Réunion publique à Roquevaire (13) : discours de Jordan Bardella
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:14PrésentateurFait
« Combien d'autres ? Et qui demain ? Demain encore, une autre fille, une soeur, une mère, un autre fils ou un frère, un père, et combien d'autres encore ? »
- 4:49PrésentateurPromesse
« des petites ordures qui ne partagent plus rien en commun avec nous »
- 5:04PrésentateurFait
« nos dirigeants sont faibles et la justice est laxiste. »
- 8:46PrésentateurFait
« une volonté affirmée, revendiquée de ne pas voir le problème de l'insécurité, de ne pas en parler et de faire comme si cela n'existait pas. »
- 12:04PrésentateurChiffre
« l'immigration a aussi un coût économique. »
Temps de parole
- Présentateur100 %
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Merci pour votre accueil et évidemment pour la chaleur de votre enthousiasme. Merci à tous les habitants de Roquevers qui sont présents ici aujourd'hui. Merci à tous ceux qui viennent des communes voisines ou d'un petit peu plus loin de Marseille. Je sais qu'il y en a parmi vous dans la salle. Vous avez de la chance. Vous avez de la chance d'habiter ici. Pour le banlieusard que je suis, j'ai un plaisir d'être dans une de ces communes qui font le cœur battant de notre France. Et c'est particulièrement vrai. C'est le pied du massif de la Sainte-Baume. Malheureusement, le doux ciel de votre belle province, la richesse de votre culture, ne suffisent pas à faire accepter ce qu'est l'actualité.
La déchirante actualité dans des secteurs entiers de cette région. Je saluais il y a quelques instants tous les Marseillais présents ce soir avec nous. Et je voudrais saluer en particulier le maire des 13 et 14e arrondissements, Sandrine Dangio, qui nous a accueillis tout à l'heure. Et bien sûr, notre sénateur des Bouches-du-Rhône et futur maire de Marseille, l'excellence. Je salue également notre délégué départemental Emmanuel Foucard et notre député européen, candidat sur notre liste, spécialiste des questions de santé, le docteur Joël Mélin. Nous avons tous des élus de terrain, des élus courageux avec qui nous avons passé une partie de la journée.
Et c'est avec eux, avec Marine et Thierry Mariani, que nous nous sommes rendus dans le quartier de la Timone pour rendre hommage tout à l'heure à Marie-Bélène. Vous savez tous ici ce dont je parle. Vous avez tous vu son visage en couverture de la Provence il y a quelques jours. Et au fond, vous savez tous ici ce qui s'est passé. Vous le savez parce que c'est déjà arrivé trop de fois. Bien trop de fois. Dans toutes nos familles, toutes, et parfois ça se termine ainsi.
Et nous pleurons tous avec la famille et les amis de Marie-Bélène, comme nous avons pleuré hier avec celle d'Adrien Pérez, lâchement assassiné à Grenoble, et avant-hier celle de Morane et Laura tués au couteau par un islamiste sur le parvis de la gare Saint-Charles. Et combien d'autres ? Et qui demain ? Demain encore, une autre fille, une soeur, une mère, un autre fils ou un frère, un père, et combien d'autres encore ? Il est temps de dire stop.
Je dois le dire devant vous, nous lui avons dit tout à l'heure, j'ai été particulièrement touché par la vidéo de Stéphane Ravier, réagissant à cet ignoble crime en nous disant simplement que sa fille a 21 ans, c'est-à-dire le même âge que Marie-Bélène. En nous disant simplement que c'est sa fille qui pourrait avoir été assassinée pour un téléphone, pour un téléphone portable. Lors du lancement de cette campagne des élections européennes, j'avais dit que ma génération était celle qui pouvait mourir pour un regard de travers ou une cigarette refusée. Certaines belles âmes s'en étaient offusquées. Pour eux, il ne faudrait rien dire, jamais.
Parce qu'ils refusent de voir, nous devrions refuser de dire. Nous ne nous tairons pas, nous ne nous habituerons jamais à vivre avec cela. Voilà, ils appellent ça un fait divers. Nous appelons ça l'ensauvagement de notre nation. Ils appellent ces assassins des jeunes délinquants, nous les appelons des prédateurs. Ils ouvrent leurs articles et leurs reportages en parlant de l'incompréhension, alors on va leur expliquer. Il y a dans notre pays des salopards.
Et vous contrônez bien que je retiens mes mots, des petites ordures qui ne partagent plus rien en commun avec nous, qui ne sont pas uniquement des délinquants ou des criminels, mais de véritables monstres qui agressent, qui lynchent, qui violent, qui tuent par voie pour un regard de travers. Et face à cela, nos dirigeants sont faibles et la justice est laxiste. Et chacun de nous, chacun de nos proches peut demain être la cible, la proie de ces prédateurs, parce qu'ils n'ont pas peur. Ils n'ont pas peur des policiers, pas assez nombreux, pas assez équipés, pas assez soutenus.
Ils n'ont pas peur de la justice, ils n'ont pas peur de la prison, parce qu'ils savent qu'ils ont peu de chances d'être arrêtés. Que s'ils sont arrêtés, ils ont peu de chances d'être jugés. Que s'ils sont jugés, ils ont peu de chances d'être condamnés. Et que s'ils sont condamnés, ils ont peu de chances d'aller en prison. Que s'ils vont en prison, ils ont peu de chances d'y rester longtemps. Voilà la réalité. Et donc, ce sont les honnêtes citoyens qui vivent dans la peur et les salopards qui se sentent en sécurité. Et en liberté dans notre pays. Alors il faut que cela change, car cela n'est plus possible. On ne peut plus compter les morts et pleurer nos morts sans rien dire.
Vous connaissez la formule, la peur doit changer. De quand ? Au nom de Marie-Bélène et de tous les autres martyrs de cette France orange mécanique, moi je ne vous appellerai pas à une minute de silence. Moi je vous appelle à une minute de colère, une minute de rage. Parce que vous en avez le droit, parce que c'est légitime, parce que quand une fille de 21 ans est tuée à coups de couteau pour son téléphone portable, on ne répond pas par le silence. On répond par l'action. Les habitants des quartiers nord que nous avons rencontrés tout à l'heure avec Sandrine Dangio et Thierry Mariani nous le demandent.
Les policiers que Marine Le Pen et Stéphane Ravie ont rencontrés tout à l'heure n'attendent que ça. Stop à la faiblesse. Stop à la faiblesse, c'est dans les points de deal des quartiers nord qu'on veut entendre les détonations des fusils lanceurs balles de défense. C'est dans les émeutes de racailles à Grenoble qu'on veut voir les blindés de la gendarmerie. C'est vis-à-vis des salopards qui assassinent la jeunesse de France qu'on veut entendre les paroles martiales du gouvernement. Marie-Bélène avait 21 ans. Adrien Pérez avait 26 ans. J'en ai 23. Est-ce que c'est cet avenir que nos politiques offrent à la jeunesse de France et aux jeunesses d'Europe ?
Parce que je pourrais ici aussi vous parler des jeunes filles agressées et violées par des migrants à Cologne il y a quelques mois. Parce que je pourrais aussi vous parler de Pamela, 18 ans, de désirée 16 ans, violée et tuée par des migrants à Rome. Voilà le résultat des politiques menées dans nos pays et au niveau européen. Voilà le résultat des dirigeants qui ont oublié que leur première mission est de protéger les citoyens, les protéger. Alors, je vous le dis, le dimanche 26 mai, la jeunesse de France sera au rendez-vous.
Être tous ensemble, nous allons le dire très fort, le crier très fort même, pour que toutes les victimes et tous ceux qui souffrent l'entendent, mais aussi pour que tous ceux qui agressent, qui pillent, qui tuent le sachent et soient prévenus que oui, la peur va changer de camp, car on arrive. En Seine-Saint-Denis, là où j'ai grandi, des horreurs comme celle-là, c'est tous les jours. Et jamais, jamais je n'accepterai que l'on appelle un acte barbare, sauvage, comme celui qui a tué Marie-Bélène, pardon, un simple fait divers.
Non, ce n'est pas un fait divers, mais le symptôme, la conséquence directe d'années et d'années non seulement de laxisme, mais pire, d'une volonté affirmée, revendiquée de ne pas voir le problème de l'insécurité, de ne pas en parler et de faire comme si cela n'existait pas. On nous parle de fait divers, on nous parle de sentiments d'insécurité. Quand une femme sur quatre a peur dans la rue, quand un viol est commis toutes les sept minutes dans notre pays, quand une agression arrive toutes les deux minutes, ce n'est ni un sentiment ni un fait divers.
C'est la conséquence directe des politiques de laxisme judiciaire menées pendant des années, avant-hier par Rachida Dati, hier par Christiane Taubira et aujourd'hui par Nicole Belloubet, dont la seule préoccupation d'ailleurs est d'installer des téléphones en prison et d'organiser, vous l'avez vu, des ateliers du grand débat avec les détenus. Ce qu'il faut, mes amis, et ce que nous demandons, c'est une politique de justice, mais de justice qui soit beaucoup plus ferme, beaucoup plus efficace pour que la peur change de camp. Ce qu'il faut, c'est rétablir des peines planchées, c'est supprimer les remises automatiques de peine.
Ce qu'il faut, c'est l'application de la tolérance zéro face à tous ceux qui jouissent aujourd'hui d'un sentiment d'impunité. Ce sentiment d'impunité vis-à-vis des criminels, mais aussi vis-à-vis des voyous d'extrême-gauche qui détruisent tout dans nos villes chaque week-end, c'est Macron et Castaner qui en sont aujourd'hui responsables. Car quand ces messieurs Macron et Castaner sont capables de la plus grande fermeté contre des Français en colère, qui manifestent, ils restent passifs en même temps face aux racailles dans les banlieues et à tous ceux qui défient l'État.
Ils sont responsables aussi du développement dans tout notre pays de véritables zones de non-droit, et je dirais même des zones de non-France. Ces quartiers que vous connaissez, dans lesquels j'ai passé mon enfance, ce ne sont pas des légendes. Ce ne sont pas des mites urbains racontés au coin du feu pour faire peur aux enfants. C'est la réalité, et vous en savez quelque chose ici dans les Bouches-du-Rhône. C'est la réalité quand nous disons que des Français sont fouillés par des dealers en rentrant chez eux le soir.
C'est la réalité quand nous disons que des milliers de femmes sont agressées dans la rue parce qu'elles ne portent pas la bonne tenue, et elle est là la véritable menace pour les droits des femmes. Dans le quartier où j'ai grandi, à Saint-Denis, on voit aujourd'hui des gamines de 5 ans qui portent le voile. Et oui, nous le disons, je considère que ces modes de vie, ce n'est pas la France. Comment assurer la sécurité et la tranquillité dans ces quartiers où les gouvernements successifs ont parqué année après année des centaines de milliers de populations entières qui ne maîtrisent pas notre langue, qui parfois ne respectent pas nos coutumes et parfois même nos lois ?
Je le dis, et je le redirai tant que ce sera nécessaire, l'insécurité est la conséquence directe des politiques d'immigration massive et anarchique menées depuis 40 ans dans notre pays. Et cela vaut pour toutes les formes d'insécurité, qu'elles soient culturelles, physiques et même économiques, car l'immigration a aussi un coût économique.
Au-delà de provoquer une concurrence déloyale insupportable pour nos travailleurs, comme le fait notamment, vous le savez, la directive détachement des travailleurs, qui permet à des travailleurs venus d'Europe de l'Est de payer des charges dans leur pays d'origine et qui représentent 500 000 emplois dans notre pays, qui ne vont pas par définition aux travailleurs français, l'immigration c'est d'abord un poids supplémentaire pour les finances du pays.
Quand on accueille des migrants qui sont répartis dans nos villes, dans nos villages, quand on prend en charge leur hébergement, leur repas, leur éducation, leur soin, leur formation professionnelle, c'est tout cet argent qui n'est pas investi pour aider les 2 millions de retraités qui vivent sous le seuil de pauvreté. C'est de l'argent qui n'est pas investi pour aider les 3 millions de français qui s'endettent pour se soigner. C'est enfin de l'argent et des places d'hébergement d'urgence que l'on retire aux 143 000 personnes qui dorment encore dans nos rues aujourd'hui.
Souvenez-vous, Macron s'était engagé pendant la présidentielle à ce que plus aucun français ne dorme dehors à la fin de l'année 2017. Que des promesses. Combien de fois avons-nous entendu le MEDEF et les multinationales réclamer l'accueil de migrants ? Heureux de voir arriver une main-d'oeuvre pas chère, malléable à merci, qui inévitablement pèsera à la baisse des salaires et des conditions de travail des Français. Regardez en Allemagne. L'Allemagne fait face à un vieillissement de population sans précédent. Le grand patronat allemand s'est empressé de réclamer à Mme Merkel d'accueillir plus d'un million de clandestins pour occuper les emplois auxquels manqueraient des Allemands.
Vous savez, c'est la fameuse théorie des fainéants. Heureusement que des formations politiques comme la nôtre, heureusement que l'AFD en Allemagne, l'Alternative for Deutschland, était là pour faire entendre une autre voix. Cette autre voix, il n'y a rien de plus simple. Une très belle affiche qu'ils ont réalisée avec un jeune couple allemand, dont une femme enceinte. Et sur cette affiche, on pouvait lire « Des nouveaux Allemands nous les ferons nous-mêmes ». Une politique de natalité ambitieuse, finement et mûrement réfléchie, voilà ce qu'il nous faut. Et nous aussi, en France, nous pourrons répondre fièrement au grand patronat.
Les nouveaux Français, les nouveaux travailleurs, les nouveaux cadres et intellectuels français, nous les ferons nous-mêmes. Mes amis, je voulais vous parler d'immigration aujourd'hui avec la plus grande gravité qui s'impose, car je n'oublie pas, et nous ne devons pas oublier non plus, qu'à moins de 800 kilomètres de Marseille, de l'autre côté de la Méditerranée, un autre pays est actuellement plongé dans une crise politique majeure. Et cette crise, demain, pourrait entraîner sur les routes envoyées sur la mer des millions d'Algériens vers notre pays. Comme gouverner ses prévoirs, Marine l'a demandé pour protéger la France et les Français.
La France doit suspendre l'octroi de visas avec l'Algérie. Zéro visa, zéro risque. Mes amis, les Français doivent se servir des urnes le 26 mai prochain pour se faire entendre. Vous devez vous faire entendre et reprendre le pouvoir chez vous. Le 26 mai, mes amis, il est temps de mettre un carton rouge à Macron. Et contrairement à ce que l'on vous répète avec l'espoir malsain de vous faire renoncer à vos propres exigences, arrêter l'immigration et assurer la sécurité du peuple français, c'est possible. C'est possible et nos alliés nous en montrent la voie. Regardez l'Italie, 81% de migrants en moins depuis l'arrivée de notre allié et ami Matteo Salvini au pouvoir.
Regardez l'Autriche, fermeture des mosquées radicales. Priorité nationale pour les Autrichiens depuis l'arrivée au pouvoir de nos alliés du FPO. Quand on veut, on peut. Mes amis, le 26 mai, ne manquez pas à cet appel. Prenez part, vous aussi, à la révolution du bon sens que nous appelons de nos voeux. Votez et faites voter car aucune voix ne devra manquer. Et à tous ceux qui ont cessé de croire, dites-le, criez-le et chantez-le. On arrive !