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interviewLe Média· 22 mars 2026 142 min

MUNICIPALES, LES 1ERS RÉSULTATS : LE SÉISME ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur le Média pour cette émission spéciale Second Tour des municipales. Il [musique] est 19h48 et pendant encore quelques minutes, on ne vous donnera aucun résultat car comme vous le savez en tant que média, on est soumis à ce qu'on appelle le silence électoral. Le but bien sûr est de ne pas influencer le vote des électeurs.

Les électeurs justement, parlons-en parce que la vraie question ce soir avant de savoir qui gagne, c'est combien se sont déplacés pour voter. Est-ce que l'abstention est encore la grande gagnante de la soirée ? On dit souvent que les municipales sont les élections préférées des Français avec la présidentielle car c'est celle du maire que l'on peut croiser facilement.

C'est celle de l'éluxité qui prend des décisions qui changent concrètement notre quotidien. Et pourtant, scrutin après scrutin, un chiffre monte celui de l'abstention. On en parlera tout à l'heure en ouverture de cette émission spéciale et au sommaire.

On s'intéressera bien sûr aux résultats des villes importantes comme Paris, Toulouse, Lyon, Strasbourg pour ne citer qu'ell, mais aussi des villes de nos correspondants citoyens, notamment Tarb ou encore Lonce Leonnier par exemple. Et avec nos invités, on parle de l'Union à gauche. Est-ce que la stratégie du PS a été gagnante ?

Le RN a-t-il brillé dans ses municipales ? Les écolos ont-ils réussi à garder leur grande ville ? Et les macronis semble être invisible lors de ce scrutin ?

Et qu'en est-il réellement ? Et nous évoquerons aussi bien sûr la mobilisation dans les quartiers populaires avec ou sans éléfi. Quelque chose est en train de changer dans les banlieux françaises.

Et je serai accompagné sur ce plateau, comme vous pouvez le voir à l'image de mes collègues Lydia Mz et [musique] Amine Snoussy qui viendront me donner les résultats toutes les demi-heures et faire des chroniques sur cette sur ce deuxième tour et ces élections municipales. Toutes les équipes du média sont mobilisées pour faire vivre une très belle soirée. émission spéciale second tour des municipales.

C'est parti. [musique] Bonjour Lydia, bonsoir Cyril. Bonsoir.

C'est vrai, bonsoir. On est le soir. Bonsoir Amine.

Bonsoir Cyril. Euh vous êtes tous les deux avec moi ce soir pour revenir sur différents résultats et sur notamment faire des chroniques. Mais d'abord, je voudrais commencer par un des premiers chiffres he que l'on peut donner étant donné le silence électoral, c'est le taux de participation à 17h.

He pour ce second tour, le taux de participation était de 48 %. À la même heure, au premier tour, c'était 48, quasiment 49 %. On est sensiblement dans les mêmes eaux.

Mais si on regarde les chiffres des années précédentes, euh à part 2020 qui est une année un peu exceptionnelle car on était sous Covid, il le taux de participation à 17h, un jour d'élection municipale était de 35 % environ. Alors qu'en 2014, le taux participation était de 52 %. Et en 2008, hein, encore il y a très longtemps, c'était 54 % de participation.

On constate he notamment donc pour l'instant quand même une abstention assez forte hein, aussi forte que celle du premier tour. On verra les résultats un peu plus tard dans dans la soirée. Et lors de ce premier tour notamment, on se rappelle, c'était 44 % d'abstention.

Donc pour cette élection, euh une question que l'on posera nos invités ce soir, c'est justement comment peut-on faire pour inciter les Français à voter ? car on a pu le voir dans certaines villes notamment à Saint-Denis, une hausse de la participation a permis une liste de gauche radicale, celle de Bali Bagayoko, l'e LFI PCF donc de l'emporter et donc Bali Bagayoko est depuis lors le maire de la deuxème plus grande ville d'Île de France en terme de de population. Euh le programme de la soirée, messieurs et dames, d'abord vous allez nous parler de quoi exactement ?

Je vais commencer avec toi Lydia. Oui. Alors, bonsoir, bonsoir Cyril et et bienvenue à toutes et à tous dans cette émission spéciale.

Moi, je vais tenir deux chronique ce soir. D'abord, une chronique sur les divisions au sein du parti écolo. On a beaucoup parlé des divisions de la gauche, surtout PS LFI, mais ce qu'on sait pas ou ce qu'on sait moins, c'est que au sein de du parti Europe écologie les verts, il y a énormément de divisions.

Ils sont tiraillés entre d'un côté voilà faire des fusions avec le PS ou faire des fusions avec Lfi ou rester totalement indépendant. Euh on va parler de tout ça notamment avec euh l'invité de ce plateau qui sera euh Sabrina Sba députée Europe écologie les verts. Donc ça ce sera dans un premier temps et ensuite dans un second temps, on va s'intéresser euh à la à la participation et notamment une nouvelle une nouvelle forme de participation dans les banlieux et les quartiers populaires.

Donc ça ça va être aussi intéressant. On va revenir dans cette dans cette chronique sur l'élection de Bali Bagayoko à Saint-Denis qui est assez symbolique je trouve. de cette nouvelle participation.

Effectivement, et toi Amine, tu vas nous parler de quoi aujourd'hui ? Bah, on va parler d'abord de l'extrême droite et du RN parce que on nous a bassiné cette semaine avec une forme de percé électorale du RN pour ces municipales. On va un peu essayer de déconstruire tout ça et voir comment en fait c'est plutôt un scrutin décevant pour le RN, du moins au premier tour.

Le second tour ne semble pas non plus être euh être étant donné le nombre de qualifications qu'ils ont eu, ça semble pas être très glorieux non plus. euh comparé à leurs résultats nationaux ou dont d'autres scrutins comme les européennes ou les présidentielles, euh c'est largement en dessous des attentes. Dans un second temps, on fera une petite chronique sur les sur les sur les estimations qu'on aura et notamment on s'intéressera aux villes où il y a des listes d'union de la gauche euh plutôt plutôt élargies pour voir si euh le report de voie a été a été a été efficace au second tour et si elle cette gauche unie a pu a pu l'emporter.

Donc effectivement un joli programme messieurs et dames. On va pouvoir en parler tout long la soirée avec de nombreux invités. Nous aurons notamment Daniel Simonet de l'après.

On aura également Annas Cazib. Nous aurons Baptiste Ménard qui fait partie du bureau national du Parti socialiste. On l'a reçu la semaine dernière dans l'une deun de nos émissions qui étaient présentées par toi Lydia.

On aura aussi donc tu l'as dit Lydia une écologiste, j'ai oublié son nom Sabrina SBA qui sera avec nous et notamment aussi de LFI, on aura clair le jeune, c'est ça et d'autres invités au cours de de cette émission. Euh j'avais juste envie de revenir avec vous justement sur les résultats et les résultats notamment des des maires élus dès le premier tour et j'ai envie d'aller en outreem car on parle pas assez souvent à mon goût en tout cas des outresemes et donc du coup c'est le moment pour moi de rappeler que à Saint-Denis de la Réunion donc c'est la liste de Erica Barg donc Saint-Denis pour tous qui l'emporte donc avec c'est une ancienne ministre l'ancienne ministre des outresem elle l'emporte avec 62 % des voix c'est la mère sortante PS ensuite à à Cayen. Donc c'est la liste de Sandra Cho Mara.

Donc pour Cayen, gardons notre cap qui l'emporte avec 72 % dès le premier tour. C'est une liste divers gauche à point à pitre donc en Guadeloupe, c'est Henry Du Rimel qui l'emporte lui au premier tour avec 57 % des voix. une liste écolo à Mamudzu donc à Mayotte c'est Abd Edou Suma pardon excusez-moi d'avoir ricorché votre nom si vous nous écoutez qui l'emporte avec 61 % 61 % il fait partie des républicains et voilà déjà pour en ce qui concerne donc les outremères on a pris quelques villes il y a d'autres villes comme Fort de France où l'élection se joue au second tour on aura les résultats très tard étant donné le décalage horaire on les aura certainement pour nous demain mais je voulais aussi revenir sur les victoires notamment à Saint-Denis.

Tu l'as dit Lidia tout à l'heure, je l'ai également dit en introduction, c'est une victoire assez symbolique. Elle a fait le tour des médias aujourd'hui. Bali Bagayoko qui l'emporte avec plus de 50 % des voix dès le premier tour à Saint-Denis.

À Montreuil, pareil, on a Patrice Bessac qui l'a emporté dès le premier tour avec 57 % des voix. À en région parisienne, toujours Jean-François Copé, notre ami pain au chocolat, Jean-François Copé. l'a remporté avec 63 % des voix.

Mais je tenais à parler de mots particulièrement parce que Amal Benounsin, militante euh donc contre les violences policières qu'on a reçu de nombreuses fois au médias est également rentre donc au conseil municipal de poids avec la liste LFI. Elle a fait 17 % lors de ce premier tour. Le RN, le RN aussi a remporté quelques villes avec des scores hallucinants en tout cas notamment à Enin Baumont où Steve Briwais l'a remporté avec 77 % des voix, quasiment 78 %.

Quel plébiscite dans cette ville du nord ! Et là, on va au sud à Perpignan. Louis Aliot l'emporte avec 51 % des voix au premier tour également.

Et lui Alio, c'est assez intéressant parce que c'est un exemple euh de il a été élu avec 16000 voix. Personne lui a fait la remarque qu'on a fait à Bali Bagayoko où on lui avait dit à Bali Bagayoko qu'avec ses 13000 voix, est-ce que vraiment son élection limite était légitime ? Donc voilà, c'est pour rappeler les résultats du du premier tour.

Juste rapidement là, dans les deux trois résultats que je vous ai donné, est-ce qu'il y en a un qui ressort pour vous ? Bah, les élections du RN, on en parlera un peu plus tard, elles se font dans des dans des dans des points stratégiques du Rassemblement national. Euh et les pourcentages que l'on voit, ça c'est un point que j'aborderai pas dans ma chronique mais on peut en parler peut-être, c'est le c'est aussi lié à la participation qui qui baisse et qui du coup l'électorat Ern devient de de plus en plus fort d'élection en élection sur place.

Donc en fait, c'est un peu c'est un peu la force du RN, c'est de c'est de stabiliser son électorat dans ses points forts. Mais on verra plus tard que ils arrivent pas souvent à en conquérir de nouveau. Euh alors juste avant de de passer puisqu on approche de 20h et j'avais quelques questions à vous poser pour tester votre culture sur les élections municipales.

C'est parti. C'est parti. Effectivement, ma première question.

Pouvez-vous me donner en pourcentage le nombre de villes où on vote ce soir ? Ah ! où on a voté en tout cas aujourd'hui pardon parce qu'il y a une grande majorité des villes qui a été qui où le maire a été lu dès le premier tour c'est ça effectivement en terme de pourcentage je sais pas je dirais peut-être 60 % OK 60 % non et toi tu as une de on vote ce soir je dirais plus 10 % effectivement en fait c'est que 4 % 96 % des villes ont élu leur mère au premier tour et 4 % sont encore en train de voter mais ces 4 % représentent quasiment [musique] 17 millions de d'électeurs.

Euh c'est quasiment la fin mais juste j'avais juste une question pour pour vous. À votre avis combien le quel est le pourcentage de femme en tête de liste dans ces élections municipales ? pourcentage de femme tête de liste rapidement une première idée 30 % 30 % moi je dirais 12 c'est très ambitieux [musique] c'est 24 % effectivement 24 % des dans 24 % le nombre de femmes est en tête et donc [musique] il y a encore tout un travail à faire certaines listes quand même qui ont fait un effort sur la parité notamment la France insoumise mais on y est pas encore partout effectivement effectivement et là bientôt [musique] il approche de on approche de on approche de 20h donc on va savoir très vite qui sont les gagnants, qui sont les perdants dans quelle commune et quelle ville on va voir des surprises.

On parlera bien entendu de Paris, de Marseille, de Lyon, Toulouse et encore d'autres plus petites villes Bagnolet, Roubet entre autres. On va le savoir dans quelques instants quels sont les premiers résultats et ça va être parti. en discuter toute la soirée.

Il est 20h. Premier résultat de la soirée. Est-ce que nous avons un résultat à communiquer ?

Il est 20h. On vient de l'apprendre. David Guiroot à Roubet l'a emporté selon les selon les premières estimations avec 54 % des voix.

Donc David Guirot qui était déjà bien avancé effectivement lors de cette de ce second tour car au premier tour il est il a il a frôer la victoire dès le premier tour. Il confirme donc au second tour 54 % pour David Guirot et Oavre. On vient de m'indiquer qu'OAV Edouard Philippe d'horizon bien vient de l'emporter. et ce sera peut-être l'une des rares villes que son mouvement l'aura aura emporté ce soir.

L'estimation est aux alentours de un peu plus de 50 % pour Édouard Philippe au Havre. On va continuer tout doucement au fur et à mesure de la soirée à vous donner les résultats. On va passer maintenant à notre première partie d'émission et notamment avec justement la gauche et l'Union à gauche.

Amine, tu es avec nous et nous vienons de recevoir, j'ai même pas je vous ai pas encore présenté pardon. Euh Daniel Simonet euh membre de l'après élu parisienne et qui figure sur la liste de Emmanuel Grégoire à Paris. Bonjour.

Bonjour. Merci d'être d'être d'être avec nous. Euh justement, qu'avez-vous pensé là des premiers résultats que je viens de donner notamment David Guirot à Roubet ou Édouard Philippe au Havre ?

Bah c'est encore un peu tôt parce que évidemment que la victoire de David Dir Guirou, on s'y attendait au vu des résultats du premier tour. Bon, on avait toujours un espoir pour le Havre parce que excusez-moi de la symbolique, mais voilà, si la gauche avait pu arracher cette ville euh à l'ancien premier ministre, nous en nous en nous aurions été très fiers. Bon, pour l'instant, c'est un petit peu tôt pour voir les résultats, mais moi ce que j'ai vraiment le sentiment, c'est que dans toute cette campagne, l'électorat de gauche, il nous a dit quoi ?

Il nous a dit "Mais c'est quoi ce bazar ? Pourquoi la gauche est aussi divisée ?" Et finalement, on assiste dans cette campagne municipale à une vraie stratégie d'alliance des droites entre elles [grognement] et dans pas mal d'endroits, des droites et de l'extrême droite, ce qui est un une bascule et un tournant qui se confirme et qui était déjà en préparation.

Et à mon avis, on va voir des résultats qui vont montrer une progression de la droite et de l'extrême droite quand elles sont unies avec une gauche en face qui est pas fichue de se d'accord. Voilà. Et c'est ça le à mon avis la leçon à tirer.

Là où on fait des bons scores, c'est quand il y a une culture unitaire et une démarche unitaire à gauche. Là où on va se planter à mon avis ce soir, c'est là où la gauche elle a été soit identitaire sectaire, soit à considérer que une partie de la gauche n'est pas fréquentable. Amine, tu veux nous donner un résultat ?

Oui. Alors, on a plusieurs estimations qu'on peut qu'on est en mesure de donner selon les les premiers sondages. Évidemment, bah lors la valette serait donnée perdante à à Toulon.

Donc ça serait le la le candidat d'hivers droite José Massi qui l'emporterait à 55 % face à 45 % pour leur la valette qui était une des candidatures les plus fortes du Rassemblement national mais qui ne qui n'arrive pas donc à qui n'arriverait pas donc à remporter Toulon à Poitier euh à Poitier les écolos perdent Poitier le RN rentre au conseil municipal c'est historique dans cette ville longtemps et toujours quasiment à gauche où le RN vient de rentrer au conseil municipal. Ben sur Poitier, sur Poitier, il faut bien comprendre ce qui s'est passé. Euh le Parti socialiste avait retiré euh sa liste mais sans donner de consignes de vote clair.

En fait, vous aviez la Fédération qui était, je crois, en soutien à la liste portée par les écologistes et puis par contre la section locale de Poitier euh qui n'était pas là au rendez-vous. Donc en fait c'est cette désignon fait perdre. Donc vous allez voir à chaque fois qu'on va voir des résultats comme ça, bien souvent c'est que soit on n pas eu des bons réflexes d'unité soit parce que l'unité elle se fait qu'ine extrémist.

Or, il faut pour pouvoir gagner et créer une dynamique, il faut qu'il y ait une unité qui se fasse dans la durée adossée à une dynamique aussi programmatique et qui crée euh comment dire une confiance dans l'électorat qui fait que l'électorat se dit "Bah c'est bon là, j'ai une gauche qui est capable de se mettre d'accord, qui est capable de nous dessiner un horizon pour notre ville, bah du coup on va se bouger, on va y aller sinon on s'abstient, on reste chez soi. Qui se mettent d'accord avant que je me déplace." Vous voyez ?

Et je pense que c'est pas l'unique raison, mais une des raisons aussi de l'abstention. On va accueillir justement un membre du Parti socialiste, Baptiste Ménard, qui est avec nous en visio. Baptiste Ménard, membre du bureau national du PS et élu dans le nord de la France.

Bonjour, bonsoir et merci d'être avec nous. Bonsoir, merci de m'avoir invité. Euh justement, on vient de l'entendre dans les villes où la gauche n'a pas réussi à s'unir.

On vient de voir Poitier où justement le PS s'est retiré mais n'a pas donné de consigne de vote. On a vu finalement que Poitier a été perdu par la gauche. Qu'en pensez-vous et justement est-ce que c'est une bonne stratégie finalement que le Parti socialiste a utilisé lors de cette de ces élections municipales ?

Mais écoutez, déjà les premiers résultats que je reçois moi de mon côté trouvent que les accords avec la France insoumise se sont révélés plutôt perdant comme je l'avais d'ailleurs annoncé sur votre plateau dès mardi soir parce que les électeurs y compris ceux qui sont à gauche cherchent de la clarté et de la cohérence. Vous évoquez le le cas de Poitier. Euh et madame Simonet l'a dit aussi pour qu'une pour qu'une alliance à gauche soit gagnante, il faut qu'il y ait un accord programmatique, il faut qu'il y ait un accord sur le projet.

Et je pense que cette absence de clarté dans un certain nombre de villes nous a coûté très cher euh ce soir malheureusement. Euh donc vous êtes d'accord ? Non non, justement parce que moi je veux rejeter dos à dos ce soir que ce soi les stratégies qui ont pu être des stratégies parfois identitaire sectaire de la part de la France insoumise et les stratégies aussi sectaires qui font croire qu'une partie de la gauche est pas respectable notamment la France assoumise de la part du parti socialiste.

C'est-à-dire que la d'un côté le PS de l'autre en voulant nous rejouer les deux gauches irréconciliables et ben il nous amène à l'échec. Aujourd'hui, les droites quand elles s'unissent, elle elles gagnent et le peuple de gauche, il se désespère. On a devant nous 2027 une menace de l'extrême droite euh qui est réelle euh parce que si le Rassemblement national ne fait pas euh comment dire une énorme poussée, enfin franchement, il y avait quand même 200 listes où ils étaient présents au second tour dans des communes importantes et que on sait pertinemment qu'ils ont déjà arraché pas mal de municipalités au premier tour, que la droite est en embuscade pour faire des alliances droite extrême droite.

Pour 2027, si on ne veut pas avoir un tournant majeur historique avec l'extrême droite au pouvoir, il faut que toute la gauche sans exclusive se mettre enfin autour d'une table, se mette à retravailler avec les syndicats, les associations pour retravailler un programme et que tout soit fait en notre pouvoir pour une candidature commune à la présidentielle. Sinon, on crèvera. Juste pour préciser Besançon, je ne sais pas si tu étais sur le point de l'annoncer, mais à Besançon du coup euh la mère écologiste Anne Vigot a perdu la mairie et selon les premières estimations euh d'IPSOS, c'est donc la candidature LR de Ludovic Fogo qui qui serait à 53 % contre seulement 46,9 pour madame Vigot.

Et on est en mesure aussi de donner un autre chiffre. qui va peut-être être intéressant, c'est l'ancien fief de François Hollande qui passe chez les Républicains. Oui, c'est c'est le le maire sortant socialiste Bernard Combe qui avait fusionné avec la liste PCF et lesfill écologistes a largement perdu selon les premières estimations.

Il ne récolte que 39,8 % des voix. C'est le candidat de droite donc d'hiver droite Lor Méin qui l'emporte à Tul. Baptiste Ménard, vous vouliez intervenir juste au moment où Daniel Simonet parlait.

Je vous en prie. Écoutez, comme madame Simonet, je partage la crainte de voir évidemment l'extrême droite porter dans notre pays, mais nous ne gagnerons pas l'extrême droite sur des ambiguités et en tolérant des choses inacceptables sur le socle de nos valeurs républicaines. Et donc moi ce que je pense, moi ben écoutez, je crois que l'actualité récente l'a montré, les outrances de la France insoumise, les ambiguïtés sur l'antisémitisme, tout ça c'est payé très cher ce soir.

Donc moi ce que je souhaite c'est que nous reconstruisions une gauche forte dans le travail et naturellement avec les associations, avec les syndicats, avec les citoyens, mais nous devons le faire dans la clarté et c'est cette clarté qui nous a cruellement manqué ce soir. Je le redis Baptiste Ménard, est-ce que est-ce que vous dénoncez de la même occasion les ambiguïtés de de l'aile droite du Parti socialiste avec l'islamophobie, notamment des certaines figures du du parti socialiste qui ont été qui ont été très problématiques sur l'islamophobie ? Et juste pour ajouter à cette question, la défaite à Tul là, c'est pas la faute de la France insoumise, c'est plutôt le c'était un accord manifestement.

Il y avait quand même effectivement la France insoumise était représentée sur cette liste. Mais encore une fois, moi je enfin je sais pas à quel à quel propos vous faites référence s'agissant de des de l'aile droite comme vous la qualifiez du Parti socialiste. Moi ce que je sais c'est qu'il y a urgence qu'il est mine.

Que l'extrême droite est en dynamique que même si nous pouvons nous satisfaire que l'or la valette soit battu à Toulon les la progression quand même du score du rassemblement national est extrêmement préoccupante. Donc il faut que ça nous serve d'électrochoc mais encore une fois il faudra ensuite rebâtir une gauche forte dans la clarté dans la cohérence aussi et aussi dans le partage auprès des forces vives qui attendent aussi de nous partout dans le pays. Justementine sur le rassemblement national et on reviendra ensuite sur la gauche et l'union à gauche qui semble compliqué encore une fois mais Amine justement sur le rassemblement national tu as préparé une chronique car là Baptiste Ménard nous dit que ça progresse.

Est-ce que finalement le rassemblement national a fait de si bons scores que ça ? Bah on c'est c'est un tout la séquence médiatique qui vient de qui vient de de suivre. C'était en fait toute la semaine, on nous a parlé d'une percée du RN pour ces municipales mais en réalité ça dépend de la grille de lecture qu'on a.

Aux dernières législatives, le RN a cumulé plus de 8 millions de voix. Au premier tour des municipales, le parti de Le Pen et les listes d'union de l'extrême droite font 1300000 voix à l'échelle nationale. Alors bon, on va pas comparer les élections entre elles, elles sont très différentes et cetera, mais le NFP par exemple a fait près de 9 millions de voix aux législatives.

Est-ce que vous pouvez me dire, vous pouvez me deviner peut-être combien les listes de gauche font de voix cumulé à l'échelle nationale pour ce premier tour ? Euh je sais pas euh 9 millions près de Ouais, un peu moins près de 5 millions si on additionne les listes d'union de gauche, d'hiver gauche et la France insoumise, ce qui est beaucoup plus euh que ce que c'est cinq fois le score du Rassemblement national. Bon, ça fait du bien de le dire mais c'est aussi révélateur d'une chose, le RN qui se présente comme un parti du vrai peuple n'arrive pas réellement à concrétiser ça dans les urnes pour les scrutins locaux.

Pourquoi ? Bah, on peut établir une petite théorie. Si la France est en voie d'extrême droitisation à l'échelle nationale, clairement ça c'est indéiablement palpable.

Mais à l'échelle locale, il y a toujours une réticence à voter d'abord car les sujets du RN sont rarement des sujets municipaux. Si le parti veut se donner une image plus généraliste, la grande majorité de ses électeurs vote pour des questions liées à l'immigration. Et pour les municipales, c'est des enjeux bien plus praticau-ratiques euh qui intéressent les électeurs, les transports, les services, l'administration, la culture. [grognement] Mais mais selon sur plusieurs sondages, la première préoccupation de des Français à l'échelle municipale, c'est c'est la sécurité.

Am. Oui. Oui.

Mais si les questions de sécurité sont ultra médiatisées dans les villes moyennes et les grandes villes, c'est pas trop un sujet dans les villages et les petites villes. C'est on peut établir que les municipales, c'est un contexte assez défavorable au RN et ça se voit sur leurs résultats. Il y a une carte qui a été réalisée par le magazine Les échos qui montre qu'il y a un recul du parti d'extrême droite dans un grand nombre de villes françaises comparé à 2014.

Mais il n'y a pas que ça. Il y a aussi la structure du parti. Tout comme Renaissance ou encore La France insoumise dans les années 2020, le RN n'est pas un parti bureaucratique avec des structures de formation, des militants organisés et une capacité de développer des cadres.

Ils ont donc beaucoup de mal à remplir les listes. Un/ers des petites communes où elle s'est présenté sont situé dans seulement cinq départements. Toujours dans ces zones de dans ces zones de force, le Pas de Calé, les Bouches du Rône, le Var, le Nord et elle n'a présenté aucun candidat dans celle de 31 départements, principalement à l'Ouest et en région parisienne.

Et donc du coup là, pardon, c'est moi qui perdu, cette crise de [raclement de gorge] des cadres crée un problème constant pour le RN, les fameuses brebis galeuses. Oui, ça on pourrait en parler des heures hein, des déclarations antisémites homophobes, racistes, islamophobes, des accusations ou des condamnations pour violence. Plusieurs médias ont enquêté d'ailleurs et street press a recensé plus de 250 brebis galeuses pour ces municipales du côté du enquête de notre collègue Nadia Suini, le média a révélé des propos racistes du candidat RN à Gapann.

Euh une enquête a été ouverte par la justice. Le RN fait donc le plein dans ses bastions mais n'est pas être dans une situation comparable à la France insoumise ou à au liste d'union de la gauche par exemple qui même si euh ils ne remportent pas un grand nombre de villes, ils entrent en masse dans un grand nombre de municipalités dans les conseils municipaux et c'est important pour plusieurs raisons. Ça permet d'avoir une base de grands électeurs pour les sénatoriales.

C'est un scrutin qui a toujours manqué à LAFI et au RN au vu de la domination des vieux partis. Ça permet aussi d'avoir une nouvelle génération de militants qui vont devenir à moyen terme des cadres locaux, régionaux ou nationaux. En bref, le RN ne tire pas grand-chose de ses municipales si ce n'est d'augmenter sa domination dans ses fiefs électoraux.

Ce n'est pas un scrutin qui est comparable aux européennes par exemple où le RN. [grognement] Qu'est-ce que ça change ça pour 2027 ? Bah pas grand-chose malheureusement parce que la dynamique du vote national n'a rien à voir avec la dynamique du vote local.

On atteste avec amertume les candidatures ratées au présidentiel d'Annie Dalgot ou de Valérie PCR. Mais on peut enfoncer une porte ouverte pour conclure la séquence du RN. C'est dans un contexte de surenchère raciste que le parti de Le Pen et Bardella peut faire des percé électoral et ça marche dans les deux sens.

Sans le racisme, le RN a du mal à exister. Merci beaucoup Amine pour ce point sur le rassemblement national. Euh Daniel Simonet Amine vient de le dire, le Rassemblement national prend beaucoup de plus en plus de place même s'il ne perce pas tant que ça en terme de de de au municipal.

Euh le danger malgré tout est là. Oui, parce que vous avez par exemple des endroits comme dans le Volclus où le le RN avait déjà [raclement de gorge] totalement absorbé euh l'électorat euh et l'air hein. Euh vous avez aussi euh euh une menace majeure parce que vous avez quand même dans les 10 plus grandes villes du département hein, toujours dans le Var, une situation vraiment de de domination du RN.

À l'échelle de l'ensemble de la France, je crois que le RN revendique l'élection premier tour de 1280 conseillers municipaux. En 2020, ils en avaient fait élire euh 824 à l'issue des deux tours et en 2014, c'était 1498. Euh donc bon, on est sur un chiffre ce soir qui est quand même un un nouveau record à à assez assez élevé et il faudra ajouter toutes les listes d'hivers extrême droite quoi.

Donc ils font ils font quelque chose qui est euh important mais surtout enfin je c'est toujours la même le même sujet la comment dire la porosité maintenant entre droite extrême droite en terme d'alliance et bien est tout à fait possible. regarder je dire à Paris ça n'a posé absolument aucun problème Rachid Adati d'avoir non seulement le désistement de Knafo mais qui appelle à voter Rashid Adati mais vous avez eu tous les ténors du Rassemblement national jusqu'à Marine Le Pen et Jordan Bardella qui ont appelé à voter euh euh Rachida Dati. Je suis un petit peu fatiguée après toute cette campagne.

Bon, donc la vraie question c'est on fait quoi en face quand on donne un spectacle de division ? Et bien on désespère les nôtres. Et j'entends le le le le collègue du Parti socialiste qui disait "Oui, mais les positions parfois ou les comportements parfois inacceptables de la France insoumise".

Et moi je pense derrière à tous les électeurs France Insoumise, moi je suis désolé, les électeurs de France Insoumise, ils soutiennent par ailleurs le le programme que moi j'ai participé à à à élaborer et je souhaite qu'on les respecte. Et donc il faut être capable, si on veut fédérer toute la gauche, le peuple de gauche, et bien il faut respecter l'ensemble de ces composantes et donc il faut aussi comprendre qu'à un moment donné l'aspiration et une radicalité c'est quoi ? C'est d'avoir des services publics pour tous. c'est d'avoir une politique qui assume de lutter contre le racisme et les discriminations systémiques dans les violences policières.

C'est d'avoir euh des politiques qui sont capables de prendre à bras le corps les problématiques écologiques. Et en vrai, on était capable de faire le programme Nouveau Front populaire à l'échelle nationale. On aurait dû être capable de le faire à l'échelle de tous les programmes municipaux locaux.

Euh alors juste euh ça c'était pour quoi ? Oui, c'était pour donner des bonnes nouvelles à notre à notre invité socialiste. Le fa Stéphane Lefol.

Oui, Stéphane Lefol a été réélu au MS avec 50,06 % selon les résultats définitifs, hein, ça on peut le on peut en être sûr. Donc c'est une victoire assez large du du maire sortant. Mais à Renn aussi, la sortante socialiste Nathalie Apéré a été réélu avec 43,4 %.

À Lille aussi, le maire socialiste sortant Arnaud Deeland s'impose largement selon les premières estimations. Euh à Nî, le Ren est battu et ça serait le communiste Vincent Bouget qui serait élu selon les premières estimations. Et ça c'est une belle c'est une belle c'est une belle victoire pour pour l'Union de la G.

Une victoire unitaire hein. Une victoire unitaire. Justement Baptiste [grognement] Ménard, deux questions justement sur cette victoire unitaire finalement qui permet à la gauche de l'emporter dans une ville où c'était pas évident de l'emporter.

Mais surtout, vous êtes un élu du nord et l'on sait que le Rassemblement national euh a a fait son ter entre guillemets dans dans le nord. Comment vous voyez euh justement le résultat de ces ces élections et notamment de la pousser dans vos communes ou en tout cas celles qui sont près de chez vous euh donc du Rassemblement national ? Écoutez, d'abord, je me félicite des scores que vous évoquez à la fois pour Stéphane Le Paul, pour Natalie Peré et surtout vous me le permettrez pour le nordist que je suis pour Arnaud Desland qui l'emporte très largement à Lille.

Donc, ce sont des bonnes nouvelles. Euh, s'agissant maintenant de ce que vous évoquez sur le Rassemblement national, effectivement, c'est préoccupant euh pas directement dans mon département puisque par exemple à Denin où il fait des scores importants à Mise du Four, maire socialiste a été réélu largement dès le premier tour, mais effectivement, on voit une vraie progression dans le bassin minier. J'attends avec un peu de d'anxiété pour être très honnête avec vous les résultats à Liin où notre candidat Jérôme d'Aras était en ballotage.

Donc j'attends les résultats. Euh écoutez, il faut aussi entendre effectivement la préoccupation des électeurs qui votent pour le Rassemblement national. Ensuite, je voulais quand même répondre à madame Simonet que je fais bien le distingo entre les cadres de LFI et l'électorat de LFI.

Moi dans ma ville à Montandar où Diana Pon l'a emporté très largement dès le premier tour la semaine dernière, nous avons un électorat LFI et nous entendons aussi les préoccupations qui peuvent être les leurs et il faut que la gauche réponde à ces préoccupations. Simplement ce que je dis, si nous voulons gagner et c'est bien là l'objectif, nous devons construire une alliance sincère avec une base programmatique forte et c'est ça finalement l'enjeu. Est-ce que finalement, il le disait tout à l'heure, même s'il nous a pas dit clairement quels étaient les dérapages de LFI, Baptiste Ménard, histoire qu'on sache de quoi on on parle.

Daniel Simona, est-ce que les fois où récemment vous avez pu taper sur la France insoumise, ça ne les a pas aussi desservis dans un sens ? Et donc notamment vous avez pu Moi, j'ai pas tapé, moi je tape pas sur la France insoumise, j'ai de choses à faire. Moi, je veux dire, j'ai j'ai beau avoir été euh purgé par la France insoumise et je suis une des condatrices de la près, moi à chaque fois, je défends l'unité, l'unité sans exclusive, l'unité de la France insoumise aux Parti socialistes.

Et je vais vous dire une chose, malgré euh justement mon ressenti qui pourrait m'encourager à taper sur eux, bah non, moi je pense par exemple que pour 2027 et bien il faut absolument construire cette démarche unitaire pour qu' a qu'une seule candidature. Je suis favorable à ce qu'il y a des primaires le 11 octobre prochain et j'invite toutes celles et ceux qui nous regardent et qui souhaitent qu'il y ait justement une seule candidature commune bien de s'intéresser très près à ces primaires évidemment de rejoindre la prêt pour qu'on puisse travailler ensemble justement construire cette unité qui puisse qu'elle puisse se faire sur la base de contenu programmatique avec des débats tout asimut avec les organisations syndicales, le mouvement associatif [grognement] ça me semble essentiel et puis vraiment des voilà enclencher une dynamique populaire pour pour cette pour cette démarche là. Moi, j'ai autre chose à faire que de taper sur les uns ou sur les autres.

Le le les insoumis hélas ont quand même fait un choix de présenter des listes entre guillemets solitaires et de taper uniquement sur le PS. Et dans pas mal d'endroits en France, le PS a fait le choix de dire ça n'est pas possible de faire l'unité avec la France insoumise qui serait pas respectable. Je dis et je redis. enfin euh réorganiser la gauche dans l'idée qu'il y aurait deux gauches irréconciliables et bien c'est une passe à la fin c'est l'extrême droite qui gagnera.

Est-ce que Emmanuel Grégoire vous a entendu étant donné que vous êtes sur sa liste ? Est-ce qu'il entend cette positionlà ? Ben on a eu un désaccord c'estàdire que moi j'étais pour la fusion avec la France insoumise.

Voilà moi j'ai appelé à la fusion et il le sait depuis le début que je suis pour l'unité sans exclusive. Alors, il avait au tout début de la campagne proposé à la France insoumise, comme à l'après, d'être sur une liste commune dès le début. La France insoumise n'a pas voulu.

Euh, Sopia Ficherou a fait le choix dès le début de faire une campagne très dure en disant "Mon objectif, c'est qu'il est pas un socialiste à la mairie de Paris, enfin que c'est pas un socialiste qui dirige la mairie de Paris." Elle a fait ensuite une campagne extrêmement dure, hein. Moi je je me souviens d'un track dans le 20e où elle a laissé entendre que le maire du 20e était responsable de la mort et la CIA.

Là, autant vous dire que les insoumis sont pas les bienvenus dans le foyer parce que les camarades de la Cindera ont pas du tout apprécié cela. Et pour autant, malgré le style extrêmement violent de Sopia Chikerou que je désapprouve totalement, gêné en montre de tours dit à Emmanuel Grégoire qu'il fallait faire l'unité. Excusez-moi de vous couper.

Justement, on va écouter la France insoumise et Manuel Bonpard qui viennent de prendre la parole. Ah, on l' ça va ça va pas tarder à arriver pour l'instant. On a de connexion.

Si tuas un résultat am n'hésite pas. Oui, c'est c'est une mauvaise nouvelle pour la France insoumise justement qui avec une défaite à Limoge qui semble se profiler selon les premières estimations, ça serait la droite qui l'emporte malgré une liste d'union du coup entre la France insoumise et le PS et à Tourcoin ça serait et après Saint-Denis et ses 1500 habitants au premier tour, des listes conduites par la France insoumise ont déjà remporté la ville de Roubé et ses 100000 habitants et la ville du tampon à la Réunion et ses 80000 habitants. D'autres victoires suivront dans la soirée.

En tout état de cause, la France insoumise fait une entrée fracassante dans les conseils municipaux. De manière plus générale, on assiste à une vague dégagiste avec la défaite annoncée de plusieurs sortants, notamment issu du Parti socialiste ou des écologistes. Le désaveux populaire au premier tour était bien trop fort pour que la France insoumise qui a partout œuvré à la victoire de la gauche puisse permettre leur victoire au second tour.

À l'inverse de ce recul de la gauche traditionnelle, la gauche de rupture se renforce avec la percée insoumise et la victoire de la liste conduite par le Parti communiste anime. C'est un formidable désaveux pour toutes celles et ceux qui ont multiplié ces dernières semaines les calomniques contre la France assoumise et ses candidats. Je veux remercier tous nos candidats qui n'ont jamais répondu à ces provocations.

Je veux saluer la clairvoyance et la détermination de l'ensemble des électrices et des électeurs qui ont choisi en conscience bien loin des polémiques que nos adversaires ont tenté de monter en épingle pour masquer la vacuité de leur projet. Cette mobilisation est une véritable démonstration de force politique décisive dans la préparation de la prochaine élection présidentielle. Ce soir, la Macronie est en voie de disparition.

Les partis traditionnelles marquent le pas et si le Rassemblement national se maintient à un niveau important, il échoue à l'emporter dans les villes qu'il avait pourtant ciblé comme ses priorités. Je veux donc envoyer un message de détermination, de résistance et de combativité. L'année prochaine, le peuple français sera amené à voter à nouveau pour une élection présidentielle qui sera sans aucun doute la plus décisive de ces dernières décennies.

Il dispose avec la France insoumise d'un outil puissant et tout entier dévoué à la cause du peuple. Un outil qui a d'ors et déjà permis de faire rentrer dans les conseils municipaux une nouvelle génération politique tournant la page de système politique à bout de souffle. Ce soir, nous avons fait la démonstration que rien ne peut résister à la mobilisation populaire.

C'est pourquoi j'appelle le peuple de France à s'engager à nos côtés dans la perspective de la prochaine élection présidentielle. L'année prochaine, la Nouvelle-Fance peut balayer la Macronie et ses politiques de malheur. L'année prochaine, la Nouvelle-France peut battre l'extrême droite.

L'année prochaine, nous pouvons ouvrir une nouvelle page de l'histoire de France. Car comme le disait Victor Hugo, il existe une chose plus puissante que toutes les armées du monde. C'est une idée dont l'heure est venue.

Je vous remercie. On est de retour à l'antenne. Euh donc oui donc Daniel Simonet, on vient d'entendre donc Manuel Bompard de la France insoumise que vous inspire cette première prise de parole ?

Bah je trouve bien sûr de lui là dans la façon dont il a de dire grande victoire de la France insoumise au municipal et d'ailleurs le chemin est tout tracé pour Jean-Luc Mélenchon la présidentielle parce qu'en gros c'est ça quoi la gauche radicale a emporté une énorme victoire. Bah non, franchement c'est terrible à dire. Mais moi, j'aurais souhaité hein que François Pigmal gagne à Toulouse.

J'aurais souhaité euh qu'on gagne aussi à Limoge. Voilà. Enfin, je non, c'est faut pas fanfaronner, c'est c'est pas du tout une situation euh faut savoir quand même que la France insoumise présenter des candidats dans moins d'un tiers des communes en fait ou plutôt même, c'est même plus important que ça, c'est un il n'y avait qu'un tiers de l'électorat qui était concerné par une présence de la France insoumise dans ces élections municipales.

Bon, donc du coup déjà c'était pas énorme. sur plein d'endroits, les scores ont bien chuté par rapport aux élections européennes et donc il y a eu des percés à certains endroits. Il y a une magnifique percé à Saint-Denis.

Voilà, vraiment bravo à Bakayoko, mais dans plein d'autres endroits, le score est vraiment pas à la hauteur. Vous prenez sur Paris, Sopia Shikirou en fait, elle fait 5 points de moins que la fi aux précédentes élections européennes. Dans mon un arrondissement, c'est même dans le 20e, 9 points de moins par rapport aux européennes.

Donc, c'est un pas bon un un mauvais score. Je pense que c'est d'ailleurs la pire incarnation pour la France insoumise que d'avoir choisi Sopia Shekirou. et je pense que le média en garde un souvenir.

Euh pour vous, pourquoi c'est la pire incarnation ? Pourquoi ? Ben parce que je veux dire à un moment donné quand on défend une gauche radical, en tout cas moi c'est ma conception, on a des principes.

Par exemple, moi j'ai un principe he j'étais très je suis toujours très apte chez la 6e République. On n'est pas pour le cumul des mandats. Donc moi je suis pour le mandat unique.

Sopia Chikirou, elle est députée, elle va être conseillère de Paris et conseillère régional. Il va falloir qu'elle choisisse. Soit elle démissionne du Conseil de Paris alors qu'elle vient d'être élu et a soit elle démissionne du conseil régional parce que sinon ils ont plus de groupe.

Bon mais ça veut dire aussi un un une éthique euh par rapport aux problématiques d'argent. Bon bah la justice elle devra euh s'expliquer sur un certain nombre de choses. Il faut aussi une éthique par rapport à ces principes.

La lutte contre la maltraitance au travail, la lutte contre les LGBT phobie. Enfin, je pense qu'il y avait suffisamment de sujets pour montrer que dans cette campagne euh il y avait un problème d'incarnation pour non seulement les électeurs mais aussi pour les militants. Bon, mais je reviens à l'essentiel dans ce que dit Manuel Montpard.

Euh on voit qu'ils ne veulent pas tenir compte de l'analyse de ces résultats. Ces résultats montrent que l'aspiration des électrices et des électeurs de gauche à l'unité, partout où il n'y avait pas une proposition unitaire, et bien la mobilisation n'a pas été au rendez-vous. La victoire n'a pas été au rendez-vous.

Vraiment, je le dis, le redis, notre rôle à toutes et à tous doit être de militer en faveur de l'unité de la gauche pour qu'il y ait une candidature commune à la prochaine présidentielle. Sinon, c'est l'extrême droite qui gagnera. En tout cas, c'est la tâche que va se donner l'après avec toutes celles et ceux qui veulent rejoindre sur l'apprès.fr.

C'est de vrai pour une candidature commune en 2027. Bah là où on peut donner peut-être un une [grognement] raison à l'analyse de Daniel Simonet, c'est que les listes qui ont été un au premier tour ont mieux performé que les listes qui se sont unies au second tour de ce qu'on a là comme premières estimations. On a l'impression que les fusions et les reports de voie n'ont pas souvent été respectés par les électorats notamment PS au second tour.

Donc l'Union a peut-être aurait dû peut-être se construire bien plus longuement avant pour permettre une meilleure efficacité comme à l'époque du NFP ou de la NUPES. On vous donne d'autres résultats dans dans une minute. Merci beaucoup Daniel Simonet d'avoir été avec nous.

Merci beaucoup à Baptiste Ménard qui était avec nous en visio et qui a dû nous quitter. Amine, on te retrouve un peu plus tard dans la soirée. On poursuit notre émission.

Je vous juste avant je vous laisse avec un sujet de nos correspondants citoyens qui nous parlent de la situation dans leur ville direction donc Tarbe et dans le département du Jura. Alors sur le Jura, comme dans beaucoup de territoires ruraux au final c'est souvent les mêmes problèmes. Le problème on va dire majeur c'est au niveau de la désertification médicale et aussi des hôpitaux avec les services qui ferment.

On l'a bien vu à Saint-Claude euh tout est recentralisé. Il y a eu aussi des fermetures à champagnol et cetera. Le deuxième, ça va être le sujet au niveau de des services publics qui ferment, qui sont très absents et ou alors qui sont très très loin.

Donc se li à ça le problème de la mobilité. On voit que au niveau du Jura, on a 49 % d'abstention. Alors, c'est lié à deux problèmes.

Le problème numéro 1, c'est qu'on a qu'une seule liste sur laquelle on peut pas rayer les noms. Donc, les gens n'y vont pas ou s'y déplacent peu. Mais on a aussi des campagnes qui ont peu mobilisées parce que les villes ont peu de moyens et ce sont des listes de gestion pour la plupart et pas des listes de rupture.

À Tarbe, le RN pourrait ravir la mairie historique comme de gauche et ouvrière pour la première fois. Le maire de droite Gérard Trémig venait de démissionner de force après 25 ans de règne car déclaré inéligible pour une durée de 2 ans par arrêté préfectorale suite à une décision de justice dans le cadre d'une affaire des marchés publics de la ville de Tarbe. Affaire qui a été révélée et suivie par nos confrères de Médiart.

En effet, au premier tour, les quatre listes de droite et une liste de gauche sur trois se sont qualifiées pour le second tour. Le RN représenté par Eric Pingne arrive donc en tête avec 23,84 % des voies. Nous sommes de retour pour cette soirée spéciale second tour des municipales.

On a été rejoint par Sabrina Sba élu écologiste qui est avec nous pour cette nouvelle partie d'émission. Bonjour. Bonsoir même.

Pardon. Bonsoir. Euh Lydia, tu es de retour sur le plateau pour nous rebonsoir pour nous donner quelques résultats.

Bonsoir. Ouais, tout à fait. Bon, on a plusieurs ça reste des estimations pour la plupart mais il y a quelques résultats qui sont tombés.

Euh du coup, on va aussi répéter certains résultats qu'on a annoncé à l'antenne. Euh on a euh le candidat David Guiroot à Roubet qui est donné euh largement en tête de la mairie à Clermontferrand. Les républicains annoncent une victoire historique du LR Julien Bni face aux socialistes.

À Toulon, la RN Lor la Valallette échoue à ravir Toulon. C'était un des grands enjeux pour le Rassemblement national cette ville. C'est la mère sortante d'hiver doit qui a été élue, José Massi.

Euh maintenant, on va en direction du M où la le maire socialiste sortant Stéphane Lefol a été largement réélu. À Rennes, c'est la sortante socialiste Nathalie Apéré qui était réélu avec 43 % des voix. À Lille, le maire socialiste sortant Arnaudland s'impose imposé [musique] s'est imposé largement selon des premières estimations à Poitier.

C'est l'écologiste euh manque conduit soutenu par LFI qui a été battu par le centriste Brotier Nime. Évidemment, le RN a été battu et c'est le ce serait le communiste Vincent Bouillet toujours selon des premières estimations qui a été élu au Havre. Édouard Philippe sans surprise a été réélu avec 47 % des voix.

Euh à Tu le fief de François Hollande, le candidat d'hiver gauche, Bernard Combe, a été largement battu, aurait été largement battu par le divers droite, Laurent Melin, gros revers du Parti socialiste à TUL. Euh Jean-Dominique Harteu, le euh au candidat RN d'Orange, a fait 35 % des voix et il fait tomber Jacques Bonpard qui était le le co le le maire de la ville depuis 95 en alternance avec son fils. Voilà.

Et donc c'était aussi des résultats qui étaient assez attendus et donc ça passe au Rassemblement national et un petit tour à la Réunion à Saint-Paul où les électeurs ont choisi Emmanuel Séraphin comme maire pour les six prochaines années. Voilà, le maire sortant est arrivé en tête de ce second tour avec 55 % des suffrages exprimés. Et c'est vrai que pour juste pour Orange, tu fais bien de de le rappeler, Jacques Bonpard était élu depuis 1995 à l'époque.

C'était une des premières villes, les premières villes qui basculaient au Front National à l'époque et là il vient d'être entre-temps, il a quitté et mais toujours resté à l'extrême droite et doncant c'est le Rassemblement national qui devient euh donc la première force municipale. Sabrina SB, déjà que pensez-vous de ces premiers résultats qu'on entend ce soir, les premiers échos que vous pouvez avoir ? Bah pas très bon en réalité.

J'ai presque envie de dire que sur les premières villes qui arrivent, c'est une large victoire quand même à droite euh même parfois droite dure. Et la gauche, c'est compliqué avec les écologistes. Ce que ça dit aussi globalement, c'est que les fusions, en tout cas les alliances de second tour ont pas réussi à mobiliser l'ensemble de l'électorat, soit l'électorat de gauche, soit un électorat qui aurait pu basculer au 2e tour.

Et ça démontre que tous les derniers débats des dernières semaines, des derniers mois avec cette ce storytelling autour de ces deux gauches irréconciliables, et bien il a fait son chemin, il a fait beaucoup de mal et le résultat ce soir c'est que beaucoup de villes qu'on aurait pu garder ou qui aurait pu basculer à gauche et ben n'ont pas basculé, on les a pas gardé. Madame Sébaille, je vous interromps 2 minutes pour vous annoncer les résultats à Nice ou Éric Sioti bas Estros. Donc voilà, ça aussi c'était une ville qu'on où on attendait fortement les résultats.

Eroti aurait fait 45 % des voies, monsieur Estros 36 % et la gauche 19 %. D'accord. Effectivement, un résultat qui était plutôt attendu.

Bah Lydia, on va enchaîner. On a Lyon aussi. Lyon.

Bah Lyon. OK. Alors Lyon justement ville écolo tenue par Grégory Douset.

Quel est le résultat ce soir ? Alors selon les premières estimations, Éric Dusset aurait été réélu à 53 % des voix. Euh et donc qui battrait son adversaire qui aurait fait des priorités pardon monsieur Holas qui aurait fait seulement 47 % des voix.

Donc 47 % des voix première estimation effectivement prère estimation. Ouais tout à fait première estimation. Effectivement étant une grande ville et les bureaux de vote ont dû fermer assez tard.

C'était une une des villes emblématiques de la vague verte aussi de 2020 euh au municipal pour les écolos sur laquelle dans les premiers sondages on était donné très très largement perdant et puis finalement au fur et à mesure de la campagne la enfin le candidat Grégory Douet a réussi à remonter le score. Oui. Là pour le coup c'est plutôt une alliance qui a fonctionné au second tour puisquil y a eu fusion avec la France insoumise et là ça a fonctionné mais globalement on peut se dire que c'est pas très reluisant.

Il faut attendre la fin des résultats, mais il y a beaucoup de villes qui étaient à gauche historiquement depuis très longtemps qui ont basculé. Certaines d'ailleurs, je pense à Fausse ou d'autres qui sont dans le sud en basculé. Euh donc pour le moment en tout cas le résultat est pas bon du tout pour la gauche et les écologistes.

Euh Lydia justement en parlant des des écologistes, il me semble que ces élections plus que les autres ont révélé des divisions au sein du groupe écologiste. Ouais, on va en parler hein. Mais Cyril, c'est assez frappant de constater à quel point ces municipales ont mis à jour les divisions au sein des verres.

Euh on va refaire un peu la chronologie des événements. Tout a commencé le 26 janvier dernier et la publication de sep tribunes sur Mediaapart signé par un ensemble de militants écologistes. En filigramme de cette tribune, c'est toute la stratégie actuelle du parti qui est remise en question.

Euh les militants qui ont qui ont signé la tribune de Mediavart accusent la direction nationale du parti de privilégier presque partout des alliances avec le PS au point selon eux de transformer les écologistes en simple béquille de la social-démocratie. Et comment a réagi le parti après cette publication de enfin après la publication de cette tribune ? Rune Ouais.

Euh bah leur réponse la réponse du parti a été assez immédiate et euh jugée violente par plusieurs militants. Euh le parti a a menacé les signataires de suspension s'ils ne retiraient pas leur signature carrément. Certains l'ont fait, d'autres non.

Dans le même temps, les cadres du parti écolo ont accusé LFI d'être à la manœuvre derrière cette tribune et de vouloir déstabiliser le parti. Bref, un beau bazar et de quoi ajouter une crise à la crise en interne, cette histoire cette histoire ouais traduit surtout un désaccord politique très profond. Une partie des écologistes estime que le parti est en train de s'éloigner de la logique du nouveau Front populaire qu'on avait vu émerger pendant les législative de 2024 en acceptant des accords avec le PS tout en prenant ses distances avec la France insoumise.

Autrement dit, la question n'est pas seulement avec qui gouverner les villes mais quelle écologie défendre. une écologie de compromis avec la gauche sociale-démocrate ou une écologie plus offensive, plus ancrée à gauche en rupture avec le social libéralisme. Et ce n'est pas le seul argument que les que les verts avancent pour s'éloigner du PS.

Sur ce sujet, nous avions interrogé avec ma collègue Sarah Dieu Jérôme Glaise, un dessinataire de la tribune de médiia part dont je viens de vous parler. Lui, il a refusé de se ranger derrière Emmanuel Grégoire, le candidat PS à Paris. et a préféré rejoindre la liste de Sopia Chikirou.

On l'écoute. Le budget est essentiellement voté par l'Assemblée nationale, le budget des villes. Donc le fait de ne pas voir la connexion qu'il peut y avoir entre les deux, ça ça ne pas comprendre comment fonctionne les finances publiques et le financement des qualités territoriales.

On faut pas être schizophrène. Donc on peut pas être à la fois le candidat qui va voter donc le budget ou qui va laisser passer le budget et le candidat qui qui [musique] va être au maire de Paris. Ouais, j'aimerais juste on va reprendre sur la chronique après mais c'est important d'être vraiment au plus proche du direct et de l'actu.

On aurait les premières estimations à Paris à prendre avec des pincettes. Évidemment Emmanuel Grégoire serait donné à 48 % des voix et Rachid Alati seulement 41 % et Sopia Chikurou 11 %. D'accord.

Donc euh donc il y a une avance assez certaine pour Emmanuel Grégoire sur euh la capitale. Pour l'instant effectivement Paris comme Lyon, les bureaux de votes ont fermé très tard donc les premières estimations donnent Grégoire gagnant. On en saura un peu plus au cours de la soirée mais bien entendu Lidia et Amine vous serez là pour nous informer.

Donc si on revient sur les les écolos donc Lydia tu as rappelé le contexte du coup comment ça se passe sur le terrain concrètement en pour ce premier tour et surtout ce second tour ? Alors pour le premier tour à Limoche, Perpignan et Chirol et Cambré, les écologistes ont soutenu des listes insoumis. À contrario, LFI a soutenu des têtes de listes écologistes à fék, Boulang Bien en cours, Draguignan ou Arcueil.

Au-delà de ces quelques particularités hein, on voit que la vague verte des municipales de 2020 est un peu retombée. Dans plusieurs grandes villes, les écologistes sont en difficulté, parfois distancés comme à Strasbourg ou Besançon. Euh c'est pourquoi les alliances pour ce second tour sont nécessaires, ont été nécessaires comme on le voit à Lyon où le maire sortant était au coude à coude avec la droite.

On l'a annoncé pour l'instant, il est donné en tête. Évidemment, c'est que des estimations mais voilà, il est il est donné en tête à sa réélection qui dépend quand même directement d'une alliance avec LFI, même logique à Grenoble, Tour ou Strasbourg. Ce sont les fusions de liste à gauche qui peuvent permettre aux écologistes de se maintenir ou de l'emporter.

Et derrière ces accords de second tour, tout le monde a déjà en tête la présidentielle et j'ai envie de vous dire rendez-vous en 2027 pour découvrir la position des écolos. Merci beaucoup Lidia pour ces éclairages. Sabrina Sebai, question justement sur ces divisions dont Lydia vient de nous parler.

Comment s'est passé en interne justement cette histoire avec cette tribune ? Bah en réalité euh sur la question des municipales, peut-être que c'est la particularité des écologistes, c'est qu'il n'y a pas de stratégie nationale sur les accords qu'on fait. Il y a pas d'accords nationaux en fait pour les municipales et d'ailleurs sur d'autres scrutins non plus parce que comme on fonctionne à la subsidiarité, chaque strade décide elle-même de sa propre stratégie.

Vous allez avoir les municipales, ça va être le groupe local qui va décider. Les départementales, c'est le département. Les régionales, c'est la région qui décide.

Il n'y a que au moment des élections nationales, à savoir législative, sénatoriale ou européenne où c'est le national qui a une stratégie euh au niveau justement national. Donc forcément euh il y a des stratégies très différentes et vous allez même dans un même département, vous allez avoir des stratégies différentes d'un groupe local à un autre. qu'on va peut-être décider de faire avec le PS, avec Li, avec en fonction en réalité de du local et de la configuration locale.

Donc que des personnes soient en désaccord parce que par exemple elles ont perdu un vote dans leur groupe local sur la stratégie que elles-mêmes elles avaient choisie, ça arrive tout le temps que des personnes au moment où on constitue les listes ne soient pas sur une liste et qu'elles décident de partir sur une autre liste, ça arrive aussi tout le temps. Donc je crois que on a peut-être un peu trop mis l'accent et finalement le projecteur sur ces divisions alors qu'elles sont sommes toutes assez normal. Vous savez au moment des municipales, on a toujours plein de personnes qui partent sur d'autres listes.

D'ailleurs, certaines ont été suspendues, pas suspendues, elles vont revenir dans le parti. Enfin, vraiment, je crois que c'était un non événement qui a fait couler beaucoup d'ancre mais qui est assez habituel en réalité au moment des élections dans le parti. Donc voilà, de l'intérieur, moi j'ai en tout cas nous il y a eu des votes sur nos groupes locaux et qui ont été à peu près suivis.

Moi, j'ai suivi en tout cas pour le mien à Nanterre et et à Suren. Voilà, pour le reste, on verra. Enfin, les autres groupes ont décidé.

Donc d'ailleurs, je crois que il y en a qui ont été sur d'autres listes avec la France insoumise, je pensais à Toulouse par exemple où finalement les écologistes ont décidé de rejoindre le candidat insoumis et donc tout ce petit monde, ceux qui étaient au premier tour avec François Picmal et ceux qui l'ont rejoint au deuxème tour se retrouvent tous sur la même liste à la fin au final. Et justement cette cette accusation d'être instrumentalisée par par justement la France insoumise, comment ça a été vécu aussi ? Est-ce que on considère que certains élus écolo ne sont pas capables de choisir par eux-mêm ?

Ils devraient être guidés par LFI. Alors, je pense que ça fait surtout suite à la conversation qui a été révélée entre notamment Manuel Bompard et une des militantes des anciennes militantes écologistes qui justement parlent de cette stratégie concernant les écologistes. Donc, on a plutôt le sentiment effectivement qu'il y a eu une tentative euh là-dessus.

Après, franchement, des militants écolos qui écrivent des tribunes pour dire qu'ils sont en désaccord avec la ligne du parti, c'est assez régulier quand même. C'est pas une grande nouveauté. Et qu'est-ce que vous pensez de des de certaines personnes qui ont jugé un peu violente la décision de suspendre carrément les militants au sein du parti ?

Bah je pense qu'il s'y attendaiit pas parce que après c'est pas régulier qu'on suspende, ça dépend vraiment je pense des périodes. Mais nous de ce qu'on nous a dit en off, c'est que c'était quand même assez assez surprenant qu'il fasse ça. C'est assez exceptionnel.

B, je crois surtout que ce qui était assez agaçant, c'est que vous avez des groupes locaux qui votent des stratégies, qui rentrent en campagne et là, vous avez une tribune qui sort en fait, qui démolit à peu près le travail de plusieurs semaines de plein de militants qui étaient assez en colère euh de voir cette tribune, de se dire "Mais attendez, on travaille depuis des mois, on a travaillé sur un programme, on a fait des enfin voilà, on a décidé d'une stratégie, on peut être en désaccord avec la stratégie, ça veut pas dire qu'on doit aller l'étaler à l'extérieur comme ça a été fait." Et je crois qu'il y avait surtout beaucoup de militants qui étaient pas d'accord. Et oui, enfin franchement moi pour tout vous dire, j'étais pas forcément de ceux qui disaient il fallait suspendre.

Je pense qu'au contraire en fait en faisant ça, on a euh on a mis vraiment l'effet miroir grossissant sur quelque chose qui était pour moi un non événement parce comme je dis assez souvent, enfin nous on a l'habitude d'en plaisanter. Si vous mettez trois écolos dans une salle, vous avez quatre avis différents qui en sortent. C'est tout à fait normal chez nous.

Lid un résultat à Marseille. Ouais, un petit résultat à Marseille totalement. Un grand résultat du coup à Marseille.

Un grand résultat. Benoît Paï aurait été largement réélu à Marseille euh avec 54,6 % des voix contre 39 % des voix pour Franck Alisio, le candidat RN selon les premières estimations. Euh ça aussi c'était une ville une ville où vraiment on attendait les résultats parce que la deuxième plus grande ville de France qui passerait au rassemblement au moins du rassemblement national, c'était assez exclusif comme voilà comme configuration.

Donc donc voilà, le candidat de gauche aurait été largement réélu. Et alors juste un petit point rapide justement sur les bascul lors de ce 2è tour des municipales, donc les villes qui basculent à l'extrême droite, on l'a dit Orange, même si la Ligue du Sud était plutôt considérée comme un parti d'extrême droite. Il y a Hagd qui passe à l'extrême droite, Carcasson également, Carpentra.

Euh les villes qui basculaient la droite sont Brest et Tul. On tu l'as dit tout à l'heure Lydia. euh les villes qui basculent au centre Poitier avec un une un fait historique, le Rassembl national va rentrer au conseil municipal à Poitier et bien sûr le Havre reste ou bascule au centre en tout cas reste euh donc pour Édouard Philippe.

Euh à gauche, les villes qui basculent à gauche, il y a donc Roubet qui bascule à gauche, il y a Nim et Agin. Là pour l'instant, dans les premiers résultats que nous avons tout au long de la soirée, on va continuer à vous fournir différents résultats. Sabrina SBA sur ces résultats, on a parlé des écolos.

Vous au début de votre intervention, vous avez dit que finalement l'union, les fusions de gauche n'ont pas si bien fonctionné. Comment il faudrait faire pour qu'en l'année prochaine, il y a déjà les élections l'élection présidentielle l'année prochaine pour que finalement la gauche puisse l'emporter ? Nous avons eu Daniel Simonet juste avant vous qui nous disait que c'est l'union de la gauche de de LFI OPS qui pourrait faire en sorte de de en passant bien sûr par les écolos pourrait faire en sorte que la gauche l'emporte avec peut-être une primaire à gauche.

Qu'en pensez-vous ? Comment on pourrait faire éventuellement ? Alors en réalité je pense qu'on va malheureusement tomber dans tout ce qu'il ne faut pas faire mais on verra comment vont se dérouler les jours qui viennent.

Mais on risque d'avoir une partie de la gauche qui va dire vous voyez, il faut pas s'allier avec les uns et les autres parce que c'est ce qui a conduit à la perte et donc la fusion ne fonctionne pas. Il y a deux gauchers réconcl dans notre pays. Il faut pas du tout faire comme ça.

D'ailleurs, je crois qu'on m'annonce que Paris c'est gagné pour Emmanuel Grégoire. Donc ça va aussi voilà alimenter ce récit là. Et en réalité euh là où on est on va être en difficulté, c'est que à force justement de dire que certains sont infréquentables, que euh pour tout pour voilà pour être très carré, vous avez le PS qui pendant longtemps a dit euh LFI sont infréquentables, faut pas travailler avec eux, faut rien faire avec eux, donc on les a diabolisé à l'extrême.

Mais de l'autre côté, vous avez LFI qui a dit "Le PSC des traîtres et cetera, on peut pas travailler avec eux." Et en réalité tout ça a fonctionné puisque vous avez toute une partie de l'électorat qui lorsqu'il y a eu les fusions de second tour ils étaient tellement en rejet d'une des parties de cette gauche qu'ils n'ont pas été voté. Donc je crois que ce qu'on doit ce qu'on doit faire aujourd'hui ce qui devrait être fait devant nous, c'est plutôt de d'apaiser le débat dans notre pays, d'expliquer que oui, on a des divergences, qu'on a des différences parce que d'ailleurs si on avait pas de différence, on serait pas dans des partis politiques différents.

Donc on a des manières de faire de la politique différemment, on porte des enjeux aussi qui sont parfois différents, mais qu'il y a énormément de choses qui nous rassemblent et que si on veut gagner en 2027, moi je ne vois pas comment dans le pays avec cette poussée de la droite, y compris d'ailleurs au niveau des municipales, on le voit ce soir, comment est-ce qu'on arrive à gagner si on continue ce récit des dégoer réconciliables ? Parce que enfin pour gagner au deuxème tour, faut faire 50 + 1. Donc à un moment le calcul, il est simple.

Si toute la gauche, même une partie du centre gauche voire du centre tout court ne va pas voter pour faire barrage à ce qui risque d'arriver à savoir a priori plutôt bardella pour la présentielle de 2027, et bien on peut se dire tout de suite que c'est perdu et qu'on en fait on prépare 2032 directement parce qu'il y a plus d'enjeu en réalité. Donc je crois qu'il va falloir que tout le monde mette un peu de l'eau dans son vin et qu'on se remette à travailler sur le fond au lieu vraiment d'être dans les polémiques et dans voilà le fait de s'invectiver sur les plateaux télés. Et est-ce que vous appelez comme Daniel Simonet qu'on a reçu il y a quelques instants sur ce plateau, est-ce que vous aussi vous appelez à une grande primaire de la gauche ?

Moi, je sais pas si la primaire c'est le bon outil. Franchement, je fais plutôt partie des sceptiques sur les primaires. Je sais que pour les écologistes, on a décidé d'une primaire, il va y avoir cette primaire pour désigner les candidats.

Voilà, c'est ce qu'on a décidé, c'est probablement ce qu'on fera. Est-ce que ça sera le bon outil en sachant qu'il y aura d'autres candidatures à gauche à côté aujourd'hui quand on sait que il y aura probablement Jean-Luc Mélenchon, qu'il y aura probablement Raphaël Gluxman, peut-être même Rousell, enfin voilà. Donc normalement une primaire, c'est fait pour sortir un candidat de tout un camp.

Là visiblement, ça sera pas le cas. Donc je ne sais pas ce que ça va donner. Je ne sais pas combien de candidatures on sera à la fin de cette primaire.

Est-ce qu'il y en aura une 2 3 4 à gauche et chez les écologistes ? Donc voilà. Et puis après euh franchement si c'est pour avoir quatre candidatures de gauche, je vous dis sincèrement enfin voilà les électeurs de gauche enfin ils sont un peu désespéré aujourd'hui hein.

Nous on est sur des territoires où moi j'ai fait campagne toute la semaine et ça fait même des semaines. Enfin les gens me disent "Mais pourquoi vous êtes pas unis ? Pourquoi vous partez divisé ?

On comprend pas. Pourtant vous étiez ensemble, vous avez fait la NUPES, vous avez fait le NFP. Enfin à un moment les électeurs, c'est pas non plus des moutons quoi.

Il faut pas s'attendre à ce qu'à chaque fois on leur dise bah non bah là on s'aime plus mais au moment d'aller grapiller des postes, on s'aime tous, faut qu'on y aille ensemble. En fait, même nous, on en a ral bol de tout ça. Euh justement la ce que vous entendez sur le terrain, c'est cette division de de la gauche qui n'est pas très bien compris par l'électorat, mais justement est-ce que vous entre élus écolo, entre élus même plus largement à gauche, vous entendez enfin là vous êtes avec nous, vous vous nous le dites et vous l'entendez, mais est-ce que vos camarades entendent ça ? entendre que le public lui, les électeurs eux ne comprennent rien au final ne sont pas pour ces divisions.

Bah visiblement non qui continue à se taper dessus en permanence et que on narrive pas à travailler ensemble. Donc moi, j'ai pas l'impression qu'ils qu'ils ont compris. Donc peut-être que ce soir là où on a perdu des villes qui étaient historiquement à gauche, peut-être qu'il y en a qui vont se réveiller en se disant "Bon bah, il faut peut-être faire autrement maintenant parce que nos électeurs ne supportent plus qu'on soit en denti sur les alliances et et sur le fait de partir ensemble ou pas." Mais en fait, moi ce que je constate aussi, c'est que les électeurs de gauche, ils sanctionnent quand il y a de la division.

Ils sanctionnent aussi quand à un moment ils ne comprennent plus qu'on passe notre temps à se taper dessus. Enfin franchement vous pouvez pas Moi, c'est ce que je disais, c'est-à-dire que y compris quand on a fait les les campagnes, si vous passez tout le premier tour de votre campagne des municipales à euh dire que une partie de votre gauche n'est absolument pas fréquentable, que vous ne pourrez jamais travailler avec eux, que c'est inadmissible alors que de l'autre côté, vous avez des listes de droite et d'extrême droite sur lesquelles vous ne dites absolument rien, en fait aller expliquer aux gens qu'en 24 heures, on a réussi à se mettre d'accord pour diriger une ville pendant 6 ans, c'est quand même compliqué. C'est pas la même chose qu'au législativ. législative, chacun siège dans son groupe politique.

Ensuite là, on est censé diriger une ville ensemble pendant 6 ans. Donc je crois que c'est surtout ça qui a fait beaucoup de mal à ces alliances qui ont peut-être pas si bien fonctionné que soi, même si à Lyon on voit que ça fonctionne. Mais en réalité enfin franchement c'està dire qu'à chaque fois il faut compter sur la responsabilité des électeurs pour aller faire barrage à la droite alors que normalement on est des responsables politiques tous en tant qu'on est.

Donc c'est à nous aussi d'être responsable et je crois qu'il y en a qui manquent un peu de de cette responsabilité aujourd'hui. Euh j'aimerais faire un petit point comme je l'ai dit priorité au direct. J'aimerais faire un petit point au niveau des résultats euh des résultats qu'on a déjà annoncé mais qui s'affinent de plus en plus notamment à Paris où le candidat Emmanuel Grégoire aurait recueilli 53 % des voix à Paris selon les premières estimations d'IPS.

Euh Rashidati qui avait fait puisonner sa liste avec celle du candidat Horizon Pierrive Bournazel compte plus de 15 points de retard avec 38 % des voix et Sopia Chikirou serait arrivé en dernière position comme je l'ai annoncé tout à l'heure avec 8,9 % des voies. Euh autre info, le Rassemblement national remporte montargiste dans le dans le Loiret une commune tenue par la droite depuis 2001 et euh et euh la candidate la valette du Rassemblement national a recueilli 47 % des voix. Je l'avais annoncé tout à l'heure euh voilà à Toulon tout exactement à tout exactement.

Euh c'était une une commune où on attendait aussi les résultats parce que voilà commune RN et euh en fait c'est son adversaire euh José Massi, la candidate d'hiver droite qui aurait remporté l'élection avec 52 % des voix. Très bien. Et Lydia, tu peux nous rappeler les autres scores marquants de cette journée, enfin de cette soirée pour l'instant.

On a dit on a parlé de Roubet avec David Guirot, on a parlé de Dum avec Stéphane Lefol, je t'en prie. Ouais, on a aussi on a aussi à Roubet du coup, tu l'as dit, le LFI David Guirot qui est arrivé en tête à Clermontferrand. Les républins les républicains annoncent une victoire historique du LR Julien Bonnie face aux socialistes.

À Rennes, c'est la sortante socialiste Nathalie Apéri qui a été réélu avec 43 % des voix. À Lille, le maire socialiste sortant Arnaud Deslande s'impose largement. à Poitier, c'est l'écologiste Maconit, soutenu par LFI qui a battu qui a été battu par le centriste protonier, pardon.

Euh Édouard Philippe réélu au Havre. Euh, on parlait aussi de Tul, le fief de François Hollande, un gros revers pour la gauche puisque euh c'est son euh c'est son adversaire euh le candidat Laurent Mélin qui a euh remporté l'élection, qui aurait remporté l'élection parce queon est toujours sur des prévisions. et et à Orange, c'est le maire RN Jean-Dominique Harteau qui a qui est en tête pour l'instant de ce second tour avec 35 % des voix et qui fait tomber le candidat Jacques Bonpard à la tête de la ville avec son fils depuis 1995.

Très [grognement] bien Lydia. On reviendra aussi bien sûr sur ces points très importants dans quelques minutes avec Amine qui va nous nous rejoindre. Dernière petite question, Sabrina Sebai.

On a assisté en 2020 à une vague verte qui a impressionné beaucoup de monde. Cette année en 2026, c'est moins le cas. Ça s'explique comment selon vous ?

Bon, bien sûr on a parlé de la gauche plus largement, mais si on parle des écolos, qu'est-ce qui fait que en 2026, ça a moins prix qu'en 2020 ? Bah faudrait encore attendre quelques résultats parce que on n' pas il nous on n' pas Strasbourg, on n' pas Bordeaux, on n' pas Lyon, on n' pas donc voilà Tourà euh l'Orient euh voilà on avait aussi un candidat donc faudrait voir euh une fois que tous les résultats sera stabilisés mais en réalité euh oui 2020 on fait une vraie poussée mais c'est normal parce qu'on avait quasiment pas de ville avant donc ça apparaît tout de suite comme étant très important si vous voulez ce soir si on prend les résultats des LFI on va dire voilà ils ont ils ont ils ont surperformé mais quand on parle de pas grandchose en réalité c'est logique d'avoir des résultats comme ça. Là, il s'agissait pour nous d'abord de conserver des villes qu'on avait gagné et puis d'aller en chercher d'autres.

Donc forcément le résultat c'est pas tout à fait la même chose. Donc on va moins parler de poussé écologiste. Mais néanmoins si on conserve déjà la plupart des villes qu'on avait gagné en 2020 et que par ailleurs, on en gagne quelques-unes, je pense que ça montre aussi que l'écologie politique s'installe aussi dans le paysage de notre pays et je crois que c'était quand même important.

Puis là où franchement on a vu des mer écolo, ils ont fait ils ont quand même de très bons bilans sur leur ville. Donc on va attendre de voir la suite des résultats. Les résultats.

Bah merci beaucoup d'avoir été avec nous Sabrina SBI. Je rappelle vous êtes député écologiste. Tout de suite on va accueillir nos prochains invités.

Juste avant je vous laisse avec avec nos correspondants citoyens. On a toute l'année des correspondants citoyens qui nous envoient des images, leur reportages ou en tout cas leurs impressions de ce qui se passe dans leur commune. Et donc on va pouvoir aujourd'hui avoir leur avis sur ce premier tour, enfin pas ce premier tour, ce second tour pardon avec on va aller du côté de Lyon et de Pentin avec le candidat de la liste Osé Pentin qui est un de nos correspondants citoyens.

Je vous laisse avec leurs impressions de ce second tour. Je vais vous parler de Pentin en scène Saint-Denis. Ici, c'est une situation de rêve car au premier tour, il n'y avait pas de liste d'extrême droite et la droite n'a obtenu que 12,91 % des voix.

Il y avait quatre listes de gauche dont cell de lutte ouvrière menée par Nathalie Arta reste en lis la liste du maire sortant Bertrand Kernne qui a obtenu 39,60 % des voix. Élu et rélu depuis 2001, c'est la première fois depuis lors qu'il est contraint à un deuxième tour. Historiquement membre du PS, il n'a pas obtenu cette fois l'investiture de son parti pour briger un 5e mandat, d'autant qu'il s'était engagé en 2020 à ne pas se représenter en 2026.

En 2è position, une liste d'union de la gauche présentée par Mathieu Monoto, actuel premier adjoint de Bertrand Kerme, a obtenu 22,36 % des voix. Elle rassemble le Parti socialiste, le parti communiste français, l'après et debout. La rupture avec le maire en place s'est faite principalement sur les questions de verticalité, de clientélisme, de manque de transparence.

Enfin, la liste de la France insoumise conduite par Thomas Bardou a obtenu 21,94 % des voix légèrement derrière la liste d'union de la gauche. Donc, je vais vous parler des élections municipales à Lyon. Alors à la surprise générale au soir du premier tour, c'est le candidat écologiste Grégory Dous, le maire sortant qui est arrivé en tête.

Il était à la tête d'une coalition du de la gauche entre donc les écologistes, le parti socialiste, le parti communiste, place publique, voie commune qui est un petit parti local issu du PS ainsi que debout et l'après. Et du coup, c'est arrivé en tête. Et en 2è position, on peut trouver donc le candidat de la droite rassemblée de la coalition grand cœur lyonnais, donc l'ancien patron de l'OL Jean-Michel Holas que bon nombre de médias nous présenter comme quasiment élu des premiers tours, ce qui n'a en l'occurrence pas été le cas.

En 3e position, on peut trouver la candidat insoumise députée Anaï Belloa Sheriffi. Et en 4e position, on trouve le candidat UDR Alexandre Aber du palais qui en l'occurence n'a pas dépassé des pour n pas n'est pas qualifié pour second tour qui a appelé à sonir le candidat de droite. Alors heureusement que quelques jours plus tard les listes du N de la gauche et de la France insoumise ont pu faire une fusion technique ce qui permet a priori euh une défaite quasi assurée à Jean-Michel Holas ce dimanche.

Merci d'être avec nous. On est de retour sur le plateau de cette émission spéciale second tour des élections municipales et nous ont rejoint sur le plateau Mathieu SL essayé et clair le jeune de la France insoumise et bien sûr toujours Amine Snoussy qui va venir nous rappeler les derniers résultats et qui va nous fera peut-être même tout à l'heure une chronique sur justement ce qu'il se passe actuellement sur cette élection municipale. Sur ces élections municipales.

Oui, c'est c'est la première estimation. C'est c'est une assez c'est une grosse surprise pour le coup. C'est Toulouse le le ma le maire sortant selon la première estimation IP if serait donné gagnant à 53 % face à l'Alliance et lesfi parti socialiste portée par François Picmal à Strasbourg.

L'écologiste sortante Jean Barzeguian qui était en mauvaise position euh a été réélu euh et sa liste avait fusionné avec la France insoumise. On rappelle aussi tout tous les résultats qu'on a qu'on a annoncé. Emmanuel Grégoire serait en position favorable selon les premières estimations avec 48 % des voix.

Rachidati sera à 41, Sopia Shikiro à 11 %. Ça c'est à Paris évidemment. C'est les premiers chiffres qu'on a eu.

À Marseille, Benoît Pay Payant est largement réélu avec 54,6 % des voix contre 39,1 % pour Franck Alisio, le candidat Ren à Lyon. Grégory Doué serait réélu avec cette liste d'union de la gauche de 52 avec 52,9 % face à Jean-Michel Holas à 47,1 % à Nice et c'est ça le l'une une des une des grosses informations de la soirée, l'alliance d'extrême droite portée par Eric Sioti serait arrivé en tête à 45 % face à face à Christian Estros qui n'aurait fait que 36 %. à Renn euh c'est Nathalie Apéré, la mère sortante Parti socialiste qui est réélu à 43,4 %.

Euh Horizon, le porté par Charles Compagnon, fait 34,2 et Marie Mesmer, député les filles fait 22,4 [grognement] %. à TUL, on l'a dit euh tout à l'heure, c'est euh Laurent Mélin qui l'emporte qui porte une liste d'hivers droite. Euh le le maire sortant Bernard Combe euh a été défait à 30 avec 39,8 %.

Lors la valette aurait perdu à Toulon, euh la députée Eren ne fait que 47,4 %. Euh à Poitier euh on le rappelle euh Anthony Brettier a été euh élu a sur une liste divers gauche euh à Nî [raclement de gorge] à Nî on c'est euh le parti communiste qui a été euh élu avec Vincent Bouger qui fait 41 %. Le RN a fait 37 %, LR 21 %.

Et c'est la grosse victoire de la France insoumise ce soir. C'est David Guiroot qui l'emporte à Roubé euh avec 55,61 %. Euh une large victoire donc euh la liste divers droite qui arrive 2è ne fait que 23,21 % selon les premières estimations.

Euh donc voilà tout ce qu'on a pour l'instant. Mais très bien Amine, avant que tu a une autre une dernière info. Oui, on aurait euh une première euh estimation à Ansy.

Oui. Où c'est euh Antoine Armand qui est élu à ANSY, l'ancien ministre de l'économie et c'est la première fois que le camp présidentiel arrive à obtenir une ville de plus de 100000 habitants. Le camp présidentiel justement Gabriel Atal vient de faire une déclaration.

Il dit qu'il double le nombre d'élus. Le résultat ce soir, il est net. Nous doublons notre nombre d'élus.

Chers amis, pour la première fois de son histoire, je vous annonce donc que Renaissance dirigera, tu viens de le dire Amine, une ville de plus de 100000 habitants. Il a donc féliciter Antoine Armand et lui d'Anscy. Il a également une réaction de Patrice de Patrice Jouvet, je vais dire non, c'est Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste qui a accusé la France insoumise de faire perdre la gauche au vu des premiers résultats de ce second tour des municipales.

Clair Mathieu, venez d'entendre les résultats qu'Amine vient de nous donner. Je vous ai fait quelques déclarations de Gabriel Atal ou de Pierre Jouvet. D'abord Claire, quelle réaction suite au résultats qu'on vient d'entendre ce soir ?

Ouais bah merci pour l'invitation. Déjà nous ce soir ce pour ce second tour en consolide nos positions. Vous l'avez dit on a gagné Roubé, c'est une énorme victoire et ça c'est à la suite de la victoire sur Saint-Denis.

Faut aussi parler de la ville de Leampon qui est une ville de 82000 habitants à la Réunion remportée par notre candidat Alexis Chaussal. Et ça veut dire que pour euh des milliers des milliers des milliers d'habitants, la vie, elle va changer dans ces villes qui vont pouvoir être un rempart euh aux effets du capitalisme, un rempart aux effets des politiques macronistes. on va pouvoir faire de ces lieux des s de résistance à à la montée de l'extrême droite et ça c'est des points d'appui absolument capitaux dans la dans la période qu'on traverse parce que ce qu'on voit aussi dans les résultats qui ont été annoncés c'est que il y a quand même une une validation de cette théorie selon laquelle il y a aujourd'hui en fait une énorme porosité entre l'électorat d'une droite extrémisée et de l'extrême droite. [grognement] la série de villes qui a été remportée par le RN notamment Sud-Est.

Donc j'ai noté Carcasson, Nice Hagd, Carpentra, c'est clairement des villes où lesatr traditionnel, il part, il glisse complètement vers l'extrême droite. C'est ce mouvement politique auquel on assiste avec aussi voilà un Eric Sioti qui prend la parole et qui préfigure quand même des éléments de langage qui vont être ceux du RN en vue de 2027, mais aussi un RAO qui prend la parole en donnant des éléments de langage qui sont ceux d'une présidentielle qui effectivement va se qui vont essayer de jouer sur le terrain sur les thèmes pourris de de l'extrême droite. Donc c'est ça la configuration politique.

Et après sur les autres résultats à gauche, on en attend encore quelques-uns. [grognement] On attend la la l'annonce sur Toulouse notamment. Mais moi ce que je vois déjà, c'est que l'électorat de la France insoumise, il est responsable. il sait faire la différence entre des désaccords politiques et stratégiques profonds qui existent à gauche entre nous et le PS et le péril de l'extrême droite.

Donc l'électorat de la France insoumise euh il s'est probablement déplacé pour faire en sorte que Marseille ne bascule pas à l'extrême droite. [grognement] Et quant à l'accusation de Pierre Juvet et d'autres, on en entendra de LFI qui fait perdre la gauche. J'ai enfin j'ai envie de dire les maires sortant PS ils ont un bilan, ils ont pas besoin de nous pour perdre ils perdent très bien tout seul.

Cherbourg a été perdu par le Parti socialiste ce soir. Ils ont refusé pendant toute la campagne de faire alliance avec la liste de la France insoumise qui avait quand même fait il me semble 8 ou 9 %. J'étais allée en soutien au candidat là-bas.

C'est également cas à Saint-Brieux où place publique perd la ville au profit d'horizon et a bien sûr refuser la la fusion technique qu'on qu'on leur avait proposé. Donc, j'ai envie de dire quand même là où des maires socialistes ou écologistes perdent, il y a il y a aussi un bilan qui est là et il y a il y a aussi un contexte de monté d'une droite qui dans le dans le pays et je veux dire la on on s'embarque donc dans ce qui va être le début de la présidentielle et j'ai envie de dire les bases qu'on consolide ce soir avec la France insoumise nous donnent des points d'appui très important et valident toute une série de de constats stratégiqu qu'on avait pu poser avant cette municipale. Mathieu Sama, votre réaction [grognement] après ces premiers résultats ?

Oui. Alors bon, il il y a des résultats qui sont pas encore là, donc ce qu'on dit est plus ou moins provisoire, mais la première chose que je voudrais dire, c'est d'abord que quand même la France ne veut pas de l'extrême droite. Quand je dis ça, c'est le RN qui est censé être le premier parti de France autoproclamé, qui qui est censé être aux portes du pouvoir et cetera. euh ne gagne aucune euh euh grande ville en réalité.

Et le seul endroit où l'extrême droite euh la seule grande ville que l'extrême droite emporte, c'est euh Nice euh avec Eric Siotti. Sachant qu'on est sur un territoire qui est déjà très radicalisé comme ça ça vient d'être dit très justement et que en fait c'est un peu un laboratoire d'une éventuelle fusion entre droite extrême droite qui est du point de vue des idées déjà quasiment acquis soi-dis en passant. Mais je c'est important quand même de dire que euh [grognement] contrairement au discours qui consiste à dire l'extrême droite a déjà gagné, bah non, on voit bien alors évidemment les municipales c'est pas des présidentiel, c'est pas des législatives, c'est pas voilà, mais on voit bien que euh le Front républicain ça marche.

Et par exemple euh Lor La Valallette qui est une des stars quand même du RN qui était donnée gagnante, elle avait fait je crois 44 % au premier tour, donc elle était quasiment elle avait quasiment gagné. Elle perd au deuxème tour, elle ne fait que deux points de plus au deuxème tour. Pourquoi ?

Est-ce queil y a eu un front républicain ? Parce que il y a il y a les électeurs sont allés voter pour dire on veut pas d'une mairie gouvernée par l'extrême droite. Donc c'est un premier enseignement qui n'est pas naïf.

Je veux pas être naïf par rapport à à la montée de l'extrême droite dans le pays. Mais nanon moins c'est important de le dire parce que là je vois Marine Le Pen qui est en train de dire on a gagné c'est une victoire incroyable pour le RN. Moi je ne suis pas d'accord avec ce avec cette vision là.

Euh la deuxème chose que je veux dire, c'est euh les Macronis sont complètement en déroute. Je veux dire Gabriel Tal qui dit queils ont doublé leur nombre d'élus euh pour le parti présidentiel. Euh ils ont quasiment aucune ville.

La la plus grande ville qu'ils ont, je crois, elle fait 100000 habitants. C'est ça. C'est ça.

Ans et le PS revendique la victoire face à François Baotou à peau d'ailleurs. D'accord. Donc c'est une alors c'est une déroute de d'autant plus grande.

Donc les le macronisme en tant que que mouvement politique qui était censé structurer notre pays à partir de 2017 est en train à mon sens de mourir totalement. Et donc c'est l'échec aussi euh à la fois d'Emmanuel Macron, mais de encore une fois sa stratégie qui consistait à dire que euh d'une av au début on pouvait dépasser le clivage droite gauche, ensuite on peut remplacer la droite pour au final se rendre compte que les électeurs votent à droite voire euh parfois à l'extrême droite. Et la troisème chose, je pardon, je suis un peu long, mais la troisème chose que que je veux dire encore une fois provisoire, c'est la gauche existe quand même encore, je veux dire, dans le pays, on dit que le pays pareil c'est droitisé énormément et cetera.

Euh la gauche a quand même Paris, Marseille, Strasbourg, Lyon, Lille. Euh alors après il faut regarder dans les détails évidemment, mais la gauche garde des des très grandes villes. Euh les deux métropoles quand même euh [grognement] françaises restent à gauche.

Un certain nombre de villes très importantes restent à gauche. Donc euh la gauche existe encore. Moi, j'ai pas encore le panachage notamment en terme de nombre de voix au niveau global, au niveau national, mais à [grognement] mon avis entre la droite et la gauche, ça ça va être pas enfin en tout cas ça va pas être un écart très important.

Donc c'est important de le dire parce que déjà je j'ai vu là sur le un certain nombre d'analystes qui disent que c'est une déroute pour la gauche. Moi je suis pas d'accord avec cette analyse. Et ensuite évidemment il y a le discours sur et là je veux c'est mon dernier point je je vais venir quand même sur la gauche per quand les salit avec Li.

On sent que c'est l'élément de langage là qui est en train de de circuler. Le parti socialiste, une partie du parti socialiste en train de dire ça. Donc évidemment ça donnerait raison à tous les ceux du Parti socialiste qui disent surtout pas LFI.

Lfi, c'est une hor à gauche et cetera. Alors moi, je dirais pas du tout ça parce que c'est trop tôt déjà pour voilà et puis surtout dans les quartiers populairire la fille fait une percée considérable et c'est pas rien parce que c'est des territoires qui qui ont été oubliés par la gauche pendant des années. Et il y [grognement] a un parti, la France insoumise qui s'est mis à parler de communalisme, qui s'est mis à parler de de questions du logement, de la question de l'insalubrité du logement, qui a parlé des violences policières, qui a parlé des questions de racisme et cetera.

C'est les seuls de cet municipal à avoir parlé de ces sujets-là. Et euh en effet, ils font une percée considérable dans les quartiers populaires. Donc il y a Roubet euh euh qui a été gagné, je crois que Crée également.

Il voilà. Bon été gagné cré selon les premières estimations estimation. Donc je suis prudent mais apparemment sera gagné par les défi.

Donc ça c'est important à dire. En revanche, moi je voudrais dire une chose, c'est que à gauche il y a quand même je trouve beaucoup d'hypocrisie et [grognement] je veux dire LFI et le PS passent leur vie à s'insulter sur les réseaux. euh euh par médias interposés et cetera.

Et par contre quand il y a une élection là tout d'un coup, on appelle à l'union, on dit il faut de l'union et cetera. Et je pense qu'il y a beaucoup de Français qui comprennent pas ça. Je veux dire, on voit des gens qui s'insultent à longueur de temps, qui disent du mal les uns des autres et cetera, mais qui disent par contre, on va s'unir euh dans le cadre de des d'échéances électorales et cetera.

C'est un je pense que ça donne une image d'hypocrisie en mode juste pour essayer d'avoir des places, on on s'adie. Et ça, il faut quand même que euh tout le monde, hein, je vise personne en particulier, mais que ils aient conscience de ça. Et ensuite euh moi, je ne pas que évidemment il y a des gauches euh réconciliables, en tout cas, il y a des une gauche social-démocrate et une gauche de rupture.

Et puis en effet, entre les deux lignes, il y a pas de de fusion idéologique possible en tout cas. [grognement] Mais le respect entre les partis, c'est quand même possible. Et je trouve parfois qu'il y a beaucoup d'irulence, beaucoup de violence dans les débats, dans les dans voilà dans les diatribes entre les parties de gauche.

Et je pense que ça a joué là euh pour certains, c'est-à-dire que les gens se sont dit bah attendez, vous passez votre vie à vous insulter mais vous dites par contre que vous allez faire des alliances lors des deux des seconds tours et cetera. C'est quand même un peu hypocrite et paradoxal. La gauche réconcillable tout à l'heure, ça sera la chronique d'Amine.

Juste avant, on on vient d'accueillir on accueille Anas Kazib qui nous rejoint. Bonsoir. Bonsoir.

Merci d'être d'être avec nous. Et juste avant de te donner la parole, il y a Claire le jeune qui souhaite répondre et rapidement pour qu'Anas aussi puisse parler à ce que viennent de dire Mathieu Sama. Ouais.

Oui, bien sûr. Bah ça me fait forcément réagir quand même. Faut se remettre en tête que le point de départ c'est quand même nous Front populaire avec tout le monde qui donne l'extrême droite gagnante et Bardella à Matignon.

On arrive à se mettre d'accord sur un programme qui est bon moins 10 ans par rapport au programme qu'on porte nous avec la la France insoumise mais qui est un programme quand même ambitieux autour enfin autour de duquel toute la gauche arrive à se mettre d'accord et à partir de là les enfin les retournements de vestes du PS se multiplient. les négociations du budget avec le gouvernement et puis les épisodes les plus récents qui sont gravissimes. C'est-à-dire que des éléments de langage qui démarrent dans l'extrême droite sont repris par ensuite la sphère C News BFM et se retrouve dans des communiqués du PS.

Voilà, avec des accusations extrêmement graves qui valident l'idée selon laquelle la France insoumise serait un parti antisémite qui [grognement] est exactement le l'élément qui est utilisé pour obtenir notre annulation euh notre il y en avait qui étaient prêt à demander nos dissolutions. Euh donc que le PS cotise à ça, oui, c'est des choses extrêmement graves. Ça légitime la vivacité des tensions qui peut y avoir entre nous et aussi parce que ce qui se joue là, c'est un désaccord politique, stratégique mais majeur au sein de la gauche parce que moi je me suis quand même retrouvé avec François Hollande en collègue à l'Assemblée nationale.

Donc le retour de cette tendance du PS sans cesse retourner vers cette voilà cette gauche qui n'est pas de la gauche qui a une fois arrivé au pouvoir mène une politique de droite ça on la combat on assume de la combattre de la combattre jusqu'à appel à des unions avec alors vous dites union technique mais et c'est ça je pense que les les beaucoup de français comprennent pas c'est d'un côté de ces unions techniques on a une information qu'on est en mesure de donner Brest bascule à droite. Le Parti socialiste a donc serait donc été battu après 37 ans de règne. C'est le candidat de droite Stéphane Roua qui l'emporte avec 57,4 % des voix.

Le maire socialiste sortant François Cuiandre n'a fait que 38,8 % dans une liste qui était justement en alliance avec la France insoumise. Ouais. Donc par juste juste je termine en une phrase et en fait nous ce qu'on a dit c'est que dans les situations où il y a la droite extrémisée ou l'extrême droite en face bah on sait on habite en fait hein.

On veut pas des conséquences d'une gestion de droite ou d'extrême droite sur les habitants qu'on défend et c'est tout l'objet de nos campagnes, c'est de mettre en place des conseils municipaux qui peuvent batailler pour les habitants. Donc ça, on sait très très bien, on a nos repères, voilà, on sait faire la différence entre un désaccord extrêmement profond à gauche et puis et puis ce qui ce qui est en face quoi. Donc moi je vois pas je je vois que ça peut désorienter les les électrices électeurs, mais pour moi on n pas d'autre choix que de combattre jusqu'au bout cette ligne présente et malheureusement de plus en plus présente au sein du PS et de combattre dans le même temps la droite extrémisée et l'extrême droite et le fascisme qui est en face et qui arrive très vite.

ADAS [grognement] CB, justement, quel est votre sentiment [raclement de gorge] sur ces résultats déjà de ce premier tour et enfin ce premier tour, de ce second tour des municipal et sur peut-être cette histoire de gauche peut-être irréconciliable. Bah sur le sur le deuxème tour, enfin c'est encore assez euh assez contrasté. On va continuer à analyser au-delà même de la soirée mais dans les prochains jours un peu les résultats dans dans l'ensemble du pays.

Moi je dirais que il marque un peu un une avancée un peu conservatrice globalement. C'est c'est pas mal les listes d'hivers droites LR et cetera qui arrivent plutôt à à s'en tirer. Euh le Parti socialiste, j'ai l'impression que Marseille, Paris et cetera euh essaie d'un peu cacher, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt plus globalement où il y a pas mal de de de défaites de de leur part.

Pour moi, c'est à peu près ça quoi. Euh le on voit qu'il y a un niveau d'abstention qui est en dessous qui qui est supérieur à celui de 2014. Alors que les premiers sondages, souvenez-vous, au premier tour, il disait que 70 % de la population disait aller voter lors de ces élections municipales.

Ça montre qu'il y a pas il y a pas eu de mystique pour dire d'une certaine manière autour de de cette élection municipale, que c'est un continuum d'une certaine manière de la crise politique. C'est-à-dire qu'il y a une forme d'usure euh de de la population vis-à-vis de de ce qui est en train de se passer. Moi, j'ai l'impression aussi d'une forme peut-être globalement de d'élections municipales qui sont plutôt déconnectées de la réalité politique et des enjeux nationaux et internationaux. parce que les gens ils regardent les prix à la pompe, ils regardent ils allument les chaînes de télé, ils entendent le D3 Dormous qui est bloqué, euh euh les les avancées en terme de de coût pour l'énergie et cetera et que on arrive avec des élections municipales où c'est très souvent voilà quoi, faut je suis pas contre parler de la piste cyclable et cetera mais des fois tu as l'impression que tu te dis de l'autre côté il y a il y a une guerre au Moyen-Orient et cetera les gens ils voient l'imp impact tout de suite sur leur pouvoir d'achat et puis tu as des maires qui parlent pas d'autres choses que de cantine de de de terrain de foot ou quoi que ce soit.

Donc moi, j'ai l'impression en tout cas qu'il y a pas eu de de mystique globalement sur l'élection municipale et enfin sur la question de de de la gauche de des listes d'union de la gauche pareil. Elles ont pas donné envie spécialement d'être d'être appuyé. Parfois même, on a l'impression que ces unions de la gauche, elles elles sont défaites.

Euh pour moi, euh il y a Toulouse, il y a il y a d'autres villes comme ça où on voit que les Unions, elles n'ont pas spécialement apporté apporté grand-chose. J'ai vu très rapidement parce désolé, j'étais en réunion et du coup, j'ai essayé de de suivre un peu le le comment dire le les lives sur sur les les grandes chaînes. J'ai écouté rapidement Emmanuel Bonpard et et Éric Cocrel sur leur sortie.

J'ai l'impression que la France insoumise fait un bilan plutôt négatif de de ce second tour. La réalité c'est qu'ils attendaient avoir plusieurs hautes villes, au moins Toulouse et et peut-être peut-être Limoge en plus et qu'au final c'est plutôt la douche froide même dans certaines villes des quartiers populaires où les alliances qu'ils ont fait au second tour elles elles elles payent pas euh et que le discours il est assez bizarre. J'ai pas entendu ce que disait Mathieu et et Clair juste avant.

Enfin, je je j'ai pris un peu la la discussion enfin, mais c'est vrai que c'est assez antagoniste la manière dont c'est présenté par Bon, c'est-à-dire que on salue le dégagisme vis-à-vis des listes euh du Parti socialiste et d'Europe écologie les verts alors qu'en même temps, c'est la France insoumise qui a joué un peu un rôle de marche-pied là-dessus et que la réalité c'est que ces histoires d'union de la gauche, c'est quand même la France insoumise qui est précurseur là-dedans. Enfin, je veux dire, c'est Mélenchon qui fait 22 % le soir des présidentiels et qui tend la main en faisant la NUPES alors que Hidalgo venait de sortir avec 1,5 %. C'est le Nouveau Front populaire et cetera.

Et on a l'impression qu'au final, ils se sont fait prendre à leur propre jeu. C'est-à-dire que maintenant soit ils sont contraints à faire des des listes d'union, soit le Parti socialiste a joué une carte dans les grandes villes en disant "Regardez, vaille que vaille, nous on y va, on n pas besoin de vous et au final gagner." Et ça va être intéressant de voir comment les choses elles vont se décanter d'ici la présidentielle.

Effectivement, ça va être l'objet notamment de ton de ta chronique Amine. Et juste là pour savoir, on parlait des des grandes villes, les 288 principales villes françaises. Donc 93 ont été remportés par la droite, 50 par la gauche, 28 par les partis macronistes et 9 par l'extrême droite.

Donc c'était juste pour une idée de de répartition. C'est quand même effectivement quand même encore dans les villes les plus importantes en France euh le donc 93 sont remportés par la droite. Amine, tu voulais et oui, il y a une déclaration de d'Emmanuel Grégoire, j'oubliais Emmanuel Grégoire donc vient de l'emporter.

En tout cas, il a annoncé largement vainqueur. Il dit Paris a décidé de rester fidèle à son histoire. Il a remercié ses électrices et ses électeurs qui ont fait le choix de l'Union de la gauche et des écologistes.

Paris sera le cœur de la résistance à cette union des droites qui veut vous prendre ce que nous avons de plus précieux, de plus fragile, la simple joie de vivre ensemble. Paris, c'est cette promesse et cette promesse, je m'engage à la tenir pour les six prochaines années a-t-il déclaré. Amine, donc tu voulais nous parler de cette gauche irréconciliable.

Oui, c'est un peu le fil rouge de de cette discussion entre vous. Mais donc les premières estimations sont tombées et la gauche unie comme ça a été dit n'a pas fait les scores espérés à Limo à Toulouse. Les fusions du second tour n'ont pas réussi à faire basculer le scrutin.

Bon des analyses bien plus poussées suivront dans les prochains jours. Mais mais pour l'instant comme le disait Sabrina et B tout à l'heure c'est le retour du récit de ses gauches irréconciliables. Peut-être que le meilleur symbole est à aller chercher du côté de Strasbourg.

La gauche a réuni a réussi à s'unir autour de la mère sortante Jeanne Barzeguian au second tour avec une union FI et Colo PCF. Mais les socialistes ont préféré s'allier avec la candidature macroniste. Et tout au long de la soirée, on va nous parler de la responsabilité de la France insoumise dans les fusions au second tour.

Mais en réalité, les attaques qui visent à disqualifier politiquement la France insoumise et les sortir de l'arc républicain ont déséquilibré un peu le champ médiatique. Calfond, Gegge, Hollande, des cadres socialistes ont dit à leurs électeurs qu'il valait mieux voter à droite que pour la France insoumise. Et avant le second tour, l'ensemble du PS était plutôt aligné sur cette stratégie. aucune fusion au second tour avec la pour ensuite en faire dans de nombreuses grandes villes justement.

Mais autre ambiguité aussi difficile à comprendre pour les électeurs de gauche, c'est que la France assoumise accepte ses fusions. Euh c'est ce qu'on dont parlait tout à l'heure sur ce plateau. C'est des alliances FPS de second tour alors que des clivages sont très importants entre le programme de la France insoumise et du Parti socialiste.

Que les mairies socialistes, vous l'aviez dit Claire le Leg au tout début de votre intervention, ont des bilans et souvent des bilans qui n'ont pas encrés à gauche. Et ça peut également démobiliser des électeurs qui que la France insommise veut aller chercher pour ses prochains scrutins. Clair, une réaction à l'analyse de vient de nous faire Amine, mais je pense que c'est à peu près ce que vous disiez également tout à l'heure.

Ouais. Bah quand on parle de gauche irréconciliable, nous c'est très certain qu'on n'est pas réconciliable avec le hollandisme et tout ce qui s'y apparente et qu'on n'est pas réconciliable avec les positions de Jéron Gedge, avec les positions de Calfond. Euh c'est très très clair qu'on n'est pas réconciliable avec avec tout ça.

Euh après euh encore une fois là euh la France insoumise c'est un mouvement qu'à qu'à 10 ans. On est entré dans cette municipale pour la première fois en en faisant vraiment un objectif stratégique. On atteint quand même des scores qui sont significatifs et qui vont pouvoir faire rentrer pas mal de conseillers municipaux qui vont pouvoir mener la résistance dans les dans les conseils dans dans la gestion des villes.

Je pense à à Lille, à Limoge, de ce que je comprends, euh on ne gagne pas mais on va quand même pouvoir peser de manière extrêmement forte. Et encore une fois, je pense que les défaites qui peut y avoir notamment du côté du PS, elles sont imputable au PS, hein. Faut pas chercher, faut pas chercher ailleurs.

Là où peut-être il y a une question fondamentale, c'est effectivement la différence qui peut y avoir entre ce qui s'est passé en juin-juillet 2024 où il y avait une forme de sincérité dans l'Union, même si il y avait quand même une campagne européenne avec des forts clivages. Du point de vue des militants, quand on a fait les campagnes, il y avait vraiment cette cette campagne sincère dans la mesure où on savait qu'on avait l'extrême droite en face. Je pense que en fait euh ça suse ça suuse dans un contexte où euh le PS joue le jeu de la droite des macronistes en reprenant les éléments de langage, en reprenant ce narratif selon lequel on serait pas dans l'arc républicain qui reprend c en fait cette manière de retourner le front républicain et de finalement privilégier la droite sur la gauche la gauche radicale.

Et ça c'est c'est gravissime mais il porte une responsabilité énorme énorme là-dedans et forcément ça ça a un impact sur les scrutins, ça a un impact sur la mobilisation des électrices et et des électeurs. Donc peut-être qu'il y a des questions stratégiques à se poser là-dessus. Maintenant effectivement les municipales c'est des milliers des milliers de scrutins qui ont leur spécificité par rapport à l'histoire des des coins, par rapport à l'histoire des des parties et de leur implantation dans chacun de de dans chacune des villes.

Et nous ce qu'on voit c'est que lorsque un travail a été fait sur plusieurs années euh vraiment de terrain en faisant comprendre que l'échelon de la commune c'est pas un échelon de gestion technocratique, ça devrait pas l'être et que c'est un échelon politique, c'est un échelon peut mener la résistance, c'est un échelon on peut protéger, c'est un échelon on peut montrer que il y a autre chose qui est possible. Je pense à Roubé, je pense à à aussi au tampon. Je sais que le travail d'Alexis sur place, ça fait des années, des années qu'il le mène.

Quand on arrive à mobiliser les les abstentionnistes, bah on peut faire des choses intéressantes. maintenant la page d'après et on le voit on voit clairement aussi dans les prises de parole des chefs de parti que que soit Rotailleux ou autres, on va basculer dans la séquence présidentielle et là effectivement je pense que bon le PS ça a l'air d'être un grand bordel là-dedans parce qu'ils ont pas l'air trop d'accord entre eux non plus sur ce qu'il faut faire pour 2027 mais c'est très clair que nous on va tracer un sillon qui est la suite de ce qu'on a fait dans cette élection et qui est de qui est de dire de porter haut cette gauche radicale, cette gauche de transformation qui lâchera rien, qui lâchera rien malgré les accusations, malgré les intimidations qui peut y avoir notre égard et qui tiendra bon au côté des antifascistes, on a un mouvement antifasciste qui tiendra bon sur tout ce qu'on représente et tout ce qu'on a pu porter pendant ces 10 dernières années. Et un truc qu'on dit depuis un moment, c'est que à la fin ce sera eux ou nous.

Et moi je pense que euh Rayo l'a bien compris aussi comme ça en pointant dès son intervention le soi-disant péril de la France en soumise. Justement juste sur euh les les électeurs et peut-être la la confusion, c'est un peu ce que ce dont parlait tout à l'heure Mathieu Slama. Anas, est-ce que le fait que LFI et le PS aient eu ces pendant cette municipale cette manière d' enfin en tout cas de d'interagir entre eux en terme de discours et de position, ça a un peu perdu les les électeurs qui n'ont pas suivi forcément à chaque fois soit les fusions et autres.

Euh et je pense ce que je dire par là, c'est qu'est-ce que parfois quand le message n'est pas assez clair, lecteur il est perdu ? Et je fais juste référence peut-être à la campagne que RP a fait à Saint-Denis où j'ai le sentiment que le fait de que la position de de RP était claire a permis à Révolution Permanente de pouvoir rentrer dans ce conseil municipal. Est-ce que finalement l'électeur de base de gauche quand il voit deux formations ne pas s'entendre sur des trucs où il a l'impression qu'il devrait s'entendre, il est complètement perdu. il va pas, soit il va pas aux ures, soit il vote pas comme on lui demande de voter.

Bah c'est clair que ça manque de colonne vertébrale tout ça. Moi je pense que le projet initial de la France insoumise est en échec. En réalité, le projet initial de la France insoumise, c'est celui de la rupture totale avec le Parti socialiste.

Et Mélenchant l'expliquait bien notamment de comment il analysait les 10 % du vote trotskiste euh euh aux élections présidentiel de mémoire, je crois c'était 2002, c'est ça ? quelque chose comme ça où il considérait qu'il y avait un socle électoral d'au moins 10 % à la gauche du Parti socialiste et qu'il fallait avec une une ligne claire sans euh euh sans concession avec le Parti socialiste et que la réalité c'est que aujourd'hui en tout cas ces élections municipales il il montrent que le projet d'indépendance de la France insoumise il est ultra euh euh en difficulté parce que OK il y a eu la victoire de Baliayoko à Saint-Nis, il y a celle de de David Guiroot à Roubé et puis on verra au suite de la soirée s'il y a d'autres d'autres villes. Mais pour une une organisation politique qui essaie de de conquérir la présidentielle, c'est pas très bon quand vous arrivez pas à choper des des grandes villes parce que les grandes villes, c'est aussi une synthèse à peu plus petite échelle de l'élection présidentielle.

C'est-à-dire que vous arrivez à taper un peu dans les différents socles, pas que dans votre socle habituel, mais aussi dans un socle peut-être un peu plus de la classe moyenne, des CSP plus et cetera, qui se disent "Moi, je vais voter pour vous." Et donc ça montre que au final la France insoumise, elle va systématiquement avoir besoin du Parti socialiste. C'est pour ça que c'est assez il y a il y a quand je parle de de manque de colonne vertébrale, c'est-à-dire que le lundi, il y a des discours durs contre le PS et puis le mardi, il y a quand même des alliances qui sont qui sont faites où on se retrouve avec une forme de c'est pas juste des alliances tactiques et techniques, c'est aussi une dilution du programme d'une cer Bahle, moi je moi je l'ai vu par exemple le les alliances LFIPC ont dilué le le programme que porte la France insoumise sur le désarmement de la police municipale Par exemple, Mathilde Panot était sorti sur le désarmement de la police municipale.

La France insoumise, elle a totalement reculé sur ça. La question de la baisse des loyers, de la réquisition des logements à à Saint- Mais pas qu'à Saint-Di à à Picmal à Toulouse. Euh il a fait même des réunions publiques avec des anciens commissaires et cetera.

Enfin, il y a il y a eu un changement de de on est resté sur le désarmement de arme létal de la police, ça c'est non, c'est sur le LBD que vous êtes la France insoumise a dit retrait du LBD. Mais je veux dire le Parti socialiste par exemple à Paris est pas pour l'armement de la police municipale. Vous voyez ce que je veux dire ?

C'estanation gae ne pas des choses plus offens et cetera et quand même pas le même programme oui mais après bon moi je je c'est mon analyse je suis marxiste donc j'ai une position qui est différente de de la vôtre mais moi je pars d'un principe que le lorsque vous ne il y a pas de mystique qui est créé pour un vote plus radical et qu'en fait d'une ville à l'autre les gens ne comprennent pas ici vous êtes avec le PC de l'autre côté vous êtes contre le PC ailleurs, vous êtes contre le PS. Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a une une forme de de de cacophonie de et manque de lisibilité et surtout moi je pense profondément que il y a eu aussi une une un petit bilan court de ce qu'ait l'expérience nouveau Front populaire.

C'est-à-dire que les gens ont tiré quand même comme bilanus. Il ne reste plus beaucoup de temps sur ce plateau. C'est c'est le en 30 secondes, c'est quand même que le Nouveau Front populaire, il a accouché derrière d'une trahison énorme du Parti socialiste.

C'est-à-dire que au moment donné, si vous remettez le PS systématiquement en selle, les gens, ils se disent "Mais moi, je vais pas voter pour ça pour redonner à mes ennemis d'hier encore 6 ans devant à à me à me faire mal localement." Malheureusement, on doit terminer sur ce plateau-là. Mathieu Lama, vous restez avec nous pour le prochain plateau.

On va parler de la mobilisation dans les quartiers populaires. On l'a évoqué un peu là tout de suite avec Saint-Denis. En attendant, je vous propose de regarder un petit clip d'autopromo qui vous montre à quel point votre soutien nous est précieux.

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De retour sur le plateau du média dans pour cette émission spéciale second tour des de l'élection municipale. nous ont rejoint sur le plateau Lunes qui était sur la liste à Saint-Dali Bakayoko mais qui a aussi milité à Créteil. Il viendra nous dire exactement comment s'est passé la campagne et ce second tour à Créteil.

Nous sommes aussi avec Lauren Lolo qui est sur la liste de Bagnolet Collectif et qui vient nous annoncer que on a gagné. Vous avez gagné donc liste de de gauche et Mathieu Slama et ses listes est toujours avec nous et bien sûr Lydia est de retour pour nous donner quelques résultats. Oui, alors on va commencer tout de suite avec des résultats tout frais notamment à Brest.

Brest bascule à droite, le Parti socialiste allié à la France insoumise battu après 37 ans de règne. Le candidat de droite Stéphane Rouau, l'a emporté avec 57 % des voix comme je l'ai dit qui a battu le maire socialiste à Nant. Maintenant, la candidate sortante Johanna Roland a été donnée à 54 % des voix.

Donc à le bas son opposant hein, le candidat Fulk Chombard de l'eau, euh candidat horizon Renaissance donné à 45 % des voix. À Limoge, Guillaume Guérin est élu avec 51 % des voix. Damien Modet obtient quant à lui 40 % des suffrages.

À l'Orient, c'est Fabrice Loler qui est réélu, le candidat sortant et réélu maire de l'Orient avec 45 % des suffrages exprimés. Il devance le candidat de la gauche, Damien Girard. À Paris, les résultats ont pas trop changé depuis qu'on les a annoncer vers 20h50, mais je tiens quand même à les redonner.

C'est le candidat de la gauche, Emmanuel Grégoire qui a recueilli 53 % des voix à Paris. Euh voilà, selon les premières estimations, Rachid Adati qui avait fusionné sa liste avec le candidat Pierreve Bournazel, le candidat au raison est à 15 points de retard avec 39 % des voix et Sopia Shikirou est en dernière position avec 8,6 % des voix. À Lyon, le maire écologiste de Lyon, Grégory Duset, est largement réélu au second tour des municipales face à l'ancien patron de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Holas, longtemps favori des sondages Grégor Toussé qui est donné à 54 % des voix.

Petit tour dans le sud maintenant à Marseille. Benoît Paillant est donné gagnant. C'est ce qu'affirme Ipsos Benoît Paillant.

Le maire sortant serait élu à 56 % des voix euh et battrait sur le candidat Franck Alisio. Donc ça c'était vraiment des résultats qu'on attendait ce ce clash entre la gauche et l'extrême droite dans le sud à Toulouse. Une petite déception pour le candidat François Picmal, le candidat Union de la gauche qui est donné perdant face au maire sortant Jean-Luc Mouan. euh le maire sortant d'hivers droite qui aurait remporté le second tour avec 53 % des voix contre 47 pour le euh candidat François Pickmal [musique] qu'on a reçu à Ansy.

L'exministre Antoine Armand est élu avec plus de 49 % des voix. Euh tout ça c'est ce sont des chiffres provisoires mais c'était c'est très intéressant parce qu'en fait Ansy c'est l'une des rares grandes villes où un candidat [grognement] renaissance un candidat de la majorité aurait remporté la ville. Euh on a aussi quelques petites infos, notamment à Po où on a pas de chiffres, mais on a euh Jérôme Marbao du PS qui euh qui euh annonce avoir battu François Baou à peau.

Ah oui, euh à Menton, c'est Jordan Bardella qui revendique la victoire du RN. Là aussi, on n' pas encore les chiffres, mais en tout cas euh le le candidat euh a a battu euh voilà la candidate Alexandra Masson à Menton, l'Union des droites euh à laquelle participait Louis Sarkozy. Voilà, serait donc défaite et je vais vous donner quelques petits chiffres comme ça pour terminer sur les chiffres.

On a la première victoire du Rassemblement national en Alsace qui n'avait jusqu'ici aucune aucune municipalité. On a Raphaël Schubert qui est élu maire de Wittle Shame, j'espère que je le prononce bien. Euh voilà, donc c'est la première commune de son histoire en Alsace. [musique] Le RN s'en part aussi de Liévin, un bastion de gauche de 30000 habitants dans le pas de Calais.

Euh et voilà. Pour vous donner une petite idée, 93 des 288 principales villes remportées sont remportées par la droite contre 50 pour la gauche selon des premières estimations. En parlant de la droite justement parisienne, Rachid Adati a réagi.

Elle a dit "Je n'ai pas réussi à convaincre suffisamment que le changement était non seulement possible mais surtout qu'il était nécessaire. La candidate droite la candidate de la droite a affirmé avoir subi des attaques mensongères indignes en dessous de la ceinture qui sont absolument inacceptables dans une démocratie où tous les principes démocratiques ont été bafoués et elle estime que le poison de la division a produit ses effets. C'est amusant que Rachid Adati fasse ce type de déclaration.

Euh et Marine Tondelier également a réagi. Alors Marine Tondelier euh n'a pas hésité à fustiger les partisans de la gauche irréconciliable, donc à la France insoumise au Parti socialiste. La gauche a été toxique pour elle-même dans cette campagne a déclaré donc la leader de des écologistes donc en France en tout cas.

Donc là pour cette deuxième partie, on a cette dernière partie d'émission, on a envie de parler de la mobilisation dans les quartiers populaires. Une mobilisation qui en a surpris plus d'un dont moi notamment car c'est une des premières fois où je constate et notamment en région parisienne qui a autant de listes portées soit par des citoyens sans étiquettes ou des jeunes issus des des quartiers populaires qui sont allés soit à la France insoumise ou à d'autres parties de gauche. Et donc je on tenait ici à faire un point là-dessus avant que Lydia nous fasse sa sa chronique.

J'avais juste envie d'avoir sur ce point là la mobilisation dans les quartiers populaires. Votre avis Mathieu Slama ? Qu'est-ce qu'on peut en dire en tout cas ?

Euh oui, je pense que il y a il y a des très bonnes choses, des des des listes qui ont été menées euh avec des habitants des quartiers, des gens qui représentent vraiment ces quartiers euh avec euh euh alors parfois LFI, parfois communist, parfois d'autres d'autres listes. Et il y a quand même, je pense, une évolution qui est que vraiment on a une gauche engagée, une gauche de rupture qui est qui a qui a vraiment parlé à ces quartiers, qui a parlé de de problématiques qui sont vraiment importantes dans ces quartiers. la question de l'antiracisme, la question des violences policières, la question du logement euh insalubre, la question de la ségrégation dans ces villes, enfin tout un tas de sujets de fonds qui ont vraiment été abordés lors de lors de ces campagnes et avec une certaine participation.

Mais il y a eu aussi, j'ai vu quand même beaucoup d'abstentions. Euh par exemple, j'ai regardé à Saint-Ni euh avant de de de venir ici et au premier tour donc il y a eu quand même une abstention de 57 %. Donc c'est quand même énorme.

Et j'ai regardé un petit peu dans dans dans certains quartiers euh en terme de chiffre d'absension et cetera euh on on voit que l'abstention est dans les quartiers les plus pauvres euh dans donc en fait dans les quartiers les plus ségrégués, les quartiers les plus éloignés que ce soit des services publics, que ce soit de en fait de de de la politique en réalité et euh et et ça je pense que c'est c'est un sujet fondamental. C'est-à-dire, je pense par exemple la France insoumise a réussi à à à faire voter des gens qui ne votaient pas avant, notamment encore une fois en parlant de sujets qui touche directement cet électorat. Mais il y a aussi une part de l'électorat qui ne s'est pas déplacé et il faut essayer de comprendre pourquoi.

Alors est-ce que c'est un désintérêt un désintérêt voilà de la politique parce que c'est des gens qui sont qui ont des des contraintes matérielles tellement importantes que voilà. Est-ce que c'est un dégoût de la politique, une méfiance et cetera ? Je pense qu'il faut en tirer notamment pour les partis de gauche et pour la France insoumise, il va falloir en tirer des enseignements pour comprendre qu'est-ce qui fait que il y a eu quand même une abstention importante.

Euh Laoren Lolo, on vous a vu même il y a un reportage sur le média très impliqué sur le terrain notamment à à Bagnolet. Comment on explique cette mobilisation plus importante ? J'ai le sentiment que ces dernières années en tout cas pour des municipales pour les quartiers populaires ou en quartier populaire.

Quartier populaire. Euh moi je pense qu'il y a effectivement un réel enjeu de représenter les quartiers populaires sur ces listeslà. Euh nous à Bagnolet, donc c'était euh enfin la liste dont je fais partie qui a remporté l'élection, c'est une alliance de la France insoumise euh des écolos et de l'Assemblée des quartiers.

Donc il y a vraiment eu un travail de fond de de représentation mais aussi de campagne en fait tout simplement de porte à porte de leur parler directement de de ce qui les concerne. Donc je pense que il y a eu un un petit sursaut aussi comme ça et je pense que il y a aussi un espèce de de sursaut parce que quand il y a la possibilité de l'emporter. Nous en au premier tour, on est arrivé en tête mais à seulement 100 voix d'écart à peu près.

Et en fait, moi quand je sortais dans la rue directement le soir même, les gens me disaient "Mais on pensait même pas vous pouviez arriver en tête." Et là, je pense que voilà ce qu'on ce qu'on a vu dans les bureaux de vote, ce que j'ai vu dans la rue et cetera, c'est que il y a des gens qui se disaient bon en fait, il y a une possibilité de l'emporter donc on se mobilise et du coup il y a eu des gens qui votaient pas au premier tour qui se sont mobilisés au second tour. Donc voilà, c'est comme ça que moi je l'explique.

Lounes, toi tu es certes sur la liste de Baliogo à à Saint-Ni, mais tu as aussi beaucoup milité à Créteil. Et comment on explique aussi cette mobilisation à Créteil ? J'ai vu aussi qu'elle est beaucoup passée par les réseaux sociaux à Créteil.

Comment comment toi tu as vécu ça ? Comment on explique qu'il a une forte mobilisation pour ces municipales ? Alors pour dresser un portrait de créteil, c'est une ville qui est dans une situation particulière puisque il y a un maire qui est au pouvoir depuis 48 ans, c'est plus que dans certaines dictatures à travers le monde.

Et donc on a un maire qui a donné des du travail à tout le monde, a donné des places en crèche à tout le monde, a donné des logements sociaux à tout le monde. Et donc du coup quand on fait campagne sur le terrain, c'est extrêmement compliqué parce que la plupart des gens disent "Mais en fait nous on est loyau vis-à-vis du du maire." Et donc du coup, il y avait un travail qui devait être fait euh avec euh la les figures qui sont sur la liste qui sont des figures qui sont jeunes, qui sont des nouveaux visages, qui ont aussi une une autre une autre posture, une autre positionnalité vis-à-vis euh euh des gens, notamment des jeunes de quartier populaire en disant voilà, nous on n'est pas des donneurs de leçon, on va pas vous expliquer pourquoi vous devez militer, comment vous devez militer.

Et du coup ça a parlé beaucoup aux gens, même si forcément on va pas rattraper cette question d'abstention qui est une des causes de des politiques publiques depuis des décennies, des décennies. Il y a eu un sursaut de mobilisation. Euh aujourd'hui au second tour, on n' pas encore les résultats définitifs mais malheureusement pour les camarades euh de Créteille notamment Abdou Bar Jaffar qui est tête de liste, il y a pas eu un sursaut euh pour sa campagne même si sur le terrain les gens étaient très enjoués.

Moi je pense notamment au quartier du port, au quartier du Montméli sur Crité qui sont les quartiers les plus pauvres de la ville où les gens étaient très enjoués de de cette campagne là qui était une campagne populaire. Voilà sur les réseaux sociaux, il y a aussi des codes de viralité qui ont été repris. Abdoulbar, il a été beaucoup remarqué sur Twitter où il avait des réactions très drôles, très piquantes sur même des attaques obsennes dont il était victime.

Mais malheureusement, des gens qui sont euh qui ont un rapport très abîmé avec les institutions, c'est pas une campagne jeune, populaire, dynamique qui va les faire revoter. Et juste pour réagir à ce qui a été dit avant sur la situation incis, sur la question d'abstention, il y a aussi un angle mort qui est immense, c'est qu'en fait il y a plein de gens qui sont pas inscrits sur les listes électorales et que aussi il y a plein de gens qui sont étrangers qui n'ont pas le droit de vote et on s on est aussi une des villes les plus jeunes de France y compris si on prend les rencontres les territoires d'outreem et donc du coup il y a plein de gens qui sont entre 16 et 18 ans et qui peuvent par exemple prendre de la prison ferme mais ne peuvent pas ne peuvent pas voter n'ont pas le droit de vote. Moi par exemple, j'étais référé en inscription sur les électoral à Saint-Denis et en fait on a fait un travail de fond mais c'est un travail de longue haleine en fait. les gens, c'est pas en une élection qu'on va changer leur rapport à la politique.

Et c'est là que voilà, avec des profils comme Lauren Lolo et dans d'autres villes des gens qui sont de la France insoumise, qui sont issus des quartiers populaires qui vont intégrer les équipes municipales, ils ont un travail énorme à faire pour réparer ce lienl entre les institutions et notamment l'institution municipale qui est celle la plus proche de nous et les jeunes. Oui, parce que Saint- Nis, c'est 150000 habitants et 67000 inscrits pour pour voilà pour pouvoir voter. Donc effectivement, il y a un grand différentiel, mais tu viens très bien de l'expliquer.

Lydia, tu as justement envie de nous parler des quartiers populaires, de la mobilisation justement pour ces élections. Ouais. Et ça ça va reprendre un peu ma chronique, les éléments qu'on a qu'on a commencé un peu à à déboussailler.

C'est assez intéressant à analyser. On sait que la participation lors de ces municipales a atteint un score historiquement faible. On l'a dit lors de l'introduction, on était à 57 % de participation au premier tour contre plus de 63 % en 2014.

Euh je parle, je compare pas évidemment ces chiffres avec 2020 parce que c'était une période de Covid et malgré du coup ces chiffres en baisse, la sociologue Céline Braconier note qu'une population jeune et populaire, c'est à certains endroits au contraire remobilisé. Elle prend l'exemple de Saint-Denis dans le 93 où il y a eu un engouement assez inédit autour de Bali Bagayoko, le candidat LFI qui a été élu dès le premier tour avec près de 51 % des voix, on le rappelle. Alors cette sociologue, elle étudie depuis 25 ans le même bureau de vote dans la cité des cosmonautes et ce qu'elle raconte est assez frappant.

Elle a vu défiler toute la journée euh du coup dimanche il y a 2 semaines étant donné que euh Bali a été élu dès le premier tour. Euh des donc voilà la vue défiler toute la journée des jeunes souvent prima votant euh venu voter avec enthousiasme ce qui est assez inhabituel pour des municipales. Euh étant dionisienne, je l'ai moi-même constaté cet engouement.

Selon elle, ça s'explique par un double effet. Une campagne très présente sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok. On a commencé à parler de l'importance des réseaux et voilà cette cette présence sur TikTok a créé un engouement entre amis et en parallèle évidemment il y a cette campagne sur le terrain du porte à porte qui a réussi à ramener les habitants au vote.

Et d'ailleurs à l'image de de Saint-Ni beaucoup observé un certain succès des candidats de la la France insoumise dans les banlieux et les quartiers populaires notamment au forcément au premier tour. Ouais. Ce qui est assez frappant, c'est que derrière les bons scores de la France insoumise dans certains quartiers populaires, il y a surtout toute une nouvelle génération de candidat qui émerge.

Je vois justement Lolo chez la tête des profils issus du monde associatif, du sport, des personnes souvent racisées qui font des percées très fortes. Donc voilà, il y a Saint-Denis avec Bali Bagayoko mais aussi il y a Aya Suka, à Florim Merogis ou encore évidemment Ali Diuara à la Courneuve. Ce sont des figures locales déjà connues sur le terrain sur le terrain parfois bien plus que les partis eux-mêmes et ça change beaucoup de choses.

Leur légitimité repose sur leur engagement concret dans les quartiers, pas seulement sur une étiquette politique ou un parachutage. Résultat immobilise des électeurs qui d'habitude votent peu, notamment les jeunes. Mais c'est quand même à à nuancer ces résultats.

Évidemment, on l'a vu, la France insoumise progresse par rapport à 2020. Elle a davantage investi ses municipales. Elle a elle a fait rentrer plus d'élus dans les conseils municipaux et elle signe des percés très visibles comme à on l'a répété ou à Roubet avec David Guiro.

Les résultats viennent de tomber. Euh il y a aussi des dynamiques intéressantes dans certaines grandes villes comme à Toulouse même si ça a pas apporté ses fruits, l'île ou Limoge. Mais cette progression, elle reste assez ciblée.

Elle se concentre surtout sur des territoires où LF était déjà bien implanté, notamment dans certaines banlieux populaires où elle ne se traduit pas partout. Dans plusieurs villes, les scores restent faibles aussi entre 10 et 5 %. Euh on est encore loin d'une vague nationale et surtout il y a un point clé, on a commencé à en parler, l'abstention, elle reste très élevée dans les quartiers populaire y compris là où il y a une dynamique politique à Vau en velin par exemple.

Plus de 63 % des habitants ne se sont pas déplacés au premier tour et c'est une ville très importante vous envelin symboliquement parce que c'est une commune jeune populaire historiquement marquée par les questions d'inégalité et de mobilisation politique. Ça montre bien la limite de cette séquence. Même avec des des candidats très ancrés localement, même avec des campagnes qui parlent davantage aux habitants, une grande partie de l'électorat reste quand même à l'écart du vote.

Euh Lauren, ça fait des années euh que je peux vous observer sur les réseaux sociaux en train de voilà parler de politique, essayer de mobilisant mobiliser les gens autour de de de cette question de la politique, de s'investir dans dans sa ville. Qu'est-ce qui fait que cette année on sent un, je sais pas si vous-même vous le sentez mais un léger changement par rapport à d'autres fois et est-ce que sur la question de l'abstention dont Mathieu S'a parlé tout à l'heure ou Lydia vient d'en parler à la fin, il y a des possibilités, vous voyez qu'il y a des possibilités pour faire évoluer ça, faire en sorte que les jeunes aient plus envie d' jeunes, pas que jeunes d'ailleurs dans les quartiers populaires, il n'y a pas que des jeunes et envie d'aller voter ? Moi effectivement, c'est quelque chose que je vois le le l'engouement, ce que ce soit sur le terrain, sur les réseaux sociaux, j'ai reçu beaucoup de messages de soutien et ça fait ça fait vraiment plaisir.

Moi, pour moi, il y a un il y a deux axes qu'il faudrait privilégier, c'est d'une part le des goût. Je pense que le fait justement de d'avoir gagné des villes symboliques, de d'être sur le terrain parce que nous ce qu'on nous dit c'est que bah c'est bien, on vous voit avant les élection 1 an, un an et demi mais après vous êtes où ? Donc je pense qu'il y aura une question de la pratique du pouvoir au quotidien pour rétablir cette confiance qu'il y a entre les élus, les habitants, les militants, les militantes et les habitants.

Mais il y a aussi une question de de d'éducation en fait, si je peux dire ça comme ça, dans le sens où bah moi je l'ai bien vu, c'est quelque chose que je porte dans le milieu associatif, c'est que bah c'est pas les cours d'éducation civique qui m'ont politisé, c'est mon propre vécu, c'est le fait d'avoir croisé la route de certaines personnes et cetera. Et en fait, c'est une anomalie. Euh moi dans mon milieu, que ce soit familial, on est six frères et sœurs ou dans mon milieu enfin voilà avec mes amis et cetera, je suis vraiment une anomalie.

Et donc si pour moi il y a pas de de d'éducation par la pratique sur la politique, bah ça va pas permettre à des gens de comprendre les enjeux parce qu'il y a énormément de gens en fait qui comprennent pas forcément exactement à quoi ça sert telle ou telle élection. Euh nous on voit avec la situation que j'ai confondé, c'est des chances. On dit bon la présidentielle je vois à peu près.

Législatif c'est déjà un peu plus compliqué. Régional j'en parle même pas. Micipal ça reste encore assez flou.

Donc je pense que voilà, il faut vraiment ce ce côté rétablir la confiance et faire de de la pédagogie. Et ça passe notamment sur les réseaux sociaux. Moi, je enfin je vois énormément de gens qui ont expliqué sur les réseaux sociaux à quoi ça servait, que la continue c'était important, qu'il y avait une part de transport, de logement et cetera.

Je pense que s'il y avait pas eu ce travail-là euh beaucoup de gens enfin connaîtraient pas aussi bien les enjeux de cette élection là. Euh Lunes, justement Lidia a parlé des nouveaux profils. Est-ce que c'est ça aussi qui joue dans ces élections ?

C'est qu'aujourd'hui les jeunes issus des quartiers populaires, jeunes racisés se disent "On peut aussi nous prendre notre destin en main, prendre notre ville en main et c'est ça qui se joue aussi dans cette élection." Alors, il y a la question de la représentativité, mais aussi quelque chose de beaucoup plus trivial, c'est qu'en fait, on connaît les gens et donc c'est vrai que même il y a certains qui sont capables de faire mobiliser des gens pour des listes de droite qui vont à l'encontre des intérêts des quartiers populaires parce qu'il y a des gens qui connaissent sur la liste. Et en fait, Abdoubard Jafar par exemple, c'est un enfant du quartier du port à Créteil et tout le monde le connaît là-bas.

Et donc du coup, ça fonctionne aussi beaucoup par famille. Il y a beaucoup de grandes familles dans les quartiers populaires et donc du coup en fait une fois qu'on a quelqu'un qui est identifié sur la liste, c'est pour lui qu'on va voter. Et euh même si je pense qu'il va y avoir un impact plus tard de se dire qu'en fait il y a des jeunes qui aujourd'hui n'ont peut-être pas encore le droit de vote et qui vont se dire "Ah mais en fait c'est possible pour moi, je peux aussi me présenter pour les élections municipales." Et forcément nous voilà dans l'ex banlieu rouge, on a eu beaucoup de maires communistes qui quand on était né, ça faisait déjà plusieurs décennies qui étaient au pouvoir et c'était pas des gens avec lesquels on s'identifiait.

Et il y a vos confrères de Street Press qui ont fait un reportage sur la cité des 4000 et les trois têtes de liste qui sont qualifiées euh au second tour à la Cour Neuve. Euh il y a Nadia Shaboun, Omarou Doukouré et Aliwara. Ils étaient tous les trois de la cité.

Et donc en fait euh les gens euh ils sont hyper contents de se dire "Bah en fait on est représenté." Et euh moi sur pour donner l'exemple de Saint-Nis, tu parlais de la cité des cosmonautes où en fait euh sur Saint-N dans les cités, c'est notamment les employés municipaux qui ont fait euh campagne euh de manière incognito parce qu'ils pouvaient pas faire campagne euh enfin ils ont un devoir de réserve, ils peuvent pas euh critiquer leur employeur parce que leurs conditions de travail se sont tellement dégradées euh sous la mandature de Mathieu Notin qu'ils ont dit "Mais en fait nous on va vous faire voter pour les gens et en fait on fait voter pour quelqu'un bah pour le coup Balioko qui est quelqu'un qui est de la ville et en fait c'est pas juste un noir Bali Bagayoko c'est quelqu'un de la ville qui a été joueur semi-pro de basket, entraîneur du SDUS basket encore aujourd'hui, cadre à la RATP, euh quelqu'un qui a été aussi adjoint à la jeunesse au sport. Donc c'est quelqu'un qui est identifié et il a été de tous les combats pendant ces 20 dernières années.

Donc c'est pas juste "Ah ouais, il y a un noir, on va voter pour lui." Ça fonctionne pas comme ça. Et par exemple à Créteil aussi, Abdoubar, c'est c'est pas juste parce que c'est quelqu'un du quartier, c'est aussi quelqu'un qui qui ne s'est jamais rené.

C'est quelqu'un qui a toujours été présent et euh lui, il a travaillé à l'étranger, il a travaillé au Canada, il a travaillé au Maroc et il est il s'est jamais senti euh euh en supériorité vis-àvis des gens qui euh sont restés euh dans leur quartier, qui ont fait des des euh travaux euh euh plus dégradés socialement, quoi. On approche de la fin et il y a une réaction de j'aimerais bien voir d'Olivier Lef. Olivier Lefort Olivier Fortancière est une voix sans issue et appelle à se rassembler.

La provocation et les dérapages antisémites sont une voix sans issue a jugé le patron du Parti socialiste. Il appelle donc les gauches à se rassembler siement que les gaucheries réconciliables était aussi une impasse. Euh Mathieu Slama, cette déclaration d'Olivier Lefort et ça sera pour quasiment terminé.

On aura deux trois questions pour finir. Mais qu'est-ce que vous en pensez ? Oui.

Alors euh je pense que il s'avance un peu parce que en réalité euh euh il y a il y a par exemple Lyon c'est en accord avec Lfi et c'est gagné. C'est une ville qui est gagnée. Euh à Marseille euh Sébastien Delogus s'est euh comment dire il s'est retiré euh au second tour pour pour permettre la victoire de Benoît Paillon.

Donc je pense que la la situation est beaucoup plus contrastée que le narratif là qui est en train de s'installer qui veut dire en gros voilà c'est la faute de LI. euh le comment dire la gauche avec LFI perd sans LFI elle gagne alors que c'est beaucoup plus complexe que ça déjà sur le terrain. Et ensuite sur les gauches irréconciliables toujours est-il que le PS quand il fallait s'allier avec LFI ou prendre les voies de LFI, il les prenait et l'inverse également est vrai.

En revanche, c'est vrai qu'il y a des il y a des lignes idéologiques, c'était l'objet du débat avant qui sont pas on peut pas consilier le hollandisme et une ligne de gauche de rupture. C'est évident et je pense aussi que à gauche, il va falloir une clarification par rapport à ça parce que les ambigués entre d'un côté des unions et puis de l'autre côté des des accords idéologiques qui sont trop profonds. Alors, je veux bien que quand on gère une ville, bon bah des fois ça se voit moins, c'est des accords idéologiques.

Mais néanmoins [grognement] à un moment donné, ça va quand même pour la gauche poser la question de soit on est on appartient à une gauche de rupture vraiment qui veut changer les choses et notamment du point de vue du capitalisme mettre le braquet d'une d'une manière différente ou alors une gauche d'accompagnement. Donc ça je pense que à gauche il y aura ces débats là mais c'est sûr que là aujourd'hui le narratif qui s'installe quand même et qui est notamment utilisé par la droite consiste à dire c'est tout est la faute de de de LFI. Et juste un dernier point, je voudrais revenir sur le débat d'avant parce que euh il s'est passé aussi quelque chose quand même pendant ces euh cette ces élections municipales, il y a Mia Part qui en a fait un article là récemment d'ailleurs, c'est la vague de racisme euh que que vécu un certain nombre de candidats rac de candidats et candidates racisés euh qui est voilà qui qui est assez spectaculaire notamment sur les réseaux sociaux.

Alors part don exemple de Bordeaux de trois donc des des candidats et des candidates racisées euh de ces villes et notamment venant de de des quartiers populaires de ces villes et il y a eu une vague de racisme extrêmement important et euh et ça je pense qu'il faut être vigilant là-dessus parce que en fait d'un côté il est il ce qui a été dit est vrai, c'est-à-dire qu'il y a une représentativité qui est qui qui est demandée, qui est exigée et dans un certain nombre de quartiers, il y a une rupture par rapport à c'est vrai des villes communistes qui étaient gérées par des maires qui représentaient pas vraiment les quartiers mais et qui euh voilà [grognement] se maintenait. Et puis maintenant le fait que bah non, c'est des gens des quartiers qui euh qui vont gérer ces villes directement et je pense que ça c'est une rupture qui est très importante et qui est fondamentale. Mais il y a aussi le racisme qui monte dans le pays et on l'a vu l'ancien municipal, c'est sans équivalent par rapport à au aux précédentes élections.

Il faut aussi être vigilant par rapport à ça. Le Rassemblement national fait des scores aussi dans dans certaines villes et cette montée du racisme quand même qui touche les candidats et les candidats racisés, elle doit quand même nous inquiéter parce que c'est un peu sans limite sur les réseaux sociaux et que ce soit sur Twitter, sur Instagram et surtout Twitter, c'est épouvantable et Facebook ça [grognement] il faut quand même être très vigilant parce que on a vu à Saint-Ni aussi ou ailleurs le le le racisme c'est et d'ailleurs aussi bon sur ces news en basant sur ces news aussi il le racisme qui a subi effectivement Balioko que ce soit médiatique ou même apparemment pendant la campagne. Lauren, vous disiez que justement à J enfin ça vous est arrivé pendant cette campagne ?

Euh moi encore, je trouve que j'ai été euh épargnée. Après, euh pour remettre dans le contexte, moi j'ai 46000 personnes bloquées sur Twitter parce que j'ai bloqué euh des comptes d'extrême droite qui me harcelait depuis des années. Donc je pense que j'ai été pas mal épargnée par rapport à ça.

Mais il y a eu euh par exemple une candidate euh insoumise qui a été qui a subi une vague de harcèlement raciste qui se trouve [grognement] être une femme noire. Euh et en fait enfin même les médias qui nous accusaient voilà d'être proalestinien que Bagnolais allait devenir la Palestine ou que que sais-je ? Donc c'est aussi un peu enfin déjà c'est les personnes qui ont été attaquées mais c'est aussi le combat antiraciste en fait qui est qui est attaqué.

Et moi ça m'inquiète de plus en plus parce que moi j'ai peur que ça décourage bah des personnes qui commencent à s'investir en politique et qui se mangent toute cette violence là. Et je trouve que c'est ben qu'on devrait jamais s'y habituer et qu'on doit la combattre de toutes nos forces. Lounet sur cette question du racisme pendant cette campagne.

Alors moi pour donner l'exemple de Abdoubard Jaffar quand il a annoncé sa candidature, il y a Clémence Gueté qui du coup un compte très suivi mais qui aussi très suivi par des opposants qui appartiennent au franges les plus radicales de l'extrême droite à relayé du coup son poste de candidature et il y a eu des centaines de centaines de commentaires racistes et au départ donc il y a Abdouloir qui m'appelle et qui me dit "Ah ouais, tu as vu tous ces commentaires et tout ?" Je dis "Ah ouais, ça va et tout." Il me dit "Oh, tu sais, ça me fait rire plus qu'autre chose." Puis on en a reparlé plus dans la soirée, il dit "Ouf, en fait là ça touche à ma sensibilité." Et surtout en fait quand on insulte quelqu'un, on insulte pas que cette personne-là.

On insulte son famille, on insulte sa famille, ses proches, les gens qui sont euh des mêmes origines ethniques que lui, des mêmes origines sociales. Et donc du coup, c'est extrêmement blessant. Euh et nous, on a mené une enquête avec les camarades de l'Union populaire Créteille pour voir qui étaient ces gens-là qui euh euh émettaient des commentaires racistes.

Et nous, on avait une des hypothèses, c'est qu'en fait, il y avait des botes qui étaient euh euh des vagues de botes et en fait, on s'est rendu compte, malheureusement que non, ce ne sont pas des bottes. Ce sont des vraies personnes qui ont des vrais comptes, qui ont des vraies familles et euh parfois c'est des gens qui ont leur prénom, nom de famille, leurs photos. Si tu vas sur leur compte, tu vois qu'il est allé à la pêche avec son petitfils la semaine dernière et c'est c'est complètement décomplexé.

Et en fait, je pense qu'il y a plein de gens qui déjà ne se rendent pas compte à quel point c'est facile de remonter vers eux. Et puis je pense qu' le fait queil y ait personne, enf en tout cas à ma connaissance qui se soit fait condamner pour avoir insulté de manière raciste quelqu'un sur les réseaux sociaux, il y a pas eu de gens qui sont remis en question. Et moi je je veux juste bah rendre hommage à Jan Gutraoré qui est une militante voilà qui était 2è de liste enfin qui était en haut de liste à Saint-Inis et qui elle euh a connu des vagues d'harcèlement racistes mais bien avant même qu'elle se déclare candidate et qui disait "Mais en fait nous on a l'habitude." Et quand elle dit nous on a l'habitude c'est nous les noirs, les arabes, les Indo-Pakistanais en France, on a l'habitude.

Et c'est pas que sur les réseaux sociaux, c'est dans les administrations, dans les organisations politiques, y compris les organisations politiques de gauche. C'est dans enfin c'est c'est partout, c'est c'est au quotidien. Et juste là, le fait qu'il y ait eu euh une sorte de focus sur ces vagues de harcèlement raciste, moi je pense que ça va dans le bon sens.

Ça permet aux gens de se de se remettre en question et puis aussi euh des gens qui sont passifs, observateurs de se dire "Ben en fait, on a aussi un besoin de radicalité dans la lutte contre le racisme et ça passe par des programmes qui sont ambitieux." Lydia, euh tu vas faire un point sur les résultats, les derniers résultats et on terminera notre émission spéciale là-dessus. Je t'en prie.

Ouais. Petit point avant de rendre l'antenne sur les résultats. Un point assez court à Paris.

Emmanuel Grégoire est donné gagnant avec la gauche unie hors LFI. À Marseille, c'est Benoît Paillant qui est donné gagnant. Le candidat sortant a été réélu après un désistement de Sébastien de Logu de LFI.

Donc voilà, il bat le RN. à Lyon, c'est Grégory Douet euh le candidat Union Eccolo, LFI qui est donné gagnant face à Michel Holas à Toulouse. François Picmal, donc une qui a été le candidat de la largeion à gauche LFI, PSPC et Coloant Jean-Luc Moudeek, donc le candidat d'hivers droite à Strasbourg.

Jeanne Berignan, la mère écologiste sortante, a perdu face à la socialiste Catherine Trottman qui avait fait une alliance avec le candidat macroniste. À Lille, le candidat Arnaud des a battu Lawaria à douche de LFI. Donc l'île restera une ville PS.

À Limoge, Damien Modet, le candidat LFI est battu par le président LR de la métropole, Guillaume Guérin. À Brest, le bastion de gauche bascule à droite, la liste LFIPs battue par la droite après 37 ans de gouvernance. À Nice, c'est le candidat Sioti UDR RN qui bat le candidat Estros et devient maire de Nice.

À Roubet, LFI remporte la ville. C'est la belle surprise de cette soirée. David Guiroot est donné gagnant à Roubet.

Euh les écologistes quant à eux perd Bordeaux selon les premières estimations Ipsos. Ce serait le candidat Thomas Casnov qui l'emporte face au candidat Pierre Urmic. Donc c'est aussi une des rares villes Ouais. une des rares villes que le centre et la Macronie a réussi à à avoir.

Le RN avance toujours et remporte une première commune en Alsace à Wilt Shame. J'espère que je le prononce bien encore une fois, une commune de 10000 habitants. C'est la première commune RN de la région alsacienne.

Le Rassemblement national prend montagiste aussi et prend plusieurs bastions de gauche dans le bassin minier dans le nord notamment la ville de Liévin. Et enfin à Grenoble, les premières estimations semblent en faveur de Laurence Ruffin, la candidate écolo PSC LFI. Merci beaucoup Lidia et on vient de l'apprendre également, vous en parliez tout à l'heure, Ali Diuara vient de l'emporter à la Courneuve.

Donc un enfant des 4000 va enfin le maire de cette ville du 93. Merci à tous les trois d'avoir été avec nous. Merci Lydia.

Merci à l'ensemble de l'équipe du média d'avoir proposé cette émission spéciale he pour ce second tour de la de la présidentielle. J'allais dire je m'y crois déjà. [rires] Je suis déjà en 2027.

On vous proposera également cette ce type de programme en 2027 lors de la présidentielle dans ce second tour des élections municipales. Je vous laisse avec un résumé de tous les résultats qui vient d'être qui vont qui viennent d'être annoncés. Vous les trouverez juste après le dernier mot que je prononcerai.

Euh n'hésitez pas à nous soutenir sous soutenez.v.fr.

Nous avons besoin de vous pour proposer des émissions comme celle-ci face au à l'agenda réactionnaire des milliardaires. Donc on compte sur vous et on se retrouve très vite pour d'autres programmes sur le média. Bonne soirée et merci de nous avoir suivi. [musique]