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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 11 mai 2020 77 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan invité dans Putsch Media (11 mai 2020)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 60 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:14OuverteÉludée

    On a l'impression aujourd'hui que l'opposition politique n'a pas trop la parole dans les médias.

  • 3:51OuverteRéponse directe

    Un petit regard, un regard assez large, sur la gestion de la crise par l'exécutif, les masques, les tests, les frontières.

  • 8:57ComplaisanteRéponse directe

    C'est pourquoi j'espère qu'il y aura des sanctions.

  • 9:16RelanceRéponse directe

    On flirte avec la limite du scandale, non ?

  • 19:32OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça vous inspire aujourd'hui, cette loi d'urgence sanitaire ?

  • 19:46OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous inquiète le plus ? Est-ce qu'il y a véritablement pour vous un recul des libertés publiques en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:05Invité politiqueFait
    « Ils ont été particulièrement lamentables et odieux pendant cette période qui s'est soldé par plus de 30 000 morts. »
  • 6:59Invité politiqueChiffre
    « Nous sommes à 400 morts par million d'habitants. Je ne sais pas si vous voyez, de 1 à 400. »
  • 7:14Invité politiqueChiffre
    « La Pologne, 20 fois moins de morts par habitant que la France. 20 fois moins. »
  • 7:21Invité politiqueChiffre
    « L'Allemagne, 4 fois moins. »
  • 12:31Invité politiqueFait
    « Olivier Véran nous a menti. »
  • 15:58Invité politiqueChiffre
    « Cette crise va coûter 100 milliards d'euros au budget de l'État, minimum. »
  • 21:12Invité politiqueChiffre
    « On a plafonné à 7 000 lits, à 5 000 lits l'hospitalisation. »
  • 26:45PrésentateurChiffre
    « Olivier Véran nous a assuré qu'on aurait 700 000 tests ce matin. »
  • 31:42Invité politiqueFait
    « Le gouvernement s'est totalement décrédibilisé bien qu'il ait eu tous les pouvoirs. »
  • 42:47Invité politiqueChiffre
    « La préoccupation européenne des Français vient en dernier, à 9%. »
  • 46:59Invité politiqueFait
    « L'euro, c'est une pompe à finances qui prend l'argent en France et en Italie et l'envoie en Allemagne. »
  • 47:47Invité politiqueFait
    « La constitution allemande n'a pas donné pouvoir à Mme Merkel et au Parlement allemand pour porter la dette de l'Italie et de la France. »
  • 50:41Invité politiqueFait
    « l'Europe de Schengen ouverte a favorisé le virus »
  • 51:01Invité politiqueChiffre
    « C'est deux fois moins de morts par habitant qu'en Union européenne »
  • 51:24Invité politiqueFait
    « on dépend pour les masques et pour les tests des Chinois »
  • 51:27Invité politiqueFait
    « on dépend pour les médicaments des Indiens et des Chinois »
  • 52:29Invité politiqueChiffre
    « il a fallu 30 000 morts dans notre pays pour que les gens comprennent que nos dirigeants étaient des incompétents »
  • 1:00:13Invité politiquePromesse
    « on contrôle nos frontières, on n'applique plus sur les services publics, on n'applique plus sur le travail détaché, on n'applique plus sur les délocalisations et sur l'immigration »
  • 1:00:25Invité politiqueFait
    « Le jour où la France dit stop, ça n'existe plus, la Commission »
  • 1:09:56Invité politiqueChiffre
    « si on n'était pas passé par les banques privées pour faire de la dette, la dette de la France ne serait pas de 2 000 milliards d'euros mais de 800 milliards »
  • 1:10:17Invité politiquePromesse
    « ne doit payer que le principal de la dette mais pas d'intérêt »
  • 1:11:21Invité politiqueFait
    « le conseil d'administration de cet organisme public comprend des banquiers privés »
  • 1:11:11Invité politiqueFait
    « « L'arnaque de la dette, les banquiers et la mondialisation » »
  • 1:11:57Invité politiqueChiffre
    « « la France représente 16-18% de l'euro. » »
  • 1:12:24Invité politiquePromesse
    « « 16% de 1 000 milliards, ça fait 160 milliards, et bien, on en fait ce qu'on veut. » »
  • 1:14:52Invité politiqueFait
    « « Les Français ont souffert du passage à l'euro, ils ont peur de souffrir d'un passage aux francs. » »
  • 1:16:10Invité politiqueFait
    « « la manipulation qu'il y a eu autour des gilets jaunes pour déconsidérer un phénomène qui était profondément sincère. » »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan82 %
  • Présentateur13 %
  • ?5 %

≈ 39,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

1:05
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. Un nouvel entretien, un grand entretien politique. Ce soir, j'ai le plaisir de recevoir Nicolas Dupont-Aignan. Comment allez-vous, monsieur Dupont-Aignan

1:13
Locuteur

?

1:14
Nicolas Dupont-Aignan

Ça va, je survis bien, ça va.

1:17
Présentateur

Vous êtes, j'imagine, vous êtes déconfiné, ça y est, vous êtes passé, on est passé dans l'étape d'après en ce moment.

1:22
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, j'avoue que c'était étonnant, là, je suis, j'étais dans Paris, de réentendre les bruits de Paris. Vous voyez, ce qui m'a le plus surpris pendant le confinement, c'est le silence qu'il y avait dans les rues. Et le bruit, entendre le bruit de la vie. Et en revenant, là, tout à l'heure, de l'Assemblée,

1:40
Locuteur

je

1:41
Nicolas Dupont-Aignan

me disais, voilà, la vie reprend, ça fait plaisir. Ça fait plaisir.

1:45
Présentateur

Bon, tant mieux, tant mieux, tant mieux, tant mieux. Alors, je vous présente, Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes député de l'Essonne, président de Debout la France et ancien maire de hier. On va commencer, première partie, la crise du coronavirus, gestion de l'exécutif, la fracture entre les citoyens et le monde politique. Et ensuite, on parlera longuement d'Union européenne. Je sais que c'est votre sujet de prédilection et c'est extrêmement important aujourd'hui. C'est un sujet central à mes yeux et je pense au vôtre aussi. Une première petite question, Nicolas Dupont-Aignan. On a l'impression aujourd'hui que l'opposition politique, elle n

2:15
Locuteur

'a

2:15
Présentateur

pas trop la parole dans les médias.

2:18
Nicolas Dupont-Aignan

C'est la fin de la démocratie. Moi, je dis les choses comme je le pense. Il y a une tentation autoritaire absolument extravagante.

2:26
Locuteur

Le

2:26
Nicolas Dupont-Aignan

pluralisme démocratique n'a pas été respecté pendant trois mois dans les médias français et on n

2:33
Locuteur

'a

2:33
Nicolas Dupont-Aignan

pas pu s'exprimer.

2:34
Locuteur

Et

2:34
Nicolas Dupont-Aignan

donc, les Français, vous voyez comme quoi, c'est d'ailleurs le mérite de la dictature dans un sens, c'est qu'à un moment, il n

2:42
Locuteur

'y a

2:42
Nicolas Dupont-Aignan

plus de crédibilité du tout du pouvoir. Et il a tellement été lamentable dans cette affaire qu'il a beau avoir 95% du temps en tantaine, ça se retourne contre lui. Simplement, ce qui est dommage et terrible, c'est que les Français n'ont pas pu voir

2:56
Locuteur

une

2:57
Nicolas Dupont-Aignan

offre alternative.

2:58
Locuteur

Et

2:58
Nicolas Dupont-Aignan

c'est là où le pourrissement est voulu par l'exécutif.

3:02
Locuteur

C

3:02
Nicolas Dupont-Aignan

'est que les Français savent qu

3:04
Locuteur

'ils

3:04
Nicolas Dupont-Aignan

sont mauvais. Ils ont été particulièrement lamentables et odieux pendant cette période qui s'est soldé par plus de 30 000 morts.

3:13
Locuteur

Mais, si

3:14
Nicolas Dupont-Aignan

vous voulez, ça crée une sorte de résignation générale, puisque les Français n'ont pas le droit de voir d'autres personnalités qui proposent autre chose.

3:23
Locuteur

Et

3:23
Nicolas Dupont-Aignan

d'ailleurs, c'est pourquoi les réseaux sociaux ont eu tant de succès. Moi, tous les soirs, je fais une vidéo et j'ai eu des millions de vues,

3:30
Locuteur

tout

3:31
Nicolas Dupont-Aignan

simplement parce que quand vous mettez le couvercle sur la marmite, à un moment, ça bouge. Et je souhaite simplement que les Français qui avaient le temps de regarder sur les réseaux sociaux continuent à s'intéresser à la vie politique. Parce qu'on ne peut pas continuer dans cette vie évanouie. La démocratie s'est évanouie dans notre pays.

3:50
Locuteur

Alors,

3:51
Présentateur

un petit regard, un regard assez large, Nicolas Dupont-Aignan, sur la gestion de la crise par l'exécutif, les masques, les tests, les frontières. Aujourd'hui, il y a cette loi d'urgence sanitaire. Vous avez d'ailleurs pris la parole dans l'hémicycle et notamment dans certains médias pour la dénoncer. Vous, c'est quoi votre regard après deux mois et demi de cette crise-là ? On a l'impression que c'est très nébuleux, cette pergiversation, mensonge peut-être selon vous ?

4:16
Nicolas Dupont-Aignan

Pire que ça, d'abord, moi, je retiens plusieurs choses. Je retiens des dirigeants incompétents, profondément incompétents,

4:23
Locuteur

pas

4:24
Nicolas Dupont-Aignan

du tout à la hauteur du moment historique. C'est-à-dire sans aucune vision

4:28
Locuteur

prospective

4:30
Nicolas Dupont-Aignan

assez large

4:30
Locuteur

qui

4:31
Nicolas Dupont-Aignan

aurait dû leur permettre de s'extraire

4:34
Locuteur

du

4:35
Nicolas Dupont-Aignan

quotidien. Et en fait, on s'est aperçu que les dirigeants… C'est curieux d'ailleurs parce que nous, on nous traite, moi, de souverainistes, de recroquevillés sur la nation, ce que vous entendez parfois sur moi, alors qu'il n

4:47
Locuteur

'y a

4:47
Nicolas Dupont-Aignan

pas plus ouvert sur le monde que moi. Et si j'ai réagi très tôt par une première vidéo, le 27 janvier, à la surprise même de tous mes collaborateurs qui pensaient que j'étais dans un délire de paranoïa à l'égard de ce virus, c'est parce que j'ai des parents qui habitent à Hong Kong et que j'étais informé très tôt par un réseau de médecins aussi qui très tôt m'ont alerté. Donc, si moi, j'allais dire petit député à la tête d'un mouvement politique, mais pas au pouvoir, je n

5:13
Locuteur

'ai

5:13
Nicolas Dupont-Aignan

pas le réseau d'informations du pouvoir, si moi, j'étais au courant,

5:16
Locuteur

comment

5:17
Nicolas Dupont-Aignan

se fait-il

5:18
Locuteur

qu

5:19
Nicolas Dupont-Aignan

'un président de la République, de la sixième puissance mondiale, ait été autant

5:24
Locuteur

en

5:25
Nicolas Dupont-Aignan

dehors de toute conscience du problème, au point d'aller sur les Champs-Élysées début mars, le 7 mars, pour dire que tout devait continuer comme avant. Donc, ça montre qu'il

5:36
Locuteur

y a

5:36
Nicolas Dupont-Aignan

eu un problème de personne,

5:39
Locuteur

d

5:39
Nicolas Dupont-Aignan

'incapacité de vision, qui a une défaillance profonde de l'appareil d'État et qu'il y a enfin des conflits d'intérêts extrêmement graves. Et,

5:50
Locuteur

si

5:51
Nicolas Dupont-Aignan

vous voulez, ce mélange d'incompétence, d'étroitesse d'esprit, de bureaucratie, d'intérêts privés, fait que les décisions n'ont pas été prises à temps de manière répétée, répétée. C'est complètement fou ce qui s'est passé pendant trois mois. Et la conséquence de ça, et

6:12
Locuteur

ce

6:12
Nicolas Dupont-Aignan

qu

6:12
Locuteur

'on

6:12
Nicolas Dupont-Aignan

ne dit pas, parce que c'est pour ça qu

6:13
Locuteur

'il n

6:13
Nicolas Dupont-Aignan

'y

6:13
Locuteur

a

6:13
Nicolas Dupont-Aignan

pas d'opposition à la télé, c'est que si vous regardez les chiffres,

6:16
Locuteur

et

6:17
Nicolas Dupont-Aignan

je les ai regardés hier soir sur un site qui s'appelle World Matters, ou je ne

6:20
Locuteur

sais

6:20
Nicolas Dupont-Aignan

plus,

6:21
Locuteur

et

6:22
Nicolas Dupont-Aignan

c'est très intéressant ce chiffre. Il y a trois catégories de pays.

6:26
Locuteur

Il

6:26
Nicolas Dupont-Aignan

y a les pays catastrophiques, comme nous, l'Italie, l'Espagne, principalement, l'Angleterre, les États-Unis, un peu moins. Il y a les pays qui ont commencé en retard, mais qui se sont rattrapés, c'est l'Allemagne,

6:38
Locuteur

et

6:39
Nicolas Dupont-Aignan

les autres pays d'Europe.

6:40
Locuteur

Et

6:41
Nicolas Dupont-Aignan

il y a les pays qui étaient habitués au virus,

6:43
Locuteur

et

6:43
Nicolas Dupont-Aignan

qui ont anticipé tout

6:45
Locuteur

de

6:45
Nicolas Dupont-Aignan

suite, et mis en place tout de suite les bonnes mesures, comme la Sud-Est asiatique. Quand vous pensez

6:50
Locuteur

que

6:51
Nicolas Dupont-Aignan

des pays comme Hong Kong, Singapour, la Corée, je ne

6:55
Locuteur

sais

6:55
Nicolas Dupont-Aignan

pas la Corée, mais Hong Kong, Singapour, ont moins de 1 mort par million d'habitants.

6:59
Locuteur

Nous

6:59
Nicolas Dupont-Aignan

sommes à 400 morts par million d'habitants. Je ne

7:02
Locuteur

sais

7:02
Nicolas Dupont-Aignan

pas si vous voyez, de 1 à 400.

7:04
Locuteur

Si

7:05
Nicolas Dupont-Aignan

vous reprenez des pays, comme par exemple la Pologne, la Pologne, 20 fois moins de morts par habitant que la France. 20 fois moins. La Pologne,

7:16
Locuteur

la

7:16
Nicolas Dupont-Aignan

Grèce, 10 fois moins. Le Portugal, 5 fois moins. L'Allemagne, 4 fois moins. Donc, ce qu'on n'a pas voulu dire à la télévision, c'est que le bilan

7:27
Locuteur

français,

7:28
Nicolas Dupont-Aignan

en termes de victimes, est abominable.

7:32
Locuteur

Et

7:32
Nicolas Dupont-Aignan

la grande différence avec les pays avec lesquels on a ce triste record, l'Italie,

7:38
Locuteur

l

7:38
Nicolas Dupont-Aignan

'Espagne, l'Angleterre et les États-Unis,

7:40
Locuteur

c

7:41
Nicolas Dupont-Aignan

'est que ce sont quand même des pays libéraux, entre guillemets, ou des pays à niveau de vie inférieure, je parlais d'Italie et l'Espagne, enfin l'Espagne surtout, qui n'ont pas du tout le même système de santé. Donc,

7:53
Locuteur

pour

7:53
Nicolas Dupont-Aignan

la France, le bilan est accablant. Comment un pays qui dépense autant,

7:57
Locuteur

qui

7:58
Nicolas Dupont-Aignan

a le plus fort taux de prélèvement obligatoire, quand même, le record d'impôt du monde, a été à ce point

8:05
Locuteur

complètement

8:07
Nicolas Dupont-Aignan

débordé par la crise. Et c'est là où il y a besoin de tirer les leçons. Pas pour dire il est méchant, c'est un sale type, etc. C'est pour dire pourquoi. Et bien moi, je vois trois choses, incompétence, conflit d'intérêt et bureaucratie.

8:22
Locuteur

Et

8:22
Nicolas Dupont-Aignan

les trois ensemble,

8:23
Locuteur

ça

8:24
Nicolas Dupont-Aignan

a fait l'explosion.

8:25
Locuteur

Et

8:25
Nicolas Dupont-Aignan

le drame, c'est qu'en fait, ils ne tirent pas les leçons, ou très peu, très peu. Et c'est ça qui est profondément révoltant. Moi, j'ai passé ces deux mois chez moi au téléphone, heureusement avec tout mon réseau, parce que c'était révoltant, quoi. C'est révoltant d'entendre des ânes pareilles, nous dire qu'il

8:42
Locuteur

n'y a

8:42
Nicolas Dupont-Aignan

pas besoin de masques, alors que tous les gens qui font de l'épidémiologie, tous les gens qui suivent les maladies, savent qu'il faut des masques. Enfin, c'est complètement délirant ce qui s'est passé. Sur les tests, pareil. Enfin, tout est délirant. Tout est effrayant d'incompétence.

8:56
Locuteur

C

8:57
Présentateur

'est pourquoi j'espère qu

8:58
Locuteur

'il

8:58
Présentateur

y aura des sanctions. Nicolas Dupoignan,

8:59
Locuteur

je

9:01
Présentateur

me permets, effectivement, on a vu chez le confrère du Quart n'a enchaîné, cette semaine, c'est sorti, mercredi, qu'Emmanuel Macron avait été informé par l'ambassadeur de France à Pékin dès le 27 décembre, où il l'alertait en disant que ce virus était très dangereux. On a l'impression quand même que là,

9:15
Locuteur

il

9:15
Présentateur

y a quand même... On flirte avec la limite du scandale, non ? Parce que pour

9:19
Locuteur

nous, journalistes, ça

9:20
Présentateur

paraît inconcevable. Insupportable,

9:22
Nicolas Dupont-Aignan

c'est un triple scandale d'État, parce que vous pouvez accuser quelqu'un de ne pas être prêt à temps. Bon, c'est scandaleux, mais à la rigueur.

9:30
Locuteur

Mais

9:30
Nicolas Dupont-Aignan

ce qui est insupportable, c'est qu

9:32
Locuteur

'ils

9:32
Nicolas Dupont-Aignan

n'ont jamais tiré les leçons de leurs erreurs. Jamais. Si vous voulez, moi, j'ai assisté à cinq réunions des dirigeants politiques avec le Premier ministre. Trois physiques, 27 février, mi-mars, je ne

9:46
Locuteur

sais

9:46
Nicolas Dupont-Aignan

plus quand, la dernière, et puis ensuite deux par vidéoconférence. Si vous aviez vu le niveau intellectuel de ces réunions,

9:54
Locuteur

les

9:54
Nicolas Dupont-Aignan

petits ricanements quand je prenais la parole, quand M. Philippot l'a prise, quand Mme Le Pen l'a prise,

10:00
Locuteur

il

10:00
Nicolas Dupont-Aignan

faut être honnête, aussi un président des radicaux de gauche, qui a été excellent, quand quelques personnes ont pris la parole pour alerter, quand M. Mélenchon, ce n'était pas M. Mélenchon,

10:09
Locuteur

c

10:09
Nicolas Dupont-Aignan

'était M. Cattenas, demandait, comme moi, la réquisition d'entreprise. Très vite. Luxfer pour les bouteilles d'oxygène, j'ai oublié le nom de la production de chlorophylle, dans le Rhône, de remettre en état l'usine en Bretagne de masques, enfin des choses simples. Mais si vous aviez vu le mépris, la morgue

10:30
Locuteur

de

10:31
Nicolas Dupont-Aignan

ces gens-là, de M. Le Maire,

10:35
Locuteur

mais il

10:36
Nicolas Dupont-Aignan

ne nous répondait même pas, l'entreprise Famar, ça y est, je m'en souviens, il ne nous répondait même pas, je n'ai pas eu de réponse. J'ai demandé cinq fois, monsieur, cinq fois,

10:48
Locuteur

que

10:48
Nicolas Dupont-Aignan

l'on réquisitionne la Pharmacie Centrale des Armées, qui est l'organisme du ministère de la Défense, qui est là pour fabriquer des médicaments. Bon, je n'ai jamais eu une réponse du Premier ministre.

11:00
Locuteur

Je

11:00
Nicolas Dupont-Aignan

ne prétends pas, enfin, je représente autant la nation que les autres, et je ne

11:03
Locuteur

vois

11:03
Nicolas Dupont-Aignan

pas au nom de quoi on ne répond pas.

11:05
Locuteur

Donc,

11:06
Nicolas Dupont-Aignan

si vous voulez,

11:06
Locuteur

une

11:07
Nicolas Dupont-Aignan

espèce de suffisance de cet appareil d'État...

11:10
Locuteur

C

11:11
Nicolas Dupont-Aignan

'est du mépris pour vous, Nicolas Ducoignan, finalement ? Une espèce de mépris

11:14
Locuteur

? Oui,

11:15
Nicolas Dupont-Aignan

de mépris total. C'est-à-dire que ces gens-là savent, ils savent, ce sont des sachants. C'est exactement, si on prend un peu de recul historique, c'est exactement le livre de Marc Bloch, L'étrange défaite.

11:29
Locuteur

De 1940.

11:31
Nicolas Dupont-Aignan

Vous relisez le livre, et vous avez les abrutis

11:34
Locuteur

de

11:35
Nicolas Dupont-Aignan

généraux qui ont tout loupé, qui vous expliquaient qu'il y

11:39
Locuteur

avait

11:39
Nicolas Dupont-Aignan

la ligne Maginot et que l'armée allemande ne passera jamais et elle est passée à côté. Mais c'est fou de voir ça. Et ce qui m'a le plus ulcéré, c'est de voir qu'ils ont commis l'erreur une première fois, par exemple le 27 février, à la première réunion de Matignon, je m'en souviens comme si j'y étais. Je pose trois questions. Je pose une question sur les masques, combien de masques on a, est-ce qu'ils en ont commandé, pour combien, où, etc. Je pose une question sur les médicaments, la relocalisation de la production de médicaments, en disant, ça prendra peut-être six mois, mais ils vont peut-être s'y mettre maintenant.

12:12
Locuteur

Et

12:12
Nicolas Dupont-Aignan

puis je pose une troisième question, je ne

12:14
Locuteur

me

12:14
Nicolas Dupont-Aignan

souviens plus laquelle. Bon, sur ces deux-là, ils me mentent droit dans les yeux. Ils ne répondent pas sur la relocalisation des médicaments, ce qu

12:20
Locuteur

'ils

12:20
Nicolas Dupont-Aignan

n

12:20
Locuteur

'ont

12:20
Nicolas Dupont-Aignan

jamais voulu répondre, parce qu'en fait,

12:22
Locuteur

ils

12:22
Nicolas Dupont-Aignan

ne veulent pas réquisitionner des entreprises de médicaments. Ils ne veulent pas se fâcher avec l'industrie pharmaceutique. C'est ça, la réelle.

12:28
Locuteur

Et

12:28
Nicolas Dupont-Aignan

puis, sur les masques, il nous a menti. Olivier Véran nous a menti.

12:33
Locuteur

Et

12:33
Nicolas Dupont-Aignan

on apprend après que fin février, ils ne

12:36
Locuteur

s

12:36
Nicolas Dupont-Aignan

'étaient même pas préoccupés du fait qu'on était en train toujours de détruire des masques. Ça veut dire qu'ils n'ont pas fait le job

12:42
Locuteur

pour

12:43
Nicolas Dupont-Aignan

que le monde le révèle. Pardonnez-moi,

12:45
Locuteur

c

12:45
Nicolas Dupont-Aignan

'est pas le monde, n

12:45
Locuteur

'est

12:45
Nicolas Dupont-Aignan

pas un journal d'opposition. Bon, donc, pour que le monde, ou Mediapart,

12:50
Locuteur

révèle qu

12:51
Nicolas Dupont-Aignan

'au courant mars, on détruisait des masques. Ça veut dire qu'à aucun moment, ces gens n'ont eu le souci du détail, c'est-à-dire de dire

13:01
Locuteur

où

13:02
Nicolas Dupont-Aignan

on en est de la production, combien il y en a. C'est-à-dire qu'en fait, les ordres ne sont pas passés. C'est facile d'accuser l'administration. Je connais l'administration française. On a plein de défauts d'administration. Elle est bureaucratique, elle est procédurale. Mais si le pouvoir exécutif avait dit aux fonctionnaires, par un ordre écrit,

13:18
Locuteur

vous

13:19
Nicolas Dupont-Aignan

ne vous occupez plus des appels d'offres,

13:20
Locuteur

on

13:20
Nicolas Dupont-Aignan

paye comptant les masques en Chine,

13:22
Locuteur

je

13:22
Nicolas Dupont-Aignan

n'en ai rien à foutre des appels d'offres où il faut des masques en France dans un mois. L'administration aurait obéi. Donc, qu'on ne fasse pas passer, je ne voudrais pas qu'on reporte la faute sur les fonctionnaires. Les fonctionnaires ont plein de défauts, mais ils obéissent aux politiques en France. Il y a une chaîne très centralisée. Simplement, ils ne s'en sont pas préoccupés. Et ils se sont réveillés fin mars, début avril. Voilà la réalité.

13:44
Locuteur

Ils

13:44
Nicolas Dupont-Aignan

ont perdu deux mois. Et tout. Alors, sur les masques, on a progressé, mais encore, on est très loin. Sur les tests, c'est accablant. Il y a une très bonne enquête du journal Le Monde où ils n

13:56
Locuteur

'ont

13:56
Nicolas Dupont-Aignan

pas été foutus d'utiliser les tests des laboratoires départementaux, vétérinaires, ni des laboratoires scientifiques, des universités. Et il y a encore 15 jours, ils n'avaient pas signé les conventions. Donc, c'est ahurissant. On a perdu comme ça 100 000 tests par semaine, deux fois. Troisièmement, sur les relocalisations de médicaments, rien. Sur les réquisitions d'usines, rien. Et là, c'est idéologique. Ils ne veulent pas

14:21
Présentateur

réquisitionner des usines. Oui, ça, c'est important, Nicolas Dupont-Union. Pour vous, c'est idéologique. Donc, on n'est plus dans l'amateurisme, on est dans l'idéologie pure.

14:28
Nicolas Dupont-Aignan

Idéologie ou conflit d'intérêts, je ne sais pas. C'est-à

14:30
Locuteur

-dire,

14:30
Nicolas Dupont-Aignan

je me demande, mais je n

14:31
Locuteur

'ai

14:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas la solution. Je me demande s'ils ne veulent pas se fâcher avec certains chefs d'entreprise, avec des entreprises pharmaceutiques. En fait, si je devais résumer, je suis peut-être trop long, je ne

14:42
Locuteur

veux

14:42
Nicolas Dupont-Aignan

pas non plus monopoliser.

14:43
Locuteur

Non, non, non, allez-y, allez-y, on a le temps. Je vous dis ce que je

14:45
Nicolas Dupont-Aignan

ressens. C'est la démission du politique. En fait, si vous voulez, moi, ce que je ressens depuis le début de cette crise, c'est qu'on est au paroxysme de la fin du politique. C'est-à-dire que ces gens ont des schémas mentaux

14:58
Locuteur

qui

14:58
Nicolas Dupont-Aignan

font que l'homme politique, l'homme d'État, ne peut pas taper du poing sur la table vis-à-vis d'une entreprise. C'est-à-dire, par exemple, ils n'ont pas tapé du poing sur la table sur l'industrie pharmaceutique, ils n'ont pas tapé du poing sur la table sur les réquisitions d'usines, ils n'ont pas tapé du poing sur la table sur la grande distribution. Rien, quoi, rien. Le contrôle des prix. Enfin, qu'est-ce que ça coûtait de mettre un contrôle des prix pour trois mois ? Non. En fait, ils ont des schémas mentaux. Le maire est très clair là-dessus. Il a répondu. Oui, on verra plus tard pour Luxfer, c'est l'entreprise qui produit des bouteilles d'oxygène. Ça veut dire quoi ?

C'est un cas symbolique. Ce que Mélenchon en a parlé, j'en ai parlé. Ce cas est très symbolique. Aujourd'hui, la production des bouteilles d'oxygène dépend d'un seul fabricant en Europe qui est en Angleterre. Et c'est ce fabricant qui a fait mourir l'usine de Luxfer dans le Puy-de-Dôme. Cette usine est rentable. Cette usine peut être redémarrée, ça mettra entre trois et un an. Et ce n

15:55
Locuteur

'est

15:55
Nicolas Dupont-Aignan

pas une question d'argent. Cette crise va coûter 100 milliards d'euros au budget de l'État, minimum.

16:01
Locuteur

Ils

16:01
Nicolas Dupont-Aignan

ne sont pas foutus

16:03
Locuteur

de

16:03
Nicolas Dupont-Aignan

mettre un fonds de relocalisation de 50 millions d'euros. Ils ont fait au dernier moment un espèce de petit fonds merdique de 40 millions d'euros. Mais attendez, évidemment, il y

16:12
Locuteur

a

16:12
Nicolas Dupont-Aignan

des règles. C'est que le fonds ne peut pas donner plus de 30% de la somme que le chef d'entreprise va investir.

16:18
Locuteur

Donc, il

16:18
Nicolas Dupont-Aignan

y

16:18
Locuteur

a

16:18
Nicolas Dupont-Aignan

un décalage saisissant entre les belles intentions qui ont mis du retard, d'ailleurs, qui

16:26
Locuteur

ont

16:26
Nicolas Dupont-Aignan

mis deux mois, sur les masques, les tests, etc.

16:28
Locuteur

Et

16:29
Nicolas Dupont-Aignan

puis, la logique de guerre qui est une logique de production nationale. Et moi, je considère, et c'est là la grande différence, je considère qu'on aura des résultats que si on met de l'argent sur la table pour aider les chefs d'entreprise à créer des lignes de production. J'ai contacté, par exemple, des chefs d'entreprise dans les Vosges. Très tôt, mi-février, j'ai demandé à mon responsable départemental, Pierre-Jean Robineau, d'appeler des entrepreneurs.

16:51
Locuteur

Et

16:51
Nicolas Dupont-Aignan

je lui ai dit, tiens, nous, debout la France, on va fabriquer des masques. Et comme ça, on va livrer des masques. Et c'était très intéressant. On a eu des chefs d'entreprise qui avaient été appelés par l'État,

17:01
Locuteur

mais

17:01
Nicolas Dupont-Aignan

ils

17:01
Locuteur

n

17:01
Nicolas Dupont-Aignan

'avaient jamais plus de nouvelles.

17:02
Locuteur

Et

17:02
Nicolas Dupont-Aignan

qu'est-ce qu

17:03
Locuteur

'ils

17:03
Nicolas Dupont-Aignan

nous ont dit ? Ils nous ont dit, écoutez, nous, nos tissus, on les fabrique en Tunisie. Donc, on peut relocaliser en France, mais il faut que je sorte, allez, un million pour acheter des machines, il faut que je retrouve du personnel, bon, on va trouver, on va se démerder, mais

17:16
Locuteur

je

17:17
Nicolas Dupont-Aignan

n'aurai jamais le prêt bancaire. Donc, il faut qu

17:20
Locuteur

'il

17:20
Nicolas Dupont-Aignan

y

17:20
Locuteur

ait

17:20
Nicolas Dupont-Aignan

un fonds d'État

17:21
Locuteur

qui

17:21
Nicolas Dupont-Aignan

mette deux millions pour monsieur machin sur la table pour qu'il importe la machine de Chine qui va produire le masque. C

17:27
Locuteur

'est pas

17:27
Nicolas Dupont-Aignan

la série,

17:28
Locuteur

hein

17:28
Nicolas Dupont-Aignan

? Non. Mais ça veut dire qu'il faut tout reconstruire parce qu'en fait, on a tellement délocalisé. Un ventilateur, je lisais ça d'un Chinois, alors je ne

17:36
Locuteur

sais

17:36
Nicolas Dupont-Aignan

pas si c'est vrai, mais c'était sur un site Internet d'un Chinois, d'un général chinois qui disait que le respirateur ou le ventilateur ou le respirateur, il y a 1500 pièces et que sur les 1500, il y en a 1100 qui sont fabriqués en Chine.

17:49
Locuteur

Donc,

17:49
Nicolas Dupont-Aignan

si vous voulez, en fait, cette crise révèle

17:54
Locuteur

le

17:54
Nicolas Dupont-Aignan

schéma mental de nos dirigeants mondialisés

17:57
Locuteur

qui

17:57
Nicolas Dupont-Aignan

pensent en fait qu'ils ne vont pas revenir sur la mondialisation.

18:00
Locuteur

Et

18:01
Nicolas Dupont-Aignan

cette crise révèle le désastre industriel français.

18:04
Locuteur

Et

18:05
Nicolas Dupont-Aignan

c'est pas étonnant s'il

18:05
Locuteur

y

18:05
Nicolas Dupont-Aignan

a eu plus de morts en Italie, en Espagne, en France et en Angleterre qu'en Allemagne.

18:09
Locuteur

C

18:10
Nicolas Dupont-Aignan

'est parce que l'Allemagne a pu réagir vite. Pourquoi ? Parce que l'Allemagne avait gardé une capacité productive nationale

18:15
Locuteur

et

18:16
Nicolas Dupont-Aignan

que dès le 15 janvier, c'est-à

18:18
Locuteur

-dire

18:18
Nicolas Dupont-Aignan

qu

18:18
Locuteur

'ils

18:18
Nicolas Dupont-Aignan

ont des dirigeants déjà plus intelligents, plus prospectifs et une industrie. Et dès le 15 janvier, les chercheurs allemands et l'industrie allemande ont travaillé ensemble

18:26
Locuteur

pour

18:27
Nicolas Dupont-Aignan

fabriquer les tests. Nous, on est dans un désert industriel et notre MEDEF était réfugié sans doute à l'île de Ré ou à Biarritz, mais on ne les a pas entendus, à part demander que les gens travaillent plus. Est-ce que vous les avez entendus parler de réquisition d'usines, parler d'efforts de guerre, parler de réindustrialisation ? Nada, rien. Pitoyable. Des planqués. Donc, vous le voyez, l'enjeu, il est... Parce que moi, j'ai vu des chefs d'entreprise, il

18:54
Locuteur

y

18:54
Nicolas Dupont-Aignan

a des chefs d'entreprise locaux, des PME extraordinaires qui sont prêts à produire. Simplement, l'État n'a pas mis l'argent sur la table

19:02
Locuteur

pour

19:03
Nicolas Dupont-Aignan

leur permettre de relocaliser. Et c'est ce qu'a fait le Japon. Le Japon a mis 2 milliards sur la table de dollars pour relocaliser les productions de Chine. Pour moi, c'est

19:12
Locuteur

la question clave.

19:14
Nicolas Dupont-Aignan

Désolé,

19:15
Locuteur

je ne m'en vais pas vous couper.

19:16
Présentateur

Non, non, non, vous avez raison, vous êtes là pour ça, on est sur Putsch Live, vous avez le temps de vous exprimer, c'est pour ça qu

19:21
Locuteur

'on

19:21
Présentateur

vous aime, Nicolas Bulte-Poignan. Non, non, pas du tout. Vous inquiétez pas, je vous arrêterai si c'est le cas. En tout cas, il y a beaucoup, beaucoup de monde actuellement sur le live. Merci beaucoup d'être présent. Je voudrais qu'on parle liberté publique, Nicolas Bulte-Poignan. Qu'est-ce que ça vous inspire aujourd'hui, cette loi d'urgence sanitaire ? Les Français sont assez stupéfaits, même nous, en tant qu'éditorialiste politique ou journaliste indépendant, on essaie de faire un chat, n'y retrouverait pas assez petit. Aujourd'hui, qu

19:46
Locuteur

'est

19:46
Présentateur

-ce qui vous inquiète le plus ? Est-ce qu'il y

19:47
Locuteur

a

19:47
Présentateur

véritablement pour vous un recul des libertés publiques en France

19:50
Locuteur

? Oui,

19:51
Nicolas Dupont-Aignan

pire que ça. En fait, un pouvoir incompétent, si j'étais sévère, je dirais criminel, mais bon, je ne

19:58
Locuteur

veux

19:58
Nicolas Dupont-Aignan

pas aller jusque-là, mais je reviendrai à ce qui s'est passé dans les EHPAD et la limite d'âge mise de fait avec instruction déguisée pour ne pas surcharger le système hospitalier, comme on dit élégamment, fait qu'on a envoyé quand même à la mort des gens de plus de 75 ans qui auraient très bien pu guérir en réanimation. Car, bien sûr, je ne suis pas pour l'acharnement thérapeutique de personnes de 95 ans, mais entre 95 ans et 75 ans, il y

20:23
Locuteur

a

20:23
Nicolas Dupont-Aignan

une marge. Et ce qui s'est passé dans nos EHPAD, pourquoi je parle de mots criminels, mériterait une enquête pénale. Parce qu'il n

20:32
Locuteur

'y

20:32
Nicolas Dupont-Aignan

a que la presse allemande qui a pu enquêter. Et il y a eu un article du 25 mars dans Courrier international de mémoire qui reprend des articles de presse allemande où il y a le témoignage du chef des urgences de Mulhouse qui dit qu'au-dessus de 75 ans,

20:45
Locuteur

il

20:45
Nicolas Dupont-Aignan

ne prend pas.

20:46
Locuteur

Et

20:46
Nicolas Dupont-Aignan

moi, j'ai eu le témoignage d'un pompier qui a sauvé quelqu'un dans son camion de pompier de 75 ans, qui l'a emmené à l'hôpital et à l'hôpital, on lui a dit on ne le prend pas.

20:56
Locuteur

Et

20:57
Nicolas Dupont-Aignan

vous imaginez ce qu'a ressenti ce pompier qui avait sauvé cette personne en ventilation dans son camion. Eh bien, il l'a laissé mourir dans son camion. Il en est malade, il n'endorre plus le type. Donc, ça, ça s'est passé dans notre pays. Et ça s'est passé dans notre pays. Pourquoi ? Parce qu'on a plafonné à 7 000 lits, à 5 000 lits l'hospitalisation. Et si l'Allemagne, la Suisse ont deux fois moins de morts ou quatre fois moins de morts pour l'Allemagne, c'est parce qu'ils ont accepté tout le monde à l'hôpital et qu'ils ont sauvé plus de monde. Ce n

21:23
Locuteur

'est

21:23
Nicolas Dupont-Aignan

pas la faute des hospitaliers. Les hospitaliers, ils en sont malades de ce qui s'est passé. Mais ça, on n'a pas eu le droit d'en parler. Moi, j'ai été accusé de fake news quand j'en ai parlé. Bon, passons. Donc, quand je dis que incompétence

21:34
Locuteur

et

21:34
Nicolas Dupont-Aignan

on pourrait parler d'être plus dur même, en tout cas, une responsabilité dans la mort de gens qui sont morts pour rien,

21:41
Locuteur

il

21:42
Nicolas Dupont-Aignan

faudrait même le dire, c'est gravissime. Eh bien, un pouvoir

21:46
Locuteur

a

21:46
Nicolas Dupont-Aignan

tendance, bien évidemment, à chercher un dérivatif, à se durcir. Et moi, j'interprète le durcissement sur les libertés publiques et sur les libertés médiatiques comme la conséquence de leur incompétence et de leur... parce qu'ils ne sont pas idiots, ils voient bien ce qui s

22:02
Locuteur

'est

22:02
Nicolas Dupont-Aignan

passé. Je ne peux pas croire que la naïveté ou l'incompétence soit à ce point. Donc, ils sont débordés mais ils ne changent pas de schéma. Est-ce que vous avez vu,

22:11
Locuteur

c

22:11
Nicolas Dupont-Aignan

'est mon combat d'aujourd'hui, parce que le masque, on a quand même gagné le combat, on a mis trois mois avant de la gagner. Les tests, on a quand même gagné, c

22:17
Locuteur

'est

22:17
Nicolas Dupont-Aignan

l'évidence. Mais il

22:18
Locuteur

y

22:18
Nicolas Dupont-Aignan

a un dernier combat que je mène, c'est sur les lits de réanimation. Je ne

22:21
Locuteur

sais

22:21
Nicolas Dupont-Aignan

pas si vous avez vu ce qu'a dit le Premier ministre tout récemment. Il a dit on va revenir à nos 5000 lits. C'est complètement délirant.

22:29
Locuteur

C

22:30
Nicolas Dupont-Aignan

'est complètement fou ce qui se passe.

22:31
Locuteur

Oui, c'est retour à zéro

22:32
Nicolas Dupont-Aignan

finalement. On

22:33
Locuteur

reste à la capacité minimale déjà prévue.

22:35
Nicolas Dupont-Aignan

Voilà, c'est-à-dire qu'ils se sont inventés une fable qu'on a tangenté les 7000 lits et le système a tenu. Ah

22:44
Locuteur

ben

22:44
Nicolas Dupont-Aignan

oui, il a tenu, il y

22:45
Locuteur

a

22:45
Nicolas Dupont-Aignan

9000 morts dans les EHPAD. Bon, il a tenu, on n

22:47
Locuteur

'a

22:47
Nicolas Dupont-Aignan

pas soigné les gens au-dessus de 75 ans pour beaucoup. Donc, on aurait peut-être pu en sauver 1000 ou 2000, je ne sais pas. Bon, donc, il a tenu au prix d'une indignité morale. Bon, donc, moi, si j'étais au pouvoir aujourd'hui, j'aurais dit à mes équipes, j'aurais dit, écoutez, on va déconfiner parce qu'il faut déconfiner.

23:05
Locuteur

Mais

23:05
Nicolas Dupont-Aignan

il y a quand même un risque que ça reprenne. Quel est l'enjeu ? L'enjeu, il est d'augmenter le nombre de lits de réanimation pour le passer de 5 à 10 000 de lits fixes pour se rapprocher de l'Allemagne pour que s'il y

23:16
Locuteur

a

23:16
Nicolas Dupont-Aignan

un retour d'épidémie, on puisse concilier, puisque maintenant, il

23:19
Locuteur

y

23:19
Nicolas Dupont-Aignan

a les masques, il y a les tests, on pourra tout à fait ne pas être confiné, avoir quand même un retour d'épidémie et soigner les gens. C'est dément. Eh bien non, la technocratie totale est là, c'est-à-dire qu'on vous dit à la télévision, on va déconfiner, j'espère que

23:34
Locuteur

ça

23:34
Nicolas Dupont-Aignan

va se passer bien, mais on va revenir au nombre de lits de réanimation. Vous voyez la folie ? Alors, je reviens sur les libertés. Ça veut bien dire que pour que le truc tienne, il faut mettre le couvert sur la marmite. Donc, il faut interdire aux gens comme moi de parler à la télévision.

23:46
Locuteur

Je

23:46
Nicolas Dupont-Aignan

n

23:46
Locuteur

'ai

23:46
Nicolas Dupont-Aignan

pas eu une seconde d'antenne, j'ai dû avoir 30 secondes sur BFM en trois mois. Oui,

23:52
Locuteur

ça fait peu pour développer

23:53
Présentateur

une idée.

23:54
Nicolas Dupont-Aignan

30 secondes,

23:54
Locuteur

ça fait peu

23:55
Nicolas Dupont-Aignan

pour développer une idée. Je peux vous dire que j'ai saisi le CSA, même le président du CSA a reconnu que j'étais explosé en temps d'antenne. Voilà, mais on ne peut rien faire. Donc, premier point, la fin du pluralisme démocratique à la télévision. Deuxième point, des lois libertissibles, c'est-à-dire une tentative d'étouffer la vie du pays avec des mesures bureaucratiques complètement débiles

24:21
Locuteur

qui

24:21
Nicolas Dupont-Aignan

ne seront pas efficaces,

24:24
Locuteur

qui,

24:24
Nicolas Dupont-Aignan

je crois, sont un substitut à l'inaction dans les domaines importants. Je prends un exemple pour ce qui est très concret.

24:30
Locuteur

On

24:30
Nicolas Dupont-Aignan

nous dit, on va faire un traçage.

24:34
Locuteur

Alors,

24:34
Nicolas Dupont-Aignan

on va mettre des brigades. Le terme brigade, d'ailleurs, est très intéressant psychologiquement. Alors, ils changent, maintenant, ils appellent l'ange gardien. Merci. On nous prend vraiment pour des cons de cons. Alors, c'est des pauvres gens de l'assurance maladie fonctionnaires qui sont très gentils mais qui vont être obligés d'aller. Est-ce que vous imaginez le truc ? Un médecin,

24:51
Locuteur

il

24:51
Nicolas Dupont-Aignan

va avoir d'ailleurs deux euros parce que, vous voyez, c'est bas, c'est mesquin, c'est plus...

24:55
Locuteur

C'est la carotte, non,

24:56
Nicolas Dupont-Aignan

n'est-ce pas ?

24:57
Locuteur

C'est un peu la carotte du coin

24:58
Nicolas Dupont-Aignan

du poignot. Non, mais c'est pitoyable. Enfin, c'est indigne pour les médecins. Alors, tu as deux euros si tu as au nombre de gens. Passons.

25:05
Locuteur

C

25:05
Nicolas Dupont-Aignan

'est une société de défiance. Or, pour résoudre la crise, il faut, oui, tester.

25:10
Locuteur

Mais

25:11
Nicolas Dupont-Aignan

il faut que les gens aient conscience de ce qu'ils font. On n'y arrivera pas par la défiance. Si les gens ont peur d'aller voir leur médecin en se disant « Je suis malade, je tousse beaucoup. Putain, si je vais voir mon médecin, il va me dénoncer à l'assurance maladie. Mon employeur va le savoir peut-être.

25:24
Locuteur

Et

25:24
Nicolas Dupont-Aignan

puis, je vais devoir dénoncer tous les gens que j'ai vus.

25:27
Locuteur

»

25:27
Nicolas Dupont-Aignan

Non, mais attendez, on est dans quel pays ? Alors, ça veut dire « J'ai vu ma copine, j'ai vu mon copain, j'ai vu Madame Michu. »

25:35
Locuteur

Et

25:35
Nicolas Dupont-Aignan

attendez, il faut transmettre le numéro de sécurité sociale, des contacts.

25:39
Locuteur

Mais

25:40
Nicolas Dupont-Aignan

c'est tellement con, pardonnez-moi d'être vulgaire, c'est tellement débile.

25:44
Locuteur

Parce

25:44
Nicolas Dupont-Aignan

que, d'abord, en plus, ils en sont incapables parce qu'on n'est pas l'Allemagne ou la Suisse. C'est-à-dire que c'est vraiment la bureaucratie. Ce n

25:51
Locuteur

'est

25:51
Nicolas Dupont-Aignan

pas comme ça qu'on y arrivera. Comment on y arrivera

25:53
Locuteur

?

25:54
Nicolas Dupont-Aignan

En multipliant les tests.

25:55
Locuteur

C

25:55
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire qu'au lieu de se dire «

25:56
Locuteur

Qu

25:56
Nicolas Dupont-Aignan

'est-ce qu'on n'a pas fait de bien pour les tests et qu'est-ce qu'on pourrait faire pour tester les Français ? »

26:00
Locuteur

Ils

26:00
Nicolas Dupont-Aignan

inventent tout un truc qui ne marchera pas de toute façon. Parce que, heureusement, d'ailleurs, on n

26:04
Locuteur

'est

26:04
Nicolas Dupont-Aignan

pas trop éboué pour le flicage. Les Allemands, malheureusement, étaient beaucoup plus loués. Donc, heureusement, nous, on est bordélique, donc ça ne marchera pas. Mais ça veut dire que

26:13
Locuteur

c

26:13
Nicolas Dupont-Aignan

'est la tentation, ce que j'appelle, je vais être provocateur, mais la tentation vichiste, c'est-à-dire une espèce de stéréotype, on va mettre des trucs, des usines complètement bureaucratiques qui ne vont pas marcher. Moi, c'est en s'appuyant sur les médecins, c'est en s'appuyant sur les tests et en faisant des tests de porteurs asymptomatiques. Par exemple, on aurait dû tester tous les gens qui reprenaient le travail aujourd'hui.

26:39
Locuteur

Mais

26:39
Nicolas Dupont-Aignan

ils ne veulent pas parce qu'ils savent qu'ils n'ont pas les tests.

26:42
Présentateur

Alors,

26:43
Nicolas Dupont-Aignan

on a...

26:43
Locuteur

Pourtant, Olivier

26:44
Présentateur

Véran nous a assuré qu'on aurait 700 000 tests ce matin, à 9h, on avait 700 000 tests, on les avait.

26:49
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, mais je vais vous dire, par exemple, je

26:51
Locuteur

prends

26:51
Nicolas Dupont-Aignan

un exemple dans ma ville ailleurs, avec le maire, on a demandé, on a dit, on veut bien rouvrir les écoles si on teste le personnel de la ville et des enseignants qui vont être dans l'école. Ça paraît quand même de bon sens.

27:01
Locuteur

Eh

27:01
Nicolas Dupont-Aignan

bien, le préfet nous a dit, ah ben non, moi je ne peux pas.

27:04
Locuteur

On

27:04
Nicolas Dupont-Aignan

n'a pas les tests. Vous avez encore des EHPAD qui n'arrivent toujours pas à tester leurs pensionnaires. C'est dans le monde, donc ce n

27:10
Locuteur

'est

27:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas le journal réactionnaire, encore que, c'est une autre forme de réaction. Mais, mais, la réaction petite bourgeoise financière. Bon, bref, tout ça pour vous dire que tout ce beau monde est en train de partir dans un délire.

27:27
Locuteur

En

27:27
Nicolas Dupont-Aignan

fait, comme ils ne maîtrisent rien, ils ont la volonté de tout, tout, tout maîtriser.

27:34
Locuteur

Mais,

27:35
Nicolas Dupont-Aignan

la seule solution, la seule, c'est des masques,

27:39
Locuteur

des

27:39
Nicolas Dupont-Aignan

tests, ne pas rouvrir les écoles tout de suite, attendre un mois, voir comment ça prend et

27:47
Locuteur

s

27:48
Nicolas Dupont-Aignan

'appuyer sur l'éducation et la confiance des Français. Parce que moi, j'étais me balader tout à l'heure dans Paris en train de l'Assemblée et là, j'étais un peu inquiet quand même parce que j'ai vu énormément de gens sans masque dans des boutiques, des machins et ce n

28:00
Locuteur

'est

28:00
Nicolas Dupont-Aignan

pas sérieux. C'est-à-dire, d'un côté, on va faire une usine à gaz pour tester

28:05
Locuteur

qui

28:05
Nicolas Dupont-Aignan

ne marche pas, une bureaucratique et puis de l'autre, on ne dit pas assez aux gens. Moi, j'aurais osé dire, ce

28:13
Locuteur

n'est

28:13
Nicolas Dupont-Aignan

pas obligatoire, on va mettre des contraventions, mais il faut que les gens portent des masques. entre nous à Hong Kong, tout le monde vit avec… Moi, je connais quelqu'un de très bien, ma famille qui habite Hong Kong, il n

28:23
Locuteur

'y a

28:23
Nicolas Dupont-Aignan

jamais eu de confinement, les écoles sont fermées,

28:25
Locuteur

les

28:26
Nicolas Dupont-Aignan

gens vont dans les bars, dans les restaurants, ils ont tous un masque, ils sont testés, la frontière est fermée, il y a une quarantaine pour ceux qui arrivent de l'extérieur, 0,5 morts par million d'habitants, c'est-à-dire 800 fois moins que la France.

28:42
Locuteur

Je

28:42
Nicolas Dupont-Aignan

ne

28:42
Locuteur

sais

28:42
Nicolas Dupont-Aignan

pas si vous réalisez… Oui,

28:44
Locuteur

ça fait beaucoup, ça fait beaucoup. Sans

28:45
Nicolas Dupont-Aignan

confinement. Donc, le confinement, c'est l'arme du tiers-monde, c'est l'arme du pauvre, c'est horrible à dire, mais c'est ça, parce qu'on est des incompétents, voilà. Alors, on peut multiplier les trucs, voilà. Donc, il

28:57
Locuteur

y a

28:57
Nicolas Dupont-Aignan

un vrai problème de liberté publique, le traçage, l'application Covid, vous imaginez, vous rentrez dans un magasin, ça va sonner. D

29:03
Locuteur

'ailleurs, du

29:04
Présentateur

pognon, on a une alerte info qui dit qu'effectivement, le conseil a validé, mais a supprimé des notions sur le tracking, voilà. c

29:13
Locuteur

'est

29:13
Présentateur

les joies du direct et du temps long. Je voudrais qu'on parle, vous avez parlé de confiance tout à l'heure et c'est un thème que je voudrais aborder. Est-ce que vous ne pensez pas finalement que c'est le champ du signe aujourd'hui de la parole publique, de la parole politique avec les mensonges qu'on a entendus sur la crise du corona de l'exécutif ? Est-ce que vous ne pensez pas, vous, en tant que président de parti, que les gens vont mettre finalement une partie des gens vont mettre dans le même sac le politique en disant il nous ment, il nous ment, il y

29:39
Locuteur

en

29:39
Présentateur

a marre,

29:39
Locuteur

il

29:39
Présentateur

nous ment. D'ailleurs, c'est ce qui remonte depuis les Gilets jaunes, Nicolas Dupagnon, vous le savez mieux que moi. Mais bien sûr.

29:44
Locuteur

Comment on fait un président

29:46
Nicolas Dupont-Aignan

de parti ? C'est très difficile. C'est très difficile parce que tout le monde nous met dans le même sac. D'abord parce qu'on ne nous entend pas aussi. Donc, nous entendons pas, c'est quand même difficile d'exprimer un point de vue différent. Et puis, la parole politique est complètement discréditée. D'ailleurs, même parfois la parole rationnelle parce qu'ils ne disent pas non plus que des énormités toujours.

30:07
Locuteur

C

30:07
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire, au papa non plus dire, je ne

30:08
Locuteur

vais

30:08
Nicolas Dupont-Aignan

pas faire comme je

30:09
Locuteur

ne peux

30:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas dire non plus que le gouvernement a tort sur tous les sujets. Parfois, il

30:13
Locuteur

y

30:13
Nicolas Dupont-Aignan

a des quelques paroles qui sont de bon sens dans un îlot d'incohérence. Voilà. Donc, l'enjeu, c'est de reconstruire une parole politique en essayant d'être le plus franc possible, d'être le plus honnête possible, de dire ce qu

30:27
Locuteur

'on

30:27
Nicolas Dupont-Aignan

pense. Moi, j'essaye de faire ça modestement. Mais si je n

30:29
Locuteur

'ai

30:29
Nicolas Dupont-Aignan

pas l'effet de seuil médiatique qui permet de passer au-delà des réseaux sociaux où on a progressé beaucoup, ça va être difficile. Mais moi, je pense quand même que cette crise va accélérer beaucoup de choses

30:40
Locuteur

parce

30:41
Nicolas Dupont-Aignan

que pendant cette crise, quand même, beaucoup de gens ont pu réfléchir par eux-mêmes parce qu'ils ont eu le temps chez eux. Et en tout cas, moi, je le vois, je vais vous dire, on a multiplié par 10 nos,

30:50
Locuteur

en

30:50
Nicolas Dupont-Aignan

gros, notre auditoire.

30:53
Locuteur

C'est ce que disait Florian

30:54
Présentateur

Philippot qui était à votre place il y a 10 jours.

30:56
Locuteur

Il disait pareil, qu'il avait augmenté énormément l'audience.

30:58
Nicolas Dupont-Aignan

Les deux dernières semaines, j'étais le premier homme politique sur Facebook. Je ne dis pas pour me vanter, mais alors que j'ai beaucoup moins de followers qu'un Emmanuel Macron ou une Marine Le Pen et j'étais nettement en tête. Mais parce qu'on a bossé, je veux dire, j'ai bossé, je n

31:14
Locuteur

'ai

31:14
Nicolas Dupont-Aignan

pas raconté, je n

31:14
Locuteur

'ai

31:14
Nicolas Dupont-Aignan

pas fait des vidéos pour faire des vidéos. J'ai essayé de bosser avec des propositions à chaque fois, critiques, propositions, essayer de faire remonter de l'information honnête, faire notre boulot comme vous le faites vous d'ailleurs, à votre façon. Il n

31:27
Locuteur

'y

31:27
Nicolas Dupont-Aignan

a que comme ça, ça viendra. Vous savez, regardez dans les pays de l'Est, ils sont bien arrivés à faire tomber le mur de Berlin, on va bien y arriver. Moi, je suis plutôt, je crois en la personne humaine, je crois que ce qui se passe va quand même faire beaucoup réfléchir nos concitoyens. Je pense que le gouvernement s'est totalement décrédibilisé bien qu'il ait eu tous les pouvoirs. Il a tous les pouvoirs, tous les médias, tous les pouvoirs et il est à la ramasse. Donc, il

31:51
Locuteur

y a

31:51
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, les gens vont chercher autre chose et c'est à nous de se préparer. Moi, je dis à toutes mes troupes, préparons les élections régionales, ça paraît con, c'est

31:59
Locuteur

une

32:00
Nicolas Dupont-Aignan

élection, et je dis surtout aux Français, préparons les échéances électorales futures et je dis aux Français, faites gaffe parce que si vous n'utilisez pas le bulletin de vote, eh bien après, vous allez être en dictature parce qu'ils vous testent là. Si vous ne réagissez pas sur le traçage, si vous ne réagissez pas sur l'incompétence, si vous ne réagissez pas sur les 30 000 morts, si vous ne réagissez pas sur le chômage qui va exploser parce qu'on pourrait parler d'économie aussi, c'est-à-dire comment on aide les grandes entreprises et comment on n'aide pas les PME.

Bon, donc, les frontières, là, je voyais que les travailleurs détachés arrivent, alors on nous interdit de faire 100 km en France pour un Français, mais on fait venir des mecs de Roumanie, je n

32:38
Locuteur

'ai

32:38
Nicolas Dupont-Aignan

rien contre eux. Mais c'est complètement délirant.

32:41
Présentateur

Oui, et puis, on oublie de reprovulguer la loi aussi en même temps, donc comme ça, c'est…

32:47
Nicolas Dupont-Aignan

on devient dingue. Donc, moi, je pense que les Français vont comprendre. Je pense que… Moi, j'ai fait confiance dans le peuple français, je pense que les nouveaux moyens de communication vont être utiles, je pense qu'il

32:59
Locuteur

y a

32:59
Nicolas Dupont-Aignan

une nouvelle génération qui prend conscience des mensonges permanents, je pense que leur grosse ficelle ne va plus marcher, et en tout cas, j'ai cette espérance, et il faut qu

33:09
Locuteur

'on

33:09
Nicolas Dupont-Aignan

l'alimente en essayant

33:11
Locuteur

de

33:12
Nicolas Dupont-Aignan

ne pas tomber dans le piège et d'être le plus sérieux possible. Ils ont essayé de me prendre en délit de fake news, ils n'ont pas réussi parce que j'ai toujours pris des sources sûres. J'essaye de faire le mieux possible, voilà, maintenant, on essaye, voilà. Après, vous savez, les révolutions naissent toujours au moment où on les attend moins. Lénine repartait en Union soviétique, enfin en Russie, pardon, et pensait que la révolution serait dans 20 ans, elle a été trois jours après. Vous savez,

33:38
Locuteur

que

33:38
Nicolas Dupont-Aignan

va-t-il se passer dans les mois à venir

33:41
Présentateur

? Personne ne sait rien. Je voulais vous faire réagir là-dessus, Nicolas Dupont, et on n

33:45
Locuteur

'en

33:45
Présentateur

a pas eu tout parler dans les médias de

33:46
Locuteur

ce

33:46
Présentateur

qui s

33:46
Locuteur

'est

33:46
Présentateur

passé aujourd'hui, mais on a vu quelques rassemblements, les premiers rassemblements, ça et là, il y

33:50
Locuteur

en

33:50
Présentateur

a eu place de la République aujourd'hui à Paris, il y a eu un rond-point, un bandol qui a été repris, des manifestations à Rennes, il n'y

33:56
Locuteur

avait

33:56
Présentateur

pas beaucoup de monde, mais des manifestations à Rennes, il y

33:58
Locuteur

a

33:58
Présentateur

des Gilets jaunes qui sont allés au ministère de la Santé tout à l'heure, donc on voit, et à Foua également, on voit que spontanément, dès le premier jour du confinement,

34:05
Locuteur

il

34:05
Présentateur

y a déjà des gens, alors même s'ils ne sont pas nombreux, ils commencent à se mobiliser immédiatement, comment voyez-vous les prochaines semaines ?

34:11
Locuteur

Donc

34:11
Présentateur

là, du point de

34:12
Locuteur

vue,

34:12
Présentateur

vous l'avez dit, vous n'êtes pas devin, on l'entend, mais bon, socialement, ça va être compliqué quand même,

34:18
Locuteur

non

34:18
Présentateur

? Moi, je pense

34:19
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il

34:20
Locuteur

y a

34:20
Nicolas Dupont-Aignan

plusieurs impératifs si on prend les choses dans l'ordre.

34:22
Locuteur

Il

34:23
Nicolas Dupont-Aignan

y a d'abord un impératif sanitaire, l'impératif sanitaire, où on est tous dans le même bateau, gouvernement, opposition, médias, Gilets jaunes, tout ce que vous voulez, c'est de réussir le déconfinement, et pour cela, de marteler, en tout cas moi, c'est ce que je ferais, mes obsessions, les masques pour tout le monde, produits en France, produits en France gratuits, gratuit, ça devrait être remboursé par la sécurité sociale, on rembourse tellement de médicaments inutiles et on ne rembourse pas les masques. Bon, ça c'est fondamental.

Ensuite, les tests, ensuite, la chloroquine, je ne suis pas un avocat du professeur Raoult, mais je suis quand même ébranlé par beaucoup de médecins que je connais qui le prescrivent de manière quasiment clandestine et qui voient des bons résultats, que ça met hors d'elle de l'industrie pharmaceutique qui veut vendre des médicaments 100 fois plus cher, je ne fais pas de Raoult un dieu vivant, il peut se tromper, mais enfin, c'est curieux quand même que ce soit prescrit en Israël, au Maroc, partout et pas en France, c'est un truc qui me paraît subsuré.

35:20
Locuteur

Oui, on peut se

35:21
Présentateur

poser la question, on

35:22
Locuteur

peut

35:22
Présentateur

légifiquement se

35:22
Nicolas Dupont-Aignan

poser la question. En tout cas, d'ailleurs entre nous, vous seriez malade ou moi, on demanderait quoi à notre médecin qu'on essaye le seul traitement qui existe

35:29
Locuteur

?

35:30
Nicolas Dupont-Aignan

Après, on peut nous dire il n

35:31
Locuteur

'est

35:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas utile, mais en fait, il

35:32
Locuteur

n'a

35:32
Nicolas Dupont-Aignan

jamais tué personne contrairement à ce qu'on nous dit, il a été utilisé depuis 1930, prescrit pour quantité de maladies et il était sans ordonnance avant le 13 mars quand même. Bon, donc on nous raconte n'importe quoi là-dessus et on met en danger les Français et on aurait peut-être pu sauver des vies. Je ne suis pas non plus médecin et je ne

35:47
Locuteur

vais

35:47
Nicolas Dupont-Aignan

pas dire Raoul, génial et tout le monde a raison, mais je dis que c'est quand même très bizarre ce qui se passe en France sur cette affaire. Les lits de réanimation, si déjà on réussit la sortie de crise sanitaire en appelant les Français,

35:58
Locuteur

parce

35:59
Nicolas Dupont-Aignan

que les Français sont aussi leurs défauts, il n

36:01
Locuteur

'y a

36:01
Nicolas Dupont-Aignan

pas les méchants politiques et les gentils Français. Le Français, il

36:04
Locuteur

y

36:04
Nicolas Dupont-Aignan

a le Français sérieux et puis il y

36:05
Locuteur

a

36:05
Nicolas Dupont-Aignan

beaucoup de Français qui n'en ont rien à foutre et je ne porte pas de masque et tout. Non, il faut quand même faire attention.

36:10
Locuteur

Il

36:10
Nicolas Dupont-Aignan

faut vaincre cette épidémie, premier point. Deuxième point, il y

36:14
Locuteur

a

36:14
Nicolas Dupont-Aignan

un vrai problème économique et social.

36:16
Locuteur

Et

36:16
Nicolas Dupont-Aignan

là, je me permets d'insister, c'est que le gouvernement aide les copains, les grandes entreprises, sans condition. Je suis scandalisé que le PDG d'Air France ait gardé des salaires exorbitants, je suis scandalisé qu'on donne de l'argent pour sauver des cours de bourse sans prendre des participations.

36:33
Locuteur

Je

36:33
Nicolas Dupont-Aignan

veux dire,

36:33
Locuteur

je

36:33
Nicolas Dupont-Aignan

suis désolé, Air France, on aurait dû redevenir actionnaire à 100%.

36:36
Locuteur

On

36:37
Nicolas Dupont-Aignan

va donner 7 milliards d'euros Air France et on ne devient pas actionnaire.

36:40
Locuteur

Mais

36:40
Nicolas Dupont-Aignan

c'est délirant ce qui se passe. C'est quasiment le détournement d'argent public. Donc, on doit redevenir actionnaire et puis on revend quand ça va remonter. Enfin, on ne

36:48
Locuteur

va

36:48
Nicolas Dupont-Aignan

pas sauver une compagnie aérienne sans devenir actionnaire de cette compagnie aérienne. J'ai proposé que, ah oui, ça aussi, c'est grandiose,

36:55
Locuteur

j

36:55
Nicolas Dupont-Aignan

'avais proposé qu'on réduise tous nos salaires de 16%. Personne ne m'a suivi. Je ne me retourne il n

37:01
Locuteur

'y a

37:01
Nicolas Dupont-Aignan

personne. Bon, deuxièmement, j'avais proposé que les plus hauts salaires acceptent de faire une sorte d'impôt,

37:10
Locuteur

enfin,

37:11
Nicolas Dupont-Aignan

je ne

37:11
Locuteur

sais

37:11
Nicolas Dupont-Aignan

pas,

37:11
Locuteur

au

37:11
Nicolas Dupont-Aignan

-dessus de, je ne

37:12
Locuteur

sais

37:12
Nicolas Dupont-Aignan

pas combien de salaires,

37:13
Locuteur

mais

37:13
Nicolas Dupont-Aignan

au-dessus de 15 000 euros par mois, il devrait y avoir...

37:16
Locuteur

D'ailleurs, ça se

37:16
Présentateur

murmure en Allemagne, Nicolas Dupont-Aignan, cette mesure. Comment ? Ça se murmure en Allemagne. Ça se murmure en Allemagne, actuellement, cette mesure. c

37:22
Locuteur

'est

37:23
Nicolas Dupont-Aignan

indécent

37:23
Locuteur

ce

37:23
Présentateur

qui

37:23
Locuteur

se

37:24
Nicolas Dupont-Aignan

passe. Les gens souffrent, il y

37:25
Locuteur

a

37:25
Nicolas Dupont-Aignan

des millions de gens qui n'ont plus rien, et puis, tout le monde continue à se gaver dans les grandes entreprises avec de l'argent public, enfin, c'est le monde à l'envers. Parce que l'argent, il ne

37:35
Locuteur

va

37:35
Nicolas Dupont-Aignan

pas tomber du ciel. À un moment, il va falloir payer, même s'il

37:37
Locuteur

y a

37:37
Nicolas Dupont-Aignan

la Banque Centrale, etc. Donc, premièrement, je voudrais que les mesures de soutien économique soient plus axées sur le tissu local et que si on aide les grandes entreprises, parce qu'il faut les sauver, je ne

37:48
Locuteur

sais

37:48
Nicolas Dupont-Aignan

pas pour qu'on abandonne nos grandes entreprises, parce

37:57
Locuteur

qu

37:57
Nicolas Dupont-Aignan

'il y

37:57
Locuteur

a

37:57
Nicolas Dupont-Aignan

quelqu'un qui a

37:58
Locuteur

peur,

38:00
Nicolas Dupont-Aignan

il y a des conditions. Pourquoi ? Parce qu'il est très important

38:04
Locuteur

que

38:04
Nicolas Dupont-Aignan

cette crise n'accélère pas la désertification des PME françaises. Car, vous avez bien compris que cette crise, toutes les crises favorisent une actualisation des rapports de force économiques. Or, vous le voyez bien, les grands vainqueurs, c'est quoi ? C'est les GAFA. C'est qu'on a vécu par Internet. D'ailleurs, on passe sur un truc Sprima, Miard, je ne

38:25
Locuteur

sais

38:25
Nicolas Dupont-Aignan

pas ce que c'est. Oui, et qui est diffusé sur YouTube et Facebook. Donc, vous voyez, on a tout là. On a tout. C'est très bien. Mais, il y

38:32
Locuteur

a

38:32
Nicolas Dupont-Aignan

une nouvelle économie. Comment l'Europe, et là, c'est ça le vrai enjeu,

38:39
Locuteur

comment on

38:39
Nicolas Dupont-Aignan

profite de cette crise pour reprendre en main notre outil productif, comment on fait pour qu'on ne ne foute pas en l'air déjà un tissu de PME déjà très fragile,

38:51
Locuteur

et

38:51
Nicolas Dupont-Aignan

comment on fait pour que ce qui est en train de se produire dans les habitudes de consommation soit utilisé à des fins positives.

38:57
Locuteur

Et

38:58
Nicolas Dupont-Aignan

là, il y a un vrai enjeu,

38:59
Locuteur

c

38:59
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire que faire descendre l'argent sur le bar, favoriser le localisme, favoriser la production locale. Par exemple, j'avais une mesure toute simple que je voulais proposer, mais c'est qu'on exonère de charges sociales les ouvriers agricoles tout de suite, les salariés agricoles, notamment français, pour éviter qu'on fasse venir des gens de loin, alors même qu'on va avoir des millions de chômeurs en plus, de fait, parce qu'il

39:23
Locuteur

y

39:23
Nicolas Dupont-Aignan

a beaucoup de gens qui vont être dans la merde. On n'a pas le droit de les laisser tomber. On pourrait imaginer mon idée d'emploi d'utilité collective, c'est-à-dire que ce n

39:31
Locuteur

'est

39:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas le salaire, comment on appelle ça, le travail universel. Ce n

39:36
Locuteur

'est

39:36
Nicolas Dupont-Aignan

pas le salaire universel, moi je suis pour le travail universel. C'est-à-dire qu'on donne un travail payé par l'État, mais au moins il

39:42
Locuteur

y a

39:42
Nicolas Dupont-Aignan

un travail. Bon, bref, il y a cette réforme économique. Or, on voit qu'il n

39:46
Locuteur

'y a

39:46
Nicolas Dupont-Aignan

pas grand-chose. L'Union européenne est toujours en train de signer des accords de libre-échange pendant le...

39:50
Présentateur

Alors, je voulais qu'on en parle, Nicolas Dupont-Aignan, là-dessus,

39:52
Locuteur

parce que si vous avez un...

39:53
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, le dernier enjeu, c'est l'enjeu social. Et c'est ce que je vous disais avec le travail universel, comment on fait pour remettre au travail, au service de la société, tous ceux qui ont beaucoup souffert de cette crise.

40:05
Locuteur

Il

40:05
Nicolas Dupont-Aignan

faut être honnête, toutes les personnes qui travaillent un peu au noir sont explosées. Il faut être honnête aussi, beaucoup de gens qui avaient des toutes petites structures, les indépendants, n'ont pas bénéficié du système d'AIM. Sur 3 millions d'indépendants, à peu près 1 million seulement. Donc, il y en a 2 millions qui n'ont pas eu de revenus pendant 2 mois. Donc, moi, j'aimerais qu'on parle de ça.

40:27
Locuteur

J

40:27
Nicolas Dupont-Aignan

'aimerais qu

40:27
Locuteur

'il

40:27
Nicolas Dupont-Aignan

y

40:27
Locuteur

ait

40:27
Nicolas Dupont-Aignan

un débat à

40:28
Locuteur

la

40:28
Nicolas Dupont-Aignan

France Télévisions, tiens, par exemple, là-dessus.

40:30
Locuteur

Le rappel est

40:31
Présentateur

passé, Nicolas Dupont-Union, là-dessus, parce que je pense qu'il y

40:33
Locuteur

a

40:33
Présentateur

pas mal de questions à se poser.

40:35
Locuteur

Je voulais qu'on parle de... il y a un peu

40:36
Nicolas Dupont-Aignan

de choses à dire là-dessus.

40:38
Présentateur

Il me semble aussi, effectivement, c'est les premiers concernés. On aborde le gros morceau de l'Union européenne. Si vous le voulez bien, vous avez commencé un peu à aborder le sujet. Si vous avez encore 25 minutes devant vous, demi-heure, on peut vraiment aborder ce sujet parce que je sais que là-dessus, il y

40:53
Locuteur

a

40:53
Présentateur

des choses très importantes à dire. Première question, vous l'avez dit, on fait pas mal de vidéos sur Facebook, sur votre page Facebook, Nicolas Dupont-Union. Et dans une vidéo du 9 mai, vous dites, vous parlez de l'Union européenne comme un coup d'État de fonctionnaire et de technocrate. On imagine que vous visez immédiatement Bruxelles.

41:11
Locuteur

Oui,

41:11
Nicolas Dupont-Aignan

mais je dis que cette Union européenne n'a rien à voir avec l'idée européenne et que la grande confusion de l'opinion naît de cela.

41:18
Locuteur

C

41:19
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire que en vérité, c'est un coup d'État caché. Et en vérité, comme l'idée européenne est séduisante parce que

41:30
Locuteur

l

41:30
Nicolas Dupont-Aignan

'idée européenne, vous pensez à quoi ? Vous pensez la guerre, la paix. Si tu es contre l'idée européenne, tu veux faire la guerre à l'Allemand, tu es un salaud et tout.

41:38
Locuteur

Bien

41:39
Nicolas Dupont-Aignan

évidemment que l'idée européenne n'est tous pour la paix et éviter les horreurs de la guerre.

41:44
Locuteur

Mais

41:44
Nicolas Dupont-Aignan

ensuite, l'idée européenne, il

41:46
Locuteur

y

41:46
Nicolas Dupont-Aignan

a eu deux phases. J'essaie d'expliquer simplement.

41:48
Locuteur

Il

41:48
Nicolas Dupont-Aignan

y

41:48
Locuteur

a

41:48
Nicolas Dupont-Aignan

eu une première phase qui était une idée de coopération

41:50
Locuteur

où

41:51
Nicolas Dupont-Aignan

les États restaient nations.

41:53
Locuteur

La

41:53
Nicolas Dupont-Aignan

France avait sa frontière, sa monnaie, son budget. Il n

41:56
Locuteur

'y

41:56
Nicolas Dupont-Aignan

avait pas de directive. Et en revanche, on a fait Airbus, Ariane. Ce n'était d'ailleurs pas dans l'Union européenne. Et puis, il y

42:01
Locuteur

a

42:01
Nicolas Dupont-Aignan

eu aussi la PAC qui était une bonne politique intégrée mais qu'on maîtrisait. Et puis, à un moment, à partir de 1990, l'acte unique, le traité de Maastricht, les traités de Lisbonne, de Barcelone et tout, hop, ça dérape. Et le système devient supranational. Et ça, les Français, l'opinion ne l'a jamais su. Et ce n

42:20
Locuteur

'est

42:20
Nicolas Dupont-Aignan

plus la belle idée européenne. Ce sont des gens qui s'accaparent l'idée européenne et qui, en fait, tirent les ficelles derrière.

42:27
Locuteur

Et

42:27
Nicolas Dupont-Aignan

on le paye très, très cher. Et je vous renvoie au magnifique discours de Philippe Séguin qui avait tout écrit, discours pour la France, que c'était le 28e anniversaire il y a peu de temps. C'était en 92, si je m'abuse.

42:39
Locuteur

Oui,

42:39
Nicolas Dupont-Aignan

pour ma fiche. Et tout est écrit, tout s'est passé simplement. Je voyais un sondage

42:43
Locuteur

dans

42:43
Nicolas Dupont-Aignan

le JDD de ce dimanche. La préoccupation européenne des Français vient en dernier, à 9%. Parce qu'en fait, les Français ne savent pas

42:53
Locuteur

et

42:54
Nicolas Dupont-Aignan

en premier, la relocalisation des activités.

42:57
Locuteur

Mais

42:57
Nicolas Dupont-Aignan

en fait, ce que les Français ne savent pas, c'est que la relocalisation des activités n'est pas possible

43:02
Locuteur

tant

43:03
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on garde l'Union européenne. Et donc, alors je sais qu'il

43:07
Locuteur

y a

43:07
Nicolas Dupont-Aignan

le grand débat sortir, pas sortir, etc. Moi,

43:09
Locuteur

j

43:09
Nicolas Dupont-Aignan

'ai toujours refusé le mot sortir.

43:11
Locuteur

Parce

43:11
Nicolas Dupont-Aignan

que ce n

43:12
Locuteur

'est

43:12
Nicolas Dupont-Aignan

pas...

43:12
Locuteur

Et on va en

43:12
Présentateur

parler de ça. Votre position sur dedans ou

43:15
Locuteur

dehors ou

43:15
Nicolas Dupont-Aignan

comment... Voilà. Voilà, parce qu'on m'accuse. Je sais ce qui se passe et qu'il y a beaucoup de gens qui disent «

43:20
Locuteur

Ouais,

43:20
Nicolas Dupont-Aignan

Dupont-Aignan, il n

43:20
Locuteur

'est

43:20
Nicolas Dupont-Aignan

pas très fiable parce qu'en fait, il ne veut pas quitter. » Mais je prends une image horrible. Mais je pense que c'est la seule valable. Une femme qui est... qui est

43:32
Locuteur

fait

43:32
Nicolas Dupont-Aignan

l'objet de violences conjugales.

43:35
Locuteur

Elle

43:35
Nicolas Dupont-Aignan

n

43:35
Locuteur

'a

43:35
Nicolas Dupont-Aignan

pas à partir de chez elle. Elle a chassé le mari violent.

43:39
Locuteur

Et

43:39
Nicolas Dupont-Aignan

jusqu'à maintenant, c'est la femme qui s'en va. Et les nouvelles lois et tout ce qu'on essaye de faire, c'est que ce soit le salaud qui s'en aille. Bon. Eh bien, moi, je veux la même chose pour l'Europe. Ce n'est pas la France de partir. Nous sommes européens. Nous avons le droit d'être européens. Nous avons le droit de bâtir une Europe intelligente. Mais c'est à la Commission de dégager, à la Cour de justice de dégager. Et donc, pourquoi je n'aime pas l'argument de certains qui disent

44:06
Locuteur

qu'il

44:06
Nicolas Dupont-Aignan

faut sortir Article 50, machin et tout. Parce que ça fait peur aux Français d'abord, qui n'ont pas envie de se retrouver tout seuls. Ils veulent rejeter dans leur foyer. Et ça fait, en fait, c'est une sorte de, c'est nous qui avons les torts. Alors, je suis désolé, l'Europe, c'est notre propriété.

44:22
Locuteur

Et

44:22
Nicolas Dupont-Aignan

donc, moi, je veux chasser les bureaucrates,

44:25
Locuteur

je

44:25
Nicolas Dupont-Aignan

veux chasser les lobbies.

44:26
Locuteur

Mais vous voulez rester sur une structure politique du Côte d'Union ? Je

44:29
Nicolas Dupont-Aignan

veux qu'on renégocie. Vous voulez rester sur une structure politique, quand même

44:32
Locuteur

?

44:33
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, mais on peut renégocier les traités. J'ai fait même, on a publié en 2000, c'était après, avec des Danois, un peu de tous les pays, on avait publié un traité en 2006, après le référendum. Un traité alternatif d'une Europe des nations. C'est-à-dire, bien sûr, qu

44:50
Locuteur

'il

44:50
Nicolas Dupont-Aignan

faut un cadre. Mais c'est la seule manière de convaincre les Français,

44:55
Locuteur

c

44:55
Nicolas Dupont-Aignan

'est de leur expliquer

44:56
Locuteur

qu

44:56
Nicolas Dupont-Aignan

'on peut tout à fait être un bon Européen

45:00
Locuteur

tout

45:00
Nicolas Dupont-Aignan

en se débarrassant de l'Union européenne.

45:02
Locuteur

le

45:02
Nicolas Dupont-Aignan

mari violent,

45:03
Locuteur

on

45:03
Nicolas Dupont-Aignan

le dégage et on se remarie. Et

45:06
Locuteur

pourquoi pas faire une Europe des nations,

45:07
Présentateur

Nicolas Dupoignan ? Une Europe des nations avec des relations multilatérales comme Airbus, Ariane ?

45:13
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, mais Airbus, Ariane, il y

45:15
Locuteur

a

45:15
Nicolas Dupont-Aignan

eu des organisations qui ont été faites. Ariane et Espace, Airbus, il

45:18
Locuteur

y a

45:18
Nicolas Dupont-Aignan

une organisation. Ce que je veux dire, c'est d'ailleurs ce qu'on propose, on propose un traité avec un mécanisme de coopération

45:25
Locuteur

parce

45:26
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il y a quand même des points communs, il y a quand même des normes, il y

45:28
Locuteur

a

45:28
Nicolas Dupont-Aignan

des choses qu'on peut garder. On ne

45:30
Locuteur

va

45:30
Nicolas Dupont-Aignan

pas tout reséparer, c'est absurde. Pourquoi s'emmerder à tout redéfaire ? Il y a des choses qui ont été faites qu'on peut garder. Et puis en revanche, on enlève tout ce qui est excessif, on supprime la Commission européenne, on crée un organisme allégé et on fait des coopérations à la carte par secteur sur la base du volontariat.

45:51
Locuteur

Je

45:51
Nicolas Dupont-Aignan

prends un exemple, mais j'ai répété ça à toutes les européennes, ça n'intéressait personne. Je suis désolé de le dire, ça n

45:56
Locuteur

'a

45:56
Nicolas Dupont-Aignan

pas été brillant, le résultat du mois. Alors, je n

45:58
Locuteur

'ai

45:58
Nicolas Dupont-Aignan

peut-être pas été convaincu.

45:59
Locuteur

Vous êtes

45:59
Présentateur

là pour le dire au

46:00
Locuteur

plus grand nombre.

46:01
Nicolas Dupont-Aignan

Non, mais ça m'a fait de la peine parce qu'on avait quand même expliqué les choses simplement. Je prends un exemple, la lutte contre le cancer,

46:07
Locuteur

on

46:07
Nicolas Dupont-Aignan

peut très bien avoir une coopération à deux ou trois pays avec les industries pharmaceutiques, de manière à investir. On ne

46:13
Locuteur

va

46:13
Nicolas Dupont-Aignan

pas. Ce que je veux expliquer, c'est que je suis convaincu qu'on pourra se débarrasser de l'Union européenne si on arrive à convaincre les Français

46:22
Locuteur

qu

46:22
Nicolas Dupont-Aignan

'on ne va pas lâcher la proie pour l'ombre. Vous voyez ce que je veux dire ? qu'on est tout à fait capable de bâtir quelque chose d'utile.

46:28
Locuteur

Mais

46:29
Nicolas Dupont-Aignan

là, il y a urgence. Parce que pendant…

46:31
Présentateur

Oui, mais

46:31
Locuteur

vous allez avoir, Nicolas

46:32
Présentateur

Dupont-Aignan, je permets, vous allez avoir un problème. Vous allez voir l'Allemagne face à vous. Mais bien sûr. Regardez ce qui se passe actuellement entre la Cour de Flashroux et la Commission européenne

46:41
Locuteur

qui va lancer une

46:41
Présentateur

procédure d'infraction.

46:42
Locuteur

Vous

46:43
Nicolas Dupont-Aignan

voyez ? Oui, mais justement, l'Allemagne peut être un allié parce que, en fait, ce que ne comprennent pas les gens, l'Allemagne a instrumentalisé l'Union européenne à son propre profit. D'accord ? Et la France, c'est la France qui a été stupide. Et l'Italie, puisque en fait, l'euro, c'est une pompe à finances qui prend l'argent en France et en Italie et l'envoie en Allemagne. Point. Ce que les gens n'ont jamais compris. Mais l'Allemagne a utilisé l'Union européenne et tant que ça marchait, elle a pris. Et puis, il

47:12
Locuteur

y a

47:12
Nicolas Dupont-Aignan

un moment là

47:13
Locuteur

où

47:13
Nicolas Dupont-Aignan

l'Union européenne commence à la gêner parce que les dettes augmentent et qu'elle ne veut pas être solidaire des autres. Donc, elle a pris l'argent mais elle ne

47:20
Locuteur

veut

47:20
Nicolas Dupont-Aignan

pas être solidaire de la France et de l'Italie. Et ça va être l'instant de vérité. Et le jugement de la Cour de Karlsruhe, il est à la fois négatif et positif. Il est négatif pour les européistes

47:30
Locuteur

mais

47:31
Nicolas Dupont-Aignan

il est très positif pour ceux qui veulent revenir aux nations.

47:33
Locuteur

C

47:33
Nicolas Dupont-Aignan

'est le Conseil constitutionnel qui est bien stupide dans cette affaire parce que lui, il a tout avalé.

47:37
Locuteur

Mais

47:37
Nicolas Dupont-Aignan

la Cour de Karlsruhe, elle défend le peuple allemand et la démocratie allemande. Elle dit une chose très

47:42
Locuteur

simple. D'ailleurs, elle ne s'en est jamais

47:43
Nicolas Dupont-Aignan

cachée.

47:43
Locuteur

Elle

47:44
Nicolas Dupont-Aignan

ne s'en est jamais

47:44
Locuteur

cachée.

47:45
Nicolas Dupont-Aignan

Elle défend la démocratie allemande. Elle dit quoi ? Elle dit que la constitution allemande n'a pas donné pouvoir à Mme Merkel et au Parlement allemand pour porter la dette de l'Italie et de la France. C'est assez logique. C'est aux Allemands de choisir s'ils veulent payer notre dette. Comme nous, on aurait dû choisir si on voulait continuer comme ça. Mais nous, on nous a écrasés. Donc, si vous voulez, il

48:06
Locuteur

y

48:06
Nicolas Dupont-Aignan

a une ambiguïté. Tout ça est très complexe. La plupart des gens ne comprennent rien et tout est fait pour qu'ils ne comprennent rien

48:12
Locuteur

et

48:12
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on les ramène à l'état de degré zéro de la pensée qui est «

48:16
Locuteur

Tu

48:16
Nicolas Dupont-Aignan

es un gentil européen, alors tu es pour l'Union européenne. Tu es un méchant européen, un peu fasciste sur les bords et tu es contre l'Union européenne.

48:24
Présentateur

» D'ailleurs,

48:25
Locuteur

je

48:25
Présentateur

me permets, Nicolas Lefognan, vous avez vu le rapport de la SQ Jacques Delors qui vient de sortir. La méconnaissance des Français, finalement, il

48:32
Locuteur

y

48:32
Présentateur

a une espèce de lien gênant entre la méconnaissance de l'Union européenne et leur côté, finalement, un peu souverainiste. Donc, ils ne comprennent rien à l'Union européenne, donc ils sont souverainistes. J'ai trouvé ça assez fort de café, ce rapport, assez fort de café d'ailleurs.

48:45
Nicolas Dupont-Aignan

Et je pense que c'est plutôt l'inverse. Je pense que les Français restent souvent, comment dire, indulgents avec l'Union européenne car, au fond, ils ne savent pas à quel point nos dirigeants ont abandonné les pouvoirs que leur confère la démocratie à une instance non démocratique.

49:08
Locuteur

Et

49:08
Nicolas Dupont-Aignan

pour moi, c'est un problème de démocratie.

49:10
Locuteur

Et

49:11
Nicolas Dupont-Aignan

tout revient à la démocratie. et aux libertés, en fait, vous parliez des libertés tout à l'heure. Nous sommes, et j'avais intitulé, mais j'ai fait, j'ai écrit un livre en 2009 sur l'euro, ou 2009, 2010,

49:24
Locuteur

j

49:24
Nicolas Dupont-Aignan

'ai

49:24
Locuteur

pu.

49:25
Nicolas Dupont-Aignan

Et j'avais mis un chapitre, au chapitre 6, je m

49:27
Locuteur

'en

49:27
Nicolas Dupont-Aignan

souviens bien, vers la dictature.

49:29
Locuteur

Parce

49:29
Nicolas Dupont-Aignan

qu'en vérité,

49:30
Locuteur

il

49:31
Nicolas Dupont-Aignan

faut bien comprendre que le système qui a été mis en place au niveau supranational européen

49:36
Locuteur

ne

49:37
Nicolas Dupont-Aignan

peut fonctionner que sur la destruction des démocraties nationales.

49:40
Locuteur

Et

49:41
Nicolas Dupont-Aignan

c'est là où nous sommes face à un verrou à la fois médiatique,

49:45
Locuteur

d

49:46
Nicolas Dupont-Aignan

'oligarchie, des gros intérêts, parce que qui est propriétaire des chaînes de télévision

49:49
Locuteur

? C

49:50
Nicolas Dupont-Aignan

'est les oligarques, les dits oligarques français. Ce qui n'existe même pas aux États-Unis, entre nous. Donc, parce que c'est interdit. On ne

49:58
Locuteur

peut

49:58
Nicolas Dupont-Aignan

pas dépendre des commandes publiques de l'État américain et détenir des chaînes. Donc, il

50:03
Locuteur

y a

50:03
Nicolas Dupont-Aignan

un vrai problème démocratique en France.

50:05
Locuteur

Et

50:05
Nicolas Dupont-Aignan

on voit bien que les oligarques ont besoin de l'Union européenne puisqu'en fait, la politique de l'Union européenne, c'est une politique qui favorise la multinationale

50:13
Locuteur

et

50:13
Nicolas Dupont-Aignan

qui désavantage les productions locales. Et que les Allemands, paradoxalement, ont gardé leur tissu parce qu

50:19
Locuteur

'ils

50:19
Nicolas Dupont-Aignan

sont beaucoup plus patriotes que nous.

50:21
Locuteur

Les

50:21
Nicolas Dupont-Aignan

banques allemandes aident l'industrie. Ils ont un réflexe de patriotisme. Et les pays qui survivent en Europe sont les pays patriotes.

50:28
Locuteur

Et

50:29
Nicolas Dupont-Aignan

donc, il y

50:29
Locuteur

a

50:29
Nicolas Dupont-Aignan

une immense ambiguïté là-dessus. Je ne

50:31
Locuteur

sais

50:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas si je suis clair parce que tout ça est très... Mais ça veut dire que pour résumer,

50:37
Locuteur

moi

50:38
Nicolas Dupont-Aignan

je pense que les Français vont quand même comprendre à l'occasion de cette crise sanitaire que l'Europe de Schengen ouverte a favorisé le virus. Ce n

50:46
Locuteur

'est

50:46
Nicolas Dupont-Aignan

pas étonnant si la principale région du monde en termes de décès est l'Union européenne. Beaucoup plus que les États-Unis. Alors, à la télé, pour faire de l'anti-Trump stupide, il y a marqué les États-Unis, premier pays du coronavirus. Tu parles, ce n

51:00
Locuteur

'est

51:00
Nicolas Dupont-Aignan

pas vrai. C'est deux fois moins de morts par habitant qu'en Union européenne parce qu'ils comparent les États-Unis à l'Italie, à la France, à l'Espagne. Non. Si on compare l'Union européenne et les États-Unis, c'est l'Union européenne où il

51:12
Locuteur

y

51:12
Nicolas Dupont-Aignan

a le plus de morts. Pourquoi

51:13
Locuteur

? Parce

51:14
Nicolas Dupont-Aignan

que c'est un système sans frontières.

51:16
Locuteur

Donc,

51:16
Nicolas Dupont-Aignan

ils n'ont pas fermé les frontières. Attends. Deuxième point, c'est un système qui a foutu en l'air les productions nationales

51:22
Locuteur

et

51:22
Nicolas Dupont-Aignan

donc, on dépend pour les masques et pour les tests des Chinois

51:27
Locuteur

et

51:27
Nicolas Dupont-Aignan

on dépend pour les médicaments des Indiens et des Chinois. Alors, il

51:31
Locuteur

ne faut

51:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas s'attendre à ce qu

51:31
Locuteur

'on

51:31
Nicolas Dupont-Aignan

guérisse. Donc, l'enjeu, l'Union européenne en fait, a accéléré la crise du coronavirus.

51:39
Locuteur

Et

51:39
Présentateur

je pense...

51:40
Locuteur

Mais est-ce qu'elle

51:40
Présentateur

n

51:41
Locuteur

'a

51:41
Présentateur

pas accéléré aussi son explosion ? Parce que vous le savez mieux que moi, Nicolas Dupont-Aignan, les européistes nous ont dit des années que l'Union européenne pouvait nous protéger, nous petits Français, contre la méchante Chine comme la très méchante Inde et aujourd'hui, on se rend compte que tout le monde est allé sur les aéroports chinois pour aller essayer de s'escroquer des masques au cul des avions. Donc là,

52:02
Locuteur

on

52:02
Présentateur

est vraiment... Est-ce que ce n

52:03
Locuteur

'est

52:03
Présentateur

pas la fin de l'Union européenne peut-être ? Je pense.

52:05
Locuteur

Je

52:05
Nicolas Dupont-Aignan

pense.

52:05
Locuteur

C

52:05
Nicolas Dupont-Aignan

'est pour ça que quand je vous disais que le rouleau compresseur du bon sens et de la raison avance,

52:12
Locuteur

c

52:12
Nicolas Dupont-Aignan

'est triste d'ailleurs parce que... D'ailleurs, je vais vous dire, j'ai toujours pensé que malheureusement pour que les Français ouvrent les yeux et ce n

52:19
Locuteur

'est

52:19
Nicolas Dupont-Aignan

pas de leur faute, c'est qu

52:20
Locuteur

'on

52:20
Nicolas Dupont-Aignan

ne les informe pas. Il va falloir que malheureusement ils souffrent beaucoup et c'est terrible d'attendre des souffrances pour réagir. Mais il a fallu 30 000 morts dans notre pays pour que les gens comprennent que nos dirigeants étaient des incompétents et pour ne

52:34
Locuteur

pas

52:34
Nicolas Dupont-Aignan

dire des criminels. Il va falloir malheureusement des millions de chômeurs pour que les gens comprennent que cette Union européenne qui a tout délocalisé est une pure folie. C'est terrible de se dire ça mais c'est comme ça qu'on va réagir. En revanche,

52:48
Locuteur

pour

52:49
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on réagisse, il faut que nous, responsables politiques, on ait l'intelligence de proposer des solutions rassurantes et efficaces. Et souvent chez les souverainistes, je trouve, je le dis, c'est pour ça que parfois même pas, chez certains, je trouve que l'excès fait peur. Or, nos concitoyens ont vécu, ont été traumatisés par l'histoire, par la guerre. la Seconde Guerre mondiale est encore très présente dans les

53:16
Locuteur

prix

53:17
Nicolas Dupont-Aignan

collectifs et nous savons tous qu'a apporté aussi la réconciliation. Heureusement, la jeunesse ne voit pas un jeune Allemand, un jeune Italien ou un jeune Espagnol comme nos arrières-grands-parents ou grands-parents se voyaient et heureusement, dans un sens. Et donc, moi je pense, en tout cas, c'est ce que j'essaye de faire de vous la France et ce qu'on ne fait pas assez bien encore et je voudrais qu'on y arrive, c'est à présenter un projet de réconciliation qui montre qu'on ne

53:41
Locuteur

va

53:41
Nicolas Dupont-Aignan

pas casser parce que sinon, on se met dans le piège de la pensée unique qui veut nous faire passer toujours comme les méchants, destructeurs, etc. Et donc, je pense qu'on a besoin d'être plus compétents que les autres encore.

53:54
Locuteur

Nicolas Dupoignan,

53:55
Présentateur

est-ce que Florian Philippot à notre antenne à votre place avait appelé à un grand rassemblement des souverainistes ? Est-ce que ça, ça vous paraît envisageable à un moment donné ? Peut-être que vous avez discuté avec Florian Philippot, je ne le sais pas et ça restera votre propriété, mais

54:10
Locuteur

il

54:10
Présentateur

n

54:10
Locuteur

'y

54:10
Présentateur

a pas de secret. À un moment donné, est-ce qu'il ne

54:12
Locuteur

faut

54:12
Présentateur

pas créer

54:13
Locuteur

un

54:13
Nicolas Dupont-Aignan

mouvement fort

54:14
Locuteur

? C

54:15
Nicolas Dupont-Aignan

'est évident qu'il faut un grand mouvement des souverainistes,

54:18
Locuteur

mais

54:18
Nicolas Dupont-Aignan

il va venir naturellement parce que d'abord, on a pris des coups sur la figure et que je pense que tout le monde a compris qu'il fallait s'unir. Mais ce mouvement des souverainistes, cette union, ne marchera

54:30
Locuteur

que

54:30
Nicolas Dupont-Aignan

si on a un programme limpide, compréhensible par nos concitoyens et qui est rassurant. et ce programme, souvenez-vous du second tour de la présidentielle où Marine Le Pen s'est fracassée au débat parce qu'en fait, on peut dire que

54:45
Locuteur

c'est

54:45
Nicolas Dupont-Aignan

la faute de Macron. Non, c'est aussi le fait que ce n'était pas clair. Et ce n'était pas clair et j'en ai ma part aussi indirectement. C'était que moi, je suis arrivé au second tour avec un projet un peu différent, que tout ça n'a pas eu le temps de s'être assimilé suffisamment. Et je pense que

55:01
Locuteur

les

55:02
Nicolas Dupont-Aignan

Français sont prudents. Ils ont tellement été trompés. Moi,

55:06
Locuteur

je

55:06
Nicolas Dupont-Aignan

n'en veux pas mes concitoyens. Vous savez, l'homme politique a toujours tendance à dire que

55:10
Locuteur

c'est

55:10
Nicolas Dupont-Aignan

la faute des Français. Non, c'est notre faute si on n

55:12
Locuteur

'est

55:12
Nicolas Dupont-Aignan

pas compris. Donc, je crois qu

55:14
Locuteur

'il y a

55:14
Nicolas Dupont-Aignan

un énorme travail à faire pour dire aux Français qu

55:17
Locuteur

'on

55:17
Nicolas Dupont-Aignan

va y arriver, qu

55:18
Locuteur

'on

55:18
Nicolas Dupont-Aignan

peut relocaliser. Et là, je pense que les Français le ressentent.

55:27
Locuteur

On

55:27
Présentateur

a une petite coupure avec Nicolas Dupont-Aignan.

55:28
Locuteur

On

55:28
Présentateur

va prolonger l'interview. Ça

55:31
Locuteur

va revenir immédiatement. Vous

55:32
Présentateur

allez voir.

55:32
Locuteur

D

55:32
Présentateur

'accord. Très bien.

55:33
Locuteur

On

55:33
Présentateur

vous entend. Très bien.

55:35
Locuteur

Ça

55:36
Nicolas Dupont-Aignan

va revenir. Je ne

55:37
Locuteur

sais

55:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas pourquoi. Il y a un petit...

55:39
Locuteur

Ce n'est pas grave. On vous entend

55:40
Nicolas Dupont-Aignan

en tout cas. Comment on fait

55:43
Locuteur

? Est

55:45
Nicolas Dupont-Aignan

-ce que ça marche ? Ça va marcher.

55:46
Présentateur

Voilà.

55:48
Locuteur

Mais j'ai une question donc je l

55:49
Présentateur

'oublie,

55:50
Locuteur

Nicolas

55:50
Présentateur

Dupont-Aignan. Est-ce que finalement, quand on parle de

55:52
Locuteur

Marine

55:52
Présentateur

Le

55:52
Locuteur

Pen...

55:53
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, allez-y. Je peux aller au bout de mon idée. Peut-être que je suis trop long.

55:56
Locuteur

Allez-y.

55:57
Nicolas Dupont-Aignan

Mais c'est

55:57
Locuteur

tellement agréable

55:58
Nicolas Dupont-Aignan

de pouvoir expliquer le son de sa pensée et que les gens comprennent ce que je pense vraiment parce que c'est terrible. Les gens ne me connaissent pas au fond. Ce que je pense, si vous voulez, c'est qu

56:07
Locuteur

'il

56:08
Nicolas Dupont-Aignan

faut qu'on arrive à faire le lien entre la vie quotidienne des Français, ce qu'ils ressentent

56:14
Locuteur

et

56:15
Nicolas Dupont-Aignan

l'explication, j'allais dire, macroéconomique, géopolitique.

56:18
Locuteur

C

56:19
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire qu

56:19
Locuteur

'on

56:20
Nicolas Dupont-Aignan

veut pouvoir consommer les carottes du champ du voisin.

56:23
Locuteur

Mais

56:24
Nicolas Dupont-Aignan

pour ça, on ne peut pas y arriver tant qu'on ne prend pas le pouvoir chez nous. On veut éviter que le virus circule. Et pour ça, il faut rétablir les frontières nationales. On veut élever le niveau de vie et éviter le chômage. Mais pour ça, il faut oser dire non au travail détaché. Ce n

56:38
Locuteur

'est

56:38
Nicolas Dupont-Aignan

pas être méchant à l'égard des Roumains que de dire stop. On ne peut pas tout prendre. Et d'ailleurs, ce n

56:43
Locuteur

'est

56:43
Nicolas Dupont-Aignan

même pas bon pour eux parce qu'il n'y a plus de med-oeuvre là-bas. Vous voyez, il faut qu'on arrive à faire le lien entre la vie quotidienne où ils sont convaincus de ce qu'on dit. La relocalisation des médicaments, tout le monde est d'accord.

56:56
Locuteur

Mais

56:56
Nicolas Dupont-Aignan

ça ne se fera pas dans le cadre de l'Union européenne. Et ça, on n'a pas réussi à l'expliquer suffisamment. Pourquoi ? Parce que quand moi, je fais une seconde de temps de parole,

57:07
Locuteur

les

57:07
Nicolas Dupont-Aignan

tenants du système en ont une heure.

57:09
Locuteur

Et

57:10
Nicolas Dupont-Aignan

donc, c'est par Internet, c'est par les réseaux, c'est par cette prise de conscience collective

57:14
Locuteur

qu

57:14
Nicolas Dupont-Aignan

'on y arrivera. Voilà, j'étais un peu long,

57:16
Locuteur

mais... Non, non.

57:17
Présentateur

Mais, alors, la question que

57:20
Locuteur

j

57:20
Présentateur

'ai envie de vous poser, moi, en

57:22
Locuteur

tant

57:22
Présentateur

qu'éditoriste politique, j'ai l'impression, vous parlez de Marine Le Pen, est-ce que finalement, dans le clan des souverainistes, le point d'achoppement, ce n

57:31
Locuteur

'est

57:31
Présentateur

pas sur le Frexit ? Finalement, on se dit, par exemple, l'Union européenne, si vous voulez, la souveraineté sanitaire, la souveraineté alimentaire ne passera que par la souveraineté politique. Sur les traités de libre-échange, est

57:42
Locuteur

-ce

57:42
Présentateur

qu'on en sort, est-ce qu'on les dénonce ou est-ce qu'on ne

57:43
Locuteur

les

57:43
Présentateur

dénonce pas ? Il y a toute une série de choses qui ne pourront pas se faire à un local de

57:47
Locuteur

l

57:47
Présentateur

'Union européenne. Donc, à un moment donné, est-ce qu'il ne

57:49
Locuteur

faut

57:49
Présentateur

pas dire oui, on sort ou on ne sort pas, voyez-vous ?

57:51
Locuteur

Ou est-ce qu'on reste

57:52
Présentateur

à l'idée qu'on peut la changer de l'intérieur ? Vous

57:54
Locuteur

voyez ? C'est ça. ça n'a pas

57:55
Nicolas Dupont-Aignan

été clair peut-être là-dessus, et c'est peut-être parce que c'est une pensée trop complexe, mais moi, je pense, ce que j'avais proposé à la présidentielle, et je n

58:02
Locuteur

'ai

58:02
Nicolas Dupont-Aignan

jamais changé d'avis aux européennes, mais peut-être que je n

58:04
Locuteur

'ai

58:04
Nicolas Dupont-Aignan

pas été clair, c'était exactement ce qu'a fait le général de Gaulle sur l'OTAN, c'est-à-dire, on propose un projet de réforme à nos voisins, c'est-à-dire un nouveau traité, on l'a même publié, soit le nouveau voisin l'accepte, soit on s'en va,

58:16
Locuteur

et

58:16
Nicolas Dupont-Aignan

on fait un référendum. Donc, je dirais, mais je ne suis pas, ça je le maintiens, pour dire on s'en va tout de suite, pour deux raisons, parce que d'abord, si on peut transformer par un rapport de force, pourquoi pas essayer ?

58:30
Locuteur

Et

58:31
Nicolas Dupont-Aignan

si on ne le peut pas, à ce moment-là, les Français assumeront leur Frexit, parce que ce sera en connaissance de cause, parce que les autres ont refusé.

58:38
Locuteur

Mais

58:39
Nicolas Dupont-Aignan

moi, je n'ai pas à voir les torts.

58:40
Locuteur

Et

58:41
Nicolas Dupont-Aignan

c'est aussi une petite différence conceptuelle, c'est que je pense que les Français ne veulent pas d'un Frexit sec. Les Français voudraient qu'on change l'Union européenne. Donc moi, je propose qu'on essaye de la changer, mais sur une ligne très claire.

58:57
Présentateur

Si je comprends bien, Nicolas Dupont-Aignan, vous seriez prêt à proposer un traité alternatif

59:01
Locuteur

? Voilà.

59:01
Présentateur

Un traité alternatif, comme une espèce d'ultimatum aux petits copains européens. Voilà. C

59:09
Locuteur

'est un

59:09
Présentateur

bon terme.

59:10
Locuteur

Un ultimatum ? C'est un bon terme. C'est un

59:11
Nicolas Dupont-Aignan

ultimatum. C'est

59:13
Locuteur

exactement... Là, j'ai compris.

59:15
Nicolas Dupont-Aignan

On change les règles. D'accord. On change les règles. On change le contrat de mariage ou on se barre. Voilà. D

59:22
Locuteur

'accord. C'est ça. Et après, on propose un référendum

59:23
Nicolas Dupont-Aignan

français sur ça. Et référendum là-dessus.

59:25
Locuteur

Ce

59:25
Nicolas Dupont-Aignan

que j'avais dit, mais vous avez raison, je l'ai mal expliqué. Vous voyez, comme quoi, on apprend toujours de chaque...

59:29
Locuteur

Je

59:30
Nicolas Dupont-Aignan

marque parce que ultimatum, c'est le terme. En fait, c

59:33
Locuteur

'est

59:33
Nicolas Dupont-Aignan

le bon terme. Ultimatum. Pourquoi ? Parce que...

59:38
Locuteur

Il

59:38
Nicolas Dupont-Aignan

ne faut pas oublier que les choses changent aussi dans les autres pays. Le départ de la Grande-Bretagne est très positif parce que... Imaginez que demain, l'Italie et la France s'en aillent. Moi, vous savez, je pense qu'en fait, paradoxalement, ceux qui étaient pour un frixi dur, c'était l'objet du débat avec Philippot ou avec Asselineau, n'avaient pas finalement confiance dans le poids de la France.

Moi, je me suis persuadé que moi, président de la République, désolé de le dire, comme ça, dans le contexte actuel, à partir du moment où je le veux vraiment, je propose quelque chose, je n'applique plus, j'avais dit, on contrôle nos frontières, on n'applique plus sur les services publics, on n'applique plus sur le travail détaché, on n'applique plus sur les délocalisations et sur l'immigration. Je peux vous dire qu'à Bruxelles, ça va réfléchir. Mais la Commission, elle va tomber comme un château de cartes. Elle n'existe plus. Le jour où la France dit stop, ça n'existe plus, la Commission. Et donc, c'est un manque de confiance en nous, surtout dans le contexte italien d'aujourd'hui.

Donc, c'est pour ça que moi, je ne voudrais pas, c'est exactement l'image horrible que j'ai citée tout à l'heure, c'est la femme qui n'a pas confiance assez en elle. Elle est la maîtresse de maison. Le mec, elle va le dégager et elle en prendra un autre. Je suis désolé de

1:00:53
Locuteur

le

1:00:53
Présentateur

dire comme ça. Vous parlez

1:00:54
Locuteur

pour les souverainistes, mais par

1:00:55
Présentateur

exemple, Nicolas Dupont-Aignan, quand vous voyez Emmanuel Macron et tous les gens qui sont au pouvoir depuis 25 ans, finalement, on a l'impression qu

1:01:01
Locuteur

'ils

1:01:01
Présentateur

se sont détournés de la France pour se mettre dans des espèces d'idéologies néolibérales et ils ont oublié la nation. Donc, eux, ils n'ont pas peur. Ils sont promis. Ils

1:01:10
Locuteur

ne font

1:01:10
Présentateur

jamais

1:01:11
Locuteur

rien.

1:01:12
Nicolas Dupont-Aignan

Ils

1:01:12
Locuteur

ne font jamais rien. Mais

1:01:12
Nicolas Dupont-Aignan

eux, ils ne font jamais rien. C'est pour ça, d'ailleurs, que la France n'a aucun résultat et qu'elle est le dindon de la farce de tout. Mais entre le Frexit pur, j'arrive au pouvoir, je me présente devant les électeurs en demandant un Frexit, outre le fait que c'est le meilleur moyen de jamais être élu, mais même,

1:01:30
Locuteur

et

1:01:30
Nicolas Dupont-Aignan

de partir et de laisser l'Europe fonctionner sans nous, je pense que ce serait une erreur. Alors qu'au contraire, parce que la France n'est pas la Grande-Bretagne, au contraire,

1:01:42
Locuteur

d

1:01:42
Nicolas Dupont-Aignan

'aller voir nos partenaires en disant « Nous, c'est fini.

1:01:45
Locuteur

»

1:01:45
Nicolas Dupont-Aignan

Sur ces points-là, on l'a déjà décidé. Dans mon programme présidentiel, le premier jour, quatre points. Rétablissement des frontières, suppression de travailleurs détachés, oui, suppression du versement de l'argent, etc. Et on dit maintenant, de toute façon, le choix, c'est très simple. Ou on reconstruit quelque chose ensemble sur des basses saines,

1:02:01
Locuteur

ou

1:02:01
Nicolas Dupont-Aignan

on s'en va et on fait comme la Grande-Bretagne

1:02:03
Locuteur

et

1:02:03
Nicolas Dupont-Aignan

on consultera les Français. Et on gagnera le référendum en France parce que si vous faites demain matin un référendum sur le Frexit en France,

1:02:11
Locuteur

je

1:02:11
Nicolas Dupont-Aignan

ne

1:02:11
Locuteur

suis

1:02:11
Nicolas Dupont-Aignan

pas sûr qu'on le gagne entre nous.

1:02:13
Locuteur

Et

1:02:13
Nicolas Dupont-Aignan

il n'y aurait rien de pire. Imaginez même,

1:02:16
Locuteur

on

1:02:16
Nicolas Dupont-Aignan

est élu, je suis élu président de la République. Je fais un référendum sur le Frexit, je le paume. Pas brillant. Donc, et je ne pense pas que je sois élu président de

1:02:26
Locuteur

la

1:02:26
Nicolas Dupont-Aignan

République en disant, le Frexit, je m'en vais, je casse tout, je m'en vais. Parce que dans l'esprit des gens, c'est ça. On n'est pas les Anglais, on est les Français. On a une histoire continentale, on a des liens. Donc, moi, je pense qu'il faut dire la vérité aux Français en disant, cette Union européenne nous tue. Elle nous tue à petit feu. Je n'en veux plus. Je remets en cause ces règles-là. Mais je propose une coopération avec nos voisins. Et sur cette coopération, je suis convaincu que je peux convaincre nos voisins, certains de nos voisins. Et puis, il y aura une négociation, ça durera six mois. Deux solutions. Soit on n'arrive pas à convaincre nos voisins.

1:02:59
Locuteur

Eh

1:03:00
Nicolas Dupont-Aignan

bien, à ce moment-là, on fait un référendum en France

1:03:02
Locuteur

et

1:03:02
Nicolas Dupont-Aignan

on le gagne parce qu'on a vu notre bonne volonté.

1:03:05
Locuteur

Et

1:03:06
Nicolas Dupont-Aignan

on part dans des... On a préparé les choses. Soit au contraire, on a réussi à convaincre nos voisins et pourquoi on ne peut pas aussi se dire qu'il

1:03:15
Locuteur

y a

1:03:15
Nicolas Dupont-Aignan

une Europe des nations, une belle Europe des nations, de la coopération scientifique qui peut exister et qui peut rassembler les Français. Voilà. Donc, moi, je pense que, en fait, si vous voulez, les souverainistes qui veulent aller au maximum se font plaisir. On se fait plaisir, mais on reste dans une opposition stérile et on attend trop. En revanche, peut-être que ma position

1:03:36
Locuteur

est

1:03:36
Nicolas Dupont-Aignan

peut-être parfois trop complexe à expliquer et que je ne l'ai pas expliqué ou du moins suffisamment clairement. Donc, il faut peut-être parler d'ultimatum, être plus clair. Mais je pense que c'est la seule voie possible.

1:03:47
Présentateur

Là, pour moi, c'est plus clair personnellement. Là, maintenant, je comprends votre stratégie,

1:03:52
Locuteur

du

1:03:52
Présentateur

moins,

1:03:52
Locuteur

votre conviction politique.

1:03:54
Nicolas Dupont-Aignan

c'est peut-être trop subtil et il faudra peut-être attendre le ras-le-bol de nos concitoyens pour qu'on est infréquable.

1:03:59
Présentateur

Attention, Nicolas Dupoynian, le dernier qui a utilisé « Ma pensée est trop complexe et trop subtile

1:04:03
Locuteur

»

1:04:03
Présentateur

il a eu beaucoup de cas-là médiatique. Je rappelle Non,

1:04:09
Locuteur

mais ce n'est pas

1:04:09
Nicolas Dupont-Aignan

ça que je veux

1:04:09
Locuteur

dire.

1:04:10
Nicolas Dupont-Aignan

Quand je veux

1:04:10
Locuteur

dire par

1:04:11
Nicolas Dupont-Aignan

prétention, le genre le disait par prétention, c'est que

1:04:14
Locuteur

ce

1:04:14
Nicolas Dupont-Aignan

que je veux dire, c'est que quel est l'enjeu ? C'est de rassembler les Français pour que notre destin collectif puisse avoir un sens. Et pour rassembler les Français, je pense que la question européenne les effraie, ils ne la connaissent pas bien

1:04:30
Locuteur

et

1:04:30
Nicolas Dupont-Aignan

elle est instrumentalisée contre nous. Donc, j'aimerais que peut-être on parle des relocalisations, qu'on parle de la protection de l'environnement, que l'on parle de tout ça et qu'après, on en tire la conséquence que naturellement, ça veut dire revoir les règles européennes.

1:04:43
Locuteur

On imagine,

1:04:45
Présentateur

encore deux petites questions sur l'Union européenne, après on passera à la loi de 73, parce qu

1:04:48
Locuteur

'il

1:04:48
Présentateur

nous reste, on a dépassé le temps, mais ce n

1:04:50
Locuteur

'est

1:04:50
Présentateur

pas grave, on est là aussi pour avoir le temps. On imagine que le CETA, si vous êtes élu président de

1:04:56
Locuteur

la

1:04:56
Présentateur

République,

1:04:57
Locuteur

on l'aborge.

1:04:58
Nicolas Dupont-Aignan

Non, mais immédiat, on n'attend pas la renégociation. l'accord de libre-échange, le chèque, les frontières nationales et les travailleurs détachés,

1:05:07
Locuteur

c

1:05:07
Nicolas Dupont-Aignan

'était les quatre points, mais vous pouvez retrouver dans un petit livre que j'avais fait, les 100...

1:05:10
Locuteur

Donc Schengen,

1:05:11
Nicolas Dupont-Aignan

paraît sa tombe. Ah, mais d'autorité, moi j'arrive du premier jour,

1:05:15
Locuteur

mais

1:05:15
Nicolas Dupont-Aignan

ils ne respectent que la force. Mais la Commission de Bruxelles, c'est une...

1:05:20
Locuteur

C

1:05:20
Nicolas Dupont-Aignan

'est rien, c'est nous. Ce que ne comprennent pas les souverainistes,

1:05:24
Locuteur

c

1:05:24
Nicolas Dupont-Aignan

'est que c'est nous.

1:05:25
Locuteur

Donc

1:05:26
Nicolas Dupont-Aignan

le jour où la France dit stop, mais c'est fini, c'est la crise. Mais pourquoi le référendum négatif en France,

1:05:32
Locuteur

ça

1:05:32
Nicolas Dupont-Aignan

a été un tremblement de terre en Europe ? Parce que ce n

1:05:36
Locuteur

'est

1:05:36
Nicolas Dupont-Aignan

pas l'Angleterre, ce n

1:05:36
Locuteur

'est

1:05:36
Nicolas Dupont-Aignan

pas l'Irlande, pardonnez-moi.

1:05:38
Locuteur

C

1:05:38
Nicolas Dupont-Aignan

'est le pays constitutif. Donc ça veut dire que rien ne peut se faire sans la France. Rien. Il n

1:05:44
Locuteur

'y a

1:05:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas un camion qui peut passer d'Allemagne en Espagne sans la France. Donc, l'Afrance est beaucoup plus puissante que ne le croient les Français. C'est ça que j'aimerais tellement dire au souverainiste.

1:05:54
Locuteur

C

1:05:54
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'un souverainiste doit être fier de son pays et se croire fort. Sinon, ça veut dire qu'il est faible, qu'il est là dans la fuite. Et alors, je pars, je vais où ?

1:06:02
Locuteur

Je

1:06:02
Nicolas Dupont-Aignan

suis au cœur de l'Europe. Alors, bien sûr qu'il y

1:06:05
Locuteur

aura

1:06:05
Nicolas Dupont-Aignan

un bing-bang franco-allemand, mais il y a beaucoup d'Allemands. Moi, j'ai vu beaucoup d'Allemands qui sont tout à fait convaincus que la faiblesse française est une des causes aussi du déséquilibre. Les

1:06:19
Locuteur

Allemands… J'imagine que le traité d'Aix-la-Chapelle aussi s'en va

1:06:22
Présentateur

avec. Comment

1:06:23
Locuteur

? Le

1:06:24
Présentateur

traité d'Aix-la-Chapelle aussi s'en va avec… Oui, d'accord. Je vous

1:06:30
Locuteur

enverrai. Donc, on

1:06:30
Présentateur

imagine que si…

1:06:31
Locuteur

Avec grand plaisir. On imagine

1:06:33
Présentateur

que si vous arrivez au pouvoir, Nicolas Dupont-Aignan, le lendemain de votre triomphe, vous ne prendrez pas l'avion pour aller à Berlin. Sûrement.

1:06:41
Locuteur

Comme… Bon,

1:06:42
Présentateur

il nous reste…

1:06:44
Locuteur

Ah, peut-être.

1:06:45
Présentateur

Alors, ça, ça va.

1:06:46
Locuteur

C

1:06:46
Nicolas Dupont-Aignan

'est différent.

1:06:48
Locuteur

D'ailleurs, je vous renvoie

1:06:49
Nicolas Dupont-Aignan

parce qu'il y

1:06:50
Locuteur

a

1:06:50
Nicolas Dupont-Aignan

toujours d'actual, vous pouvez le commander. Ça s'appelle « Les 100 premiers jours ». C'est un tout petit livre que j'avais fait sur mes 100 premiers jours. Alors,

1:06:57
Locuteur

c

1:06:57
Nicolas Dupont-Aignan

'est très intéressant à lire, non pas parce que c'est les miens, mais parce qu'en comparaison de ce qu'a fait Macron, je l'ai relu récemment, j'avais fait vraiment par jour ce que j'aurais fait les 100 premiers jours. Et c'était très utile parce que c'était un exercice prospectif. Il a bien marché, mais pas assez parce qu

1:07:13
Locuteur

'on

1:07:13
Nicolas Dupont-Aignan

l'avait sorti trop tard. Mais c'était intéressant parce que

1:07:17
Locuteur

ce

1:07:18
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il faut montrer aux Français, ce qui est très difficile dans l'état de dictature médiatique,

1:07:23
Locuteur

il

1:07:23
Nicolas Dupont-Aignan

faut quand même appeler un chat, c'est de montrer… C'est qu'on est trop souvent dans la critique et pas assez dans la prospective. Moi, le premier,

1:07:30
Locuteur

d

1:07:30
Nicolas Dupont-Aignan

'ailleurs. Et il faut montrer aux Français qu'est-ce qu'on pourrait faire d'autre

1:07:33
Locuteur

et

1:07:33
Nicolas Dupont-Aignan

que ce n

1:07:34
Locuteur

'est

1:07:34
Nicolas Dupont-Aignan

pas si compliqué. Bien sûr qu'on ne réussira pas tout si on a au pouvoir. Bien sûr qu'il n

1:07:38
Locuteur

'y

1:07:38
Nicolas Dupont-Aignan

aura pas le jour et la nuit. Mais il y

1:07:40
Locuteur

a

1:07:40
Nicolas Dupont-Aignan

quand même des orientations fondamentales. Même pendant cette crise du coronavirus, nationaliser Luxfer et Famar, deux entreprises qui coûtent, ils doivent coûter quoi ? 10 millions d'euros chacune. Enfin, c'est à la portée de n'importe qui. dire que le traitement du professeur Raoult est en circulation libre, sous prescription médicale. Enfin, je veux dire, produire des masques. Il

1:07:59
Locuteur

y a

1:07:59
Nicolas Dupont-Aignan

une usine de couche qui va enfin produire des masques en Bretagne. J'ai demandé depuis deux mois. Enfin, je veux dire, les Français n'ont pas conscience à quel point le pays pourrait se redresser vite

1:08:09
Locuteur

si

1:08:10
Nicolas Dupont-Aignan

une autre politique était menée. Souvenez-vous du général de Gaulle en 1958. Dans les livres d'histoire, on

1:08:15
Locuteur

ne

1:08:15
Nicolas Dupont-Aignan

comprend jamais pourquoi la France qui était en faillite en 1957, en 1959,

1:08:22
Locuteur

est

1:08:23
Nicolas Dupont-Aignan

repartie comme miraculeusement. Mais tout simplement parce que quand vous avez des nuls au pouvoir et des gens qui ne défendent pas l'intérêt national, si vous mettez des gens normaux, ça peut changer très vite. La preuve des entreprises en difficulté. Pourquoi des gens arrivent, quand ils reprennent une entreprise en faillite,

1:08:38
Locuteur

à

1:08:39
Nicolas Dupont-Aignan

lui faire gagner de l'argent au bout de deux ans

1:08:40
Locuteur

? Expliquez

1:08:42
Nicolas Dupont-Aignan

-moi. Tout simplement parce que, vous savez, les capes des bateaux, si vous prenez un cap différent, vous avez vite des résultats. Donc, moi, j'en ai assez de cette sinistrose de la France que s'en sortir. On a tout pour s'en sortir. Simplement, on a tellement gavé les Français de mauvaises nouvelles.

1:08:57
Locuteur

On

1:08:57
Nicolas Dupont-Aignan

les a tellement éteints

1:08:58
Locuteur

en

1:08:59
Nicolas Dupont-Aignan

leur faisant croire que c'était foutu

1:09:01
Locuteur

qu

1:09:01
Nicolas Dupont-Aignan

'ils le croient eux-mêmes. C'est un énorme problème pour nous. Ça, c'est un problème national.

1:09:08
Locuteur

Alors,

1:09:08
Présentateur

je voudrais qu'on aborde d'abord, pardon, excusez-moi, une dernière question. La fameuse loi 73, je

1:09:15
Locuteur

crois

1:09:15
Présentateur

que vous avez écrit un livre là-dessus sur la loi dite Pompidou-Rothschild sur les banques. Les Gilets jaunes en ont beaucoup, beaucoup, beaucoup parlé sur les réseaux.

1:09:23
Locuteur

Ça

1:09:23
Présentateur

a énormément été un sujet de discussion sur les ronds-points. Donc, je me suis un peu plongé dans l'histoire. Je voudrais avoir là-dessus votre idée. Vous vous rappeliez ce que vous disiez déjà pour nos téléspectateurs et parce que j'ai vu qu'aussi, je le savais un peu, il y avait beaucoup d'articles qui avaient dit c'était des fake news. Non, la loi Pompidou n'a jamais créé la dette. Est-ce que ça,

1:09:44
Nicolas Dupont-Aignan

quel est

1:09:44
Locuteur

votre bonjour ?

1:09:45
Nicolas Dupont-Aignan

Je vais vous dire, le juge de paix,

1:09:47
Locuteur

je

1:09:47
Nicolas Dupont-Aignan

vais vous envoyer quelqu'un du système, c'est Michel Rancard.

1:09:50
Locuteur

C

1:09:50
Nicolas Dupont-Aignan

'est drôle. Michel Rancard, à la fin de sa vie,

1:09:53
Locuteur

à

1:09:54
Nicolas Dupont-Aignan

la fin de sa vie, a reconnu

1:09:55
Locuteur

que

1:09:56
Nicolas Dupont-Aignan

si on n'était pas passé par les banques privées

1:09:59
Locuteur

pour

1:10:00
Nicolas Dupont-Aignan

faire de la dette, la dette de la France ne serait pas de 2 000 milliards d'euros mais de 800 milliards en jeu de chiffre,

1:10:06
Locuteur

c

1:10:06
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire que les intérêts

1:10:07
Locuteur

n

1:10:08
Nicolas Dupont-Aignan

'auraient pas à être payés. Le point clé est très simple. La puissance publique doit rembourser sa dette. Moi, je ne

1:10:15
Locuteur

suis

1:10:15
Nicolas Dupont-Aignan

pas pour pas payer la dette de la France, mais ne doit payer que le principal de la dette mais pas d'intérêt.

1:10:21
Locuteur

Il

1:10:21
Nicolas Dupont-Aignan

n'y

1:10:21
Locuteur

a

1:10:21
Nicolas Dupont-Aignan

aucune raison de considérer la puissance publique qui fait la monnaie

1:10:25
Locuteur

à

1:10:26
Nicolas Dupont-Aignan

passer pour l'endettement par des banques privées. La loi de 73 était une loi, d'ailleurs, en fait, c'est un peu faux parce que la loi de 73 ne donnait pas la possibilité de tout financer par le trésor. Elle l'encadrait mais elle donnait des contingents de possibilités et ça a été rompu. En fait, elle a restreint le contingent de possibilités.

1:10:45
Locuteur

La

1:10:45
Nicolas Dupont-Aignan

loi de 73, c'est quoi ? C'est qu'après la période d'inflation,

1:10:48
Locuteur

il

1:10:49
Nicolas Dupont-Aignan

y a eu la volonté de cadenasser la création monétaire d'État et certains

1:10:55
Locuteur

y

1:10:56
Nicolas Dupont-Aignan

ont vu un avantage de transférer l'endettement de l'État par des banques privées qui, au passage, allaient se servir.

1:11:03
Locuteur

Et

1:11:03
Nicolas Dupont-Aignan

ce que j'ai écrit dans un livre qui s'appelle « L'arnaque de la dette » de 2009, que vous pouvez retrouver, je ne

1:11:09
Locuteur

sais

1:11:09
Nicolas Dupont-Aignan

plus sur quel éditeur, « L'arnaque de la dette, les banquiers et la mondialisation », j'expliquais comment l'organisme qui est fou, c'est que l'organisme public qui s'appelle, j'ai un trou de mémoire, à Bercy, qui gère la dette de la France, à cet ordre, il y

1:11:26
Locuteur

a

1:11:26
Nicolas Dupont-Aignan

un chapitre dessus, j'ai retrouvé, vous pouvez regarder sur Internet, le conseil d'administration de cet organisme public comprend des banquiers privés.

1:11:34
Locuteur

C

1:11:35
Nicolas Dupont-Aignan

'est surréaliste et personne ne l'avait dit. Je n

1:11:37
Locuteur

'ai

1:11:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas eu une dépêche AFP sur mon livre, pas un article de presse. On

1:11:41
Locuteur

n'en a pas

1:11:41
Présentateur

beaucoup aussi, Nicolas Dupont-Aignan, sur Poutch, la dépêche AFP, je vous rassure, vous

1:11:45
Locuteur

n

1:11:45
Présentateur

'êtes pas le seul.

1:11:47
Nicolas Dupont-Aignan

Donc, c'est très intéressant. Ça veut dire quoi ? Donc, qu'est-ce que je propose, pour être clair

1:11:50
Locuteur

? Il

1:11:51
Nicolas Dupont-Aignan

y a deux phénomènes. Il y a le problème de l'euro et le problème du financement. Ce que je propose déjà, c'est que la France représente 16-18% de l'euro.

1:12:01
Locuteur

Donc,

1:12:01
Nicolas Dupont-Aignan

moi, je propose, ce que j'ai proposé aux Européennes, c'est que déjà,

1:12:07
Locuteur

dans

1:12:07
Nicolas Dupont-Aignan

la création monétaire que fait la Banque centrale, puisque vous savez que depuis le président italien de la BCE, elle crée de la monnaie. Moi, j'estime que chaque pays devrait avoir son contingent et en faire ce qu'il veut. C'est-à

1:12:19
Locuteur

-dire,

1:12:19
Nicolas Dupont-Aignan

les 16% de 1 000 milliards,

1:12:21
Locuteur

ça

1:12:21
Nicolas Dupont-Aignan

fait 160 milliards, et bien, on en fait ce qu'on veut. C'est-à-dire que si je veux émettre des titres d'État à 0%, je les émets. Si je veux financer des piscines, je fais des piscines. Si je veux financer des hôpitaux, je finance des hôpitaux. Si je veux financer de la recherche, je fais de la recherche. C'était l'agence France Trésor, ça y

1:12:36
Locuteur

est,

1:12:36
Nicolas Dupont-Aignan

je m'en souviens. Donc,

1:12:39
Locuteur

qu

1:12:40
Nicolas Dupont-Aignan

'est-ce que je veux dire déjà ? C'est que la question principale, c'est la gestion qu'on fait de notre monnaie, du financement de l'État,

1:12:47
Locuteur

qu

1:12:47
Nicolas Dupont-Aignan

'on déjà, on ne soit à 0% d'intérêt. Alors, les partisans du système vous diront, oui, mais avec l'euro, vous avez la chance qu'on est à 0,0, très peu, mais ça,

1:12:59
Locuteur

on

1:12:59
Nicolas Dupont-Aignan

ne tient pas de l'euro, on le tient au travestissement des statuts de la Banque Centrale Européenne par Draghi.

1:13:06
Locuteur

C

1:13:06
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire qu'en fait, il a mis en place, mais il l'a mis en place pour qui ? Pour le monde financier, pour sauver les marchés financiers, pas pour sauver les États. Donc, moi, je veux qu'on récupère le levier de la politique monétaire. Après, une fois qu'on a récupéré le levier de la politique monétaire, dans le cadre de l'euro, ce que les Allemands refuseront d'ailleurs, ils se tireront de l'euro et ce sera la fin de l'euro. À ce moment-là, on récupérera notre politique monétaire. C'est évident qu'il faudra récupérer notre politique monétaire,

1:13:32
Locuteur

un

1:13:33
Nicolas Dupont-Aignan

jour ou l'autre. Mais déjà, on pourrait, comment dire, flécher les montants, c'est un peu compliqué, de quantitativiser.

1:13:41
Locuteur

Si

1:13:42
Nicolas Dupont-Aignan

déjà, et c'est le projet que nous proposons pour guérir de la crise du coronavirus, évidemment, la cour de Karlsruhe, il sera totalement opposé. Mais, la France représente 16% de l'euro, ou 18%, je n

1:13:53
Locuteur

'ai

1:13:53
Nicolas Dupont-Aignan

pas le chiffre exact, mais enfin, un peu moins de 20%, ça veut dire quoi ?

1:13:56
Locuteur

Ça

1:13:56
Nicolas Dupont-Aignan

veut dire que quand la banque centrale fait du quantitativising,

1:14:01
Locuteur

c

1:14:01
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire, fait de la création de papier et rachète la dette des États, eh bien, moi, je veux pouvoir avoir 16% et faire ce que je veux de mon argent.

1:14:08
Locuteur

Et

1:14:09
Nicolas Dupont-Aignan

ça voudrait dire, par exemple, là, qu'on peut utiliser 100 milliards d'euros, 160 milliards d'euros, si on a envie de relocaliser, d'investir dans des hôpitaux, dans de la recherche, etc. Alors, attention, pourquoi c'est venu au moment de la loi de 73 ? C'est qu'il y avait quand même un excès inflationniste. Donc, il ne

1:14:23
Locuteur

faut

1:14:23
Nicolas Dupont-Aignan

pas non plus créer de la monnaie de papier. Mais ça, c'est la responsabilité du pouvoir politique avec une banque centrale, ce que fait très bien l'Angleterre maintenant. L'Angleterre va le faire là. Donc, il faut le faire avec intelligemment, avec intelligence. Et c'est pour ça que l'euro, pour moi, reste condamné, mais que les Français ont tellement été, tellement été, comment dire, abreuvés de pro-euro qu'aujourd'hui, ça fait peur aux Français. Les Français ont souffert du passage à l'euro, ils ont peur de souffrir d'un passage aux francs. Et moi, je pense qu'il faut reprendre par étapes. D'abord, retrouver notre capacité de financement d'avant la loi sur l'entrée.

1:15:00
Locuteur

C

1:15:00
Nicolas Dupont-Aignan

'est plus compliqué que ça.

1:15:01
Locuteur

Mais

1:15:01
Nicolas Dupont-Aignan

bref, de reprendre notre liberté de financer l'État à 0% d'intérêt. On ne doit plus passer par des banques privées pour se financer. C'est tout. Le financement doit être direct, mais maîtrisé, bien sûr, pour éviter une inflation galopante. Sinon, on va finir comme l'Argentine, ce qui n

1:15:17
Locuteur

'est

1:15:17
Nicolas Dupont-Aignan

pas l'idéal.

1:15:20
Présentateur

Effectivement, on n'espère pas.

1:15:21
Locuteur

En

1:15:21
Présentateur

tout cas, merci Nicolas Dupont-Aignan. Vous êtes le plus long interview, près d'une heure et quart. Vous avez pu vous exprimer,

1:15:26
Locuteur

nous en sommes contents. parce que je ne suis pas content.

1:15:28
Présentateur

Non,

1:15:28
Locuteur

non,

1:15:28
Présentateur

pas du tout. C'était passionnant. C'est pour ça qu'on vous a invité. C'est pour ça aussi que je vais vous laisser parler parce que c'est notre but de Média Indépendante de vous donner la parole. On donne la parole à tous les partis politiques. Merci en tout cas d'avoir répondu à mes questions.

1:15:39
Locuteur

Merci pour le travail que vous

1:15:40
Nicolas Dupont-Aignan

faites

1:15:41
Locuteur

et

1:15:42
Nicolas Dupont-Aignan

plein d'espérance parce que la révolution va arriver. Il faudrait qu'elle soit intelligente, ce qui est rare, paisible, ce qui est rare, mais il ne

1:15:50
Locuteur

faut

1:15:50
Nicolas Dupont-Aignan

pas tomber dans le piège du régime qui veut de la violence. Et je rappelle toujours les phrases de Gandhi. Gandhi a fait peut-être la plus belle révolution face aux Britanniques. Il a réussi par une sorte d'effet très long. Mais parce que le pouvoir, je veux juste dire ça pour conclure, le pouvoir n'attend que ça. Et ça m'a fait tellement de peine de voir les gilets jaunes piégés parce que ce n'étaient pas les vrais gilets jaunes qui ont été... La manipulation qu'il y

1:16:15
Locuteur

a

1:16:15
Nicolas Dupont-Aignan

eu autour des gilets jaunes pour déconsidérer un phénomène qui était profondément sincère, sain, beau au démarrage. Et donc, il ne faut pas tomber dans le piège macroniste. Et j'ai vraiment envie de dire aux gens qui nous écoutent, reprenez le chemin des urnes. Parce que vous ne pouvez pas nous demander de faire le boulot si au moment il y a des élections, personne ne va voter. C'est un drame.

1:16:38
Présentateur

Le message est passé, le message démocratique est passé, Nicolas Dupont-Unière. Merci d'avoir accepté votre invitation. Merci. Vous étiez très, très nombreux ce soir sur le live. Beaucoup de commentaires, beaucoup, beaucoup de choses. Merci beaucoup. Bonne soirée à tous. Bon déconfinement. Bye bye. Aiguille la démocratie. Salut.

1:16:52
Nicolas Dupont-Aignan

Au revoir.