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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 2 janvier 2019 64 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Macron à la reconquête ? #cdanslair 01.01.2019

Source d'origine 8 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 31 %Attaque 38 %Défensif 31 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron peut-il tourner la page ? Peut-il encore réformer ?

  • 6:34RelanceRéponse partielle

    Macron est-il dans le déni sur son impopularité ?

  • 8:29OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il s'est redonné un peu d'oxygène ? Est-ce que c'était bien fait ?

  • 14:52OuverteRéponse partielle

    Macron peut-il encore être crédible, audible et rassembleur ?

  • 21:49OuverteRéponse partielle

    Quel était le message qu'il voulait adresser aux Français dans leur ensemble ?

  • 30:32OuverteRéponse partielle

    Est-ce que les mesures évoquées par Macron, comme la taxation des GAFA, vont au-delà des déclarations d'intention ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron, après avoir défendu son bilan, assure qu'il compte bien poursuivre le cours des réformes, y compris les plus explosives, celles de l'assurance chômage, celles des retraites ou encore de la réforme de la Constitution. »
  • 0:52PrésentateurPromesse
    « Le président écrira aux Français pour leur présenter les contours du grand débat dans les semaines qui viennent. »
  • 10:30Emmanuel MacronFait
    « Le débat national qui s'ouvre doit nous permettre de parler vrai. »
  • 11:03Emmanuel MacronFait
    « On ne peut pas travailler moins, gagner plus, baisser nos impôts et accroître nos dépenses, ne rien changer à nos habitudes et respirer un air plus pur. »
  • 12:00Emmanuel MacronFait
    « Que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple, mais lequel, d'où, comment, et n'étendent en fait que les porte-voix d'une foule haineuse s'en prennent aux élus, aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c'est tout simplement la négation de la France. »
  • 27:17PrésentateurFait
    « Le capitalisme ultra-libéral et financier va vers sa fin. »
  • 30:07InvitéFait
    « il va essayer de construire quelque chose de plus protecteur, une sorte d'entre-deux entre le socialisme et l'ultralibéralisme »
  • 31:00InvitéFait
    « on ne pourra pas faire l'Europe contre les peuples »
  • 34:03Locuteur 1Promesse
    « je pense qu'il est obligé de revenir devant les urnes, par exemple en soumettant son projet de sortie de crise les mesures qu'il a annoncées et son débat national à référendum »
  • 43:55InvitéChiffre
    « Emmanuel Macron souhaite diminuer d'un tiers le nombre de parlementaires »
  • 44:02Locuteur 7Fait
    « introduire 15% de proportionnel pour les élections législatives »
  • 45:28InvitéChiffre
    « économiser entre 3 et 3,9 milliards d'euros sur 3 ans »
  • 47:07InvitéPromesse
    « la réforme aura lieu, elle est en cours »
  • 50:00InvitéChiffre
    « il y a les 120 000 fonctionnaires en 5 ans normalement »
  • 54:33InvitéChiffre
    « sinon on ne serait pas à 25%, on serait à 12% »
  • 54:46InvitéChiffre
    « Emmanuel Macron gagne un point et se retrouve à peu près dans les niveaux de François Hollande »
  • 56:58InvitéChiffre
    « un français sur deux en général se déplace »
  • 58:54InvitéChiffre
    « la pétition qui a recueilli tellement de signatures »
  • 1:00:07InvitéFait
    « la commission d'enquête sénatoriale qui a commencé le 23 juillet et qui se termine le 23 janvier »
  • 1:02:13InvitéFait
    « il expliquait dans une sorte de mea culpa que tout n'avait pas été réussi »

Temps de parole

  • Invité51 %
  • Présentateur19 %
  • Invité 212 %
  • Invité 310 %
  • ?4 %

≈ 23,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. L'image devait à elle seule résumer l'état d'esprit du chef de l'État. Un président debout face caméra qui est venu donc présenter ses voeux aux Français. Cette fois-ci, pas de mea culpa, pas d'autocritique comme au plus fort de la crise des Gilets jaunes, mais un président qui compte bien reprendre le cours de son quinquennat et qui cette fois ne ménage pas. Ceux, comme il dit, qui sont devenus les porte-parole d'une foule haineuse.

Emmanuel Macron, après avoir défendu son bilan, assure qu'il compte bien poursuivre le cours des réformes, y compris les plus explosives, celles de l'assurance chômage, celles des retraites ou encore de la réforme de la Constitution. Un message de combativité et une seule annonce. Le président écrira aux Français pour leur présenter les contours du grand débat dans les semaines qui viennent. Alors que fallait-il retenir de ses voeux ? Emmanuel Macron peut-il tourner la page ? Peut-il encore réformer ? Macron à la reconquête, c'est une question. Et c'est le titre de cette émission avec nous pour en parler ce soir. Christophe Barbier, vous êtes éditorialiste à l'aide de Madère L'Express.

À la lune de L'Express, cette semaine, un numéro spécial sur la grande histoire des papes. Soisie Kemener, vous êtes rédactrice en chef

1:17
Locuteur

au

1:18
Présentateur

service politique de Marianne. Je renvoie à votre dernier livre, l'irrésistible ascension, les dessous d'une présidentielle insensée, publié aux éditions Flammarion. Cécile Cornudet, vous êtes éditorialiste au journal Les Echos. Enfin, Edouard Lecerf, vous êtes directeur général adjoint de l'Institut d'études et de conseils BVA. Selon votre dernier sondage sorti le 20 décembre dernier, Emmanuel Macron gagne un point avec 27% de bonnes opinions. Bonsoir à tous les quatre.

1:41
Locuteur

Bonsoir. Merci

1:41
Présentateur

de participer. Bonne année à vous tous. Naturellement, meilleurs voeux à vous qui nous êtes aussi fidèles. Vous, les experts, bien sûr, sur la forme. On peut donc encore innover pour des voeux.

1:51
Locuteur

Oui,

1:52
Invité

c'était d'ailleurs plutôt réussi. Ça donnait matière à débattre. Des voeux debout avec un président qui choisit cette posture-là pour sans doute incarner l'autorité, incarner le dynamisme, la volonté, la pugnacité. On a reproché à Macron, les gilets jaunes ont reproché à Macron, notamment sa verticalité. Il y avait une réponse presque insolente, verticale. Il l'était hier dans ses voeux. Ça lui donnait d'ailleurs une dynamique particulière avec les mains, avec le visage, une double valeur de plan. C'était à la fois assez sobre, assez simple et quand même assez percutant. Avec un décor qui,

2:21
Locuteur

comme

2:21
Invité

lors de l'allocution du 10 décembre, suivi par 23 millions de gens quand même, décor qui était là aussi assez sobre. Un bout de rideau, un bout de fenêtre, un bout de volet, pas de babiole, pas de petits objets dans les coins sur lesquels les psychanalystes ou les commentateurs politiques

2:34
Locuteur

peuvent s

2:34
Invité

'intéresser. Pas de notes raturées non

2:35
Locuteur

plus.

2:35
Invité

Donc juste ce petit décor-là, de ce côté-là,

2:39
Locuteur

c

2:39
Invité

'était plutôt réussi. Ça permettait aussi d'appuyer des voeux nourris, riches, des voeux qui permettent des débats. Parce qu'il y avait du fond, il y avait des annonces, il y avait des mystères.

2:47
Locuteur

C

2:47
Invité

'est-à-dire des annonces de décisions, j'aurais des décisions à prendre. Une lettre à tous les Français qui va venir, mais on n

2:52
Locuteur

'a

2:52
Invité

pas le contenu ni la date de ce courrier. Donc c'est des voeux qui permettaient de basculer, d'être en balcon sur l'année 2019.

2:58
Présentateur

Mais quelle différence de ton, d'image avec le dernier Macron, celui des 23 millions de téléspectateurs, celui du 10 décembre qui s'était exprimé. On était au plus fort de la crise des Gilets jaunes. Là, ça n'avait plus rien à voir. Oui,

3:11
Invité

et toute la question était de savoir si le 10 décembre marquait une parenthèse, c'est-à-dire un Emmanuel Macron qui faisait un énième mea culpa, qui faisait un tournant social, dans son cadre à lui, mais dans le cadre d'Emmanuel Macron, qui lâchait toute une partie de son logiciel politique en direct, en tout cas en léger différé à la télévision. Et là, en fait, on retrouve l'Emmanuel Macron qu'on connaît depuis des mois et des mois, avant même la crise des Gilets jaunes. C'est-à-dire un Emmanuel Macron, hier soir, qui tient uniquement sur la réforme. C'est

3:39
Locuteur

-à

3:39
Invité

-dire que c'est sa raison d'être politique. Et donc, il explique, ben voilà, j'ai trois réformes, vous les avez citées tout à l'heure. La réforme des retraites, la réforme de l'assurance chômage. Et puis, la troisième, c

3:49
Locuteur

'est... La

3:49
Invité

constitution ? Alors,

3:51
Locuteur

il y a la réforme de l'État. La réforme de l'État, pardon.

3:53
Invité

La réforme de la constitution, ce sera pour un petit peu plus tard. Mais donc, il explique bien qu'il va reprendre, vous savez, il avait dit lors du 10 décembre, nous ne reprendrons pas le cours normal de nos vies. Et là, ce qu'il est en train d'expliquer, c'est exactement l'inverse.

4:03
Locuteur

C

4:03
Invité

'est-à

4:03
Locuteur

-dire

4:03
Invité

qu'il va reprendre le cours normal de sa politique. Et c'est ce qu'il dit en ce 31 décembre 2018. Il dit aux Français, ben, je continue comme avant. Alors, avec toute la question, il en parle d'ailleurs, qu'il va y avoir un grand débat qui risque quand même de geler toute une partie du débat politique. En tout cas, tout le débat politique sera autour de ce grand débat jusqu'en mars prochain. Donc, il y a quelque chose, il y a une injonction contradictoire, selon un terme qu'il utilise très souvent dans ce que dit le président de la République. qui dit à la fois, je continue mes réformes, mais on va faire ce grand débat.

Et on ne voit pas très bien où ce grand débat va aboutir et à quel moment, surtout, les réformes et le grand débat vont se rencontrer. Cécile Cordudet. Oui, d'autant qu'il va y avoir la lettre.

4:41
Locuteur

C

4:41
Invité

'est comme s'il y avait un peu des voeux en deux temps. Donc là, hier soir, on avait le sentiment qu'il parlait à son électorat de premier tour. « Rassurez-vous, je suis toujours debout, en marche, et je continue à réformer. » Et d'ailleurs, tout dans sa réflexion était la même. Quand il parle de l'assurance chômage, il dit que

4:57
Locuteur

c

4:57
Invité

'est pour inciter à reprendre davantage un emploi. On n'a pas changé de logiciel. Quand il parle de la réforme de l'État, c'est pour être plus efficace. Donc, c'est les mêmes termes qu'avant. Et en même temps, on va avoir cette lettre qui va introduire, comme si là, peut-être qu

5:11
Locuteur

'il

5:11
Invité

parlera au Gilet jaune, ou à cette France Plus, qui doute dans cette lettre pour le grand débat. Et effectivement, comment les deux vont s'articuler, comment il va prendre en compte les décisions qu'ils monteront ou pas dans ce grand débat, c'est ça qu

5:27
Locuteur

'on

5:27
Invité

ne

5:27
Locuteur

sait pas aujourd'hui. Mais comment on peut

5:28
Présentateur

passer d'un registre à un autre ? Comme il vient de le faire en quelques semaines, en quelques jours même, du 10 décembre à cette intervention des voeux, où on retrouve l'Emmanuel Macron au limite de la campagne présidentielle. Qu'est-ce que ça raconte du moment politique dans lequel il est ? Vous disiez à l'instant, il voulait parler à son électorat.

5:47
Locuteur

Il

5:47
Présentateur

voulait le rassurer.

5:48
Invité

Oui, et puis il ne veut pas surtout donner le sentiment que c'est fini de son quinquennat. Donc, il a engagé un quinquennat et il veut montrer que le quinquennat continue. Alors, le problème, c'est comment on juxtapose ces différentes séquences. Mais celle d'hier, elle était vraiment très claire sur on continue comme avant. Sur la forme, ça va changer, on ne

6:08
Locuteur

va

6:08
Invité

plus s'écouter. Mais comment ? Parce que même dans les mots qu'il avait pour les Gilets jaunes, c'était des mots assez durs, quand il dit la foule haineuse,

6:17
Locuteur

quand il dit je

6:19
Invité

fais un vœu de vérité, parce qu'en fait tout le monde est dans le déni de réalité. Ça veut dire qu'on pense toujours que l'État doit toujours plus dépenser.

6:27
Locuteur

Ça

6:27
Invité

veut dire que lui, il n'a pas, en tout cas,

6:29
Locuteur

il

6:29
Invité

n'a pas changé son logiciel malgré la crise des Gilets jaunes.

6:34
Locuteur

–

6:34
Présentateur

Mais est-il dans le déni sur son impopularité, sur sa capacité à réformer ? Parce que vous l'avez très bien noté, les uns et les autres. En

6:41
Locuteur

gros,

6:42
Présentateur

je reprends le fil de mon quinquennat et les réformes. Et on va y venir. À la fin de cette émission, il y a des réformes qui sont très lourdes à venir et qui nécessitent une adhésion du pays. – Je crois

6:50
Invité

qu

6:50
Locuteur

'il

6:50
Invité

n

6:50
Locuteur

'est

6:50
Invité

pas du tout dans le déni. Ce qui

6:51
Locuteur

est

6:51
Invité

intéressant, c'est qu'il semble avoir fait à travers ses vœux des vœux qu'il adresse à la fois aux Français et à lui-même. Un certain nombre d'expressions s'appliquent à

6:57
Locuteur

lui

6:57
Invité

-même. D'abord, sur le bilan de l'année 2018, il dit que

7:00
Locuteur

c

7:00
Invité

'est une année qui explique que les Français ne se résignent pas. Et là, il explique que moi non plus, je ne me résigne pas, très vraisemblablement. Il dit ensuite, deuxième chose,

7:09
Locuteur

il

7:09
Invité

dit que 2019 sera une année décisive. Bien sûr, il pense à la France, il pense aux Français et il pense à lui-même. Il sait que pour lui, 2019, avec tout ce qui va arriver, l'élection européenne, effectivement les grandes réformes, c'est décisif. Et puis, il dit une troisième chose, il faut que nous retrouvions la maîtrise de notre quotidien, mais de son quotidien aussi. C'est là où il la bascule. C'est-à-dire que lui dit, la maîtrise de mon quotidien, c'est celle que j'ai perdue depuis six mois.

7:31
Locuteur

Le

7:31
Présentateur

maître des horloges, quoi.

7:32
Invité

Voilà, où j'ai été bousculé, où je n'ai été qu'en retour par rapport à des événements qui venaient me bousculer. Là, je dis, eh bien, 2019 sera cette année où je bascule et vous verrez ce que vous allez voir. Parce que là, pour une fois, il y

7:43
Locuteur

avait

7:43
Invité

quelque chose d'extrêmement clair. Il y

7:44
Locuteur

avait

7:44
Invité

un autre point intéressant, j'ai trouvé dans ce qu'il expliquait, c'est qu'il y

7:47
Locuteur

avait

7:47
Invité

des mots qui étaient absents. On a parlé de gilets jaunes, le mot n'a pas été prononcé. On n

7:51
Locuteur

'a

7:51
Invité

pas prononcé laïcité, on n

7:52
Locuteur

'a

7:52
Invité

pas prononcé immigration, on n'a pas...

7:55
Locuteur

Immigration, pardon. Ah,

7:57
Invité

voilà. Et pouvoir d'achat. Je n

8:00
Locuteur

'ai

8:00
Invité

pas entendu

8:00
Locuteur

pouvoir d'achat. Non, pouvoir d'achat non plus.

8:01
Invité

Les mots qui fâchaient, les mots qui étaient là, les mots qui avaient fait, effectivement, cette dernière séquence un peu dure, eh bien, ils étaient un petit peu mis de côté pour essayer de faire quelque chose d'un peu plus consensuel.

8:09
Présentateur

Nous allons revenir dans le détail sur cette intervention, parce que c'était assez long, ou à 16 minutes pour une cérémonie de vœux, c'est assez long. C'était réussi ou pas ? On a dit hier, on a fait un c'est dans l'air, vous n'étiez pas autour de la table, mais nous en avons parlé néanmoins. Il y avait une attente, parce que le contexte, c

8:22
Locuteur

'est

8:22
Présentateur

celui qu'on connaît, que certains considèrent que le quinquennat est fini. Il y avait une attente autour de cette prise de parole du chef de l'État. Est-ce qu'il s

8:29
Locuteur

'est

8:29
Présentateur

redonné un peu d'oxygène ? Est-ce que c'était bien fait ?

8:31
Invité

C'était réussi intellectuellement. Dans la manière où il y a beaucoup de choses à débattre, il y avait beaucoup de nourriture politique apportée par le président. On va débattre, on débat déjà sur les bases de ce qu'il a dit hier. Donc en effet, oui, il a repris la main. Il a repris d'une certaine manière le contrôle un peu du terrain sur lequel le débat va se poser. Et il a une chance pour lui, ou une belle occasion, c'est que les grands chantiers qu'il a laissés ouverts, assurances chômage, chômage, retraite, et puis fonctions publiques, ça peut rentrer dans le cadre de grands débats.

D'ailleurs, l'assurance chômage est déjà en débat chez les partenaires sociaux, et la retraite avec Jean-Paul Delevoye a déjà fait l'objet d'un débat de terrain. Donc de ce côté-là, c'était réussi intellectuellement. Politiquement, on ne le saura qu'après. Avec un double curseur. Dans un an, les voeux du 31 décembre 2019, dans quel état sera-t-il ? Mais au milieu, le 26 mai, les élections européennes. Les élections européennes, c'est à la fois la première sanction électorale du quinquennat Macron, et ça sera surtout son grand chantier, son grand combat, eux contre nous, les populistes, les nationaux souverainistes, donc une partie aussi des Gilets jaunes contre le camp du progrès.

9:31
Locuteur

Et

9:31
Présentateur

on va écouter quelques phrases du président de la République. 16 minutes d'intervention, le ton a changé, on l'a dit, Emmanuel Macron a tenté hier soir de reprendre le fil de son quinquennat et le cap de ses réformes avec un message ferme, adressé au passage contre les dérives du mouvement des Gilets jaunes, morceaux choisis, avec Laurent Hirsch et Nicolas Baudry-Dasson.

9:51
Invité

Françaises, Français,

9:53
Locuteur

mes

9:54
Invité

chers compatriotes de l'Hexagone et des Outre-mer, fidèles à une tradition qui nous est chère, je suis heureux de vous présenter tous mes voeux pour l'année qui s

10:03
Locuteur

'ouvre. Le

10:09
Invité

Premier ministre, avec son gouvernement et le Parlement,

10:11
Locuteur

en

10:12
Invité

2018,

10:13
Locuteur

ont

10:13
Invité

fait beaucoup pour le pays.

10:15
Locuteur

Je

10:15
Invité

ne vais pas ici

10:16
Locuteur

tout

10:17
Invité

énumérer, les résultats ne peuvent pas être immédiats, et l'impatience que je partage

10:22
Locuteur

ne

10:23
Invité

saurait justifier aucun renoncement.

10:30
Locuteur

Le

10:31
Invité

débat national qui s'ouvre

10:32
Locuteur

doit

10:33
Invité

nous permettre de parler vrai.

10:35
Locuteur

Et

10:35
Invité

je vous écrirai dans quelques jours pour vous en préciser les attentes.

10:39
Locuteur

Mais

10:40
Invité

parler vrai,

10:41
Locuteur

c

10:41
Invité

'est parler de la réalité. À l'heure des réseaux sociaux,

10:45
Locuteur

du

10:45
Invité

culte de l'immédiateté et de l'image, du commentaire permanent, il est indispensable de rebâtir une confiance démocratique

10:52
Locuteur

dans

10:53
Invité

la vérité de l'information. Reposant sur des règles de transparence et d

10:58
Locuteur

'éthique. On

11:04
Invité

ne peut pas travailler moins, gagner plus, baisser nos impôts et accroître nos dépenses, ne rien changer à nos habitudes et respirer un air plus pur. Non, il faut tout de même sur ces sujets que nous nous regardions tels que nous sommes

11:16
Locuteur

et

11:17
Invité

que nous acceptions en face

11:19
Locuteur

les

11:19
Invité

réalités.

11:20
Locuteur

Nous

11:21
Invité

vivons

11:21
Locuteur

dans

11:22
Invité

l'une des plus grandes économies du monde. Alors, cessons, cessons de nous déconsidérer ou de faire croire que la France serait un pays où les solidarités n'existent pas, où il faudrait dépenser toujours davantage.

11:41
Locuteur

Nous

11:41
Invité

ne vivons libres dans notre pays

11:44
Locuteur

que

11:44
Invité

parce que des générations qui nous ont précédées se sont battues pour ne subir ni le dispotisme ni aucune tyrannie.

11:51
Locuteur

Et

11:52
Invité

cette liberté, elle requiert un ordre républicain. Elle exige le respect de chacun et de toutes les opinions.

12:00
Locuteur

Que

12:01
Invité

certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple, mais lequel, d'où, comment, et n'étendent en fait que les porte-voix d'une foule haineuse s'en prennent aux élus, aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c'est tout simplement la négation de la France.

12:22
Locuteur

Le

12:22
Invité

peuple est souverain.

12:24
Locuteur

Il

12:25
Invité

s'exprime lors des élections.

12:27
Locuteur

Il

12:28
Invité

y choisit des représentants

12:30
Locuteur

qui

12:30
Invité

font la loi. Précisément

12:33
Locuteur

parce

12:34
Invité

que nous sommes un État de droit.

12:41
Locuteur

Au

12:42
Invité

mois de mai prochain,

12:43
Locuteur

nous

12:44
Invité

aurons à nous exprimer sur ce choix européen

12:46
Locuteur

ô

12:46
Invité

combien important.

12:48
Locuteur

Nous

12:49
Invité

voulons en finir

12:51
Locuteur

avec

12:51
Invité

le sentiment d'impuissance à tous les niveaux.

12:55
Locuteur

C

12:55
Invité

'est une tâche d'une ampleur inédite,

12:58
Locuteur

mais

12:58
Invité

elle est à notre portée.

13:00
Locuteur

Je

13:01
Invité

nous en sais capables.

13:02
Locuteur

Et

13:03
Invité

c'est là que réside

13:04
Locuteur

cet

13:05
Invité

espoir pour 2019.

13:12
Locuteur

Je

13:12
Invité

suis au travail.

13:14
Locuteur

Fier

13:15
Invité

de notre pays. Fier de toutes les Françaises et de tous les Français. déterminés à mener tous les combats présents et à venir. Parce que je crois

13:26
Locuteur

en

13:27
Invité

nous. Je crois dans cet espoir français et européen que nous pouvons porter.

13:34
Locuteur

Alors

13:34
Invité

mes chers compatriotes,

13:37
Locuteur

je

13:37
Invité

vous souhaite une belle année 2019.

13:41
Présentateur

Édouard Lecef, en voyant ce dernier extrait, il croit aussi en lui. C'est ça ce qu'il veut nous dire

13:45
Locuteur

?

13:45
Invité

Évidemment. Évidemment, il a besoin de s'auto-convaincre. Alors je ne sais pas s'il a un jour perdu confiance en lui, mais en tout cas, là, il a besoin de montrer qu'avec la certitude, la confiance, la verticalité, disait Christophe Barbier, effectivement, qu'il affiche, c'est quelque chose auquel il tient, quelque chose auquel il croit. Il dit, encore une fois, on ne va pas changer. On va aller vers, effectivement, ces réformes. C'était important pour lui aussi de dire cela, de dire, effectivement, les réformes,

14:08
Locuteur

ça

14:08
Invité

continue. Parce que les réformes, ça a été le vrai moteur du macronisme dans le premier semestre, on va dire, de l'année 2018. Les choses se sont arrêtées, il a été bousculé. Aujourd'hui, il a besoin de remontrer, de montrer de nouveau que c'est un moteur. Mais il y a un besoin d'hybrider, sans doute aujourd'hui, son système, parce que le mouvement seul ne suffit pas, il faut des résultats. Ce qui s'est effondré au cours de

14:28
Locuteur

l

14:28
Invité

'année 2018,

14:28
Locuteur

c'est la

14:29
Invité

patience des Français.

14:29
Présentateur

Il l'a dit. Il y a une forme d'impatience qui s'est exprimée, c'est aussi la mienne.

14:33
Locuteur

Alors,

14:33
Invité

il dit qu'il partage l'impatience. Je ne suis pas certain que l'impatience des Français et son impatience soient exactement la même. Il peut y avoir des points de rapprochement, à savoir les résultats doivent arriver, mais les impatiences ne sont pas là. Il fait une forme d'amalgame entre l'impatience des Français et la sienne. Ce n'est peut

14:46
Locuteur

-être

14:46
Invité

pas exactement la même. Lui, il veut voir les réformes aboutir. Les Français veulent voir les résultats des réformes, les toucher.

14:52
Présentateur

Cette question, Macron peut-il encore être crédible, audible et rassembleur, alors que de nombreux Français rejettent fortement sa personnalité ?

15:00
Invité

Crédible, pas contre. Complètement, tant qu'il n'aura pas de résultat. Et on s'interroge sur l'absence de résultat. Est-ce que c'est seulement un problème de temps parce que la conjoncture mondiale est mauvaise ou un problème fondamental ? Sa politique n'en donnera jamais parce qu'elle n'est pas la bonne. Et là-dessus, les interrogations sur l'ISF sont venues nourrir ce débat. Audible, oui, il peut l'être. C'est difficile dans des cérémonies de vœux où les Français ont évidemment la tête ailleurs. On est le 31 décembre.

15:21
Locuteur

Il

15:21
Invité

y a un mois de janvier qui est un mois traditionnel de paroles récurrentes de la part de la présidente de

15:25
Locuteur

la

15:25
Invité

République. Et il

15:26
Locuteur

y

15:26
Invité

a ce fameux courrier. Là, il ne devra pas seulement être audible, il sera lisible. Donc on aura vraiment une

15:30
Locuteur

matière Qu'est-ce qu'il dit précisément sur ce courrier ?

15:32
Invité

Que le grand débat national serait accompagné de ce courrier. Il va écrire aux Français à propos de ce grand débat.

15:36
Locuteur

À

15:36
Présentateur

chacun d'entre nous ?

15:37
Invité

Oui, alors est-ce que ça sera par un mode collectif ? On a vu beaucoup de présidents publier des lettres à tous les Français dans la presse. Mitterrand, Hollande dans sa campagne de 2012, même Sarkozy à la fin de son mandat l'avait fait. C'est plus simple que d'envoyer un courrier personnalisé. Il y

15:50
Locuteur

a

15:50
Invité

aussi les réseaux sociaux qui aujourd'hui permettent de toucher beaucoup de Français d'une manière moderne, en ayant l'impression d'être dans du face-à-face. Ça suffira peut-être pas pour être audible complètement, mais ça lui permettra d'affiner sa pensée. Rassembleur, non. Rassembleur, non. Par ailleurs, faut-il être rassembleur quand on réforme, quand on bouscule un pays ? On ne peut que diviser.

16:09
Présentateur

Après une crise comme celle des Gilets jaunes, peut-être, non ?

16:11
Locuteur

Ne

16:12
Invité

pas mettre de l'huile sur le feu, ne pas creuser les fractures, certes. Mais rassembler au sens, chercher au moins 51% des Français parce qu'on a un but électoral, non, ce n'est pas possible. Il a divisé le pays, mais les divisions l'ont favorisé pendant un an et demi. Les cheminots étaient contre sa politique, mais l'opinion était avec Macron. La face des Gilets jaunes, c'est le violent retournement de cette proportion. Il peut se dire qu'il redeviendra rassembleur à la fin du quinquennat, en fonction de ses résultats, s'il en a, et puis en fonction de ses oppositions. Parce que lui ne rassemble pas, c'est évident, mais qui assemble face à lui, en ce moment, personne ?

16:45
Locuteur

Il

16:46
Présentateur

y avait un passage qu'on a revu à l'instant, qui était un des passages les plus forts de cette intervention du président de la République, et un passage, il faut le dire, quand même assez inattendu,

16:55
Locuteur

ciblant

16:55
Présentateur

les dérives des Gilets jaunes. Il dit « ceux qui prennent le prétexte de parler au nom du peuple, mais qui ne sont que les porte-voix d'une foule haineuse

17:05
Locuteur

».

17:05
Présentateur

Là,

17:06
Invité

on a le sentiment qu'il réglait ses comptes. Oui, et d'ailleurs, c'est une expression qui lui a été reprochée. Beaucoup disent même des adversaires socialistes, par exemple, comme Michel Delonnet, l'ancienne ministre dit « tout était bien dans les voeux, je souscris à tout, et je laisse de côté cette phrase sur les foulées haineuses, parce que c'est difficile d'assimiler tous les Gilets jaunes à la foulée haineuse ». Alors effectivement, il y a eu des choses inacceptables, il a raison de le rappeler. Mais on voit bien que le choix d'Emmanuel Macron, là, dans cette partie-là, précisément, c'est de dire quoi ? C'est de dire « l'ordre,

17:39
Locuteur

c

17:39
Invité

'est moi ». Certains ont refusé, ont désigné Laurent Wauquiez comme celui qui s'était trompé pendant cette crise des Gilets jaunes, parce qu'en tant que patron des Républicains, il aurait pu incarner l'ordre. Et en fait, il ne

17:52
Locuteur

l

17:52
Invité

'a pas fait, puisqu'il a revêtu un Gilet jaune, et puis il s'est retrouvé finalement écartelé dans son parti entre ceux qui soutenaient ce mouvement et ceux qui voulaient que l'ordre républicain soit rétabli très vite en France. Et donc, on voit bien qu'Emmanuel Macron, il se place du côté de l'ordre très nettement. Alors donc, il parle de foulées haineuses, il rend un hommage aux forces de l'ordre, et il met en avant l'ordre républicain. Ça, c'est un signal très très net. On sait qu'il va y avoir une manifestation de soutien à Emmanuel Macron à la fin du mois de janvier. On ne

18:19
Locuteur

va

18:19
Invité

pas dire qu'il essaie de réitérer ce qui s'était passé en mai 68 avec un soutien au général de Gaulle, mais il espère faire naître un petit mouvement comme ça. Alors pour l'instant, on n'en voit pas les prémices. On a juste ce rendez-vous à la fin du mois de janvier. C'est encore ténu pour l'instant, mais en tout cas, il essaie de susciter ça.

18:33
Locuteur

Ça veut dire

18:33
Présentateur

que son électorat avait besoin d'entendre cette phrase, ce genre de propos ? Je pense qu

18:38
Invité

'il se sert des débordements qu'il

18:41
Locuteur

y a

18:41
Invité

eu ces derniers temps, et ça explique sans doute aussi la différence de ton entre le 10 décembre et maintenant, c'est que vraiment ce qui s'est passé est inacceptable. Et il peut du coup légitimement dire « on a été trop loin » et parler à son électorat, lui parler d'autant plus que, comme pour ouvrir l'année, qu'on rentre dans un tunnel de six mois où ça va être très difficile de parler à cet électorat-là, parce qu'il va y avoir trois mois de grands débats, après trois mois d'élections européennes dont on ne sait pas trop ce qu'elle va donner. Et donc le rythme des réformes, le macronisme, il risque d'être mis un peu entre parenthèses pendant six mois.

Donc il ouvre l'année en disant « cette verticalité-là, comme disait Christophe, cette réforme, je l'incarne toujours, même si pendant six mois, vous le verrez peut-être pas. »

19:23
Locuteur

Ça veut

19:23
Présentateur

dire qu'il a considéré qu'il fermait la parenthèse hier soir ? Il a fermé la parenthèse des Gilets jaunes

19:28
Locuteur

? Je ne pense pas

19:28
Invité

quand même qu'il ait fermé la parenthèse, puisqu'il va y avoir ce grand débat. La question,

19:32
Locuteur

c

19:32
Invité

'est, je pense que vraiment, autant il ne

19:35
Locuteur

va

19:35
Invité

pas essayer de rassembler, parce qu'il ne peut pas rassembler tout le monde, mais de créer quelque chose de participatif, un vrai changement de méthode, comme il l'avait lui-même esquissé dans sa propre campagne, c'est ça qu'il va essayer de faire avec ce grand débat. Mais la question qui reste irrésolue,

19:51
Locuteur

c

19:51
Invité

'est est-ce qu'on peut entraîner le pays derrière cette politique ? C'est pour ça qu'il avait arrêté d'être participatif, parce qu'il sait très bien qu'avec un discours très libéral, on ne

20:00
Locuteur

peut

20:00
Invité

pas entraîner les Français, qui reste très rétif. Est-ce qu'aujourd'hui, il peut, à travers ce grand débat, le faire ? Ça va être l'interrogation de 2019.

20:10
Locuteur

Et dans le cercle ? Sur

20:10
Invité

la mobilisation de son camp, oui, bien sûr, c'était quelque chose de très important. On met en exergue, en permanence, le fait qu'Emmanuel Macron dispose de 25 à 30% de soutien. 25 à 30% de l'ensemble des Français interrogés, parce qu'on est sur des échantillons avec l'ensemble des Français interrogés.

20:24
Locuteur

Les

20:25
Invité

élections européennes, 50% de participation en général, donc mobiliser un camp, alors je ne dis pas que les 25% qui ont de bonnes opinions d'Emmanuel Macron voteront tous pour la République en marche, pour la liste de la République en marche, mais malgré tout, il est extrêmement important, dans une élection qui est peu mobilisante, d'avoir effectivement un camp très mobilisé. 25%, si vous retranchez, si vous avez 50% de participation, c'est la moitié des gens qui iraient voter. Ça ne se passera pas comme ça, mais c'est très important d'aller le mobiliser, ceux-là, et de leur dire, voilà, vous avez une échéance, et celle-là, elle est importante.

20:53
Présentateur

Macron à la reconquête, c'est le titre de notre émission ce soir, à la reconquête de l'opinion, c'est possible, c'est jouable ?

20:59
Invité

Vous savez, on dit, il y a cette expression que j'aime bien, qui dit, ce que tu es parle si fort, que je n'entends plus ce que tu dis. Un vrai danger pour beaucoup de politiques, et qui fait que l'image est tellement imposante qu'on le regarde, mais on n'entend pas. Pour lui, en tout cas, c'était un moment très important pour essayer,

21:13
Locuteur

peut

21:14
Invité

-être pas d'être convaincant, mais au moins d'être un peu entendu, d'être un peu écouté, de voir quelque chose. D'où l'idée que c'est d'abord vers son camp qu'on va avoir des leviers plus faciles, mais de là à pouvoir rebondir, c'est extrêmement compliqué. Je ne pense pas, et jamais, des voeux n'ont permis à l'opinion de rebondir positivement. Bien sûr, ça n'est pas là que ça va se faire. Mais si on commence à montrer que le mouvement est de retour, parce qu'il y

21:37
Locuteur

avait

21:37
Invité

des accents de campagne quand même, la campagne à venir des élections européennes, et puis la campagne présidentielle, debout, là, presque tribun, bougeant les mains, etc. Donc oui, c'est là-dessus qu'il va essayer de faire bouger les choses. Il va falloir attendre, on le disait tout à l'heure.

21:49
Locuteur

Qu'est

21:49
Présentateur

-ce qu'il fallait retenir ? 16 minutes, avec trois voeux, alors je les ai oubliés, non, vérité, dignité, espoir, la lettre aux Français, un serment à ceux qui avaient dérive du mouvement des Gilets jaunes. Quel était le message qu'il voulait adresser aux Français dans leur ensemble ? À votre avis,

22:08
Locuteur

Slazik

22:09
Invité

Kemener ? Je pense qu'il y

22:10
Locuteur

avait

22:10
Invité

vraiment le message, un message de résistance. C'est-à-dire, il y avait la question, il

22:15
Locuteur

y a

22:15
Invité

une question de faiblesse personnelle.

22:17
Locuteur

C

22:17
Invité

'est-à-dire qu'on parle beaucoup d'entourage du président de la République.

22:20
Locuteur

Alors,

22:20
Invité

c'est mis en exergue avec la nouvelle histoire autour d'Alexandre Benalla. Mais il y a toujours la question de son entourage politique, de sa force politique et de sa capacité de réaction dans les crises politiques. On a vu sur l'affaire Benalla, la première fois, en tout cas, la réaction a été très très longue. Sur la crise des Gilets jaunes, on a attendu très longtemps que le président s'exprime. Donc, il y

22:41
Locuteur

avait

22:41
Invité

besoin de recharger cette force politique-là en disant, voilà, je suis là, je suis présent devant les Français, je me tiens debout. Ça fait partie des éléments de communication, mais ça a plutôt bien fonctionné.

22:51
Locuteur

Je

22:51
Invité

ne

22:51
Locuteur

suis

22:51
Invité

pas faible, je ne

22:52
Locuteur

suis

22:52
Invité

pas fatiguée, je vais pouvoir réformer, je suis encore votre président. Voilà. Et il y avait une autre chose dont on n'a pas encore parlé. Et je vais préparer, et ça, c'est très important, je pense, un projet européen renouvelé. Parce qu'il sait que son projet européen, tel qu'il avait été présenté à la Sorbonne, c'était en septembre 2017, a déjà été mis à mal. C'est-à-dire qu'il devait, par exemple, avoir, obtenir beaucoup de concessions de l'Allemagne sur un budget de la zone euro, avec un parlement qu'il contrôlerait, etc. Ça n'a pas pu aller à son terme. Il voulait aussi des listes transnationales pour les européennes. On sait que ça n'aura pas lieu.

Donc, il y a beaucoup de choses qui ont été laissées de côté. Alors, il y

23:26
Locuteur

a

23:26
Invité

eu des avancées aussi sur les travailleurs détachés, par exemple. Mais il sait qu'il a besoin de recharger ce logiciel-là. Donc, c'est ça aussi qu

23:32
Locuteur

'il

23:32
Invité

disait aux Français. Il va reparler d'Europe. Il va falloir qu

23:35
Locuteur

'il

23:35
Invité

retrouve une nouvelle façon de parler d'Europe. Est-ce qu

23:37
Locuteur

'il

23:37
Invité

n

23:37
Locuteur

'y avait

23:37
Invité

pas

23:37
Présentateur

une façon, aussi, pour Emmanuel Macron, de dire aux Français « Cessez de vous plaindre

23:40
Locuteur

? »

23:41
Présentateur

C

23:42
Locuteur

'est de leur dire «

23:42
Présentateur

Nous sommes un grand pays. Nous avons des protections sociales.

23:46
Locuteur

»

23:46
Présentateur

Il dit, il part de la volonté de ne pas déconsidérer le pays. Cessant de faire croire que la France est un pays où les solidarités n'existent pas.

23:52
Invité

Les Français vivent dans un paradis en croyant que c'est l'enfer. C'est ce que disent beaucoup d'étrangers. Et donc, il y avait cette leçon adressée à ceux qui veulent toujours plus d'État mais payer moins d'impôts, travailler moins et gagner plus. Il l'a dit en ces mots. Il y avait, face aux Gilets jaunes, une leçon d'ordre républicain. Vous n'êtes pas le peuple. Il y

24:07
Locuteur

a

24:07
Invité

parmi vous une foulaineuse et puis il y a des braves gens mais l'ordre républicain est au-dessus de tout ça. Et puis,

24:11
Locuteur

il

24:11
Invité

y avait une leçon d'économie. On ne peut pas avoir plus en payant moins. On ne peut pas dépenser sans compter. Et ça, c'était asséné de manière assez brutale et ce n'était pas du tout le ton du 10 décembre. Oui, il y avait le côté « Arrêtez de vous plaindre. Ça ne va pas si mal que ça dans notre pays. On a plein d'atouts. Et

24:26
Locuteur

je

24:27
Invité

veux voir dans votre colère le fait que vous n'êtes pas résignés. »

24:29
Locuteur

Cette

24:29
Invité

pétition de principe au début de ces vœux, elle est quand même assez étrange. En quoi le fait que les gens se sont en colère prouve qu'ils ne sont pas résignés ? Oui, certains ne sont pas résignés. Ils veulent se battre pour sortir de leurs conditions et ils ont bien raison. Mais d'autres sont dans une colère aussi un peu nihiliste. On a l'impression qu

24:44
Locuteur

'ils

24:44
Invité

veulent casser pour casser parce que justement, ils sont résignés. Ils ne croient plus en la politique. Ils ne croient plus en la France. Ils ne croient plus en leur propre destin. Donc, c'était une phrase un peu audacieuse sur laquelle ils devraient revenir parce qu'il faut nous prouver que de cette colère de non-résignation, on peut faire une colère de construction. La canaliser dans un grand débat, c'est un point. Mais la canaliser après dans une France qui entreprend, qui travaille, qui se lève plus tôt le matin, ça ne

25:06
Locuteur

va

25:06
Invité

pas être

25:07
Locuteur

pas.

25:07
Invité

Ce ton vous a surpris ou pas ?

25:08
Présentateur

Ah oui. Sitôt, on a quand même fait un bon nombre d'émissions où les uns et les autres, on se demandait même si le modèle républicain n'était pas en danger.

25:17
Locuteur

Et

25:18
Présentateur

le 1er, le 31 décembre à 20h, on a un président de la République, Ragaillardi, debout, les yeux dans les yeux, qui dit aux Français « Je vais vous faire la leçon ». C'est curieux

25:27
Locuteur

de

25:27
Invité

l'avoir fait dans cet ordre. On aurait pu penser un président de la République très dur, par exemple, juste après le 1er décembre, quand il y

25:33
Locuteur

a

25:33
Invité

eu les saccages à l'arc de triomphe, « Je suis l'ordre, je ne laisserai pas faire ». Et puis, au moment des voeux, un président un peu plus patelin, un peu plus patte de velours qui vient de dire aux Français « Attendez, je vais vous donner des choses quand même, le SMIC, le pouvoir d'achat ». C'est curieux qu'il l'ait fait dans ce sens-là. D'où, voire mou, le 10 décembre, il donnait l'impression de céder, de renoncer à une partie de sa politique. D'ailleurs, il reculait sur plusieurs points. Et puis, le 31 décembre, pendant que les gens font la fête, on resserre.

25:56
Présentateur

Trop tôt pour la poigne, c

25:58
Locuteur

'est-à-dire que l'autre

25:58
Invité

leçon, c'est une leçon politique de démocratie. La démocratie, ce n

26:02
Locuteur

'est

26:02
Invité

pas la démocratie pour tout le monde, le peuple directement qui vote. Il est en train de cadrer les débats qu'il va y avoir dans le grand débat, justement. Il a dit, une démocratie, c'est le vote, c'est des représentants et c'est ça, l'État de droit. Donc, à mon avis, le référendum d'initiative citoyenne, qui est le grand mot d'ordre en ce moment des Gilets jaunes, voilà, ce n

26:23
Locuteur

'est

26:23
Invité

pas dans son logiciel de genre du goût. Il

26:25
Locuteur

promet des décisions, il annonce des décisions. Il annonce un travail,

26:29
Présentateur

une réflexion sur nos institutions. Il ne le dit pas exactement

26:31
Locuteur

comme ça, mais

26:32
Invité

il tient à la démocratie représentative et pas à la démocratie directe.

26:36
Locuteur

Il

26:37
Invité

y a aussi un petit côté de défi dans ce qu'il présente. On a dit que les Gilets jaunes, c'était le passage de la défiance au défi. On défie le président plutôt qu'être simplement en défiance. Il y

26:45
Locuteur

a

26:45
Invité

quelque chose de plus actif.

26:46
Locuteur

Il

26:47
Invité

y

26:47
Locuteur

a

26:47
Invité

un peu de défi, un peu de réponse du berger à la bergère. Moi aussi, je vous défie. Rien ne justifie qu'on arrête les réformes. Il le dit. Il dit rien ne justifie. Pour moi, c'est ça le point essentiel, le mot qu'il a voulu lui faire passer hier. C'est-à-dire que je vous défie un peu, je mets en avant quelques vérités, je suis prêt à vous montrer que rien ne va s'arrêter. Bien sûr, je fais quelques concessions, mais il

27:07
Locuteur

y a

27:07
Invité

un côté un peu de défi,

27:09
Locuteur

de les

27:09
Invité

yeux dans les yeux, droit dans ses bottes.

27:11
Présentateur

Une phrase, qui peut vous paraître énigmatique, en tout cas moi qui m'a paru énigmatique, parce qu'elle ne

27:15
Locuteur

l

27:15
Présentateur

'ouvrait pas forcément sur une réflexion de fond. Le capitalisme ultra-libéral et financier va vers sa fin. Alors ça,

27:21
Locuteur

c

27:21
Présentateur

'est un constat qu'a fait la patronne du FMI qu'on peut débattre, mais il l'a balancé comme ça au milieu de ses voeux. Est-ce que ça annonce là aussi peut-être une prise en compte de ce qui a été dit aussi pendant la crise des Gilets jaunes, c'est-à-dire une mondialisation qui ne profite pas à tout le monde et qu'il faudrait d'une certaine manière rééquilibrer ? Est-ce qu'à votre avis, cette phrase-là ouvre vers peut-être un autre logiciel économique ?

27:44
Invité

C'est curieux cette phrase, c

27:45
Locuteur

'est

27:45
Invité

une sorte de moment bolchevique dans son l'encusion de vœux.

27:49
Locuteur

Vous y allez un peu fort.

27:50
Invité

Parce

27:50
Locuteur

que ce

27:50
Invité

capitalisme aille vers sa fin, oui, comme tout soleil est promis au crépuscule, mais enfin, la fin pour demain matin de ce capitalisme cupide, on ne la voit pas forcément et ce n

27:57
Locuteur

'est

27:57
Invité

pas avec une petite taxe sur les GAFA que ça va s'arranger. Mais enfin bon, sa volonté et sa philosophie est réaffirmée. On retrouve le Macron de la campagne quand il citait souvent Amartya Sen et d'autres théoriciens d'un vrai libéralisme, d'un vrai capitalisme mais au service de la justice sociale. Encore faut-il que la France, que son gouvernement, que son président pousse à la roue pour qu'on sorte des effets de ce capitalisme pour aller vers quelque chose

28:18
Locuteur

de plus vertueux. Mais ça, ça veut dire

28:19
Présentateur

que je vous ai entendu ou pas ?

28:20
Invité

Oui, comme il l

28:21
Locuteur

'a

28:21
Invité

déclaré le 10 décembre que les patrons des entreprises françaises devaient payer leurs impôts en France. Bon, quand on voit Gérald Darmanin se prendre un peu les pieds dans ce système-là en se demandant comment il va pouvoir faire pour faire payer les gens concernés, on se dit qu'il y a loin de la pétition de principe à la réalité. Il parle aussi d'écologie industrielle à un moment ce qui est aussi pas un oxymore mais on va dire quelque chose qu'on n'a pas l'habitude de voir accoler ces deux termes ensemble. C'est vrai que peut-être c

28:43
Locuteur

'est

28:43
Invité

une référence à Marx, il a aussi fait une référence assez étonnante, une référence voulue ou pas à Freud en parlant du malaise dans la civilisation européenne. Effectivement, en disant voilà, je sens qu'il y a des mouvements extrêmement forts il dit on est perdu. Ce qu'il explique aussi et ça c'est peut-être un élément expliqué de manière un peu compliquée mais qui est important pour lui et qui veut dire ce qui se passe c'est qu'il

29:02
Locuteur

y a

29:02
Invité

des gens qui sont bousculés.

29:03
Locuteur

Il

29:03
Invité

y a des gens qui sont bousculés parce que la mondialisation, parce que l'écologie, parce que etc. Moi je vais essayer de vous ramener dans quelque chose où on reprend en main notre destin, c'est important et on va maîtriser notre quotidien. Et c'est vrai que c'est quelque chose qu'on va un peu en profondeur qu'on interroge les français au-delà du pouvoir d'achat et de l'écologie. Le fait de ne voir les choses

29:20
Locuteur

arriver

29:21
Invité

trop vite et de ne plus pouvoir les maîtriser est quelque chose qui est très extrêmement important. Là il a peut-être essayé de donner quelques perches pour autant les mesures qu

29:28
Locuteur

'il

29:28
Invité

y

29:28
Locuteur

a

29:28
Invité

derrière il va falloir peut-être attendre.

29:29
Présentateur

Juste,

29:29
Locuteur

vous êtes prêt

29:29
Présentateur

pour un cours de philosophie là, pourquoi Freud

29:31
Locuteur

? Alors

29:32
Invité

je ne sais pas pourquoi Freud mais malaise dans la civilisation qui en allemand s'appelle malaise dans la culture donc c'est vrai qu'il fait là sans doute référence à un moment de l'histoire avant-guerre où ça a été compliqué ou une forme de retour sur soi comme si la civilisation comme si la société en elle-même était effectivement d'un moment de malaise et qu'il fallait reconstruire les choses de manière très

29:53
Locuteur

profonde. Il a vu Marx,

29:53
Invité

il a entendu Freud et vous ?

29:54
Locuteur

Sur

29:55
Invité

l'ultralibéralisme c'est la troisième fois c'est en dernier qu'il fait une critique et notamment quand il parle d'Europe comme il a bien compris que les élections européennes allaient être compliquées il prend ses distances avec l'Europe ultralibérale en disant que lui il va essayer de construire quelque chose de plus protecteur une sorte d'entre-deux entre le socialisme et l'ultralibéralisme pour l'instant on ne voit pas trop encore et

30:16
Locuteur

puis en plus ça parle

30:16
Invité

aussi à son aile gauche parce que sa politique a été jugée comme libérale et je pense que cet adjectif-là ne lui convient pas gêne cette partie de la gauche macroniste et qu'il essaye de montrer qu'il est plus équilibré que

30:31
Locuteur

ça.

30:32
Présentateur

Et ça,

30:32
Locuteur

ça

30:32
Présentateur

fait partie des mesures qu'il va devoir prendre alors peut-être symbolique vous avez parlé de la taxation des GAFA s'ils vont au bout mais est-ce qu'il y a la volonté de la part de l'Elysée du gouvernement d'aller au-delà des déclarations d'intention et justement peut-être de faire quelques annonces en la matière pour montrer qu'il a peut-être entendu ou peut-être pas changé de logiciel mais au moins entendu.

30:53
Invité

C'est toute la question parce que comme le rappelait Cécile effectivement il y

30:55
Locuteur

a

30:55
Invité

beaucoup de petits cailloux sur sa route en ce sens il arrive au Conseil européen le 13 décembre dernier et il dit qu'on ne pourra pas faire l'Europe contre les peuples je résume je

31:03
Locuteur

ne

31:03
Invité

sais pas exactement ce qu'il dit et puis ensuite il explique que même s'il a un projet européen il ne voudrait pas justement aller contre ce que veulent les Français donc il y a des petits cailloux comme ça sur sa route mais pour l'instant on n'a absolument aucune mesure qui permette de dire que ces déclarations d'intention vont plus loin que ça mais effectivement au fur et à mesure on va les collationner ces annonces et il va falloir qu'il y ait quelque chose au bout parce qu'il commence à créer une attente justement en étant sur des interventions régulières sur ce thème-là.

31:30
Présentateur

En tout cas Alain Juppé a été l'un des seuls à féliciter publiquement le président de

31:34
Locuteur

la

31:34
Présentateur

République pour ses voeux aux Français l'opposition d'une manière générale vous allez voir ne fait pas dans le détail et cible sans ménagement le chef de l'État Juliette Ballon Céline Martin et Thomas Buyer

31:49
Locuteur

Les

31:49
Présentateur

voeux d'Emmanuel Macron une allocution présidentielle très attendue par les Français mais aussi bien sûr par ses adversaires politiques

31:58
Locuteur

sans

31:58
Présentateur

surprise la plupart n'a pas été convaincue par les propos du chef de l'État

32:03
Locuteur

pour

32:03
Présentateur

la France Insoumise c'est d'abord un président moralisateur qui est apparu hier soir

32:08
Locuteur

J

32:09
Invité

'ai été surpris ce soir de voir le président de la République avec son ton de donneur de leçons qui a été vraiment prégnant pendant toute la durée de son allocution c'est-à-dire qu'il entendait utiliser cette séquence des voeux pour la nouvelle année comme une occasion de passer un savon à la France mobilisée contre sa politique Tout ça est une formidable opportunité pas une menace or Emmanuel Macron a l'air de considérer ça comme une menace qu'il veut mater

32:29
Locuteur

Du

32:30
Présentateur

côté du Rassemblement National on déplore un discours décevant en plus de l'expression foule haineuse employée par Emmanuel Macron qui ne passe pas

32:39
Locuteur 3

Je l'ai entendu pointer du doigt les gens traités de foule haineuse certains traités de menteurs d'autres il a essayé de diviser les Français je crois que c'est pas une bonne chose moi j'attendais de la part du chef de l'État une vision stratégique une grande vision pas de vision une remise en question de son modèle de ses décisions rien aucune remise en question

32:59
Locuteur

pas

32:59
Présentateur

de remise en question du président c'est visiblement ce qui choque aussi le député socialiste Boris Vallaud qui préfère ironiser sur Twitter

33:08
Invité

débattons tous ensemble de la ligne que j'ai décidé tout seul de ne pas changer

33:16
Locuteur

pour

33:17
Présentateur

Roger Carucci sénateur les républicains une seule question se pose désormais après ce discours du nouvel an celle de la crédibilité du président auprès des Français

33:26
Locuteur 2

tout le problème c

33:27
Locuteur

'est

33:27
Locuteur 2

de savoir s'il n

33:28
Locuteur

'a

33:28
Locuteur 2

pas déjà un boulet au pied et qu'il ne peut plus bouger

33:32
Locuteur

ou

33:32
Invité

s'il a encore la capacité d'avancer bien des réformes sont prévues en 2019 est-ce qu'il a encore une majorité

33:40
Locuteur 7

solide est-ce qu'il a encore dans le pays l'opinion suffisamment favorable pour avancer parce que les réformes c'est rarement très populaire ça on le verra dans

33:51
Locuteur

les semaines qui

33:51
Locuteur 7

viennent

33:52
Présentateur

également interrogé sur les voeux d'Emmanuel Macron le porte-parole de Debout la France dénonce un manque de propositions concrètes face aux attentes des Français et avance une solution radicale

34:01
Locuteur 1

je pense qu'il est obligé de revenir devant les urnes par exemple en soumettant son projet de sortie de crise les mesures qu'il a annoncées et son débat national à référendum pour que les Français lui disent oui ou non on veut continuer dans cette direction avec vous ou éventuellement par une dissolution de l'Assemblée nationale s'il y est contraint et s'il n'entend rien d'ici là c'est les élections européennes qui seront le moment de sanctionner la politique du président

34:24
Présentateur

face aux coups portés par l'opposition depuis hier soir la majorité défend fermement l'allocution du chef de l'Etat allant même jusqu'à justifier ce matin certains de ses propos très critiqués

34:36
Locuteur

il

34:37
Locuteur 6

y a d'un côté un mouvement social qui a existé

34:39
Locuteur

qui

34:40
Locuteur 6

a été entendu des réponses des premières réponses ont été apportées et ensuite incontestablement

34:46
Locuteur

il

34:46
Locuteur 6

y a eu tout de même des actes effectivement haineux

34:49
Locuteur

non

34:49
Locuteur 6

seulement à l'égard du président de

34:51
Locuteur

la

34:51
Locuteur 6

République mais à l'égard de nombreux élus à l'égard d'un certain nombre d'organes de presse et qui dépassent les limites du débat républicain ou de la protestation sociale

35:00
Locuteur

au

35:01
Présentateur

delà de son camp l'un des rares hommes politiques à complimenter le président s'appelle Alain Juppé

35:09
Invité

excellente intervention du président de la République dans la forme comme sur le fond le cap est donné bonne année à la France

35:17
Présentateur

grillant la politesse au président de la République son prédécesseur François Hollande a lui souhaité ses voeux aux français deux heures avant Emmanuel Macron avec un conseil qui semble adressé au chef de l'État en souhaitant au pays de dialoguer pour retrouver son unité

35:34
Locuteur

Juste

35:34
Présentateur

il a vraiment grillé la politesse François

35:36
Locuteur

Hollande il a le droit il n'y a pas d

35:37
Invité

'horaire il n

35:38
Locuteur

'y a

35:38
Invité

pas d'embargo pour les leaders politiques c'était d'ailleurs les années précédentes rappelez-vous souvent le cas on voyait des leaders poster des vidéos avec leur cuisine derrière ou l'endroit où ils étaient en vacances pour essayer d'attirer à eux un peu d'attention avant les voeux du président ce qui est intéressant de la part de François Hollande c'est qu'il met égalité égalité dans son message de vœu c'est-à

35:56
Locuteur

-dire

35:56
Invité

il reste lui socialiste complètement socialiste dans son objectif il se détache idéologiquement complètement de celui qui fut quand même son ministre de l'économie c'est lui qui l'avait nommé

36:06
Présentateur

mais on voit que le soutien le plus franc le plus net le plus assumé outre évidemment les élus de la République en marche c

36:12
Locuteur

'est

36:12
Présentateur

Alain Juppé

36:13
Locuteur

oui

36:14
Invité

c'est très net parce qu'Alain Juppé il a l'oeil sur le 26 mai prochain sur les européennes et c'est les européennes les européennes les européennes on sait qu'il a envie que la liste Macron alors on n

36:26
Locuteur

'en

36:26
Invité

connaît pas encore exactement les contours ni même la tête de liste on ne la connaîtra visiblement pas avant avril mais il a envie qu'elle l'emporte et on sait que c'est vraiment le but du maire de Bordeaux donc c'est pour ça il ne sera jamais dans la critique aujourd'hui vis-à-vis d'Emmanuel Macron et non plus vis-à-vis d'Édouard Philippe mais pour des raisons évidentes qui sont des raisons d'amitié d'estime ancienne donc la critique ne viendra pas d'Alain Juppé ça c'est

36:48
Présentateur

sûr pourtant elle était sévère elle a été exprimée par l'ensemble des autres parties d'opposition on entendait Richard Ferrand à l'instant dire ce mouvement social qui a existé

36:57
Locuteur

oui

36:57
Invité

c

36:58
Locuteur

'est en fait

36:58
Présentateur

considérant que la parenthèse est terminée

37:00
Invité

oui c'est vrai qu'à plusieurs reprises on a entendu Emmanuel Macron un peu plus tôt il y a quelques jours dire en parlant des réformes enfin en tout cas des éléments qu'il fallait donner pour que le mouvement des Gilets jaunes s'arrête c'est maintenant chose faite comme si on était dans quelque chose voilà la page est tournée et ça explique d'ailleurs une partie du ton c

37:19
Présentateur

'est une erreur et dans le cerf à votre avis

37:20
Invité

c'est certainement une erreur de penser que les choses sont terminées ce serait l'erreur principale que de considérer que même les 10 milliards même une somme très importante va faire s'arrêter ce qui était à l'origine parce que comme il le dit lui-même cela vient de loin si ça vient de loin on ne

37:33
Locuteur

l

37:33
Invité

'arrête pas d'un coup et on prend en compte tous ces éléments là donc ce serait une erreur formidable que de dire avec quelques mesures aussi importantes soient-elles je vais stopper ce mouvement là alors il y a le grand débat on en a parlé ce grand débat pour lequel il a aussi repris la main parce que lorsqu'il dit le grand débat je vais vous écrire une lettre afin d'en fixer les attentes c'est-à-dire qu'il reprend aussi la main alors c'est vrai que c'est lui qui l'a initié ce grand débat mais il dit je vais voir les attentes donc maintenant vous allez effectivement débattre discuter c'est important mais les attentes c'est moi qui les fixe je veux vous dire ce qu'il va y avoir à sortir de cet évent là donc oui bien sûr il ne

38:10
Locuteur

faut

38:10
Invité

pas faire cette erreur là d'oublier le mouvement social et il faut faire attention dans la manière dont va être maîtrisé ce grand débat et la manière dont on va en sortir quelque chose de tangible ou pas

38:20
Locuteur

il

38:21
Présentateur

faut donner le sentiment que ça reste ouvert et que les français eux-mêmes peuvent s'approprier

38:24
Locuteur

ce moment là le

38:26
Invité

fait même de parler est très important parce que c'est quelque chose qu'on entend régulièrement les français dire on a envie de s'exprimer mais c'est aussi la manière dont ça va être agrégé et dont des décisions vont sortir de là qui vont être extrêmement importantes ça peut faire un énorme flop à la hauteur de l'énorme attente

38:40
Locuteur

on

38:41
Présentateur

entendait des responsables politiques assez véhément à l'endroit d'Emmanuel Macron notamment la France insoumise si on fait de pas en arrière et qu'on regarde l'ensemble de la classe politique au lendemain de cette crise des gilets jaunes et au moment de ses voeux on voyait la France insoumise au début du reportage qui a beaucoup bataillé pour être aux avant-postes de cette crise là est-ce qu'ils sortent ragaillardis les

39:04
Locuteur

uns et les autres

39:05
Invité

? Non, personne sauf

39:06
Locuteur

peut-être

39:06
Invité

Marine Le Pen c'est pour ça qu'ils sont encore aussi violents contre Emmanuel Macron parce qu'ils ont bien compris que là il y avait une sorte de consensus assez large en tout cas dans le pays contre la personne du président donc ils surfent là-dessus mais non c'est une des grandes caractéristiques de ce moment c'est que le pouvoir est apparu affaibli mais que les oppositions sont apparues tout aussi faibles d'où ce sentiment un peu d'angoisse de vide qu'est-ce qui se passe quand le monde politique est aussi fragile ? Vous dites Marine Le Pen qui

39:35
Présentateur

en profite ça se voit dans les sondages ou pas ?

39:36
Invité

Ça se voit un peu dans les sondages ça se voit dans les intentions de vote où le FN effectivement lorsqu'on se projet dans les européennes est là mais ce qui est intéressant c'est que Marine Le Pen on parle de Marine Le Pen sans doute un des éléments de stratégie qui a le mieux fonctionné pour Marine Le Pen c'est de ne pas se mettre elle en avant c'est-à-dire de considérer de montrer la vague pour ensuite pouvoir la surfer dire regardez elle est importante elle ressemble à ce que ce que je dis ce que j'aime mais c'est là où a été sans doute stratégiquement le point important c'est de dire ça n'est pas moi c'est un mouvement et ensuite pouvoir éventuellement l'embrasser

40:06
Locuteur

Un

40:06
Présentateur

mot sur le gouvernement et le Premier ministre qui ont eu droit

40:10
Locuteur

à

40:10
Présentateur

un hommage c'est-à

40:11
Locuteur

-dire

40:11
Présentateur

qu'on a beaucoup entendu Emmanuel Macron dire je il y a moi et le peuple il y a les Français et le Président de la République et là on a eu un Président qui a fait une espèce de bilan de son action politique en disant alors je ne

40:23
Locuteur

sais

40:23
Présentateur

pas si c'est anecdotique vous allez me le dire mais le Premier ministre et le gouvernement ont mis en place alors il a parlé de la réforme du ferroviaire de la réforme du travail ça veut dire quelque chose ou c'est anecdotique à votre avis Christophe Barbie ?

40:36
Locuteur

C

40:36
Invité

'est important d'appuyer sur un bilan montrer que des choses ont été faites mais c'est faible ça a d'ailleurs raté un moment très très court dans le discours du Président de la République parce qu'il ne peut pas appuyer sur ce socle sa volonté de continuer il doit changer le mouvement des Gilets jaunes a complètement cassé ce premier élan moi j'ai du mal à imaginer par quelle baguette magique ou par quelle flûte enchantée Edouard Philippe pourrait reprendre la tête de la majorité en n'étant pas cabossé il a quand même laissé beaucoup de plumes ce premier ministre dans le conflit puisque c'est lui qui a porté d'abord la parole dure nous ne changerons pas ni les taxes ni rien c'est une bonne politique puis le retournement c'est le métier d'un premier ministre mais encore faut-il survivre à cela j'ai trouvé que l'hommage d'hier était un peu le minimum syndical de la part de Macron

41:16
Locuteur

un président qui sait Il aurait pu en faire

41:17
Présentateur

plus étant donné tous les coups qu'a pris le premier ministre

41:19
Invité

non il ne peut pas en faire plus parce que ce n'était pas le sujet d'hier le sujet c'est la France face à Macron c'est les gilets jaunes face à Macron sur les pancartes on voit Macron démission le problème c'est un président qui n'est plus écouté qui n'est plus jugé légitime par une partie des français alors ça n'empêche pas Macron de continuer à être le président de tous les français et de terminer son mandat mais il sait qu'après les européennes sanctions électorales il devra se poser la question d'un changement de gouvernement

41:42
Locuteur

il n'y a pas

41:42
Présentateur

eu un mot sur les oppositions il n

41:44
Locuteur

'y a

41:44
Présentateur

pas eu un mot sur cet adversaire politique ça n

41:46
Locuteur

'est

41:46
Présentateur

plus le sujet les

41:47
Invité

oppositions il les a incluses dans ce passage sur la foule haineuse quand il dit les porte-paroles les porte-voix il vise évidemment quelques leaders qui ont dérapé que ce soit ceux qui font des quenelles ou ceux qui veulent un poutch et une transition militaire mais il visait aussi les

42:00
Locuteur

présidents

42:01
Invité

de partis ou les dirigeants de partis qui

42:03
Locuteur

ont jeté lui sur le feu

42:03
Invité

aujourd'hui même vous avez Jean-Luc Mélenchon qui rend un hommage dithyrambique et un peu délirant à Éric Drouet par rapport à son homonyme Drouet de l'épisode révolutionnaire de la fuite à Varennes on voit bien qu'il y

42:15
Locuteur

a

42:15
Invité

une tentative de récupération de la mythologie des gilets jaunes par des politiques qui ont été complètement dépassées complètement débordées c'est ceux-là aussi que visait Macron sans les nommer

42:23
Présentateur

Éric Drouet c'est celui qui voulait aller chercher

42:26
Locuteur

rentrer à l'Elysée

42:27
Présentateur

chercher Emmanuel

42:29
Invité

Macron

42:29
Locuteur

alors

42:30
Présentateur

là aussi le message se voulait clair pas question de ralentir encore moins d'enterrer les réformes prévues lors de la campagne électorale assurance chômage retraite réforme de l'Etat révision constitutionnelle Emmanuel Macron malgré son impopularité et un climat qui reste malgré tout éruptif a voulu convaincre qu'il comptait bien reprendre le cours de son quinquennat alors que cette nouvelle année s'ouvre sur un gros très gros chantier le prélèvement à la source Paul-Rémy Barge-Lavelle Ilana Azincott

42:58
Locuteur

C

42:58
Invité

'est le début d'une nouvelle ère pour le contribuable français

43:04
Locuteur

après

43:04
Invité

des

43:04
Locuteur

mois

43:05
Locuteur 7

de travail le prélèvement à la source entre en vigueur au mois de janvier

43:10
Locuteur

une

43:10
Invité

mesure qui ne tombe pas au meilleur moment dans un climat de ras-le-bol fiscal

43:15
Locuteur

le

43:16
Locuteur 7

gouvernement joue gros donc

43:17
Locuteur

dès

43:18
Locuteur 7

le début de l'année

43:19
Locuteur

Je

43:20
Locuteur 7

n'ai aucune crainte et pour la bonne et simple raison d'ailleurs que l'impôt d'aujourd'hui l'impôt à la papa si je veux dire l'impôt d'hier bientôt l'impôt sur le revenu tel qu

43:27
Locuteur

'on

43:27
Locuteur 7

le payait jusqu'à présent avait beaucoup d'erreurs il y avait 3 millions d'erreurs tout est prêt je réunis d'ailleurs chaque semaine depuis désormais le mois d'août toute mon administration on y travaille beaucoup nous avons fait 8 millions de tests sur

43:39
Invité

les feuilles de salaire

43:40
Locuteur

beaucoup

43:42
Invité

de tests pour ne rien laisser au hasard

43:44
Locuteur

car

43:45
Invité

Emmanuel Macron veut poursuivre ses grands chantiers

43:48
Locuteur

l

43:48
Invité

'un d'entre eux est une promesse de campagne

43:51
Locuteur

la

43:52
Invité

réforme constitutionnelle

43:54
Locuteur

Emmanuel

43:55
Invité

Macron souhaite diminuer d'un tiers le nombre de parlementaires introduire 15%

44:01
Locuteur

de

44:02
Locuteur 7

proportionnel pour les élections législatives

44:04
Locuteur

et

44:05
Locuteur 7

limiter le cumul des mandats

44:06
Locuteur

mais

44:09
Invité

le mouvement des gilets jaunes a rebattu les cartes notamment avec l'irruption du référendum d'initiative citoyenne

44:17
Locuteur

leur

44:18
Invité

revendication phare depuis le mois de décembre

44:21
Locuteur

ça

44:21
Locuteur 1

permet en fait à tous les citoyens de pouvoir s'exprimer et de peut-être faire bouger des choses qu'on n'accepte pas

44:27
Locuteur 7

Stanislas

44:28
Invité

Guérini délégué général de la République En Marche s'est dit favorable à un débat mais il met en garde contre ce type de consultation directe simplement je veux le dire clairement je veux pas que demain on puisse se réveiller avec la peine de mort dans notre pays parce qu'on aura eu un référendum d'initiative citoyenne parce que Laurent Wauquiez un jour se sera réveillé en disant mais tiens si on faisait la castration chimique pour les délinquants sexuels c'est une idée qu'il a déjà mis dans le débat annoncé à l'Assemblée nationale à partir du 14 janvier

44:57
Locuteur

l

44:58
Locuteur 7

'examen de la réforme constitutionnelle devrait être repoussé après le grand débat national à la fin du mois de mars

45:04
Locuteur

la

45:05
Locuteur 7

lettre de cadrage elle ne parle que de baisser les droits des chômeurs donc en ce qui nous concerne nous venons avec nos propositions et la lettre de cadrage nous allons la déchirer en petits morceaux

45:14
Locuteur

Une

45:15
Invité

feuille déchirée pour un début de négociation compliqué sur la réforme de l'assurance chômage

45:20
Locuteur

Depuis

45:21
Invité

l'automne les organisations syndicales et patronales se consultent sur cette réforme dont le but est en partie d'économiser entre 3 et 3,9 milliards d'euros sur 3 ans

45:33
Locuteur

Les

45:33
Invité

partenaires sociaux discutent

45:35
Locuteur

mais

45:36
Invité

ne s'entendent pas

45:36
Locuteur

Dans

45:40
Locuteur 5

ce pays la croissance c'est la consommation des ménages qu'il a fait et si on prive son prix de revenus des milliers de demandeurs d'emploi ils ne consommeront plus et donc on enverra d'autres au chômage ça c'est pas possible pour nous aujourd'hui

45:53
Invité

On nous remet le projet d'une taxation des

45:59
Locuteur 3

contrats courts dans un système à la fois complexe et illisible qui va annoncer une espèce de punition qui sera faite aux chefs d'entreprise

46:08
Invité

Edouard Philippe leur a laissé jusqu'au mois de février pour trouver un compromis avant de reprendre la main sur ce dossier

46:16
Locuteur

L

46:16
Locuteur 7

'attitude de Macron à l'égard des retraités est une véritable attitude de mépris que l'on ne pourrait accepter

46:24
Invité

Autre réforme déjà repoussée elle aussi celle des retraites

46:28
Locuteur

Le

46:29
Invité

chef de l'Etat souhaite fusionner la quasi-totalité des régimes existants

46:34
Locuteur

Les

46:35
Invité

contours de la réforme sont encore à dessiner mais elle inquiète déjà

46:40
Locuteur 2

Sachant que ça va être par points et que chaque année la valeur du point va baisser ou augmenter on va être dans l'incertitude nous qui sommes jeunes je ne

46:49
Locuteur

sais

46:49
Locuteur 2

pas qu'est-ce qu'on aura demain comme retraite

46:51
Invité

Le projet de loi ne devrait pas voir le jour avant le deuxième semestre Déjà dans la ligne de mire des retraités Emmanuel Macron va devoir faire preuve de pédagogie sur ce dossier potentiellement explosif

47:04
Locuteur

Alors

47:04
Présentateur

sur ce dossier potentiellement explosif il a été extrêmement clair

47:07
Locuteur

Oui

47:07
Invité

la réforme aura lieu elle est en cours et plus qu'une réforme c'est quand même un changement de système qu'il nous promet quand on écoute Jean-Paul Devoix qui mène la réforme des retraites on entend ça on entend on va passer un nouveau système qui ne sera plus le seul système les actifs d'un moment payent pour les retraités du même moment mais chacun construit sa retraite

47:24
Locuteur

en

47:25
Invité

fonction de l'avenir et en fonction de ce que l'on aura fait on aura droit à avec ce mystère sur la valeur du point c'est vraiment là une

47:31
Locuteur

révolution ça ne coûte rien de nous dire

47:34
Présentateur

est-ce que on sait bien que le calendrier a été modifié depuis à plusieurs reprises sur la réforme des retraites repoussé naturellement ça ne coûte rien le 31 décembre pour faire plaisir à son électorat de dire la réforme des retraites on la fera

47:46
Locuteur

oui

47:47
Invité

mais au bout du quinquennat on va quand même se retourner sur ce qui a été dit et on va voir ce qui a été fait la réforme aura-t-elle été adoptée avec un calendrier de toute façon qui la fera entrer en vigueur très lentement puisque dans les projections on voit que la réforme si on passe à ce système par points ne sera vraiment complète qu'en 2040 quand un certain Emmanuel Macron aura lui-même atteint l'âge de la retraite donc vous voyez c'est une réforme vraiment à long terme mais il faudra quand même avoir acté ce changement de système sinon ça sera un véritable échec repoussé de quelques mois c'est pas grave le système actuel continue il fonctionne

48:16
Locuteur

c'est pas

48:16
Invité

mal et ça permet à Macron de laisser les autres camps notamment la droite sur les vieux systèmes c'est-à-dire on allonge la durée de travail on allonge la durée de cotisation les vieilles recettes

48:26
Présentateur

il a cité la réforme de l'assurance chômage il a cité la réforme des retraites

48:31
Locuteur

il

48:32
Présentateur

a évoqué les institutions alors là aussi de manière un peu floue qu'est-ce qu'il fallait comprendre

48:38
Invité

alors toute

48:39
Locuteur

la question vous avez repris le verbatim le

48:42
Invité

verbatim pour ne

48:43
Locuteur

pas

48:43
Invité

dire de bêtises il dit j'aurais sur ce sujet des décisions à prendre car d'évidence nos institutions doivent continuer à évoluer mais ce qu'on ne sait pas c'est est-ce qu'il parle de la réforme qui était en cours qui avait été ajournée suite à l'affaire Benalla c'était au parlement en juillet dernier qui devait revenir à l'assemblée là en janvier et qui a encore été décalée elle

49:01
Locuteur

n

49:01
Invité

'est plus à l'ordre du jour donc est-ce qu'il parle de ça ou est-ce qu'il ouvre une porte en disant vous parliez tout à

49:06
Locuteur

l

49:06
Invité

'heure du référendum d'initiative citoyenne je ne pense pas qu

49:08
Locuteur

'il

49:08
Invité

soit question de ça mais est-ce qu'il ouvre une porte en disant est-ce que dans le grand débat il peut se passer quelque chose qui ferait que j'intégrerais cette proposition il a parlé du vote blanc déjà le 10 décembre est-ce qu'il peut ajouter autre chose et est

49:20
Locuteur

-ce

49:20
Invité

qu'il peut ajouter autre chose qui suffirait à combler la soif de démocratie nouvelle qu'ont exprimé les gilets jaunes qui

49:27
Locuteur

est indéniable

49:30
Présentateur

cette question qu'en est-il de la réforme de l'état n'est-elle pas un chantier prioritaire

49:34
Locuteur

oui

49:34
Invité

il l'a cité hier il ne cite plus la réforme de la fonction publique parce que ça vous savez c'était faire partir enfin changer les contrats prendre plus de personnel contractuel pour un peu venir à bout du statut de la fonction publique donc ça manifestement s'est repoussé et là il n'en a pas parlé peut-être qu'ils ont peur des fonctionnaires en revanche de la réforme de l'état de la réforme des services publics dans

49:58
Locuteur

la réforme

49:58
Présentateur

de l'état il y

49:58
Locuteur

a

49:58
Présentateur

la baisse du nombre de fonctionnaires

49:59
Locuteur

oui

50:00
Invité

il y a les 120 000 fonctionnaires en 5 ans normalement et il y a une rationalisation et il y a peut-être une réforme des grands corps aussi manifestement il réfléchit beaucoup à ça donc voilà là-dessus il a envie manifestement de continuer à avancer la question des réformes et la question de l'opinion est aujourd'hui quelque chose de beaucoup plus compliqué qu'il y a 6 mois il s

50:22
Locuteur

'est

50:22
Invité

passé deux ruptures au cours de l'année 2018 la première rupture c'est qu'en début d'année vous avez des français qui considéraient que les mesures ou les réformes à mettre en oeuvre même si elles étaient injustes étaient nécessaires et Emmanuel Macron lui-même lorsqu'il est interviewé sur les chaînes étrangères dit je suis impopulaire parce que je mène des réformes compliquées

50:41
Locuteur

il

50:41
Invité

y a eu une rupture parce que les réformes ont été considérées comme tellement injustes qu'elles ne venaient plus nécessaires on a 70% des français qui considèrent que ce qu'essaye de mettre en place Emmanuel Macron aujourd'hui est à la fois injuste et pas nécessaire donc ça c

50:52
Locuteur

'est

50:52
Invité

une première réforme le premier impact deuxième impact celle directement liée aux gilets jaunes 70% toujours auprès des français considèrent que cela va ralentir complètement la capacité de réformer donc ce qu'il nous a dit pendant les voeux c'était naturellement je veux continuer je dois continuer et rien ne m'arrêtera mais malgré tout c'est un élément sur lequel il y a aujourd'hui une vraie tension de la part de l'opinion il

51:14
Locuteur

y a

51:14
Invité

un élément aussi qui est très intéressant à noter c'est que les gilets jaunes

51:17
Locuteur

ce

51:17
Invité

n'est pas une réaction à une réforme

51:18
Locuteur

c

51:19
Invité

'est une réaction à une décision ce n'est pas une réaction à une réforme parce que les réformes c'est complexe parce que ça met en jeu des gens qui sont oui j'y vois quelque chose pour moi j'y vois pas quelque chose pour moi ça prendra du temps etc c'est intéressant peut-être qu

51:30
Locuteur

'il

51:30
Invité

peut aussi jouer là-dessus les gilets jaunes ce n'est pas la suite d'une réforme la SNCF n'a pas créé les gilets jaunes donc il y a là sur l'opinion des éléments un peu plus complexes quand

51:38
Locuteur

même la

51:38
Invité

transition écologique un petit peu quand même et c'est vrai que là il parle beaucoup de la transition

51:43
Locuteur

écologique

51:43
Invité

mais on voit mal comment il peut réamorcer quelque chose

51:45
Locuteur

là aussi il donne le sentiment de vouloir

51:46
Présentateur

reprendre

51:47
Locuteur

le fil de son quinquennat il en a parlé mais il n'a pas

51:49
Invité

donné les clés en disant comment l'année 2018 c'est terminé par une grosse concession salariale faite aux policiers nécessaire tout le monde l'a applaudi mais ça peut aussi allumer des brasiers dans toute une série d'endroits de la fonction publique donc je pense que derrière sa prudence vis-à-vis de cette réforme il y

52:03
Locuteur

a

52:03
Invité

aussi cette volonté là

52:04
Locuteur

est-ce

52:05
Présentateur

que sa majorité est prête ? toujours prête ? est-ce que là aussi le climat a changé par rapport à ce qu'on Macron même de

52:12
Locuteur

l

52:12
Présentateur

'année dernière je

52:13
Locuteur

vois

52:13
Invité

qu'il

52:13
Locuteur

soit

52:13
Invité

barbier de dire non il va être très décevant de sa majorité parce que les députés dans l'affaire des gilets jaunes n'ont rien compris ils ont couru derrière ils ont eu beaucoup de mal à expliquer à défendre le gouvernement et ils se sont réveillés un peu tard et hier après les voeux typiquement ce type de message long, complexe, riche ça demande un service après-vente ça demande une armée de parlementaires ou même de ministres sur le terrain pour reprendre le discours ça

52:36
Locuteur

se faisait comme ça avant en tout cas ça

52:37
Invité

se faisait comme ça avant hier on a eu les trois préposés habituels au panégyrique du président pour dire que c'était un grand président et que ce qu'il avait dit était très bien on n'a pas eu ce service après-vente alors peut-être que le 1er janvier l'année ne s'arrête pas là ils vont peut-être pendant le mois de janvier tous ces parlementaires tous ces ministres pouvoir dérouler cela mais on a vraiment l'impression d'une déconnexion entre un président qui bouge, qui réagit qui change de tactique qui nous surprend et derrière des équipes qui ne sont pas mues qui ne sont pas organisées qui

53:01
Locuteur

n'y croient plus Christophe

53:02
Présentateur

Barlier

53:02
Locuteur

non

53:03
Invité

je ne crois pas je pense que la plupart des parlementaires croient encore que c'est la bonne politique et sont un peu dépités de voir une majorité des français laisser tomber le président et ne pas le soutenir ils ont intellectuellement foi dans le président ils sont politiquement dans le doute vis-à-vis de ce président et vis-à-vis d'eux-mêmes et ils sont sociologiquement quand même cette majorité déconnectée un peu de l'ensemble de la majorité des français c'est une petite partie de la population cette France d'En Marche ce n

53:30
Locuteur

'est

53:30
Invité

pas toute la population et avec la crise des gilets jaunes les parlementaires ont vécu quelque chose qu

53:34
Locuteur

'ils

53:34
Invité

n'avaient pas connu jusque-là et encore une fois ils ont été élus la plupart du temps relativement facilement ils sont arrivés effectivement avec l'étiquette En Marche ce qui leur a permis d'accéder au Parlement et là ils ont vécu et on l'a lu dans les journaux et quotidiennement ceux qui redescendaient j'allais dire dans les provinces et qui allaient se confronter à quelque chose qui n'était vraiment pas habituel donc là naturellement ça met un doute

53:55
Locuteur

il

53:56
Invité

faudrait que demain lorsqu'ils retourneront sur les marchés les français soient un peu plus à l'écoute et un peu moins dans l'opposition c'est ça qui fera la capacité de cette majorité à tenir après ça tenir voter voter les réformes elle le fera moi je pense que encore une fois elle a montré plusieurs fois que malgré les difficultés elle est là elle est derrière et puis ils vont se souvenir aussi d'autres choses c'est que encore une fois Macron il a une force c'est qu'il a encore 85 à 90% des sympathisants de La République En Marche qui le soutiennent il

54:24
Locuteur

a son

54:24
Présentateur

socle

54:25
Invité

il garde son socle son socle de premier tour qui est là qui est parfois un peu perturbé mais qui reste là sinon on ne serait pas à 25% on serait à 12

54:33
Locuteur

% à

54:34
Présentateur

la même époque ses prédécesseurs étaient à des niveaux similaires

54:37
Invité

alors ses prédécesseurs on ne

54:38
Locuteur

peut

54:38
Invité

pas tous les mettre au même niveau

54:39
Locuteur

il est

54:40
Invité

à peu près équivalent à ce qu'était François Hollande à peu près à la même époque c'est à dire que dans la dernière mesure Emmanuel Macron gagne un point et se retrouve à peu près dans les niveaux de François Hollande il est un peu en dessous de ce qu'avait Nicolas Sarkozy on est très loin de ce qu'avaient les précédents présidents

54:53
Locuteur

c

54:54
Invité

'était une autre époque on a tendance à dire c'était il

54:56
Locuteur

y

54:56
Invité

a très très longtemps

54:57
Locuteur

et

54:57
Présentateur

il a enrayé la chute à votre avis de voir le cerf avec ce qui s'est passé le 10 décembre et peut-être le message qu'il a adressé hier soir en particulier à son électorat comme vous nous l'avez expliqué

55:04
Invité

alors la manière dont s'est passé ce gain d'un petit point qui ne veut rien dire c'est qu'à gauche ça continue à baisser à droite ça s

55:12
Locuteur

'est

55:12
Invité

un peu restauré mais c'était aussi dans les gilets jaunes ça va s'arrêter ça

55:16
Locuteur

va se

55:16
Invité

calmer et donc le retour un peu d'ordre qui a fait que les sympathisants de droite se sont un peu remis derrière un soutien à Macron

55:21
Présentateur

et nous revenons maintenant à vos questions Macron doit-il redouter de voir poindre des gilets jaunes à chacune de ces réformes éminemment impopulaires c'est ce qu'il craint sans doute oui bien

55:35
Invité

sûr d'autant que la pression physique des gilets jaunes est toujours très importante en province c'est-à

55:39
Locuteur

-dire

55:39
Invité

que quand vous allez en province il y a effectivement les ronds-points mais il y a aussi la pression des voitures c'est-à-dire que beaucoup de voitures ont encore un gilet jaune soigneusement plié sur un coin du tableau de bord mais ça c'est une pression permanente et il y en a beaucoup

55:52
Présentateur

et vous parlez de la province il a dit hier soir Emmanuel Macron j'ai grandi en province je connais ses territoires

55:58
Invité

oui il cherche à se rapprocher maintenant de cette France-là il cherche aussi à regrouper la France des non-gilets jaunes toute cette majorité silencieuse qui en a eu un peu assez du mouvement mais qui ne s'est pas exprimé est-ce que ça sera le rassemblement dans la rue le 27 janvier est-ce que ça sera les sondages est-ce que ce sera le rendez-vous du vote en tout cas il a parlé beaucoup hier à ceux qui considèrent que ce mouvement ça suffit il faudra que demain s'il y a des revendications des manifestations que les gens que nous parlions des gilets jaunes enfin de certains gilets jaunes et ne pas de le

56:27
Locuteur

mouvement dans son ensemble n'existe plus en tête mais

56:29
Invité

des gilets jaunes effectivement c'est ce qu'il essaie de faire depuis le début effectivement faire une scission à l'intérieur de ce mouvement effectivement un peu large avec multiples revendications et sans réel leader et là s'il y a oui il y aura des gilets jaunes mais est-ce qu'il y

56:42
Locuteur

aura

56:42
Invité

les gilets jaunes c'est là où toute la différence

56:44
Locuteur

faut

56:44
Présentateur

-il attendre un taux d'abstention record pour ces élections européennes de 2019 en général il y a un

56:49
Locuteur

fort record par rapport aux

56:51
Invité

autres autres élections c'est une des élections les moins participantes sauf quelques référendums ou sauf des élections mais oui c'est une élection moins participante un français sur deux en général se déplace

56:59
Locuteur

si

57:00
Invité

on est au-dessus de 50% ce sera déjà un peu mieux que les fois précédentes

57:03
Locuteur

et

57:04
Invité

c'est la première fois que l'élection européenne est la première élection du mandat d'un président c'est le premier rendez-vous électoral ça peut donner une mobilisation négative ou positive mais ça peut inciter les gens à voter

57:12
Présentateur

il a plutôt d'ailleurs invité les uns et les autres à s'exprimer lors de ce scrutin-là y compris ceux qui n'étaient pas d'accord avec sa

57:18
Invité

politique il ne fuit pas le rendez-vous européen et puis il en fait une sorte de rendez-vous binaire le CE ou nous les populistes ou les progressistes et c'est assez courageux c'est assez téméraire mais ça veut dire qu'au lendemain du résultat si c'est négatif pour lui il faut qu'il en tire les conclusions qu'il change de gouvernement qu'il change encore de politique

57:33
Présentateur

Quid des aides réclamées par les artisans les commerçants les PME les TPE

57:38
Locuteur

Ce

57:38
Invité

que Christophe disait tout à l'heure c'est la boîte de Pandore tout le monde va demander quelque chose

57:45
Locuteur

Mais

57:45
Présentateur

ils étaient aussi parmi les Gilets jaunes

57:47
Locuteur

Oui

57:48
Invité

et ça a été toute la difficulté d'ailleurs sur la question du SMIC parce que comme il y

57:52
Locuteur

a

57:52
Invité

beaucoup de petits artisans et de PME ils n'étaient pas très favorables à une augmentation du SMIC et ils auraient conduit à augmenter leurs salariés donc c'est toute la complexité de ce mouvement où il y a effectivement une dimension très poujadiste Il a peu parlé d

58:09
Locuteur

'économie Hier

58:11
Invité

soir ? Oui De macroéconomie ? Ben si Quand il dit on est dans le déni de réalité on ne peut pas dépenser à tout va il faut continuer les réformes et

58:20
Locuteur

il fait de l

58:20
Invité

'économie Et le climat dans tout ça

58:22
Locuteur

?

58:24
Présentateur

Ça vous fait sourire ?

58:25
Invité

Il y a fait une allusion quand il dit on ne pourra pas garder nos modes de vie et respirer un air plus pur Il montre bien que son cap de transition écologique est maintenu Quand il évoque l'écologie industrielle il essaye de brancher deux idées le fait qu'aller vers plus d'écologie ça puisse donner plus de croissance et plus d'emplois cette fameuse croissance verte avec une expression un peu en effet oxymore Donc elle est toujours là en filigrade mais aujourd'hui ce n'est plus le discours qu'on peut mettre en vitrine parce qu'on sort de la crise des gilets jaunes qui était une crise contre l'augmentation des taxes Et

58:52
Locuteur

pourtant

58:53
Invité

il y

58:53
Locuteur

a

58:53
Invité

eu la pétition qui a recueilli tellement

58:55
Locuteur

de signatures

58:56
Invité

mais il n'en a pas du tout fait allusion Mais il ne peut pas oublier un sondage de BVA qui a montré qu'à la fin de l'année dernière on va parler de

59:04
Locuteur

l

59:04
Invité

'année dernière il y a deux préoccupations qui par rapport à un an plus tôt avaient progressé de 17 points c'était un le pouvoir d'achat deux l'environnement Les deux ont progressé alors le pouvoir d'achat devancé effectivement et cet élément là il ne peut pas l'oublier parce que c

59:18
Locuteur

'est quand même présent Ça fait partie des

59:19
Présentateur

thématiques du grand débat

59:20
Invité

Alors ça fait partie des thématiques

59:21
Locuteur

Ça devait être la seule mais

59:22
Invité

ça ne l'est plus Non Ça devait être la seule et ça ne

59:24
Locuteur

l

59:24
Invité

'est plus il va falloir qu'il en tienne compte aussi

59:26
Présentateur

Aucun mot ça c'est sûr on est tous d'accord là-dessus Sur l'affaire Benalla Est-ce normal le président n'a-t-il pas fait vœu de vérité

59:32
Locuteur

?

59:34
Invité

En général lors des vœux ce n

59:36
Locuteur

'est

59:36
Invité

pas le moment où les affaires personnelles qui concernent le président ou la présidence sont évoquées Ça on peut trouver de multiples exemples Mais c'est vrai qu'il manque à Emmanuel Macron et ça c'est récurrent et on le dit on le dit très souvent un moment où il serait confronté à des interrogations à du questionnement de journalistes et c'est ce qu'il refuse de faire sauf à de très rares exceptions et c'est

59:58
Locuteur

vrai

59:58
Invité

que c'est plutôt dans ces moments-là que ces sujets-là sont évoqués

1:00:01
Locuteur

Oui

1:00:01
Invité

Mais le président doit maintenant attendre le double temps de l'affaire Benalla Le temps de la commission d'enquête sénatoriale qui a commencé le 23 juillet et qui se termine le 23 janvier donc il

1:00:09
Locuteur

y a

1:00:09
Invité

encore des épisodes possibles et il y aura un rapport qui sera remis inspiré par la droite puisque la droite est majoritaire au Sénat Et puis le temps le plus important celui de la vérité judiciaire Les trois juillies d'instruction vont terminer leur travail elles vont peut-être renvoyer Benalla devant un tribunal il y aura peut-être un procès Benalla dans 6 mois dans 9 mois dans un an et là on aura une vérité la vérité judiciaire Le président de la République doit attendre ce moment-là

1:00:28
Présentateur

Les socialistes demandent la réunion d'une nouvelle commission

1:00:30
Invité

Si c'est une nouvelle commission d'enquête à l'Assemblée nationale celle-là connaîtra le même sort que la précédente c'est-à-dire un charivari politicien et sans doute une explosion en vol Celle du Sénat est suffisante pour que le travail parlementaire qui est limité par rapport à un travail des juges puisse participer au débat Ce qui serait bien du côté de l'Elysée c'est que le président fasse ce qu'il a promis à l'été dernier une vraie réorganisation Il était censé avoir quelqu'un qui arrivait un certain Jérôme Rivoisi il est sans doute arrivé Est-ce que ça a changé l'ordre des choses au cabinet élyséen ?

Est-ce que ça a changé le dysfonctionnement de communication l'influence des technocrates la monopensée monocolore d'une équipe qui a fait la victoire c'était formidable mais qui depuis dans l'exercice du pouvoir s'est épuisée s'est éteinte le président devrait changer complètement son équipe pour aborder cette nouvelle année

1:01:13
Présentateur

Certains Gilets jaunes demandent le Frexit ce thème sera-t-il abordé lors du grand débat

1:01:16
Locuteur

? Sans

1:01:17
Invité

doute par certains d'entre eux mais c'est tellement minoritaire dans l'opinion que alors ça peut être un peu plus concentré au sein des débats Certains en plus s'exprimeront de manière assez forte

1:01:27
Locuteur

mais

1:01:28
Invité

aujourd'hui le Frexit c'est une idée que M. Asselineau continue à mettre en avant C

1:01:33
Locuteur

'est très

1:01:33
Présentateur

minoritaire dans l'opinion

1:01:34
Locuteur

Qui

1:01:35
Invité

reste très minoritaire dans l'opinion et en plus on va avoir très rapidement des résultats très concrets de ce qui se passe avec le Brexit qui risque encore une fois pour certains de faire reconsidérer même leur position à l'égard du Frexit et encore une fois c'est très minoritaire

1:01:46
Locuteur

Quid

1:01:46
Présentateur

du leader de la droite Laurent Wauquiez que pense-t-il de l'intervention d'Emmanuel Macron ? Est-ce que vous l'avez entendu vous le renvoquiez hier il a fait une déclaration ?

1:01:55
Invité

Non ?

1:01:56
Locuteur

Il

1:01:57
Invité

avait communiqué quelques jours avant mais il n'a pas voulu se mettre en avant parce qu'il sort quand même d'une période très difficile il a raté l'épisode des Gilets jaunes donc c'est pas le moment d'essayer de réparer les dégâts et de mettre des rustines ça a été pour la droite un moment calamiteux il a quand même fait un texte avant les fêtes où il expliquait dans une sorte de mea culpa que tout n'avait pas été réussi il

1:02:16
Locuteur

y

1:02:16
Invité

avait une volonté chez lui de repartir sur de nouvelles bases et puis il y avait aussi un côté pugnace combattif de la part de Laurent Wauquiez qui expliquait qu

1:02:24
Locuteur

'il

1:02:24
Invité

n'était pas très nombreux pour essayer de relever le flambeau de la droite il y a un an quand il en a

1:02:27
Locuteur

pris la tête

1:02:28
Invité

et que donc ils pouvaient renvoyer dans leur corps les ambitieux qui ne voulaient pas s'emmener

1:02:32
Présentateur

2019 pardon sera-t

1:02:33
Locuteur

-elle

1:02:33
Présentateur

une année encore plus difficile pour Emmanuel Macron pour notre président dit cette question

1:02:38
Invité

certainement certainement il ne commence pas l'année 2019 dans le même état politique qu'il a commencé l'année 2018 souvenez-vous il y

1:02:48
Locuteur

a

1:02:48
Invité

un an on parlait encore je parle sous votre contrôle d'excellents et d'étonnants sondages d'Emmanuel Macron il avait baissé après l'été et puis il était remonté ensuite et il y avait un moment où on se demandait est

1:02:59
Locuteur

-ce

1:02:59
Invité

qu'il allait faire un quinquennat différent des autres justement est

1:03:02
Locuteur

-ce

1:03:02
Invité

qu'on n'était pas dans un nouveau modèle de quinquennat et là cette question elle ne se pose plus en 2019

1:03:08
Présentateur

année décisive a dit le président de la République année

1:03:10
Locuteur

compliquée

1:03:11
Invité

c'est une année qui commence sur un toboggan il

1:03:13
Locuteur

faut

1:03:13
Invité

qu'il essaye de la continuer sur un trampoline c'est pas gagné

1:03:16
Locuteur

et

1:03:16
Présentateur

bien merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h20 j'en prouve pour vous souhaiter à tous qui êtes fidèles chaque soir c'est dans l'air une très belle année 2019 Véluia Sous

1:03:28
Locuteur

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