Remise des insignes de Chevalier de La Legion d'Honneur à M. Ducarne Maire de Bousies, CHAPITRE 2
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Chapitres
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« Sa fibre patriotique, qu'il y fait aujourd'hui encore, essuyer une arme lorsqu'il entend la marseillesse devant le monument de mort »
- 5:49PrésentateurFait
« dont l'effet d'armes durant la Première Guerre mondiale lui avait valu d'être décoré de la croix de combattants et de la Légion d'honneur à titre militaire. »
- 6:53PrésentateurFait
« en 1931, a racheté la friche industrielle Sénu en plein cœur de Moussy »
- 8:10PrésentateurFait
« durant un demi-siècle, va non seulement fidéliser beaucoup d'emplois, mais aussi faciliter leur renouvellement via l'apprentissage. »
- 9:23PrésentateurFait
« il est aussi élu conseiller général du Nord, canton de l'Andrecy »
- 10:38PrésentateurFait
« Elle le fut avec l'Ordre national du mérite en 2003 et le mérite agricole en 2005. »
Temps de parole
- Présentateur64 %
- Invité19 %
- Invité 214 %
- ?3 %
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Parce que dans l'espoir, pour être efficace, il faut l'éviter.
Je
suis
ravie de
parler.
Tu
es un homme respectable et ô combien respectable. J'ai appris à te connaître dans deux horizons. Le premier, quand tu avais la délicatesse pour un jeune chasseur de participer aux vêtus dans les Ardennes. J'ai fait de
l
'admiration devant ton territoire et la façon dont tu gères ta société. Toujours aimable avec tes invités. Toujours le sourire. Mais le visage fermé quand il est battu commencer. Parce qu'il ne fallait pas aimer. Nous avons passé des moments extraordinaires. Et j'ai une petite anecdote très courte. C'est un grand ami qui est dans la salle, je ne le citerai pas. qui est un chasseur à Péril, qui a fait beaucoup de choses avec André. Et un jour, de chance, de chance, un très très gros solitaire, posse sur la poulée d'un rond. Il m
'a
repassé. Et j'ai senti une petite nervosité sur la droite.
C
'est un grand ami.
Et
le cochon fait demi-tour. Il revient sans faire du bruit, simplement en touchant un barbe. La soirée, on a entendu un bruit de l'ombre. Et il
a
crié. « Ah mon salon, c
'est
encore pour toi.
»
Je ne dirai pas qui c'est. Je lui
ai
demandé quand même de me donner un coma pour descendre de couche. Il était très con, j'étais un coma.
C
'est un cas de démerder que je
me
posais dans. C'est là que j'ai commencé à connaître André. Et nos liens se sont multipliés.
Ils
rencontrent et puis on aime bien. Et la deuxième chose de ma vie avec André dans différents voisins, c'est le sport. Parce que je sais qu'il est très amoureux du sport. Et il a eu la chance de côtoyer les très grands noms du sport d'ambiance dont je suis très fier. Jean-Marie Leblanc, c'est le présent. Monsieur Trissette, là-bas. Et puis mon grand ami Jean Stablaski, Michel Bernard, Francis Suisse, et évidemment Jean Leblanc. Et ça se terminait toujours dans le pont de
l
'amitié, enfin des grands ponts. Voilà, j'ai passé des moments formidables dans son milieu. Et aujourd'hui, je peux vous dire que d'abord,
je suis
très fier de la décoration qui va être bien terminée. Mais je suis aussi ravi de vous dire publiquement et avec mon cœur
que
j'ai une chance extraordinaire et que je suis heureux de faire partie du cercle de l'honneur.
Mesdames et Messieurs, chers amis,
par
deux fois déjà durant ma carrière, aujourd'hui achevée,
j
'ai eu le privilège et le plaisir d'accrocher le ruban de la Légion d'honneur sur la poitrine de deux personnalités de notre région.
Jean
Stablaski et Michel Pusset.
Deux
figures issues du sport cycliste.
Le
premier, image champion des années 60, dont le palmarès fut auréolé, entre autres, par un maillon arc-en-ciel.
Le
second modèle de reconversion et de réussite professionnelle dans le monde de l'entreprise, après ces très belles années amateurs dans notre région, qu'il est cubain dans les années 60 de nombreuses victoires. Aujourd'hui, je suis invité à opérer de nouveau au profit d'un ami, d'un voisin territorial, d'un contemporain, puisque nous sommes, tous les deux, des enfants de 1944, de la fin de la guerre, marqués, bien sûr, par l'histoire et l'épopée libératrice du général de Gaulle.
S
'il n'a pas été champion cycliste, c'est dans le football que c'est beaucoup investi, 18 ans de présidence à l'U.S. Boussy, André Duquerne a véritablement été un homme d'entreprise, avec toute la valeur qu'il faut accorder aux jolis mots « entreprendre ».
Mais
pas seulement. Et je me propose de résumer cela avec enthousiasme, car c'est l'admiration, une fois encore, qui va guider les mots. Né en 1944, donc, à Bougie, il est né d'une modeste famille de cinq enfants, dont le père est ouvrier textile, comme l'avaient été ses grands-parents, paternels et maternels. Sa fibre patriotique, qu'il y fait aujourd'hui encore, essuyer une arme lorsqu'il entend la marseillesse devant le monument de mort, l'usire sans doute de son grand-père maternel, dont l'effet d'armes durant la Première Guerre mondiale lui avait valu d'être décoré de la croix de combattants et de la Légion d'honneur à titre militaire.
Vous comprenez pourquoi, chez les Ducardes, on n'a jamais bâtiné avec le bleu-blanc-rouge. Après le certificat d'étude, André quitte l'école à 13 ans et demi pour devenir un anti-maçon et obtenir son certier. Dès lors, il travaillera beaucoup, tant pour se perfectionner que pour arrondir les fins de mois de cette année. C'est ensuite le service militaire en République centrafricaine. Et à son retour, après un bref passage chez Valorec à l'Ouenry, c'est le grand saut dans la vraie vie professionnelle.
Nous
sommes en juillet 1966, et André Ducard crée son entreprise de maçonnerie.
Il
embauche rapidement un, puis deux, puis trois ouvriers. Ce développement l'amène à se structurer un essai aérien, puis, en 1931, a racheté la friche industrielle Sénu en plein cœur de Moussy, là où avaient travaillé son père et ses grands-pères.
Il
reste toujours une marque d'affecte chez cet entrepreneur naissant qui, par exemple, tient à conserver au milieu des 20 000 mètres carrés la grande cheminée, symbole du passé industriel du Sénu. Avec méthode, mais aussi avec ce flair entrepreneurial, cet esprit d'initiative et ce goût du risque calculé qu'on lui a toujours connu, André Ducard réorient son entreprise en fonction des besoins du marché et des chantiers de réhabilitation.
Les
bailleurs régionaux, en effet, apprécient de n'avoir qu'un interlocuteur pour leurs multiples travaux. Plus marchonnerie, mais aussi platoirie, charpente, ouverture, peinture, suivi facilitaire, délai plus rapide, réalisation en milieu occupé, c'est la bonne formule. Et nonobstant la concurrence, l'entreprise Ducard fait son tour et, durant un demi-siècle, va non seulement fidéliser beaucoup d'emplois, mais aussi faciliter leur renouvellement via l'apprentissage.
En vrai,
il n
'est
pas trop fier d'indiquer que s'il n'a jamais connu de conflit majeur, c'est qu'il a privilégié le dialogue direct entre les salariés et le patron.
Un
peu chérif par sa méthode de commandement, mais aussi un peu Saint Bernard pour son écoute et son empathie. Voilà comment on peut qualifier la méthode Ducard.
L
'homme d'action qu'il est ne va pas dans son entreprise. Il ressent le besoin de s'investir à l'extérieur.
C
'est alors qu
'il
s'engage politiquement, et là encore, sur le mode « vite et bien ». Après deux mandats consécutifs de conseillers municipaux à Bougy, en 1989, il conquiert l'écharpe de mer, dans un contexte qui ne lui était à priori pas favorable. Sur son lancé, il est élu président de la Communauté de Commune Normale-Narrois, et la même année, il est aussi élu conseiller général du Nord, canton de l'Andrecy, où il milite apparemment pour la défense de la ruralité.
Il
sera plus tard, après la réforme administrative et la fusion des intercôts, 10 présidents aux finances de la Communauté de Commune, de sa contre-commune, du pays de Normale.
Mais
Bougy reste son port d'attache. C'est là qu'il laboure pas seulement le terrain social et associatif.
«
Citons dans le désordre et au fil des années, la réalisation d'équipements telles que l'enfuissement des réseaux aériens, la création d'un parc rural avec un étang et un vignone, oui, oui, un étang et un vignone, la musique, une salle d'espoir, en complément de l'ancienne salle des fêtes, qui ne fera d'ailleurs à l'éménager, sans parler des écoles, du fleurissement de la commune, de la création d'un marché de Noël, d'un jubelage avec les Allemands des Rissons d'Inpol, et les Belges de Leny, d'une maison de santé, d'un sérieux temps.
Ne
croyez-vous pas qu'une telle boulimie d'activité et d'initiative valait bien d'être récompensée en haut lieu ? »
Elle
le fut avec l'Ordre national du mérite en 2003 et le mérite agricole en 2005.
En
sport, on appellera ça un magnifique palmarès, qui se décompose, chez André Ducarne, en un sport professionnel d'une part, doublé par ailleurs d'une envieuse réussite sociale. Pour autant, le personnage ne semble jamais fatigué ou rachasier. Son moteur, c'est l'action, et son corps grand, c'est les autres. Voilà pourquoi et comment à Bougie, 1800 habitants, ses concitoyens disposent, disposent en matière d'équipement, de bien-être à l'école de la vie, de tout ce dont rêverait de plus grosses agglomérations. A une équipe, il faut un capitaine. A une entreprise, il faut un patron. A un train, il faut une nouveau routine. En près du garde, un carnet, tout cela.
Cependant, et c'est bien là qu'il ne faut pas se méprendre, c'est souvent la vie, le terrain, l'histoire et la géographie, le comportement des hommes et des femmes, qui nous inspirent les nôtres de comportement, bien mieux que les livres ou les réseaux sociaux. Il y a des choses qu'on sait sans pourtant les avoir prises. C'est le cœur qui écoute et qui parle. Ça en est différent. Ce bâtisseur orthodidacte, c'est souvent intuitif.
Une
anecdote,
ou
plutôt un témoignage. Il y a quelques semaines,
c
'était à Bousy la Sainte Cécile, la fête des musiciens. Que l'on sait chère pour son mère.
Comme
de coutume, André Ducarny présidait la cérémonie et remettait des diplômes aux jeunes élèves de l'école de musique, une poignée de marins, un bisou à l'autre, un encouragement pour chacun. Il y avait de sa part une spontanéité, une sincérité manifeste qui en disait lent sur son bonheur d'élu au milieu de sa jeunesse. Ce que j'ai ressenti ce jour-là, d'autres ont pu le partager. Et j'ai la conviction qu'aussi longtemps que les
générations
passées pourront le souci des générations futures, il n'y aura pas à désespérer de notre société malgré ses faiblesses et ses dépôts. Et je suis sûr qu'André Ducarny, sous grand émotif, pense à la même chose à l'automne de sa carrière pour le moment où les jugements sont les mieux formes. Voici qu'approche la concrétisation républicaine de ce bilan flatteur.
Entouré de son épouse Stéphanie, de ses quatre filles, Bonté, Nathalie, et les deux cadettes, Alice et Élise, au milieu de ses concitoyens baudiciens rassemblés, auxquels il n'a cessé de penser tout au long de sa carrière, je peux en attester, je vais avec plus que de l'amitié une affection d'intérimation prononcée la phase de cette confiance.
Et
en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, conférés,
nous
vous faisons chevalier de la Légion d'honneur.
Je
vais trouver une date,
je
vais trouver une date, je vais trouver une date, et surtout, trouver une date où mes amis pouvaient être là. Donc, bien sûr, c'est qu'il va peut-être, effectivement, à l'anniversaire, ça se fête. Donc, on n
'a
plus la date d'aujourd'hui. J'ai écrit, mais je pense que je modifierai en fonction de ce que je l'ai pu dire les uns et les autres. On dirait même que je l'arrache, parce qu'on n'avait pas écrit ça. Les années passent. Et l'émotion est toujours là. Je viens de vous montrer, j'ai aidé vous faire plein les poches. Bonjour à toutes et à
tous,
j'ai peut-être pas vu tout le monde. Je ne reviendrai pas sur ça et ceux qui se sont excusés, Jean-Louis l'a fait. Merci aussi d'être là, si vous remontez, vous l'avez dit Jean-Louis, en titre et qualité.
J
'aime beaucoup te remercier, mais je vais essayer de ne pas être trop long,
parce
que j'ai été biffé par Jean-Louis, on l'a dit, ce n
'est
pas trop long. Oui, oui. Tout d'abord, merci de jouer. Merci d'être là, tout d'abord. Et puis aussi, merci d'avoir parlé des valeurs de cette Légion d'Orient. Parce que c'est important, pas beaucoup nous les connaissent, la Légion d'Orient,
c
'est une bédale, mais derrière, il y
a
tellement de choses, tellement de symboles. Et aussi la responsabilité qu'on accepte, en acceptant cette Légion d
'Orient,
on accepte aussi des responsabilités. Donc, merci vraiment, merci beaucoup de les abattre à venir.
Tout
d'abord, on me permettrait, je vous appelle par repréhend,
tout
d'abord à toi Jean-Louis. La première, ton souhait, je dirais presque ton achat de membre, pour me faire obtenir cette prestigieuse qui
est
plus belle des salaires de la République. Plus de 5 ans après de nombreuses demandes et relances. Plusieurs bienfaits. La deuxième, l'organisation de cette journée de A à Z, j'insiste bien de A à Z, avec la bande de compas qui nous entoure, parce que leur signe, cette grande bande de compas est toujours fidèle. Tu as souhaité qu'il se soit parfait et à l'auteur de l'événement. Une fois de plus, ces talents d'organisateurs sont passés par là. Jean-Louis, il
peut
dire merci, c'est très beau.
Jean
-Louis, je vous raccorde de nombreuses occasions pour te montrer ma reconnaissance. Et aujourd'hui, comme j'aime le faire souvent, le fruit de tout ce travail sera récompensé par nos investissements très fonds.