Oscar Lustin, cofondateur de Domani, au micro d'Alexandre Faure
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Peux-tu présenter ton parcours et Domani aujourd'hui ?
- 2:55OuverteRéponse directe
Comment s'est fait le premier projet à Pessac ?
- 6:29FerméeRéponse directe
Combien de logements dans le premier habitat ?
- 7:58OuverteRéponse directe
Qui sont les habitants accueillis ?
- 8:41OuverteRéponse directe
Pourquoi ne plus parler d'alternative à l'EHPAD ?
- 10:50OuverteRéponse directe
Comment expliquer le projet aux habitants et partenaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 55:02Fait
« nous on est très ouvert on coopère on n'est pas dans la on parle pas de de concurrents mais de confrère »
- 56:29Fait
« lobbying pour faire changer aussi le cadre réglementaire on parlait de logement social bah par parfois il y a des petits freins quand même sur Créer l'habitat partager parce qu'on crée une nouvelle case et créer une nouvelle case en France c'est compliqué »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
bonjour à tous pour cette première rencontre de l'année 2024 j'ai le plaisir de recevoir Oscar Lustin qui est le cofondateur et le directeur général de domani on va parler alternative àpad habitat inclusif habitat alternatif Oscar va nous faire un topo sur domaniie depuis la naissance du projet jusqu'à aujourd'hui sa stratégie la vision qui porte à travers ce cette entreprise et quand vous ressortirez de de cet échange qui va durer à peu près 1 heure je pense que le sujet s'il a encore quelques secrets pour vous sera beaucoup plus clair et beaucoup plus limpide donc bonjour Oscar pour commencer est-ce que
tu peux nous présenter ton parcours et euh bah domaniie tel que tel qu'elle est aujourd'hui et comment elle s'est un peu étoffé au cours du temps bonjour Alexandre et merci de nous inviter prendre la parole sur ces sujets du grand âge euh pour répondre à la question sur un peu la la jeunèe de de domani donc domani on est une entreprise de l'économie sociale et solidaire qui conçoit et accompagne des habitats partagés pour des personnes âgées en perte d'autonomie donc ça on va dire que c'est la raison d'être aujourd'hui de domani et domani on est deux coffondateurs donc moi ce que j'ai créé domani on a créé domanie en en 2019 on a commencé à travailler dessus avec avec
jeens on sortait des école de commerce donc pas forcément ce qui nous prédisposait à travailler dans la dans la Silver économie mais on était tous les deux passionné de deux choses un d'innovation sociale donc créer une entreprise ou une association on y reviendra peut-être après de pourquoi on a choisi de créer une entreprise qui répondent à un besoin on va dire de société on voulait pas créer quelque chose qui qui soit une éè start-up de logiciel B2B comme on nous incitait même parfois à faire dans dans l'école et la deuxième chose qui nous passionnait c'était l'immobilier et tout ce qui est autour du du bien vivre on est on est convaincu que beaucoup passent par le lieu de vie
et qu'en traitant un problème via la question du logement on traitait le problème à la racine donc voilà c'est ces deux passions communes donc le bien commun et l'immobilier qui nous ont emmené euh à travailler sur ces sujets du grand âge et aussi une rencontre je le dis souvent mais c'est une rencontre avec euh une ancienne directrice d'pad euh qui avait monté euh un accueil de jour non médicalisé pour euh des personnes âgées euh très âgées et qui m'a fait un peu réfléchir sur tiens si des des directeurs d'pad se mettent à créer des alternatives euh à l'Pad c'est que il y a forcément quelque chose à faire d'accord ok bah euh quand vous avez ouvert votre votre premier
établissement euh donc qui situait euh à côté de Bordeaux donc tu vas me rappeler le nom de la de la ville Pessac euh comment est-ce que ça s'est fait parce que si je te pose la question c'est qu'il s'est passé finalement assez peu de temps entre le bah un peu la la jeunèse et la maturation de votre projet et la et la première annonce et la première ouverture contrairement à d'autres porteurs de projets qu'on peut qu'on peut côtoyer dans l'habitat alternatif qui qui mettent beaucoup de temps notamment à trouver un foncier comment est-ce que d'une part vous avez un peu défini le projet au départ et comment est-ce que vous avez réussi à trouver ce ce premier foncier comment ça s'est fait
ça alors c'est allé vite tout est relatif j'envais dire moi ça m'a paru super long quand on se quand on se lançit c'est vrai que nous on voulait voilà résoudre un problème de société on voulait aller vite parce qu'on sentait bien qu'il y avait un gros besoin d'accompagnement du grand âge et tout ce qui sont les différents scandales qui nous ont qui nous ont ébranlé là récemment euh nous on a trouvé ça long comment on on s'y est pris pour avoir le le premier projet déjà ce que ce qui ce qui va sous le sens quand on le dit mais c'est que on a eu un gros travail en amont de Red de savoir nous qu'est-ce qu'on voulait faire et ça moi je le vois souvent euh dans mes mes interactions avec des gens qui se lancent dans des des projets d'innovation parfois dans
des grands groupes parfois en perso euh c'est de définir qu'est-ce que je veux faire moi au fond de moi euh et ça ça prend du du temps mine de rien d'être sûr de là où on veut aller et de qu'on va dans une bonne direction et donc ça ça nous a pris du temps on a rencontré aussi beaucoup de personnes âgées et du coup eux nous ont vraiment aidé à être un peu plus sûr de nous parce que quand on se lance surtout dans l'immobilier il y a il y a parfois des des montants conséquents d'investissement et donc voilà rencontrer les personnes âgées définir quel est nous notre ADN ça c'est un peu la la phase caché immergé on va dire de de de l'iceberg que personne ne voit mais qui nous a pris du temps quand même nous bien 6 8 mois pour bien définir où est-ce qu'on voulait ce qu'on
voulait faire une fois qu'on avait bien défini ça c'était pendant le confinement en en mars 2020 on a rencontré un petit peu par hasard un promoteur immobilier en tout cas plutôt sa sa fille qui était en charge des des plans et elle et on narrêtait pas de lui parler notre projet nous a dit voilà j'ai trouver dans un programme immobilier trois appartements qui pourraient côte à côte faire un grand habitat partager et donc elle a griffonné les plans et sans l'accord bien sûr de son père qui était promoteur immobilier et elle nous a présenté le projet et nous on a dit bah ça nous motive d'y aller le chantier était à l'arrêt avec le le covid et donc là on s'est posé tout un tas de questions est-ce que Pessac à côté de Bordeaux c'est c'est le bon endroit donc moi je
suis bordelé donc il y avait forcément quelque chose qui qui me plaisait et ce qui a motivé notre choix c'était vraiment la rapidité d'exécution euh c'était un chantier qui avait commencé donc euh en en fait il y avait quasiment un an de chantier qui restait et dans tous les autres projets ça nous prenait 2 3 4 5 6 ans et il a fallu faire une croix sur du coup pas mal de choses qu'on avait un peu dans notre idéal forcément on aurait rêvé quelque chose de plein pied quelque chose avec un jardin immense et cetera mais là voilà il y avait pas toutes les conditions qui étaient réunies et on a accepté l'imperfection parce que pour nous allait vite et proposer vite une solution aux personnes âgées pour tester la chose devenait quelque chose d'important donc voilà un petit peu
comment s passé le la jeunesse de ce premier projet euh le premier projet vous aviez combien de combien d'appart combien de logements en fait dans le dans le bah de combien de de logements dans l'habitat voilà alors en fait c'était un programme de promotion immobilière où il y avait 14 appartements qui étaient créés et nous le projet c'était de réunir trois appartements qui étaient tris T4 en fait pour en faire un habitat partagé qui est un T8 donc ça veut dire qu'il y a 8 pièces donc 7 partie privative et un grand salon salle à manger cuisine donc en tout il y a SEP habitants dans un ensemble de trois anciens appartements donc c'est ça qui est un peu atypique et et chaque habitant quel est qu'est-ce
qu'ils ont dans leur leur partie privative ça se présente comment la partie privative alors la partie privative c'est un coin jour un coin nuit donc de quoi avoir bah un lit une une commode et cetera pour l'espace nuit et un coin un jour pour recevoir on va dire sa famille ses enfants ses petits enfants une table avec des chaises une télévision euh souvent ils mettent leur fauteuil alors à Pessac pareil c'était un peu petit par rapport à à ce qu'on vise aujourd'hui aujourd'hui c'est plutôt une trentaine de mètres carrés là on est sur une moyenne de 25 qui nous a fait hésiter hein pendant longtemps et ensuite bien évidemment chacun a sa salle de bain euh enfin qui est plutôt une salle de douche avec un petit évier les toilettes et la douche et et les les
publics auquels vous vous adresser euh c'est parce que je te pose la question parce que au départ quand vous êtes quand vous êtes lancé et pendant les les premières années de d'exploitation vous vous présentiez comme une alternative à l'EPAD aujourd'hui depuis que vous avez pivoté un petit peu votre votre communication vous utilisez moins ce enfin vous n'utilisez plus d'ailleurs ce cette cette cette diichotomie quoi defin cette cette cette opposition euh mais qui sont les les les seigneors que vous accueillez est-ce que c'est des personnes dépendantes ou est-ce que c'est des personnes pas dépendantes ou est-ce que ça a pas d'importance par rapport à par rapport à votre recherche de client comment comment ils se présentent les les clients enfin quel
est leur profil plutôt alors non on les appelle les les habitants donc comment quel est leur profil si j'ai fait le le bilan 2023 la moyenne d'âge c'est 88 ans donc on est vraiment sur le grand âge ça souvent c'est un chiffre qui étonne les gens avec qui je discute qui disent ah tiens je pensais que c'est c'était entre guillemets plus jeune quand on pense colocation senior habite à partager on on rêve de soi 75 ans 80 ans euh qui réhabiter avec ses amis dans les faits c'est des gens qui sont quand même plus âgés que ça en terme de niveau de Gir c'est ça va du GIR 3 au au GIR 5 6 euh donc c'est des gens qui sont une paire d'autonomie souvent motrices on acccompagne pas dans les habitats des gens atteints de maladies
neurodégénératives en tout cas pas à ce jour et donc euh souvent quelqu'un qui va avoir un déambulateur euh une canne perdre de la vue quelqu'un qui va avoir du mal à se faire à manger matin midi et soir donc voilà donc il y a une notion de perte d'autonomie qui est importante il y a aussi une notion d'isolement mais ce que je dis souvent aussi c'est que c'est un isolement qui entraîne une situation qui devient on va dire impossible quand l'isolement entraîne parfois des comportements dépressifs euh ou euh quelqu'un qui va prendre du poids ou à l'inverse perdre beaucoup de poids donc voilà c'est c'est des gens qui commencent à à à perdre en autonomie qui ont plus leur voiture euh souvent ça c'est aussi un élément déclencheur qui perdent leur conjoint encore un élément
déclencheur donc voilà il y a tout un un tas de faisceaux d'indice qui font qu'on accompagne des gens qui sont dans dans cette tranchelà euh et on c'est vrai qu'on parle plus de d'alternative à l'épad pendant longtemps ça nous a permis d'exister euh parce que les gens ne connaissaient pas autre chose que lespad même les résidences servic senior ou les résidences autonomie c'était peu connu aujourd'hui on se présente plus voilà comme un complément euh ça aide certaines personnes à se situer mais c'est vrai que dans le parcours résidentiel comme on dit euh c'est pas des gens totalement dépendants comme il y a de plus en plus aujourd'hui en pad d'accord et justement tu tu c'est intéressant cette notion de bah de d'exister dans dans cet écosystème euh
quand vous vous présentiez au départ euh auprès de bah de de vos parties prenantes ouou de vos prescripteurs euh comment est-ce que vous enfin une fois que vous avez dit que vous êtes une alternative à l'EPAD est-ce que vous aviez besoin d'encore expliquer comment ça se présentait ou ou au contraire est-ce que les les gens voyaient ça et puis ça leur suffisait en terme d'explication auprès de des habitants ou auprès des des partenaires bah globalement déà- qu' il y a une différence d'explication entre les deux entre les habitants et les partenaires est-ce qu'il y en a certains qui comprennent mieux que d'autres ouais j'ai j'ai envie de dire c'est parfois ouis de monde qui qui n'ont un peu rien à voir euh en terme de de lexique c'est vrai que les habitants les
personnes âgées et leurs familles euh pour eux euh parler de l'épath c'est vital nécessaire de se comparer de de d'essayer de savoir il nous pose tout le temps la question mais est-ce que c'est moins cher est-ce que c'est plus cher euh donc voilà y a il y a cette notion de de ce besoin de simplification auprès des personnes âgées qui comprennent pas forcément nous on baigne dedans en tant que spécialiste de la Silver économie euh mais moi j'ai vécu la chose avec avec mes grands-parents j'en ai beaucoup parlé autour de moi aussi quand je lançais le projet c'est vrai que les gens sont perdus euh ne savent pas quelle est la différence EPA EPAD RPA enfin bref tout tous ces Gires tous ces acronymes qu'on leur met où ils sont vraiment dans une situation émotivement
très compliqué et donc ils sont totalement perdu donc il faut souvent simplifier et dire bah voilà les les les différences à grandentrer un habitat partagé c'est 8 personnes un éepad c'est 100 personnes voilà d'expliquer des ordres de grandeur comme ça de dire bah le coût d'un épad c'est ça le coût d'un habitat partager c'est ça mais le calcul se fait un peu différent mais d'avoir un référentiel commun ça c'est important et sur les partenaires c'est là où c'est un petit peu différent c'est vrai qu' ils nous ont beaucoup reproché bah parler d'alternative à lesp pas de ce genre de choses parce que pour eux alternative c'est forcément quelque chose qui s'adresserait au même public cible euh mais moi ce que je leur dis souvent c'est que non c'est parfois il y a des
gens qui appellent des EPAD mais qui sont pas du tout euh prêt ou intéressé par un éepad mais juste du coup pour eux on est une alternative à l'EPAD mais dans les fait c'est pas quelqu'un qui irit en épad je crois qu'il y a quand même 8 % des des Gires 5 6 8 % des personnes âgées en épad qui sont des Gires 5 6 mais ça reste petit par rapport à l'ensemble total des gens qui sont plutôt très dépendants d'accord quand quand vous avez ouvert ce donc ce premier lieu donc il était de de petite taille et tu fais bien de le préciser parce que les projets sur lesquels vous vous travaillez aujourd'hui enfin ceux dont vous avez annoncé l'ouverture dans les mois ou les années prochaines sont sont beaucoup plus grands euh aujourd'hui
est-ce que votre votre expérience vous permet d'avoir d'identifier une taille idéal à la fois en terme de bah de de de rentabilité et de bah de de convivialité ouais le le le chiffre de taille idéal donc le premier habitat partagé à à pesac c'était 7 euh nous on maintenant on parle vraiment du chiffre de 8 donc c'est fa un chiffre magique bon parce que c'est paire donc c'est c'est plus facile mais il y a aussi des raisons on pose souvent la question pourquoi euh parce que aussi quand on quand on étudie un peu la l'émergence de groupe au-dessus de H ça devient compliqué d'avoir un seul et même groupe ça va scinder en en sous-groupe et vous pouvez faire le test vous alleer au restaurant
avec des des amis déjà à 8 il y a un peu de conversations qui commenent alors si vous êtes neuf là vous êtes sûr que il y a la moitié de la table qui va pas parler à l'autre moitié de la table donc là c'est une raison plus on va dire sociologique et et humaine après il y a une notion de modèle économique qui là pour le coup ramène le curseur difficilement en dessous de en dessous de parce qu'à 7p personnes âgées à Pessac on arrive à l'équilibre mais ça permet pas de financer nous ce qu'on appelle les fonctions support qui sont tous les gens qui travaillent comme moi qui aujourd'hui enregistre ce podcast euh à communiquer à faire les bulletins paye à recruter euh les gens sur place à mettre en place le bon logiciel pour suivre le bien-être des habitants donc en dessous
du H8 c'est très compliqué de faire financer des fonctions dites support hormis que par des subventions mais nous ce qu'on voulait c'est vraiment avoir un modèle qui soit voilà reproductible euh parce que les besoins sont tellement grands que si on n arrive pas à reproduire la chose on fera des petits habitats partagés mignons mais on on n arrivera pas à faire face au au papisbom qui Arve et qu'est-ce qui euh qu'est-ce qui ah oui donc vous le faites à H8 parce que c'est un peu le le le carré le nombre d'or pour pour la convivialité mais si euh le seuil de rentabilité est de 7 ça vedire que à 8 en fait vous dégagez pas une marge colossale pour pour un établissement qu'est-ce qui vous ralentit de enfin au-delà du du du
bien-être et du fait que que que en fait les gens arrivent à communiquer à 8 est-ce qu'il y a d'autres raisons qui qui vous freinent dans euh bah dans dans l'ouverture des de lieux un peu plus grand quoi je pense que la raison numéro 1 reste ce côté familial vraiment ça n y assez attaché et quand on tous on réfléchit autour d'une table de qu'est-ce qu'on veut pour plus tard en effet quand on met 8 on pourrait mettre 9 on pourrait mettre 10 12 13 14 parce que à la fin des fins ça permet économiquement c'est rationnel mais c'est ça qui nous a emmené à faire des épades qui au début faisaient qui étaient en fait des maisons de famille parfois où il y avait une dizaines de personnes puis ensuite on s'est dit B on va en mettre deux à côté puis ensuite on
va en mettre 3 4 5 et à la fin on finit Bordeaux il y a un épad qui fait 400 400 lit euh c'est énorme il y a ce côté-là où rationnellement du coup on on pousse toujours plus donc nous on a fixé cette limite à 8 aussi pour garder ce côté humain il y a aussi une raison euh parfois immobilière qui est de se dire si on met trop de personnes âgées dans un seul et même lieu ça devient petit à petit un établissement donc je vois qu'à chaque fois la question que tu me poses c'est un établissement nous on parle jamais d'établissement on parle d'habitat et du coup plus on on met de personnes dans un seul et même lieu plus on se rapproche en effet d'une logique d'établissement parce que on aime bien prendre voilà la famille nombreuse une famille nombreuse on peut avoir deux
parents C enfants 6 enfants ça se fait plus trop aujourd'hui mais ça s'est fait à l'époque ça reste familial tandis que si on se met à avoir 10 personnes 12 personnes là ça peut devenir compliqué chose qu'on fait récemment parce qu'on a eu beaucoup de demandes c'est que parfois il y a des parties privatives qui sont un peu plus grandes pour mettre des couples donc ça on se l'interdit pas pour permettre justement de répondre à cette demande là donc parfois la marge ça peut monter à 9 personnes âgées s'il y a un couple mais c'est un petit peu différent ok euh non je te bah je te pose je vois bien enfin non l'objectif c'est pas de de vous comparer un établissement parce que je vois bien la différence mais
euh mais c'est plutôt oui de bah de de comprendre quoi parce que dans vos les acteurs qui développent de l'habitat alternatif aujourd'hui vous en avez beaucoup qui se qui se positionnent sur cette suite parce que c'est un peu bah c'est un peu historiquement comme ça que ce sont construits notamment les habitants inclusifs autour de de cette h personnes mais avec ce frein qui était la la rentabilité et vous avez aussi quelques acteurs comme la maison de Blandine par exemple qui qui part tout de suite sur sur des plus grandes tailles et vous avez aussi d'autres acteurs qui alors je pense à vivre en béguinage vivre en béguinage le premier établissement qu'ils avaient ouvert
c'est béguinage mais le premier établissement qu'ils avaient ouvert ils avaient ils étaient 7 je crois et eux le constat qu'ils ont fait à 7 c'est que comme ils avaient quand même des personnes peut-être un peu plus jeunes que que vos que vos hab qui qui continuaient d'avoir une vie sociale et donc de de partir de temps en temps au voyage d'aller dans leur famille en fait à 7 ils étaient jamais ils avaient jamais se personnes complet quoi donc du coup ils se retrouvaient plus souvent avec un taux de remplissage à 5 personnes et donc du coup ça ça déséquilibrait le le collectif qu'il essayaient de créer ouais ben c'est vrai que sur les alors il y a deux modèles qui sont un petit peu différents si on
zo zoom un peu sur la notion un peu de béguinage ou d'habitat partagés c'est V que nous c'est des personnes qui sont sous un même toit et qui partagent une cuisine commune chacun dans sa partie privative a un petit espace qu'on appelle tisanerie donc un frigo un microondde une bouilloire mais n'a pas de plaque de cuisson et donc si vous voulez pour faire la cuisine il faut la faire ensemble pour H et donc c'est un peu la différence avec des acteurs qui font du béuinage ou ou maison de Blandine qui fait plutôt de de l'habitat regroupé ce sont des T2 T3 qui qui sont accollés les uns aux autres avec un espace de vie partagé mais chacun garde sa cuisine donc moi c'est plus que j'appelle des des résidence service seigneur de petite taille ou des des grands béguinages ce qui est un petit
peu différent quand nous les gens mangent ensemble par exemple le midi le repas est préparé ensemble et il mange ensemble donc c'est vrai que au-dessus d'un certain nombre ça devient un peu le il a y a il y a des films comme ça où on voit des familles où ils sont 13 1 13 enfants ça ça devient un peu le un peu le hasard euh donc voilà il y a cette limite aussi de de garder le côté colocation avec une cuisine qui est partagée entre un un nombre limité de personnes et euh et c'est vrai que nous on l'a vu sur cette sur cette notion de parfois ils sont huit mais il y en a un qui est hospitalisé un qui est avec sa famille c'est vrai que ça peut descendre en dessous donc c'est vrai que H même avec un couple finalement dans les faits les gens sont plutôt 6 se tous ensemble
euh donc ça c'est vrai que c'est c'est intéressant de le voir et ça ça on a pas forcément en tête et après le dernière chose qu'on fait aujourd'hui nous qui fonctionne bien sur les nouveaux c'est deux habitats qui sont à coller les uns aux autres qui sont 100 % indépendants et qui sont côte côte et ça ça nous permet aussi d'avoir on va dire un peu plus de de facilité de management de ressources humaines et de logistique euh merci oui c'est c'est intéressant je je te posais pas la question mais c'est vrai que c'est le format le format avec plusieurs petits habitats à coller donc que que que fait notamment agvi quoi où du coup ils annoncent comme ça SEP SEP colollocataires mais parfois ils en ont 28 parce que ils ont quatre colollocations les unes à côté des
autres et qui euh bah qui permet de de de réunir un peu un peu le le meilleur des mondes quoi euh et quand quand tu quand tu m'as tu m'as présenté donc le le le premier logement que que vous avez fait donc que vous avez pu faire grâce à une collaboration avec euh avec un promoteur immobilier euh vous avez par le par la suite vous avez développé des partenariats avec d'autres promoteurs ce qui vous situe dans un modèle où bah vous avez pas nécessairement les mêmes contraintes que que d'autres porteurs de projets qui vont devoir chercher un foncier voir construire ou rénover vous vous avez opté dès le départ pour un format où vous montez des partenariats avec des promoteurs qu'est-ce qui vous a
déterminé en fait à faire ce choix h c'est vrai que c'est c'est une bonne question euh le le l'immobilier neuf peut faire peur pour différentes raisons qui est un le le temps de construction de dépôt de permis et cetera et aussi beaucoup de gens c'est vrai qu'il y a le côté un peu neuf qui peut faire peur entre guillemets avec des personnes âgées qui sont parfois très attachées à à à la pierre et cetera néanmoins on s'est rendu compte en discutant avec les personnes âgées que ils nous ont il n disait souvent que pour eux déménager c'était que pour quelque chose qui serait adapté à leur perte d'autonomie et à leur perte d'autonomie future et tout ce qui est norme PMR mine de rien
ils y sont très attachés le fait d'avoir des seuils zéro un peu partout euh donc c'est-à-dire pas de ressaut quand on passe d'une pièce à l'autre alors nous ça nous paraît en fait on fait même pas attention mais pour une personne âgée qui passe euh d'un endroit à un autre s'il y a une petite marche même de de 4 5 cm bah il va se buter les pieds avec son déambulateur ça va être compliqué donc ça c'est des contraintes que nous on Nimagine pas euh mais que valorise énormément tout ce qui est douche 100 % extra plate et cetera donc voilà il y a vraiment cette notion là qui est assez important pour les personnes âgées d'être sécurisé au niveau d'un bâti qui soit sans ressaut 100 % PMR donc ça ça nous nous pousse pas mal à faire du à faire du neuf on est assez exigeant
là-dessus et c'est vrai que dans l'ancien on a visité beaucoup de bien et c'est vrai qu'il y a toujours des défauts des demi-niveaux des marches des escaliers ce qui est normal parce que monsieur tout le monde euh aime bien ça ça ça crée des des espaces un peu atypiques euh donc là c'est c'est c'est le premier sujet euh le deuxème sujet nous c'était un sujet de passage à l'échelle c'est vrai que nous dès le début on voulait euh répondre à un problème de société pas simplement ouvrir un habitat partagé mais répondre au aux attentees des personnes âgées d'aujourd'hui et de demain et donc là c'est potentiellement quand on regarde les chiffres du papy boom qui n'est pas encore totalement arrivé sur la perte d'autonomie qui va arriver là dans les prochaines années euh c'est des des des
des montants conséquents enfin des chiffres conséquents en terme de nombre de personnes âgées et du coup pour mer un peu partout il faut quelque chose qui qui peut être plus facilement duplicable et c'est vrai que trouver des biens immobiliers de 400 m² en cœur de ville en hypercentre adapté PMR euh avec nous on est assez attaché au côté intergénérationnel donc potentiellement de quoi loger des familles ou des étudiants ça relève quasiment de la Mission Impossible ouais et euh quand vous donc en pour dév ce type de projet vous avez dû approcher des des promoteurs immobiliers euh quel comment est-ce que ça se passe justement la la la prospection de de de promoteurs sur ces sujets là est-ce que eux ils sont
ils sont au fait de enfin ils comprennent ce que vous proposez est-ce que quel quel trésor de de négociation et de créativité il faut développer pour pouvoir les les embarquer euh c'est c'est une bonne question alors nous on travaille aussi beaucoup et j'en parlerai après avec des des bailleurs des bailleurs sociaux et des des investisseurs immobiliers qui sont aussi un un point important de la discussion avec les les promoteurs immobiliers parce que c'est vrai que quand on on discute avec eux et qu'on dit que nous on travaille depuis notre quasiment notre jeunèse avec le groupe Caisse des dépôts qui qui finance les murs des habitats ben c'est vrai que pour eux c'est forcément quelque chose qui est qui est attrayant euh historiquement aussi beaucoup il y avait
des élus qui nous sollicitient parce que on avait fait un peu parler de nous on avait fait du bruit on avait fait la Une de certains médias et du coup les élus étaient assez attentifs parce que ils en avaient un peu marque on leur parle uniquement de résidences senior de 120 appartements eu il pensaient que ça allait dénaturer leur communes dans des communes dans des villes de taille moyenne c'est vrai que parfois c'est c'est brutal hein d'arriver avec 120 appartements au même endroit pour que des personnes âgées ils ont pas l'habitude et du coup ils sont à la recherche de solution un peu plus à taille humaine et du coup les élus nous sollicitant les élus étant aujourd'hui maître de leur urbanisme c'est une des dernières fonctions qui le qui qui leur reste de manière très importante bah
forcément les promoteurs immobiliers vont être attentifs à ce que demandent les élus les élus souhaitent répondre à leurs besoins de leur territoire et le vieillissement de la population dans des habitats à taille humaine fait partie des des sujets on va dire chauds du moment encore plus avec les les récents scandales et du coup voilà là se crée une un peu un un un carré entre le promoteur immobilier l'élu le maire son adjoint à l'urbanisme et aux affaires sociales l'investisseur immobilier ou le bailleur social avec qui on travaille nous aussi et domani qui est le porteur de projet donc une fois qu'on arrive à réunir ces quatre parties prenantes et à leur montrer ce qu'ils ont chacun et gagné c'est vrai que là on est un un cercle vertueux et qui est assez
facilement reproductible d'accord et euh tu évoquais les bailleurs sociaux dans dans justement les les partenaires avec lequel vous travaillez aussi euh quelle est la est-ce qu'il y a des différences entre les aspirations que peut avoir un bailleur social et les aspirations que peut avoir un promoteur immobilier enfin ou d'autres types de de de de professionnel de l'immobilier mais non social alors la différence entre le le bailleur social et le promoteur le promoteur en fait lui il trouve un terrain il propose au ma un projet qui Val et qui lui donne un permis de construire donc lui il est plutôt là sur le court terme il est là pendant 2 3 ans le temps de voilà trouver le terrain faire les travaux et finir les travaux
donc lui il son son aspiration est un peu court termiste bon parfois c'est c'est c'est même désolant mais c'est son métier et du coup là où le bailleur social lui ou le bailleur privé tout court va avoir plutôt des aspirations long terme lu il va être attentif à que euh domaniie pendant euh 12 ans c'est le maximum qu'on puisse faire en France va louer un bâtiment qui va pas être véuste au bout de 5 années comme on voit parfois quand on se balade dans les rues et qu'on voit des projets tout neufs et ils sont déjà euh euh complètement sales on se dit tiens c'est fou qu'il ait pas pensé à ça mais c'est parce qu'en fait il vend à des à des gens et lui il s'en va il est plus là donc ça c'est la première première grosse divergence entre ces deux acteurs c'est la notion de long
terme et donc là nous justement on est là vu qu'on arrive dès le début du projet pour donner des exigences long terme qui sont celles de des personnes âgées qu'on qu'on accompagne et la deuxième divergence bien évidemment c'est le prix forcément le promoteur veut vendre cher quand le bailleur lui bah veut louer le enfin veut acheter pardon le le moins cher possible donc ça c'est purement économique donc voilà les deux principales divergences c'est le courttermisme et la notion de prix forcément comme dans toute n ok euh si on on se se penche un petit peu plus sur sur les les bailleurs sociaux parce que je sais que c'est un sujet qui qui intéresse pas mal nos auditeurs euh aujourd'hui à travers le le modèle que
vous développez donc vous vous positionnez vous vous créez en fait une une enclave enfin une enclave une structure dans leur structure comment est-ce que est-ce que les bailleurs sociaux donc il sont notamment pour la plupart conscient du du vieillissement de leur de leur de leur pop population âgée comment est-ce qu'ils envisagent des des passerelles entre bah entre un un un domaniie qui va s'intégrer dans une de leurs structures et puis leurs habitants ou est-ce que ou est-ce que non quoi ou est-ce que ça reste quelque chose d'apart dans leur dans leur dans leur grille de lecture tout à fait pour eux c'est des gros sujets le vieillissement de la
population mais ils savent pas toujours trop comment comment l'aborder un un des sujets qu'on travaille beaucoup et notamment avec un expert du logement social qui s'appelle Jean-Luc guitar qui travaillait avant chez chez Action Logement c'est comment les les personnes âgées qui souvent occupent des grands logements des T4 parfois parce que historiquement ils vivaient là ils avaient leurs enfants mais petit à petit tout le monde est parti ils ont garder leur logement comment on va leur offrir une solution qui va leur permettre de de laisser ce T4 à une famille qui en aurait plus besoin parce que vous comprenez qu'une personne âgée toute seule dans un grand T4 qu'elle utilise quasiment plus euh les trois chambres qui qui qui lui restent en plus va déménager dans mieux parce que c'est ça
leur question c'est parce que souvent il leur propose des solutions de relogement mais la personne âgée dit non parce que vous comprenez que visite dans un T2 quand on est dans un T4 pour quasiment le même prix on préfère rester dans le T4 et du coup nous on travaille sur comment leur offrir une solution qui serait mieux un habitat partager qu'est-ce qu' aura en plus dans un habitat partagé ben il y aura déjà d'autres personnes donc du lien social potentiellement aussi une mise en commun des service d'aide à domicile donc plus d'accompagnement que quand j'étais tout seul chez moi donc voilà on on travaille un petit peu des des des sur des scénarios comme ça mais c'est vrai que ça prend du temps donc il faut travailler dès maintenant pour avoir des projets en logement social dans 2 3 4 5
ans donc voilà c'est un peu le le le le revers de de la médaille sur ces sujets qui sont un peu qui prennent du temps à bouger ok d'accord euh en en il y a quelques quelques dizaines de minutes quand tu as présenté euh domani vous tu nous expliquais que que vous aviez hésité au départ entre créer une association créer une entreprise euh est-ce que tu peux revenir sur sur cette réflexion euh et sur bah ce qui vous a finalement décidé à créer une entreprise et pas une association ouais c'était c'était pas facile c'était au début pendant les les 6 mois un peu de on va dire recherche et développement réflexion qu'on a eu avec jeens euh on on hésitait nous le notre volonté c'était de créer quelque chose à fort
impact social et on s'est dit comment on peut maximiser cet impact social intuitivement la réponse est créer une association parce que c'est des intéressé c'est là uniquement pour répondre à un besoin social et du coup on s'était dit bah ce serait ce serait pas mal de créer une association et après on on a réfléchi on s'est dit mais comment à l'étranger des modèles à fort impact social se sont développé alors oui il y a des associations mais est-ce que il y a pas aussi des sociétés qui ont euh qui ont répondu à à des problèmes de société et du coup euh on on a fait un peu un tableau à double entrée pour voir les avantages les inconvénients de chacun et à la fin des fins ce qui nous a décidé c'est vraiment
ce côté passage à l'échelle en fait on voulait faire quelque chose de petit à taille humaine donc des habitats partagés donc h personnes âgées mais si on veut passer à l'échelle ça il faut avoir des partenaires euh investisseurs qui vont nous rejoindre et donc c'est vraiment ça qui nous a convaincu c'est ce passage à l'échelle avec un investissement initial qui a été fait donc nous on a eu la chance de s'associer au au groupe Caisse des dépôts et la banque des territoires notamment qui investit et c'est vrai que la banque des territoires investit aussi dans des associations mais un peu moins ou en tout cas dans des des moins grosses mesures et donc c'est ça qui nous a un petit peu motivé et la dernière chose qui nous a motivé c'est qu'en fait même au sein des entreprises
il y a des nuances d'entreprise donc il y en a qui recherchent uniquement le profit et qui euh font leur vie et je je pense qui sont pas voués à long terme à rester très longtemps sur le le marché et d'autres des formes un peu hybrides et donc nous on a choisi entreprise de l'économie social et solidaire donc ça c'est des contraintes qu'on s'est imposé à nous-mêm dans nos statuts il y a pas grand avantag qui vont avec et en plus on a demandé un agrément pour valider ça qui c'est l'agrément Esus donc entreprise solidaire d'utilité sociale et donc voilà c'est vraiment pour pour nous être confiant sur le fait deavoir un un un non pas un mouton à cinq pattes mais à deux pattes une pâte économique
et une pâte sociale ok euh est-ce que oui parce que le tout le monde le le sait pas mais moi qui qui qui reçoit des mails et qui t'envoie des mails je sais que vous avez même mis ESS dans votre adresse dans votre URL donc c'est c'est quelque chose qui a toujours été important pour vous euh tu le présentes d'ailleurs comme ça en fait quand tu présentes de manie tu le présentes toujours comme une entreprise de l'économie sociale et solidaire pourquoi avoir pourquoi le le fait de le fait d'avoir des convictions euh qui aille dans le sens de de de l'impact social et de bah justement de de l'utilité sociale euh c'est c'est une
chose mais pourquoi avoir besoin de de le de de l'exposer comme ça quoi qu'est-ce qui vous pousse en fait à le à le mettre en avant systématiquement dans votre communication et dans dans vos dans vos prises de position donc toi-même quand tu présentes domani c'est une des premières choses que tu dis et pourquoi est-ce que c'est nécessaire de le rappeler en fait je je pense c'est mon côté un peu militant de dire euh de de de de prenner de de défendre quelque chose et moi quand je défends quelque chose j'ai quelqu'un de passionné du coup quand je fais quelque chose je le fais avec conviction euh et euh longtemps je me suis dit ben voilà prouve-le par les fait fais bien ce que tu fais et on va dire on te le rendra mais je trouve que
ça met du Pô à gratter en fait ça fait réfléchir les gens tiens il y a une autre manière de créer une entreprise entreprise de l'économie sociale et solidaire ça fait ça fait bizarre c'est des mots qui sont historiquement quasiment des antonymes entreprise l'objectif initial c'était quand on regarde les statuts c'est servir l'intérêt des actionnaires alors aujourd'hui on est en train de changer et c'est très bien ça va dans le bon sens mais moi j'ai j'ai fait une école de commerce j'ai fait HC ensuite j'ai fait scienceces po euh et c'est vrai que même dans les mentalités il y a il y a il y a quelques années quand j'ai j'ai eu mon diplôme faire une entreprise qui crée de l'argent qui utilise l'argent qui réinvestisse de l'argent pour atteindre un impact social qui soit plus
fort ça n'existait quasiment pas on était une association de de l'économie social solidaire on était je sais pas 10 sur une promo de 400 et donc en fait moi moi ma conviction c'est qu'en en parlant ça va inspirer des gens plus jeune moins jeune de se dire bah on peut faire les deux c'est pas c'est pas un antonyme euh et c'est complémentaire et et créons ensemble une force une dynamique pour faire changer les mentalités parce que je pense que dans 5 10 15 ans si on récoute ce podcast on se dira mais oui en fait c'est devenu la norme mais il faut un petit peu mettre voilà du temps de l'énergie et de la salive donc je je présente les trois mots à chaque fois d'accord euh le depuis ben donc depuis
le le le projet que vous avez porté toi et jeanemamon jusqu'à aujourd'hui s'est passé vous avez j'ai eu pas mal de d'aventure de croissance de développement aujourd'hui tu peux me donner quelques chiffres sur sur domané en terme de taille de l'équipe nombre d'établissement que vous avez comment est-ce que vous vous situez par rapport à par rapport au projet de départ quoi euh oui alors les les chiffres que que j'aime bien donné le premier c'est l'équipe parce que j'en suis assez fier d'avoir créé une équipe au début on était deux et on s'est vite entouré d'experts pour nous aider à à structurer la chose et ensuite de collaborateurs donc aujourd'hui on est 22 au sein de de domani une partie travaille dans les
habitats et une autre partie travail euh ce qu'on appelle les fonctions support donc tout ce que je vous ai décrit tout à l'heure donc ça c'est le premier chiffre que j'aime bien donner deuxième chiffre c'est on fait des mesures d'impact social sur les habitants et du coup on leur pose la question sur leur bien-être et on leur pose la question globalement comment vous sentez-vous au quotidien dans l'habitat et là les habitants répondent à 9 sur 10 je suis très bien dans l'habitat donc ça c'est c'est c'est quelque chose qui est assez positif et on fait pareil sur les aidants professionnels on leur demande globalement dans votre métier comment vous sentez-vous au quotidien pareil ça paraît anodin mais rien que le poser la question aux gens et donc là c'est 8/ 10
donc voilà les trois chiffres que j'aime bien donner ensuite domani c'est deux habitats partagés qui sont en exploitation depuis plus d'un an donc à Pessac et mimisan ensuite il y en a SEP qui sont en cours de d'ouverture ou en chantier notamment dans le Grand Sud-Ouest donc c'est SEP communes et maintenant à chaque fois il y a deux habitats partagés donc ça fait 14 habitats en cours en cours d'ouverture et puis après il y a ce qu'on aime bien c'est c'est dire aussi le le guichet fermé c'est c'est guichet fermé c'est ce que appelle les directeurs d'établissement le le taux d'occupation nous on a exprit la petite métaphore de la musique de se dire que un groupe d'habitants c'est c'est un
groupe de musique chacun apporte sa pierre à l'édifice et son chacun est musicien et donc les habitats donc sont à guichet fermé donc les deux récemment là il y a eu malheureusement des décès donc ça nous fait aussi bah voilà réapprendre et recommuniquer autour du projet donc voilà guichet fermé APAC et misant 95 % pour reprendre les chiffres exacts d'accord ok euh justement le on va reboucler un petit peu sur les habitants parce que les les les habitants que que vous accueillez dans dans vos dans vos maisons euh j'ai failli dire établissement tu vois mais j'ai je me suis rattrapé au dernier moment les les
habitants je sais pas pourquoi je dis établissement d'ailleurs mais euh les les habitants donc bon la la c'est les la plupart enfin si ce n'est tous d'ailleurs c'est la première fois qui qui vivent dans un habitat partagé peut-être que certains ont fait de la colocation quand ils étaient jeunes mais qu-ce qui combien de temps ça prend pour une une personne comme ça qui qui passe de bah de de de son logement si si en plus qui plus est pour certains qui qui viennent après un traumatisme comme comme un deuil euh combien de temps ça prend de de s'intégrer dans dans dans le collectif et est-ce que vous bah justement vous avez réussi à à détecter des des actions qui qui qui permettent de faciliter cette intégration
ouais c'est c'est c'est c'est vrai que parfois même il y a des et a des gens qu'on contacte qu'on rencontre et qui mettent quasiment 1 an à se décider à rentrer dans l'habit partager parfois ça ça prend une semaine euh donc là c'est la question un peu amont de combien de temps les gens mettent à se décider à rentrer dans un habitat partagé euh donc voilà ça peut prendre très peu de temps quand ils sont face à une situation une chute ou quelque chose comme ça comme beaucoup de temps et ensuite la deuxième question qui était plus sur le côté comment ils s'intègre au au au groupe d'habitants avec les autres habitants euh il y a pas de durée euh nous en tout cas on et ça je suis je suis ravi de le partager parce que ça peut aider d'autres on on met en place tout un processus
d'intégration alors on parle pas de cooptation ça fait un peu sectaire mais c'est quasiment ça quoi de la personne âgée qui intéressé par l'habitat vient prendre un café à l'habitat donc on fait pas une visite d'établissement on fait un café dans l'habitat donc rencontrer les autres voir si ça se passe bien si ça lui plaît si l'ambiance la déco et cetera sont quelque chose qui qui lui conviennent ensuite une fois que cette cette visite là s'est bien passée les autres habitants nous disent bah voilà cette personneelà m'a l'air plutôt une bonne personne ok pour qu'elle vienne faire un un une semaine découverte donc à chaque fois c'est un passage obligé même pour tous il y a pas de il y a pas de passe droit pendant une semaine on on vient vivre dans l'habitat pour savoir
he est-ce qu'on s'entend avec les autres ça peut aller dans les deux sens ça peut être les autres qui ne m'aiment pas ou moi qui n'aime pas les autres donc voilà c'est aussi un argument qu'on présente en famille et aux enfants au petits- enfants en disant bah voilà venez une semaine découvrir vous vous verrez voir si ça fonctionne ça fonctionne pas et les autres aussi ont leur mot à dire c'est là où on va un peu plus loin du coup à la fin de la semaine les autres disent ils se réunissent alors pour reprendre la métaphore de la musique ils accordent leur violon pour savoir si cette personne le leur convient en général ça se passe bien c'est arrivé qu' j'ai dit non voilà c'est ça fait partie de la vie on peut pas être ami avec tout le monde et donc là euh suite
à cette semaine de de découverte la personne en général soit rentre chez elle soit entame un processus de déménagement et là on parler de deuil tout à l'heure ça c'est un deuxième deuil qu'il faut faire quand on est âgé qu'on a perdu un de ses proches et du coup le deuil de son domicile historique de son chez soi historique parfois dans lequel on habite depuis 20 30 ans et donc là on aide la personne on a tout un processus pour l'aider à choisir quel meuble elle va prendre quel me elle va pas prendre euh et donc là il y a toutes les notions de réflexion autour de qu'est-ce que être chez che soi et notamment bah la question des meubles la question du déménagement par facilitation parfois ils disent mais je prends rien mais là on leur dit bah non enfin est-ce que
vous êtes sûr cette commode vous m'en avez beaucoup parlé est-ce que elle pourrait aller à tel endroit et donc voilà donc là c'est le processus de déménagement et puis après en fonction des gens la greffe la bouture prend parfois en une semaine de semaines c'est c'est fait elle s'entend bien etc tout le monde elle part faire des balades ils se mettent d'accord il regardent la télé ensemble parfois ça prend plus de temps mais encore enc une fois les gens ont 88 ans de vie derrière eux on les laisse ils prennent leur temps c'est normal on n'est pas on n'est pas pressé on n'est pas à la minute est-ce qu'il y a des des spécificités qui se qui se qui s'instaurent dans dans les différentes maisons est-ce que bah l'usage en fait avec le un peu le la façon dont les
collectifs se constituent est-ce que vous arriz à à voir des des des particularités alors c'est pas des particularités locales mais c'est plutôt des part ularité sociale quoi puisque après chaque collectif va avoir un petit peu sa sa propre dynamique qui va reposer sur bah sur certains certains des habitants qui seront peut-être un peu plus euh expansifs ou comment dire extravertis que d'autres mais est-ce que vous voyez ça aussi se se dessiner dans dans votre appr enfin dans votre analyse de de de l'existance alors on voit ça et à une échelle à laquelle je n'aurais jamais pensé c'est assez fascinant de voir comment chaque habitat sa propre identité dans chaque habitat ils
écrivent un un projet de vie sociale et partagé donc ils se mettent autour de la table en amont de l'ouverture de l'habitat ils disent voilà ce que je veux dans mon habitat donc nous on a on a mis en place un jeu le jeu de loi qui leur permet de de de faire connaissance et de choisir les règles de leur habitat et donc dès le début en fait on même plusieurs mois avant l'ouverture ils commencent à jouer à ce jeu-là pour définir les règles de leur habitat et on voit que d'un habitat à l'autre déjà il y a pas les mêmes règles euh il y en a qui disent non mais euh moi je veux absolument que on prépare les repas ensemble et donc tous les midis il y a quelqu'un qui doit participer et dans l'autre habitat ils disent bah non moi ça me gêne pas que ce soit fait par euh
euh une auxiliaire de vie qui nous accompagnerait donc voilà donc chaque habitat a ce projet de vie qui qui qui symbolise ça ensuite chaque habitat euh choisit un un parrain euh et du coup euh quand tu disais les les particularités locales par exemple la mimisan c'est un un chanteur local qui s'appelle Miguel Sévilla qui qui qui chante et qui est devenu le parrain de l'habitat et c'est eux qui l'ont choisi et donc à Noël il est venu faire des champs de Noël avec eux il vient pour les fêtes de Mimizan qui sont l'équivalent des fêtes de Bayonne à Mimizan et donc voilà donc il y a cette particularité là tandis qu'à Pessac bon ils font pas du tout ça ils font d'autres choses ils ont ils ont plus un tropice bassin d'Arcachon donc ce qu'ils voulaient dans leur projet de
vie c'est une fois par an ou une fois tous les 2 ans aller sur le Bassin d' Cachon manger des huîres donc voilà donc c'est des choses qui paraissent à nosines qui vont peut-être faire sourire les gens qui nous écoutent mais quand on est âgé c'est vrai que c'est c'est énorme de se dire mes rêves sont encore écoutés et en plus c'est des rêves qui sont les miens et pas uniformes d'une ville à l'autre parce que on mange pas des huitres abimisants comme on mange à côté de Bordeaux voilà c'est c'est c'est pas les mêmes religions et quand tu parce que c cette notion de projet de vie donc c'est c'est quelque chose qui vient de qui vient de l'habitc quoi c'est c'est obligatoire de de créer enfin ça fait partie des des des obligations qui sont qui sont fixées dans la loi mais mais vous vous domani
vous êtes des habitants inclusifs ou c'est simplement un usage que vous avez repris parce que vous le trouviez pertinent en fait par rapport à ce que vous vouliez construire c'est-à-dire je suis pas sûr de comprendre la question que vous êtes vous êtes des habitants inclusifs au sens loan ou vous ou pas on est à 100 % habitat inclusif au sens l' et et sinon qu'est-ce qu'on est euh parce qu'en fait c'est ça qui est pas mal avec enfin la loi éan qui a permis de donner un nom à quelque chose qui existait déjà en France avant et même historiquement on avait des des quantou qui qui datent des années voilà qui en fait des habitants inclusifs un peu avant l'URE donc oui oui nous on est à à 100 % dedans et et on va même encore plus loin on va dire on est un peu jusqu'au boutiste de ça
sur cette notion de projet de vie sociale et partagé c'est c'est voilà c'est c'est quasiment le la pierre centrale sur lequel les habitants alors bien sûr avec les habitants on appppelle pas ça le projet de vie sociale partagé parce que eux ça leur parle pas du tout donc nous on appelle ça la partition donc on a on a filé la métaphore on va très loin et du coup c'est la partition qu'ils écrivent tous ensemble pour savoir ben voilà pour pas avoir trop de fausses notes se mettre d'accord sur quels sont les les gammes qu'il veulent avoir dans leur habitat ok euh non mais je effectivement ben je j'avais pas j'avais pas forcément percuté euh d' d' ma question un peu un peu hors sol euh sur sur l'habitat inclusif
et ça me fait penser à une autre question mais je l'ai perdu pendant que tu parlais donc j'essaie de la retrouver rapidement pour pas avoir un blanc gênant euh aujourd'hui quand justement quand tu quand quand tu présentais finalement un peu l'écosystème dans lequel vous vous développez avec à la fois les les professionnels de l'immobilier les les élus les différentes parties prenantes que que vous avez qui sont qui sont vos vos meilleurs prescripteurs qu quand vous travaillez quand quand vous vous implantez dans un dans une commune vous allez travailler avec différentes parties prenantes est-ce que vous en avez certains qui sont meilleurs prescripteurs que
d'autres dans le sens où ils vont bah soit parler à plus de familles qui vont avoir envie de vous découvrir soit être plus percutant quand ils vont discuter avec des gens soit avoir tellement de contact tellement de connexion au local que finalement c'est eux les meilleurs prescripteurs comment est-ce que vous avez construit finalement cette analyse cette analyse du lieu enin du lieu de de de l'environnement pour identifier les personnes qui vont être les plus les plus intéressantes pour vous en terme de de recrutement de de d'habitants alors ce qui alors ce qui marche le mieux qui est pas vraiment du prescripteur mais c'est de se faire connaître aussi par ses propres moyens parce que c'est vrai que au début et quand on est dans la dans la Silver économie et souvent ce voilà qui va être
le prescripteur ce serait bien si le médecin parlait de moi si le clic le Maya et tous ces acronymes parle de moi donc ça c'est vrai néanmoins la meilleure des manières aussi c'est de faire connaître en local nous c'est des gens en hyper locaux qui sont quasiment dans la rue donc on va les rencontrer on essaie de plus possible de désintermédier cette rencontre parce que sinon déjà que c'est quelque chose de nouveau si on leur explique mal et cetera donc voilà premièrement on essaie de dinmédir un maximum deuxièmement euh les autres prescripteurs qui fonctionnent bien en partenariat ça va être les mairies les mairies nous c'est un un vrai partenaire dès le début du projet on n'y va pas si jamais monsieur ou madame le maire ne sont pas là pour soutenir le projet donc les mairies leur
centre communal d'action sociale donc ça c'est un gros prescripteur ou en tout cas un gros partenaire parce que dans les faits la mairie n n'a pas connaissance non plus de voilà de tous les personnes âgées et ceux qui vont vers la mairie sont pas forcément les publics les plus faciles à accompagner entre guillemets c'est souvent des voilà des gens très isolés qui pour qui l'habitat à partager n'est même pas forcément la besoin qu' leur faut euh ensuite il y a tout ce qui est professionnels médicaux paramédicaux euh vu que l'habitat partagé est non médicalisé donc c'est des médecins des kinés des infirmières des libéraux qui interviennent et donc eux le faire le faire connaître auprès d'eux c'est c'est très important euh ensuite il y a le département euh aussi qui pas forcément
toujours un prescripteur quoi que parfois des évaluateurs à pas viennent dans les habitats partager et se rendre compte de la richesse que ça procure et du coup peuvent en parler à d'autres bénéficiaires à part et les derniers ce sont les médias locaux euh ça ça marche très bien et on essaie de nourir des contacts avec eux parce que c'est c'est des sujets de société qui font bah qui font lire qui font acheter des journaux aussi mais qui font aussi parler en ce moment donc eux sont pas vraiment des prescrpteurs au sens propre du terme mais un canal de communication privilégié pour se faire connaître et donc là euh voilà s'il y a des des gens qui nous écoutent et qui sont potentiellement dans cette zone là c'est important aussi que eux relayent l'habitat partagé et ce qu'on fait et
est-ce que le est-ce que cette justement bah finalement cette cette espèce d'écosystème que vous identifiez est-ce qu'il est réplicable est-ce que est-ce que finalement vous avez réussi à construire une espèce de petite cartographie que vous puissiez que vous pouvez réutiliser dans dans tous les les territoires où vous installez ou est-ce qu'il y a des des écarts en fait selon les les régions les départements ou même les les communes des particularités un peu ici ou là il y a des écarts il y a des particularités nous on recrute très tôt la coordinatrice du projet de vie sociale et partagé qui habite sur place et qui du coup ouvre son habitat et qui habite la commune là par exemple à LAVOR ça on va ouvrir dans les prochaines
prochains jours et donc elle elle a été recrutée de mois en amont pour justement rencontrer tous ces ces personnes person là et donc oui il y a des particularités mais avec cette trame commune on met voilà un peu plus de mairie un peu plus de paramédicaux si dans cette commune ils sont pas réactifs donc voilà on sait s'adapter on a une trame et après chacune des communes fait un peu voilà B ça sauce c'est ça qui rend la chose plus Durre à dupliquer en effet hein que d'autres systèmes d'autres dispositifs ça reste quand même à chaque fois un un cas quasi particulier et nous on est essayer de tirer le le maximum de tout ce qui va être duplicable parce que ça ça nous fait gagner bah du temps de l'énergie mais ça
reste quand même vraiment à chaque fois quasiment coups humains c'est voilà la richesse et la difficulté du métier ok euh très bien écoute ça fait bientôt une heure qu'on parle donc on arrive sur la fin la fin des échanges euh il y a quelques quelques années on avait enfin quelques années il y a 2 ans euh on s'était retrouvé dans un projet que qu'on avait amorcé avec AGV qui s'appelait le collectif 150000 en 2030 qui avait pour objectif essayer de de créer de de créer de la cohésion quoi de de fédérer les différents acteurs de l'habitat alternatif aujourd'hui est-ce que vous entretenez des des relations avec justement d'autres d'autres acteurs
de sujet est-ce qu'il y a des acteurs dont vous vous sentez particulièrement proche en terme de bah de d'état d'esprit et puis de de de de vision euh oui c'est vrai que Ben en effet le le sujet de l'habitat inclusif l'habitat partagé on va dire un peu le vent en poupe en ce moment et donc il y a beaucoup d'acteurs qui qui se lancent nous on est dans une logique vraiment open source comme on dirait en anglais livre ouvert en français euh de de partager un maximum de choses de contenu de choses des erreurs qu'on a faites et que on aurait aimé ne pas faire si jamais quelqu'un avait passé un peu de temps à créer un document donc voilà nous on essaie de partager un maximum et parfois ça étonne beaucoup dans notre secteur d'activité les gens disent mais
vous êtes sûr que vous voulez partager document mais comment vous allezêt sûr que les gens vous piquent pas votre idée l'habitat partagé ça fait depuis tout temps que que ça existe ça pas attendu auoscar Gan et domani pour pour être créé donc voilà donc réponse numéro 1 nous on est très ouvert on coopère on n'est pas dans la on parle pas de de concurrents mais de confrère donc voilà ça étonne euh nous nous on se sent assez proche de certains porteurs de projets qui se sont créés en même temps que nous maison de Blandine par exemple et et justement on se partage des des des astuces des idées des des des bonnes choses des bonnes pratiques qu'on a pu mettre en place et après tout un tas de d'acteurs par exemple il y a bien commun à l'envie qui font font ça sur des
maisons Alzheimer la maison des sages voilà du coup chacun a son territoire chacun a aussi sa vision son ADN et on essaie de se partager un un maximum de choses et la der dernierre truc qu'on fait parfois parce qu'on est beaucoup sollicité c'est sur des porteurs de projets des gens qui veulent créer l'habitat partagé dans leur commune qui veulent en faire un on leur met à disposition tout un tas de ressources et des petits voilà des petits modules qu'on a essayé de de synthétiser pour que ils aient pas réinventé le le fil à coupelb ou en tout cas ce qui a déjà marché qui se concentre sur ensuite peut-être innover sur bah leur territoire et cetera c'est déjà assez dur pour repartir à chaque fois d'une d'une feuille blanche et dernier il y a le collectif habité autrement qui est un
autre collectif dont on fait partie qui qui était fondé par petits frères des Pauvres qui fédère tous les acteurs associatifs et de l'économie sociale et solidaire dans l'habitat partagé donc là pareil on fait aussi un peu des sujets de de lobbying au sens positif du terme parce que le lobby c'est pas que des méchantes personnes qui veulent vendre plus de de de pétrole ou autrees euh donc voilà lobbying pour faire changer aussi le cadre réglementaire on parlait de logement social bah par parfois il y a des petits freins quand même sur Créer l'habitat partager parce qu'on crée une nouvelle case et créer une nouvelle case en France c'est compliqué d'accord très bien bah merci beaucoup Oscar pour pour cet éclairage riche on est allé dans dans beaucoup de directions différentes
mais je su sûr que les les auditeurs arriveront à retrouver leur petits dans la masse des informations qu'on a partagé si on veut te te te connecter échanger avec toi c'est quoi l'endroit où on te trouve le plus facilement aujourd'hui à part dans une maison de manie c'est vrai que je vais tous les 15 jours pour dîner avec les habitants euh le le meilleur endroit c'est LinkedIn euh je suis assez réactif euh et même j'ai j'ai un petit calendly qui permet tous les vendredis après-midi j'essaie de rencontrer des des gens de la Silver eo sans aucun objectif concret juste une demi-heure pour échanger euh donc voilà LinkedIn et ensuite se voir faire une petite visio d'une demi-heure pour
essayer de réfléchir ensemble pour les personnes âgées ok bah merci beaucoup et à bientôt merci