Manifestation de mardi : “On a la même crainte d’embrasement national” (Syndicat policier)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 20 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
À quoi vous attendez-vous demain ? Quel dispositif est mis en place ?
- 0:44OuverteRéponse partielle
Combien de temps ça va durer ? Comment encadrer les manifestations lycéennes avec des mineurs ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Les syndicats et partis politiques faciliteront-ils l'encadrement ?
- 2:46OuverteRéponse directe
Comment vous préparez-vous face aux casseurs infiltrés ?
- 3:24OuverteRéponse directe
Craignez-vous un embrasement national ? Les forces de l'ordre peuvent-elles tenir ?
- 4:47OuverteRéponse partielle
Faut-il redouter un embrasement comme le redoute un ministre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:46Bruno BartochettiFait
« c'est lorsqu'on a des casseurs qui infiltrent euh les manifestations, qui infiltrent les lycéens et c'est là où ça devient compliqué. »
- 3:24Bruno BartochettiFait
« on a la même crainte, un embrassement national. »
- 4:06Bruno BartochettiChiffre
« ça va demander aussi beaucoup d'efforts à nos collègues policiers, gendarmes, policiers municipaux. Il va falloir qu'on travaille 12h par jour. »
- 5:30Florient TardifFait
« la mobilisation de demain, contrairement à l'ensemble des mobilisations des derniers jours, sera encadrée en partie par des organisations syndicales. »
- 9:01Pablo PioviFait
« la crise sociale, la crise sociale et politique, elle est profonde et durable. »
- 9:40Pablo PioviChiffre
« le prix du carburant bah est toujours à 2,50. Ils ont beau avoir saupoudré quelques aides. Les gens, ils sont toujours là. »
- 10:14Pablo PioviFait
« Jean Tirol, le prix Nobel de d'économie dit "Bah oui, il faut il faut peut-être commencer à à penser une augmentation des salaires". »
- 10:55SergeFait
« Il y a un gouvernement qui n'a pas de majorité à l'assemblée. Il y a un président de la République qui va partir dans 7 mois. »
- 11:30SergeFait
« la mobilisation lycéenne est étudiante éventuellement demain, c'est une revendication à l'intention du gouvernement. »
Temps de parole
- ?100 %
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Évidemment à la veille de cet acte 3, l'appel des lycéens à une mobilisation demain mardi. Nous sommes connectés avec Bruno Bartochetti. Bonjour, merci d'être avec nous sur France info, secrétaire national du syndicat de police unité zone sud. À quoi est-ce que vous vous attendez demain ? Quel est le dispositif qui est mis en place pour demain ? Oui, bonjour. Alors, vous savez, partout en France bien sûr, on est malheureusement concerné par ces ces rassemblements qui sont à la sortie des violences urbaines, hein. on reste là-dessus, on comprend la la colère des lycéens, on comprend moins la violence qui s'exprime et donc du coup bien sûr, on va renforcer encore, on va mettre un dispositif encore plus grand, ça va demander beaucoup plus de moyens pour pouvoir éviter justement que ces
rassemblements soient encore plus lourds et et entraînent encore beaucoup plus de de bah de violence de de de sacage comme on peut le voir à l'image. quelque chose de récurrent et surtout ce qui était ce qui est euh à retenir, c'est combien de temps ça va durer encore ? La question qui se pose hein aussi depuis plus plusieurs jours, c'est la manière dont on encadre euh ces euh manifestations lycéennes avec des des individus qui sont mineurs. On l'a vu tout à l'heure, il y a des casseurs mais il y aussi des lycéens qui manifestent. Comment vous vous préparez pour demain ? Alors, lorsque vous avez des rassemblements qui sont déclarés, lorsque vous avez des confédérations syndicales ou des association qui déclarent une manifestation, on est là
pour l'encadrer et on connaît leur circuit, on connaît le le la marche qu'ils vont suivre. Donc c'est quelque chose d'assez entre guillemets assez facile. Lorsqu'après ça déborde et lorsqu'on part sur quelque chose d'anarchique et bien on répond à l'urgence et en fonction des situations et au coup par coup entre guillemets. Quand je dis au coup par coup, c'est à l'endroit bien précis où on doit être présent pour pouvoir euh euh désincer, on va dire, les des manifestation des manifestants qui deviennent finalement euh dans une autre démarche que le rassemblement pour pour défendre les intérêts des licenses. Donc demain pour vous répondre exactement, ça va être en fonction des situations qu'on va devoir s'adapter au fonctionnement pour éviter que justement ça ça aille trop loin dans
le débordement. Justement, demain, il y aura la présence de syndicat, de partis politiques. C'est ce que vous disiez pour vous, c'est plus facile parce qu'il y a des interlocuteurs, parce qu'il y a des services de sécurité. Ce sera entre guillemets plus facile. Oui, complètement. Lorsque vous avez un syndicat, quels que soient les syndicats d'ailleurs qui qui se rassemblent, les confédérations ont également leur service d'ordre entre guillemets. Déjà, ils encadrent leur leurs manifestants, euh il les il les sécurise et et nous nous sommes là aussi en support pour éviter justement qu'il y ait un trouble. Euh lorsque vous avez des rassemblements, des milliers des milliers de de de personnes qui se rassemblent et qui manifestent, vous en avez tous les jours en en France des
manifestations, elles se passent bien, il y a pas de problème, il y a pas de débordement. c'est lorsqu'on a des casseurs qui infiltrent euh les manifestations, qui infiltrent les lycéens et c'est là où ça devient compliqué. Alors pour aller plus loin, effectivement, il y aura des il y aura des partis politiques, il y aura des il y aura des des syndicats. On est moins inquiet quand on a un circuit, quand on a un contact avec eux d'ailleurs qui se fait bien avant la manifestation, même si ils sont là pour s'exprimer, bien nous sommes pas là pour les empêcher de s'exprimer. On empêche les personnes violentes de s'exprimer, ça c'est sûr. Bruno Bartochetti, le ministre de l'enseignement supérieur a confirmé qu'il craignait un embrasement au niveau national. Est-ce que vous aussi quand
vous voyez, on a vu tout à l'heure avec notre journaliste le rentouté le fait que c'est vraiment partout en France, est-ce que vous craignez un embrasement national ? Et si oui, est-ce que les forces de l'ordre peuvent tenir longtemps face à ces débordements partout en France ? Oui. Alors, on a la même crainte, un embrassement national. Écoutez, on on répondra bien sûr à cette cette attente si ça devait aller très très loin. Je vous dis pas que ce sera simple, mais ça va demander aussi beaucoup d'efforts à nos collègues policiers, gendarmes, policiers municipaux. Il va falloir qu'on travaille 12h par jour pour pouvoir pour pouvoir être sur le terrain. Et on a toujours répondu bien sûr lorsque ça a été, vous savez, lorsqu'il y a eu les gilets jaunes, au départ, c'était très
pacifique et ça se passait bien et bien on était présent. Lorsque ça a tenu pendant des mois on a continué à être présent et si ça devait si ça devait perdurer et bien on fera de notre mieux. Après euh vous dire que ça va être sans conséquence, non je peux pas dire ça. Je dis juste qu'on va faire de notre mieux pour éviter que ça s'embrasse en tout cas mais on peut traindre le pire effectivement. Merci beaucoup Bruno Bartochetti d'avoir été connecté avec nous cet après-midi sur France Info. Peut-être une question Florient Tardif. À quoi selon vous est-ce qu'il faut s'attendre demain cet acte 3 que demande auquel appellent les les lycéens ? Est-ce qu'il faut redouter un embrasement comme le le redoute un des ministres du gouvernement ? Non, je pense après, il est dans son rôle, c'est une
il faut y voir une part de communication de de sa part. Comme je le disais tout à l'heure, au sein du gouvernement, bien évidemment, il y a la crainte plutôt d'une convergence des colères euh qui s'inscrirait dans le long terme euh plus que euh une mobilisation qui se passerait mal demain, tout simplement parce que et c'était l'objet de notre discussion il y a il y a quelques minutes, la mobilisation de demain, contrairement à l'ensemble des mobilisations des derniers jours, sera encadrée en partie par des organisations syndicales. D'ailleurs, ça a été très bien expliqué à l'instant par ce représentant. C'est beaucoup plus simple. Euh pourquoi ? Euh d'une parce qu'il y a un dialogue entre les organisations syndicales et les forces
de l'ordre. Qu'il y a un périmètre qui est établi globalement, c'est ça sur la question effectivement de la sécurité de l'encadrement, mais d'un point de vue plus politique, social, est-ce qu'il faut s'attendre à ce que vous appelez effectivement une convergence des luttes qui est des lycéens, des étudiants, des partis politiques ? On va y venir effectivement et que ça prenne de l'ampleur. Ça sera le cas. On on verra dans les dans les prochains jours. En tout cas, c'est la volonté d'une partie de la classe politique et c'est la crainte d'une autre partie de de la classe politique. Cette convergence des luttes, souvent appelé de leur veœux par une partie de de la gauche plutôt la gauche la gauche radicale, qu'il y ait cette convergence entre guillemets des colères que la
colère des lycéens tel qu'elle s'exprime maintenant depuis plusieurs semaines. Je mets de côté bien évidemment toutes ces scènes de de de pillage qu'on ou alors de de dégradation qu'on qu'on diffuse à l'écran depuis depuis tout à l'heure. cette colère là puisse également s'additionner à la colère d'une partie des retraités tel qu'on en discuté ces ces dernières semaines compte tenu notamment de la fabrication en parallèle du budget et du gouvernement qui commence à distiller un certain nombre de mesures depuis depuis plusieurs semaines. Oui, bien évidemment. D'autant plus que on est dans une période particulière,
tout simplement parce que il y a une élection élection présidentielle, reine des élections entre guillemets dans dans 7 mois à présent. Donc bien évidemment, il y aura une instrumentalisation mais des deux camps euh de de cette manifestation de demain avec cette crainte importante, effectivement, vous avez raison de de le souligner, euh du gouvernement de cette coagulation, cette convergence des euh des colères. Pourquoi Emmanuel Macron par exemple s'est exprimé il y a une grosse dizaine de jours sur un toutre sujet qui concernait la crise des carburant et s'est exprimé dans un seul but c'est justement d'anticiper ces différents appels à la mobilisation dans les prochaines semaines qui commençaient
à fleurir sur les réseaux sociaux et de ne pas reproduire ce qui s'était passé il y a quelques années. Je fais forcément référence à la crise des gilets jaunes où il y avait eu un début de coagulation des des colères et ça s'était inscrit dans le temps et ça avait été très [raclement de gorge] très compliqué pour le pouvoir en place par Emmanuel Macron et son gouvernement de résorber cette colère tout simplement parce que les revends édifications étaient protéiformes et que les gens dans la rue manifestaient pour des raisons totalement différentes mais étaient plus fort dans leur mobilisation. Pourquoi ? parce qu'il manifestait ensemble certes pour des sujets différents mais il manifestait ensemble. Pablo Piovi vient justement à quoi s'attendre là demain la mobilisation et
surtout dans les jours qui viennent est-ce que il peut y avoir une convergence ? On sait que mi-octobre il y avait un appel à une mobilisation sociale. Est-ce qu'il faut penser que ça va s'agréger et que le gouvernement peut faire face à une crise sociale extrêmement profonde et durable ? Alors, la crise sociale, la crise sociale et politique, elle est profonde et durable. La question c'est comment est-ce qu'elle va se manifester ? Est-ce qu'elle va se manifester par euh des cortèges dans la rue ? Est-ce qu'elle va se manifester par une occupation des espaces publics comme ça avait pu être le cas au moment des gilets jaunes ? Là, il y a un gros point d'interrogation. les beaucoup de gens sont sont à l'os, pardonnez-moi
l'expression, mais je veux dire prendre enfin poser un jour de grève, c'est compliqué pour beaucoup de gens. Maintenant, vous avez aussi les problèmes de moi j'ai des j'ai des camarades qui sont dans le sud de la France qui sont parfois éloignés des zones où il y a les rassemblements et prendre la voiture, faire 50 km pour aller manifester, bah ça devient compliqué à cause du prix de l'essence. Mais pour revenir à ce que disait Floriant et la question en fait de toutes ces luttes, de ces convergences et cetera, le problème c'est que le gouvernement depuis maintenant plusieurs années ne résout aucune des crises auxquelles il est confronté. La crise des agriculteurs, on dit "Bon, c'est bon, Gabriel Atal, il s'est mis sur une botte de foin, il a résu le problème,
non, il a pas résume et ils sont dans la et ils sont ils commencent à se mobiliser dans certains endroits et ils sont toujours en colère. C'est la même chose pour le carburant. Vous en avez parlé tout à l'heure, mais le prix du carburant bah est toujours à 2,50. Ils ont beau avoir saupoudré quelques aides. Les gens, ils sont toujours là. Ah ben en fait, c'est un gros problème en fait de faire de de faire un plein qui coûte plus de 100 €. Euh les les les lycéens et les étudiants, ils sont confrontés toujours à la même précarité. Ils sont confrontés toujours à la même au même problème structurel de ça va être quoi notre avenir. Donc évidemment, et je vous parle pas de la question des salaires euh que les salaires sont trop bas. Même Jean Tirol, le prix Nobel de
d'économie dit "Bah oui, il faut il faut peut-être commencer à à penser une augmentation des salaires et pas juste se focaliser sur la politique de l'offre." Donc en fait toutes ces questions-là au bout d'un moment la colère elle est là. La la colère, elle est d'ailleurs elle se elle se on la voit dans aujourd'hui dans les dans les sondages. Enfin, genre vous avez une majorité euh de gens euh qui est contre la politique qui est menée par ce gouvernement et ce gouvernement, il a plus rien à offrir. Moi, c'est ça le probl Mais peut-être Serge, vous pouvez y répondre. On a bien compris la colère de toutes ces ces différentes catégories de la population, mais manifester contre qui et pour obtenir quoi ? Il y a un gouvernement qui n'a pas de majorité à l'assemblée. Il y a un président de la
République qui va partir dans 7 mois. Quel est l'objectif de manifester sa colère à 7 mois d'une présidentielle où de toute façon toutes les cartes vont être battues ? La question l'objectif c'est quoi ? C'est des arbitrages sur le le budget 2027 là qui va commencer à être discuté. C'est ça l'objectif parce que sinon politiquement il y aura un grand changement. C'est dans 7 mois. Florentar faisait allusion à la l'intervention du du président de la République récemment euh qui effectivement parlait des carburants mais surtout pour dire que c'est la crise internationale au Moyen-Orient qui était responsable de la hausse des prix euh comme la crise précédente entre la Russie qui envahissé l'Ukraine. Donc en gros, j'y suis pour rien. Euh donc vous pouvez pas manifester contre contre nous
en référence bien évidemment au gilets jaunes qui s'était mobilisé contre des décisions gouvernementales entre autres les 80 km/h et le prix du gazoil. Donc là la différence c'est que la mobilisation lycéenne est étudiante éventuellement demain, c'est une revendication à l'intention du gouvernement. Ce n'est pas une résultante de la crise internationale au Moyen-Orient ou en Ukraine et en Russie. Donc c'est là où la convergence des crises est un est un risque pour le gouvernement parce que Pablo l'a rappelé, c'est qu'il y a quand même un certain nombre de sujets qui n'ont pas été réglés. Les Français sont peut-être contents de savoir que ce n'est pas Emmanuel Macron qui est responsable du prix des carburants, mais pour autant, il n'a pas baissé le gel du point
d'indice des fonctionnaire qui appelle en tout cas les organisations syndicales appellent à se mobiliser demain soit dans la grève soit en participant à la manifestation et cetera et cetera. et vous avez la confédération paysane. Alors certes, ce n'est pas la coordination rurale ni la FNSEA qui appelle par exemple à soutenir les lycéens et les étudiants. Et puis au départ, c'était une mobilisation lycéenne qui maintenant est aussi une mobilisation étudiante. Donc c'est ça qu'on va voir. Et puis il y a la proximité du fameux 17 octobre dont on ne connaît pas encore les contours. Mais prenons un exemple, on parle d'un acte 3 demain. Souvenez-vous des gilets jaunes qui avaient cette déterme enfin cette ce terme aussi d'acte 3 4 5 6 7 et 8. Donc on est dans un moment où clairement avec
le débat budgétaire pour en venir à la question initiale, un certain nombre de priorités peuvent peut-être changer. Je dis peut-être changer sans pour autant considérer que nous ne sommes pas dans un moment contraint, mais pour autant il n'y a pas peut-être qu'une seule solution. Donc le gel des APL, ça fait partie du débat. Le gel du point d'analyse des fonctionnaires pour ne pas que ça s'agrège, c'est aussi une solution. Et puis peut-être l'obligé de l'éducation nationale. Euh certes, s'il a une hausse, il y a un problème en terme de poste d'enseignant et donc peut-être que tout ça se regarde. Après, il y a un problème de temporalité. J'arrête là-dessus. On va pas forcément trouver euh des professeurs remplaçants demain, mais il n'y a pas qu'un problème
de remplaçant, il y a un problème de titulaire aussi dès le départ. Quant au bâtit, je vous en parle pas. On va pas reconstruire les universités et les lycées demain du jour au lendemain. Donc tout ça effectivement avec un petit souci, c'est la présidentielle et un premier ministre qui dit il y a un certain nombre de dossiers qui seront tranchés par la présidentielle. Il me semble que les urgences ne peuvent pas tout attendre. M.