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InterviewMoDem· 11 mars 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalSécurité

L’Iran doit changer de posture | Jean-Noël Barrot

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    On a entendu le président dire 'La France ne pleure pas la chute d'un bureau après l'élimination de Rameney'. Donc ça veut dire qu'elle soutient la démarche d'Israël et des États-Unis. On est pour, on est contre cette guerre ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Donald Trump a assuré que la guerre était quasiment finie. Est-ce que vous attendez un désengagement rapide ?

  • 4:28OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que le plus dur de la guerre est à venir ?

  • 5:45RelanceRéponse directe

    Vous appelez à un changement de posture de la République islamique, vous n'avez pas l'impression que c'est un peu un vœu pieux ?

  • 7:05OuverteRéponse directe

    Si nous revenons à la situation de la France là, la France a envoyé des frégates, un porte-avion Charles de Gaulle... Déjà, est-ce qu'il y a des pays qui ont dit oui ?

  • 7:44RelanceRéponse directe

    Durablement, ça veut dire plus tard, une fois la crise passée ou ça veut dire maintenant en situation de crise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:06Jean-Noël BarrotFait
    « Il me semble que la première des choses, c'est que la République islamique d'Iran puisse se résoudre à un changement radical de posture et à des concessions majeures. »
  • 6:25Jean-Noël BarrotFait
    « Nous avons même décidé de désigner le corps des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne. »
  • 8:27Jean-Noël BarrotFait
    « Il s'agit en aucun cas de rentrer dans la guerre parce qu'on a du mal à saisir ce que c'est une mission internationale défensive. »
  • 9:05Jean-Noël BarrotFait
    « Il existe comme dans notre droit national un principe de légitime défense. »
  • 10:27Jean-Noël BarrotFait
    « Non, ce que nous voulons c'est bâtir une mission à l'exemple de ce que nous avons fait en Mer Rouge avec des partenaires européens grecs, italiens et espagnols. »
  • 12:32Jean-Noël BarrotFait
    « Ce que nous sommes parvenus à faire il y a 10 ans en obtenant des concessions et un recul drastique par l'Iran de son programme nucléaire. »
  • 13:50Jean-Noël BarrotFait
    « Nous attendons que l'Iran renonce à être une puissance déstabilisatrice et dangereuse avec un programme nucléaire, avec un programme de missile. »
  • 14:35Jean-Noël BarrotFait
    « Des moyens militaires français sont intervenus dans l'espace aérien de certains des pays de la région avec lesquels nous avons des accords de défense et notamment les Émirats arabes unis. »
  • 18:09Jean-Noël BarrotChiffre
    « Le déploiement de force français dans la Méditerranée orientale, aussi rapidement et aussi massivement pour apporter un renfort et un appui à Chypre. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Ce soir, nous allons tenter de comprendre les conséquences de cette guerre lancée par les Américains et les Israéliens il y a 11 jours maintenant. Une guerre qui change le monde, c'est la question que nous poserons ce soir. L'escalade régionale, la flambée des prêts du pétrole, la survie d'un régime iranien qui a choisi la stratégie du chaos avec une Europe qui se retrouve embarquée, malgré elle dans un conflit et des États-Unis dont les intentions sont parfois difficiles à saisir. Une émission exceptionnelle en partenariat et en simultané sur France Interre. L'événement, c'est maintenant. Personne n'aurait cru qu'on aurait un succès aussi rapide. Ça fait peur. Ça fait peur.

Cette guerre, je pense durera à coup sûr dans cette phase intense, en tout cas plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines.

0:59
Non speech

[musique]

1:00
Locuteur

Bonsoir Jean- Noël Barreau. Bonsoir. Merci d'avoir accepté cette invitation. Je rappelle que vous êtes ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Avec vous ce soir, on va prendre le temps pour tenter de comprendre les conséquences de cette guerre. À mes côtés ce soir, Pierre Asky. Bonsoir. Vous êtes journaliste et chroniqueur géopolitique à France Interre, auteur de la fin d'un monde. Comprendre, c'est le sujet, notre époque aux éditions Stock. À vos côtés, Mariam Pierrezadé, vous êtes rédactrice en chef à France 24, vous êtes franco-iran. Vous allez passer la soirée tous les deux à mes côtés. Première question, j'allais dire assez simple pour commencer ce soir, monsieur le ministre.

On a entendu le président dire "La France ne pleure pas la chute d'un bureau après l'élimination de Rameney. Donc ça veut dire qu'elle soutient la démarche d'Israël et des États-Unis. On est pour, on est contre cette guerre ? Non. Euh, puisque vous avez en quelque sorte coupé la phrase en deux, elle commençait par dire que cette guerre a commencé par des frappes israéliennes et américaine que nous ne pouvions approuver parce qu'elle se faisait sans but précisément défini et surtout en dehors du droit international. Donc, nous la condamns. Donc non, cette guerre nous ne l'avons pas approuvé et nous n'y avons pas participé. Nous ne l'approuvons pas et nous n'y participons pas. D'accord.

Nous ne l'approuvons pas et nous n'y participons pas. Euh Donald Trump a assuré que la guerre était quasiment finie. Est-ce que vous attendez euh un désengagement rapide ? Est-ce que vous l'espérez le désengagement américain ou est-ce que vous le redoutez ? Ce que je souhaite en tout cas euh c'est que euh nous puissions avancer au plus vite vers une des escalades puisque l'escalade militaire dans la région, elle emporte avec elle, on le voit, euh des euh des risques qui sont majeurs pour nos intérêts, pour la sécurité de nos ressortissants sur place, mais aussi pour nos partenaires et puis pour l'économie mondiale avec la flambée des prix du diesel ou de l'essence.

Et pour ça et bien il me semble que la première des choses, c'est que la République islamique d'Iran puisse se résoudre à un changement radical de posture et à des concessions majeures pour que puisse émerger une solution durable qui permette à la fois à l'Iran, à ce grand pays du Moyen-Orient d'avoir une coexistence pacifique avec ses voisins et qui permettent au peuples, aux iraniennes aux iraniens, au peuple iraniens de construire librement son avenir. Donc ça veut dire vous n'avez vous n'appelez pas à la cessation d'une guerre que vous n'approuvez pas. Nous appelons à une desescalade la plus rapide possible, à la cessation des hostilités.

Mais je le dis, cela passe nécessairement Cela passe nécessairement euh par un changement radical de posture et d'attitude de la République islamique d'Iran. Donc ça veut dire qu'on dit aux États-Unis continuer tant que les Iraniens ne changent pas d'attitude. Non, on dit que cette escalade militaire doit cesser pour qu'elle cesse. Je vous rappelle que cette guerre nous ne l'avons pas approuvé. Nous n'y avons pas participé. Nous n'avons n'avons pas choisi le début et c'est ce sont les belligérants qui en choisiront euh la fin.

Ce que je dis, c'est qu'il me paraît essentiel euh que euh pour parvenir à cette désescalade, au bénéfice de la région, mais aussi euh à notre bénéfice, que euh la République islamique d'Iran fasse enfin ses concessions indispenses. Ça ve dire, ça veut dire euh que lorsque Emmanuel Macron appelle Donald Trump, il l'appelle à la désescalade. Il lui dit il faut la désescalade. Il c'est cela veut dire que lorsque nous adressons à chacune des parties, nous faisons nous faisons part de notre position qui est très claire. Il faut euh arriver au plus vite à la fin des hostilités. Vous voyez bien les conséquences qu'elles emportent.

Vous avez vu des reportages dont on vient de voir les images avec des Françaises et des Français qui attendent leur retour en France. Le prix de de l'essence qui augmente. Vous voyez bien aussi l'instabilité au Liban qui une nouvelle fois se trouve au bord du précipice. Il faut que tout cela s'arrête. pour que cela s'arrête et que cela ne se reproduise plus. Et bien, il faut que la République islamique d'Iran accepte de faire ses concessions radicales. Alors, Pitec, le secrétaire d'État à la défense américaine, affirme aujourd'hui que ce sera le jour le plus intense des frappes.

Les murs ont tremblé, on l'a entendu dans le journal de Léa Salamé, les murs ont tremblé à Teran qui se dit prêt à se battre aussi longtemps que nécessaire. Est-ce que vous pensez que le plus dur de la guerre est à venir ? Je crois qu'il faut prendre les les déclarations des des uns et des autres avec un peu de philosophie puisque c'est ainsi que va la guerre. Chacun fait des déclarations martiales et les plus intimidantes possibles. Quant à nous et bien nous nous préparons à toute éventualité.

Nous nous assurons de protéger nos ressortissants, d'apporter tout le soutien, comme le président de la République l'a fait hier à Chypre à nos partenaires qui ont été injustement ciblés par les drones et les missiles iraniens. Et puis nous travaillons bien sûr à soutenir le Liban dans les preuves qu'il traverse et à préparer la liberté de navigation en mer rouge mais aussi dans le golfe persique pour que la tension sur les prix de l'énergie puisse baisser. Mari Pieradem, vous vous appelez à un changement de posture de la République islamique, vous avez pas l'impression que c'est un peu un vœup pieux ? Parce que là, l'Iran sort des plus grands massacres jamais orchestré contre la population.

Au moins 30000 personnes au moins aur été tué. Au moment, une semaine avant la guerre, la contestation avait repris dans les universités. Je dire les mouvements de contestation se multiplient de plus en plus et au contraire, la répression s'intensifie contre la population iranienne. Là, la crainte des Iraniens, c'est que leur avenir se fasse sans eux. Est-ce que vous l'entendez ça ? Bien sûr et nous avons condamné avec beaucoup de force les violences d'état qui se sont abatttues aveuglément sur les manifestants.

Nous avons même décidé de désigner le corps des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne et nous avons pris des sanctions individuelles contre les responsables de ces violences contre la révolte pacifique du peuple iranien. Ce que je dis, c'est qu'il est euh indispensable que la République islamique puisse faire des des concessions radicales, un changement de posture. Et ce que je dis aussi, c'est que cela s'est produit par le passé et que je dirais même que la seule fois où cela s'est produit par le passé, ça n'a pas été le fait d'une guerre ou le fait des armes, ça a été le fait de la négociation. Et ça s'est passé il y a 10 ans à Genève.

La France était là et elle a obtenu pour la première fois depuis les débuts de la République islamique d'Iran qu'elle renonce à son programme nucléaire. Depuis cet accord sur le nucléaire iranien a été violé par l'Iran, ce qui m'a d'ailleurs conduit, même si j'ai passé une bonne partie de l'année dernière à essayer de le de le sauver cet accord pour nous prémunir contre les risques. Il vous a conduit à réappliquer des sanctions massives contre l'Iran au mois de septembre dernier.

Si nous revenons à la situation de la France là, la France a envoyé h frégades, de portes hélicoptères amphibie, le porte-avion Charles de Gaulle, on a annoncé une mission internationale défensive pour sécuriser le D3 d'Ormouse. Déjà, est-ce qu'il y a des pays qui ont dit oui ? Il y a bien sûr des pays qui sont intéressés puisque avec certains de ces pays, nous travaillons déjà dans le cadre d'une mission qui existe depuis plusieurs d'années, une mission européenne en mer rouge pour sécuriser le transit des portes conteneurs ou des pétroliers contre les attaques des outils de ce mouvement terroriste soutenu par l'Iran.

Et nous voulons reproduire en quelque chose en quelque sorte la même chose pour le golfe persique et de manière durable. Avec qui ? et bien avec un certain nombre de pays européens mais aussi de pays de la région qui peuvent être intéressés à durablement sécuriser ces voies de transit par lesquels euh passe euh une grande partie euh des énergies euh fossiles mondiales. Durablement, ça veut dire plus tard, une fois la crise passée ou ça veut dire maintenant en situation de crise ? Cela veut dire que le président l'a dit hier, qu'on ne peut pas imaginer déployer une telle mission alors que euh les hostilités sont au plus haut. Mais il faut d'ors et déjà se préparer.

Ça se ça ne s'improvise pas une mission comme celle-là. Il faut rassembler les partenaires puis ensuite planifier ces ces ces déploiements et s'assurer que le moment venu et bien cette opération soit prête opérationnel. Ça pour ça pourrait vouloir dire rentrer dans la guerre. Pas du tout. Il s'agit en aucun cas de rentrer dans la guerre parce qu'on a du mal à saisir ce que c'est une mission internationale défensive. À un moment donné quand il faut ouvrir le passage au pétrolier. Comment on fait ? C'est pourtant très simple. Les règles de la guerre, les règles du droit international, il y a des choses qu'elles autorisent et il y a des choses qu'elles n'autorisent pas.

Et il existe comme dans notre droit national un principe de légitime défense. Et c'est à ce titre qu'aujourd'hui nous apportons un concours à des pays comme Chypre ou comme les Émirats arabes unis ou comme le Qatar ou l'Arabie Saoudite qui sont directement ciblés par les missiles et les drones iraniens alors qu'il n'y était pour rien et qui n'ont en aucun cas agressé l'Iran. Maintenant, des missions comme celles que nous avons avec euh l'Europe en mer rouge, ça n'a pour seule vocation que de protéger la liberté de navigation parce que la liberté de navigation attaqué. Non, la liberté de navigation ça fait partie du droit de la mer. C'est un c'est un bien commun.

Et donc quand elle est entravée ou quand elle est menacée ou quand parce que même si euh la guerre s'est arrêtée, il y a un risque que euh parce qu'un bateau passe et bien qui puisse être pris pour cible, il est tout à fait autorisé par le droit international qu'on puisse comme ça euh lui lui assurer un passage sain et sa pris pour cible, c'est précisément ce que vous dites, on répliquera mais vous avez répliquera donc ce serait donc une entrée dans la guerre. Pas du tout. Le principe de légitime défense s'applique. La question c'est de savoir si vous faites usage de la force de manière conforme ou non au droit international.

Si nous avons dit qu'Israël et les États-Unis l'avaient fait d'une manière qui n'était pas conforme au droit international, c'est parce qu'il y a deux cas de figure que le droit international autorise pour l'usage de la force. Le premier c'est lorsque l'accord est donné par les Nations- Unies et leur Conseil de sécurité qui n'ont pas été consultés en l'occurrence. Le deuxième, ce sont les cas de légitime défense. La légitime défense est prévue par le droit international. Donald Trump menace de frapper l'Iran beaucoup plus fort, je le cite hein, si les autorités bloquent l'offre de pétrole, ce qui est le cas aujourd'hui.

La France pourrait-elle s'associer aux États-Unis pour ouvrir par la force le D3 d'Ormous, donc au côté des Américains ? Non, ce que nous voulons c'est bâtir une mission à l'exemple de ce que nous avons fait en Mer Rouge avec des partenaires européens grecs, italiens et espagnols pour assurer mais pas uniquement dans les jours qui viennent plus durablement la sécurité de la circulation dans le D3. Carasquip, vous dites que vous vous opposez à cette guerre, mais est-ce que il n'aurait pas été plus clair de de la de la contrer comme l'ont fait les Espagnols, notamment en empêchant le transit d'avion américain ?

Beaucoup de gens voient dans la posture espagnole un peu le le 2003 de la France face à la guerre en Irak. Qu'est-ce que vous répondez à cette critique qui vous est adressée ? Nous nous avons exprimé très clairement euh le l'opinion qui est la nôtre sur les opérations israéliennes et américaines. Mais euh ce que nous avons fait et bien c'est de déployer de manière totalement inédite nos moyens dans la Méditerranée orientale comme on l'appelle pour apporter pour apporter via la France pour apporter un secours à nos partenaires.

Et cette cette escalade militaire, je le disais tout à l'heure entre les lignes, nous avons vraiment tout fait pour tenter de l'éviter parce que nous avons proposé avant les la la répression dans le sang des manifestations pacifiques du mois de janvier, nous avons proposé à de multiples reprises à la République islamique d'Iran de renoncer à son programme nucléaire, à son programme de missile, à son soutien à des groupes terroristes dans la région et nous ne sommes pas parvenus malheureusement Vous êtes en train de nous dire que la France n'est pas écoutée.

Je suis en train de vous dire que ce que nous sommes parvenus à faire il y a 10 ans en obtenant des concessions et un recul drastique par l'Iran de son programme nucléaire, et bien cette fois-ci l'Iran n'était pas semble-t-il prête à à à y consentir et c'est dommage puisque rétrospectivement ça aurait peut-être évité ce qui est en train de se produire. Mais déjà durant les négociations, il y a euh de en en 2013, la République islamique avait toujours refusé de négocier son programme balistique et son ingérence dans la région. Et c'était justement la frustration de nombreux diplomates. Moi, j'habitais à Teran à l'époque et c'était la frustration de nombreux diplomates.

Donc, comment comprendre que ces négociations parce que on est censé être encore dans cet accord sur le nucléaire qui est qui est qui est une coquive vide depuis la la sortie des États-Unis, la France n'a jamais réussi à à pouvoir parvenir à à sauver cet accord. Parce que vous parlez de diplomatie, mais est-ce que la diplomatie est encore possible avec un un pays, un état des autorités qui tuent à la Kalashnikov sur sa population qui manifeste pour un changement de régime ?

Je vous l'ai dit, la seule solution pour une sortie durable de la crise, c'est un changement du tout autour euh du régime aujourd'hui en place en Iran à cause donc un régime change à cause des manifestations qui et qui ont été réprimées dans le sang, à cause de son obstination à se doter euh d'un programme nucléaire, à cause de son obstination à maintenir des missiles ou une capacité à lancer des missiles y compris sur ses voisins à cause de son soutien à des mouvements comme le Esbola qui aujourd'hui prend le Ban en otage et menace de le précipiter dans le Donc là, on retrouve la France au côté des États-Unis au fond sur le but de guerre de dire ce que l'on veut c'est la chute du régime.

Je vous ai expliqué ce que nous attendons. Nous attendons que l'Iran renonce à être une puissance déstabilisatrice et dangereuse avec un programme nucléaire, avec un programme de missile, avec le soutien à des groupes terroristes et en privant les iraniennes et les Iraniens de construire librement leur avenir. Ce que j'ai dit aussi Ce que j'ai dit aussi c'est que nous avons montré par le passé que nous avions réussi à obtenir des concessions majeures de la part de l'Iran sans faire appel aux armes mais par la négociation. Emmanuel Macron a dit "Il y a eu des interceptions, je citein qui ont continué ces derniers jours. Nous le faisons dans le cadre des partenariats qui sont les nôtres.

De quelles interceptions parle-t-il précisément et où est-ce que nous sommes intervenus ?" Il a eu l'occasion de le dire lorsqu'il s'est adressé directement euh au français.

des moyens militaires français sont intervenus dans l'espace aérien de certains des pays de la région avec lesquels nous avons des accords de défense et notamment les Émirats arabes unis puisque vous savez que nous avons là-bas une base avec 800 militaires français qui sont déployés mais dans une une posture strictement défensive et conformément au principe de légitime défense prévue par le droit international on a un président américain qui n'a pas prévenu les Européens qui n'a pas consulté les Européens qui ignore vos recommandations ou vos plaido euh et ceux des autres européens. Euh qu'est-ce que ça dit du monde qui est en train de se construire ?

Parce que cette guerre, elle est certes importante pour le Moyen-Ore, mais elle est aussi capitale pour le la création de ce nouvel ordre mondial que que veut Donald Trump. Le monde qui est en train de se construire et Pierre Asski le connaît mieux que quiconque. C'est celui d'une rivalité croissante entre deux superpuissances. la superpuissance du 20e siècle, les États-Unis d'Amérique, et la superpuissante émergente, la Chine. Une rivalité croissante qui pourrait même à un moment donné donner lieu à des conflits.

Et l'important pour nous au-delà de cette crise dramatique qui traverse le proche et le Moyen-Orient et bien c'est de avec l'Europe d'ouvrir une troisème voie pour éviter que nous nous trouvions entraînés dans un camp ou dans un autre parce que notre vision du monde et notre vision de nous-même c'est une France et une Europe forte et indépendante qui est capable de résister à la tentation qui sera celle de ces deux grandes superpuissances d'emmener avec ell dans leur rivalité et leur conflictualité le plus grand nombre de pays possible. Est-ce que l'Europe est à la hauteur de cet enjeu que vous venez de décrire ?

On a l'impression qu'à chaque crise, on réagit de manière désordonnée que les Espagnols d'un côté, le secrétaire général de l'OTAN dit bravo. Mertz, c'est dans le bureau oval quand quand Trump critique les Espagnols et il dit rien. Enfin, on a l'impression d'une sorte de cacophonie européenne à chaque fois. C'est un peu désespérant. On vit une période de transition et l'Europe doit accélérer pour être capable pour elle-même d'être indépendante mais aussi pour tracer cette troisème voie entre les deux grandes superpuissances dans laquelle beaucoup d'autres pays s'engouffreront.

Mais ça ça suppose qu'elle prenne les mesures nécessaires pour son indépendance à commencer par se libérer de ses servitudes en matière de défense.

Et de ce point de vue-là, je crois que la voix de la France commence enfin à être entendue et des décisions à être prises et je ne peux que constater que le discours du président de la République sur notre dissuasion prononcé à Lille Longue il y a quelques jours qui à mon avis il y a un ou 2 ans aurait suscité beaucoup de d'incompréhension ou d'irritation de la part des Européens puisque c'est un concept de dissuasion avancée donc avec une composante européenne et bien ce discours a reçu un un formidable écho et donc nous avançons dans cette direction. Mais évidemment, il faut accélérer. Est-ce que nous ne sommes pas au fond spectateurs ? Non, je spectateur de ce nouveau désordre mondial.

Si nous n'accélérons pas en France et en Europe, euh nous finirons non seulement par être réduit au statut de spectateur, mais plus encore, nous serons attrait nous serons attirés dans un camp ou dans un autre de l'une de ces deux grandes superpuissances. C'est ce que nous voulons éviter à tout prix. Dans cette crise, nous ne sommes pas spectateurs. Non, parce que le déploiement le déploiement de force français dans la Méditerranée orientale, aussi rapidement et aussi massivement pour apporter un renfort et un appui à Chypre et au pays de la région, je peux vous dire que sans doute aucun autre pays du monde ne l'a fait dans ces circonstances et peut-être n'aurait pu le faire.

Et ça ça a énormément de valeur parce que ça montre que euh la France est un partenaire fiable, un partenaire de confiance et c'est au fond cette image-là que nous voulons renvoyer de l'Europe. Un partenaire fiable, partenaire de confiance. Est-ce que c'est pas le but principal de ce déploiement finalement, c'est de d'affirmer ce leadership français sur la défense européenne ? L'efficacité de ce déploiement massif, h frégates, un porte-avion, deux portes hélicoptères, c'est du jamais vu. Est-ce que c'est pas plus politique que militaire ? Bon, vous le savez, la simple présence de capacité militaire française dans la zone permet d'assurer en quelque sorte la sécurité de nos ressortissants.

On ne sait jamais ce qui peut se produire et si d'éventuelles opérations d'évacuation devaient être entreprises, et bien les moyens seront présents. Ça permet aussi de d'issuader les attaques contre nos partenaires et puis ça permet aussi avec le Charles de Gaulle qu'on voit à l'écran, bien ça permet d'éviter un élargissement de ce conflit en Méditerranée. Donc ça n'a pas qu'une valeur politique, ça a une valeur opérationnelle. Et au moment où nous tenons au côté du Liban, pays ami et pays frère qui est une nouvelle fois plongé dans la crise, la la présence de nos capacités militaires, même si elles sont strictement défensives, ça a beaucoup de de valeur.

C'est une façon de dire aux Iraniens notamment attention, la France pourrait répliquer. Attention, la France protégera ses ressortissants et ses partenaires. Hm hm. Euh le président de la République a échangé, je le disais avec Donald Trump, il a aussi parlé au président iranien, il a parlé à Benjamin Netaniau. Euh, qu'a-t-il obtenu ? Eh bien, s'agissant du Liban plus particulièrement euh avec lequel nous avons une relation toute particulière puisque le général de Gaulle disait que le Liban est le seul peuple du monde dont le cœur bat au même rythme que celui de la France.

Nous avons euh invité et incité fortement les autorités libanaises et les autorité israélienne à pouvoir se parler au plus haut niveau pour pouvoir prendre en main la sortie de crise, pour pouvoir aboutir à un cesser le feu, pour pouvoir œuvrer ensemble au désarmement indispensable dubola et pour pouvoir et pour pouvoir créer les conditions de relation de voisinage apaisé entre les deux pays. C'est ce au fond à quoi nous travaillons depuis longtemps. Et cette crise, je l'espère vivement, permettra paradoxalement d'accélérer ce processus au bénéfices des libanaises et des libes et auprès du président iranien.

Et bien auprès du président iranien, il y a une demande qui est très forte et qui est constante et que j'ai exprimé moi aussi à mon homologue iranien dimanche, c'est la libération définitive et le retour en France de Cécile Coler et Jacques Paris. Est-ce que est-ce que Benjamin Netaniaou écoute les Européens ? Écoute ce qu'on a à leur dire ou est-ce que le fait qu'il ait la protection et la couverture de Donald Trump lui permet de de faire ce qu'il veut ?

sur le sujet iranien et sur le sujet et sur les questions la question du Liban, traditionnellement Israël est très à l'écoute de la France, à l'écoute de la France sur l'Iran puisque dans les négociations qui ont été menées par le passé, c'est sans doute la France qui a tenu les positions les plus exigeantes vis-à-vis de la République islamique d'Iran. Et euh pour Israël, vois, pays menacé par le programme nucléaire et balistique de l'Iran, et bien la France a toujours été un interlocuteur privilégié. Et sur le Liban.

Et bien ce que nous disons aux autorités israéliennes, c'est que l'intérêt du peuple israélien, c'est d'avoir à sa frontière nord un Liban disposant d'un état fort avec le monopole des armes, capable de protéger toutes les communautés et de vivre en paix et en sécurité avec ses voisins. C'est ça l'intérêt du marin Pieradem. Les Américains ont laissé passer des messages assez forts du côté de l'État libanais en leur disant de reprendre leur droit par rapport au esbola. On a l'impression d'ailleurs que c'est le cas avec ces déclarations assez historiques de la part de l'État libanais. Ce serait pas plutôt le rôle de la France justement de jouer ce rôle de médiateur ?

Si, mais nous l'avons fait aussi et nous avons salué les décisions ou les décisions courageuses qui ont été prises par le gouvernement libanais après que le le Esbola a décidé de d'attaquer euh Israël en soutien à à l'Iran. Déconiste à rendre illégale la branche armée du Esbola. Et plus récemment, nous avons salué euh la la main tendue par le président du Liban vers Israël pour pouvoir au plus haut niveau traiter ensemble libanais et israéliens de la cause du problème qui est euh lebola. Deux questions rapides pour terminer. Euh quand est-ce que le rapatriement des Français bloqués sur place sera achevé ? Il se poursuit il se poursuit par deux canaux.

Il y a d'abord les Françaises et les Français les plus vulnérables pour lesquels nous avons affrêté d'ors et déjà neuf vols. Neuf vols supplémentaires vont être affrêtés d'ici la fin de semaine et c'est plus de 2000 de ces françaises et français vulnérables qui auront qui seront rentrés en France grâce à cela. Et puis ensuite, il y a bien sûr les vols commerciaux puisque l'espace arrière d'un certain nombre de pays est encore ouvert et cette semaine, c'est 30000 sièges d'avions au départ de la région qui seront disponibles pour le retour en France des Françaises et des Français qui sont encore. Donc ce sera achevé dans plusieurs semaines, dans plusieurs jours. Quel est le calendrier ?

Je peux pas vous le garantir avec certitude puisque je ne peux pas forcer les Françaises et les Français qui sont sur place à partir mais il y a euh il y a suffisamment de places disponibles, je viens de l'évoquer 30000 pour que ceux qui sont coincés et qui ont un motif impérieux pour de rentrer de le faire. Nous avons lancé un appel à question euh ce soir pour cette émission euh spéciale. Euh une question de Paul, il a 36 ans, il habite Grenoble. La violence des opérations militaires sur les territoires libanais et iraniens augmente-t-elle le risque d'attentat dans les pays alliés de l'Amérique à l'avenir ? Sommes-nous un pays allié de l'Amérique ?

Nous nous sommes alliés au sein de l'OTAN, mais nous nous n'avons ni approuvé ni participé à cette guerre. Et pour répondre à la question, est-ce qu'il faut craindre un risque terroriste ? Le ministre de l'intérieur l'a dit. Il n'y a pas de risque terroriste identifié à ce stade. Il a il a indiqué au préfet de se mettre en alerte maximale avec le plan le plan sentinelle renforcé de manière à protéger les lieux et les personnes qui doivent l'être contre ce risque. Merci beaucoup Jean Barot d'être venu sur ce plateau.