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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 14 décembre 2025 66 minFond programmatiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesLogementTravail & emploi

François Hollande est auditionné à l'Assemblée nationale sur sur la baisse de la natalité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les principaux facteurs expliquant la baisse de la natalité en France ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Faut-il remettre en cause l'universalité des allocations familiales ou plafonner le quotient familial ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    La politique familiale doit-elle être une politique redistributive ou nataliste ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quels modèles étrangers inspirent la politique familiale française ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Le logement est-il un frein majeur à la natalité ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Faut-il rendre le congé paternité obligatoire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00François HollandeChiffre
    « Il y a peu de corrélation entre les changements de paramètres pour les politiques familiales en terme financier et la décision de faire des enfants. »
  • 10:00François HollandeFait
    « Les prestations sous conditions de ressources sont devenues dominantes par rapport aux allocations familiales. »
  • 12:00François HollandeFait
    « Un couple ne fait pas des enfants pour recevoir une prestation. »
  • 18:00François HollandeFait
    « La Russie connaît des taux de natalité très faibles. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour et bienvenue dans notre audition de l'après-midi. Nous avons l'honneur d'accueillir cet après-midi monsieur François Hollande. Monsieur le président, je vous remercie très sincèrement d'avoir bien voulu échanger avec notre mission d'information et je vous souhaite la bienvenue dans le cadre de nos travaux.

Nous serons très heureux de pouvoir entendre vos observations sur les évolutions récentes de la natalité dans notre pays, mais aussi sur le temps plus long. Euh vous avez eu l'occasion de vous intéresser fortement au sujet de la natalité et de la famille et nous aimerions pouvoir euh avoir euh quelques euh quelques échanges avec vous, notamment comment mesurer leur impact, comment les adapter aux mutations de la société sans les rendre illisibles, sans créer des inquiétudes quant à la pérennité de nos politiques familiales. Comment enfin trouver un consensus autour des grands principes afin d'éviter des affrontements d'une part, mais surtout des changement de cap qui serait de toute façon contreproductif.

On l'observe déjà aujourd'hui parmi les retours qui nous sont faits par les Français, la difficulté à s'y retrouver dans nos politiques familiales et à les envisager dans la durée. Alors, je précise simplement avant de vous laisser la parole que cette journée est la journée de la niche du groupe socialiste, que les textes de votre groupe sont actuellement débattus en séance publique. Il va donc de soi que si des votes sont annoncés en séance, je suspendrai l'audition pour nous permettre de regagner l'hémicycle.

Je vais maintenant vous donner la parole pour vos propos introductifs puis je laisserai le rapporteur réagir et nous aurons l'occasion d'avoir un échange de questions réponses par la suite. Je vous précise que cette audition est retransmise en direct sur le site de l'Assemblée et que la vidéo sera également disponible ensuite sur la page de la mission d'information monsieur le président. La parole est à vous.

Merci d'abord madame la présidente, mesdames messieurs membres de cette mission pour votre invitation et pour le sujet que vous avez choisi. En effet, la politique familiale, elle est au cœur des décisions qui ont été prises au lendemain de la Seconde Guerre mondiale parce que la démographie faisait partie aussi de de l'œuvre de reconstruction d'une société et des conditions qui pouvaient permettre d'accueillir des enfants. La France a longtemps eu l'avantage et le bénéfice d'avoir une natalité plus forte que partout ailleurs en Europe et une fécondité qui était plus élevée.

Ça tenait sans doute à la politique familiale telle qu'elle avait été menée et et qu'elle avait évolué et aussi à une volonté de rattrapage par rapport à une période précédente qui avait été hélas marqué par un déclin de la natalité. Les politiques familiales ont été donc conçues à la fois pour soutenir la natalité mais aussi pour réduire les inégalités. inégalité entre les personnes qui n'avaient pas d'enfants et les personnes qui avaient des enfants et à l'intérieur même des familles de lutter contre les écarts qui pouvaient exister entre les familles modestes et les familles favorisées.

Et puis il y a eu aussi un objectif de la politique familiale qui a été de favoriser l'activité et notamment l'activité des femmes. Donc une politique, c'est à la fois pour que nous puissions en France disposer d'un renouvellement des générations par rapport notamment à la retraite et des conditions même d'accompagnement du vieillissement. une raison aussi économique, chacun sait qu'il y a une corrélation forte entre la natalité, la démographie et la croissance économique.

Et enfin, qu'il y ait une politique qui puisse favoriser les familles, toutes les familles, dès lors qu'elles étaient elles-mêmes en évolution. Une des caractéristiques des politiques familiales des années 70 et 80, c'est que à côté de du versement des allocations familiales qui était long qui a longtemps été le socle des de la politique en tout cas de prestation sont montés en régime et ont même été progressivement euh amplifié les politiques sous conditions de ressources de versement des prestations, que ce soit pour le complément familial, pour le soutien familial, pour l'aide pour la location rentrée scolaire, pour même pour la prestation jeune enfant. Donc les les prestations sous conditions de ressources sont devenues dominantes par rapport aux allocations familiales.

Et au-delà même de ce que pouvait verser les CAF et donc dans le cadre de l'État Providence, il y a eu aussi une politique fiscale en faveur des familles mais des familles plutôt favorisées ou en tout cas supposé payer l'impôt sur le revenu puisque le quant familial était l'instrument de ce soutien aux familles ayant des enfants. Aujourd'hui, si l'on regarde ce qui se passe depuis 2011, il y a une chute de la de la natalité amplifié à partir des années 2016 et qui se sont encore confirmés ces dernières années et même ces derniers mois. À quoi peut-on attribuer cette chute de la natalité ? première considération qui serait de dire ce qui était l'avance de la société française peut-être aussi avec la contribution d'une population étrangère dont on sait qu'elle a des taux de natalité plus élevés mais dont on sait aussi qu'à mesure qu'elle s'intègre dans la population française ces taux de natalité se rapprochent de ceux euh qui sont historiquement présents en France.

Donc cette première explication que nous aurions finalement eu un temps d'avance et que maintenant nous sommes même si nous restons le pays en Europe qui a le taux de natalité le plus élevé mais que nous sommes d'une certaine façon en convergence avec ce qui se produit partout en Europe et pas simplement en Europe. La deuxième explication, c'est les comportements eux-mêmes des des de nos familles. Les femmes en font des enfants plus tard et le nombre des femmes en âge de procré baisse.

Donc mécaniquement, nous avons moins d'enfants. Ça c'est une explication qui serait plus sociologique, c'est-à-dire que il y aurait de la part des couples et notamment des femmes un report de l'âge de faire des enfants. Puis ensuite compte tenu de ce que le cycle de vie, qu'il y aurait donc moins d'enfants depuis quelques années.

Troisème caractéristique, c'est ce que souhaitent les les familles elles-mêmes. Et c'est vrai que il y a eu longtemps dans notre pays une décision qui était discuté au sein même des familles des couples de savoir si on passait de deux à trois enfants. D'où une politique qui a été menée pour favoriser l'arrivée du 3è enfant.

Aujourd'hui, cette même décision, elle porte dans des familles qui ont déjà un enfance sur la volonté d'en avoir un deuxième. Et on relève que il y a une réticence à aller jusqu'au deuxème enfant, ce qui conduit à s'interroger sur d'autres éléments qui expliquent l'évolution, c'est-à-dire la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle, en particulier pour les femmes qui, et c'est incontestable euh ont à subir lorsqu'elles ont un enfant une perte de revenu. que le père ne connaît pas et un retour vers l'activité qui n'est pas aussi simple qu'il est souvent annoncé.

Tout d'ailleurs les propositions de congé parental et de faire en sorte que les pères puissent être incités ou être obligés de prendre un congé au moment de la naissance de l'enfant. arrive une autre caractère caractérisation de la période, c'est les structures de garde qui elles aussi ont évolué avec une préférence pour certaines familles de choix individuel, d'assistante maternelle plutôt que de choix collectif alors même que les collectivités locales ont fait beaucoup pour accueillir des solutions de garde ou de proposer des solutions de garde aux familles. Enfin, le dernier élément d'explication, c'est le logement.

Le coût du logement étant devenu plus élevé, la taille des logement s'étant réduite. Il y a forcément des ajustements dans la taille des familles qui expliqueraient ou qui pourrai expliquer encore aujourd'hui la baisse de la de la natalité. Alors, je vais en terminer.

Qu'est-ce que nous pouvons préconiser ? première politique de renforcer les aides aux familles, prestation familiale notamment et tout le débat de savoir s'il y a une corrélation entre les aides aux familles et la natalité. Vous allez sans doute m'interroger sur les mesures qui ont été prises en 2014.

Toutes les études économique qui ont été faites depuis montre que il y a peu de corrélation. Je dis pas qu'il n'y a aucune corrélation, il y a peu de corrélation entre les changements de paramètres pour les politiques familiales en terme financier et la décision de faire des enfants. Donc la modulation des allocations familiales, imaginons que nous la remettrions en cause, aurait très peu d'effets pour ne pas dire nul effet sur la décision dans les familles concernées, c'estàd les familles favorisées de faire des enfants.

Je dirais la même chose d'ailleurs pour le quotient familial dans la mesure où encore aujourd'hui le qucient familial bénéficie au classe moyenne supérieure compte tenu du plafonnement. Euh et s'il y avait un élément de justice qui coûterait d'ailleurs fort cher, ce serait de euh de créer un crédit d'impôts plutôt qu'un plafonnement du quotient familial, plutôt qu'un quotient familial, y compris plafonné. Mais on voit bien qu'à ce moment-là, ça toucherait tous les foyers ayant des enfants.

En deuxème élément de débat, est-ce qu'il faut verser des allocations familiales dès le premier enfant ? Là aussi, ça peut se justifier puisque ça permettrait à des familles d'aller bah de se constituer en tant que famille. Mais en réalité, compte tenu des comportements sociologiques que j'ai évoqué, euh la venue du premier enfant est assez mécanique dès lors que le couple se forme.

C'est le deuxième enfant qui est l'élément déterminant de ce que va être une évolution familiale favorable euh en terme nataliste. Donc je suis pas spécialement favorable à euh le versement et c'est pour ça que je ne l'ai pas fait. d'allocation familiale dès le premier enfant, mais plutôt un renforcement de de l'allocation dès le deuxème enfant et après avec les suppléments qui sont versés pour le 3e, 4e et autres, le déclenchement pour le deuxème enfant parce que avoir un deuxième enfant modifie profondément l'organisation de la vie. et et notamment pour ce qui concerne le logement. 3è débat politique, c'est de savoir ce qu'il y a lieu de faire sur le congé puisque cette mesure est été introduite dans dans la loi de financement de la sécurité sociale par rapport au congé parental et et toute la question du congé de paternité dès lors qu'on pense et je le pense qu'il y a une charge mentale forte sur les femmes qui euh deviennent mè.

Euh il faut que le congé paternel soit un congé obligatoire pour que il puisse y avoir cette ce partage et cette égalité. Ensuite, sur les politiques en matière de garde des enfants, je pense que notre système, même s'il est décentralisé, est quand même bien supérieur à tout ce que l'on peut connaître à l'étranger. Ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas être amélioré ou qu'il ne peut pas être encore la charge ne peut pas être encore soulagée par des politiques familiales.

Ce qu'on peut comprendre de toutes les de toutes les études faites en matière de politique familiale, c'est que tout ce qui est allégègement du coût de la garde des enfants a un effet bien supérieur à toute augmentation d'une allocation directe. Enfin, il faut prendre en compte, ce qui n'est pas forcément intégré dans beaucoup de réflexions, le problème de la solitude, de l'isolement et de la difficulté de vivre en en couple dans une société numérique. Il peut paraître étrange de se poser cette question puisque les réseaux sociaux étaient générises, des partages, des échanges.

Et en réalité depuis plusieurs années, la question de la solitude est devenue une question politique, souvent associé à un âge élevé et en réalité la crise du Covid l'a démontré qui frappe notamment les jeunes et donc qui repousse l'âge de de fondation d'un foyer, donc d'un couple et sans que là il y ait de politique qui qui soi monétaire, on ne favorise pas les rencontres par des incitations monétaires. Euh mais ce qui est à l'œuvre, c'est comment on arrive à recréer du lien social dans une société pour que l'envie de d'être en couple, de faire une famille puisse redevenir l'élément moteur de la construction de son destin. Enfin, je termine là-dessus.

Imaginez que l'on peut avoir une politique favorable à la natalité sans qu'il y ait une diminution de l'angoisse qui pèse sur un certain nombre de nos sociétés. C'est-à-dire qu'à la fois la question climatique, perspective de conflit euh pas simplement dans le monde mais plus proche de nous, la question de la dureté, de la violence, tout ça pèse sur les décisions de fonder une famille et donc de faire un enfant, ça obéit à à une espérance. euh espérance qu'on va pouvoir transmettre sans doute euh ce que l'on a euh appris, ce que l'on a gagné quelquefois, ce que l'on a compris du monde et faire que la transmission puisse être une amélioration de de la vie euh en commun.

Donc c'est cette espérance qu'il faut essayer de redonner. C'est celle qui existait, je reprends notre histoire, celle qui existait au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. C'est celle qui avait accompagné la période de croissance, même s'il y avait eu déjà un tassement de de la natalité.

Et puis c'est celle qu'on avait peut-être quand le monde paraissait pacifié, notamment au milieu des années 80. Et donc on ne peut pas détacher la question de la natalité d'une question beaucoup plus profonde qui est de savoir si on a envie de vivre dans le monde tel qu'il est. Merci beaucoup pour ces propos introductifs, passionnant.

Monsieur le président, je vais laisser tout de suite notre rapporteur vous poser une première série de questions. Monsieur le président, je veux à mon vous remercier de de prendre part aux travaux de cette mission d'information. Vous n'y êtes pas obligé, on n'est pas dans le cadre d'une commission d'enquête.

Et je voulais vraiment vous vous remercier de de venir partager avec nous vos réflexions sur la politique familiale. Alors, vous avez eu un propos introduitif approfondi. Vous avez répondu à à certaines questions que j'allais vous poser et c'est très bien, ça nous permet d'avancer.

Je vais essayer de vous poser mes questions dans l'ordre. Peut-être la la la première question, c'est en voyant finalement la baisse de la natalité aujourd'hui, peut-être les revirements de la politique familiale, vous l'avez dit, qui demande d'avoir de la visibilité, de la la lisibilité, pardon. Est-ce que vous vous vous referiez les mêmes choix, j'allais dire sur une remise en cause partielle, pas totale de la de l'universalité des allocations familiales ou d'un plafonnement du caution familial ?

On si au sec la politique familiale, les décisions, vous l'avez dit, de Nathalie, de de de faire un enfant, les projets d'enfant sont aussi des décisions symboliques, pas simplement matériel, mais aussi symbolique la manière dont la société, tout un pays regarde ses familles, ses parents et les enfants et et comment vous abordez à la fois les décisions que vous avez prises, mais au-delà de ça, cette dimension symbolique aussi de la la de la politique familiale et du message qu'elle envoie quand on peut plafonner, quand on peut restreindre le champ de de certaines de certaines mesures de politique familiale. Je serais heureux de vous entendre si vous en acceptez l'ogume, monsieur le président sur le la politique du 3è enfant, le passage la politique du 3è enfant. Alors moi, j'irai jusqu'au premier enfant.

Vous vous avez euh évoqué plutôt le deuxème enfant, mais je serais heureux qu'on qu'on transforme notre politique familiale et qu'on la transforme d'une politique du 3e au 2e ou au premier, si vous pourriez aller un peu plus loin sur ce changement de paradigme puisque c'est vrai que toute notre politique familiale a été a été concentrée sur ce troisème enfant et les enfants suivants. J'essaie d'avoir des questions assez larges parce que vous avez une expérience qui est qui est riche à la fois d'élus local et jusque au plus haut au plus haut sommet de notre état. Est-ce que vous diriez avec moi que au fil des ans, la politique familiale est devenue une politique redistributive, une politique sociale voire fiscale et et que peut-être elle manque un objectif qui est celui finalement d'accompagner le désir d'enfant empêché.

Ce qu'on ce constate aujourd'hui, c'est qu'il y a beaucoup de Français qui renoncent à leur projet d'enfant. Quand on regarde les chiffres, on voit que le désir d'enfant est encore assez haut, mais que l'indice de fécondité lui baisse et qu'il y a ce que j'appelle moi un désir d'enfant empêché, en tout cas des Français qui renoncent. Euh est-ce que ça ça ce décalage finalement entre le désir d'enfant et l'indice de fécondité exige ou demande un changement finalement de nos nos objectifs ? là où on a peut-être donné à la politique familiale un objectif de redistribution, un objectif social avec des mesures fiscales, est-ce qu'il faut est-ce qu'il faudrait peut-être changer d'objectif ou en tout cas en en adopter un nouveau qui serait finalement d'accompagner les parents, les couples dans leur dans leur dans leur projet dans leur projet d'enfant.

Peut-être une une question sur les quand on est près de la République, on voyage beaucoup, on s'interroge aussi sur les modèles étrangers. Est-ce que c'est des questions que vous avez abordé ? Est-ce qu'il y a des est-ce que vous il y a des modèles étrangers qui vous paraissent intéressants ?

On a beaucoup parlé de la Suède, de l'Allemagne qui accorde qui accorde finalement une place peut-être plus importante à la conciliation vie privée, vie professionnelle, à la question du congé parental, du congé parental par exemple. Enfin, je serais heureux de vous entendre sur ces sur ces questions-là. Et puis euh pour conclure parce que j'ai déjà évoqué évoqué beaucoup de sujets et là c'est peut-être votre expérience d'éléu local qui serait qui serait intéressant. intéressante, pardon, et précieuse.

On a auditionné euh des urbanistes, des géographes qui nous ont expliqué que les familles, les enfants étaient souvent dans l'espace public invisibilisé, qu'on ne construit pas finalement nos villes, nos espaces publics à hauteur d'enfants et que des transports jusque à la construction de nos villes. Finalement, il y a une forme d'invisibilisation et donc je serais heureux là de de vous entendre sur ce sujet. Est-ce que c'est une perception euh tronquée, empirique ou est-ce qu'au contraire, ça rejoint quand même effectivement une une forme de réalité qui vous apparaît qui vous apparaît clairement.

Voilà, monsieur le président pour ces premières questions. Un peu large en convient. Merci monsieur le rapporteur.

Je vais essayer d'être bref sur chacune de vos interrogations. D'abord sur l'universalité des des allocations familiales. Cette question, je me la suis posé en 2013.

Certains étaient favorables à ce que on puisse par exemple intégrer les allocations féales dans calcul du revenu imposable. Ça me paraissait une très mauvaise orientation puisque on versait et on reprenait. D'autres évoquait le plafonnement tout simplement des allocations familiales de dire que elles devenaient des allocations sous plafond donc sous condition de ressource.

Ça supprimait l'universalité. Donc, j'ai maintenu un système d'universalité dégressive, si vous voulez. Euh c'està dire pour le la plus grande part des des familles concernées, il n'y avait aucun changement et qu'à mesure qu'on passait sur les classes moyenne supérieure et au-delà euh il y avait un versement que je dirais symbolique pour dire que nous étions tous queles que soient nos situations sociales dès lors que nous étions des couples avec enfants, nous avions droit à une allocation familiale qui témoignait du soutien tient de la nation à la perspective ou à la réalité d'un enfant.

Donc je n'ai pas de de regret parce que je pense pas du tout que sur cette question des allocations familiales, ça a eu le moindre effet sur la natalité. Euh d'une manière générale, d'ailleurs, un couple ne fait pas des enfants pour recevoir une prestation. Ça ne veut pas dire que la prestation ne soit pas utile et ne permettent pas d'alléger un certain nombre de charges, mais c'est pas la motivation, c'est ce qui va permettre de mieux éduquer, mieux accompagner l'enfant et ou les enfants et la famille aussi.

Sur ensuite le quotient familial, le caution familial représente encore aujourd'hui euh 16 milliards, je crois de euh de Oui, 14. Bon euh c'est beaucoup hein quand on sait que les allocations familiales c'est à peu près à peu près la même chose, le même montant. Et alors là on peut se dire c'est c'est quand même injuste pourquoi euh le conscient familial d'une certaine façon c'est sous condition de ressource puisque si vous n'êtes pas imposable vous vous n'avez aucun avantage fiscal de la présence d'un enfant.

C'est la raison pour laquelle on peut moduler les allocations familiales parce que il y a un avantage fiscal très substantiel quand même malgré l'abaissement du du plafond pour un certain nombre de familles que je trouve justifié par ailleurs, même si la formule du crédit d'impôt mais à ce moment-là si on prenait la formule du crédit d'impôt qui serait beaucoup plus équitable mais alors ça serait un très faible crédit d'impôt pour rester sur la somme qui est aujourd'hui prévu. Deuxème question, est-ce que la politique familiale doit être une politique redistributive ? Oui, c'est c'est ça fait partie de ces objectifs.

J'ai dit, il y a trois objectifs. Il y a un objectif de natalité, donc natalisme qu'il faut assumer, un objectif de d'égalité femme homme et un objectif de redistribution. Alors, l'objectif de redistribution a sans doute pris une place assez considérable dans le dans les l'ensemble des prestations familiales puisque à part les allocations familiales, elles sont toutes sous condition de ressources un moment ou un autre.

Sur le désir d'enfant empêché, je pense que c'est très lié au logement. C'est euh et même si quand on regarde sur le plan géographique, les taux de natalité sont euh équivalents. Euh c'est-à-dire que là où il y a pas de problème particulier de logement, il y a pas non plus plus de natalité.

Mais c'est c'est un raisonnement qui qui n'est pas tout à fait exact. C'est là où il y a des difficultés de logement, on pourrait avoir plus d'enfants sûrement. C'est la raison pour laquelle je pense que si on doit euh essayer à un moment de repenser une politique familiale, il faut la lier à au logement.

Alors, il existe des allocations logement à l'évidence et on doit l'aller sans doute à l'accession à la propriété parce que ça ça fait partie d'une décision qui est assez assez voisine de de l'acte familial. Je veux accéder à la propriété pour avoir une maison, logement qui me permet de faire une famille la plus large possible. Et deuxièmement euh pour ce qui ce qui concerne le logement social, on constate que les compte tenu de la faible mobilité du logement des du logement social, il y a des grands logements qui restent habités par des personnes qui sont devenues bah des personnes retraitées et que en revanche des familles n'arrivent pas à se loger correctement.

Donc il y a sans doute sur le logement parce que je pense que c'est vraiment un élément très important qui fait qu'on des familles peuvent renoncer à faire des enfants ou à faire un enfant de plus que il faut porter l'attention. Alors sur la question à quel moment la politique familiale doit être la plus incitatrice ou la plus stimulante active ? Est-ce que c'est pour le premier enfant ?

Je pense que si on se met en couple, enfin je parle d'expérience personnelle là, je ne veux pas généraliser, si on se met en couple, c'est quand même pour faire un enfant. En tout cas, c'est l'idée d'avoir un enfant. Ça ne veut pas dire qu'il y a pas des couples qui peuvent décider de ne pas faire d'enfants du tout.

C'est c'est aussi un élément qui explique la baisse de la natalité. C'est c'estàd il y a des désirs d'enfants, il y a des refus d'enfants. Mais en tout cas le premier enfant, il vient d'une décision de de de former un foyer, donc un couple.

Mais je pense que c'est le deuxième enfant qui devient maintenant l'élément qui va déterminer la composition de la famille. Alors que pendant longtemps, c'était le troisème enfant. Il faut garder d'ailleurs les les les pour les allocations familiales le le supplément pour pour les enfants supplémentaires.

Mais donc je je serais plutôt si on devait avoir quelques moyens financiers supplémentaires, ce que je ne crois pas être la tendance euh c'est là qu'il y aurait sûrement à faire quelque chose pour le deuxème enfant. sur les exemples, enfin sur les vies professionnelles et vies personnelles. Euh notre parce qu'on parlait d'exemple, chaque fois que j'ai voyagé, chaque fois qu'on m'a interrogé sur la la natalité française ou la politique familiale, nous étions plutôt un exemple et un modèle et notamment pour les systèmes de garde.

Et là où il y avait des des très faibles taux de natalité, je pense à l'Allemagne, je pense à l'Italie, l'Espagne, pays d'Europe du Sud d'une manière générale, c'est parce qu'il n'y avait pas de politique qui était aussi active que la nôtre pour des systèmes de garde. Et al en revanche, nous ce qu'on peut regarder des pays scandinaves, c'est précisément le fait que il y a une obligation maintenant pour les paires de prendre un congé lorsque l'enfant arrive, de pas simplement faire un congé parental, on se partage et c'est souvent 80 % je pense c'est les femmes qui prennent le congé. Donc là, c'est très important que on puisse donner cette obligation et pas simplement cette faculté.

Alors, sur la dernière question que vous avez posé, c'est très frappant. En France, on est très attaché à l'école et donc à la place de l'école, au rôle de l'école, à l'espace scolaire et très peu au à tout ce qui est extra scolaire en terme de bah de de de vie avec l'enfant. Le nombre de mètres carrés de d'espace vert dans les villes et en France est quand même beaucoup plus réduit qu' qu'à l'étranger.

Euh le peu de ça ça a changé depuis quelques années heureusement de jeux qui sont proposés euh de systèmes de de garde précaire très très de très courte durée dans beaucoup de de pays. Il y a des systèmes d'accueil pour l'enfant pour quelques heures. Mais alors ça pose quand même si on se parle franchement pour ces systèmes que que je viens d'indiquer, ça ça suppose une confiance.

Confier son enfant, c'est un élément très important de de sécurité qu'on attend de de ceux qui rendent cette prestation. Mais pour ce qui est effectivement de la visibilité, euh regardez le nombre de de restaurants de de lieux de spectacle qu'on accepte pas les enfants. Donc d'hôtel même ou de de de système de vacances où l'enfant n'est pas forcément souhaité.

Donc je pense qu'effectivement il y a là une une évolution alors qui qui tient peut-être moins la réglementation enfin elle peut évoluer qu'à l'organisation de l'espace public qu'une commune ou qu'une collectivité peut promouvoir. Pardon ? H beaucoup juste de questions euh complémentaires euh à votre propos euh qui me paraissent tout à fait intéressant parce que vous êtes finalement euh l'un des seuls jusqu'ici à avoir assumé que la politique familiale euh doit euh doit intégrer un objectif de natalité.

C'est souvent euh caricature dans les positions politiques des uns et des autres plutôt une position qui est tenue à droite voir euh euh droite plus radicale, plus extrême de dire qu'on assume clairement que la politique familiale a un objectif nataliste, je vous cite, mais pour être sûr de vous avoir bien compris et de comprendre ce que vous voulez dire derrière cet objectif, euh est-ce que vous iriez jusqu'à dire que notre politique familiale doit inciter finalement les Français à faire des enfants ou est-ce que vous en restez à ce qui est plutôt la position qui et celle du groupe Horizon lorsqu'on a créé cette mission d'information parce que tu es un droit de tirage de notre groupe de dire nous on répond finalement à un désir d'enfant empêché c'est-à-dire qu'il y a des français qui veulent avoir des enfants, ils y renonceront souvent et on essaie de répondre à ce désir d'enfant empêché mais ça m'intéresse de on a interrogé beaucoup des personnes qui sont venues ici sur cette question de jusqu'à où on va euh dans l'objectif de notre politique familiale et dans l'objectif nataliste et de natalité. Ça m'intéresserait vraiment de creuser avec vous si vous l'acceptez ce ce cette question. Et puis une dernière question euh rapide euh vous président je sais que l'avenir appentient à ce qu'il prépare aujourd'hui monsieur le président mais est-ce que ou députés euh est-ce que vous vous considérez qu'il faut que le congé qu'il faille pardon que le congé paternité soit obligatoire c'està-dire aller jusqu'à l'obligation pour les pères de prendre leur congé paternité.

Voilà. Puis je vais vous laisser réagir rapidement. Par contre, je m'excuse, on n pas encore enfin on a plus énormément de temps sur l'audition.

Si vous pouviez être concis pour qu'on puisse derrière donner la parole aux députés qui sont présents. Je vous remercie. Ben, je vais être très précis et très bref.

Oui, je suis pour l'obligation du congé de paternité de je suis pour que on favorise autant qu'il est possible la satisfaction du désir d'enfant. Ce qui suppose donc qu'on débloque ce qui est aujourd'hui euh regardé par les familles comme un verro. Je pense notamment au logement.

Euh troisièmement, l'objectif de natalité n'est pas simplement un objectif lié à une croyance ou une conception de la famille qui supposerait qu'on fasse beaucoup d'enfants pour être une bonne famille. On peut faire une bonne famille avec un enfant. s'il est heureux.

Ce qui compte, c'est le c'est c'est le bien-être de de l'ensemble de la société. Or, une société qui a peu d'enfants vit avec moins de de perspectives de de progrès que des sociétés où l'enfant devient rare. et au-delà des questions économiques puisque il est nécessaire d'avoir d'équilibre des générations pour le financement des retraites et puis aussi pour la pour le fait que l'économie a besoin de main d'œuvre et de main d'œuvre qualifié et si on veut éviter que parce que c'est un débat qui est aussi présent que l'immigration soit un moyen de venir supplé d'œuvre dans un pays comme le nôtre, queles que soient les tâches d'ailleurs que l'on peut proposer, nous avons besoin de favoriser le le la décision de faire des enfants, tout en sachant que ça obéit à des considérations à la fois très privées, très intimes, très personnelles et à des considérations collectives.

Il faut avoir confiance dans dans l'avenir, confiance dans son couple, confiance dans dans ce qu'est la décision de faire un enfant pour euh en faire vraiment. Je vous remercie. Je vais peut-être pousser un peu la discussion encore sur ce point-là si vous me le permettez parce que finalement on touche à un sujet qu'on a jusque là quand même assez rapidement éludé dans nos différentes auditions.

Celle de d'assumer une ambition en terme de natalité pour notre pays. On l'a souvent évacué parce que c'est vrai qu'on a ce vieux et long combat féministe de l'aliénation du corps des femmes au bénéfice de la société, de l'impact que le fait de faire famille peut avoir sur non seulement le corps des femmes, mais leur place aussi dans la société. euh de de cette sortie du président Macron sur le réarmement démographique qui a aussi créé un malaise profond, voir une forme de tabou autour d'objectif de natalité et finalement comment on arrive à articuler euh une forme d'éclairage de la société sur ce que cela signifie de voir notre natalité baisser d'un point de vue sociau économique.

D'une part, notre pacte social est directement mis en en question à travers la baisse de la natalité, mais pas seulement, hein. Que va-t-on faire de nos écoles qui vont fermer ? Comment nos entreprises vont-elles trouver de la main d'œuvre ?

Sauf que c'est particulièrement cynique et difficile de se dire que on réduit un souhait de natalité à des considérations socio-économiques. Pour autant, on peut pas les mettre de côté. Euh mais euh mais j'ai trouvé juste ce que vous disiez sur finalement cette perspective de société lorsque nous avons moins d'enfants.

Comment fait-on société lorsque finalement on ne désire plus transmettre ? Parce que c'est aussi cela qui se cache derrière une natalité qui baisse. Euh j'avais aussi alors des questions cette fois-ci beaucoup plus pratico pratiques mais euh ou en tout cas extrêmement concrètes euh sur la question du congé. euh paternité du congé de naissance.

Euh j'ai j'ai bien noté votre euh votre opinion de le rendre obligatoire pour les pères ou le co-parent. Euh j'ai l'impression que parfois on a quand même un angle mort assez fort autour de cette question des congés qui est celui des professions libérales. Euh alors les professions libérales, ce sont euh les médecins, ce sont les avocats, mais ce sont aussi parfois les petits artisans, les petits commerçants, certains agriculteurs, tous ces indépendants qui ne rentrent pas dans le cadre du salariat et pour qui il va être compliqué d'imposer un congé ou d'allonger un congé.

Est-ce que c'est une considération qui vous avait animé également à l'époque où vous vous êtes interrogé sur la politique familiale du pays ? Comment intégrer euh ou en tout cas éviter cet angle mort ? Parce que on voit aussi qu'à travers l'ubérisation de notre économie, on a parfois notamment chez les plus jeunes un nombre croissant d'indépendants, de micro-entrepreneurs pour qui il ne faudrait pas qu'on passe à côté. vous parliez et vous avez à plusieurs fois relevé la question du logement comme étant un frein important notamment à l'enfant de plus.

Euh faudrait-il aller jusqu'à avoir une politique familiale du logement, c'est-à-dire au-delà du fait de relancer la politique du logement qui était à l'arrêt depuis plusieurs années, envisager un pré à tau zéro qui intègre le nombre d'enfants ou la composition du foyer, envisager d'autres méthodes de calcul ou une refonte des APL à partir de la composition cette fois-ci vraiment strictement familiale du foyer, non pas uniquement financière. Enfin voilà. Il y a-t-il y a-t-il autre chose à repenser autour de la politique du logement ?

Et puis dernière question pratico pratique, même si j'en aurai beaucoup d'autres autour de la question du no kids. On a tendance à oublier que l'enfant est un individu comme les autres. Euh et on est dans un pays dans lequel les discriminations sont interdites.

Devrait-on aller jusqu'à des sanctions assumées et fortes à l'égard des établissements qui refusent d'accueillir les enfants au titre d'une politique discriminatoire ? Voilà, je j'en finis avec ce ce premier lot de question et puis nous aurons à l'issue de vos réponses une demande d'intervention de madame Sicar et une demande d'intervention de madame Bergantz. Je vous remercie.

D'abord l'argument est-ce qu'on on fait des enfants pour préparer sa retraite est un argument qui ne porte pas ? Je ne dis pas qu' qu'il n'a pas de de sens, hein. Vaut mieux pour financer les retraites, avoir des actifs.

Mais l'idée qu'on va concevoir un enfant pour sa propre retraite, c'est une idée qui qui remonte à loin. on faisait des enfants pour qu'il nous protège mais là la perspective financière des retraites n'est pas intégré dans l'acte d'enfant enfin de conception de l'enfant. Donc on fait des enfants parce que on on veut que qu'ils soient heureux.

Euh et et donc la condition pour euh pour qu'une société soit nataliste, il faut qu'elle soit dynamique, faut qu'elle soit mobile, faut qu'elle soit porteuse. En ce sens, euh la question de l'école est déterminante. C'estàdire que si j'ai confiance dans le système scolaire, je ferai d'autant plus le choix de faire des enfants.

D' tout se tient. Donc la politique familiale, c'est pas simplement politique financière, une politique articulée sur une redistribution ou ou sur des moyens de garde. C'est c'est aussi une politique globale qui fait que on a l'idée que par l'école et par d'autres moyens, il va y avoir un progrès individuel et et collectif.

Mais alors euh il y a aujourd'hui des économistes qui pensent que c'est bon pour le rétablissement des finances publiques de d'avoir moins d'enfants puisque il va y avoir des charges qui vont diminuer et comme l'espérance de vie progresse, on peut pendant 10 ans ou 15 ans imaginer un système où ayant moins d'enfants, nous aurons moins de de coûts pour l'accueil de ces enfants. pour l'éducation de ses enfants, pour l'université, puisque ça va arriver aussi à ce à ce niveau-là. Et comme le vieillissement et l'espérance de vie s'allonge et et qu'il peut-être donc évite qu'il y ait tout de suite une charge importante, il y a il y a un lapse de temps qui qui peut nous être profitable.

Et ben non, il y a il y a c'est un calcul à très courte vue parce que euh ayant moins d'enfants nous aurons sans doute plus de place mais nous aurons moins d'efficacité dans collective. Donc c'est pour ça que ce calcul me paraît déraisonnable. Sur la question des indépendants, il y a un avantage d'être indépendant, c'est que bah on est indépendant. on on peut décider soi-même de la flexibilité de son temps de travail pour certains.

Pour d'autres, c'est pas aussi simple. D'autant que il y a des faux indépendants. Il y a des indépendants qui sont totalement soumis à un système de travail euh qui leur est donné.

Euh moi, je me suis souvent posé la question pour les agriculteurs parce que c'était pas simplement pour la question des enfants, c'était pour la question aussi des congés, c'était pour la question de la vie de famille. Euh et donc il faut essayer de favoriser et et c'est c'est d'abord il y a de plus en plus de femmes qui sont chefs d'exploitation et il y en aura de plus en plus. Il y a de plus en plus de femmes qui sont euh travailleuses indépendantes.

Donc euh résultat, il faut qu'il ait des pères qui fassent aussi leur leur part et donc de de travail. Et donc je je pense qu'il faut effectivement adapter nos décisions à ces statuts différents, mais je pense qu'on peut on peut y parvenir. Sur le logement, je serais moins favorable auprès à tau zéro.

Bon euh qui qui sera pas à mon avis un un levier très important que euh au système des euh des des appels sûrement ou même euh puisqu'on recherche toujours des mesures fiscales pour encourager euh l'investissement immobilier. l'investissement immobilier pour la résidence principale. Longtemps l'investissement immobilier, c'était pas j'ai moi soutenu cette politique était pour pour que le propriétaires puissent louer.

Mais là pour l'acquisition du premier logement, je pense qu'il y a sûrement un dispositif fiscal à imaginer pour les primaux accident accédents. Enfin, pour dernière question, c'est vrai qu'on est toujours gêné de dire qu'il faut des sanctions et qu'il faut tout vérifier, mais quand il y a vraiment presque une provocation dans l'affichage qu'on accepte pas les enfants comme on accepte pas les animaux, c'est vrai qu'il y a quand même làément qu'il faut sanctionner. Merci beaucoup pour vos retours très concret, madame Sicar.

Merci madame la présidente. Monsieur le président, ce déclin démographique ne touche pas seulement la France. On peut dire que c'est un déclin européen, un déclin même du monde occidental. hein.

Enfin, en tout cas, en Europe, certains de nos voisins ont pris le problème à bras le corps. Il y a l'Italie de Georg Méloni a a hérité d'une situation encore plus catastrophique que la nôtre et en a fait sa priorité nationale. Son gouvernement consacre désormais 20 milliards d'euros par an à la location familiale unique complétée par une prime de naissance de 1000 € et un bonus crèche pouvant attend atteindre 3600 €.

Je voudrais savoir ce que vous pensez de ces mesures et de cette approche italienne. Je vous remercie. D'abord, il y a pas que les démocraties occidentales qui sont victimes de la dénatalité.

La Russie par exemple, je peux comprendre d'ailleurs hein parce que faire des enfants c'est pour les emmener à la guerre, c'est c'est vrai que c'est pas tout à fait encourageant. Mais depuis longtemps, la Russie connaît des taux de natalité très faibles. Je parle pas de la Chine qui avait décidé de faire une société où il n'y avait qu'un enfant par couple. elle y revient d'ailleurs puisque les les les clins démographiques vont être très importants en Russie et et en Chine.

Je parle là des des puissances qui sont autour de nous aux États-Unis euh qui est une démocratie occidentale jusqu'à récemment en tout cas nouvel ordre euh il y a aussi un déclin démographique euh et qui dans une société libérale est pas si facile à corriger puisque il y a pas de politique familiale. Alors l'Italie l'Italie mais pas simplement depuis quelques années depuis depuis très longtemps a des taux de natalité qui qui sont alarmants. Donc il était assez logique.

Un moment le gouvernement s'en empare et on va voir si ces mesures financières sont de nature, elles auront sûrement un effet compte tenu du fait qu'il n'y avait pas de politique familiale. C'estàd que en Italie c'était l'idée que une société qui était catholique que l'idée que les les les comportement allaient être lié à une à des convictions religieuses. Ben non, ça fonctionne pas ainsi.

Donc on va voir si ces politiques qui vont rattraper les nôtres puisque en réalité il n'avait pas du tout de politique. Vous avez donné les éléments qui étaient comparables au nôtres. On va voir si elles auront un effet, je pense qu'elles seront un effet conjoncturel donc euh euh qui sera visible, mais que tout dépendra là aussi des éléments plus sociologiques et aussi logement, de la confiance dans l'avenir, de de l'économie, euh de la place de l'enfant.

Euh est-ce que on regardera si ça favorise le premier enfant ou le deuxème enfant ? Ils ont fait une prime pour le trè enfant. Euh on verra si ça peut produire des résultats.

Voilà ce que je peux vous dire sur euh sur euh le les politiques familial. Ce qui est intéressant, c'est que l'Italie a pris plutôt le parti compte tenu du du fléchissement démographique de donner des primes et des allocations. Et les Allemands qui sont aussi touchés par ce phénomène ont plutôt pris le parti de favoriser l'accueil et dans des structures collectives ou individuelles pour le pour le pour les enfants.

Je vous remercie madame Bergante. Merci madame la présidente. Merci monsieur le président pour la sincérité et la nuance de vos propos et cela évoque évidemment la complexité de notre politique familiale assez unique qui déploie un un budget important tant au niveau des prestations, du quotient familial mais également de l'accueil et aussi des droits familiaux à la retraite.

Je ne crois pas que beaucoup d'autres pays ont une telle un tel spectre de de d'aide aux famille. Je je partage, je voudrais dire en préambule que je partage avec vous le fait que vos réformes notamment sur les allocations familiales, les caution familiales, je ne crois pas que ce soit qu'elles aient eu pour conséquence la baisse de la natalité. Néanmoins, cela a envoyé un message assez négatif aux familles.

En tout cas, c'est comme ça qu'elles l'ont perçu et elle vous le disent probablement encore. Moi, j'aimerais revenir à la conciliation vie familiale et vie professionnelle. C'est le sujet de l'accueil et je crois qu'on peut dire, même si évidemment c'est perfectible et sans nier euh je dirais la crise actuelle de pénurie de personnel que connaissent les crèches, on peut dire qu'on est euh euh voilà plutôt dans une bonne moyenne européenne, mais également je voudrais évoquer le reste à charge aux familles.

Et là, je voudrais en revenir avec beaucoup de d'humilité he mais sur une des réformes que vous avez mené sur le complément de libre choix avec une baisse de plafond qui a impacté euh assez euh significativement, je dirais, les familles moyennes aux familles moyennes aisées avec un reste à charge qui a augmenté. Euh alors évidemment là aussi je fais pas forcément de lien avec la baisse de la natalité mais en tout cas la question peut peut se poser. En tout cas la question peut se poser sur le fait que ces familles-là ont aujourd'hui moins d'enfants que on va dire les les les familles plus précaires ou les familles plus aisées qui sont aidées soit par des prestations familiales d'un côté soit par le quotient familial de l'autre.

Est-ce que vous feriez différemment aujourd'hui euh et est-ce que vous pensez que justement ce reste à charge aux familles est un sujet important ? euh qui pourrait après l'expérience du premier enfant empêcher euh l'envie d'avoir un un deuxème enfant. Quand on prend des mesures comme j'en ai décidé qui baissent le plafond du caution familial ou qui module les allocations familiales et qui touche une catégorie particulière de famille, c'est euh forcément assez mal reçu par les familles concernées Ça fait pas beaucoup de familles mais mais ces famillesl sont quand même plutôt mécontentes puisque elles ont eu un un ou un plus d'impôts à payer ou moins de prestation à recevoir.

Même si c'était pas considérable, c'est suffisant. Mais ça ce n'est pas et vous l'avez dit d'ailleurs du tout un facteur explicatif de de la baisse de la natalité puisque quand vous faites des enfants, vous n'avez pas de prestation. Vous vous vous attendez peut-être des prestations ou vous espérez bénéficier d'un caution familiale, mais c'est pas l'acte qui qui puisque rien n'a changé pour elles avaient pas d'enfants, elles vont avoir un enfant, elles vont avoir un système social ou un système fiscal qui va leur être approprié.

J'ai eu assez peu de remonté, pas dire que j'ai eu des compliments, mais j'ai eu assez peu de remonté de familles qui ont été concernées. Et là où vous avez raison, c'est que pour des familles aisées, la question de l'aide est est tout à fait inexistante dans la décision de faire des enfants. Dans les familles populaires, euh les prestations qui sont ce condition ressources comptent beaucoup.

Est-ce qu'elles sont tout à fait la raison de faire des enfants ? Je ne crois pas. Mais ça compte beaucoup quand même.

Là où on a une catégorie qui peut être finalement décisive pour faire peut-être plus d'enfants qu'elle en fait, c'est pour pour ces catégories qui ne sont pas, on les connaît, suffisamment aidé et et mais qui sont suffisamment fiscalisés pour être découragé. C'est une partie de la population qui serait d'ailleurs intéressante de mesurer statistiquement parce que c'est sans doute cette sur cette population là qu'il faut faire un travail et c'est cette population cette partie- làà de de la société française qui doit être encouragée pour l'accession à la propriété. C'est elle qui a le plus de difficultés pour accéder à la propriété.

La on pourrait dire que les catégories plus modestes sont dans le logement social ou sont dans un système de logement locatif. euh mais sont pas forcément des propriétaires que euh les personnes qui sont favorisées ont plus facilement soit par transmission, héritage ou euh par euh les moyens dont il disposent une possibilité d'accéder à la propriété. Mais il y a une partie de la population qui jusqu'à récemment, c'estàd jusqu'à il y a euh 10 ans, accéder à la propriété aujourd'hui sont découragés de le faire compte tenu d'autres d'intérêt, compte tenu de la difficulté d'accéder au crédit, compte tenu de de bah de l'offre qui n'est pas suffisante.

Et donc je pense que c'est par l'accession à la propriété qu'on répond à ce besoin qui est tout à fait évident d'être soutenu pour pour éventuellement élargir le le nombre de d'enfants sur après une opinion personnelle. Euh moi, il se trouve que j'ai quatre enfants qui sont dans les mêmes conditions de de d'existence, qui ont les mêmes pas forcément les mêmes revenus mais pas loin. Ils n'ont pas les mêmes choix de faire des enfants ou pas.

La question de faire des des enfants reste une question intime qui n'est pas lié à un statut social, qui n'est pas lié à un niveau de revenu qui est lié à d'abord une vie personnelle. Qu'est-ce que je veux pour pour mon existence et qui est lié aussi à à l'idée qu'est-ce que je veux créer et donc progrès pour pour la suite. Et si on oublie cette dimension intime, on ne peut pas avoir une politique familiale.

Donc c'est c'est c'est un levier très difficile à manier. Mais il faut arriver à à donner à à chaque femme et chaque homme la volonté de de transmettre et donc de faire des enfants. C'est c'est c'est un élément très politique.

C'est à la fois intime et très politique. C'est intime parce que ça répond à des choix personnels et c'est très politique parce que c'est ça la politique, c'est la projection. C'est c'est le projet, c'est l'idée de demain.

Et donc c'est pour ça que votre sujet est un sujet éminemment politique. Faire des enfants ou de pas faire d'enfants ou de faire moins d'enfants, c'est tout un tout un ensemble de de données qui sont à la fois personnelles et presque philosophique. en tout cas se donner toutes les conditions pour permettre à chacun de pouvoir réaliser ce désir d'enfant.

Et c'est là où dans ce que vous dites sur la notion financière par rapport au fait de faire des enfants, vous dites que l'argent n'est pas une motivation pour faire un enfant. On observe quand même et notamment dans le le recueil de la consultation, on a eu près de 30000 réponses à la consultation citoyenne que nous avons lancé. Le premier frein qui a amené les couples à renoncer au deuxième enfant, c'est justement le frein financier.

C'est-à-dire que oui, on ne fait pas un enfant pour toucher une prestation ou une allocation, ça c'est clair. Ce sont des considérations presque enfin presque métaphysique, en tout cas beaucoup plus intimes et psychologiques qui vont amener un couple à décider de faire un enfant. En revanche, lorsque le désir est là, si les conditions financières ne sont pas réunies, alors on peut renoncer à ce désir d'enfant.

Et ça se ça s'observe de manière quand même assez flagrante quand on met en relation l'indice conjoncturel de fécondité avec la question des revenus notamment de la mère. Les femmes qui ont moins d' 1,6 enfants sont celles qui gagnent entre 1000 et 2000 € par mois. les autres ont plus d'enfants et donc il y a vraiment cette corrélation avec cette classe moyenne qui s'est largement paupérisé ces dernières années dans sa capacité à aller réaliser un désir d'enfant puisque le désir d'enfant en France est quand même toujours assez élevé. s'établit autour de 2,3 ce qui reste un un chiffre quand même relativement élevé.

Et c'est vraiment cette question là qui vient aujourd'hui au-delà des considérations dont vous parliez qui sont très justes he sur le fait de de donner en faisant aussi de la politique et des politiques familiales donner envie aux gens de faire famille et de réaliser leur famille et de faire des enfants. Il y a quand même cette considération financière qui nous questionne beaucoup sur la lisibilité et la l'accession aux prestations sociales dans notre capacité à accompagner financièrement les gens dans leur désir d'enfant ou en tout cas que ça ne soit pas un frein dans leur volonté de faire famille. Tu veux peut-être compléter Jérémie ?

Peut-être une une dernière question. Vous avez fait référence à à vos à vos enfants, monsieur le président. Euh pas évoqué aux petits enfants, je sais pas si vous vous en avez.

Bon, alors c'est [rires] ce qui me permet de de vous interroger. On parle, on a beaucoup parlé dans notre mission d'information finalement des parents, des enfants. On a peu évoqué la question des grands-parents.

Euh il y a un problème africain qui dit qu' pardon qu'il faut tout un village pour élever un enfant et on a peut-être perdu dans notre société la la solidarité intergénérationnelle. Euh finalement, on voit des des couples qui qui s'expriment s'expriment pardon un peu seul euh dans dans l'éducation de leurs enfants, dans l'accompagnement matériel et et là je voilà, c'est votre regard à la fois d'ancien élus, députés aujourd'hui, de président, d'élus local, de père, grand-père du coup euh auquel je m'adresse. Mais mais qu'est-ce qu'on peut attendre aussi des des grands-parents dans une société qui a un peu perdu la solidarité intergénérationnelle ? pour être un peu brutal et brut dans ma question qui attend beaucoup de l'État, j'allais dire tout mais c'était un peu excessif qui attend beaucoup de de l'État.

Voilà. Alors madame la présidente a insisté sur le deuxième enfant, je pense effectivement c'est c'est le moment de charnière. Fait-on un deuxième enfant ?

Quand on fait un deuxième enfant, euh le logement devient le sujet principal puisque quand on est un couple, on fait un enfant, on peut rester dans le même appartement mais quand on est avec un deuxième enfant, faut changer d'appartement. Donc c'est pas simplement la location qui va permettre ce ce changement d'échelle, mais sûrement qu'il faut améliorer le le passage au deuxième enfant, soit par une majoration des allocations familiales, soit par c'est pas d'ailleurs exclusif, soit par une disposition pour l'accession à la propriété. Mais c'est bien le deuxième enfant qui devient aujourd'hui la la cible.

Le 3è le trisème on a longtemps pensé que c'était celui qu'il fallait encourager mais quand on a un logement pour deux enfants, on peut avoir le 3è il il crée pas la même rupture que le deuxième enfant. Donc c'est pour ça que je je prends plutôt cette priorité sur ensuite c'est pas vrai que les classes moyennes ont été popérisées au sens de leur revenus. Quand on regarde les évolutions de pouvoir d'achat, il y a il y a aucune baisse de pouvoir d'achat depuis euh 30 ans 40 ans.

Qu'est-ce qui s'est passé ? c'est qu'avec le même pouvoir d'achat, vous accédez beaucoup plus difficilement au logement ou à certaines conditions de vie qui était plus facile précédemment. Ça coûte plus cher de vivre.

Alors ça se mesure pas en terme de pouvoir d'achat. Ça coûte plus cher de vivre. C'est-à-dire ça coûte plus cher de se transporter, ça coûte plus cher de de de se loger, ça coûte plus cher de garder ses enfants ou de faire garder ses enfants.

C'est ça qui qui va créer ce sentiment qui est une réalité d'ailleurs de popérisation. Je gagne peut-être la même chose avec une forme d'indexation, mais tout ce que je peux rencontrer comme difficulté va va être amplifié. C'est c'est pour ça que ce qui ce qui ce qu'il faut avoir comme statistique, c'est pas simplement des pouvoirs d'achat monétaire, c'est ce que les certains avaient appelé pouvoir de vivre et cetera.

C'est c'est comment on vit ? Et et c'est c'est là la question de la famille se se pose. Alors sur les grands-parents, qu'est-ce qu'elle est le changement ?

Bah c'est c'est que on vit on vit plus à côté de ces c'est quand on a un couple, on vit plus à côté de ses parents ou les parents ne vivent plus à côté du couple. euh la mobilité à faire, c'est-à-dire que la solidarité, elle est toujours là, mais l'éloignement, il est il est là. Donc le rôle des grands-parents, c'est les vacances en gros quand il quand ils sont mais c'est plus ce qui était la la la solidarité du quotidien qu'on trouve encore dans l'espace rural compte tenu de de la cohabitation qui peut exister.

Mais c'est pour ça que pour les grands-parents, lorsqu'il faut faire des aides aux grands-parents pour qu'ils s'occupent de leurs petits enfants, là on irait un peu trop loin dans la politique familiale. Mais c'est vrai que que c'était un élément très important les grands-parents et et encore plus important dans les familles recomposées parce que c'est aussi un élément qui faute intérêt, c'est que c'est que les familles recomposées à la fois limite sans doute la natalité. mais peuvent aussi on peut avoir deux familles dans une même vie pour les hommes.

Merci beaucoup monsieur le président pour cet échange. Tu voulais poser une question ? Non pardon.

Merci beaucoup monsieur le président pour cet échange riche, ouvert et sincère. M.