérable dans les années qui viennent je ne crois pas que les principes qui animent le président Macron qui sont à géométrie variable c'est principe permettent de nous tirer d'affaires aussi fortement que des principes qui eux reposent sur l'idée que les êtres humains préfèrent être solidaires qu'en compétition les uns avec les autres et après bah c'est la glorieuse incertitude de l'histoire vive la France et surtout vive la république
[Applaudissements]
merci beaucoup mais on a bossé on a bossé comme des cons oui il y a toute une équipe il se passe quoi derrière la dernière fois on s'est tapé on s'est trompé
[Musique] [Musique]
Jean-Luc Mélenchon