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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 janvier 2025 8 min

Claude Malhuret évoque "les choix douloureux qu’impose la stabilité de nos institutions"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

monsieur le Président Monsieur le Premier ministre mes chers collègues j'aimerais beaucoup Monsieur le Premier Ministre commencer par vous souhaiter une bonne année 2025 mais j'ai peur que les défis qui vous attendent que vous avez qualifié vous-même d'imalayesque ne vous fasse prendre ses vœux pour de l'ironie personne ne me contredira si je dis que les Français sont inquiets parce que l'année s'annonce comme celle de tous les dangers et d'abord celui du risque de crise financière économique et sociale en cas de nouvelle censur ou de vote d'un budget sans boussole qui n'inspirerait confiance ni à nos concitoyens ni aux agences de notation ni à nos partenaires européens année de tous les dangers aussi parce que la situation internationale n'a jamais été aussi alarmante entre l'alliance des dictatures la multiplication des régimes libéraux les menaces sur les démocraties les rivalités des grandes puissances et les guerres jusque sur notre continent à ces inquiétudes s'ajoutent deux questions menaçantes à plus ou moins long terme la France risque-elle de voir un jour les populistes arriver au pouvoir et l'Europe va d'elle poursuivant son insouciant déclin laisser s'effacer peu à peu sa place dans le monde comme à la lisière de la mer un visage de sable c'est dire à quel point le succès de votre gouvernement devait être souhaité par tous mais ce n'est pas le cas certains souhaitent son échec et c'est même leur stratégie parce que la France est prise dans la tenaille de son double extrémisme à l'extrême gauche le Matamort des estrades et des plateaux télés le chien chien à son Poutine après avoir imposé sa cours des miracles à l'assemblée s'est arrogé le droit illimité de d'affirmer de manière catégorique des anneries la sous-intelligena des Ragot sociaux se charge de les faire tourner en boucle contribuant de façon décisive au degré zéro atteint aujourd'hui par le débat politique à l'extrême droite le communiqué glaçant à l'occasion de la mort du fondateur du Front national ou Freud aurait vu l'un des meilleurs exemples de retour du refoulé vient rappeler que la dédiabolisation n'était qu'un bobar pour les gogos que les principes tracés par le patriarche et son cortège d'ancien collabo n'ont pas changé et que bardellaa préside désormais le groupe illibéral prorusse et anti-urope d'Orban au Parlement européen les stratégies des deux extrêmes sont les mêmes la crise de régime et la présidentielle anticipée mais leur tactique est différente LFI censur en rafale à la kalalachnikov un texte une censure 9 fois sur 10 ça ne marche pas mais ça donne une tribune permanente pour agonir le gouvernement le rassemblement national n'a plus qu'à décider du moment opportun pour s'y associer on lui offre la censure sur étagère c'est ce qui s'est passé le 4 décembre dernier juste après les réquisitions du procureur dans le le procès des députés européens il fallait détourner l'attention mais le total des voix extrêmes à l'Assemblée ne suffit pas à une motion de censure s'il y a eu censure c'est parce qu'en 2024 un parti social-démocrate de gouvernement a uni ses voix à l'extrême droite et à l'extrême gauche pour renverser un premier ministre républicain c'était c'était une faute politique et c'était surtout une faute morale je ne crois pas et surtout je n'espère pas qu'elle se reproduira d'abord parce que les Français prennent conscience jour après jour que la censure dont ces prometteurs avaient juré qu'elle n'était qu'une péripétie a des effets désastreux sur l'économie la société et l'image du pays qu'elle l'a mis en pause qu'une nouvelle censure le plongerait dans le chaos et qu'il est peu probable que nos concitoyens pardonnent à ceux qui s'aviseraient de recommencer depuis 2022 et plus encore depuis la dissolution un nouveau monde politique est né dont ni les électeurs ni les élus ne maîtrisent les règles et notamment la première d'entre elles comment gouverner sans majorité soit les partis de l'arc républicain sont assez intelligents et assez courageux pour trouver les compromis qui leur permettront de conduire le pays soit après la décomposition la recom oppition se fera au profit d'un des extrêmes et il n'est pas difficile de deviner lequel nous avons donc tous une grande responsabilité tous des efforts à faire et tous de graves difficultés à surmonter pour y parvenir c'est sans doute pour la gauche républicaine que ces difficultés sont les plus fortes il va falloir qu'elle trouve le courage de s'arracher des griffes d'une alliance qui depuis 2 ans et encore plus depuis le 7 octobre 2023 l'entraîn à la remorque d'une secte lancée dans un naufrage moral et politique et ce divorce sera d'autant plus dur que le gourou de la secte ne manquera pas de clouer au piloris ce qu'il qualifiera de traître avec toute la meute de ses affidés et de leurs réseaux sociaux mais si cette gauche modére devait céter une fois de plus au chantage électoral et s'associer à nouveau à la chute d'un gouvernement les populistes des deux bords sauraient qu'ils ont gagné et qu'il ne faudra plus longtemps avant que s'installe en France comme dans tant d'autres démocraties un régime illibéral ce ne sera pas facile pour nous non plus il y a deux acquis de l'action des gouvernements depuis 2017 qui ont permis qui me paraissent peu concept stable les mesures fiscales qui ont permis à la France de retrouver attractivité et baisse du chômage et le retour à l'équilibre précaire impopulaire mais indispensable du système des retraites sur la réforme des retraites tout est sur la table dites-vous monsieur le Premier ministre sur les impôts la phrase paru dans le Parisien pas de hausse d'impôts pour les classes moyennes sugère qu'il pourrait y en avoir pour d'autres nous comprenons que l'enjeu majeur de la stabilité de nos institutions impose des choix douloureux et nous sommes prêts à faire les compromis nécessaires mais nous ne devons pas faire de compromis avec la réalité comme vous le proposent certains des membres de cette Assemblée cette réalité pour nous elle s'appelle l'ordre dans les comptes et l'ordre dans la rue lors du budget précédent celui de Michel Barnier l'Assemblée nationale a voté dans un accouplement incistueux des deux populismes 60 milliards de dépenses supplémentaires et supprimer toutes les économies avant de voter une motion de censure irresponsable c'est dans ce paysage surréaliste monsieur le Premier ministre que vous allez devoir gouverner face à des députés extrémistes ayant perdu toute mesure et grisés par leur nouveau pouvoir de faire tomber les gouvernements et ce sera difficile car il reste une dernière question qui n'est pas la moins angoissante nous sommes proche du point de nonretour au-delà duquel trop de gens dépendent de l'état et où l'on ne peut plus rien changer car trop d'intérêts sont touchés trop de clients au sens romain du terme si nous n'aversçons pas àant cette trajectoire inéluctablement c'est une crise qui s'en chargera si nous devions en arriver là et c'est le dernier enjeu du débat si la France devait refuser de faire les efforts qu'elle a exigé en leur temps de l'Italie de l'Espagne du Portugal et de la Grèce et qui ont réussi elle ferait peser un risque énorme sur l'unité européenne et ce ne sont pas seulement les Français qui très rapidement nous en tiendrai rigueur ce sont tous les Européens dont j'ai indiqué en introduction à mon intervention à quel point dans le monde d'aujourd'hui leur avenir est en suspent j'espère et je crois pour pour toutes les raisons que j'ai évoqué que toutes les forces de l'arc républicain seront au rendez-vous pour vous aider car il faudra qu'aucune voix ne manque en ce qui nous concerne nous y prendrons bien sûr notre part je vous remercie merci monsieur le président

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