UR 2026 : Revivez le discours de clôture de François Bayrou
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:36Invité politiqueFait
« Nous avons été un certain nombre élus locaux, villes, départements, régions à accueillir les réfugiés d'Ukraine et les réfugiés aux féminins les réfugiés d'Ukraine qui ont trouvé chez nous accueil, sourire, soutien et solidarité. »
- 5:01Invité politiqueFait
« Ceux qui disaient, je me souviens très bien de Marine Le Pen qui disait "Mais qui peut imaginer que euh Poutine veuille envahir l'Ukraine ?" »
- 9:11Invité politiqueFait
« Jamais nous n'aurions imaginé que l'histoire nous placerait devant le renversement des alliances que Trump a voulu, dont nous avons été les victimes. Au lieu d'être allié, nous sommes devenus cibles. »
- 11:24Invité politiqueChiffre
« La fermeture des deux D3 le D3 d'Ormous et le D3 de Babel Mandem. Ça fermeture de ces deux des3, c'est 30 % du commerce de pétrole dans le monde. »
- 15:58Invité politiqueFait
« Je ne dis pas de la crise financière qui risque de venir, je dis de la crise financière qui vient sans que à mes yeux en tout cas, il y ait aucun moyen de l'éviter. »
- 40:31Invité politiqueFait
« Nous sommes ceux qui regardons comme qui regardons fraternellement les gens dont la couleur de la peau n'est pas la même, les gens dont l'origine n'est pas la même. »
Temps de parole
- François Bayrou100 %
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Merci à tous. Merci Marc, merci Maude, merci Jules, tous ceux qui se sont exprimer avant moi. Cette ces tr jours à l'île sur la sorgue auront été, je crois, un événement. Pourquoi ? Parce que pour la première fois des responsables politiques qui plaident l'intérêt général et le rassemblement ne se sont pas contentés de mots. Ils ont choisi de prouver par leur présence, par leur échange, que on pouvait passer des mots aux actes. Et dans un moment comme celui-là, c'est évidemment infiniment précieux.
Et donc les personnalités, je les ai nommé, Marc vient de le faire aussi, tous ceux qui nous ont rejoint, euh responsable politique, ancien premier ministre, ancien ministre, responsable de courant politique, ont tous ensemble manifesté les uns aux yeux des autres. Et tous ensemble aux yeux des Français qui s'intéressent à ces événements que l'impossible allait peut-être devenir possible. C'est pas garanti, ce n'est pas certain, mais c'est un combat, c'est une volonté qui s'exprime. Et à l'île sur la sorgue, cette volonté a commencé à prendre corps et en tout cas à prendre visage. Donc merci à tous et merci à ceux, celles et toutes tes équipes qui ont organisé cet événement.
Et cet événement Et cet événement, il intervient au moment où la situation nationale et internationale est la plus dure, la plus difficile, la plus menaçante que la France est connue depuis la guerre. Alors, vous connaissez tous les étapes de cette accumulation de menaces.
Il y a 4 ans et demi, la guerre d'agression et d'annexion que Poutine a lancé contre l'Ukraine est venu bouleverser l'ordre international et reconnaissons tous ceux qui étaient dans cette équipe que nous l'avons vu et nommé dès la première minute et que nous avons depuis depuis la première minute considérer que une partie du destin de notre Europe et de notre destin à nous et peut-être une partie essentielle de ce destin se jouait là-bas dans les plaines de l'Ukraine et que au moment où tout le monde considérait que l'affaire était jouée, nous au contraire nous mobilisions les forces pour cela, les forces de notre pays autant que cela était en notre pouvoir et les forces locales.
Je veux rappeler que nous avons été un certain nombre élus locaux, villes, départements, régions à accueillir les réfugiés d'Ukraine et les réfugiés aux féminins les réfugiés d'Ukraine qui ont trouvé chez nous accueil, sourire, soutien et solidarité. Alors merci à tous ceux qui qui ont fait cela et puis merci au peuple ukrainien. Qui aurait dit qui parmi les savants, les sachants, les experts qui aurait dit que le peuple ukrainien au bout de 4 ans et demi serait non seulement en train de résister mais en train d'avoir équilibré les forces agressives. Je me souviens très bien de plusieurs responsables politiques.
Je me souviens très bien de Jean-Luc Mélenchon par exemple, vous chercherez la vidéo existe qui dit devant une caméra de télévision qui dit "Mais qui peut imaginer que l'Ukraine résiste plus de quelques jours à l'armée russe ?" Et c'est ces gens-là qui veulent conduire le destin du pays. Ceux qui disaient, je me souviens très bien de Marine Le Pen qui disait "Mais qui peut imaginer que euh Poutine veuille envahir l'Ukraine ? Tout cela n'y connaissent rien. Qu'est-ce que Poutine et les Russes y réfèrent en Ukraine ? Vous chercherez la vidéo.
Ces déclarations là, elles devraient à jamais, ne serait-ce que pour cette raison, disqualifier les responsables qui les ont tenus au vu et au su de tout le monde alors que l'essentiel de la liberté et de notre avenir était en jeu. J'ai beaucoup d'admiration pour le peuple ukrainien.
pas seulement parce qu'il a tenu et c'est remarquable comme on dit la résilience qui a été la sienne et que autour de Marc nos députés sont allés découvrir et nous ont raconté de manière tellement émouvante, ils étaient totalement bouleversés intérieurement sont allés découvrir ce qu'était la vie de tous les jours sous les alertes, sous les alarmes, sous les menaces avec un million de morts et de blessés et autant évidemment en Russie les vies humaines, je ne les compte pas en fonction de leur carte d'identité ou de leur étiquette. Pas seulement parce qu'il a tenu, mais parce qu'il a pour tenir, pour sauvegarder son avenir et son identité, il a réinventé l'art de la guerre.
Il a tout seul par sa créativité, sa capacité, sa technologie. Il a tout seul ce peuple ukrainien qui avait, je le rappelle, renoncé volontairement à l'arme atomique. Volontairement et renonçant volontairement à l'arme atomique avait reçu l'assurance de tous les pays libres qu'on ne le laisserait pas seul si un jour inimaginablement il y avait une agression. Il y avait un engagement que nous avions pris et qu'il avait reçu en le prenant pour pour certitude. Et il s'est lancé dans une réflexion technique, technologique, sociologique sur la manière dont le faible pouvait résister au fort. Celui qui avait pas grand-chose pour pouvait résister. à la puissance des armes, du nombre des armes.
Et je trouve extraordinaire, je suis certain que les historiens consacreront des thèses et des volumes à cette à cette capacité de de vie qui s'est exprimé en choisissant les chemins les plus contemporains et les plus modernes. Et donc va Ukraina, gloire à l'Ukraine. Et puis c'est ajouté à cela deux événements qui eux ont leur origine non pas à Moscou mais à Washington. deux événements majeurs euh inimaginable même pour ceux qui depuis longtemps dans la trace du général de Gaulle avait plaidé pour que on ne dépende pas on n'accepte pas la dépendance totale à l'égard des États-Unis.
Tout à l'heure, Thierry l'a dit, "Nous sommes les héritiers, nous peuples français, de cette volonté et de cette vision." Nous disions attention euh on on ne peut pas s'en remettre aux seuls États-Unis, mais jamais je j'en témoigne, jamais nous n'aurions imaginé que l'histoire nous placerait devant le renversement des alliances que Trump a voulu, dont nous avons été les victimes. Au lieu d'être allié, nous sommes devenus cibles.
Et je l'ai dit comme premier ministre, je crois avoir été le seul premier ministre de l'Union européenne à l'avoir dit lorsque l'accord scandaleux de ce Golfe en Écosse a fait que la présidente de la Commission au nom de l'Union européenne est allé s'agenouiller devant Trump pour accepter les conditions symboliquement inacceptable qu'il nous imposait. Et j'ai dit à cette époque à la minute où ce cet accord a été signé, annoncé à grand son de trompe, j'ai dit que cet accord était une honte, que c'était un jour de honte pour l'Europe qui avait été désignée ce jour-là. Et puis 2e événement, la guerre au Moyen-Orient.
La guerre décidée par les Israéliens et le président américain, le gouvernement israélien et le président américain Netaniau et Trump. la guerre déclenchée avec la naïveté de ceux qui croient qu'ils savent tout et qu'ils ont les moyens de de résoudre la question par la par la violence. Et on a invité hier le général Yakov qui en direct avait dit "Vous n'y arriverez pas". Ils ont fait ça et contrairement à ce qu'ils imaginaient, la question n'a pas été tranchée. Elle a été durablement prolongée par le risque et la crise internationale et en particulier économique qu'elle déclenchait. C'est très simple.
à l'Élysée avant-hier ont été présentés aux responsables politiques les chiffres et les éléments de précis stratégique la fermeture des deux D3 le D3 d'Ormous et le D3 de Babel Mandem. Ça fermeture de ces deux des3, c'est 30 % du commerce de pétrole dans le monde. 30 % quand on sait, monsieur le commissaire, ce que représente comme déstabilisation 3 % parce que les prix le les les placements, la crainte qui en est 30 %.
Ce qui fait que couramment, comme vous le voyez, les consommateurs français et notamment les plus fragile des consommateurs français, ceux qui dépendent de leur voiture pour aller travailler et ceux qui dépendent du fiou pour leur chauffage parce qu'ils sont éloignés des grandes villes. il découvre aujourd'hui et c'est un problème pour nous tous qu'il va falloir traiter ou en tout cas il va falloir proposer des élément de réponse. Il découvre tous ce que pourrait être un prix du carburant autour de 3 € dit-on le litre de fioule et ce que ça veut dire pour l'hiver qui s'approche.
Et tout à l'heure, Thierry recevait sur son téléphone une photo de consommateur français qu'il me montrait et qui avait collé sur la pompe à essence une étiquette. Merci Trump. Il faut pas oublier qu'il y a des responsables à ce qui s'est passé et que nous ne sommes pas les gouvernements français, les responsables français ne sont pas ces responsables là. que c'est une situation que nous subissons. Ça veut dire dans la complexité de la situation, il y a aussi des éléments qui sont inéluctables et la sécheresse en a été un.
Et Marc a eu raison de dire ici, d'évoquer ici la situation des paysans français devant des récoltes absolument écrasées par le climat, devant des prairies desséchées et devant des champs de maïs où désormais aucun de ceux qui les avaient semés n'est assuré de retrouver le prix de la semence qu'il avait déposé. Là, il y a une tragédie qui est en cours pour les agriculteurs français qui est du même ordre et peut-être pire encore que 1976.
Et ceci aussi est une contrainte que comme responsable, coresponsable de notre pays, nous devrons assumer ce salut et cette déclaration est adressée à tous ceux qui aujourd'hui dans leur exploitation sont dans l'immense inquiétude de ne pas savoir de quoi demain peut-être fait. Et tout cela, c'est un prélude à un changement de monde et c'est dans ce changement de monde que nous sommes entrés. Je je viens de parler du changement de monde géopolitique, mais il faut parler du changement de monde qui s'impose à la société française. Alors, je ne parlerai pas longuement pour l'avoir fait beaucoup de la crise financière qui vient.
Je ne dis pas de la crise financière qui risque de venir, je dis de la crise financière qui vient sans que à mes yeux en tout cas, il y ait aucun moyen de l'éviter. On peut trouver des moyens de la rendre moins cruelle. Ça demande du courage, demande des choix pour aujourd'hui et pour l'avenir. Je suis pas absolument certain que jusqu'à maintenant ces choix ont été faits. Cette crise financière, vous connaissez les deux chiffres.
Euh le chiffre officiel paru hier, c'est que nous venons de franchir la barre des 120 % de notre produit national pour une année pour la dette, pour le stock de dette et que nous allons très vite vers la barre des 100 milliards de charge des intérêts de la dette annuelle dû sans qu'on puisse le évacuer. cet engagement 100 milliards alors que le produit total de l'impôt sur le revenu de tous ceux que vous payez vous dans cette dans cette salle que pay tous vos frères, tous vos cousins, tous vos amis, tous vos voisins et tous les foyers fiscaux dans notre pays, le total c'est 90 milliards.
La totalité de l'impôt sur le revenu que vous acquitez et que vous trouvez trop lourd ne suffira plus l'année prochaine à atteindre le montant des intérêts de la dette, pas du remboursement de la dette, des intérêts de la dette. et nous allons vers 120 ou 130 milliards dit la Cour des comptes en 2030, c'est-à-dire demain matin. Évidemment, cet argent-là, il n'est pas cette marée qui monte. Elle nous interdit d'imaginer des politiques auxquelles on devrait avoir recours pour l'éducation nationale, pour la santé, pour la justice, pour tout ce dont nous aurions besoin pour rebâtir et reconstruire le pays.
Alors, je dis au passage que lorsque cette crise arrivera plus tôt, peut-être tôt ou plus tard, les Français poseront une question toute simple. Ils diront "Qui nous l'avait dit ? Qui nous a alerté ? Qui nous a averti ? Qui nous a mis en garde ? Et qui nous a proposé un chemin ? Et à cette question, il n'y aura qu'une seule réponse. Seul depuis le premier jour, seul de désert en désert, seul de risque politique en risque politique, nous avons dit la vérité aux Français parce que nous savions que seul la vérité permet d'agir, de se ressaisir et de se reconstruire. Et ne croyez pas que ce soit par hasard. Ceci est notre ligne, notre sillon si j'ose dire pour les pour les plus avertis.
Ceci est notre ligne et vous savez bien quelle est la définition de la démocratie que Marcniier, j'évoqué le sillon en souriant a formulé. Il a dit "La démocratie est l'organisation sociale qui porte à son plus haut la conscience et la responsabilité du citoyen. Nous avons construit la conscience, le l'information, l'analyse qui permet de savoir où on en est pour construire la responsabilité, qu'on s'y mette tous ensemble. Et cette idée que la vérité seule permet de reconstruire.
Cette vérité, c'est la traduction de l'estime que des citoyens porte doivent porter même s'ils sont dans les situations de responsabilité surtout s'ils sont dans les situations de responsabilité l'estime qu'ils doivent porter à un peuple de citoyen qui doit choisir son avenir et avec qui nous devons regarder en face les impératifs qui seuls nous permettront de redresser la situation. Et puis une fois qu'on dit ça, qui qui est notre immédiate à il y a une question qui a été posé à plusieurs reprises à cette tribune, c'est celle de la question de notre action publique, de notre état bien sûr, mais pas seulement. aussi de l'action publique locale.
Pour des résultats qui ne sont pas meilleurs que les autres, nous dépensons 20 % de plus que nos voisins. Et il n'est pas vrai que les résultats obtenus justifient l'utilisation de ces 20 %. On pourrait le défendre si on avait des moyens parce que les urgences de court et de long terme aurait exigé qu'on fasse cet effort. Mais en vérité les résultats ne sont pas meilleurs que les autres. Ça nous place donc devant une certitude, c'est que nous ne pouvons pas en rester à la perpétuation de ce qui a été fait. La réponse ne peut pas être dans la reconduction même avec des amélioration marginale de ce qui a été fait.
Je le dis parce que nous sommes tous évidemment solidaires d'un certain nombre de décisions qui ont été prises et depuis longtemps parce que c'est une affaire qui monte depuis 50 ans. Mais aujourd'hui, ça ne peut pas durer comme ça. Je donne un chiffre que j'ai déjà cité à la tribune. Si nous regardons la production par habitant, le PIB par citoyen, le PIB par citoyens et famille de notre pays, le PIB des Pays-Bas, c'est pas le pays le Pays-Bas, c'est pas un pays qui est qui est tellement supérieur ou serait tellement supérieur à nous. Le PB par habitant des Pays-Bas est de 30 % supérieur au PIB français et le PIB de nos voisins immédiat est de 15 % supérieur au PIB français.
Est-ce que vous imaginez ce que serait notre vie à tous, notre vie de famille, notre vie de salarié si nous avions des ressources de 30 % ou même de 15 % supérieures à celle que nous avons ? et ce que serait la situation de notre État s'il avait des ressources de 30 % ou de 15 % à supérieur de supérieur à ce que à ce que nous avons. Alors, j'ai essayé d'analyser poste par poste les raisons pour lesquelles les Pays-Bas en étaient là. Alors, je vais faire de la peine sans doute à des gens qui nous conduisent constamment dans des chemins qui sont des impasses. Il y a deux points sur lesquels les Pays-Bas s'affirment par rapport à nous.
Le premier de ces points, c'est l'accueil des entreprises et le deuxième de ces points, c'est la quantité de travail. Accueil des entreprises et quantité de travail, je pense très souvent à cela. En France, les entrepreneurs et les entreprises sont devenues une cible cible de beaucoup de démagogues et des très grandes toutes petites. Je dis les très grandes pour ne pas éluder les sujets. Nous sommes un pays qui vit comme tous les pays du monde de ses hydrocarbures, de son pétrole, enfin de des produits transformés du pétrole et du gaz. Et ces hydrocarbures sont produits par c allez quatre ou cinq très grandes entreprises dans le monde. Nous en avons une en France total énergie.
Elle est ciblée tous les jours par tous les démagogues de la planète. On ne dit rien des autres qui profitent de l'affaiblissement possible de notre entreprise nationale pour prospérer sur ces difficultés sur ces décombres. Je rappelle que cette entreprise française a été la seule à plafonner les prix à la pompe et qu'on ferait mieux au lieu de les attaquer d'interroger les autres qui ne font pas le même effort. Mais c'est vrai aussi pour les pour les entreprises plus petites.
vrai jusqu'aux artisans, jusqu'aux entreprises de main d'œuvre qui voi par exemple les charges prélevé par l'URSAF augmenter très souvent sans même qu'on les ait avertis, sans qu'on comprenne la totalité de la logique et qui fragilise l'emploi qu'il porte et qui fragilise plus encore que cela, c'est-à-dire le moral des femmes et des hommes qui entreprennent, ils ont le sentiment d'être incompris qu'il n'y a rien à faire au point que très souvent il renonce à la transmission. Regardez les artisans autour de vous et bien nous honorons de vouloir d'être les défenseurs de ceux qui sont ainsi attaqués et qui ont au contraire mérite d'être défendus et soutenu.
Alors devant toutes ces difficultés tout le monde va dire il faut des moyens. Vous savez, c'est c'est la formule magique de notre pays. Faut des moyens, des moyens supplémentaires et tous les menteurs, tous les démagleurissent en période électorale vont évidemment promettre des moyens supplémentaires, distribuer l'argam comme on disait en latin d'une main généreuse distribué comme autant de victoires. Il y avait une une devise célèbre qui était je sème à tout vent. C'est la devise du petit Larousse. Si vous regardez le petit Larousse, je il y a une fleur de piss en lit, vous savez le qui envoie les graines au loin.
Je sème à tout vent, ça fait très longtemps qu'en France la vie publique médiatique et civique consiste à applaudir ce qui signe d'échec sans jamais s'interroger sur la manière dont on va recueillir les moyens à s'y distribuer. Et bien pour être absolument transparent, si on doit la vérité à notre peuple, ben il faut dire que les perfusions, les doses, l'opium de dépenses publiques, tout cela va devenir impossible parce que des moyens supplémentaires, il n'y en aura plus. Des moyens supplémentaires, on a on nen trouvera pas.
Et donc notre ligne, si on veut être sincère, si on veut dire la vérité, dit que s'il n'y a pas de moyen supplémentaire, alors l'obligation c'est une puissante réorganisation du pays, une puissante réorganisation de l'action publique dans tous les domaines que nous avons évoqués et que nous allons devoir faire mieux, beaucoup mieux, beaucoup plus efficace, beaucoup plus attentif, beaucoup plus généreux, beaucoup plus incitatif. Nous allons devoir faire beaucoup mieux avec moi. Personne n'ose le dire. Alors, soyons ceux qui au moins l'affirmons à l'entrée de cette période critique dans laquelle nous allons vivre. C'est notre devoir et c'est notre fierté.
Et donc ça veut dire que notre pays, je parlais de l'Ukraine à l'instant, comme l'Ukraine a su le faire pour vaincre ses démons extérieurs, nous nous devons le faire pour vaincre nos démons intérieurs, pour lutter, pour ne pas accepter, pour résister et pour inventer les moyens de suppler. aux difficultés que nous avons identifié qui menacent notre survie et devant laquelle jusqu'à maintenant nous n'avons enfin notre pays n'a pas su répondre comme il aurait dû et dans lequel en tout cas nous savons qu'il n'y a survie possible que si nous résistons et si nous inventons un chemin nouveau. C'est exactement ce que nous sommes en train de faire ici.
Alors, il y a les échéances immédiates que les ministres du gouvernement que je salue affectueusement pour chacun d'entre eux, que les parlementaires de notre mouvement que je salue, que je remercie Marc pour chacun d'entre eux et bien ce ils connaissent bien ces échéances. La première de ces échéances c'est le budget. euh que nous allons devoir affronter. Il y a presque non jour pour jour que nous avons engagé la responsabilité du gouvernement Ellisabeth et que le les partis Elisabeth et Éric et que et et Patrick que le que les nous avons engagé la responsabilité que les oppositions, les partis politiques nous ont refusé cette adhésion condamnant le gouvernement à disparaître.
La situation aujourd'hui 1 an après, est pire qu'elle était il y a 1 an. Et il n'y a aucun doute de ce point de vue là. Nous avons nous avions conduit une action, permettez-moi de le rappeler une seconde parce que personne ne le fait si nous le faisons pas nous-mêmes. Nous avons conduit une action dans les résultats. Je parle pas des intentions. Je pense que les intentions étaient uniques dans la suite des choses politiques. Les résultats de ce de ce gouvernement qui était composé sont nombreux au premier rang de personnalités fortes qui avaient tous des histoires, des engagements, des talents, de l'expérience et qui travaillaient ensemble, pas les uns à part des autres.
Et permet, permettez-moi de le dire avec une liberté d'expression qui n'est pas habituelle dans les gouvernements français. Et bien, nous avons réussi à prendre un pays dans lequel le déficit était à 5,8 % presque 6 % et que nous avons ramené à 5,1 % presque 5 % 3/4 de points d'amélioration et de diminution du déficit du pays. C'est notre fierté que nous revendiquons. Et ça veut dire une chose toute simple, pas que nous sommes plus brillants, plus intelligents, ça se discute pour beaucoup d'entre nous. Ça veut dire une chose toute simple, c'est que on peut le faire si on choisit un chemin différent de ces chemins qui conduisent à l'impuissance.
Si on décide de rassembler et pas de rétrécir, d'élargir et pas de rétrécir le socle de confiance, alors on y arrive. Alors, c'est cette fierté que je voulais défendre devant vous. Et ce déficit que nous nous avons aussi fortement baissé, et bien ce déficit aujourd'hui, il ne baisse pas, il augmente il augmente Thierry a rappelé les chiffres de manière lourde, c'est-à-dire plus de 150 milliards chaque année de plus qui viennent s'ajouter aux charges que je t'écrivais à l'instant. Et donc ce motif de fierté, c'est aussi, permettez-moi de le dire, un motif d'espérance.
Alors toutes ces questions vont dominer les mois qui viennent et en particulier à commencer par je dis à voix basse s'il n'y a pas de crise aigue avant à commencer par l'élection présidentielle. Alors je veux vous dire un mot de l'élection présidentielle. Qu'est-ce que c'est l'élection présidentielle ? C'est le choix d'un visage, d'une femme ou d'un homme par un peuple pour choisir son destin. C'est ça l'élection présidentielle. Et vous voyez bien le l'organisation du paysage politique comme on dit de l'offre politique comme elle est aujourd'hui.
Vous voyez bien les deux immenses menaces extrêmes, ce que j'ai appelé la tenaille du pire ou la tenaille des pires qui menace menace la vie du pays, la survie du pays. Et ces menaces là, elles sont si fortes que et la puissance des simplisme, comme disait Ellisabeth, estelle que la perspective d'un deuxième tour mortel entre l'extrême droite et l'extrême gauche est aujourd'hui immédiate, menace immédiate sur la vie du pays. Si nous ne nous rendons pas compte de ça, alors nous ne sommes pas dignes d'être des citoyens engagés. Et ces deux extrêmes, il faut pas se dissimuler quelque chose d'essentiel. Ils s'alimentent l'un l'autre. Ils sont l'un le meilleur argument pour voter pour l'autre.
Je vais parler simplement le le on est en train de vivre quelque chose qui est pour moi désespérant, c'est-à-dire le retour de la question de la race, de la religion, de la culture, de la couleur, de la peau dans la vie de tous les jours, de chacun de nos lieux de vie, de nos villages et de nos quartiers. tous les jours et qu'on ose parler comme on en parle de ces sujets, c'est un signe de dégradation absolument épouvantable et je connais beaucoup de juifs de femmes et d'hommes membres de la communauté juive, même s'ils ne pratiquent pas, qui sont terrifiés par ce qu'on dit d'eux à l'extrême.
gauche et je connais beaucoup de femmes et d'hommes de culture ou d'origine ou de religion musulmane qui sont terrifiés par ce qu'on dit d'eux à l'extrême droite et tous me disent François qui va nous défendre ? Et les uns choisissent de voter Mélenchon pour se défendre contre Le Pen et les autres choisissent de voter Le Pen pour se défendre contre Mélenchon. Et ceci est un drame national pour notre pays. Ils soutiennent, ils alimentent par tous les moyens discrets ou affichés. Ils soutiennent et alimentent la haine et la la conséquence de la haine, c'est la peur. Et la peur fait que on se précipite dans les bras de l'autre pire ennemi du pays et d'ailleurs de sa propre vie pour l'avenir.
Et c'est précisément pour cela que nous sommes engagés, nous qui regardons les femmes et les hommes non pas en raison de la couleur de leur peau. La vérité, mes amis le savent bien, c'est que je ne vois pas la couleur de la peau. C'est pas Ça n'est pas une vertu, c'est comme ça que je suis. Euh plus beau compliment que j'ai eu de ma vie. J'étais derrière un pilier donc on ne me voyait pas et de l'autre il y avait un de mes collaborateurs dont je n'avais pas aperçu la couleur de la peau. J'avais pas je pensais que qu'il avait une peau mate mais j'avais jamais pensé que ça dénotait une origine.
Et il disait à un autre de mes collaborateurs de toute façon François il voit pas la couleur de la peau et c'est exactement la vérité de ce que je vis. Mais je nous ne voyons pas les gens en raison de la couleur de leur peau. Et quelle que soit la couleur de leur peau, nous considérons qu'ils ont la leur place pleine, entière et affectueuse chez nous dans notre pays. Et nous voyons les religions et nous voyons les origines. Mais je ne juge pas quelqu'un péjorativement en raison de son origine, de sa religion réelle ou supposée. Parce que un grand nombre de nos compatriotes se découvrent musulmans alors que il n'avait plus aucune pratique ni aucune participation à la religion qu'on voit là.
Et un grand nombre de nos compatriotes, l'un d'entre eux est venu me voir il y a quelques jours, il m'a dit "Mais je découvre que je suis d'origine juive alors que que je ne pratique pas et que je je ne suis pas l'hérite. Mais aujourd'hui, je me sens menacé." et c'était quelqu'un de très important dans la vie politique française. Et bien nous sommes ceux qui regardons comme qui regardons fraternellement. Les gens dont la couleur de la peau n'est pas la même, les gens dont l'origine n'est pas la même, les gens dont l'accent n'est pas le même, y compris sur le territoire français.
les gens qui ont d'autres cultures, qui ont d'autres préférences spirituelles, qui ont d'autres traditions et qui sont des français citoyens et un peu plus que ça puisqu'ils sont aussi nos frères si nous croyons à liberté, égalité, fraternité. Et puis ces deux extrêmes complices, ils ont un autre point de rencontre. Absolument évident, c'est que tous les deux plaides défendent un chemin dont le but est commun, c'est la fin de l'Europe, la fin de l'Union européenne. Lorsque Marine Le Pen dit "C'est facile, on ne remplira plus nos obligations à l'égard de l'Union européenne et au contraire, nous nous ne respecterons pas les engagements en question.
Et quand Jean-Luc Mélenchon dit la dette on va la mettre à la poubelle tous ils se rencontrent sur un sujet c'est que l'organisation internationale que nous avons bâti si difficilement cher Thierry que nous avons bâti à force de génération qui a été bâti à partir de femmes et d'hommes de nos rangs cette organisation internationale l'Union européenne elle est aujourd'hui menacée dans sa survie la victoire de l'un et la victoire de l'autre. Ça veut dire la fin de l'Union européenne comme elle est aujourd'hui. Et à qui cela profite-t-il ? Ah bah c'est très simple. euh c'est que euh le la crise ou la fin de l'Union européenne, c'est la victoire ultime de Trump et de Poutine.
Pour dire la vérité, Donald Trump n'est pas le premier président américain à nourrir le le l'idée, le l'espoir, le fantasme d'une affaiblissement ou d'une disparition de l'Union européenne. C'est une politique à peu près constante qui venant d'outre atlantique menacer cette union que nous sommes en train de construire. Mais Poutine n'a jamais eu d'autres idées, d'autres obsession que de voir l'Union européenne disparaître. Et donc il travaille de concerts sur des positions clairement affirmées, eux qui depuis des années et des décennies quelquefois sont les meilleurs alliés de nos pires ennemis. Et ceci explique ces ces risques immenses apocalyptique.
C'est ces risques expliquent la raison pour laquelle nous sommes là, pour laquelle pas seulement les les membres traditionnels de notre famille politique, mais ceux qui ont voulu partager avec nous ce moment de d'appel à la résistance, d'appel à la responsabilité, pour ça que nous sommes là. Alors, ils viennent d'horizons différents. Mais je veux dire une chose simple. Si nous ne sommes pas ensemble ces forces qui se sont opposées pendant longtemps, des socio-démocrates oggolistes en passant évidemment par tous les engagés au centre.
Si nous ne sommes pas ensemble, si nous continuons à perpétuer les vieilles rivalités, parfois même les vieilles haines, il n'y a aucune chance que nous l'emportions. Aucune chance que nous l'emportions sur deux plans. Aucune chance que nous gagnons la bataille vers laquelle nous allons et aucune chance que nous puissions gouverner après. Le ce ce que nous avons devant nous est tellement difficile et tellement exigeant. est tellement impressionnant que que si nous repartons sur les bases habituelles, bah c'est très simple. La première décision difficile que vous prendrez, vous aurez les extrêmes contre vous et la partie qui ne vous a pas soutenu à l'intérieur de de ce grand fleuve central.
Et vous vous retrouvez ce qui nous est arrivé Ellisabeth à toi ce qui est arrivé à moi à la tête du gouvernement ce qui est arrivé à ceux qui nous ont précédé nous nous retrouvons avec un/4 du champ politique qui nous soutient et tr qui est opposé les uns parce que ils sont extrêmes et les autres parce qu'ils sont confortablement distants de ceux qui demandent des efforts. Et donc cette cette certitude là, elle demande que nous changions en profondeur notre manière de vivre la vie politique française. En profondeur. Euh alors, pourquoi ça ça ne s'impose pas ? Pourquoi ça ne triomphe pas ? Parce que c'est les vieilles habitudes qui continuent à gouverner.
Euh j'ai eu l'occasion de le dire à plusieurs d'entre eux. Bruno Rotaillot, j'ai pour cet homme de l'estime personnelle. Nous avons, il était membre du gouvernement et nous avons eu des relations excellentes. Chaque fois qu'il dit socialiste ou macroniste, on a l'impression qu'on lui arrache les amidales. et et le le et la distinction de sa personnalité, je crois, son authenticité, son sa générosité, en tout cas le le son les valeurs qu'il portent ne méritent pas qu'on se trouve dans cette situation de de qu'il alimente une division qui s'en va à nous conduire au pire.
Et je dis la même chose, le certains socialistes, ils ont l'impression que simplement de parler avec des membres de la majorité actuelle, c'est une trahison et ils votent des censures qui n'ont aucun sens. Et les deux là encore, ils se nourrissent l'un l'autre. La rupture que nous affirmons, c'est que ceux qui étaient des ennemis d'hier, il doit ils doivent devenir des alliés, des compagnons de demain. Sans ça, la France n'a aucune chance de s'en sortir. Désormais, il faut qu'ils comprennent qu'ils ne sont pas face à face, mais qu'ils doivent être côte à côte et même qu'ils doivent se serrer les coudes sans rien renier de leur histoire.
Je me suis opposé très longtemps à une phrase de François Mitteran qui était réellement puissant comme personnalité politique quand il a créé le Parti socialiste et qu'il a accueilli ce qu'on appelait à l'époque chercic la deuxème gauche. On disait à l'époque, ne prends pas ça pour toi, les chrétiens de gauche. Et quand ils sont venus, Mitteran a eu cette phrase que je trouve terrible, qui est à peu près le contraire de ce que nous sommes. Il a dit qu'ils viennent mais qu'ils laissent leurs armes et leurs bagages aux vestiaires. Et j'ai dit en créant ce mouvement que tous viennent mais qu'aucun ne laisse son bagage, sa mémoire, son patrimoine, ses valeurs, ce à quoi il croit au vestiaires.
Qu'ils viennent qu'ils viennent avec ce qu'ils ont de plus précieux parce que nous sommes là avec ce que nous avons de plus précieux. Alors, c'est ma dernière partie. Euh l'élection présidentielle est est devant nous et ne se prépare pas très bien. Alors, pourquoi les enquêtes d'opinion après enquête d'opinion ? Pourquoi ce climat de morosité ? Pourquoi le sentiment que ceux qui sont en avant de la scène ne parviennent pas à convaincre ? et on a 1000 exemples en tête tous ceux qui sont là de cette certitude là parce que on vit l'élection présidentielle aujourd'hui comme si elle était la même que les élections présidentielles qui précédaient. Je parle d'un sujet que je connais.
J'ai été trois fois candidat à l'élection présidentielle et ma fois avec en pouvant poser sur les élections une marque qui n'était pas qui n'était pas anodine. Et donc qu'est-ce que c'était l'élection présidentielle ? C'était une élection à deux tours et le premier tour permettait non seulement de sélectionner deux candidats puisqu'il n'y en a que deux, mais de leur donner la légitimité de leur présence au deuxème tour, c'était pas joué d'avance pour un grand nombre d'entre eux et ils étaient discutés par leur personnalité, par leur passé, par toutes ces toutes ces choses-là.
Et bien c'est c'est le premier tour qui le chargeait d'une légitimité qu'il n'avait pas en se présentant la première fois. C'est la raison pour laquelle lorsqu'il y avait ce premier tour de plein exercice, on pouvait se présenter pour se faire connaître quelques-uns, pour défendre un parti politique pour les autres, pour proposer des idées originales, simplement pour équilibrer différemment la vie politique française. Aujourd'hui, c'est fini.
Il n'y a plus de premier tour parce que si on va au premier tour divisé toutes les forces démocratique et républicaine de résistance que je décrivais et de proposition que je décrivais, si on va diviser au premier tour, on sait que le deuxème tour, ce sera le deuxème tour d'un extrême contre l'autre extrême. Donc une menace létale, mortelle sur l'avenir du pays. Donc on ne peut pas se permettre le luxe de la division au premier tour. Donc il faut qu'on tranche la question de l'unité avant le premier tour. Et c'est la raison pour laquelle précisément nous sommes là. Pourquoi cette morosité ? Parce que le champ politique dans les propositions différentes qu'il fait manque de légitimité.
Et la légitimité, ça ne peut pas être des déclarations de candidature, ça ne peut pas être des décisions d'appareil, ça ne peut pas être des mouvements spontanés, sympathiques, mais dont on pense qu'ils ont pas d'avenir. C'est tout à fait autre chose. cette décision, ce choix, il ne peut venir à mon avis que de l'expression des citoyens, que de l'expression de centaines de milliers de citoyens. Alors, je sais bien qu'on me dit que c'est impossible. Le nombre de fois dans ma vie politique où j'ai entendu François, c'est impossible, monsieur le maire, c'est impossible, monsieur le premier ministre, c'est impossible. ces légions, je pourrais citer des dizaines d'exemples.
Alors aujourd'hui, j'ajoute un exemple. On me dit c'est impossible. Et c'est impossible pourquoi ? C'est impossible parce que les candidats déjà déclarés, me dit-on ne se retireront jamais. Alors, il faut que vous compreniez quelle est la logique peut-être la dynamique de la situation que nous vivons. Tout le monde dit il faut un candidat unique. Tout le monde dit il faut se rassembler et tout le monde ajoute il faut se rassembler derrière moi. Mais je décris la situation comme elle est. Je ne je ne caricature pas. Au mieux, ils disent "Bah, les sondages trancheront." Je ne sais pas qui sont les sondages. Je ne connais que les citoyens.
Je ne connais que le choix, l'adhésion de femmes et d'hommes soucieux de l'avenir de leur pays qui disent voilà celle ou celui que nous sommes prêts à soutenir. Et donc pour moi cette cette évidence, elle entraîne une conséquence qui est une exigence et qui est une prise de position. Si nous voulons trouver la légitimité de la candidate ou du candidat qui représentera cet immense courant au premier tour, donnant ainsi la garantie que le deuxième tour ça sera pas extrême contre extrême, et bien il faut que nous le choisissions tous ensemble. Alors, je sais bien que tout le monde, peut-être même dans cette salle, n'est pas d'accord avec moi, mais je pose une question simple.
Si nous ne mettons pas sur pied ce processus là, qu'est-ce qui va se passer ? Bah, chacun va rester à sa place. Chacun va dire "Écoutez, je suis candidat, je suis en tête au sondage, donc c'est à vous de me rejoindre." et les autres diront "Tu es en tête au sondage mais de si peu que peut-être ça va s'inverser dans les jours qui viennent." Euh et nous nous sommes euh frustrés, tous les citoyens français, tous les euh les les électrices et les électeurs, nous sommes frustrés parce que pardonnez-moi de le dire, je ne connais pas les projets des uns et des autres.
Et même une élection présidentielle, c'est plus que connaître un projet, c'est connaître une personnalité, savoir comment il réagit dans les difficultés. Et ça ne peut se décanter que s'il y a une compétition loyale et franche tranchée par les citoyens eux-mêmes. Alors, les journaux disent une primaire, c'est pas une primaire habituelle. La primaire habituelle, c'est à l'intérieur d'un parti ou d'un camp. Et la primaire habituelle a beaucoup d'inconvénients que j'ai décris souvent parce que quand c'est la primaire d'un camp ou d'un parti, elle pousse toujours à privilégier les extrêmes.
Vous souvenez, il y a il y avait une loi qui porte mon nom qui dit "Les parties se tiennent par leur noyau dur". Et donc cette cette certitude là évidemment il fallait l'écarter tant qu'il y avait un premier tour parce que c'est les citoens qui les citoyens qui jugaient et on n' pas de premier tour. Il faut donc construire le processus de le processus de sélection avant le premier tour. Alors comment peut-on faire ? Bah c'est extrêmement simple.
Euh on on dit, on affirme, on appelle toutes celles et tous ceux qui sont intéressés, qui pensent qu'ils ont un projet pour le pays, qui pensent qu'ils ont l'expérience nécessaire ou ou la juvénilité nécessaire ou l'enthousiasme nécessaire, on leur dit soyons clair, soyez franc, présentez-vous, dites je suis euh intéressé, je pense que c'est quelque chose à apporter au pays en mon nom ou au nom du courant politique qui me semble le plus dont dont il me semble être l'incar pouvoir être l'incarnation. Alors, il y a un filtre évidemment nécessaire. Moi, je propose quelque chose de très simple, c'est 10 signatures de parlementaires.
Quand on est au niveau présidentiel sur l'ensemble des parlementaires, députés, sénateurs, parlementaires européens, ça doit pas être impossible à trouver. un filtre qui est 10 soutien de parlementaires. Première première nécessité et après ça euh et ça je propose qu'on le fasse avant la fin octobre. Non non, réfléchissez une seconde. Contrairement à ce que vous croyez, très souvent on a on a ce genre de réflexe. L'élection présidentielle, c'est très loin. On a tout à fait le temps. Je veux rappeler que le l'alliance que nous avons conclue à notre initiative avec Emmanuel Macron en 2017, c'est le 23 février. Il y avait, me semble-t-il, tout le temps de faire campagne après.
Donc je dis on a 5 ou 6 semaines pour que ces candidatures se déclarent. Après, on a 2 mois pour qu'il y ait confrontation entre les uns et les autres, que les chaînes de télévision organisent des débats, qu'on organise des meetings, que et puis ça nous amène à la fin décembre. Et puis on fait le premier tour en janvier, peut-être vers le 15 janvier, quelque chose comme ça, à la mi-janvier, on fait un premier tour par internet où tous les Français sont conviés à participer, en tout cas ceux qui s'intéressent. contre un engagement qui est que il s'engage à refuser les extrême d'un bord ou de l'autre pour aujourd'hui et pour demain.
Et ils prennent un deuxième engagement très simple, c'est que ils soutiendront ou en tout cas ils ne s'opposeront pas à la personnalité qui a été choisie qu'ils sont prêts à dire "J'accepterai deux bongé malgré, j'accepterai le choix et je le soutiendrai." Ça c'est les deux engagements qu'il y a à prendre. Et on organise un vote par internet. On fait le premer tour à la mi-janvier et on fait le 2e tour 15 jours après euh à la fin du mois de janvier ou dans le prer jour du mois de février. Et il reste 2 mois et demi de campagne après. Et vous voyez qu'on a tout à fait le temps.
Voilà une méthode, elle est simple, elle est franche, elle est loyale, elle prend en compte le désir légitime de beaucoup de s'affirmer et elle donne aux français le choix, c'est-à-dire elle leur donne le moyen d'investir le candidat choisi de la légitimité nécessaire pour être assuré d'être au deuxème tour et j'espère de gagner l'élection présidentielle. Alors, il est vrai que c'est une proposition qui pour l'instant n'a pas été faite par d'autres parce qu'elle va largement jusqu'aux deux rives des extrêmes, ce qui pour moi est la condition nécessaire pour que ce soit un renouvellement de la vie politique française et une capacité de gouverner après.
qui veut participer vient participer d'où qu'il viennent, quelles que étaient les fonctions qu'il a qu'il a exercé auparavant. On a un cadre et on offre une garantie au pays. Et cette garantie est que à la fin du mois de janvier ou au premier jour du mois de février, ils auront le candidat unique qu'ils attendent pour le rassurer et leur garantir que l'avenir du pays ne soit pas détruit par des bêtises électorales. Alors, on nous dit c'est impossible parce que ceux qui sont en déjà avancés ne se retireront jamais.
Est-ce que je puis adresser un message personnel à ceux que nous connaissons le mieux, en tout cas à deux d'entre eux, à Gabriel Atal et à Édouard Philippe, euh qu'est-ce que vous craignez en refusant cette sélection ? Où est le problème ? Vous dites l'un et l'autre encore que j'ai vu Gabriel Atal entrouvrir une porte sur ce sur cette ce procédure, qu'est-ce que vous craignez ? Vous dites que vous êtes les meilleurs pour le pays. Vous dites que votre expérience vous qualifie ou votre enthousiasme vous qualifie. Vous dites que les sondages prouvent que vous pouvez gagner le deuxième tour. Ben alors, ne créez rien.
Vous serez choisi par les Français mais vous aurez une légitimité supplémentaire. Et au lieu de rester au lieu de rester dans les non dit, au lieu de d'imaginer des stratégies de contournement, ça sera franc et loyal. Et vous pourrez vous adresser au français, il y a pas de manœuvre derrière tout ça. Je ne décris aucune manœuvre parce que je ne crois pas aux manœuvres. Je crois à l'engagement et je crois à la loyauté et je crois à la à la résolution d'un peuple qui se retrouve dans celui qui va le conduire. Et tout ceci, c'est la traduction de ce que je crois nécessaire aujourd'hui pour le pays. On a besoin d'optimisme.
On a besoin de voir s'ouvrir des portes alors qu'on croit être dans des impasses. On a besoin de de discerner et de décrire et de faire vibrer les Français avec ce que l'avenir pourrait être à partir de la vérité de ce qu'il est aujourd'hui. C'est une manœuvre de confiance dans notre démocratie, de confiance dans l'avenir du pays et de confiance dans notre peuple. Merci d'avoir été là. in de sche
François Bayrou