"Nous sommes vassaux des géants du numérique": échange avec d'Anne Le Hénanff, ministre du numérique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Madame la ministre, quand la France va-t-elle se donner les moyens politiques, industriels et budgétaires pour assurer sa souveraineté numérique ?
- 2:01RelanceRéponse directe
Êtes-vous prêt à affronter les nouveaux suzerains du numérique ou la France doit-elle accepter de rester leur vassal ?
- 6:01FerméeRéponse partielle
Est-ce qu'on a vraiment cette intention de revenir des terres rares aux composants et de maîtriser l'intégralité de la chaîne de valeur au niveau européen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00René PilatoFait
« Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle du technéodalisme, à savoir la mutation vers un capitalisme politique, financier, médiatique et technique dont le pouvoir s'est transféré chez les géants de la silicone vallée. »
- 2:01René PilatoChiffre
« Les infrastructures critiques de l'État, des messageries aux données de santé passent massivement par des prestataires américains. Les clouds de l'État dit souverain plafonnent à 5 % pour l'usage interministériel. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
pour le groupe La France insoumise, monsieur René Pilato, vous avez la parole. Monsieur le député, merci monsieur le président. Madame la ministre, nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle du technéodalisme, à savoir la mutation vers un capitalisme politique, financier, médiatique et technique dont le pouvoir s'est transféré chez les géants de la silicone vallée.
Et qui dit féodalisme dit suzer et vassaux. Aujourd'hui, les Suzerins ne tiennent plus leur pouvoir de la terre, mais de la propriété des infrastructures numériques, des données et des algorithmes. Et les vassaux sont ceux qui les utilisent, les subissent et qui finissent par se soumettre.
Quand le président Macron déroule le tapis rouge à Elon Musk, ce n'est pas l'affirmation d'une souveraineté, mais l'image d'un pouvoir politique quiande investissement et indulgence à celles et ceux qui contrôlent désormais l'infrastructure numérique mondiale. La naïveté atlantiste a endormi l'Union européenne pendant près de 30 ans, mais l'enlèvement de Maduro et surtout les menaces de Trump sur le Groenlande pour voler cette terre rares doivent agir comme un électrochoc. Madame la ministre, nous ne pouvons plus faire confiance aux Américains et devons retrouver la pleine puissance de l'État français.
Cette puissance passe non seulement par la souveraineté agricole, industrielle, mais aussi par la souveraineté numérique. La souveraineté n'est pas l'adaptation docile ni la dépendance naïve. La souveraineté passe désormais par une confrontation politique avec les empereurs du numérique et leur technologie addictives qui veulent coloniser nos esprits, notre culture et cela nous ne pouvons l'accepter.
Pourtant, le sommeil dogmatique perdure. Le 31 août 2025, la Cour des comptes dresse un constat sans appel. Je cite "L'ambition affichée par la France en matière de souveraineté numérique peine à être satisfaite du fait notamment de la position prééminente des entreprises américaines et de la législation qui leur est applicable.
Les faits sont là. Les infrastructures critiques de l'État, des messageries aux données de santé passent massivement par des prestataires américains. Les clouds de l'État dit souverain plafonnent à 5 % pour l'usage interministériel.
Alors oui, nous saluons le partenariat de la entre l'armée de terre et Mistral. Cependant, le chemin à parcourir reste encore si long. Madame la ministre, quand la France va-t-elle se donner les moyens politiques, industriels et budgétaires pour assurer sa souveraineté numérique ?
Des câbles sous-marins par le contrôle d'État d'Alcatel au logiciel libre et un cloud souverain ? Une seconde question. Êtes-vous prêt à affronter les nouveaux sous-rains du numérique ou la France doit-elle accepter de rester leur vassal ?
Je vous remercie. Merci monsieur le président. Euh je partage pas votre analyse sur le fait qu'on soit nous soyons des vassaux parce que on a nous avons une vraie ambition sur la souveraineté numérique.
Et la souveraineté numérique, je vais vous la définir en trois points. Euh la première, c'est de réduire nos dépendances technologiques. Nous y sommes.
Nous avons une vraie ambition notamment sur la politique du cloud. Pourquoi le cloud ? parce que c'est c'est là où vont être sauvegardées nos données et vont être je dirais stratégiquement importante puisque maintenu sur notre territoire et protégé par des niveaux de cybersécurité exigeants pour éviter d'être soumis aux lois extrales.
La deuxième chose c'est que nous avons une vraie politique industrielle de soutien à l'offre. Notre souveraineté numérique passe aussi par le soutien à l'offre. Ça veut dire quoi en clair ?
Ça veut dire soutenir la politique industrielle et la politique économique. Et puis enfin, nous avons une vision en Europe parce que vous parlez de la France, mais c'est France et Europe avec des règles et des valeurs qui sont qui nous sont propres. Donc non, nous ne sommes pas en train de regarder et de subir le train qui passe.
Nous avons une vraie politique. C'est ce que je le dis. C'est ce que je dis depuis 3 mois, je le crois vraiment. et on investit pour réduire ces indépendances, ces dépendances technologiques et notamment ça passera par une réduction forte de nos dépendance et une protection euh par rapport à nos données aux lois extraterritoriales.
Monsieur Pilato, merci monsieur le président, madame la ministre, je tiens à saluer votre volonté sincère de remonter la pente pour la souveraineté numérique. Toutefois, si on reste pragmatique et qu'on prend la l'IA avec sa chaîne de valeur, ça commence par les terres rares, la capacité à faire des circuits électroniques, la capacité à construire des ordinateurs et pour cela, il nous faut des composants. Je parle même pas, on peut remplacer les operating system par du Linux qui est un système ouvert.
Pourquoi pas ? Toutefois, quand on parle de souveraineté et de robustesse du pays, si on veut pas, je dirais subir les colères ou les humeur de monsieur Trump, si on ne peut pas voir des puces Nvidia, c'est des puces Huawai et quelque part, on est quand même dépendant. Donc ma question tout à l'heure était et j'accepte votre volonté de faire une souveraineté numérique européenne, mais ma question est claire.
Est-ce qu'on a vraiment cette intention de revenir des terres rares aux composants et de maîtriser l'intégralité de la chaîne de valeur au niveau européen ? Je vous remercie. Merci monsieur le député.
Maddame les ministres, alors nous sommes attachés tous à la souveraineté numérique, mais je dois reconnaître que imaginez qu'on puisse être totalement dépendant sur tous les tous les aspects, toute la chaîne de valeur, par exemple sur le l'IA, sur le cloud, sur les data centers serait vous mentir d'une certaine manière. L'objectif c'est de réduire ces dépendances. C'est c'est ça l'objectif sur les terres rares.
Et bien, il y a d'autres acteurs, c'est un peu l'interministériel. le je veux pas me défausser mais le ministre c'est le ministre de l'industrie donc Sébastien Martin qui est sur ses sujets de terre rare. Il y travaille assidument.
L'objectif évidemment, si on peut, c'est de réduire ses dépendances sur les composantes, sur les microprocesseurs, sur les terres rares, bien entendu. notre ambition. Mais en attendant, on regarde où on est dépendant, on essaie de le limiter.
Anne Le Hénanff