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Discours / meetingLes Etats de la France DZA· 8 décembre 2025 13 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraitesInstitutions & élections

Discours du ministre Sebastien Martin

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:48Invité politiqueFait
    « président des Éd seule salle 20 % du PIB français ce n'est pas donné à tout le monde de réunir dans une seule salle celles et ceux qui maintenant depuis plusieurs années croit en la France, croit en une France forte au sein d'une Union européenne qui est notre avenir »
  • 2:58Invité politiqueChiffre
    « ces dernières années les impôts de production ont baissé, que la compétitive de la France s'est accruis, s'il y a Chose France, s'il y a eu Tose France à Versailles, s'il y a eu Tose France pour les Français il y a 15 jours, avec 30 milliards d'euros d'investissement qui ont été annoncés »
  • 4:25Invité politiqueFait
    « chaque jour arrive sur mon bureau des annonces ici ou là d'entreprises qui ferment des sites parce que la concurrence internationale est extrêmement sauvage »
  • 5:09Invité politiqueChiffre
    « Près de 200000 emplois industriels ont été créés dans notre pays. Près de 500 sites industriels ont ouvert et en solde net, pas 500 sites ouverts sans compter les fermetures. Le solde d'ouverture de sites industriel est repassé positif »
  • 7:20Invité politiqueChiffre
    « l'acier aujourd'hui, vous le savez très bien, c'est cinq fois ce que peut absorber le marché européen qui est produit en surcapacité asiatique. Et donc des prix qui sont dans un rapport de 1 à 3 avec ce que nous sommes capables de faire en Europe »
  • 10:14Invité politiqueFait
    « Les États-Unis ont mis en place des mesures de protection et de contenu local. La Chine a mis en place des mesures de protection et de contenu local »
  • 10:59Invité politiqueChiffre
    « la France demeure ce pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers pour la 6e année consécutive »
  • 11:44Invité politiqueFait
    « la France est sans doute un des rares pays à n'avoir jamais connu une seule année de récession »

Temps de parole

  • Sébastien Martin100 %

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0:03
Sébastien Martin

Monsieur le président du conseil économique social environnemental cher Thierry Baudé, monsieur le président de DZA, cher Rond Soubi, monsieur le président de Pizer France, cher Redag et mesdames et messieurs, vous toutes et vous tous, messieurs les parlementaires, monsieur le député, mesdames et messieurs les chefs d'entreprise et représentants des entreprises français français présente les entreprises étrangères pardon mais vous êtes un peu français quand même présente ici ce matin au conseil économique et social et je veux je veux d'abord commencer par vous remercier vous toutes et vous tous remercier le président du conseil économique et social le président des Éd seule salle 20 % du PIB français ce n'est pas donné à tout le monde de réunir dans une seule salle celles et ceux qui maintenant depuis plusieurs années croit en la France, croit en une France forte au sein d'une Union européenne qui est notre avenir, croit dans les capacités de la France pour se développer, pour innover, pour investir.

Et vous savez, moi dans ce paysage que l'on aime assez facilement présenter comme toujours sombre car de ce qui va.

Bien moi, je suis heureux d'être avec celles et ceux qui malgré un contexte compliqué, c'est moins qu'on puisse dire, un contexte budgétaire complexe, un contexte politique complexe, un contexte économique complètement bouleversé, et bien tous les matins se lèvent, vont dans leurs entreprises, parlent à leurs salariés et ont envie de se battre, ont envie de conquérir des parts de marché, ont envie parfois de sauver un site, ont envie de s'engager parce qu'il croient plus que tout par l'esprit d'entreprise, l'esprit d'entreprendre que et bien nous apporterons des éléments positifs à ce pays et que ce n'est certainement pas en se renfermant sur nous-même, en étant enfermé dans nos petits cercles que nous pourrons et bien répondre aux exigences du moment, qu'elles soient économique, qu'elle soit sociale, qu'elle soit environnementale et je le dis ici à Dessin car effectivement Tous ces enjeux sont bien évidemment liés.

Alors, vous avez fait référence, monsieur monsieur le président à au débats budgétaire, trajectoire. Je dois avouer je dois avouer qu'il est sans doute plus facile de faire passer des budgets lorsque l'on augmente les dépenses pour venir au lendemain du Covid au secours de nos entreprises, au secours de nos PME, au secours de nos consommateurs que lorsqu'il s'agit, comme c'est le cas en ce moment de proposer des budgets où il faut réduire les dépenses, remettre les trajectoires budgétaires dans la bonne direction et essayer de tenir des caps parce que nous sommes inscrits aussi dans une solidarité européenne, dans des responsabilités européennes.

Mais je ne veux pas oublier aussi que ces dernières années les impôts de production ont baissé, que la compétitive de la France s'est accruis, s'il y a Chose France, s'il y a eu Tose France à Versailles, s'il y a eu Tose France pour les Français il y a 15 jours, avec 30 milliards d'euros d'investissement qui ont été annoncés, et bien c'est aussi parce qu'il y a eu cette politique, cette politique de l'offre et que aujourd'hui inscrire notre budget dans une dans un contexte qui est certes compliqué mais dans pour lequel le gouvernement a la volonté bien évidemment de préserver ses acquis et de préserver ce qui permet de créer la richesse avant de pouvoir la redistribuer, c'est-à-dire notre outil productif.

Et dans ce cadre-là, moi j'entends ici ou là toutes celles qui et ceux qui vous disent "Ah mais ça y est, la réindustrialisation ça serait terminé parce que les temps sont difficiles et je ne vais pas vous le cacher parce que chaque jour arrive sur mon bureau des annonces ici ou là d'entreprises qui ferment des sites parce que la concurrence internationale est extrêmement sauvage. Mais j'invite tout le monde aussi à mettre les choses en perspective à moins que la réindustrialisation ne se fasse que sur 6 mois. Mais si l'on regarde les chiffres de la décennie qui a précédé 2017, c'était 1 million d'emplois industriels détruits.

C'était une lente voire avec des phases rapides pentes qui n'allaient que dans le même sens de destruction d'emplois industriel de perte de valeur ajoutée industrielle. Et entre 2018 et 2024, ce n'est pas moi qui le dit. C'est la fabrique de l'industrie qui a récemment publié les chiffres. Cette courbe s'est inversée. Près de 200000 emplois industriels ont été créés dans notre pays. Près de 500 sites industriels ont ouvert et en solde net, pas 500 sites ouverts sans compter les fermetures. Le solde d'ouverture de sites industriel est repassé positif alors que pendant des décennies nous ne faisions que fermer des usines.

Et moi, je ne supporte pas celles et ceux qui à la première difficulté alors que la réindustrialisation et Nicolas Dufourc le disait encore il y a pas longtemps et le président de la République vient de le rappeler que la réindustrialisation est un long combat, je ne supporte pas celles et ceux qui à la première difficulté et bien finalement pli bagage. La vérité c'est oui. Lorsque vous sentez sortez de 30 ans de désindustrialisation, lorsque pendant 30 ans on a expliqué aux enfants, aux familles que l'avenir n'était pas dans les usines, et bien ces choses ne changent pas du jour au lendemain. Il faut du temps.

Et donc il faut continuer à mener ce combat à la fois économique mais ce combat aussi dans les esprits pour dire que aller travailler dans les entreprises, dans les usines et dans les industries quels que soient les secteurs est un secteur qui est un secteur d'avenir. Et donc vous l'avez compris, je crois que nous partageons tous ensemble, c'est ce que je disais au début, ce même esprit combatif, ce même esprit extrêmement résolu, de nous dire qu'il n'y a aucune fatalité. et que même des fois lorsque des situations semblent perdues pour certains sites industriels comme j'ai pu le voir, nous arrivons à trouver des solutions et nous arrivons à avancer.

Et dans ce monde-là, vous l'avez très bien dit monsieur le président de Pizer France que je recherche. Voilà. Voilà. Dans ce monde-là, il y a pas de place pour la naïveté. Dans ce monde-là, il y a la nécessité d'avoir une Europe résolue à nous protéger parce que nous pouvons parler bien évidemment des enjeux de compétitivité et je suis bien évidemment nous sommes toutes et tous ouverts à ces questionsl et ce que je rappelais tout à l'heure sur les débats budgétaires doit être au cœur de nos préoccupations.

Mais lorsque vous avez aujourd'hui et le président de la République est en Chine, lorsque vous avez aujourd'hui des tels niveau de concurrence déloyal qui inondent le marché européen, je prends toujours un exemple assez simple sur l'acier. L'acier aujourd'hui, vous le savez très bien, c'est cinq fois ce que peut absorber le marché européen qui est produit en surcapacité asiatique. Et donc des prix qui sont dans un rapport de 1 à 3 avec ce que nous sommes capables de faire en Europe, mais également de 1 à 3 avec ce que nous ce que sont capables de faire parfois les Indiens.

Donc ça veut bien dire qu'il y a une politique extrêmement résolue de dumping qui vise à affaiblir des PS entiers de nos industries et que si nous refusons, si l'Union européenne refuse de voir cette réalité en face, alors nous pourrons parler autant que nous voudons de compétitivité, de flexibilité, de simplification. La vague sera tellement haute que le barrage de la compétitivité ne sera certainement pas suffisant. C'est la raison pour laquelle la France s'est battu pour obtenir des clauses de sauvegarde dans l'acier, dans la chimie également.

C'est la raison pour laquelle nous travaillons activement pour la mise en place du MACF, le mécanisme d'aj d'ajustement carbone aux frontières, la fameuse taxe carbone, mais qui doit prendre bien évidemment la mont et l'Aval dans les filières pour éviter les mécanismes de contournement. C'est la raison pour laquelle nous travaillons parce que l'industrie automobile est une industrie extrêmement importante. C'est la colonne vertébrale de l'industrie française.

Nous travaillons sur les objectifs d'électrification des véhicules en France, de l'industrie automobile française, mais en prenant en considération la réalité du marché, en prenant en considération les assouplissements qui peuvent avoir lieu ici ou là, mais en gardant le cap de l'électrification parce qu'il n'est pas question d'avoir des allers-retours permanents car les industriels plus que tout détestent l'instabilité et les allers-retours permanents. C'est la raison pour laquelle et ça a été évoqué, nous sommes au cœur des débats sur les omnibus de simplification.

Six omnibus de simplification sont en cours et devrait permettre ensuite de décliner pays par pays des mesures de simplification administrative. Et c'est la raison pour laquelle aussi et le président de la République l'a rappelé, nous sommes extrêmement attachés à la question de la préférence européenne et du contenu local. Mais vous savez, lorsque nous parlons ici en France et en Europe de mesures de protection, de préférence européenne et de contenu local, nous ne demandons ni plus ni moins de faire que ce que nous admirons chez les autres. Les États-Unis ont mis en place des mesures de protection et de contenu local. La Chine a mis en place des mesures de protection et de contenu local.

Et j'entends même parfois certains industriels asiatiques implantés en Europe demander à leurs sous-traitants des certificats de contenu local dans les produits qu'ils produisent ici en Europe. Donc sortons un peu parfois de débats qui sont théoriques pour être extrêmement pratico pratique et constater que ce que font les autres et qui leur assure la puissance économique, l'Europe et la France doivent être aussi capable de les assumer désormais parce que je ne me résoudrai jamais mais jamais à ce que nous puissions avoir une industrie européenne qui ne soit qu'une industrie d'assemblage où la valeur ajoutée viendrait d'ailleurs.

L'industrie européenne ne peut pas et ne doit pas être une industrie d'assemblage. Elle doit être une industrie de création de valeur et de valeurs ajoutées. Et le président de la République l'a dit, la France demeure ce pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers pour la 6e année consécutive. Je veux aussi à toutes et tous vous tirer un énorme coup de chapeau parce que dans tout ce que je viens de dire, dans tout ce que l'on vient de voir depuis le Covid, la France est sans doute un des rares pays à n'avoir jamais connu une seule année de récession. Jamais. Je ne suis pas sûr que certains de nos voisins peuvent en dire autant.

Certains même ont traversé deux années successives de récession et cette année sont tout justes en + 0,12. Je dis pas que 0,8 c'est le souhait que je formule. Je préférerais que la France soit à 2 % de croissance. Mais la France n'a jamais connu une seule année de récession. Et ça, à qui nous le devons ? Nous vous le devons à vous.

Nous vous le devons à vous qui, comme je le disais tout à l'heure, croyez dans vos entreprises, continuez à investir et continuez à croire dans les capacités du site France, dans son attractivité qui est fondée sur ses capacités foncières et nous travaillons pour accroître encore plus les questions de sites industriel clé en main pour vous donner des capacités des développement à nos chercheurs, à celles et ceux qui innovent partout sur le territoire et à vous toutes et vous tous qui êtes extrêmement mobilisé. pour faire de vos entreprises des réussites du quotidien. Voilà mesdames et messieurs, en quelques mots ce que je voulais vous dire.

La fierté et le bonheur d'être parmi vous pour cette 20e édition des États de la France. Le gouvernement est à vos côtés. Le gouvernement vous soutient et le gouvernement vous dit merci d'avoir choisi la France.

13:04
Non speech

[applaudissements]

13:10
Sébastien Martin

M.