Jordan Bardella invité de CNEWS : Nous demandons une conférence internationale pour la paix !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
35 de retour dans Punchline sur ces news sur européen Jordan Bardella est notre invité ce soir. Bonsoir du Rassemblement national. Merci beaucoup d'avoir réservé votre parole pour nos antennes.
Les Français sont inquiets, monsieur Bardella. Ils ont été très nombreux à regarder hier soir l'intervention du président de la République à la télévision. 15 millions de français avec un discours sombre et alarmiste.
Il a évoqué la menace russe, on va le voir avec vous, la réponse européenne en matière de France. C'est un Conseil européen en ce moment même à Bruxelles, mais il a surtout demandé l'engagement de la patrie française. La patrie a besoin de vous et de votre engagement.
Est-ce que la France est entrée en guerre ? Jordan Bardella ? Je pense qu'il faut être extrêmement prudent avec les termes qu'on utilise, surtout quand on est le président de la République, le chef des armées d'une nation qui est une nation qui compte en Europe et dans le monde.
Elle a une voix singulière. nous avons euh l'arme nucléaire et je pense que ça doit nous faire peser nos mots. Est-ce que la Russie depuis euh 3 ans et à l'évidence plusieurs années constitue une menace pour la sécurité de l'Europe et les intérêts et désintérêts français ?
À l'évidence, la réponse est oui. Euh, est-ce qu'il faut donner le sentiment d'un d'une d'une réaction excessive et inquiéter les Français en leur expliquant que potentiellement ils vont se retrouver eux-mêmes en situation de faire la guerre avec une autre puissance nucléaire ? Je pense que c'est un petit peu dangereux et un petit peu excessif et et je crois que le rôle je crois que le rôle du président de la République est d'apparaître comme un facteur de stabilité, comme un un facteur d'ordre et non pas comme un un pôle d'instabilité.
Les Français sont extrêmement inquiets parce que nous nous dirigeons vers un monde de plus en plus incertain et que depuis 7 jours à peine, le monde est sans dessus dessous. Nous avons à l'ouest euh une puissance américaine. Trump vient d'être élu président des États-Unis sur la promesse de recentrer l'Amérique non plus comme parin de l'Occident, mais sur la défense de ses propres intérêts.
Et à l'est, un état allié l'Ukraine qui subit une sale guerre depuis 3 ans et qui doit maintenant trouver les conditions non seulement de la paix mais aussi de sa sécurité. Et au milieu l'Europe doit se recentrer aussi elle-même sur ses intérêts, sur sa sécurité évidemment sur la souveraineté de de la France dans ses moyens d'action, dans sa diplomatie, dans ses moyens de défense. Jordin Bardella, vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron au fond quand il dit il faut réarmer la France, réarmer l'Europe et imposer une paix durable en Ukraine, vous êtes sur la même ligne.
Mais je pense qu'Emmanuel Macron est rattrapé par l'histoire et qu'il a nié pendant de très nombreuses années la réalité de ce nouveau monde qui apparaît aujourd'hui sous ses yeux. Euh quand le général Pierre Deviler en 2017 dans un livre d'en servir s'alarme du fait que à force de tailler nos armées à l'os, on perd la souveraineté de la France et on perd notre capacité de défense, il a été limogé pour cela. On voit les nations réapparaître sur la scène mondiale.
On voit partout dans toutes les démocraties occidentales les peuples se réveillaient et aspirer à replacer l'intérêt des États-nations au centre. Macarthur résumait les batailles perdues avec deux mots trop tard. Et on a le sentiment que le président de la République non seulement peut apparaître excessif sur certains points au risque d'être anxiogène pour beaucoup de Français mais en plus faire le diagnostic aujourd'hui de son impuissance alors que depuis très longtemps le monde est en train précisément de reprendre conscience que si une nation ne défend pas ses intérêts, si elle n'a pas une défense, si elle n'a pas une industrie, si elle n'a pas une souveraineté alimentaire, si elle n'a pas une souveraineté économique, n'est plus une nation libre et il fait le constat tragique que la France aujourd'hui et l'Europe ne sont plus un pays et une civilisation libre et autonome.
Jordan B, je la parole dans un instant à Lagel et Gil. Ma question c'était la patrie a besoin de vous et de votre engagement. Est-ce que vous en tant que patriote vous êtes sensible à ce que dit le président ?
Est-ce que en tant que français citoyens vous dites engageons-nous, faisons des sacrifices, envisageons même une réserve nationale, pourquoi pas une conscription ? Qu'est-ce que vous proposez vous ? Pour faire quoi ?
Pour aller faire la guerre avec la Russie. Moi, depuis le début de ce conflit, j'ai été extrêmement clair. Nous soutenons l'Ukraine parce que quand on est patriote et souverainiste dans un pays, on est patriote et souverainiste pour tous les États du monde.
Et on ne pouvait concevoir que l'Ukraine qui est l'agressé, ne le ne l'oubliant jamais dans cette affaire et dans cette sale guerre depuis 3 ans, subissent la violation de ses frontières et la violation de sa souveraineté territoriale par une puissance étrangère qui menace des intérêts français, en l'occurrence la Russie. Je pense que dans cette dans ce contexte, dans cette configuration, on doit avoir deux priorités à l'esprit : la paix et l'indépendance. La paix pour l'Ukraine. 1 million de victimes blessées et morts depuis maintenant 3 ans. 2025 doit être l'année de la négociation, l'année de la paix.
Et depuis 3 ans, nous demandons que la France prenne l'initiative d'une conférence internationale pour la paix. Je crois que la position la plus sage ces dernières heures a été exprimée par madame Mélanie, la première ministre italienne qui a indiqué la nécessité de réunir un sommet précisément pour déterminer les conditions de la paix qui réuniraient à la fois en fait la famille occidentale, c'est-à-dire à la fois les États-Unis d'Amérique, les Européens et l'Ukraine. Et de l'autre, c'est l'indépendance.
Euh le général de Gaulle disait que l'Europe ne doit exister que par elle-même et pour elle-même. Et on ne peut pas concevoir aujourd'hui un un une Europe puissance, une France puissante et une France souveraine si on continue à dépendre notamment pour notre défense des États-Unis d'Amérique, les Américains vont défendre, il font toujours partie de notre famille les Américains pour vous. Bien sûr, ils font partie de la famille occidentale et et ce qui m'a fait le plus de mal dans dans ces scènes et ces images très violentes qu'on a vu dans le bureau oval, c'est que ça violente contre bien sûr, c'est que ça participe d'une division du camp occidental.
Je pense que le président ukrainien n'a pas été très adroit dans ses demandes et de l'autre le président américain a été très dur dans sa réponse. Brutal, il faut bien sûr bah brutal sur la forme, je pense que ça sauté aux yeux de tout le monde. Mais dans la négociation de la paix, il faut faire en sorte que la Russie n'obtienne pas par la paix ce qu'elle n'a pas obtenu par la guerre.
Donc il faut maintenant se mettre autour de la table, il faut maintenant faire cesser les armes et que sur le long terme on on travaille aux conditions de notre indépendance, on formule des proposition extrêmement concrète. Il faut que le budget de la défense nationale ne soit pas inférieur à 3 % du PIB. Ça fait très longtemps que le Rassemblement national et Marine Le Pen portent cette proposition.
Il faut qu'elle soit mise en œuvre. Et deuxièmement, on parle beaucoup de plan de soutien à la défense. Encore faut-il qu'on achète européen et par définition qu'on achète français.
Sa si la France a un rôle singulier aujourd'hui dans le concert des nations, c'est pour trois raisons essentielles. La première, c'est que nous avons un siège au Conseil de sécurité de l'ONU. La deuxième, c'est que nous avons l'arme nucléaire.
Et la troisième, c'est que nous sommes peut-être avec le Royaume-Uni la seule puissance européenne à être dotée d'une armée d'exception avec une base industrielle de défense et de technologie qui est remarquable. Depuis 3 ans, depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, l'essentiel des hausses de budget, 80 % des hausses de budget liées à la défense et au soutien à l'Ukraine dans les États membres européens ont été dépensé euh euh pour des entreprises extraeuropéennes et en partie pour des entreprises américaines. Moi, je souhaite qu'il y ait la préférence européenne dans les achats de défense, la préférence européenne dans les marchés publics et je préfère effectivement que les nations européennes achètent des rafales plutôt que des F35 américains.
C'est du patriotisme et c'est ce que font toutes les grandes puissances qui réussissent aujourd'hui dans la mondialisation. Louis Dragn. Alors Jordan Bardella, ça tombe bien puisque aujourd'hui se réunissent les 27 chefs d'État et de gouvernement européens à travers donc un Conseil européen qui doit entériner un plan de 800 milliards d'euros pour investir justement dans l'industrie de défense notamment.
Qu'est-ce que quelle est la position du Rassemblement national sur cette réunion et sur les mesures qui sont en train d'être prises ? Mais ce plan, il est euh je dire ce plan, il est extrêmement théorique parce que euh sur les 800 milliards qui ont été annoncés par la présidente de la Commission européenne, d'abord moi j'ai j'ai toutes les réticences du monde, avoir la Commission européenne et ma plus vive opposition. Euh euh s'attaquer désormais au chantier de la défense.
À chaque fois que la Commission européenne touche à quelque chose, c'est une catastrophe. Ils ont touché à l'agriculture, c'est une catastrophe. Nos agriculteurs sont dans les rues, ils ont touché à la compétence de santé, ça a été une catastrophe.
Ils ont touché à la compétence économique. Nous sommes aujourd'hui l'espace économique au monde où la croissance est la plus faible. On a fini l'année à 0 % de croissance.
Les États-Unis, c'était 3 % de croissance. Le choix des armes, il ne peut-être que souverain parce que on ne peut pas parler d'Europe de la défense quand aujourd'hui une grande partie des pays européens achètent du matériel américain. Donc sur ces 800 milliards qui ont été annoncés, c'est très beau sur l'affichage, on parle de 150 milliards d'euros de prêt aux États et de 650 milliards d'euros d'argent souhaité, d'argent qui pourrait être mobilisé par les différents budgets nationaux.
D'abord euh je je je dois de vous rappeler que le contexte budgétaire français, il est extrêmement restreint et que tant qu'on ne fait pas des économies, tant qu'on n'allège pas la mauvaise dépense publique, on ne peut pas redonner de la vitamine à à la bonne dépense publique qui concerne la sécurité, la santé, la défense et le fonctionnement de nos services publics. Donc je pense que la compétence de la défense doit rester dans le giron de l'État. Moi, j'entends que l'Europe de la défense sur le papier, c'est séduisant parce que les Français ont le sentiment que un peu comme quand j'avais défendu la double frontière en matière migratoire aux élections européennes, on va rajouter une deuxième couche d'armée.
Mais faut bien avoir conscience que non seulement les stratégies entre les différents États européens et les intérêts peuvent diverger, mais que si nous avions au moment où nous nous parlons une armée européenne et une défense européenne, on serait en garde depuis 3 ans contre la Russie et que précisément depuis 3 ans, la présidente de la Commission européenne aurait été en capacité d'envoyer des soldats français mourir sur le front ukrainien. Non seulement je crois que c'est une injure, pour ne pas dire un parjure à la souveraineté de la France, mais que euh cette visionlà fédéraliste de l'Europe est rejeté aujourd'hui par une majorité de peuples euh à commencé par le peuple français. Gautier Lebret, vous avez commencé à en parler Jordan Bardella, le financement de notre réarmement.
François Berou aujourd'hui a plutôt fermé la porte à des manes d'économie. Donc il y a une idée comme ça qui vient dans le débat public alimentée par le ministre de l'économie et des finances. toucher à l'épargne des Français, réorienter cette épargne.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Mais le le d'abord je j'ai aucune confiance en monsieur Lombard qui est un socialiste, monsieur le Cornu dit la même chose et qui appelait pardon, on est un ministre de l'économie en France qui appelait il y a quelques il y a quelques jours les entreprises françaises à moins produire. Il avait dit les entreprises françaises devront accepter d'être rentable.
Si on veut répondre au défi de la puissance, si on veut répondre à l'Amérique de Trump et répondre à ce défi de la souveraineté qui est un peu en creux le le sujet dans dans la proposition que vous avez formulé, il faut qu'on soit capable de déverrouiller les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur la croissance, de soutenir notre industrie et de soutenir nos entreprises par une politique de simplification, par le soutien en nucléaire et la baisse des factures d'électricité, par une politique de patriotisme économique et cetera et cetera. Mais euh euh il y a un sujet, c'est vrai euh dans le pays aujourd'hui, c'est que la France est l'un des pays où les le l'épargne est parmi les plus importantes des économies développées. Nous avions proposé lors des élections législatives, Marine Ben avait porté cette proposition pendant la présidentielle que l'État mette en place un fond souverain.
Il y a beaucoup de pays dans l'Europe et de par le monde qui flèchent l'épargne pour les Français qui le souhaitent, pour les citoyens qui le souhaitent vers les des grands investissements stratégiques pour la nation. Et ce fond souverain qui pourrait être un véhicule d'investissement dont le capital serait garanti par l'État de plusieurs centaines de milliards d'euros chaque année doit permettre si nous arrivons demain à la tête du pays de financer les grands projets d'intérêt pour le pays dans le nucléaire dans les infrastructures routières dans la défense et cetera mais d'abord ça dépend ça dépend des conditions dans tous les cas figur ce sont les Français qui vont payer bah c'est la question est un peu piège parce que quand on dit les Français pay quand on on finance de la de la défense quand on finance la sécurité, quand on finance la justice, c'est l'utilisation de l'impôt. Et et moi je je déplore que non seulement nous avons l'un des taux de prélèvement obligatoire les plus élevés de toutes les économies développées, mais que parallèlement à ça, on a cessé on n pas cessé de de de diminuer les les les dépenses et l'efficacité des services publics.
Donc encore une fois, il y a des économies à faire aujourd'hui dans la mauvaise dépense de l'État. Il faut recentrer les dépenses euh de l'État sur des services publics qui soient utiles. La sécurité, la santé, la justice, l'éducation et à l'évidence la défense.
Donc encore une fois qu'il y a des investissements dans le secteur de la défense, c'est très bien. Mais encore faut-il que ces investissements se fassent au profit de l'industrie française et de l'industrie européenne. Il y a combien de pays aujourd'hui en Europe qui achètent des avions, des rafales français ? 3 de dont un qui n'est pas membre de l'Union européenne, c'est la Serbie.
La Croatie en achète, la Grèce en achète, la Serbie achète mais la Serbie n'est pas dans l'Union européenne. Vous regardez la liste des commandes des autres pays à destination des F35 américains. Je l'Europe de la défense a encore un petit bout de chemin devant elle.
Jordan Barnella, on est en direct sur C News et sur Europe. Emmanuel Macro aussi a déclaré qu'il était ouvert à un débat sur la force de dissuasion française, force de dissuasion nucléaire bien entendu, de façon à l'ouvrir ouvrir ce parapluie français nucléaire à nos voisins européens. Est-ce que vous lui dites "Vous avez raison".
Euh est-ce que c'est la doctrine gauliste et est-ce que finalement euh si la France garde bien la maîtrise de l'art nucléaire, c'est une possibilité que vous validez ? D'abord, c'est quoi la doctrine golienne ? Je crois qu'elle est assez bien définie par le général Deogul en 1964 dans son grand discours de 1964, mais elle l'est aussi dans le livre blanc qui avait été porté par monsieur Debré à l'époque en 1972 dans lequel il rappelait que il était inenvisageable de partager le bouton nucléaire parce que encore une fois il permet à la France d'être un pays libre, d'être une puissance autonome et lui confère en cela une diplomatie indépendante.
De l'autre, il rappelait que la défense des intérêts vitaux de la nation française ne s'arrêtait pas aux frontières de l'Hxagone. Donc en réalité, c'est déjà un peu le cas. Le général de Gaul prenait l'exemple du Bénéxe dans son discours de 1964.
Mais on sait que l'appartenance aujourd'hui à un espace commun et l'appartenance à l'Union européenne confère d'ors et déjà un devoir d'assistance mutuel pour un pays qui serait agressé. Peut-être pas nécessairement dans une dimension nucléaire. Mais je pense que l'arme nucléaire française, elle doit rester non seulement française mais elle doit rester sous le contrôle exclusif du président de la République française quel qu'il soit.
Parce que encore une fois, si nous avons aujourd'hui une voix singulière et si nous devons renouer avec cet esprit français de nonalignement qu'on voit d'ailleurs aussi dans euh les ventes de rafales, on voit que les ventes de rafales aujourd'hui par la France sont concentrées sur des pays, les Émirats euh euh arabes-unis, euh l'Indonésie qui sont des pays euh dit non alignés sur la scène internationale. Donc encore une fois, il faut revenir à cet esprit gauliste, il faut revenir à cette philosophie goienne de la politique internationale. Et moi je je ne souhaite pas que la France délègue sa son arme nucléaire à des des partenaires européens.
Conseil de sécurité demandé l'Allemagne opposé et on voit d'ailleurs qu'Emmanuel Macron n'a eu de cesse que de désarmer la souveraineté de la France. Quand il va jusqu'à proposer à mettre sur la table un hypothétique partage du siège de la France au Conseil de sécurité de l'ONU. Tout est dit et on voit bien que là encore, il participe d'une logique qui vise à déshabiller la souveraineté de la France et qui vise à déposséder la France de sa voix singulière dans le monde pour la fondre dans une voie unique qui serait celle de l'Union européenne.
Moi, je ne veux pas de cette Europe fédérale. Je défends une Europe coopération entre États, coopération entre intérêt national et c'est je crois ce que souhaite de plus en plus de nos de nos compatriot. Il y a une possibilité euh Jordan Bardella après le cesser le feu, après la paix, c'est l'envoi de troupes françaises sur le sol ukrainien avec sans doute aussi des troupes anglaises.
Est-ce que vous êtes favorable pour donner des garanties de paix aux Ukrainiens en cas de récidive russe ? Est-ce que vous êtes favorable après la paix, après le cesser le feu à cet envoi de troupe française ? Je suis opposé à ce que l'armée française déploie des troupes sur le sol ukrainien.
Nous n'avons pas varié de cette position depuis le déclenchement de la guerre et je crois que s'il doit y avoir demain une zone tampon parce qu'il faut entendre la demande légitime du président ukrainien d'obtenir des garanties de sécurité. Ces dernières années, le président Poutine a violé à plusieurs reprises les cesser le feu qui avaient pourtant été négociés et signés autour d'une table. Euh euh si demain il doit y avoir une zone tampon euh qui garantirait à la fois euh une frontière à la Russie, une frontière à l'Ukraine, étant entendu qu'il y a déjà une différence d'approche entre au moment où on se parle les Américains et les Européens, c'est que les Américains sont prêts au moment où on se parle à signer un accord de paix avec 20 % du territoire ukrainien, c'est la progression russe depuis 3 ans qui serait reniée.
Alors que la vision européenne qui est plutôt la mienne consisterait à partir d'une d'une base et d'un accord qui se ferait sans les 20 % évidemment de de territoires qui seraient du coup rendu rendu à l'Ukraine. Si demain il doit y avoir une zone tampon, je crois que cette zone tampon doit être sous l'égies et des casques bleus. Et donc la seule je dirais la la seule voie raisonnable qui pourrait permettre de garantir la paix, c'est celle des casques bleus et c'est celle de l'ONU.
Jordan Mardella. On voit qu'Emmanuel Macron est en train de mener un bras de fer avec euh Vladimir Poutine. Comment expliquez-vous que la France puisse le faire face à la Russie et pas face à l'Algérie ?
Aujourd'hui encore euh certains ressortissants algériens qui avaient été renvoyés euh en Algérie euh ont dû revenir sur le sol national. Emmanuel Macron est fort et dur avec Poutine et docile et faible avec Teboun et c'est un paradoxe incommensurable. Euh l'Algérie depuis euh maintenant plusieurs années euh euh mène une politique euh hostile à l'égard de la France, à l'égard des intérêts français, en refusant notamment de récupérer ses ressortissants, en construisant la légitimité de son régime sur une rente mémorielle et en multipliant les outrances à l'égard de la France, de la République et de ses dirigeants.
Le bras de fer diplomatique en réalité, il n'est pas mené face à l'Algérie. Et on voit bien là toute la limite de l'exercice de communication de de Bruno Rotaillot, du ministre de l'intérieur qui multiplie, c'est un peu good cop et bad cop, c'est-à-dire que lui, il multiplie les bonnes déclarations, il passe de la douce musique aux oreilles des électeurs du Rassemblement national et puis on a le vrai visage de ce gouvernement. Qu'est-ce qui vous fait pas cette douce musique ?
Non, je trouve ça gênant. C'est extrêmement malsin que sur un sujet aussi sérieux que la sécurité des Français, que la politique d'immigration, que l'incapacité aujourd'hui de l'État à renvoyer en Algérie, on l'a encore vu il y a quelques heures où où deux types qui étaient connus des services de police ont été renvoyés euh à la frontière à Alger qui a refusé de récupérer ses indésirables. Euh tout ça est extrêmement malsin de faire penser qu'on agit quand on agit pas, je trouve ça profondément malsin.
Et donc au fond le dilemme du ministre de l'intérieur, il est très simple. C'est c'est agir ou partir. Louis Dragnel rapidement, j'insiste un peu sur la question que Laurence Ferrari vient de vous poser.
On a quand même l'impression que Bruno Rotaillot gêne un tout petit peu au rassemblement national parce que il est assez populaire parmi vos sympathisants, vos électeurs et on voit que vous avez du mal à le prendre. C'estàd qu'il y a certains moments où vous lui tombez dessus assez fortement puis il y a des moments où vous on a l'impression que vous le ménagez. Jordan Bella pas du tout.
Enfin moi je je encore une fois je juge pas la le la personne en plus. je ne connais pas personnellement et et je ne juge même pas à ce qu'il dit, je juge à ce qu'il fait. Il est ministre de l'intérieur depuis plusieurs mois.
Il nous a dit queils allaient remettre en cause l'aide médicale d'État, c'est-à-dire la gratuité des soins aux étrangers en situation irrégulière. Bon, ils ne l'ont pas fait. Ils ont augmenté l'aide médicale d'État.
H euh monsieur Retaille nous a dit que on allait remettre en cause le port du voile pour les accompagnatrices scolaires. Ça n'a pas été fait. Ils ont indiqué que la loi ne changerait pas.
Monsieur Rotayo, il nous a parlé d'un référendum sur l'immigration. Il n'y aura pas de référendum sur l'immigration. Monsieur Rota nous a parlé d'un bras de fer avec l'Algérie.
Moi, je vois qu'il accueille des imams algériens qui sont téléguidés par Alger et qui viennent faire du prosélitisme et de la propagande pour l'islamisme et pour le régime algérien dans les mosquées françaises. Euh moi, j'ai entendu que on allait maintenant être très ferme sur la politique d'immigration. Les titres de séjour légaux ont augmenté. 86 % des gens qui ont une OQTF n'ont pas été recondu en 2024 à la frontière.
Donc moi, je veux dire les déclarations, ça fait 20 ans qu'on entend ça. C'estd que ça fait 20 ans que tous les 6 mois on a un type de LR qui sort et à qui on nous dit "Oh là là, vous allez voir, il va convaincre vos électeurs." Vous saz euh mais en 2007 en 2007 ça a fonctionné avec Gieron il y a 20 ans.
La seule question Jordan Barda, c'est pourquoi Emmanuel Macron ne va pas au bras de fer avec l'Algérie selon vous ? Il y avait un ministre en off dans les colonnes du Figaro qui disait "Cette semaine, il a peur de la diaspora algérienne en France." Oui, je pense qu'il est d'abord je pense qu'il a un rapport euh très intrigant à la France et à l'histoire française.
Et on a le sentiment qu'Emmanuel Macron est en France sans être de France. Moi, je me souviens que lorsqu'il s'est déplacé en Algérie en 2017, il avait indiqué que la colonisation avait été un crime contre l'humanité. Hm.
Quelques mois plus tard, il avait envoyé euh le ministre de l'intérieur de l'époque, Géral d'Harmanin, fleurir la tombe du FLN et d'une organisation terroriste qui avait commis des atrocités et le somum de la barbarie contre la France, contre des citoyens français, contre des bâtiments de la République française, contre des policiers français. Donc on voit bien là que euh historiquement la droite a toujours été très proche du Maroc, la gauche a toujours été très proche de l'Algérie et le président de la République, Emmanuel Macron, a réussi l'exploit de se fâcher avec les deux. Moi, je confonds pas le peuple algérien avec les dirigeants algériens, mais nous avons donné son indépendance à l'Algérie.
Il faut maintenant que l'Algérie nous donne la nôtre. Et si on ne fait pas le bras de fer, si on ne remet pas en cause les accords de 1968, si on ne suspend pas les visas qui sont donnés au ressortissant algérien, si on ne suspend pas l'aide au développement et l'argent public est gagné par nos compatriotes qui est versé chaque année à l'Algérie par le biais français et européen. Si on n'empêche pas les dirigeants algériens de venir se faire soigner en France au frais de la princesse, alors l'Algérie ne nous respectera pas.
Je pense que l'Algérie ne comprend que le rapport de force et si aujourd'hui elle se croit autorisée à malmener la diplomatie française, à refuser ses ressortissants et à détenir Boem Sensal, c'est-à-dire un auteur franco-algérien qui a critiqué le régime, alors la France ne se fera pas respecter en Europe et par les autres pays du monde. Merci Jordan Bardella d'être venu ce soir dans Punch sur C News et sur Europe. Je rappelle le titre de votre livre, ce que je cherche aux éditions FA.
Jordan Bardella