Heures travaillées : pourquoi un actif français travaille PLUS qu'un Allemand
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Les Français travaillent-ils vraiment moins que les Allemands ? La ministre chargée des comptes publics Amélie de Monchalin ainsi que le ministre de l'économie et des finances Éric Lombard ont affirmé que les Français travaillent en moyenne 100 heures de moins par an que leur voisins d'outrerin. Le chiffre vient des statistiques de l'OCDE sur le nombre d'heures travaillées par habitants dans chaque pays.
En 2024, il s'est levé à 664,4 he par habitant en France contre 729,7h en Allemagne, soit environ 65 he d'écart. Mais cet indicateur est trompeur car il totalise l'ensemble des heures travaillées et les divise par la population totale sans distinguer actif et nona actif. Ainsi la France avec sa natalité plus importante et son espérance de vie plus longue présente mécaniquement un nombre d'heures par arbitant inférieur.
Ce chiffre ne mesure donc ni la productivité ni le temps de travail des actifs. En s'intéressant au nombre d'heures travaillées par personne en emploi, le constat est très différent. Selon le CDE, un actif français a travaillé en moyenne 1494 heures en 2024, soit davantage qu'un allemand qui a travaillé 1340 he France dépasse aussi les Pays-Bas mais reste loin derrière la Grèce et les données de Rostate confirment la tendance puisqu'en moyenne les actifs français travaillent 35,8 he par semaine contre seulement 33,9 he pour les Allemands.
Mais alors pourquoi la France travaille-t-elle globalement moins ? En mars 2025, le Conseil d'analyse économique l'expliquait par son faible taux d'emploi par rapport à ses voisins européens. Et cela concerne principalement les jeunes et les seigneors, soit une part importante de la population.
Les jeunes mettent 1 à 2 ans de plus que chez nos voisins européens pour s'insérer sur le marché du travail en raison d'un système d'apprentissage moins développé, de la poursuite d'études longues et d'un grand nombre de jeunes sans emploi ni formation. Chez les seiors, l'emploi est plombé par un départ précoce à la retraite. Si la part des 559 ans en emploi s'est amélioré, celle des 604 ans reste fragile.
En résumé, le problème n'est donc pas l'effort des travailleurs français, mais leur nombre s'ajoute à cela l'effondrement de l'emploi des personnes peu qualifiées, un phénomène beaucoup plus français qu'européen.
Amélie de Montchalin