Face à Face : Olivier Faure - 29/09
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Apolline Matin Face à face
Apolline de Malherbe 8h29 sur RMC et RMC Story Bonjour Olivier Faure
Bonjour Apolline de Malherbe
Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes premier secrétaire du parti socialiste Vous êtes député de Seine-et-Marne Semaine politique décisive Et tout dépend de vous Olivier Faure Parce que Sébastien Lecornu promet un gouvernement à la fin de la semaine Mais il lui reste une étape Vous revoir vendredi Et s'assurer que vous ne censurerez pas C'est ce qu'on va essayer de comprendre avec vous ce matin Il n'y aura pas de taxe Zuckman Il n'y aura pas de retour de l'ISF Il n'y aura pas de suspension de la réforme des retraites Comment vous réagissez à toutes ces portes qui se sont fermées ce week-end ?
Vous dites que tout dépend de moi Mais non, tout dépend de lui Tout dépend de sa capacité à entendre ce que les Français lui ont dit Je rappelle qu'il y a un an Les Français n'ont pas donné une majorité absolue à qui que ce soit Mais ils ont donné une priorité à la gauche Et ce qui n'est pas compréhensible dans l'interview du Premier ministre C'est qu'il donne le sentiment de vouloir faire comme d'habitude De ne rien changer Et donc de se retrouver dans une situation Où les mêmes causes produiront forcément les mêmes effets Et donc si Sébastien Lecornu entend rester à Matignon S'il entend gouverner ce pays Forcément, la copie qu'il a donnée dans le Parisien ne peut pas être la copie d'arrivée
Dans cette interview à nos confrères du Parisien Je répète, il explique qu'il n'y aura pas de taxe Zuckman Qu'il n'y aura pas de retour de l'ISF Et qu'il n'y aura pas de suspension de la réforme des retraites Et j'ai quand même pourtant l'impression que c'était les trois points que vous lui demandiez
Mais moi je vous répète que si rien ne change Et bien le résultat est déjà connu Il y aura une censure Et donc ce gouvernement tombera Et il y aura vraisemblablement une dissolution A laquelle nous sommes prêts
Vous avez été surpris ?
Surpris par ce qu'il dit et ce qu'il pense Non, parce que ça correspond à ce que dit le socle commun depuis huit ans Donc forcément, je ne suis pas surpris Ce qui m'étonne quand même C'est qu'ils devraient avoir entendu le fait que Ils ont été battus aux élections Qu'ils ont déjà perdu trois premiers ministres en un an Ce serait le quatrième Et donc à un moment, il faudrait que quelque part Quelqu'un se dise Il est temps d'ouvrir la porte à ce que peut dire l'opposition S'ils ne l'entendent pas Que voulez-vous que je fasse ? Le chaos, c'est eux
Vous l'avez dit S'ils ne l'entendent pas et s'il n'y a pas de changement Alors il y aura censure Et s'il y a censure, il y aura dissolution Nous y sommes prêts On va y revenir Il y a tout de même quelques pistes Qu'il évoque Sébastien Lecornu Il promet une forme de justice fiscale C'est ce que vous demandez Qui reposerait notamment sur la taxation de l'argent Qui dort dans des holdings Et des holdings familiales Sur une contribution éventuelle sur le patrimoine Voir sur une réduction de la flat tax Est-ce que ces pistes-là Vous paraissent possibles, prometteuses ?
Prometteuses, je ne sais pas Ce que moi je voudrais lui dire ce matin C'est la chose suivante Moi je voudrais la copie complète Pour l'instant, on a bien compris Ce qu'il ne voulait pas On n'a pas très bien compris ce qu'il était prêt à faire Et donc ce que je veux, vendredi C'est de savoir exactement ce qu'il sera demandé aux Françaises et aux Français Et quel sera le rendement De toutes les mesures qu'il entend présenter face aux nôtres Moi ce que j'ai présenté avec les socialistes Depuis plus d'un mois C'est une équation complète Donc quelle est la trajectoire ? A quel rythme on réduit le déficit ? Qu'est-ce qu'on fait pour économiser sur le budget de l'État ?
Qu'est-ce qu'on fait aussi comme prélèvement supplémentaire ? La taxe Zuckmann Et qu'est-ce qu'on fait aussi pour relancer l'investissement ? Qu'est-ce qu'on fait pour relancer le pouvoir d'achat ? A ces conditions-là, on peut discuter Pour l'instant, on a compris simplement ce qu'il ne voulait pas
Mais ça veut dire que si il arrive à vous démontrer vendredi Que la taxation davantage des holdings Alors l'argent qui dort, ça voudrait dire Avoir mis de l'argent dans des holdings Qui sont censés normalement être une sorte d'avant-poste Des investissements dans les entreprises Si en fait c'est une manière juste d'échapper à l'impôt Et de faire dormir de l'argent Alors cet argent serait taxé Si la contribution sur le patrimoine Si tout ça rapporte Autant que vous espériez de la taxe Zuckmann Alors vous pourriez dire oui
Oui Dans ce cas-là, vous direz oui Mais bien sûr Mais la réalité
Non mais pardon Ça veut dire que C'était pas taxe Zuckmann ou rien
Non, ça veut dire que je veux de l'argent Qui permette d'épargner Les Françaises et les Français De la classe moyenne et des classes populaires Parce que ce que les ultra-riches ne payent pas Ce sont tous les autres qui le payent Et c'est la raison pour laquelle moi je n'ai rien contre les riches Simplement ce que je dis C'est que quand vous avez des gens Qui ont une richesse indécente Qui ont vu leur fortune doubler en 8 ans Passant de 600 milliards à 1200 milliards Ce chiffre-là, je le répète en permanence Parce qu'il permet de dire quand même Que quand on demande à ces gens-là 15 petits milliards Et qu'on nous répond C'est pas possible On peut pas les spolier Mais de quoi parle-t-on ?
Quand je vois que le MEDEF Fait semblant de dire Que ce sont les entreprises qui sont visées Alors qu'on vise en réalité Les très gros patrimoines Je le rappelle Supérieurs à 100 millions d'euros Qui se verraient prélever L'équivalent de 2% de leur patrimoine chaque année Patrimoine qui leur rapporte en moyenne De 10 à 12% chaque année Donc ça veut dire Que le propos n'est pas De réduire leur richesse Mais de faire en sorte Qu'ils s'enrichissent moins vite désormais Donc on est très très loin de la polluation
Ça vous a surpris aussi le MEDEF Le MEDEF qui dit Nous sommes en réalité les nouveaux insoumis Et qui appelle même à une mobilisation Et un grand meeting le 13 octobre
Mais comme toujours Malheureusement Le patronat fait semblant de se mobiliser Pour les entreprises Mais en réalité Il est là pour protéger les ultra-riches Parce que là On parle de 1800 personnes Qui ont un patrimoine Je le répète Supérieur à 100 millions d'euros On parle pas Pardon de l'expression De petits riches Le problème c'est que Même avec ce que nous avons fait nous-mêmes Avec l'ISF Qu'est-ce qu'on faisait ? On attrapait Les petits riches Mais les ultra-riches Eux échappaient à l'impôt Et donc c'était tout l'objectif C'est tout l'objectif De la taxe Zuckman C'est effectivement De faire en sorte Que ce soit un
En fait vous reconnaissez vous-même Que l'ISF N'était pas très bien ficelé ?
Je reconnais le fait Que l'ISF Ne touchait pas Les ultra-riches Et qu'il y avait là Un problème C'est que les ultra-riches Qui optimisent Qui se réfugient Dans des holdings Dans lesquels ils placent leurs biens Pour que les gens nous comprennent Le jet privé Il appartient pas A l'ultra-riche Donc il est pas taxé Parce qu'il ne fait pas partie
De son patrimoine Bien sûr
De la même façon Que tel particulier Que le yacht Etc Tout ça Est complètement exclu En réalité De ce qu'est le patrimoine Reconnu De l'ultra-riche De la même façon Que ça serve des revenus Qui sont des revenus Très faibles Par rapport au grand de leur fortune Pour justement Ne payer que très peu D'impôts sur le revenu Et que ça donne tout ça Au final On a un impôt en France Qui est normalement progressif Plus vous êtes riche Plus vous payez Et bien avec les ultra-riches C'est l'inverse Il est dégressif
Olivier Faure Comment on fait Pour que les français Gagnent mieux leur vie Rapprocher le net du brut Voilà aussi une des promesses De Sébastien Lecornu Est-ce que là-dessus Vous êtes d'accord Et est-ce que vous avez des pistes ?
On avait des pistes On a proposé 6 milliards d'euros Pour tous ceux Qui sont en dessous de la médiane C'est-à-dire qu'en fait Tous ceux qui gagnent Moins de 1920 euros net par mois Verraient leur revenu augmenter Entre 900 et 1500 euros par mois
C'était la suppression de la CSG Sur ces salaires-là ?
C'est un taux différencié de CSG Qui permet de distinguer Entre les revenus Et donc de faire en sorte Qu'il y ait des gains immédiats Et qu'ils soient donc Mais qu'ils soient gagés En fait Puisqu'en fait C'est de l'argent en moins Pour la protection sociale Et donc la taxe Zuckman Venait justement gager Ces efforts que nous faisons En direction des salariés
On l'a dit Olivier Faure Vous verrez le Premier ministre vendredi Est-ce que c'est le rendez-vous De la dernière chance ?
Oui
Il n'y en aura pas d'autre C'est-à-dire que vous dites C'est à prendre ou à laisser Vendredi Soit il nous convainc Soit il est censuré
C'est simple Jeudi Les français vont à nouveau manifester Vraisemblablement Vous y serez ?
J'y serai Comme la dernière fois Et donc Qui vont manifester Et rappelez-vous Qu'on a eu entre 500 000 selon la police 5 millions selon les organisations Enfin bref Une grosse manifestation Assez inédite Dans la mesure Où il n'y avait plus De projet sur la table Et que le Premier ministre Venait même de dire Que les jours fériés Ne seraient plus retirés Deux jours fériés Ne seraient plus retirés Et donc Cette mobilisation importante Manifeste quelque chose Qu'il faut entendre Il y a une forme D'exaspération dans ce pays Et il y a la volonté D'aboutir A la justice fiscale Le lendemain Vous voyez le Premier ministre Le lendemain Les syndicats Sous la forme de l'inter-syndical Seront réunis Et seront donc Reçus ensemble Par le Premier ministre
Est-ce que c'est de bonne augure Que le rendez-vous Avec vous Soit effectivement Le lendemain Et justement Dans la foulée Des syndicats Est-ce que ça veut dire Que déjà au moins Sur la forme Il a compris quelque chose Le Premier ministre D'après vous
En tout cas Ce qu'il doit comprendre C'est qu'il y a Aujourd'hui Des gens Qui défendent Le monde salarié Qui défendent aussi Les petites entreprises Qui défendent aussi Celles et ceux Qui se battent Et qui travaillent Et qui ne veulent pas Être ceux Qui subissent Les rentiers Et donc Nous devons aujourd'hui Être en mesure De dire Que effectivement Si des efforts Doient être produits Ils doivent d'abord Reposer Sur la rente Sur la spéculation Sur ceux qui Aujourd'hui Se comportent Comme les assistés De la République
Olivier Faure L'un des proches De Sébastien Lecornu Dit dans la presse Ce matin Il faudra accorder Une victoire Au PS Est-ce que vous voyez Cette victoire venir ?
Mais je ne sais pas Moi je ne veux pas Une victoire pour le PS Ce n'est pas le sujet En gros ce qu'ils sont En train de dire
C'est qu'il faudra Que vous puissiez Sauver la face Pour vous permettre De ne pas s'ensurer Est-ce que c'est là Qu'il y a un grand malentendu Avec eux ?
Il y a un grand malentendu Je passais ma journée d'hier J'ai fait les vides Greniers dans ma circonscription Et donc Vous imaginez Des centaines de gens Qui viennent me parler Qu'est-ce qu'ils me disent ? Ils me disent Non pas On veut sauver Qui que ce soit Ils disent Faites en sorte Que cette semaine Quand vous verrez Le Premier ministre Eh bien Il y ait enfin Un renouveau Un espoir Qui permette à nous Qui sommes des gens Très ordinaires De voir un peu de lumière Parce que ça fait quand même Longtemps Que ce pays est dans la dépression Est-ce que la lumière
C'est de taxer davantage Les riches Ou c'est de faire en sorte Qu'eux gagnent davantage
Ah mais c'est de faire Qu'eux gagnent davantage Mais vous l'avez bien compris aussi C'est que Si vous voulez que L'immense majorité Gagne davantage Il faut qu'elle soit Moins prélevée Et donc Tous les impôts Qui étaient prévus Par François Bayrou D'ailleurs avec le gel Du barème de l'impôt sur le revenu Qui aurait fait rentrer Des ménages dans l'impôt sur le revenu Qui auraient augmenté Les impôts de tout le monde Sauf pour les ultra riches Eh bien La question qu'il pose C'est de savoir Si eux vont être à nouveau Les indons de cette mauvaise farce Ou si justement On va chercher l'argent Du désendettement Et de la capacité De nos services publics A fonctionner Chez celles et ceux Qui se sont beaucoup enrichis Et qui ont les moyens
Est-ce que les indons de la farce Comme vous dites Ce n'est pas vous les socialistes En tout cas C'est ce que considère Jean-Luc Mélenchon Il l'a écrit ce week-end Il a bien trimballé Les nigauds Il C'est Sébastien Lecornu Et les nigauds C'est vous Il ne leur donnera rien De l'espoir non plus Car il dit renoncer A débaucher des candidats ministres Dans les groupes politiques Qui ne soutiendraient pas Le gouvernement Adieu vos vaches Et voilà il y a plumé Pour Brun et Gage Par exemple Député socialiste
Non mais Vous l'avez compris Moi je ne commande plus Les excès de langage De Jean-Luc Mélenchon Qui croit que Il n'est ni prose ni vert Il est simplement Dans une forme De démagogie permanente Et ce que je fais moi C'est que A chaque instant Je cherche des solutions Je pourrais moi aussi Faire le grand numéro De Ils sont méchants Ils sont la droite Et on n'avancera pas Moi ce que je veux au contraire C'est qu'à chaque étape Nous puissions essayer De trouver des solutions Pour les françaises Et les français Si nous ne les trouvons pas Nous censurerons Si nous les trouvons Nous maintiendrons Voilà c'est tout C'est aussi simple que ça
La première motion de censure Elle sera déposée Par les insoumis Ils l'ont déjà annoncé Si après le rendez-vous De vendredi Vous en ressortez Bredouille Vous avez l'impression De ne pas avoir été entendu Que même sur cette histoire De taxer l'argent Qui dort dans les holdings Il n'a pas le compte Alors vous pourriez Vous associer A la motion de censure Des insoumis
Mais nous verrons Et si le compte n'y est pas Nous déposerons Une motion de censure
Votre propre motion de censure
Et nous prendrons Nos responsabilités Nous ferons en sorte Que ce gouverneur en tombe S'il ne veut pas entendre Ce que lui disent les français
Ça veut dire Que vous préférerez Avoir votre motion de censure Que vous vous associez A celle d'LFI ?
Mais je ne sais pas Ce que dira la motion de censure D'LFI Je sais par contre Ce que nous nous dirons Nous dirons que Nous avions un projet Concret Ce que n'a pas fait LFI Il n'a pas fait cet effort-là Il faut que dans l'année Et demie qui vient Nous sachions dire Comment est-ce qu'on va A l'élection présidentielle Et nous nous avons posé Sur la table Un projet qui est Parfaitement défini Avec une trajectoire budgétaire Avec des économies Avec aussi Des nouvelles recettes Et puis un plan de relance
Vous n'avez plus rien D'avoir à Calafi En fait vous n'avez plus rien D'avoir à Calafi Ça suffit de vous en parler Il n'y a plus rien
Mais ce n'est pas Qu'il n'y a plus rien C'est qu'en fait Je n'en peux plus D'être en permanence Interrogé sur des gens Qui font de la communication A outrance Mais qui ne proposent rien Moi ce que je dis C'est que Dans un moment comme celui-là
C'était quand même vos alliés Si vous êtes aujourd'hui Dans ce groupe Dans l'Assemblée C'était élu Sur une liste commune Vous étiez ensemble Enfin c'est quand même normal Et légitime Qu'on vous interroge
Ah mais je ne vous refuse pas De m'interroger
Vous étiez le nouveau
Front populaire Je dis simplement Qu'à un moment Quand on a un leader Qui se comporte Comme il se comporte Et qui a Pour principaux adversaires Les autres partenaires de gauche Et qui en oublient même Jusqu'à l'extrême droite Et la droite Je dis effectivement Qu'il y a un problème Il ne peut pas passer Sa vie entière A parler du reste de la gauche Moi je ne parle pas de lui Ça ne m'intéresse pas Je ne suis pas en train De chercher Et c'est vrai qu'il a passé Le week-end à parler de vous De vous L'éligo
Le ramassis De vieux sectaros
Oui mais moi je ne cherche pas A antagoniser la gauche Je cherche à dire Qu'il y a un chemin possible Pour la France Et c'est très différent
Avez-vous vu une différence Entre Sébastien Lecornu Et François Bayrou ?
Oui sur la forme Sur la méthode Sur Je pense L'attitude générale Du Premier ministre Qui donne le sentiment De vouloir discuter Mais Le problème Ce n'est pas simplement La méthode C'est aussi le contenu Et pour l'instant Je ne vois pas de changement
S'il n'y a pas De chemin possible Où vous puissiez avoir Au minimum Une bienveillance A l'endroit De ce nouveau gouvernement Je vous arrête tout de suite
Il n'y aura aucune bienveillance Moi je ne suis pas
Le fait de ne pas censurer Ce n'est pas de la bienveillance
Non La seule chose Qui m'intéresse C'est de savoir Si les français Des classes populaires Des classes moyennes Les gens ordinaires Vont être pénalisés Par ce budget Ou pas Et donc Est-ce qu'on va tourner Les services publics Ou pas Est-ce qu'on fait en sorte Qu'on puisse redonner Du plan d'achat Au plus grand nombre
Est-ce qu'il vaut mieux dissoudre Ou est-ce qu'il vaut mieux Juste censurer Et passer au suivant
Moi je pense que Dans ces cas-là C'est le président de la république Qui décide Mais peut-être que La dissolution Sera le seul moyen D'arriver à remettre Les compteurs à zéro
Plutôt que de Passer au suivant Si c'est pour que le suivant
Revienne et nous dise La même chose Que le précédent Ça ne sert à rien
Olivier Faure Vous avez compris Vous le jugement Contre Nicolas Sarkozy
Oui je comprends Qu'il y avait Une affaire grave De corruption De nos élites Et en l'occurrence Un ancien président Qu'au bout de Dix années d'enquête Les juges Ont considéré Qu'il y avait Une condamnation Sur la base L'association de malfaiteurs Contre Nicolas Sarkozy Et moi Ce qui m'indigne aujourd'hui Parce que je crois Comme lui Que la France A été humiliée Mais pas pour les mêmes raisons Ce qui humilie La France aujourd'hui C'est de voir Qu'une partie Du monde politique A décidé De faire La peau des juges Et moi Je crois Que dans un état De droit Justement On doit s'en tenir A respecter La séparation Des pouvoirs Respecter La liberté De la presse Respecter Des décisions De justice Qui sont Parfaitement motivés
Sur cette question De l'état De droit Ce que dit Nicolas Sarkozy Et un certain nombre De ses soutiens Mais aussi Quelques observateurs Y compris Du monde Du monde judiciaire C'est que le principe De l'exécution provisoire Serait contraire Justement A l'état de droit C'est-à-dire A la double juridiction Est-ce que ça vous interroge ? Quand vous entendez Le président du Sénat Qui dit Oui ça interroge Il y a un questionnement
Je comprends Que ça interroge Ils ont tous Des cas Dans leur propre famille politique Le parti des honnêtes gens Celui de Retailleau Comme il l'appelle En fait Et ils multiplient Enfin ils sont plus nombreux Dans les tribunaux Qu'à l'Assemblée Donc effectivement Je comprends Qu'il y a un problème Pour eux Mais enfin Il ne faudrait quand même Pas prendre les choses A l'envers Parce que là On est en train de créer Un immense nuage On ferait de la fumée Au doigt d'une affaire La réalité C'est que Le vrai débat C'est de savoir Si on accepte ou pas Que celles et ceux Qui nous gouvernent Et qui donc Sont censés être exemplaires Sont décorrompus Ou pas Mais sur cette question
De l'exécution provisoire Est-ce que Vous vous dites Oui ça pose question
Non mais Moi je ne veux pas Répondre à cette question Mais c'est la loi Comme à Gérard Larcher Mais c'est la loi Et les juges Ne font que l'appliquer Mais vous vous rendez compte Qu'au bout de 10 années De procédure Ça fait 10 ans Qu'il y a une procédure Qui est engagée Et seulement au bout de 10 ans Il y a une condamnation Et donc là Si vous dites Qu'il n'y a pas d'exécution provisoire Ça veut dire Qu'en fait Vous repartez en appel Peut-être qu'encore 10 ans Pendant lesquels Vous aurez en fait En fait
C'est une réponse A la lenteur de la justice
C'est une réponse Tout simplement A la lenteur de l'instruction Parce que c'est difficile D'instruire un dossier pareil Je comprends parfaitement Que ça ait duré longtemps C'est logique Qu'on cherche à s'assurer
Nicolas Sarkozy Il considère même Que ça a eu Un impact politique Voilà ses mots Hier Je rappelle Que j'ai perdu La présidentielle de 2012 De très peu Il parle notamment De la question du faux document Qui serait faux Ou en tout cas Dont on ne peut pas Prouver la véracité Pour être tout à fait précisé Et utiliser les mots Du tribunal Il dit le faux De Mediaparty A jouer un grand rôle Qui réparera cette injustice Il estime même Que au fond L'élection de François Hollande De 2012 Serait fragilisée
Vous vous rendez compte ?
C'est quand même Cette façon De chercher systématiquement A retourner Tous les arguments La vraie question Qui est posée C'est Est-ce qu'il y a eu Un moment Des collaborateurs De Nicolas Sarkozy Qui sont partis Voir y compris Un homme Qui était accusé De terrorisme Qui est à l'origine De cet attentat Sur le décédit Sur le décédit De l'UTA Qui a causé La mort De 170 morts Vraiment Est-ce qu'on peut Remettre les choses A leur place Et se redire Les choses Telles qu'elles Se sont passées Moi ce que je vois C'est qu'à chaque fois Que la justice On a un homme Une femme politique Et bien la droite Remet en cause La justice Alors qu'elle est celle Qui en permanence Appelle à plus de sévérité Et à ce qu'il y ait Une tolérance zéro
Merci Olivier Faure La tolérance zéro
C'est pour tout le monde
Merci Olivier Faure Premier secrétaire Du parti socialiste
Olivier Faure