Nicolas Dupont-Aignan invité de Parlement Hebdo sur LCP / Public Sénat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 3:08OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, 500 000 chômeurs en formation, vous allez certainement me dire que c'est peut-être pour déguiser les chiffres.
- 4:12RelanceRéponse directe
Lesquelles ?
- 5:02RelanceRéponse directe
Vous avez dit tout à l'heure... Vous avez dit honteux. Qu'est-ce qui est honteux ?
- 5:48OuverteRéponse directe
Est-ce que les chômeurs sont trop indemnisés en France ? Trop longtemps ? Trop cher ?
- 7:34FerméeRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, vous venez vous aussi de fustiger ce plan. Pour vous, il n'y a absolument aucune bonne mesure dans ce plan.
- 9:39OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous, Nicolas Dupont-Aignan, cette commission d'enquête sur les attentats est une bonne chose ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:55Locuteur 4Chiffre
« Une prime d'embauche de 2000 euros par an pour les entreprises de moins de 250 salariés qui embaucheront en CDI ou en CDD d'au moins 6 mois, à condition que le salaire ne dépasse pas 1,3 SMIC. »
- 2:21Locuteur 4Chiffre
« Autre volet, celui de la formation, avec un plan de 1 milliard d'euros pour former 500 000 chômeurs. »
- 2:42Locuteur 4Chiffre
« François Hollande souhaite également une augmentation des contrats de professionnalisation qui devraient passer à 50 000 bénéficiaires contre 8 000 actuellement. »
- 3:01Locuteur 4Chiffre
« Un plan contre le chômage estimé à plus de 2 milliards d'euros, uniquement financé par des économies. »
- 4:14PrésentateurPromesse
« J'annule la directive travailleurs détachés. Tout salarié roumain, polonais, espagnol, portugais qui vient en France paiera les charges sociales françaises. »
- 4:39PrésentateurPromesse
« Je divise par deux l'impôt sur les sociétés pour tous les bénéfices réinvestis sur le sol français. »
- 4:50PrésentateurPromesse
« Je réforme le RSI pour dynamiser nos petits artisans. »
- 11:01PrésentateurPromesse
« C'est interpeller et arrêter préventivement les djihadistes de retour de Syrie. »
- 11:40PrésentateurPromesse
« Je veux arrêter ces personnes, les mettre et les éloigner sur un territoire lointain. »
- 21:59PrésentateurPromesse
« Je demande aussi l'isolement dans nos prisons des islamistes. »
- 23:53PrésentateurPromesse
« Moi, je propose de nouvelles lois pénales. »
- 34:42PrésentateurChiffre
« En 2012 vous aviez fait 1,8% des voix »
- 34:55PrésentateurChiffre
« près d'un million d'électeurs »
- 35:53Locuteur 3Fait
« le Front National est une sorte de dérivatif utilisé par le système pour se maintenir éternellement au pouvoir »
- 37:33PrésentateurFait
« En 2012 vous disiez sortie de l'euro, sortie de l'euro »
- 37:52Locuteur 3Fait
« l'euro flexible c'est-à-dire l'euro franc, l'euro marque etc »
- 38:20Locuteur 7Fait
« l'Etat nous oblige à payer plus de RSA obligatoire »
- 38:30Locuteur 7Fait
« on a moins d'argent à dépenser et puis l'augmenter des dépenses qu'on veut qu'on fasse »
- 38:50Locuteur 7Chiffre
« 108 millions de dettes »
- 38:52Locuteur 2Chiffre
« 29% de hausse du foncier »
- 39:56PrésentateurChiffre
« il y a plus que 108, il y a une dette d'un milliard »
- 41:26Locuteur 8Fait
« ça aurait été une erreur historique mortelle pour l'Europe si nous avions laissé partir la Grèce de la zone euro »
- 41:38Locuteur 8Fait
« voir partir la Grande-Bretagne de l'Union Européenne serait un drame »
- 41:45Locuteur 4Fait
« terrorisme, afflux de réfugiés, l'Europe est menacée aujourd'hui de dislocation »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- ?9 %
- Locuteur 44 %
- Locuteur 23 %
≈ 62 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bienvenue à tous, c'est l'heure de Parlement Hebdo, 45 minutes pour faire le tour
de l'actualité politique et parlementaire à mes côtés. Comme chaque semaine, Cathy Gilder, bonjour.
Bonjour Mickaël.
Et cette semaine, dans l'actualité, François Hollande abat sa dernière carte contre le chômage. Le chef de l'État a présenté ses ultimes mesures du quinquennat en faveur de l'emploi, sans surprise. Ce plan a vivement été critiqué par l'opposition.
L
'état d'urgence sera-t-il prolongé ? C'est au président
de la République d'en décider, mais c'est tout à fait probable, selon Claude Bartholone, reçu à l'Élysée avec son homologue Gérard Larcher, pour évoquer la révision de la Constitution.
Émeute chez les photographes et déclarations sexistes de quelques députés, c'était alerte à l'Assemblée cette semaine. L'actrice canadienne Pamela Anderson est venue dans l'hémicycle à dénoncer les souffrances des canards et des oies dans l'élevage français de production de foie gras. On en parle dans cette émission. Et on en parle avec Nicolas Dupont-Aignan, qui est notre invité cette semaine. Bonjour. Bonjour. Vous êtes député de l'Essonne et président de Debout la France, parti que vous avez fondé. On en reparlera, mais vous commenterez. L'actualité dense de cette semaine a commencé par lundi. Et on y va, on commence avec les annonces de François Hollande.
C
'est en quelque sorte une nouvelle boîte à outils qui a présenté François Hollande pour lutter contre le chômage. On en connaissait les grands principes. Voici le détail avec Julie Hulain.
Il
veut faire de la lutte contre le chômage sa priorité.
Je
considère que face au désordre du monde,
face
à une conjoncture économique incertaine
et
à un chômage persistant,
il
y a aussi un état d'urgence économique et social
à
proclamer.
Les
mots sont forts, les annonces plus attendues. Première mesure concernant la compétitivité. Une prime d'embauche de 2000 euros par an pour les entreprises de moins de 250 salariés qui embaucheront en CDI ou en CDD d'au moins 6 mois, à condition que le salaire ne dépasse pas 1,3 SMIC. Une mesure qui prend effet dès aujourd'hui.
Ce
dispositif
est
établi pour une durée de deux ans. Pourquoi deux ans ?
C
'est le temps du basculement du CICE en baisse définitive de charge.
Autre volet, celui de la formation, avec un plan de 1 milliard d'euros pour former 500 000 chômeurs. Des formations liées branche par branche, région par région, aux besoins des entreprises.
L
'enjeu, c'est de pourvoir les emplois disponibles et qu
'ils
ne trouvent pas preneur, faute
de
personnel qualifié en nombre suffisant.
François Hollande souhaite également une augmentation des contrats de professionnalisation qui devraient passer à 50 000 bénéficiaires contre 8 000 actuellement. Enfin, évoquer ce matin la future réforme du Code du travail qui accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail sans toucher à la durée légale des 35 heures. Un plan contre le chômage estimé à plus de 2 milliards d'euros, uniquement financé par des économies.
Alors Nicolas Dupont-Aignan, 500 000 chômeurs en formation, vous allez certainement me dire que c'est peut-être pour déguiser les chiffres.
Quoi
qu'il en soit, c'est quand même une bonne nouvelle pour ceux qui sont dans cette situation. Il est sincère le plan de François Hollande ? Mais c'est pathétique. Je
suis d'une
tristesse quand je vois ça. Parce que je pense à ces millions de chômeurs. Quand je pense
qu
'il y
a
des mesures qu'on attend depuis des années, d'ailleurs sous les gouvernements de droite aussi, qui ne sont pas prises,
qu
'on en est au 25e plan pour l'emploi, quand je pense que vous avez des dizaines de milliers d'entreprises, d'artisans, de PME qui font faillite parce qu'il
y
a 500 000 travailleurs détachés en France, qui ne payent pas les charges sociales françaises,
c
'est une concurrence déloyale. Quand je pense que mes amis douaniers ouvrent des containers
au
Havre qui sont pleins de produits chinois, qui ne respectent pas les normes européennes qu'on impose à nos entreprises, je me dis mais c'est scandaleux de voir ça. Mais c'est une honte ce qui se passe.
C
'est qu'il
y a
des mesures à prendre immédiates. Lesquelles ?
Très
simple. J'annule la directive travailleurs détachés. Tout salarié roumain, polonais, espagnol, portugais qui vient en France paiera les charges sociales françaises. Car quand on réforme, par exemple, quand on change les fenêtres d'un hôpital
et
qu'on fait venir par une société luxembourgeoise des esclaves
qui
ne payent pas la cotisation sociale française, c'est une concurrence déloyale. Nos entreprises
ne peuvent pas lutter. Un
deuxième
point et on passe à la
question. Deuxième point, je contrôle les produits qui rentrent dans notre pays. Troisième point, mesure concrète. Je divise par deux l'impôt sur les sociétés
pour
tous les bénéfices réinvestis sur le sol français. C'est-à-dire que je fais une prime forte à l'investissement des entreprises. Quatrième point, je réforme le RSI pour dynamiser nos petits artisans. Voilà des mesures
concrètes que Debout la France propose. Quand vous dites tout à l'heure... Mais c'est
tellement plus
fort... Vous avez dit honteux.
Vous avez dit... Oui, c'est une honte. Qu'est-ce qui est honteux ? Mais
quatre
ans après son élection,
avec
630 000 chômeurs de plus, Nicolas Sarkozy, un million de chômeurs de plus. François Hollande, 630 000.
Et
alors que des entreprises sont délocalisées tous les jours, que Alstom a été bradée, que Général Electric annonce des milliers de suppressions d'emplois. Mais est-ce qu'on se rend compte
de
la gravité de la situation et de ces espèces de pitreries au Conseil économique et social avec toutes ces personnes qui applaudissent comme ça, alors que nos compatriotes sont en train de crever sur le bord de la route ? Il y
a
un point sur lequel
on est
en train d'avancer aussi dans les mentalités, c'est l'indemnisation des chômeurs. Vous avez peut-être
entendu
Emmanuel Macron qui en a parlé, même
François
Hollande a touché un mot. Est-ce que les chômeurs sont trop indemnisés en France ? Trop longtemps ? Trop cher ? Ça se dit socialiste
?
Et incapable de limiter le nombre de chômeurs, maintenant ils veulent réduire les indemnités chômales ? Ils ont tort ? Oui, ils ont tort. Alors il y a eu des abus, il faut peut-être réduire certains abus, mais vous savez, un gouvernement
qui
au bout de 4 ans
s
'attaque aux chômeurs parce qu'il n
'a
pas été capable d'aider les entreprises à baisser les charges, parce qu'il n
'a
pas été capable de protéger nos entreprises,
c
'est un gouvernement aux abois. Et vous savez, les Français ne sont pas idiots, ils voient bien que ce n
'est
pas une prime de 2000 euros qui va faire recruter les entreprises, ce qui va faire recruter les entreprises, c'est d'avoir une visibilité sur le long terme, moins de charges
et
moins de déloyauté de concurrence. Moi je suis pour la concurrence loyale.
Vous l'avez expliqué. On
a compris. Alors les mesures du président de la République pour l'emploi ont été effectivement très commentées et très critiquées, que ce soit à droite comme à gauche. Écoutez.
On
ne peut pas malheureusement former 500 000 personnes. En plus, on ne peut pas les former puisque les emplois ne sont pas là
derrière.
Verser une prime au PME pour qu'elle crée un emploi, c'est quelque chose que tout le monde a essayé 20 fois et tout le monde sait,
tous les économistes le reconnaissent. Ce sont des mesures qui ont un effet d'aubaine dans 90% des cas. Aujourd'hui, mettre 2 milliards sur la
table quand il en
faudrait évidemment 10 de plus, ce n
'est
pas à la hauteur. Il y
a
quand même
une
forme de provocation. Une de plus, remise en cause des 35 heures, remise en cause du code du travail, plafonnement des indemnités prud'homales, ça va loin, là, ça commence à faire beaucoup.
Alors Nicolas Dupont-Aignan, vous venez vous aussi de fustiger ce plan. Pour vous, il n
'y
a absolument aucune bonne mesure dans ce plan. Quoi que fasse François Hollande, il aura tort
? Attendez, qu'on favorise l'apprentissage, je suis favorable, bien évidemment. Quand vous avez une infection lourde, quand il y a une infection, quand un malade a une infection,
si
vous lui donnez du doliprane ou de l'aspirine pour ne pas vendre une marque, certes, vous faites un bon geste, vous lui faites tomber un peu la fièvre. Mais si vous ne soignez pas la cause de la fièvre, vous avez vu cette entreprise en Picardie, à Hames, qui a un taux de profit important, qui est délocalisé, sans que personne ne bronche. Est-ce que vous voyez la réalité
de
notre force vive qui est en train de partir à l'étranger ? Si on ne réagit pas vite, ça fait 10 ans que ça dure. On a eu Sarkozy, on a eu Hollande. Exactement. Je voyais M. Wörth, il a fait ce qu'a fait M. Macron. C'était un peu mieux peut-être. Mais
il
ne traite pas les causes
du
problème. Tant qu'on ne remettra pas de la loyauté dans la concurrence internationale, on crèvera sur place.
C
'est tout.
On
a bien compris. On va revenir, si vous voulez bien, sur des sujets parlementaires. La droite a usé cette semaine de son droit de tirage pour demander la création d'une commission d'enquête parlementaire.
Cette
commission portera sur les moyens déployés par l'État pour lutter contre le terrorisme et pour détecter d'éventuels dysfonctionnements et failles. Écoutez Christian Jacob.
L'idée,
c'est d'avoir la transparence sur les moyens mis à disposition pour lutter contre le terrorisme et de regarder si ces moyens ont été efficaces, dans quel cadre, et l'évaluation qu'il est logique de faire. Mais on est dans un travail de fond. On n'est pas du tout dans un débat polémique de quelque nature que ce soit. Faisons la transparence et faisons-le avec sérénité.
Est
-ce que pour vous, Nicolas Dupont-Aignan, cette commission d'enquête
sur les attentats est une bonne chose ? Est-ce qu'il faut faire la lumière sur d'éventuelles zones d'ombre ou dysfonctionnement ? Écoutez, c'est toujours l'honneur d'un Parlement dans une société démocratique apaisée, responsable, que de savoir ce qui s'est passé, qu'est-ce qu'on pourrait améliorer. Moi, je crois beaucoup au travail parlementaire. J'ai rédigé un rapport sur les paradis fiscaux. Ça a été très bénéfique, avec d'autres, de gauche, de droite.
Ça
montrera d'ailleurs aux Français qu'ici, dans ces maisons, on bosse. Et si on
lisait... Les
Français ne le savent pas. Ils en doutent. Ils doutent de vous. Vous
avez vu le rapport de la CAC politique il y a peu de temps. C
'est normal. Quand pendant 20 ans,
on
ne résout pas les problèmes d'un peuple, il
y
a un moment, c'est normal qu'ils le doutent. Pour autant, il y a eu des tonnes de rapports, il y a tout dans les rapports, et vous êtes bien placés pour les étudier, ces rapports. J'aimerais que tous vos confrères fassent pareil. Mais
c
'est une autre affaire.
Vous ne vous
dites pas encore une commission, si vous
le disiez
? De deux choses. Une commission pour mieux comprendre, anticiper, ça se fait aux Etats-Unis, ça se
fait
en Allemagne, ça se fait en Grande-Bretagne, très bien. En revanche, ce que je dis à M. Jacob et aux autres, c'est qu'à quelques mesures, et j'ai pris la parole au Congrès, j'ai un peu remué quand j'ai pris la parole, parce que j'ai osé rompre le consensus, qui était
le consensus dans la
douleur. Mais quand même,
il
y
a
des choses qui me paraissent urgentes. C'est interpeller et arrêter préventivement les djihadistes de retour de Syrie. M. Cazenov n'a toujours pas précisé correctement dans les réponses aux questions à
l
'Assemblée nationale, dans les séances sur lesquelles j'assise, j'imagine que c'est pareil au Sénat, où étaient ces 250 djihadistes dont il avait parlé.
On
nous dit que certains sont en prison, mais en fait, ils ont été libérés, j'aimerais avoir les chiffres. Le problème, c'est le retour, le retour sur le territoire français. C'est là où vous dites qu
'il
n
'y a
pas assez de choses. Non, mais c'est le problème majeur. C'est qu'on a 250 bombes volantes qu'on n'arrête pas préventivement. Or, j'estime que quand on va couper des têtes en Syrie, on a déjà commis un acte grave. Alors, il y
a
des procédures qui sont lancées, mais nous n'avons pas la transparence là-dessus. Deuxième point, moi, je veux arrêter ces personnes, les mettre et les éloigner sur un territoire lointain. Je ne cite plus un territoire d'outre-mer parce que je ne veux pas vexer certains. Ah bon ? Vous voulez les mettre où ? Il y a suffisamment d'îlots perdus dans notre pays pour que, comme à Guantanamo, des gens qui sont dangereux soient arrêtés et isolés. Donc à Guantanamo, à la française.
Je
l'ai toujours demandé, sous contrôle judiciaire. Parce que ça ne sert à rien de déchoir de la nationalité et d'expulser à l'étranger 10 personnes par an. Si parallèlement, on laisse des Français djihadistes en liberté sur le sol... Vous avez vu que
ça ne marche pas, même aux Etats-Unis, on veut fermer
Guantanamo. Oui, en tout cas, ça a bien marché. Heureusement qu'ils l'ont fait au moment du World Trade Center. Donc, il y
a
un moment où on ne peut pas laisser des bombes volantes sur notre sol. Et puis enfin, il faut s'attaquer. J'ai lu avec intérêt la tribune du chef d'état-major des armées, M. De Villiers. Il faut s'attaquer au financement de Daesh.
On
commence à le faire. Péniblement. On commence à le faire. Ce qui est curieux, vous voyez, madame, c'est qu'on dit qu'on le fait, mais l'Union européenne, avec la complicité de la France, complicité, j'emploie ce mot, veut verser 3 milliards d'euros
à
un pays voyou, la Turquie, qui achète en contrebande le pétrole de Daesh. Alors moi, je veux bien tout. Donc il faudrait rompre avec la Turquie, c
'est
ce que vous dites ? Il faudrait à un moment dire stop à la Turquie. On ne peut pas être dans l'OTAN. Mieux
choisir ses alliés.
Quand on est allié, si on a des alliés comme ça... La complicité, c
'est
un mot dur, sévère. Écoutez, quand je vois que l'Union européenne, comme seule réponse sur les migrations, est de donner de l'argent à un État pour le moins ambigu
vis
-à-vis de Daesh, je me pose des questions.
On
va passer à un autre sujet. C'était cette fois au Sénat. Ça n
'a
rien à voir avec la commission d'enquête sur le terrorisme. On va parler de la biodiversité. C'était un examen de cette loi au Sénat. Son but, c'était de renforcer la prise en compte de la biodiversité dans les décisions publiques et privées. Ce texte avait été examiné il y a près de dix mois à l'Assemblée nationale. Écoutez, la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, a
ce propos.
Je
sais que pour certains Français, la biodiversité, à part encore comme un terme un peu abstrait, quelque chose de complexe, c'est pourtant très concret, la biodiversité. Ça concerne directement la santé de tout un chacun.
Car
une nature malmenée par le dérèglement climatique et les pollutions, ce sont aussi des risques sanitaires accrus. C'est pourquoi ce projet de loi intègre la relation entre la santé et le bon état de la biodiversité, par exemple,
en
facilitant le recours au traitement naturel de l'eau, en interdisant le rejet en mer des eaux de ballast non traitées.
Texte très important pour
la France, pour les Français, pour la nature. Il aura mis presque quatre ans
à
arriver. La force des lobbies, on l
'a
vu sur la chasse, on l'a vu sur les insecticides,
ça touche tous les jours de notre quotidien.
La
force des lobbies, c'est quand même impressionnant. Oui, c'est impressionnant et c'est d'autant plus impressionnant qu'on a confié à Bruxelles
une
commission vendue, achetée, tous ceux qui ont été députés européens le savent, les règles, les principales règles de notre vie. Et quand on voit ce qui se passe sur les normes anti-pollution des voitures, quand on voit ce qui se passe sur les pesticides, quand on voit le lien entre les pesticides et les cancers, quand on voit le
rôle... Le
problème, c'est l'Europe, le problème de la France,
tous
ces sujets qu'on a... Bien
sûr,
puisqu'on a confié le pouvoir démocratique à des autorités qui ne sont pas élues. Ce n
'est
pas l'Europe en soi.
L'Europe,
ça peut être une belle chose. Attention, je suis souvent caricaturé là-dessus. On va revenir à la proposition. L'Europe, c'est une merveilleuse chose si
elle
est légitime par le suffrage, pas si elle impose des lobbies, des technocrates qui font que Mme Royal fait ce qu'elle peut comme les précédents ministres de l'Environnement. Alors, je vais vous faire réagir à un autre sujet. C'est le premier grand texte qui était en examen à l'Assemblée, le projet de loi pour une république numérique. Il s'appelle comme ça. Il prévoit notamment l'accès pour tous au numérique, une ouverture de données de plus de 10 millions d'entreprises françaises qui seraient accessibles de manière gratuite pendant un an. Est-ce que vous êtes favorable à ce genre de mesures, à cette ouverture ? Oui, je pense que... Je l'ai fait dans ma ville d'ailleurs. Je pense que...
C
'est un progrès la république numérique.
La
transparence des données est très importante. Pour autant, il y a encore beaucoup de chemin et le projet de loi est très... Mais
la façon de faire de la ministre,
de laisser un petit peu les Français s'exprimer,
ça, c'est pas la fin ? Oui,
enfin, ça c'est du grand folklore, excusez-moi. Parce qu'en même temps, elle laisse les Français s'exprimer, mais on sait comment les entreprises américaines ont mis la main sur les données. On sait qu'il y a un immense travail à faire sur la souveraineté numérique. Il y a eu des écrits très intéressants.
C'est-à-dire garder nos données
pour nous,
de faire en sorte qu'elle est protégée.
Protégée. Et puis les réseaux. La Suisse, la Suisse a renationalisé les réseaux. L'Allemagne a un ministère des réseaux. Nous sommes très en retard en France sur la conception de souveraineté nationale pour protéger nos concitoyens. Et ça transcende tous les partis. Je pense que... Regardez ce qui se passe sur le terrorisme.
Vous
avez des terroristes qui utilisent les réseaux américains et les grandes entreprises américaines qui refusent à nos ministres de l'intérieur, comme aux Américains d'ailleurs, de pouvoir savoir ce qui se passe sur ces réseaux. Donc, on voit bien qu'il
y a
un nouveau monde. Et moi, j'aimerais que la politique, et j'en parlerai dans quelques mois, j'aimerais que la politique française regarde peut-être
un
peu plus loin le monde d'après. À 20 ans, à 30 ans, comment on anticipe ce monde d'après
?
Et si on n'investit pas avec l'État, et les Européens d'ailleurs, ensemble, pour défendre notre souveraineté numérique, nous serons les esclaves de Google, d'Amazon et
des... Elle est
aussi importante que la souveraineté tout court.
C
'est un élément de souveraineté. Mais la souveraineté, c'est la liberté d'un peuple. Elle s'adapte avec les époques. Si on n'est pas capable d'inventer... C'est comme si on n'avait pas inventé la machine à vapeur et qu'on était toujours aux chevaux. Et bien là, on est en train de louper une marche. Alors, mardi, Nicolas Dupont-Aignan, il y a eu une image qui a fait les gros titres, une émeute à l'Assemblée. En cause, la présence de Pamela Anderson, l'actrice américaine, est venue soutenir une proposition de loi de la députée écologiste Laurence Abeil pour interdire le gavage des oies. Et cette visite a suscité beaucoup de critiques. Est-ce que pour vous, qui...
Comment vous avez réagi à cela ? C'est de
la
politique spectacle pour vous ? Ça peut avoir un intérêt ? C'est de la politique spectacle. Et quand on voit les merdes que mangent les Américains, pardonnez-moi de parler vulgairement, ça m'amuse.
Non, mais
ça veut dire que... Vous savez, c'est tellement facile de vouloir détruire les terroirs français alors qu'on veut nous imposer un traité transatlantique. Et j'aimerais que Mme Anderson et la députée Abeil nous expliquent comment on va lutter contre le traité transatlantique
qui va
nous faire manger des poulets à l'eau de Javel. Alors, écoutons ce qu'elle a
dit... Ça me paraît beaucoup
plus dangereux que le foie gras. Alors, écoutons ce qu'elle a dit sur les oies.
La première image
que l'on a de la cuisine française, c'est le gavage et l'abattage de 80 millions de canards et doigts chaque année.
Nous
devons dépasser la barbarie et l'ignorance.
Et
pour être franche, le foie gras est
simplement un foie malade et
cette maladie s'appelle cirrhose graisseuse. Ce
que ça veut dire,
c
'est que ces animaux sont forcés à souffrir d
'inflammations,
de blessures, jusqu'à ce qu'on les abatte.
Ah ouais, laisse terminer, Mme Anderson. J'ai trouvé ça très hypocrite et je trouve que les députés qui ont fait ça feraient mieux de s'occuper de la négociation du traité transatlantique où là, ce sont des boeufs aux hormones. C'est une agriculture
industrielle.
Oui, ils s'en occupent, sauf que nous, parlementaires, on n'a pas le droit de lire le traité transatlantique. Encore. Et ce que vous avez vu, j'ai écrit un billet de blog là-dessus, vous pouvez consulter sur mon site Debout la France, où on voit comment, aujourd'hui, on est traité en enfants. Parce qu'une commission de bureaucrates vendus à des gros intérêts industriels négocie le traité transatlantique dans le dos du gouvernement français. C'est autrement plus grave que les oies. Alors, on peut peut-être améliorer la production des oies. Je ne suis pas du tout favorable à la souffrance des oies, du tout. Puisque je milite beaucoup pour la vie animale.
Mais ce n'est pas la
priorité. Si, c'est important. Mais
attention
aux deux poids, deux mesures. C'est tout ce que je demande.
Que
Mme Anderson aille voir les fermes américaines, ça sera bien. Mercredi,
on va passer à
l'état d'urgence.
Et
François Hollande envisagerait de prolonger l'état d'urgence
au-delà du 26 février.
C
'est ce qu'a laissé entendre le président de l'Assemblée, Claude Bartholone, reçu à l'Elysée avec Gérard Larcher pour évoquer
l'épineuse question de la révision constitutionnelle. Écoutez-les à la ressortie.
Oui,
il l
'a
évoqué d'une manière tout à fait probable.
Il nous a annoncé qu'il aura l'occasion de communiquer très vite pour permettre au Conseil d'État et au Parlement de se prononcer sur ce
texte. Je rappelle que le délai,
c
'est avant le 26 février.
Est
-ce que pour vous, il est nécessaire de prolonger l'état d'urgence au-delà du 26 février ? Oui, c'est indispensable.
Et
c'est une affaire grave.
car
les forces de police et de gendarmerie ont besoin d'être présentes sur le territoire sans freinage judiciaire. Et quand on connaît la justice française, pour démanteler les réseaux, pour surveiller les caches d'armes, c'est vital. Et donc, je supplie le gouvernement français de prolonger l'état d'urgence car moi, je ne veux pas qu'on se retrouve dans un mois, dans deux mois, dans trois mois ou dans six mois avec un nouveau massacre au cœur d'une ville, dans un train et qu
'on
se dise
qu
'on n
'a
pas fait ce qu'il fallait. C'est pourquoi je demande encore une fois l'arrestation des djihadistes de retour de Syrie, leur éloignement du territoire métropolitain. C'est pourquoi je demande aussi l'isolement dans nos prisons des islamistes.
J
'ai été visiter la prison de Villepinde pendant la campagne régionale quand je vois que circulent librement dans nos prisons les prisonniers, que l'on mêle, c'est dans cette prison qu'il y avait Koulibaly d'ailleurs, qu'ils se promènent, qu'ils sont mêlés, mais c'est surréaliste ce qu
'on
voit. Donc, il faut revoir notre loi pénale, annuler, abroger la loi Taubira, il faut construire des places de prison, il faut que Mme Taubira démissionne
par la occasion. Je voulais vous
poser la question. Oui, il faut être cohérent. Mais enfin, c'est quoi ce qui se passe
? Ce
n
'est
pas digne.
On
a un président de la République et un Premier ministre qui ont le pied sur l'accélérateur.
Ça
ne va pas assez loin pour moi. Vous
les
félicitez ? Mais c'est mieux que rien. J'avais proposé l'état d'urgence en janvier, ils l'ont fait en novembre. Donc, c'est mieux que rien. Mais on a un garde des Sceaux
qui
a le pied sur le frein et qui est responsable
avec
le gouvernement
de
cette fameuse loi qui remplace l'incarcération par des peines alternatives pour les peines de moins de 5, les condamnations de 5 ans et moins
qui
laissent dans notre pays des voyous terroriser les populations. Je parle de ce que je connais dans ma ville et ailleurs.
Mais
c'est fou ce qui se passe. Donc, je demande que Mme Taubira parte,
que
la loi Taubira soit abrogée et qu'on ait une vraie politique de sécurité dans notre pays. Un mot encore sur la loi sur l'état d'urgence. Vous le prononcez pour combien de temps cet état d'urgence ? On parle de 3 mois.
Ça
peut être 6 mois. Mais ça veut dire que ça peut être à l'infini.
Donc, ça veut dire
qu
'on est dans un
état d'urgence permanent. Écoutez, d'abord, l'état d'urgence est sous contrôle des juges administratifs. Donc,
l
'état d'urgence n'est pas le Patriot Act américain de Bush. On en fait un monde. L'état d'urgence permet tout juste de fonctionner.
Tout
juste. Et il est vital. Après, si on veut pour l'avenir, moi, je propose de nouvelles lois pénales. C'est-à-dire qu'il faut abroger la loi Taubira, simplifier le travail de la police. Et là, on pourra se passer de l'état d'urgence. Vous savez pourquoi il
y a
l'état d'urgence
? Pourquoi ?
C'est parce qu'on a mis en place des règles judiciaires ingérables
et
que la police ne peut plus fonctionner en l'état de notre droit. Voilà. Et donc, on contourne
la
complexité, l'inertie judiciaire française par
l'état d'urgence. Donc, il faudrait... Pardonnez-moi.
Juste, je reviens sur l'état d'urgence. Si on veut se passer de l'état d'urgence, il faut revoir nos lois pénales, non pas pour enlever le contrôle judiciaire, parce qu'on a besoin de magistrats qui font leur travail, mais pour faire en sorte
que
la justice
et
la police puissent travailler correctement ensemble. Déchéance de nationalité, déchéance nationale, on ne comprend plus rien. Non, la déchéance de nationalité, elle ne vaut que pour les binationaux. Quand on est binational et qu'on a une autre nationalité, si on se comporte mal, on dégage. Donc, vous la voterez la mesure. Mais bien évidemment, parce que c'est le bon sens. D'ailleurs, je remarque
que
les belles âmes qui sont contre la déchéance de nationalité, elle a été employée par la République pour se défendre face aux esclavagistes, face aux collaborateurs. Alors, moi, je ne vois pas pourquoi on en a beaucoup trop parlé. Ce n
'est
pas la mesure essentielle. Mais éloignement sur un territoire lointain des Français
et
les étrangers ou les binationaux qui ne respectent pas notre pays sont expulsés.
Et pour votre information,
réforme fénale et loi d'application de la révision constitutionnelle mercredi devant le Conseil des ministres. Voilà, ça c'est fait.
On
va
quitter quelques
temps
un petit peu du côté parlementaire pour arriver sur le côté un petit peu plus politique. On va parler de littérature ou presque. Tous les candidats à la primaire de droite ont décidé de prendre la plume. C'est le cas notamment de Nicolas
Sarkozy
qui émet là une forme de mea culpa. Regardez.
À
dix mois de la primaire de la droite et du centre, c'est un livre surprise très attendu. Nicolas Sarkozy n'est pas officiellement candidat mais multiplie désormais ses déplacements pour rencontrer les Français et surtout dresser son propre bilan.
Le bilan ou l'inventaire c'est pas pareil. Pourquoi ? Parce que dans le mot inventaire il y
a
un côté on sort le suivi et on flingue.
Et
je trouve que ce type de procédure, de procédé pour parler de
ce
que nous avons collectivement fait ensemble n'est pas une bonne idée. Que l'on fasse un bilan objectif neutre quantifier les choses me paraît indispensable.
Que
l'on se serve entre guillemets du mot inventaire pour régler les comptes d'une façon ou d
'une
autre me paraît une très mauvaise idée.
Bilan ou inventaire pour le moment aucun extrait n'a filtré. Une stratégie avec un air de bataille pour contrer les mauvais sondages selon Atlantico ou Edoxa c'est toujours la même musique Alain Juppé fait seul la course en tête. Nicolas Sarkozy s'exprimera dimanche soir à la télévision pour décrypter lui-même les réussites et les erreurs de son quinquennat. Sans doute que nous ne sommes pas allés assez loin je pense à la durée du travail aux 35 heures je pense aux charges qui pèsent sur les entreprises la fameuse TVA sociale tout cela mérite qu'on en parle et je pense que
c
'est très attendu par les français cette explication un peu droit dans les yeux entre l'ancien président de la république et les français. Au-delà des livres c'est bien qu'il
y ait
une compétition d'éditeurs je pense qu'il faudrait que les républicains organisent dès maintenant le débat des idées c'est ça le sujet le parti pourrait au même moment et ça serait moins hypocrite organiser un débat des idées que les français attendent. Le combat des livres ne fait que commencer après François Fillon Alain Juppé et bientôt Nicolas Sarkozy les lecteurs ont déjà rendez-vous avec Bruno Le Maire ou Hervé Maréton
Nicolas
Dupont-Aignan je vous présente Jim Jérassé notre partenaire du SCAN qui va vous interroger d'ici quelques secondes moi j'avais deux questions à vous poser concernant ce retour ce livre de Nicolas Sarkozy il dit je ne
suis
pas assez allé assez loin sur les 35 heures ni sur l'ISF
donc
c'est un regret et deuxièmement il dit qu'il a abîmé la fonction présidentielle avec cette fameuse phrase prononcée au salon de
l
'agriculture le casse-toi pauvre con
est
-ce qu'il a abîmé la fonction présidentielle c
'est
ce que vous estimez aussi ? je vais vous dire je regardais votre reportage et je me faisais une réflexion ils ont construit un bateau
pendant
20 ans
c
'est eux qui ont construit la France d'aujourd'hui
le
bateau coule
et
ils vont nous expliquer qu'il faut les reprendre
mais
attendez il n
'y a
plus un français qui a envie de revoir toutes ces têtes là parler de Nicolas Sarkozy
ou de tous les autres
mais attendez ils ont été premiers ministres présidents de la république ministres
ils
n'ont pas été capables de faire des choses pires ils ont construit un système qui ne marche pas et qui est responsable de souffrance de millions de français et ces gens là passent leur vie à nous expliquer qu'ils vont faire bien la prochaine fois mais
qui peut les voir faut avouer il n'est
pas à moitié pardonné mais attendez nous sommes la seule démocratie au monde
qui
fonctionne comme ça il n
'y a
pas un pays au monde qui accepte que des gens
qui
ont gouverné longuement
qui
avaient tous les
pouvoirs
échoués et veuillent revenir est-ce qu'il n'est pas temps de proposer aux français une autre voie c'est ce que je ferais
le moment
et je peux vous assurer une chose tout ça c'est fini
ça
ne m'impressionne plus du tout ce sont des livres de souvenirs
voilà le
mariage pour tous par exemple il dit que s'il revient il n'abrogera pas la
loi sur
le mariage pour tous mais les français n'ont pas du tout envie de le voir revenir donc ce sont des livres de souvenirs voilà je
les prends vous dites que Nicolas Sarkozy est arrangé au rayon des souvenirs mais
ça ne m'intéresse pas du tout parce que les états d'âme de gens qui ont mal gouverné la France qui ont signé les accords européens scandaleux qui ont tué l'Europe et on va en parler qui ont créé des millions de chômeurs qui ont été corrompus pour certains tout cela ne m'intéresse pas en tout cas je suis
convaincu rayon des souvenirs
comment ? au rayon des souvenirs au rayon oui des souvenirs et au fond de la bibliothèque ça finira chez les bouquinistes sur les quais de la Seine
alors on
a compris
il y
a un autre à droite
pardonnez-moi mais il y
a un autre à droite qui
a
ressurgi aussi lui sur les plateaux de télévision c'est Jean-François Coppé
ah
voilà après 18 mois de silence médiatique il se présente en victime en bouc éviscère après l'affaire Big Malion et la guerre pour la présidence
de l'UMP alors est
-ce que
pour vous il fait partie de ces îles que vous désignez est-ce qu'il est toujours dans le coup Jean-François Coppé
mais je n
'ai
pas à donner des brevets je vous dis que moi en tant que politique élu local
qui
voit vraiment le naufrage du pays et c'est ça qui m'angoisse
me
fait vivre c'est d'essayer de me dire qu'est-ce qu'on fait pour changer de trajectoire
vous
pouvez me reconnaître que je n
'ai
pas changé d'avis que j'ai alerté que j'ai quitté l'UMP j'ai quitté tous ces gens-là
mais les Français ont le droit de mais
les Français ont tout à fait le droit d'aimer des gens qui les ont ruinés si ça leur fait plaisir ne me demandez pas moi de les admirer même si je respecte les personnes et chacun a le droit de venir faire ce qu'il veut mais la situation est tellement grave dans notre pays mais les régionales sont on a l'impression qu'il
y a
un siècle
mais
est-ce que vous vous rendez compte de ce qui est en train de se produire les activités s'en vont nos agriculteurs crèvent voilà ce qui m'intéresse comment on redresse l'agriculture française comment on redevient fier de notre pays comment on crée un million d'emplois on relocalise un million d'emplois c'est ce qui m'intéresse ce ne
sont
pas des gens qui ont
créé
les problèmes
qui vont
les résoudre c'est ce que disait Einstein et il n'était pas complètement idiot Einstein allez on passe à la loupe du scan Jim c'est à vous
bonjour
Nicolas Dupont-Aignan on l'a vu Nicolas Sarkozy vient de publier son livre il n'est pas le seul Jean-François Copé François Fillon Alain Juppé
le
prochain c'est vous
oui
je vais sortir un livre mais ce n
'est
pas du tout pareil pourquoi
?
parce que moi je vais expliquer pourquoi j'ai rompu avec ces gens là
pourquoi
ils ont tué la France à petit feu avec ceux de la gauche là tout ce petit monde qui travaille en oligarchie et qui donne des leçons à la terre entière et je vais présenter un traitement de choc pour mon pays que j'aime
le
programme viendra un peu plus tard mais un
ce
sera un livre personnel ou un livre d'idées ? plus personnel parce que souvent j'ai remarqué que les gens me disaient mais pourquoi vous avez quitté ces gens là ils ne comprennent pas la pourriture de ce système
ils
ne comprennent pas l'esprit d'abandon qui a régné
ils
ne comprennent pas que des hommes politiques intelligents puissent à ce point trahir la France et bien je vais leur expliquer dans mon livre ce qu'ils ont fait
et
qu'est-ce qu'il faut changer vous
avez un devoir d'explication
sur
ce qui
est important
? j'ai le sentiment j'ai
le sentiment que
dans le zapping permanent et ce n
'est
pas de votre faute parce que vous vous faites votre métier avec l'époque que vous avez comme nous dans ce zapping médiatique permanent
on
perd le fond des choses et le fond des choses c'est quoi ? c'est est-ce que notre pays
dans
la mondialisation sauvage
presque
inhumaine où on va fabriquer des enfants en Inde où on loue le vente des femmes où la planète est en train d'exploser devant nous est-ce que notre pays avec ses valeurs son histoire peut changer les choses et se sauver lui-même et se sauvant lui-même est-ce qu'il peut infléchir la marche du monde c'est fondamental et
moi j'aimerais qu'on
parle de la politique à 20 ans et ce livre enfin en tout cas je suis en train de l'écrire je le finis là j'ai mis beaucoup de temps j'ai mis un an à l'écrire j'essaye en tout cas de me dire qu'est-ce que je veux pour mon pays dans 20 ans et comment on peut changer de cap vous savez c'est comme un bateau qui va vers le mauvaise direction et comment on va pouvoir redresser les choses
voilà
et vous verrez si ça vous intéresse
c'est pourquoi j'espère que ça intéressera
les gens c'est pourquoi Nicolas Dupogne ben j'espère je dois le remettre le 5 février si vous m'en laissez le temps et j'espère sorti vers mi-mars vous avez trouvé un titre
? j
'ai un titre mais qui ne plaît pas l'éditeur mais il me plaît moi ça c'est quoi alors ?
ben
je ne
vous
le dirai pas est-ce que c'est une étape obligatoire avant une éventuelle candidature à la présidentielle
? c
'est une étape indispensable personnelle pour clarifier ses idées
et
expliquer à nos concitoyens le sens d'un combat
en
tout cas moi je pense
ça laisse vous agir à l'engagement bien
sûr mais je ne
peux pas vous êtes candidat à l'élection présidentielle ? mais non je n'en sais
rien encore vous le verrez le moment venu mais ça se précise c'est clair en tout cas ce qui est sûr
c
'est que je ne
peux
pas aller devant les français sans d'abord avant
avoir
expliqué le sens de ce combat
que
nous sommes je pense des millions à partager
et
la situation est tellement grave
et
en contrepartie l'agitation superficielle d'un milieu politique
est
tellement pathétique
que
le contraste me paraît de nature à être expliqué en 2012 vous aviez fait 1,8% des voix est-ce que si vous êtes candidat en 2007 vous pensez pouvoir réunir plus d
'électeurs ?
écoutez j'en ai déjà réuni plus puisque aux européennes et aux régionales nous avons
fait
auprès de 4% des voix près d'un million d'électeurs c'est pas encore assez mais pour quelqu'un qui n'est pas invité dans les JT les journaux télévisés TF1 de France 2 et qui a
mille fois moins mille fois moins mais
mille fois moins
que
les autres je trouve que c'est déjà beaucoup que
Marie-Hélène
par
exemple
bien sûr mais
qu
'importe vous savez dans la vie ce qui compte c
'est
l'authenticité
et
c'est d'avoir des solutions
parce
qu'aujourd'hui les français ne croient plus les hommes politiques
ils
ont tellement été trompés
et
ils attendent des solutions sincères et cohérentes
et
ce travail sur les solutions permettra d'avoir un vrai débat avec même ceux qui font des livres de souvenirs ne soyons pas intolérants un vrai débat
et
puis après c'est aux français de juger votre objectif c'est de créer une voie intermédiaire entre les républicains et le Front National c'est ça votre positionnement et votre... non mon objectif c
'est
de sauver mon pays
et
je considère qu'on l'a vu dans l'affaire de la région Nord-Pas-de-Calais et de PACA
que
le Front National est une sorte de dérivatif utilisé par le système pour se maintenir éternellement au pouvoir
et
je considère
que
même si le Front National dit des choses justes
puisqu
'il a repris des thèmes gaullistes séguinistes qu
'on
défendait
je
considère que les français
ont
besoin d'une voie patriotique
plus
constructive plus raisonnable plus sereine plus crédible
et
c'est ce nouveau patriotisme
que
je veux présenter Alors le Front National parlons-en Marine Le Pen elle est vraiment dans les starting blocks pour 2017 il y a une question qui se pose au FN en ce moment c'est pour ou contre la sortie de l'euro pardon c'est une proposition qui a été formulée en 2012 de manière assez ferme et on a l'impression que le FN est un peu en train de changer son fusil d'épaule Louis Alliot cette semaine disait dans le Figaro refaire la campagne de 2012 en 2017 ça n'a aucun intérêt
est
-ce que vous pensez que le FN est en train de renoncer au souverainisme économique pour des intérêts électoraux, électoralistes
? Je
ne
sais
pas mais moi je suis surpris j'ai lu cette interview et j'ai le sentiment tout à coup que le FN reprend en grossissant
les
méthodes des deux autres partis
c
'est-à-dire il ne se dit pas qu'est-ce qui est bon pour la France
il
se dit qu'est-ce que je dois faire pour gagner
et
ce faisant il devient comme les autres nous à Debout la France et je ne
suis
pas seul il y
a
beaucoup de gens qui nous accompagnent on se pose une seule question
qu
'est-ce qui est bon pour notre pays ? La sortie de l'euro oui ou non pour vous
? La
transformation de l'euro qui irait vers comme pour Schengen un démantèlement Vous avez également évolué en 2012 vous disiez sortie de l'euro sortie de l'euro mais cette sortie de l'euro n'est pas comprise et elle a été instrumentalisée contre nous je dis qu'on peut tout à fait retrouver une flexibilité monétaire et j'ai proposé c'est pas nouveau je l'avais proposé en 2012 mais ça ne
s'est
pas vu donc je n
'ai
pas changé l'euro flexible c'est-à-dire l'euro franc l'euro marque etc c'est une monnaie qui permet la flexibilité c'est tout mais là je n
'ai
pas changé Merci Nicolas Dupont-Néon Merci
à vous Merci
Jim On va passer à toute autre chose vous êtes aussi un élu de l'Essonne département dont la dette a explosé ces derniers temps la droite a remis en cause toute la gestion de l'ancienne majorité on a reçu sur ce plateau Serge Dassault du groupe Dassault que vous connaissez c'est un sénateur lui aussi du département écoutez ce qu'il disait
C
'est quand même invraisemblable l'Etat nous oblige à payer plus de RSA obligatoire
et
tout le
temps
nous enlevons les dotations qu'il nous donnait qu'il donnait à tout le monde d'ailleurs région département et commune
alors
on a moins d'argent à dépenser et puis l'augmenter des dépenses qu'on veut qu'on fasse il faut augmenter les impôts et le RSA moi je considère que si l'Etat veut augmenter le RSA c'est lui à payer c'est pour département c'est pas possible
Ce
n'est pas possible 108 millions de dettes
29
% de hausse du foncier
c
'est impossible à gérer pour les départements
Ah
oui je connais bien le président du conseil départemental qui est quelqu'un que je connais très bien qui a travaillé avec moi François Durevray qui est quelqu'un de courageux
et
donc il se débat dans cette situation impossible
mais est
-ce qu'il faut pour autant après avoir laissé les socialistes ruiner l'Essonne
que
la droite ruine les Essoniens et j'écoutais Serge Dassault
qui
est toujours le chantre de la baisse d'impôts et qui va augmenter les impôts de 29%
mais
ça ne va pas la tête alors moi je le dis très amicalement à mes amis de l'Essonne battez-vous contre le gouvernement ne tombez pas dans ce piège monstrueux ça veut dire quoi ? ça veut dire que en fait une fois de plus des gens raisonnables et honnêtes vont envoyer la facture des socialistes qui n'ont pas été corrects parce qu'il y
a
108 millions à régler il y a plus que 108 il y
a
une dette d'un milliard etc. mais moi je demande je suis très surpris comment dire là aussi
de
l'esprit de résignation des présidents de conseils départementaux en tout cas si j'étais président d'un conseil départemental on m'entendrait un peu plus et je ferais la grève du RSA il ne
faut
plus payer le RSA c'est à l'état de le payer oui mais ils ne le font pas
vous
voyez vous avez dans cette interview de Serge Dassault le résumé parfait de la droite qu
'on
ne veut plus
c
'est à dire une droite qui avant les élections promet des baisses d'impôts qui se trouve confrontée à une difficulté et qui se couche et bien moi j'estime que c'est pas aux Essoniens de payer 29% de plus de taxes foncières je reconnais la difficulté dans lesquelles ils sont mais j'estime qu'ils devraient ne plus payer le RSA à l'état c'est à l'état d'assumer son assistanat quant au RSA
il
y a du RSA justifié
mais
il y a du RSA de fraude notamment des étrangers
et
on
devrait
s'en occuper on va passer à l'Europe maintenant voilà l'Europe il en était question jeudi Nicolas Dupont-Aignan à Davos en Suisse
plusieurs
chefs d'état et plusieurs chefs de gouvernement européens ont fait le déplacement dans la petite station d'hiver UP c'était le cas notamment de David Cameron Alexis Tsipras ou encore Manuel Valls parmi d'autres une première pour un premier ministre socialiste il a lancé un message d'alarme sur l'état de l'Europe écoutez
ça
aurait été une erreur historique mortelle
pour
l'Europe si nous avions laissé partir la Grèce de la zone euro
je
crois que dans la période que nous vivons
voir
partir la Grande-Bretagne
de
l'Union Européenne serait
un
drame
serait
un drame
terrorisme afflux de réfugiés l'Europe est menacée aujourd'hui de dislocation
c
'est tout ce que vous avez dit depuis longtemps
ça fait 20
ans que je
le
dis j'ai commencé ma carrière politique avec Philippe Séguin Manuel
Valls vous le dites aujourd'hui
l'Union Européenne les institutions européennes je voudrais vraiment
qu
'on dissocie l'Union Européenne de l'Europe l'Europe c'était quoi c'était la paix et c'était l'alliance de nations démocratiques qui travaillent ensemble l'Union Européenne a kidnappé
l
'idée européenne elle l'a trahi c'est une bande de gens corrompus et incapables qui ont créé le chaos migratoire
et
le marasme économique
et
ils s'étonnent que ça ne marche pas
ils
sont responsables tous ces gens à Davos donc on peut reconstruire l'Europe moi je ne
suis
pas contre l'Europe je suis pour reconstruire l'Europe des nations et des peuples sur des projets de coopération comme on a fait Airbus faisons-le sur la voiture propre sur la lutte contre le cancer sur les nanotechnologies sur l'espace sur la mer et abandonnons ces institutions donc le Brexit c'est très bien mettons fin à cela et
reconstruisons l
'Europe pour les Européens c
'est tellement simple
et bien voilà ce sera le mot de la fin merci beaucoup Nicolas
Dupont-Aignan
d'avoir été notre invité à la
semaine prochaine
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