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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 22 janvier 2016 43 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesEurope & internationalSécurité

Nicolas Dupont-Aignan invité de Parlement Hebdo sur LCP / Public Sénat

Source d'origine 10 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 50 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, 500 000 chômeurs en formation, vous allez certainement me dire que c'est peut-être pour déguiser les chiffres.

  • 4:12RelanceRéponse directe

    Lesquelles ?

  • 5:02RelanceRéponse directe

    Vous avez dit tout à l'heure... Vous avez dit honteux. Qu'est-ce qui est honteux ?

  • 5:48OuverteRéponse directe

    Est-ce que les chômeurs sont trop indemnisés en France ? Trop longtemps ? Trop cher ?

  • 7:34FerméeRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, vous venez vous aussi de fustiger ce plan. Pour vous, il n'y a absolument aucune bonne mesure dans ce plan.

  • 9:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour vous, Nicolas Dupont-Aignan, cette commission d'enquête sur les attentats est une bonne chose ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:55Locuteur 4Chiffre
    « Une prime d'embauche de 2000 euros par an pour les entreprises de moins de 250 salariés qui embaucheront en CDI ou en CDD d'au moins 6 mois, à condition que le salaire ne dépasse pas 1,3 SMIC. »
  • 2:21Locuteur 4Chiffre
    « Autre volet, celui de la formation, avec un plan de 1 milliard d'euros pour former 500 000 chômeurs. »
  • 2:42Locuteur 4Chiffre
    « François Hollande souhaite également une augmentation des contrats de professionnalisation qui devraient passer à 50 000 bénéficiaires contre 8 000 actuellement. »
  • 3:01Locuteur 4Chiffre
    « Un plan contre le chômage estimé à plus de 2 milliards d'euros, uniquement financé par des économies. »
  • 4:14PrésentateurPromesse
    « J'annule la directive travailleurs détachés. Tout salarié roumain, polonais, espagnol, portugais qui vient en France paiera les charges sociales françaises. »
  • 4:39PrésentateurPromesse
    « Je divise par deux l'impôt sur les sociétés pour tous les bénéfices réinvestis sur le sol français. »
  • 4:50PrésentateurPromesse
    « Je réforme le RSI pour dynamiser nos petits artisans. »
  • 11:01PrésentateurPromesse
    « C'est interpeller et arrêter préventivement les djihadistes de retour de Syrie. »
  • 11:40PrésentateurPromesse
    « Je veux arrêter ces personnes, les mettre et les éloigner sur un territoire lointain. »
  • 21:59PrésentateurPromesse
    « Je demande aussi l'isolement dans nos prisons des islamistes. »
  • 23:53PrésentateurPromesse
    « Moi, je propose de nouvelles lois pénales. »
  • 34:42PrésentateurChiffre
    « En 2012 vous aviez fait 1,8% des voix »
  • 34:55PrésentateurChiffre
    « près d'un million d'électeurs »
  • 35:53Locuteur 3Fait
    « le Front National est une sorte de dérivatif utilisé par le système pour se maintenir éternellement au pouvoir »
  • 37:33PrésentateurFait
    « En 2012 vous disiez sortie de l'euro, sortie de l'euro »
  • 37:52Locuteur 3Fait
    « l'euro flexible c'est-à-dire l'euro franc, l'euro marque etc »
  • 38:20Locuteur 7Fait
    « l'Etat nous oblige à payer plus de RSA obligatoire »
  • 38:30Locuteur 7Fait
    « on a moins d'argent à dépenser et puis l'augmenter des dépenses qu'on veut qu'on fasse »
  • 38:50Locuteur 7Chiffre
    « 108 millions de dettes »
  • 38:52Locuteur 2Chiffre
    « 29% de hausse du foncier »
  • 39:56PrésentateurChiffre
    « il y a plus que 108, il y a une dette d'un milliard »
  • 41:26Locuteur 8Fait
    « ça aurait été une erreur historique mortelle pour l'Europe si nous avions laissé partir la Grèce de la zone euro »
  • 41:38Locuteur 8Fait
    « voir partir la Grande-Bretagne de l'Union Européenne serait un drame »
  • 41:45Locuteur 4Fait
    « terrorisme, afflux de réfugiés, l'Europe est menacée aujourd'hui de dislocation »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • ?9 %
  • Locuteur 44 %
  • Locuteur 23 %

≈ 62 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Présentateur

Bienvenue à tous, c'est l'heure de Parlement Hebdo, 45 minutes pour faire le tour

0:15
Locuteur 2

de l'actualité politique et parlementaire à mes côtés. Comme chaque semaine, Cathy Gilder, bonjour.

0:19
Présentateur

Bonjour Mickaël.

0:20
Locuteur 2

Et cette semaine, dans l'actualité, François Hollande abat sa dernière carte contre le chômage. Le chef de l'État a présenté ses ultimes mesures du quinquennat en faveur de l'emploi, sans surprise. Ce plan a vivement été critiqué par l'opposition.

0:33
Locuteur

L

0:33
Présentateur

'état d'urgence sera-t-il prolongé ? C'est au président

0:36
Locuteur 4

de la République d'en décider, mais c'est tout à fait probable, selon Claude Bartholone, reçu à l'Élysée avec son homologue Gérard Larcher, pour évoquer la révision de la Constitution.

0:44
Présentateur

Émeute chez les photographes et déclarations sexistes de quelques députés, c'était alerte à l'Assemblée cette semaine. L'actrice canadienne Pamela Anderson est venue dans l'hémicycle à dénoncer les souffrances des canards et des oies dans l'élevage français de production de foie gras. On en parle dans cette émission. Et on en parle avec Nicolas Dupont-Aignan, qui est notre invité cette semaine. Bonjour. Bonjour. Vous êtes député de l'Essonne et président de Debout la France, parti que vous avez fondé. On en reparlera, mais vous commenterez. L'actualité dense de cette semaine a commencé par lundi. Et on y va, on commence avec les annonces de François Hollande.

1:22
Locuteur

C

1:22
Locuteur 2

'est en quelque sorte une nouvelle boîte à outils qui a présenté François Hollande pour lutter contre le chômage. On en connaissait les grands principes. Voici le détail avec Julie Hulain.

1:31
Locuteur

Il

1:31
Locuteur 4

veut faire de la lutte contre le chômage sa priorité.

1:34
Locuteur

Je

1:35
Présentateur

considère que face au désordre du monde,

1:38
Locuteur

face

1:38
Présentateur

à une conjoncture économique incertaine

1:41
Locuteur

et

1:42
Présentateur

à un chômage persistant,

1:43
Locuteur

il

1:44
Présentateur

y a aussi un état d'urgence économique et social

1:47
Locuteur

à

1:48
Présentateur

proclamer.

1:48
Locuteur

Les

1:49
Locuteur 4

mots sont forts, les annonces plus attendues. Première mesure concernant la compétitivité. Une prime d'embauche de 2000 euros par an pour les entreprises de moins de 250 salariés qui embaucheront en CDI ou en CDD d'au moins 6 mois, à condition que le salaire ne dépasse pas 1,3 SMIC. Une mesure qui prend effet dès aujourd'hui.

2:09
Locuteur

Ce

2:10
Présentateur

dispositif

2:11
Locuteur

est

2:12
Présentateur

établi pour une durée de deux ans. Pourquoi deux ans ?

2:16
Locuteur

C

2:16
Présentateur

'est le temps du basculement du CICE en baisse définitive de charge.

2:21
Locuteur 4

Autre volet, celui de la formation, avec un plan de 1 milliard d'euros pour former 500 000 chômeurs. Des formations liées branche par branche, région par région, aux besoins des entreprises.

2:32
Locuteur

L

2:33
Présentateur

'enjeu, c'est de pourvoir les emplois disponibles et qu

2:36
Locuteur

'ils

2:36
Présentateur

ne trouvent pas preneur, faute

2:38
Locuteur

de

2:39
Présentateur

personnel qualifié en nombre suffisant.

2:42
Locuteur 4

François Hollande souhaite également une augmentation des contrats de professionnalisation qui devraient passer à 50 000 bénéficiaires contre 8 000 actuellement. Enfin, évoquer ce matin la future réforme du Code du travail qui accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail sans toucher à la durée légale des 35 heures. Un plan contre le chômage estimé à plus de 2 milliards d'euros, uniquement financé par des économies.

3:08
Présentateur

Alors Nicolas Dupont-Aignan, 500 000 chômeurs en formation, vous allez certainement me dire que c'est peut-être pour déguiser les chiffres.

3:14
Locuteur

Quoi

3:15
Présentateur

qu'il en soit, c'est quand même une bonne nouvelle pour ceux qui sont dans cette situation. Il est sincère le plan de François Hollande ? Mais c'est pathétique. Je

3:22
Locuteur

suis d'une

3:22
Présentateur

tristesse quand je vois ça. Parce que je pense à ces millions de chômeurs. Quand je pense

3:30
Locuteur

qu

3:31
Présentateur

'il y

3:31
Locuteur

a

3:31
Présentateur

des mesures qu'on attend depuis des années, d'ailleurs sous les gouvernements de droite aussi, qui ne sont pas prises,

3:37
Locuteur

qu

3:37
Présentateur

'on en est au 25e plan pour l'emploi, quand je pense que vous avez des dizaines de milliers d'entreprises, d'artisans, de PME qui font faillite parce qu'il

3:47
Locuteur

y

3:47
Présentateur

a 500 000 travailleurs détachés en France, qui ne payent pas les charges sociales françaises,

3:52
Locuteur

c

3:52
Présentateur

'est une concurrence déloyale. Quand je pense que mes amis douaniers ouvrent des containers

3:58
Locuteur

au

3:59
Présentateur

Havre qui sont pleins de produits chinois, qui ne respectent pas les normes européennes qu'on impose à nos entreprises, je me dis mais c'est scandaleux de voir ça. Mais c'est une honte ce qui se passe.

4:10
Locuteur

C

4:11
Présentateur

'est qu'il

4:11
Locuteur

y a

4:11
Présentateur

des mesures à prendre immédiates. Lesquelles ?

4:13
Locuteur

Très

4:13
Présentateur

simple. J'annule la directive travailleurs détachés. Tout salarié roumain, polonais, espagnol, portugais qui vient en France paiera les charges sociales françaises. Car quand on réforme, par exemple, quand on change les fenêtres d'un hôpital

4:28
Locuteur

et

4:29
Présentateur

qu'on fait venir par une société luxembourgeoise des esclaves

4:32
Locuteur

qui

4:32
Présentateur

ne payent pas la cotisation sociale française, c'est une concurrence déloyale. Nos entreprises

4:37
Locuteur

ne peuvent pas lutter. Un

4:37
Présentateur

deuxième

4:38
Locuteur

point et on passe à la

4:38
Présentateur

question. Deuxième point, je contrôle les produits qui rentrent dans notre pays. Troisième point, mesure concrète. Je divise par deux l'impôt sur les sociétés

4:46
Locuteur

pour

4:47
Présentateur

tous les bénéfices réinvestis sur le sol français. C'est-à-dire que je fais une prime forte à l'investissement des entreprises. Quatrième point, je réforme le RSI pour dynamiser nos petits artisans. Voilà des mesures

5:01
Locuteur

concrètes que Debout la France propose. Quand vous dites tout à l'heure... Mais c'est

5:03
Présentateur

tellement plus

5:04
Locuteur

fort... Vous avez dit honteux.

5:06
Présentateur

Vous avez dit... Oui, c'est une honte. Qu'est-ce qui est honteux ? Mais

5:08
Locuteur

quatre

5:08
Présentateur

ans après son élection,

5:10
Locuteur

avec

5:11
Présentateur

630 000 chômeurs de plus, Nicolas Sarkozy, un million de chômeurs de plus. François Hollande, 630 000.

5:18
Locuteur

Et

5:19
Présentateur

alors que des entreprises sont délocalisées tous les jours, que Alstom a été bradée, que Général Electric annonce des milliers de suppressions d'emplois. Mais est-ce qu'on se rend compte

5:29
Locuteur

de

5:30
Présentateur

la gravité de la situation et de ces espèces de pitreries au Conseil économique et social avec toutes ces personnes qui applaudissent comme ça, alors que nos compatriotes sont en train de crever sur le bord de la route ? Il y

5:43
Locuteur

a

5:43
Présentateur

un point sur lequel

5:43
Locuteur

on est

5:44
Présentateur

en train d'avancer aussi dans les mentalités, c'est l'indemnisation des chômeurs. Vous avez peut-être

5:48
Locuteur

entendu

5:49
Présentateur

Emmanuel Macron qui en a parlé, même

5:50
Locuteur

François

5:51
Présentateur

Hollande a touché un mot. Est-ce que les chômeurs sont trop indemnisés en France ? Trop longtemps ? Trop cher ? Ça se dit socialiste

5:58
Locuteur

?

6:01
Présentateur

Et incapable de limiter le nombre de chômeurs, maintenant ils veulent réduire les indemnités chômales ? Ils ont tort ? Oui, ils ont tort. Alors il y a eu des abus, il faut peut-être réduire certains abus, mais vous savez, un gouvernement

6:12
Locuteur

qui

6:13
Présentateur

au bout de 4 ans

6:14
Locuteur

s

6:15
Présentateur

'attaque aux chômeurs parce qu'il n

6:17
Locuteur

'a

6:17
Présentateur

pas été capable d'aider les entreprises à baisser les charges, parce qu'il n

6:20
Locuteur

'a

6:20
Présentateur

pas été capable de protéger nos entreprises,

6:23
Locuteur

c

6:23
Présentateur

'est un gouvernement aux abois. Et vous savez, les Français ne sont pas idiots, ils voient bien que ce n

6:30
Locuteur

'est

6:30
Présentateur

pas une prime de 2000 euros qui va faire recruter les entreprises, ce qui va faire recruter les entreprises, c'est d'avoir une visibilité sur le long terme, moins de charges

6:39
Locuteur

et

6:40
Présentateur

moins de déloyauté de concurrence. Moi je suis pour la concurrence loyale.

6:43
Locuteur

Vous l'avez expliqué. On

6:44
Présentateur

a compris. Alors les mesures du président de la République pour l'emploi ont été effectivement très commentées et très critiquées, que ce soit à droite comme à gauche. Écoutez.

6:52
Locuteur

On

6:52
Présentateur

ne peut pas malheureusement former 500 000 personnes. En plus, on ne peut pas les former puisque les emplois ne sont pas là

6:58
Locuteur

derrière.

6:59
Locuteur 7

Verser une prime au PME pour qu'elle crée un emploi, c'est quelque chose que tout le monde a essayé 20 fois et tout le monde sait,

7:07
Locuteur 3

tous les économistes le reconnaissent. Ce sont des mesures qui ont un effet d'aubaine dans 90% des cas. Aujourd'hui, mettre 2 milliards sur la

7:17
Présentateur

table quand il en

7:18
Locuteur 3

faudrait évidemment 10 de plus, ce n

7:20
Locuteur

'est

7:20
Locuteur 3

pas à la hauteur. Il y

7:21
Locuteur

a

7:21
Locuteur 3

quand même

7:21
Locuteur

une

7:23
Locuteur 3

forme de provocation. Une de plus, remise en cause des 35 heures, remise en cause du code du travail, plafonnement des indemnités prud'homales, ça va loin, là, ça commence à faire beaucoup.

7:34
Locuteur 4

Alors Nicolas Dupont-Aignan, vous venez vous aussi de fustiger ce plan. Pour vous, il n

7:38
Locuteur

'y

7:38
Locuteur 4

a absolument aucune bonne mesure dans ce plan. Quoi que fasse François Hollande, il aura tort

7:41
Présentateur

? Attendez, qu'on favorise l'apprentissage, je suis favorable, bien évidemment. Quand vous avez une infection lourde, quand il y a une infection, quand un malade a une infection,

7:52
Locuteur

si

7:53
Présentateur

vous lui donnez du doliprane ou de l'aspirine pour ne pas vendre une marque, certes, vous faites un bon geste, vous lui faites tomber un peu la fièvre. Mais si vous ne soignez pas la cause de la fièvre, vous avez vu cette entreprise en Picardie, à Hames, qui a un taux de profit important, qui est délocalisé, sans que personne ne bronche. Est-ce que vous voyez la réalité

8:17
Locuteur

de

8:18
Présentateur

notre force vive qui est en train de partir à l'étranger ? Si on ne réagit pas vite, ça fait 10 ans que ça dure. On a eu Sarkozy, on a eu Hollande. Exactement. Je voyais M. Wörth, il a fait ce qu'a fait M. Macron. C'était un peu mieux peut-être. Mais

8:34
Locuteur

il

8:35
Présentateur

ne traite pas les causes

8:37
Locuteur

du

8:37
Présentateur

problème. Tant qu'on ne remettra pas de la loyauté dans la concurrence internationale, on crèvera sur place.

8:45
Locuteur

C

8:45
Présentateur

'est tout.

8:46
Locuteur

On

8:46
Présentateur

a bien compris. On va revenir, si vous voulez bien, sur des sujets parlementaires. La droite a usé cette semaine de son droit de tirage pour demander la création d'une commission d'enquête parlementaire.

9:04
Locuteur

Cette

9:05
Présentateur

commission portera sur les moyens déployés par l'État pour lutter contre le terrorisme et pour détecter d'éventuels dysfonctionnements et failles. Écoutez Christian Jacob.

9:14
Locuteur

L'idée,

9:16
Locuteur 2

c'est d'avoir la transparence sur les moyens mis à disposition pour lutter contre le terrorisme et de regarder si ces moyens ont été efficaces, dans quel cadre, et l'évaluation qu'il est logique de faire. Mais on est dans un travail de fond. On n'est pas du tout dans un débat polémique de quelque nature que ce soit. Faisons la transparence et faisons-le avec sérénité.

9:39
Locuteur

Est

9:39
Locuteur 5

-ce que pour vous, Nicolas Dupont-Aignan, cette commission d'enquête

9:41
Présentateur

sur les attentats est une bonne chose ? Est-ce qu'il faut faire la lumière sur d'éventuelles zones d'ombre ou dysfonctionnement ? Écoutez, c'est toujours l'honneur d'un Parlement dans une société démocratique apaisée, responsable, que de savoir ce qui s'est passé, qu'est-ce qu'on pourrait améliorer. Moi, je crois beaucoup au travail parlementaire. J'ai rédigé un rapport sur les paradis fiscaux. Ça a été très bénéfique, avec d'autres, de gauche, de droite.

10:07
Locuteur

Ça

10:07
Présentateur

montrera d'ailleurs aux Français qu'ici, dans ces maisons, on bosse. Et si on

10:12
Locuteur

lisait... Les

10:13
Présentateur

Français ne le savent pas. Ils en doutent. Ils doutent de vous. Vous

10:16
Locuteur

avez vu le rapport de la CAC politique il y a peu de temps. C

10:18
Présentateur

'est normal. Quand pendant 20 ans,

10:20
Locuteur

on

10:20
Présentateur

ne résout pas les problèmes d'un peuple, il

10:22
Locuteur

y

10:22
Présentateur

a un moment, c'est normal qu'ils le doutent. Pour autant, il y a eu des tonnes de rapports, il y a tout dans les rapports, et vous êtes bien placés pour les étudier, ces rapports. J'aimerais que tous vos confrères fassent pareil. Mais

10:32
Locuteur

c

10:32
Présentateur

'est une autre affaire.

10:33
Locuteur

Vous ne vous

10:33
Présentateur

dites pas encore une commission, si vous

10:35
Locuteur

le disiez

10:35
Présentateur

? De deux choses. Une commission pour mieux comprendre, anticiper, ça se fait aux Etats-Unis, ça se

10:40
Locuteur

fait

10:40
Présentateur

en Allemagne, ça se fait en Grande-Bretagne, très bien. En revanche, ce que je dis à M. Jacob et aux autres, c'est qu'à quelques mesures, et j'ai pris la parole au Congrès, j'ai un peu remué quand j'ai pris la parole, parce que j'ai osé rompre le consensus, qui était

10:56
Locuteur

le consensus dans la

10:57
Présentateur

douleur. Mais quand même,

10:59
Locuteur

il

10:59
Présentateur

y

10:59
Locuteur

a

10:59
Présentateur

des choses qui me paraissent urgentes. C'est interpeller et arrêter préventivement les djihadistes de retour de Syrie. M. Cazenov n'a toujours pas précisé correctement dans les réponses aux questions à

11:11
Locuteur

l

11:11
Présentateur

'Assemblée nationale, dans les séances sur lesquelles j'assise, j'imagine que c'est pareil au Sénat, où étaient ces 250 djihadistes dont il avait parlé.

11:18
Locuteur

On

11:18
Présentateur

nous dit que certains sont en prison, mais en fait, ils ont été libérés, j'aimerais avoir les chiffres. Le problème, c'est le retour, le retour sur le territoire français. C'est là où vous dites qu

11:24
Locuteur

'il

11:24
Présentateur

n

11:25
Locuteur

'y a

11:25
Présentateur

pas assez de choses. Non, mais c'est le problème majeur. C'est qu'on a 250 bombes volantes qu'on n'arrête pas préventivement. Or, j'estime que quand on va couper des têtes en Syrie, on a déjà commis un acte grave. Alors, il y

11:36
Locuteur

a

11:36
Présentateur

des procédures qui sont lancées, mais nous n'avons pas la transparence là-dessus. Deuxième point, moi, je veux arrêter ces personnes, les mettre et les éloigner sur un territoire lointain. Je ne cite plus un territoire d'outre-mer parce que je ne veux pas vexer certains. Ah bon ? Vous voulez les mettre où ? Il y a suffisamment d'îlots perdus dans notre pays pour que, comme à Guantanamo, des gens qui sont dangereux soient arrêtés et isolés. Donc à Guantanamo, à la française.

12:03
Locuteur

Je

12:03
Présentateur

l'ai toujours demandé, sous contrôle judiciaire. Parce que ça ne sert à rien de déchoir de la nationalité et d'expulser à l'étranger 10 personnes par an. Si parallèlement, on laisse des Français djihadistes en liberté sur le sol... Vous avez vu que

12:17
Locuteur

ça ne marche pas, même aux Etats-Unis, on veut fermer

12:19
Présentateur

Guantanamo. Oui, en tout cas, ça a bien marché. Heureusement qu'ils l'ont fait au moment du World Trade Center. Donc, il y

12:24
Locuteur

a

12:24
Présentateur

un moment où on ne peut pas laisser des bombes volantes sur notre sol. Et puis enfin, il faut s'attaquer. J'ai lu avec intérêt la tribune du chef d'état-major des armées, M. De Villiers. Il faut s'attaquer au financement de Daesh.

12:39
Locuteur

On

12:39
Présentateur

commence à le faire. Péniblement. On commence à le faire. Ce qui est curieux, vous voyez, madame, c'est qu'on dit qu'on le fait, mais l'Union européenne, avec la complicité de la France, complicité, j'emploie ce mot, veut verser 3 milliards d'euros

12:54
Locuteur

à

12:55
Présentateur

un pays voyou, la Turquie, qui achète en contrebande le pétrole de Daesh. Alors moi, je veux bien tout. Donc il faudrait rompre avec la Turquie, c

13:02
Locuteur

'est

13:02
Présentateur

ce que vous dites ? Il faudrait à un moment dire stop à la Turquie. On ne peut pas être dans l'OTAN. Mieux

13:07
Locuteur

choisir ses alliés.

13:08
Présentateur

Quand on est allié, si on a des alliés comme ça... La complicité, c

13:12
Locuteur

'est

13:12
Présentateur

un mot dur, sévère. Écoutez, quand je vois que l'Union européenne, comme seule réponse sur les migrations, est de donner de l'argent à un État pour le moins ambigu

13:23
Locuteur

vis

13:23
Présentateur

-à-vis de Daesh, je me pose des questions.

13:25
Locuteur

On

13:26
Présentateur

va passer à un autre sujet. C'était cette fois au Sénat. Ça n

13:30
Locuteur

'a

13:30
Présentateur

rien à voir avec la commission d'enquête sur le terrorisme. On va parler de la biodiversité. C'était un examen de cette loi au Sénat. Son but, c'était de renforcer la prise en compte de la biodiversité dans les décisions publiques et privées. Ce texte avait été examiné il y a près de dix mois à l'Assemblée nationale. Écoutez, la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, a

13:46
Locuteur 1

ce propos.

13:48
Locuteur

Je

13:48
Locuteur 1

sais que pour certains Français, la biodiversité, à part encore comme un terme un peu abstrait, quelque chose de complexe, c'est pourtant très concret, la biodiversité. Ça concerne directement la santé de tout un chacun.

14:00
Locuteur

Car

14:00
Locuteur 1

une nature malmenée par le dérèglement climatique et les pollutions, ce sont aussi des risques sanitaires accrus. C'est pourquoi ce projet de loi intègre la relation entre la santé et le bon état de la biodiversité, par exemple,

14:13
Locuteur

en

14:13
Locuteur 1

facilitant le recours au traitement naturel de l'eau, en interdisant le rejet en mer des eaux de ballast non traitées.

14:20
Présentateur

Texte très important pour

14:21
Locuteur 2

la France, pour les Français, pour la nature. Il aura mis presque quatre ans

14:25
Locuteur

à

14:26
Locuteur 2

arriver. La force des lobbies, on l

14:28
Locuteur

'a

14:28
Locuteur 2

vu sur la chasse, on l'a vu sur les insecticides,

14:31
Présentateur

ça touche tous les jours de notre quotidien.

14:33
Locuteur

La

14:33
Présentateur

force des lobbies, c'est quand même impressionnant. Oui, c'est impressionnant et c'est d'autant plus impressionnant qu'on a confié à Bruxelles

14:39
Locuteur

une

14:40
Présentateur

commission vendue, achetée, tous ceux qui ont été députés européens le savent, les règles, les principales règles de notre vie. Et quand on voit ce qui se passe sur les normes anti-pollution des voitures, quand on voit ce qui se passe sur les pesticides, quand on voit le lien entre les pesticides et les cancers, quand on voit le

15:03
Locuteur

rôle... Le

15:03
Présentateur

problème, c'est l'Europe, le problème de la France,

15:05
Locuteur

tous

15:05
Présentateur

ces sujets qu'on a... Bien

15:06
Locuteur

sûr,

15:06
Présentateur

puisqu'on a confié le pouvoir démocratique à des autorités qui ne sont pas élues. Ce n

15:11
Locuteur

'est

15:11
Présentateur

pas l'Europe en soi.

15:12
Locuteur

L'Europe,

15:13
Présentateur

ça peut être une belle chose. Attention, je suis souvent caricaturé là-dessus. On va revenir à la proposition. L'Europe, c'est une merveilleuse chose si

15:20
Locuteur

elle

15:21
Présentateur

est légitime par le suffrage, pas si elle impose des lobbies, des technocrates qui font que Mme Royal fait ce qu'elle peut comme les précédents ministres de l'Environnement. Alors, je vais vous faire réagir à un autre sujet. C'est le premier grand texte qui était en examen à l'Assemblée, le projet de loi pour une république numérique. Il s'appelle comme ça. Il prévoit notamment l'accès pour tous au numérique, une ouverture de données de plus de 10 millions d'entreprises françaises qui seraient accessibles de manière gratuite pendant un an. Est-ce que vous êtes favorable à ce genre de mesures, à cette ouverture ? Oui, je pense que... Je l'ai fait dans ma ville d'ailleurs. Je pense que...

16:00
Locuteur

C

16:00
Présentateur

'est un progrès la république numérique.

16:02
Locuteur

La

16:02
Présentateur

transparence des données est très importante. Pour autant, il y a encore beaucoup de chemin et le projet de loi est très... Mais

16:10
Locuteur

la façon de faire de la ministre,

16:11
Présentateur

de laisser un petit peu les Français s'exprimer,

16:14
Locuteur

ça, c'est pas la fin ? Oui,

16:15
Présentateur

enfin, ça c'est du grand folklore, excusez-moi. Parce qu'en même temps, elle laisse les Français s'exprimer, mais on sait comment les entreprises américaines ont mis la main sur les données. On sait qu'il y a un immense travail à faire sur la souveraineté numérique. Il y a eu des écrits très intéressants.

16:30
Locuteur

C'est-à-dire garder nos données

16:31
Locuteur 4

pour nous,

16:32
Locuteur

de faire en sorte qu'elle est protégée.

16:34
Présentateur

Protégée. Et puis les réseaux. La Suisse, la Suisse a renationalisé les réseaux. L'Allemagne a un ministère des réseaux. Nous sommes très en retard en France sur la conception de souveraineté nationale pour protéger nos concitoyens. Et ça transcende tous les partis. Je pense que... Regardez ce qui se passe sur le terrorisme.

16:54
Locuteur

Vous

16:55
Présentateur

avez des terroristes qui utilisent les réseaux américains et les grandes entreprises américaines qui refusent à nos ministres de l'intérieur, comme aux Américains d'ailleurs, de pouvoir savoir ce qui se passe sur ces réseaux. Donc, on voit bien qu'il

17:09
Locuteur

y a

17:09
Présentateur

un nouveau monde. Et moi, j'aimerais que la politique, et j'en parlerai dans quelques mois, j'aimerais que la politique française regarde peut-être

17:17
Locuteur

un

17:17
Présentateur

peu plus loin le monde d'après. À 20 ans, à 30 ans, comment on anticipe ce monde d'après

17:23
Locuteur

?

17:23
Présentateur

Et si on n'investit pas avec l'État, et les Européens d'ailleurs, ensemble, pour défendre notre souveraineté numérique, nous serons les esclaves de Google, d'Amazon et

17:36
Locuteur

des... Elle est

17:36
Présentateur

aussi importante que la souveraineté tout court.

17:37
Locuteur

C

17:37
Présentateur

'est un élément de souveraineté. Mais la souveraineté, c'est la liberté d'un peuple. Elle s'adapte avec les époques. Si on n'est pas capable d'inventer... C'est comme si on n'avait pas inventé la machine à vapeur et qu'on était toujours aux chevaux. Et bien là, on est en train de louper une marche. Alors, mardi, Nicolas Dupont-Aignan, il y a eu une image qui a fait les gros titres, une émeute à l'Assemblée. En cause, la présence de Pamela Anderson, l'actrice américaine, est venue soutenir une proposition de loi de la députée écologiste Laurence Abeil pour interdire le gavage des oies. Et cette visite a suscité beaucoup de critiques. Est-ce que pour vous, qui...

Comment vous avez réagi à cela ? C'est de

18:11
Locuteur

la

18:11
Présentateur

politique spectacle pour vous ? Ça peut avoir un intérêt ? C'est de la politique spectacle. Et quand on voit les merdes que mangent les Américains, pardonnez-moi de parler vulgairement, ça m'amuse.

18:20
Locuteur

Non, mais

18:21
Présentateur

ça veut dire que... Vous savez, c'est tellement facile de vouloir détruire les terroirs français alors qu'on veut nous imposer un traité transatlantique. Et j'aimerais que Mme Anderson et la députée Abeil nous expliquent comment on va lutter contre le traité transatlantique

18:38
Locuteur

qui va

18:38
Présentateur

nous faire manger des poulets à l'eau de Javel. Alors, écoutons ce qu'elle a

18:41
Locuteur

dit... Ça me paraît beaucoup

18:42
Présentateur

plus dangereux que le foie gras. Alors, écoutons ce qu'elle a dit sur les oies.

18:46
Locuteur 10

La première image

18:49
Locuteur

que l'on a de la cuisine française, c'est le gavage et l'abattage de 80 millions de canards et doigts chaque année.

18:55
Locuteur 10

Nous

18:56
Locuteur 5

devons dépasser la barbarie et l'ignorance.

18:58
Locuteur 10

Et

18:58
Locuteur

pour être franche, le foie gras est

19:00
Locuteur 5

simplement un foie malade et

19:02
Locuteur

cette maladie s'appelle cirrhose graisseuse. Ce

19:05
Locuteur 5

que ça veut dire,

19:06
Locuteur 10

c

19:07
Locuteur

'est que ces animaux sont forcés à souffrir d

19:09
Locuteur 5

'inflammations,

19:10
Locuteur

de blessures, jusqu'à ce qu'on les abatte.

19:16
Présentateur

Ah ouais, laisse terminer, Mme Anderson. J'ai trouvé ça très hypocrite et je trouve que les députés qui ont fait ça feraient mieux de s'occuper de la négociation du traité transatlantique où là, ce sont des boeufs aux hormones. C'est une agriculture

19:30
Locuteur

industrielle.

19:32
Présentateur

Oui, ils s'en occupent, sauf que nous, parlementaires, on n'a pas le droit de lire le traité transatlantique. Encore. Et ce que vous avez vu, j'ai écrit un billet de blog là-dessus, vous pouvez consulter sur mon site Debout la France, où on voit comment, aujourd'hui, on est traité en enfants. Parce qu'une commission de bureaucrates vendus à des gros intérêts industriels négocie le traité transatlantique dans le dos du gouvernement français. C'est autrement plus grave que les oies. Alors, on peut peut-être améliorer la production des oies. Je ne suis pas du tout favorable à la souffrance des oies, du tout. Puisque je milite beaucoup pour la vie animale.

20:06
Locuteur

Mais ce n'est pas la

20:06
Présentateur

priorité. Si, c'est important. Mais

20:09
Locuteur

attention

20:10
Présentateur

aux deux poids, deux mesures. C'est tout ce que je demande.

20:14
Locuteur

Que

20:14
Présentateur

Mme Anderson aille voir les fermes américaines, ça sera bien. Mercredi,

20:19
Locuteur

on va passer à

20:20
Présentateur

l'état d'urgence.

20:28
Locuteur

Et

20:29
Locuteur 4

François Hollande envisagerait de prolonger l'état d'urgence

20:32
Présentateur

au-delà du 26 février.

20:33
Locuteur

C

20:33
Présentateur

'est ce qu'a laissé entendre le président de l'Assemblée, Claude Bartholone, reçu à l'Elysée avec Gérard Larcher pour évoquer

20:40
Locuteur 4

l'épineuse question de la révision constitutionnelle. Écoutez-les à la ressortie.

20:46
Locuteur

Oui,

20:47
Locuteur 7

il l

20:47
Locuteur

'a

20:47
Locuteur 7

évoqué d'une manière tout à fait probable.

20:49
Locuteur 6

Il nous a annoncé qu'il aura l'occasion de communiquer très vite pour permettre au Conseil d'État et au Parlement de se prononcer sur ce

20:58
Locuteur 2

texte. Je rappelle que le délai,

21:00
Locuteur

c

21:00
Locuteur 2

'est avant le 26 février.

21:03
Locuteur

Est

21:03
Présentateur

-ce que pour vous, il est nécessaire de prolonger l'état d'urgence au-delà du 26 février ? Oui, c'est indispensable.

21:10
Locuteur

Et

21:11
Présentateur

c'est une affaire grave.

21:12
Locuteur

car

21:13
Présentateur

les forces de police et de gendarmerie ont besoin d'être présentes sur le territoire sans freinage judiciaire. Et quand on connaît la justice française, pour démanteler les réseaux, pour surveiller les caches d'armes, c'est vital. Et donc, je supplie le gouvernement français de prolonger l'état d'urgence car moi, je ne veux pas qu'on se retrouve dans un mois, dans deux mois, dans trois mois ou dans six mois avec un nouveau massacre au cœur d'une ville, dans un train et qu

21:47
Locuteur

'on

21:47
Présentateur

se dise

21:48
Locuteur

qu

21:48
Présentateur

'on n

21:48
Locuteur

'a

21:48
Présentateur

pas fait ce qu'il fallait. C'est pourquoi je demande encore une fois l'arrestation des djihadistes de retour de Syrie, leur éloignement du territoire métropolitain. C'est pourquoi je demande aussi l'isolement dans nos prisons des islamistes.

22:01
Locuteur

J

22:01
Présentateur

'ai été visiter la prison de Villepinde pendant la campagne régionale quand je vois que circulent librement dans nos prisons les prisonniers, que l'on mêle, c'est dans cette prison qu'il y avait Koulibaly d'ailleurs, qu'ils se promènent, qu'ils sont mêlés, mais c'est surréaliste ce qu

22:14
Locuteur

'on

22:14
Présentateur

voit. Donc, il faut revoir notre loi pénale, annuler, abroger la loi Taubira, il faut construire des places de prison, il faut que Mme Taubira démissionne

22:23
Locuteur

par la occasion. Je voulais vous

22:26
Présentateur

poser la question. Oui, il faut être cohérent. Mais enfin, c'est quoi ce qui se passe

22:30
Locuteur

? Ce

22:31
Présentateur

n

22:31
Locuteur

'est

22:31
Présentateur

pas digne.

22:32
Locuteur

On

22:32
Présentateur

a un président de la République et un Premier ministre qui ont le pied sur l'accélérateur.

22:37
Locuteur

Ça

22:37
Présentateur

ne va pas assez loin pour moi. Vous

22:38
Locuteur

les

22:38
Présentateur

félicitez ? Mais c'est mieux que rien. J'avais proposé l'état d'urgence en janvier, ils l'ont fait en novembre. Donc, c'est mieux que rien. Mais on a un garde des Sceaux

22:47
Locuteur

qui

22:48
Présentateur

a le pied sur le frein et qui est responsable

22:51
Locuteur

avec

22:51
Présentateur

le gouvernement

22:52
Locuteur

de

22:52
Présentateur

cette fameuse loi qui remplace l'incarcération par des peines alternatives pour les peines de moins de 5, les condamnations de 5 ans et moins

23:01
Locuteur

qui

23:02
Présentateur

laissent dans notre pays des voyous terroriser les populations. Je parle de ce que je connais dans ma ville et ailleurs.

23:10
Locuteur

Mais

23:10
Présentateur

c'est fou ce qui se passe. Donc, je demande que Mme Taubira parte,

23:14
Locuteur

que

23:15
Présentateur

la loi Taubira soit abrogée et qu'on ait une vraie politique de sécurité dans notre pays. Un mot encore sur la loi sur l'état d'urgence. Vous le prononcez pour combien de temps cet état d'urgence ? On parle de 3 mois.

23:26
Locuteur

Ça

23:27
Présentateur

peut être 6 mois. Mais ça veut dire que ça peut être à l'infini.

23:29
Locuteur

Donc, ça veut dire

23:29
Présentateur

qu

23:30
Locuteur

'on est dans un

23:30
Présentateur

état d'urgence permanent. Écoutez, d'abord, l'état d'urgence est sous contrôle des juges administratifs. Donc,

23:36
Locuteur

l

23:37
Présentateur

'état d'urgence n'est pas le Patriot Act américain de Bush. On en fait un monde. L'état d'urgence permet tout juste de fonctionner.

23:45
Locuteur

Tout

23:46
Présentateur

juste. Et il est vital. Après, si on veut pour l'avenir, moi, je propose de nouvelles lois pénales. C'est-à-dire qu'il faut abroger la loi Taubira, simplifier le travail de la police. Et là, on pourra se passer de l'état d'urgence. Vous savez pourquoi il

24:01
Locuteur

y a

24:01
Présentateur

l'état d'urgence

24:01
Locuteur

? Pourquoi ?

24:02
Présentateur

C'est parce qu'on a mis en place des règles judiciaires ingérables

24:06
Locuteur

et

24:07
Présentateur

que la police ne peut plus fonctionner en l'état de notre droit. Voilà. Et donc, on contourne

24:13
Locuteur

la

24:13
Présentateur

complexité, l'inertie judiciaire française par

24:17
Locuteur

l'état d'urgence. Donc, il faudrait... Pardonnez-moi.

24:20
Présentateur

Juste, je reviens sur l'état d'urgence. Si on veut se passer de l'état d'urgence, il faut revoir nos lois pénales, non pas pour enlever le contrôle judiciaire, parce qu'on a besoin de magistrats qui font leur travail, mais pour faire en sorte

24:30
Locuteur

que

24:31
Présentateur

la justice

24:32
Locuteur

et

24:32
Présentateur

la police puissent travailler correctement ensemble. Déchéance de nationalité, déchéance nationale, on ne comprend plus rien. Non, la déchéance de nationalité, elle ne vaut que pour les binationaux. Quand on est binational et qu'on a une autre nationalité, si on se comporte mal, on dégage. Donc, vous la voterez la mesure. Mais bien évidemment, parce que c'est le bon sens. D'ailleurs, je remarque

24:52
Locuteur

que

24:52
Présentateur

les belles âmes qui sont contre la déchéance de nationalité, elle a été employée par la République pour se défendre face aux esclavagistes, face aux collaborateurs. Alors, moi, je ne vois pas pourquoi on en a beaucoup trop parlé. Ce n

25:07
Locuteur

'est

25:07
Présentateur

pas la mesure essentielle. Mais éloignement sur un territoire lointain des Français

25:12
Locuteur

et

25:13
Présentateur

les étrangers ou les binationaux qui ne respectent pas notre pays sont expulsés.

25:17
Locuteur

Et pour votre information,

25:18
Locuteur 2

réforme fénale et loi d'application de la révision constitutionnelle mercredi devant le Conseil des ministres. Voilà, ça c'est fait.

25:24
Présentateur

On

25:24
Locuteur

va

25:24
Présentateur

quitter quelques

25:24
Locuteur

temps

25:25
Locuteur 2

un petit peu du côté parlementaire pour arriver sur le côté un petit peu plus politique. On va parler de littérature ou presque. Tous les candidats à la primaire de droite ont décidé de prendre la plume. C'est le cas notamment de Nicolas

25:37
Locuteur

Sarkozy

25:38
Présentateur

qui émet là une forme de mea culpa. Regardez.

25:41
Locuteur

À

25:41
Présentateur

dix mois de la primaire de la droite et du centre, c'est un livre surprise très attendu. Nicolas Sarkozy n'est pas officiellement candidat mais multiplie désormais ses déplacements pour rencontrer les Français et surtout dresser son propre bilan.

25:54
Locuteur 6

Le bilan ou l'inventaire c'est pas pareil. Pourquoi ? Parce que dans le mot inventaire il y

25:59
Locuteur

a

25:59
Locuteur 6

un côté on sort le suivi et on flingue.

26:02
Locuteur

Et

26:02
Locuteur 6

je trouve que ce type de procédure, de procédé pour parler de

26:05
Locuteur

ce

26:05
Locuteur 6

que nous avons collectivement fait ensemble n'est pas une bonne idée. Que l'on fasse un bilan objectif neutre quantifier les choses me paraît indispensable.

26:15
Locuteur

Que

26:15
Locuteur 6

l'on se serve entre guillemets du mot inventaire pour régler les comptes d'une façon ou d

26:20
Locuteur

'une

26:20
Locuteur 6

autre me paraît une très mauvaise idée.

26:22
Présentateur

Bilan ou inventaire pour le moment aucun extrait n'a filtré. Une stratégie avec un air de bataille pour contrer les mauvais sondages selon Atlantico ou Edoxa c'est toujours la même musique Alain Juppé fait seul la course en tête. Nicolas Sarkozy s'exprimera dimanche soir à la télévision pour décrypter lui-même les réussites et les erreurs de son quinquennat. Sans doute que nous ne sommes pas allés assez loin je pense à la durée du travail aux 35 heures je pense aux charges qui pèsent sur les entreprises la fameuse TVA sociale tout cela mérite qu'on en parle et je pense que

26:52
Locuteur

c

26:53
Présentateur

'est très attendu par les français cette explication un peu droit dans les yeux entre l'ancien président de la république et les français. Au-delà des livres c'est bien qu'il

27:03
Locuteur

y ait

27:03
Présentateur

une compétition d'éditeurs je pense qu'il faudrait que les républicains organisent dès maintenant le débat des idées c'est ça le sujet le parti pourrait au même moment et ça serait moins hypocrite organiser un débat des idées que les français attendent. Le combat des livres ne fait que commencer après François Fillon Alain Juppé et bientôt Nicolas Sarkozy les lecteurs ont déjà rendez-vous avec Bruno Le Maire ou Hervé Maréton

27:29
Locuteur

Nicolas

27:30
Présentateur

Dupont-Aignan je vous présente Jim Jérassé notre partenaire du SCAN qui va vous interroger d'ici quelques secondes moi j'avais deux questions à vous poser concernant ce retour ce livre de Nicolas Sarkozy il dit je ne

27:41
Locuteur

suis

27:41
Présentateur

pas assez allé assez loin sur les 35 heures ni sur l'ISF

27:45
Locuteur

donc

27:45
Présentateur

c'est un regret et deuxièmement il dit qu'il a abîmé la fonction présidentielle avec cette fameuse phrase prononcée au salon de

27:50
Locuteur

l

27:50
Présentateur

'agriculture le casse-toi pauvre con

27:52
Locuteur

est

27:53
Présentateur

-ce qu'il a abîmé la fonction présidentielle c

27:55
Locuteur

'est

27:55
Présentateur

ce que vous estimez aussi ? je vais vous dire je regardais votre reportage et je me faisais une réflexion ils ont construit un bateau

28:03
Locuteur

pendant

28:03
Présentateur

20 ans

28:04
Locuteur

c

28:05
Présentateur

'est eux qui ont construit la France d'aujourd'hui

28:07
Locuteur

le

28:07
Présentateur

bateau coule

28:08
Locuteur

et

28:09
Présentateur

ils vont nous expliquer qu'il faut les reprendre

28:12
Locuteur

mais

28:13
Présentateur

attendez il n

28:13
Locuteur

'y a

28:13
Présentateur

plus un français qui a envie de revoir toutes ces têtes là parler de Nicolas Sarkozy

28:16
Locuteur

ou de tous les autres

28:17
Présentateur

mais attendez ils ont été premiers ministres présidents de la république ministres

28:22
Locuteur

ils

28:22
Présentateur

n'ont pas été capables de faire des choses pires ils ont construit un système qui ne marche pas et qui est responsable de souffrance de millions de français et ces gens là passent leur vie à nous expliquer qu'ils vont faire bien la prochaine fois mais

28:34
Locuteur

qui peut les voir faut avouer il n'est

28:36
Présentateur

pas à moitié pardonné mais attendez nous sommes la seule démocratie au monde

28:39
Locuteur

qui

28:40
Présentateur

fonctionne comme ça il n

28:41
Locuteur

'y a

28:41
Présentateur

pas un pays au monde qui accepte que des gens

28:44
Locuteur

qui

28:44
Présentateur

ont gouverné longuement

28:46
Locuteur

qui

28:46
Présentateur

avaient tous les

28:47
Locuteur

pouvoirs

28:49
Présentateur

échoués et veuillent revenir est-ce qu'il n'est pas temps de proposer aux français une autre voie c'est ce que je ferais

28:56
Locuteur

le moment

28:56
Présentateur

et je peux vous assurer une chose tout ça c'est fini

29:01
Locuteur

ça

29:02
Présentateur

ne m'impressionne plus du tout ce sont des livres de souvenirs

29:05
Locuteur

voilà le

29:07
Présentateur

mariage pour tous par exemple il dit que s'il revient il n'abrogera pas la

29:10
Locuteur

loi sur

29:11
Présentateur

le mariage pour tous mais les français n'ont pas du tout envie de le voir revenir donc ce sont des livres de souvenirs voilà je

29:20
Locuteur

les prends vous dites que Nicolas Sarkozy est arrangé au rayon des souvenirs mais

29:24
Présentateur

ça ne m'intéresse pas du tout parce que les états d'âme de gens qui ont mal gouverné la France qui ont signé les accords européens scandaleux qui ont tué l'Europe et on va en parler qui ont créé des millions de chômeurs qui ont été corrompus pour certains tout cela ne m'intéresse pas en tout cas je suis

29:43
Locuteur

convaincu rayon des souvenirs

29:45
Présentateur

comment ? au rayon des souvenirs au rayon oui des souvenirs et au fond de la bibliothèque ça finira chez les bouquinistes sur les quais de la Seine

29:50
Locuteur

alors on

29:52
Locuteur 4

a compris

29:52
Locuteur

il y

29:53
Locuteur 4

a un autre à droite

29:54
Locuteur

pardonnez-moi mais il y

29:56
Locuteur 4

a un autre à droite qui

29:56
Locuteur

a

29:57
Présentateur

ressurgi aussi lui sur les plateaux de télévision c'est Jean-François Coppé

29:59
Locuteur

ah

30:00
Présentateur

voilà après 18 mois de silence médiatique il se présente en victime en bouc éviscère après l'affaire Big Malion et la guerre pour la présidence

30:08
Locuteur 4

de l'UMP alors est

30:08
Présentateur

-ce que

30:09
Locuteur 4

pour vous il fait partie de ces îles que vous désignez est-ce qu'il est toujours dans le coup Jean-François Coppé

30:12
Présentateur

mais je n

30:13
Locuteur

'ai

30:13
Présentateur

pas à donner des brevets je vous dis que moi en tant que politique élu local

30:17
Locuteur

qui

30:18
Présentateur

voit vraiment le naufrage du pays et c'est ça qui m'angoisse

30:24
Locuteur

me

30:24
Présentateur

fait vivre c'est d'essayer de me dire qu'est-ce qu'on fait pour changer de trajectoire

30:29
Locuteur

vous

30:29
Présentateur

pouvez me reconnaître que je n

30:30
Locuteur

'ai

30:30
Présentateur

pas changé d'avis que j'ai alerté que j'ai quitté l'UMP j'ai quitté tous ces gens-là

30:35
Locuteur

mais les Français ont le droit de mais

30:37
Présentateur

les Français ont tout à fait le droit d'aimer des gens qui les ont ruinés si ça leur fait plaisir ne me demandez pas moi de les admirer même si je respecte les personnes et chacun a le droit de venir faire ce qu'il veut mais la situation est tellement grave dans notre pays mais les régionales sont on a l'impression qu'il

30:55
Locuteur

y a

30:55
Présentateur

un siècle

30:55
Locuteur

mais

30:56
Présentateur

est-ce que vous vous rendez compte de ce qui est en train de se produire les activités s'en vont nos agriculteurs crèvent voilà ce qui m'intéresse comment on redresse l'agriculture française comment on redevient fier de notre pays comment on crée un million d'emplois on relocalise un million d'emplois c'est ce qui m'intéresse ce ne

31:11
Locuteur

sont

31:11
Présentateur

pas des gens qui ont

31:13
Locuteur

créé

31:14
Présentateur

les problèmes

31:14
Locuteur

qui vont

31:14
Présentateur

les résoudre c'est ce que disait Einstein et il n'était pas complètement idiot Einstein allez on passe à la loupe du scan Jim c'est à vous

31:27
Locuteur

bonjour

31:28
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan on l'a vu Nicolas Sarkozy vient de publier son livre il n'est pas le seul Jean-François Copé François Fillon Alain Juppé

31:35
Locuteur

le

31:35
Présentateur

prochain c'est vous

31:37
Locuteur

oui

31:37
Présentateur

je vais sortir un livre mais ce n

31:38
Locuteur

'est

31:38
Présentateur

pas du tout pareil pourquoi

31:39
Locuteur

?

31:40
Présentateur

parce que moi je vais expliquer pourquoi j'ai rompu avec ces gens là

31:43
Locuteur

pourquoi

31:43
Présentateur

ils ont tué la France à petit feu avec ceux de la gauche là tout ce petit monde qui travaille en oligarchie et qui donne des leçons à la terre entière et je vais présenter un traitement de choc pour mon pays que j'aime

31:57
Locuteur

le

31:57
Présentateur

programme viendra un peu plus tard mais un

32:01
Locuteur

ce

32:02
Présentateur

sera un livre personnel ou un livre d'idées ? plus personnel parce que souvent j'ai remarqué que les gens me disaient mais pourquoi vous avez quitté ces gens là ils ne comprennent pas la pourriture de ce système

32:12
Locuteur

ils

32:13
Présentateur

ne comprennent pas l'esprit d'abandon qui a régné

32:15
Locuteur

ils

32:16
Présentateur

ne comprennent pas que des hommes politiques intelligents puissent à ce point trahir la France et bien je vais leur expliquer dans mon livre ce qu'ils ont fait

32:23
Locuteur

et

32:24
Présentateur

qu'est-ce qu'il faut changer vous

32:25
Locuteur 2

avez un devoir d'explication

32:26
Locuteur

sur

32:27
Présentateur

ce qui

32:27
Locuteur

est important

32:27
Présentateur

? j'ai le sentiment j'ai

32:29
Locuteur

le sentiment que

32:29
Présentateur

dans le zapping permanent et ce n

32:32
Locuteur

'est

32:32
Présentateur

pas de votre faute parce que vous vous faites votre métier avec l'époque que vous avez comme nous dans ce zapping médiatique permanent

32:38
Locuteur

on

32:38
Présentateur

perd le fond des choses et le fond des choses c'est quoi ? c'est est-ce que notre pays

32:45
Locuteur

dans

32:46
Présentateur

la mondialisation sauvage

32:47
Locuteur

presque

32:48
Présentateur

inhumaine où on va fabriquer des enfants en Inde où on loue le vente des femmes où la planète est en train d'exploser devant nous est-ce que notre pays avec ses valeurs son histoire peut changer les choses et se sauver lui-même et se sauvant lui-même est-ce qu'il peut infléchir la marche du monde c'est fondamental et

33:07
Locuteur

moi j'aimerais qu'on

33:08
Présentateur

parle de la politique à 20 ans et ce livre enfin en tout cas je suis en train de l'écrire je le finis là j'ai mis beaucoup de temps j'ai mis un an à l'écrire j'essaye en tout cas de me dire qu'est-ce que je veux pour mon pays dans 20 ans et comment on peut changer de cap vous savez c'est comme un bateau qui va vers le mauvaise direction et comment on va pouvoir redresser les choses

33:27
Locuteur

voilà

33:28
Présentateur

et vous verrez si ça vous intéresse

33:29
Locuteur

c'est pourquoi j'espère que ça intéressera

33:30
Présentateur

les gens c'est pourquoi Nicolas Dupogne ben j'espère je dois le remettre le 5 février si vous m'en laissez le temps et j'espère sorti vers mi-mars vous avez trouvé un titre

33:38
Locuteur

? j

33:39
Présentateur

'ai un titre mais qui ne plaît pas l'éditeur mais il me plaît moi ça c'est quoi alors ?

33:43
Locuteur

ben

33:43
Présentateur

je ne

33:43
Locuteur

vous

33:43
Présentateur

le dirai pas est-ce que c'est une étape obligatoire avant une éventuelle candidature à la présidentielle

33:48
Locuteur

? c

33:48
Présentateur

'est une étape indispensable personnelle pour clarifier ses idées

33:55
Locuteur

et

33:56
Présentateur

expliquer à nos concitoyens le sens d'un combat

33:58
Locuteur

en

33:59
Présentateur

tout cas moi je pense

34:01
Locuteur

ça laisse vous agir à l'engagement bien

34:04
Présentateur

sûr mais je ne

34:05
Locuteur

peux pas vous êtes candidat à l'élection présidentielle ? mais non je n'en sais

34:08
Présentateur

rien encore vous le verrez le moment venu mais ça se précise c'est clair en tout cas ce qui est sûr

34:14
Locuteur

c

34:15
Présentateur

'est que je ne

34:15
Locuteur

peux

34:16
Présentateur

pas aller devant les français sans d'abord avant

34:18
Locuteur

avoir

34:20
Présentateur

expliqué le sens de ce combat

34:22
Locuteur

que

34:23
Présentateur

nous sommes je pense des millions à partager

34:25
Locuteur

et

34:26
Présentateur

la situation est tellement grave

34:29
Locuteur

et

34:30
Présentateur

en contrepartie l'agitation superficielle d'un milieu politique

34:34
Locuteur

est

34:35
Présentateur

tellement pathétique

34:37
Locuteur

que

34:37
Présentateur

le contraste me paraît de nature à être expliqué en 2012 vous aviez fait 1,8% des voix est-ce que si vous êtes candidat en 2007 vous pensez pouvoir réunir plus d

34:48
Locuteur 3

'électeurs ?

34:49
Présentateur

écoutez j'en ai déjà réuni plus puisque aux européennes et aux régionales nous avons

34:53
Locuteur

fait

34:54
Présentateur

auprès de 4% des voix près d'un million d'électeurs c'est pas encore assez mais pour quelqu'un qui n'est pas invité dans les JT les journaux télévisés TF1 de France 2 et qui a

35:03
Locuteur

mille fois moins mille fois moins mais

35:06
Présentateur

mille fois moins

35:07
Locuteur

que

35:08
Présentateur

les autres je trouve que c'est déjà beaucoup que

35:10
Locuteur

Marie-Hélène

35:10
Présentateur

par

35:10
Locuteur

exemple

35:11
Présentateur

bien sûr mais

35:12
Locuteur

qu

35:13
Présentateur

'importe vous savez dans la vie ce qui compte c

35:15
Locuteur

'est

35:15
Présentateur

l'authenticité

35:16
Locuteur

et

35:17
Présentateur

c'est d'avoir des solutions

35:19
Locuteur

parce

35:19
Présentateur

qu'aujourd'hui les français ne croient plus les hommes politiques

35:23
Locuteur

ils

35:23
Présentateur

ont tellement été trompés

35:24
Locuteur

et

35:25
Présentateur

ils attendent des solutions sincères et cohérentes

35:30
Locuteur

et

35:30
Présentateur

ce travail sur les solutions permettra d'avoir un vrai débat avec même ceux qui font des livres de souvenirs ne soyons pas intolérants un vrai débat

35:39
Locuteur

et

35:40
Présentateur

puis après c'est aux français de juger votre objectif c'est de créer une voie intermédiaire entre les républicains et le Front National c'est ça votre positionnement et votre... non mon objectif c

35:50
Locuteur

'est

35:50
Présentateur

de sauver mon pays

35:52
Locuteur

et

35:52
Présentateur

je considère qu'on l'a vu dans l'affaire de la région Nord-Pas-de-Calais et de PACA

35:56
Locuteur

que

35:57
Présentateur

le Front National est une sorte de dérivatif utilisé par le système pour se maintenir éternellement au pouvoir

36:03
Locuteur

et

36:03
Présentateur

je considère

36:05
Locuteur

que

36:05
Présentateur

même si le Front National dit des choses justes

36:07
Locuteur

puisqu

36:08
Présentateur

'il a repris des thèmes gaullistes séguinistes qu

36:10
Locuteur

'on

36:10
Présentateur

défendait

36:11
Locuteur

je

36:12
Présentateur

considère que les français

36:13
Locuteur

ont

36:14
Présentateur

besoin d'une voie patriotique

36:16
Locuteur

plus

36:17
Présentateur

constructive plus raisonnable plus sereine plus crédible

36:20
Locuteur

et

36:21
Présentateur

c'est ce nouveau patriotisme

36:22
Locuteur

que

36:23
Présentateur

je veux présenter Alors le Front National parlons-en Marine Le Pen elle est vraiment dans les starting blocks pour 2017 il y a une question qui se pose au FN en ce moment c'est pour ou contre la sortie de l'euro pardon c'est une proposition qui a été formulée en 2012 de manière assez ferme et on a l'impression que le FN est un peu en train de changer son fusil d'épaule Louis Alliot cette semaine disait dans le Figaro refaire la campagne de 2012 en 2017 ça n'a aucun intérêt

36:49
Locuteur

est

36:49
Présentateur

-ce que vous pensez que le FN est en train de renoncer au souverainisme économique pour des intérêts électoraux, électoralistes

36:56
Locuteur

? Je

36:56
Présentateur

ne

36:56
Locuteur

sais

36:56
Présentateur

pas mais moi je suis surpris j'ai lu cette interview et j'ai le sentiment tout à coup que le FN reprend en grossissant

37:04
Locuteur

les

37:05
Présentateur

méthodes des deux autres partis

37:06
Locuteur

c

37:07
Présentateur

'est-à-dire il ne se dit pas qu'est-ce qui est bon pour la France

37:09
Locuteur

il

37:10
Présentateur

se dit qu'est-ce que je dois faire pour gagner

37:12
Locuteur

et

37:13
Présentateur

ce faisant il devient comme les autres nous à Debout la France et je ne

37:17
Locuteur

suis

37:17
Présentateur

pas seul il y

37:18
Locuteur

a

37:18
Présentateur

beaucoup de gens qui nous accompagnent on se pose une seule question

37:21
Locuteur

qu

37:22
Présentateur

'est-ce qui est bon pour notre pays ? La sortie de l'euro oui ou non pour vous

37:24
Locuteur

? La

37:25
Présentateur

transformation de l'euro qui irait vers comme pour Schengen un démantèlement Vous avez également évolué en 2012 vous disiez sortie de l'euro sortie de l'euro mais cette sortie de l'euro n'est pas comprise et elle a été instrumentalisée contre nous je dis qu'on peut tout à fait retrouver une flexibilité monétaire et j'ai proposé c'est pas nouveau je l'avais proposé en 2012 mais ça ne

37:49
Locuteur

s'est

37:49
Présentateur

pas vu donc je n

37:50
Locuteur

'ai

37:50
Présentateur

pas changé l'euro flexible c'est-à-dire l'euro franc l'euro marque etc c'est une monnaie qui permet la flexibilité c'est tout mais là je n

37:59
Locuteur

'ai

37:59
Présentateur

pas changé Merci Nicolas Dupont-Néon Merci

38:01
Locuteur

à vous Merci

38:01
Présentateur

Jim On va passer à toute autre chose vous êtes aussi un élu de l'Essonne département dont la dette a explosé ces derniers temps la droite a remis en cause toute la gestion de l'ancienne majorité on a reçu sur ce plateau Serge Dassault du groupe Dassault que vous connaissez c'est un sénateur lui aussi du département écoutez ce qu'il disait

38:19
Locuteur

C

38:20
Locuteur 7

'est quand même invraisemblable l'Etat nous oblige à payer plus de RSA obligatoire

38:27
Locuteur

et

38:27
Locuteur 7

tout le

38:28
Locuteur

temps

38:28
Locuteur 7

nous enlevons les dotations qu'il nous donnait qu'il donnait à tout le monde d'ailleurs région département et commune

38:34
Locuteur

alors

38:35
Locuteur 7

on a moins d'argent à dépenser et puis l'augmenter des dépenses qu'on veut qu'on fasse il faut augmenter les impôts et le RSA moi je considère que si l'Etat veut augmenter le RSA c'est lui à payer c'est pour département c'est pas possible

38:48
Locuteur

Ce

38:49
Locuteur 7

n'est pas possible 108 millions de dettes

38:51
Locuteur

29

38:52
Locuteur 2

% de hausse du foncier

38:55
Locuteur

c

38:56
Locuteur 2

'est impossible à gérer pour les départements

38:57
Locuteur

Ah

38:58
Présentateur

oui je connais bien le président du conseil départemental qui est quelqu'un que je connais très bien qui a travaillé avec moi François Durevray qui est quelqu'un de courageux

39:07
Locuteur

et

39:08
Présentateur

donc il se débat dans cette situation impossible

39:12
Locuteur

mais est

39:13
Présentateur

-ce qu'il faut pour autant après avoir laissé les socialistes ruiner l'Essonne

39:20
Locuteur

que

39:20
Présentateur

la droite ruine les Essoniens et j'écoutais Serge Dassault

39:26
Locuteur

qui

39:27
Présentateur

est toujours le chantre de la baisse d'impôts et qui va augmenter les impôts de 29%

39:31
Locuteur

mais

39:32
Présentateur

ça ne va pas la tête alors moi je le dis très amicalement à mes amis de l'Essonne battez-vous contre le gouvernement ne tombez pas dans ce piège monstrueux ça veut dire quoi ? ça veut dire que en fait une fois de plus des gens raisonnables et honnêtes vont envoyer la facture des socialistes qui n'ont pas été corrects parce qu'il y

39:54
Locuteur

a

39:54
Présentateur

108 millions à régler il y a plus que 108 il y

39:56
Locuteur

a

39:56
Présentateur

une dette d'un milliard etc. mais moi je demande je suis très surpris comment dire là aussi

40:03
Locuteur

de

40:04
Présentateur

l'esprit de résignation des présidents de conseils départementaux en tout cas si j'étais président d'un conseil départemental on m'entendrait un peu plus et je ferais la grève du RSA il ne

40:16
Locuteur

faut

40:16
Présentateur

plus payer le RSA c'est à l'état de le payer oui mais ils ne le font pas

40:20
Locuteur

vous

40:20
Présentateur

voyez vous avez dans cette interview de Serge Dassault le résumé parfait de la droite qu

40:25
Locuteur

'on

40:25
Présentateur

ne veut plus

40:26
Locuteur

c

40:26
Présentateur

'est à dire une droite qui avant les élections promet des baisses d'impôts qui se trouve confrontée à une difficulté et qui se couche et bien moi j'estime que c'est pas aux Essoniens de payer 29% de plus de taxes foncières je reconnais la difficulté dans lesquelles ils sont mais j'estime qu'ils devraient ne plus payer le RSA à l'état c'est à l'état d'assumer son assistanat quant au RSA

40:47
Locuteur

il

40:47
Présentateur

y a du RSA justifié

40:49
Locuteur

mais

40:50
Présentateur

il y a du RSA de fraude notamment des étrangers

40:52
Locuteur

et

40:53
Présentateur

on

40:53
Locuteur

devrait

40:53
Présentateur

s'en occuper on va passer à l'Europe maintenant voilà l'Europe il en était question jeudi Nicolas Dupont-Aignan à Davos en Suisse

41:00
Locuteur

plusieurs

41:07
Présentateur

chefs d'état et plusieurs chefs de gouvernement européens ont fait le déplacement dans la petite station d'hiver UP c'était le cas notamment de David Cameron Alexis Tsipras ou encore Manuel Valls parmi d'autres une première pour un premier ministre socialiste il a lancé un message d'alarme sur l'état de l'Europe écoutez

41:25
Locuteur

ça

41:26
Locuteur 8

aurait été une erreur historique mortelle

41:29
Locuteur

pour

41:30
Locuteur 8

l'Europe si nous avions laissé partir la Grèce de la zone euro

41:33
Locuteur

je

41:34
Locuteur 8

crois que dans la période que nous vivons

41:36
Locuteur

voir

41:37
Locuteur 8

partir la Grande-Bretagne

41:39
Locuteur

de

41:39
Locuteur 8

l'Union Européenne serait

41:41
Locuteur

un

41:42
Locuteur 8

drame

41:42
Locuteur

serait

41:43
Locuteur 8

un drame

41:45
Locuteur 4

terrorisme afflux de réfugiés l'Europe est menacée aujourd'hui de dislocation

41:52
Locuteur

c

41:53
Présentateur

'est tout ce que vous avez dit depuis longtemps

41:55
Locuteur

ça fait 20

41:55
Présentateur

ans que je

41:56
Locuteur

le

41:56
Présentateur

dis j'ai commencé ma carrière politique avec Philippe Séguin Manuel

41:59
Locuteur

Valls vous le dites aujourd'hui

42:00
Présentateur

l'Union Européenne les institutions européennes je voudrais vraiment

42:05
Locuteur

qu

42:06
Présentateur

'on dissocie l'Union Européenne de l'Europe l'Europe c'était quoi c'était la paix et c'était l'alliance de nations démocratiques qui travaillent ensemble l'Union Européenne a kidnappé

42:18
Locuteur

l

42:18
Présentateur

'idée européenne elle l'a trahi c'est une bande de gens corrompus et incapables qui ont créé le chaos migratoire

42:26
Locuteur

et

42:27
Présentateur

le marasme économique

42:28
Locuteur

et

42:28
Présentateur

ils s'étonnent que ça ne marche pas

42:30
Locuteur

ils

42:31
Présentateur

sont responsables tous ces gens à Davos donc on peut reconstruire l'Europe moi je ne

42:36
Locuteur

suis

42:36
Présentateur

pas contre l'Europe je suis pour reconstruire l'Europe des nations et des peuples sur des projets de coopération comme on a fait Airbus faisons-le sur la voiture propre sur la lutte contre le cancer sur les nanotechnologies sur l'espace sur la mer et abandonnons ces institutions donc le Brexit c'est très bien mettons fin à cela et

42:56
Locuteur

reconstruisons l

42:56
Présentateur

'Europe pour les Européens c

42:58
Locuteur

'est tellement simple

42:59
Présentateur

et bien voilà ce sera le mot de la fin merci beaucoup Nicolas

43:02
Locuteur

Dupont-Aignan

43:02
Présentateur

d'avoir été notre invité à la

43:04
Locuteur 2

semaine prochaine

43:05
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada Merci.