COMMENT LA TÉLÉ FRANÇAISE EST TOMBÉE DANS LA POUBELLE
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 13 %Attaque 77 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 21:57OuverteRéponse directe
Quel est le principe de votre chronique « Ma vie au poste » et comment travaillez-vous ?
- 23:55RelanceRéponse directe
Comment en est-on arrivé à inviter des personnalités condamnées pour propos racistes ?
- 25:44RelanceRéponse directe
L'ARCOM a sanctionné CNews pour des propos discriminatoires. Est-ce suffisant ?
- 28:03OuverteRéponse directe
Pourquoi CNews dépasse désormais BFM TV en audience ?
- 31:16OuverteRéponse directe
Le macronisme de BFM n'explique-t-il pas la montée de CNews ?
- 33:24OuverteRéponse directe
L'arrivée de Michel Onfray et Philippe de Villiers est-elle un bras d'honneur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:54InvitéChiffre
« These are tiny figures of children on the walls of our studio, one for almost each of the 12,800 kids who have died in Gaza according to numbers from Gaza's health ministry. »
- 12:24InvitéFait
« Volkswagen, l'entreprise de tous les scandales. On voulait enquêter sur les logiciels antipollution truqués chez Volkswagen, sujet d'intérêt général de santé publique. »
- 25:24InvitéChiffre
« CNews est en train de devenir la première chaîne d'info la plus regardée en France. »
- 28:36InvitéFait
« Ils sont à droite ou très à droite. Et surtout, ils sont âgés. Ils sont même assez âgés. »
- 29:37InvitéFait
« Bolloré met la main sur ITélé, où il fait le ménage et qui devient CNews, et où il impose sa vision, sa ligne éditoriale extrême-droitière. »
- 38:50InvitéFait
« Les chaînes disposent de fréquences qui sont un bien public et on leur donne gratuitement en échange d'une convention et de certaines obligations. »
- 40:10PrésentateurFait
« d'extrême droite, enfin, au moins fondamentaliste sur la question de l'IVG. »
- 40:15PrésentateurFait
« C'était que ça avait l'apparence et la couleur d'une émission d'information, alors qu'en fait, c'était une émission de propagande, voire de prosélytisme. »
- 41:00InvitéFait
« il faut rappeler que sa composition est en fait exactement la même que celle du Conseil constitutionnel »
- 43:39InvitéFait
« renforcer les lois anti-concentration, puisque en France, la majorité des médias appartient à une minorité de milliardaires qui se servent des médias comme levier d'influence. »
- 44:21InvitéPromesse
« Que les représentants de l'hôpital puissent avoir un droit de veto sur la nomination de leur direction ou de l'actionnaire, etc. »
- 45:48InvitéFait
« Ça s'est vraiment accéléré en 2005, 2007, avec l'arrivée des chaînes infos gratuites accessibles à tous sur la TNT. »
- 45:57InvitéFait
« Au moment où Sarkozy arrive au pouvoir aussi, et en gros reprend les thématiques et les propositions... Enfin, il y a beaucoup de propositions de l'extrême droite. »
Temps de parole
- Invité45 %
- Présentateur39 %
- Présentateur 210 %
≈ 1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Pour ne rater aucune de nos vidéos, n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche.
Salut à toutes et à tous et merci de regarder le cinquième épisode de L'œil de Moumou, la chronique média de Mourad Guichard. Mourad Guichard est un journaliste indépendant qui pose un regard tranchant sur les grandes et les petites dérives de notre paysage audiovisuel et médiatique. Cette chronique a été dans un premier temps diffusée dans notre classique quotidienne d'infos et de combats toujours debout. Après une période d'incubation, elle a pris son envol et a déjà rencontré une audience nombreuse et fidèle. N'hésitez pas à en parler autour de vous, à partager le lien de la vidéo YouTube et à faire connaître ce nouveau rendez-vous du Média. Salut Mourad.
Bonjour à toutes et à tous, bonjour à toi Théophile. Aujourd'hui nous avons une émission un peu particulière avec un invité sur le plateau dans la rubrique Au Microscope. Il s'agit du journaliste Samuel Gontier, critique télé à Télérama, auteur de la célèbre chronique « Ma vie au poste ». Ensemble, on évoquera une thématique très actuelle, comment la télé française a basculé, souvent pour le pire, et comment relever la tête. Mais commençons par les tops et les flops. Alors juste avant les tops et les flops, je vais présenter mes excuses à Béligue Nabli, qui est donc l'un des cofondateurs de Chronique FR, qu'on voit régulièrement sur les plateaux faire des analyses très pertinentes.
Et je l'avais appelé Nabil comme l'un des copains des 4 routes à Agnières, alors qu'en fait, évidemment, c'est Béligue Nabli. Je lui présente toutes mes excuses. Alors sur le top numéro 1, on va retrouver Frédéric Aziza. Alors pourquoi Frédéric Aziza pourrait être en top ? Il n'est pas vraiment en top, puisque l'entité qui est en top, c'est le Conseil de déontologie journalistique et de médiation, dont on a déjà parlé ici, au moment où nous avions évoqué le cordon sanitaire en Belgique, et qui vient d'épingler Frédéric Aziza sur une vidéo.
Alors je rappelle Frédéric Aziza, qui n'est plus pour moi vraiment journaliste à proprement parler, c'est-à-dire qu'il ne respecte plus la déontologie ni l'éthique journalistique. C'est une espèce de meilleur habib de poche. Il a deux missions dans sa vie. La première, c'est de sommer ses invités dans ses émissions radiophoniques, de dire que Mélenchon et la France insoumise sont antisémites.
Et la deuxième chose, c'est d'aller dans la rue, souvent en mitouflé, un peu déguisé, pour aller tendre son micro ou son iPhone 13, pour interroger des gens, évidemment d'origine maghrébine si possible, qui se rendent à des manifestations pro-palestiniennes, et essayer de faire passer l'idée, évidemment, qu'ils sont pro-amas et antisémites. Eh bien, manque de bol, là, il a été dépassé deux fois.
La première fois, par le Conseil de déontologie, et la deuxième fois, dans cette vidéo que je vais vous inviter à revoir, où ce père de famille a tenu tête, donc il était avec sa petite-fille, et c'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, le Conseil l'a épinglé, notamment, à savoir qu'il n'avait pas filmé un enfant sans son consentement. Eh bien, regardez comment le père de famille va tenir tête à Fredo Lamaleste. Je vous laisse regarder. Qu'est-ce que vous pensez du massacre par le Hamas de 1400 Israéliens ?
Moi, je pense que le massacre, c'est pas bien. Tuer des gens, c'est pas bien. Non, non, c'est pas bien. Je suis parti à l'école en France, j'ai ouvert des livres d'histoire, on m'a parlé de la Shoah, on m'a dit que c'est pas bien. On a tué des millions de personnes, c'est pas bien. Et maintenant, on fait la même chose.
Non, mais je parle du massacre par le Hamas de 1400 Israéliens.
Moi, je ne suis pas de quatre enfants. Le Hamas, le Hamas... Non, non, le Hamas, c'est un plat délicieux. Le Hamas, c'est une organisation terroriste ou pas ? Dans un deuxième temps, je regarde, en fait, j'apprends que Léa Salamé
va recevoir Yaël Braun-Pivet, donc la présidente de l'Assemblée nationale. Alors là, c'est chaussettes, claquettes, t-shirts, mode Bréjon présidente. Je suis tout à fait à l'aise, tout à fait tranquille. Je me dis, bon, il va y avoir du déni, il va y avoir de l'attaque anti-Mélenchon, il va y avoir du... Je n'ai jamais soutenu Israël et la politique génocidaire de son gouvernement. Et en fait, bah non, grande surprise, ce top va à Yaël Braun-Pivet, qui va recadrer journalistiquement Léa Salamé, qui, avec son célèbre air député, va encaisser cette remarque qui en fait, à mon avis, pour le coup, une journaliste politique de premier plan, un peu asbine. Je vous laisse écouter.
Moi, je n'emploie qu'un mot vis-à-vis de M. Jean-Luc Mélenchon, c'est le mépris. Ça ne m'intéresse pas de commenter ou de polémiquer avec ce triste aussi. Pourquoi le mépris ? Parce que je trouve que ses tweets sont méprisables. Je n'ai rien d'autre à dire.
Mais c'est un élu de la République. Il n'est plus élu. Il n'est pas élu de la République. Donc pour vous, c'est le mépris qui vous inspire. Ça n'est que ça.
Et franchement, se faire recadrer par Yaël Braun-Pivet, je trouve ça un petit peu humiliant pour Léa Salamé. Daniel Obono, également, elle est dans tes top. Oui, alors, Daniel Obono, qui était évidemment présent au Congrès au moment du vote de la loi concernant l'IVG, l'inscription dans la Constitution. Et Julien Audoul. Alors, Julien Audoul, c'est donc le fameux député RN très médiatique. C'est un ancien cover boy devenu député et qui, parallèlement, est chroniqueur chez Hanouna. Ce qui me semble, en fait, problématique. Il faudrait quand même réfléchir à savoir si un député peut être chroniqueur en plus chez Hanouna.
Mais visiblement, tout ça ne lui laisse pas le temps de potasser le règlement intérieur de l'Assemblée nationale. Et donc, après cette remarque de sa part sur les ondes, ce croyant malin, Daniel Obono va lui répondre d'une manière cinglante. Je vous laisse écouter.
J'aurais dû être entre Mme Obono et M. Carl Olive. Théoriquement, puisque j'avais à ma droite Carl Olive et je n'avais pas Mme Obono à ma gauche, puisqu'elle a refusé d'être assise à côté de moi. Elle l'était pour la première séance de l'Assemblée nationale, puisque nous étions aussi par ordre alphabétique. Elle avait refusé de me serrer la main. C'est vrai que c'est très républicain. Mais bon, ils sont connus pour ça chez LFI. Et là, elle a trouvé un subterfuge. Elle était en face. Elle était à la tribune, à gauche de la présidente de l'Assemblée nationale, pour ne pas être assise à côté de moi.
Et voici donc la réponse de la députée Obono que vous allez pouvoir voir à l'écran. « Non, banane, j'étais assise à côté de la tribune, car je suis secrétaire de l'Assemblée nationale. Sinon, j'aurais été assise à ma place, suivant l'ordre alphabétique. Pour autant, je ne t'aurais pas plus serré la main que la dernière fois. Merci de me lâcher la veste maintenant. » Alors, pourquoi je prends cet exemple-là aussi ? Parce que ça prouve que les fameux experts de plateau télé qui sont invités de manière très régulière ne sont même pas foutus de connaître le règlement de leur propre institution, à savoir celui de l'Assemblée nationale.
Ça montre aussi qu'il cherche peut-être des poteaux, le Julien. Oui, oui, tout à fait. C'est une allusion à son accident de début de match, je crois, quand il avait joué, qu'il s'était cassé les ligaments, enfin, il s'était pété les ligaments, de manière un petit peu honteuse. L'écrivaine Émilie Fraîche. Émilie Fraîche, qui n'est pas très connue du grand public, est une écrivaine qui parle souvent de politique, qu'on retrouve de temps en temps sur les plateaux télé. Et là, elle a révélé, c'est pour ça qu'elle est dans les tops, elle a révélé à qui avait réellement, réellement profité les massacres du 7 octobre en Israël. Je vous laisse écouter.
Je crois qu'on oublie aussi que le contexte dans lequel intervient le massacre du 7 octobre, je pense qu'il est, sur un plan tout à fait personnel, une aubaine absolue pour Jean-Luc Mélenchon. N'oublions pas que le 5 octobre, il y a ce complément d'enquête sur Sofia Chikirou. Il y a une enquête qui est ouverte, une enquête judiciaire qui est ouverte pour escroquerie agréable.
Sofia Chikirou, c'est une députée LFI, très proche de l'Elefi.
Une députée LFI, qu'on est dans un parti qui est sur la redistribution des richesses, qu'on parle d'enrichissement personnel, et que sur le dos du conflit israélo-palestinien, il y a une scission absolue au sein de l'Elefi, et que sur le dos du conflit israélo-palestinien, on répare cette fissure, plus aucun journaliste n'a interrogé Jean-Luc Mélenchon sur ce qui se passe au sein de son parti.
Pour vous, il y a un côté écran de fumée ?
Ah, moi j'ai l'impression que, c'est terrible à dire, mais le massacre du 7 octobre, c'est une aubaine absolue pour Jean-Luc Mélenchon. J'aime bien Karim Rissouli, mais il va falloir quand même qu'il fasse un tout petit peu de tri parmi ces invités. Là, je pense qu'on frôle le ridicule, voire le conflit israélo. C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai, je l'ai trie avec parcimonie. En contrepoint de cet extrait vidéo, tu voulais nous montrer un extrait vidéo de CNN. Oui, alors ça se passe évidemment aux Etats-Unis, la grande chaîne d'information américaine.
Et alors c'est Brianna Kellard, qui est l'une des présentatrices, qui a posté sur son compte Twitter une initiative que je trouve extraordinaire, qui est une espèce d'alerte sur le génocide en cours à Gaza, et notamment sur le sort des enfants. Et on y voit des figurines d'enfants qui parsèment littéralement les murs du studio. Je vous laisse regarder, c'est très troublant.
A warning to our viewers that what you are about to see is quite disturbing and it has to do with children. This is the human cost of the Israel-Gaza war. These are tiny figures of children on the walls of our studio, one for almost each of the 12,800 kids who have died in Gaza according to numbers from Gaza's health ministry. The death toll, quite frankly, is hard to keep up with. Airstrikes and now malnutrition and dehydration are killing them. Here's a glimpse inside Kamal Adwan Hospital in northern Gaza where several children have died of starvation.
Ce qui est quand même fou, Mourad, c'est que la presse, les médias américains vont plus loin, osent plus et humanisent finalement plus les Palestiniens que les médias mainstream français, alors que le gouvernement américain est beaucoup plus engagé aux côtés d'Israël. Et traditionnellement, Israël est très symbolique dans l'esprit américain. C'est exactement ma volonté en vous montrant ces images-là, à savoir, peut-être qu'on en parlera tout à l'heure, mais est-ce que les médias français pourraient avoir la même initiative ? Sachant que, je vous rappelle que, par exemple, CNews avait retourné son logo en soutien aux agriculteurs.
Et sur un massacre en cours, un génocide en cours, il n'y a pas de réaction qui sont à ce niveau-là. Et donc, je me pose effectivement la question. C'était un peu l'objet de la chronique de la semaine dernière, que je vous invite à aller voir si vous ne l'avez pas vue, sur, effectivement, les journalistes français qui commencent un tout petit peu, de manière un peu timorée, un peu timide, à envisager de couvrir ce qui se passe actuellement à Gaza, comme ce qui s'est passé le 7 octobre.
Et dans l'émission du côté de chez Sam, que nous avons fait avec Politico Boy, il développe encore plus les remous que la Palestine occasionne au sein de la presse américaine, avec des figures comme Christiane Amampo, la célèbre journaliste de CNN, qui se dresse contre la censure et également l'arabophobie qui peut régner à la tête de certaines rédactions, avec un certain courage. Bien entendu, on commence les flops, et une fois de plus, ta queen revient en tête du flop. – Rutel Kriyev, certains internautes se sont émus du fait que je n'avais pas parlé de Rutel Kriyev durant les deux dernières chroniques. Et effectivement, j'ai regardé, il y a un problème. Et donc, involontairement...
– On reprend les bonnes habitudes. – On reprend les bonnes habitudes. Elle a été rattrapée en fait par l'actualité. C'est-à-dire qu'on avait parlé d'elle il y a quelques semaines maintenant, lorsqu'elle avait attaqué de manière frontale Villepin, de Villepin qui avait souligné à la fois la difficulté de prendre position aux États-Unis, avec des arguments extrêmement étayés, extrêmement précis. Et puis, elle avait fini par dire ceci à propos de l'impossibilité qu'en France, des grands groupes médias puissent pratiquer la censure. Je vous laisse écouter.
– L'idée qu'il pourrait y avoir une censure en France qui serait installée par les dirigeants des médias est un discours complotiste qui dérape et qui ne devrait pas être tenue par une personnalité de son rang. – Manque de chance pour elle. Notre confrère Jean-Baptiste Rivoire a été auditionnée le 7 mars devant une commission d'enquête de l'Assemblée nationale, la fameuse commission d'enquête sur les médias, en vue du renouvellement notamment des concessions en 2025. Et là, de quoi parle-t-il ? Elle n'a vraiment pas de chance de la censure orchestrée justement par un grand média, alors que ce serait impensable et complotiste d'imaginer un quart de seconde qu'en France, ça puisse arriver.
Je vous laisse écouter notre confrère Jean-Baptiste Rivoire. – Notre confrère et ami Jean-Baptiste Rivoire.
– Quelques mois plus tard, on essaye quand même désespérément de reproposer quelques enquêtes à la direction. Par exemple, on va en proposer 11, 7 vont être refusées, je vous donne les 7, c'est intéressant. – Volkswagen, l'entreprise de tous les scandales. On voulait enquêter sur les logiciels antipollution truqués chez Volkswagen, sujet d'intérêt général de santé publique. Sujet refusé par la direction nommée par Vincent Bolloré. – Le Monde selon YouTube. – Sujet refusé par la direction nommée par Vincent Bolloré. – Attentat de 2015, les dysfonctionnements des services de renseignement. – Plus de 130 morts à Paris, sujet majeur, très important.
– Sujet refusé par la direction nommée par Vincent Bolloré. – François Homelande sur les guerres du président socialiste et leurs effets pervers. – Sujet refusé par la direction nommée par Vincent Bolloré. – Les emplois fictifs dans la haute fonction publique. – Sujet refusé par la direction nommée par Vincent Bolloré. – Répression made in France sur les matériels de guerre et de maintien de l'ordre exportés massivement par la France dans des pays peu recommandables. – Sujet refusé par la direction nommée par Vincent Bolloré. – Et pour tout vous dire, même Nutella, les tartines de la discorde, a été refusé par la direction nommée par Vincent Bolloré.
Je crois qu'il exploite des champs d'huile de palme en Afrique. Ce qui expliquerait qu'il ait pu être gêné par ce sujet aussi.
– Et l'émission Quelle époque, que tu considères comme le TPMP des bobos, a une fois de plus tes faveurs ou tes défaveurs ? – Oui, là c'est une des faveurs, là je suis stupéfait, je ne suis pas le seul, j'ai lu plusieurs commentaires sur cette affaire. Ils ont invité la sœur de Xavier Dupont de Ligonnès, qui est accusée d'avoir tué son épouse, ses enfants et accessoirement son chien, enfin bon, avant de disparaître. Et donc c'est la personne la plus recherchée de France, pour ne pas dire au-delà d'ailleurs de nos frontières.
Et la sœur de Xavier Dupont de Ligonnès, qui déjà en soi, je vous invite à aller voir l'émission si vous le souhaitez dans son intégralité, en soi pose question, vient vendre un livre, un livre complotiste, qui explique qu'il n'y a pas eu de mort, que son frère n'a tué personne, qu'il va très bien, que ce n'est pas un assassin. Déjà ça pose un problème éthique, mais alors sur un plan uniquement journalistique, je vous laisse écouter cet extrait, elle va livrer une information, information je mets ça évidemment entre guillemets, qui aurait mérité normalement un sursaut journalistique immédiat, mais il ne s'est rien passé sur le plateau, et écouter l'information qu'elle va fournir.
Vous le croyez, vous croyez qu'il est parti ? Oui, je le crois. Qu'il est parti avec sa famille ? Dès la troisième ligne, je le crois. Aux Etats-Unis, ou quelque part, en tout cas, se cacher avec sa famille. C'est ce que vous croyez ? Donc, par exemple, vous vous posez la question très clairement, les cinq corps qui sont retrouvés enterrés dans le jardin, pour vous, c'est les corps de qui ? Alors, justement, je me dis, bon, on commence à nous parler d'une disparition,
les choses suivent leur cours, ça ne vient pas invalider la lettre. Et puis, petit à petit, je me dis, mais en fait, certainement, c'est une mise en scène. Parce que moi, je n'y connais rien, au principe d'exfiltration, etc. Je me dis, bon, finalement, puisque je crois quand même à mon frère, je l'ai eu au téléphone tout récemment, il n'avait pas du tout la voix d'un assassin. Enfin, je connais quand même son fonctionnement.
Vous savez, dans toutes les histoires judiciaires de France, tout le monde dit, oh mon Dieu, il était tellement sabbatique. Oui, c'est vrai.
Donc, nous parlons bien de Xavier Dupont-de-Ligonnès, l'homme le plus recherché de France, et elle indique qu'elle l'a eu au téléphone, qu'elle l'a eu au téléphone très récemment, et personne ne l'interroge sur ce point qui est quand même essentiel, quand on sait que, évidemment, la police, notamment, recherche sa trace de manière active. Je trouve que, pour un journaliste, ne pas rebondir là-dessus prouve que ça n'est pas une émission journalistique et que c'est vraiment du pur divertissement, comme, par exemple, on le fait sur TPMP, avec la volonté politique derrière en moins. La faute-en-ment, on va dire. Oui. Olivia Grégoire, hashtag Génance. Oui, Génance, parce qu'Olivier Grégoire...
Alors, si vous voulez, ce qui m'embête tout le temps, c'est que nous étions la semaine dernière, donc nous avons célébré le 8 mars, donc la journée internationale des droits des femmes, que certains rebaptisent comme journée internationale de lutte pour les droits des femmes, ça me va très bien, évidemment pas la journée de la femme ou ni la fête des mères bis, donc c'est des sujets extrêmement importants, on traite de salaire, on traite de violences faites aux femmes, enfin, il y a toute une série de dossiers qui sont très importants, et je ne sais pas ce qui est passé par la tête d'Olivier Grégoire, mais sur un sujet aussi sérieux qui charrie de nombreux scandales et de nombreuses injustices, voilà la manière dont on a souhaité célébrer cette grande journée.
Je vous laisse écouter.
Avant de préparer un petit discours un peu plus formel, je voulais partager ces paroles.
Normalement, ces gens-là sont entourés d'un pléthore de communicants qui sont grassement payés. Je ne comprends pas que quelqu'un ne lui ait pas tiré la manche pour lui dire non, on ne fait pas ça ce jour-là, a fortiori, et que c'était complètement ridicule. Mais comme dit une humoriste dont je n'ai pas le nom en tête, malheureusement, une humoriste russe et francophone, la mort, c'est comme quand tu es con, tu ne t'en rends pas forcément compte. On a fâché l'ancien ministre Luc Ferry. Ah, l'ancien ministre de l'Éducation nationale. Alors, c'était la semaine dernière, on en a parlé, et puis beaucoup, beaucoup de médias, en fait, parallèlement, on en fait, s'en sont fait l'écho.
C'est l'homme des nombreux pays baltes, en fait. Il s'était pris les pieds dans le tapis en comptant d'abord 4, je crois, puis 5, et ensuite 7 pays baltes. On ne sait pas jusqu'où c'est allé, alors qu'évidemment, les pays baltes sont au nombre de 3. Donc, il s'est fait railler, et les bras, lui, sont tombés des mains. Voilà, les bras, lui, sont tombés des mains. Je vous laisse écouter la manière dont il a complètement dérapé dans l'émission de Rochemin. Je me demande vraiment si notre confrère Darius Rochemin a intérêt, c'est ce que je disais la semaine dernière, mais je le confirme, a intérêt à de nouveau l'inviter comme une personnalité éclairante et nourrissante. Je vous laisse écouter.
Prenez la comparaison, on risque de céder de la même façon qu'on a cédé dans les années 30. Je ne veux même pas discuter de ça, c'est trop bête. Pardon, je suis désolé. C'est d'une telle connerie que les bras m'en tombent des mains, donc j'abandonne. Je laisse Danny s'il a envie de s'exprimer là-dessus. Franco n'est pas en Espagne, Mussolini n'est pas en Italie, Salazar n'est pas au Portugal, Poutine, quoiqu'on peut détester Poutine, n'a pas comme projet d'exterminer 6 millions de juifs. Tout ça est absurde, ça n'a aucun sens, c'est débile. Et en plus, il n'y a aucun courage à envoyer des canons César. Si ces journées... Vous permettez que je termine une phrase ? Terminez votre phrase.
Oui, vous êtes gentil. Si ces journées prenaient une arme et qu'il allait se battre contre les Russes, je dirais, formidable, mais tu es courageux, tu es grandiose. Et ce gamin qui est là à Paris à nous donner des leçons de morale... Vous n'êtes pas très intelligent. Je suis, je dis ce que je veux ici, voilà. Et on ne m'empêchera pas de dire ce que je veux ici. C'est très intelligent. Et donc, moi, j'ai toujours été égoliste, je n'ai pas de leçons. S'il vous plaît, baissons d'un ton, baissons d'un ton. Non, je fais ce que je veux, mon ami. Non, on ne traite pas. Non, mais vous commencez à me casser les pieds, à me couper la parole sans arrêt.
Mais vous pouvez, tant que vous voulez avoir les pieds cassés... Non, non, mais vraiment, vous me cassez les pieds, je le dis très franchement, mais ça commence vraiment à me fatiguer, à me chauffer les oreilles. Vous me laissez parler, c'est pas... On se fiche de savoir ce que vous pensez, c'est vous qui nous interviewez. Et vous posez des questions, et vous nous laissez donner les réponses. D'accord, c'est clair comme ça. Monsieur Cédornet, non, non, non, restez poli, s'il vous plaît. Non, et vous aussi. Couper la parole aux gens, c'est pas un signe de politesse.
As-tu un coup de cœur aujourd'hui, Mourane ? Oui, alors je voulais d'abord remercier, j'avais lancé un appel pour les internautes qui souhaitaient me faire suivre un ouvrage ou une création originale, et j'ai eu beaucoup de retours, donc je tenais à vous en remercier, et à vous demander un petit peu de patience, parce qu'évidemment, il va falloir que je lise tout ça. Une fois n'est pas coutume, je vais vous conseiller un ouvrage quelque peu institutionnel, qui est celui de Stéphane Troussel, le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, et qui s'appelle Seine-Saint-Denis, la République au défi.
Alors je trouve que, en fait, cet ouvrage est d'actualité, il a un peu plus d'un an, mais il est vraiment d'actualité quand on pointe régulièrement, comme c'est fait sur le média, les injustices dont souffrent les gens de Seine-Saint-Denis, notamment sur le plan de la santé, sur le plan d'éducation, et ainsi de suite. Et donc, il y a comme ça...
Alors ça, c'est fait avec Madani Schörfa, qui anime l'entretien avec Stéphane Troussel, et ça aborde vraiment tous les pans jusqu'à l'identité même de la Seine-Saint-Denis, au travers notamment du nom des collèges, qui sont souvent des personnes qui ont œuvré pour des causes humanistes, des causes d'égalité, et qui appellent vraiment ce département qui est le plus frappé par les injustices, et qui perçoit le moins pour réparer ces injustices, il appelle vraiment les autorités à agir, et l'État à agir et à prendre ses responsabilités, même si je ne suis pas d'accord sur plusieurs choses avec Stéphane Troussel, notamment sur l'impact que vont avoir les Jeux olympiques, mais ce sera un autre débat.
Je trouve que là, vraiment, il livre une réflexion extrêmement intéressante. Donc ça s'appelle Seine-Saint-Denis, la République au défi. C'est signé Stéphane Troussel, entretien avec Madani Schörfa, et c'est aux éditions L'Aube, Parole d'acteur et le nom de la collection. Merci, Mourad. C'est le moment pour nous de recevoir Samuel Gontier, journaliste à Télérama, animateur de la fameuse chronique « Ma vie au poste ». Cela fait de longues années qu'il scrute le petit écran avec la patience d'un entomologiste, et qu'il documente une lente dérive vers l'abîme, notamment du journalisme politique à la télévision et des chaînes d'information. Bonjour Samuel, bienvenue sur le plateau du Média.
Bonjour, merci pour votre invitation. Je vous pose une première question pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas. Quel est le principe de votre chronique « Ma vie au poste » et comment travaillez-vous ?
« Ma vie au poste » est en train de plus ou moins de changer de nom, de s'appeler « Enlégie différée » parce qu'il y a aussi une chronique. La chronique « Ma vie au poste » était seulement sur le site de Télérama, sur le web. Et il y avait une chronique qui s'appelait « Enlégie différée ». Il y a toujours une chronique qui s'appelle « Enlégie différée » dans le journal papier toutes les semaines. Et pour unifier un peu les choses, on va sûrement les appeler toutes les deux « Enlégie différée ». En gros, à la Télérama, on est plutôt un journal de critique.
Pas seulement, mais on fait pas mal de critiques d'événements culturels, que ce soit de la télévision ou autre, cinéma, théâtre, musique, etc. Et on est plutôt dans un rôle de recommandation, de prescription, de dire « Voilà, on a vu telle ou telle chose, tel ou tel spectacle, tel ou tel documentaire, série, téléfilm, et on vous le conseille ».
Donc moi, j'arrive un petit peu en contrepoint en tant que chroniqueur pour raconter ce qui se passe un peu au quotidien dans la télévision, à la télévision parce que, notamment les programmes, ce qu'on appelle les programmes de flux, c'est-à-dire les programmes qu'on ne peut pas voir à l'avance, donc on ne peut difficilement critiquer à l'avance parce que ce sont des programmes soit en direct, soit en très léger différé, justement. Et donc c'est beaucoup d'informations, d'oc-show, d'informations, de chaînes d'info, de JT, éventuellement de télé-réalité, ce genre de choses. Et voilà, donc je m'intéresse plus particulièrement à cette télévision qui n'est pas forcément la meilleure.
Et j'essaie d'exercer un regard critique et notamment de travailler plus spécifiquement sur le traitement de l'actualité à la télévision.
Mouad ? Alors bonjour et merci infiniment, je le redis, d'avoir accepté notre invitation. C'est très touché parce que je suis particulièrement ton travail de manière très régulière, notamment via les réseaux sociaux.
Alors la question comment on en est arrivé là, ça pourrait paraître une question un petit peu simple, mais en fait c'est une question qui est présente dans la tête de nombreux internautes qui suivent nos travaux respectifs, ainsi que lesjours.fr, ou Arrêt sur image, pour ne citer que deux de nos confrères, ou Acrimed, la question, je voudrais l'imager et qu'on regarde juste cet extrait très récent de Jean Messia qui a été invité sur une chaîne que je ne citerai pas puisqu'on va la voir à l'antenne et qui va tenir ses propos à propos d'Aya Nakamura. Je vous laisse écouter.
D'Aya Nakamura, eh bien d'abord ne chante pas en français, c'est une espèce de Sabir Afro-Racaille. Ah oui, elle a inventé un langage. Sabir Afro-Racaille. Voilà.
Alors cet extrait induit deux questions. Alors on va laisser un tout petit peu de côté le débat sur la présence, ou pas d'ailleurs, c'est une rumeur d'Aya Nakamura pour l'ouverture des Jeux Olympiques, mais quand on invite Jean Messia, on sait très bien qui on invite, on sait très bien de quoi il est capable, des dérapages dont il est capable. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui en France, en 2024, on peut encore inviter des gens qui y compris ont été condamnés pour des propos racistes ? Comment peut-on continuer à les inviter alors qu'il existe des conventions, il existe un régulateur qui est l'ARCOM ?
Comment vous expliquez qu'on puisse à ce point-là verser dans la provocation comme le font notamment CNews, C8 et d'autres chaînes ?
Déjà, je me permets une petite correction. Je ne pense pas que ce soit un dérapage, enfin que ce soit des dérapages de la part de Jean Messia, ce sont tout simplement des provocations. Il en vit ici, si on peut dire. Comment on arrive là ? On en arrive là. C'est un long processus, je pense. Mais là, en l'occurrence, pour ce qui concerne cette séquence de Jean Messia sur BFMTV, c'est en gros BFMTV est en train de se faire dépasser par CNews en termes d'audience. CNews est en train de devenir la première chaîne d'info la plus regardée en France.
Et BFMTV, depuis un certain moment, pas depuis la semaine dernière, mais depuis au moins deux ans, huit cours après, et a tendance à donner la parole aux mêmes personnes et à traiter les mêmes débats, les mêmes thématiques, de la même manière que CNews, assez souvent.
Je le disais, il existe quand même l'ARCOM qui a pris, par exemple, une décision. Alors, il y avait eu une séquence chez Pascal Praud, où il faisait un raccourci, un parallèle, un lien entre l'immigration et les punaises de lits. Et grande décision de l'ARCOM, datant du 7 février 2024, elle précise. Donc l'ARCOM a constaté que l'animateur de l'émission avait interrogé un intervenant sur un possible lien entre la recrudescence des punaises de lits et l'immigration. Elle a considéré, attention, c'est très violent, que la formulation même de cette question était susceptible d'encourager des comportements discriminatoires. L'autorité a mis en garde la chaîne CNews pour ses faits.
Est-ce que ça vous semble sérieux ? Est-ce que ça vous semble à la hauteur de ce qu'on peut observer au jour le jour sur ces chaînes-là, ce genre de réaction de l'ARCOM ?
Si c'était la première fois, si c'était le premier incident, ça pourrait très bien convenir. Le problème, c'est que là, on a l'impression que c'est une mise en garde, en fait, qu'a adressé l'ARCOM. On a l'impression qu'au bout de la 27e mise en garde, il y aura peut-être un blâme. Et au bout de 48 blâmes, il y aura peut-être un avertissement.
Comme dit Récoluche.
Et voilà, les sanctions de l'ARCOM sont très timorées, sont très faibles. On n'empêche en rien CNews de continuer à produire les mêmes opinions et les mêmes provocations à longueur d'antenne. Voilà, ça ne met pas en péril apparemment l'équilibre économique de la chaîne, qui de toute façon n'a pas vraiment d'équilibre économique. Donc peu importe. Ce qui est embêtant, c'est que dans sa panoplie de sanctions, l'ARCOM a des sanctions beaucoup plus dures. Ça peut aller jusqu'à la suspension de l'antenne pendant quelques jours, jusqu'à le retrait de la fréquence.
Donc en l'occurrence, pour ce qui concerne CNews, qui est vraiment un cas très particulier quand même, très caricatural, ça fait longtemps que CNews ne respecte absolument pas la convention qu'elle a signée pour bénéficier d'un bien public, une fréquence hertzienne. Donc ça fait très longtemps que l'ARCOM aurait pu monter en pression, un peu dans les sanctions, aurait pu mener une certaine escalade de sanctions pour arriver à une sanction beaucoup plus forte et beaucoup plus dissuasive. Là, on reste sur des sanctions qui n'ont aucune conséquence pour CNews.
Alors j'aimerais qu'on approfondisse un sujet, le fait que CNews dépasse désormais BFM TV. De facto, le public qui regarde CNews est plutôt composé de la droite à l'extrême droite. Ils sont nombreux en France, mais ils ne sont pas la majorité. Pourquoi ils montent aussi haut ? Est-ce que ça a quelque chose à voir avec la sociologie de celles et ceux qui regardent la télévision ?
Alors qui regarde la télévision en général, je ne pense pas. D'ailleurs, effectivement, ils sont à droite ou très à droite. Et surtout, ils sont âgés. Ils sont même assez âgés. Je n'ai plus la moyenne d'âge en tête, mais c'est au-delà de 60 ans, je pense. BFM TV, qui est en train de devenir deuxième, a un public plus jeune, enfin, en tout cas, un peu moins âgé, un peu plus divers. Et en nombre de téléspectateurs par jour restent devant. C'est-à-dire qu'ils sont plutôt vers 10-12 millions. Et CNews reste entre 8 et 10 millions. La différence, c'est que les téléspectateurs de CNews restent plus longtemps devant CNews que les téléspectateurs de BFM TV ne restent devant BFM TV.
Ce qui fait que CNews passe devant d'un cheveu.
Ça a aussi peut-être à voir avec l'âge, justement, et la disponibilité.
Voilà, tout à fait, exactement. La vertigineuse ascension de CNews, voilà, pour l'expliquer, il y a pas mal de facteurs. Mais je pense qu'au départ, quand Bolloré met la main sur ITélé, où il fait le ménage et qui devient CNews, et où il impose sa vision, sa ligne éditoriale extrême-droitière, il défend une idéologie, il défend sa vision du monde. Mais aussi, je pense qu'il y a aussi un créneau. Il y a un créneau, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de grande chaîne accessible à tous en France qui parle à l'extrême-droite, qui, pourtant, représente un certain public, un certain électorat. Donc pourquoi ne pas y aller ? Ça correspond à ses convictions.
Et il peut y avoir un créneau économique, un créneau d'audience. Et effectivement, c'est ce qui marche. C'est ce qui marche. Et après, qu'est-ce qui fait le succès ? C'est sur le fond, dans le discours. Là, c'est plein d'éléments. Ça peut être très difficile à résumer. Bon, c'est la culture du clash, de la provocation, comme on disait. C'est des grandes gueules, des fortes têtes qui n'en font qu'à leur tête et qui sont dans la provocation, qui se font passer continuellement aussi pour des victimes. Genre, on ne peut plus rien dire. Mais ils le disent à longueur d'antenne, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Mais on ne peut plus rien dire. On ne peut plus dire qu'on est raciste.
Mais on tient des discours racistes à longueur d'antenne. Il y a un phénomène qui est rapproché peut-être du trumpisme aussi. Et là, je reviens aux sanctions. C'est-à-dire que plus il y a de critiques de CNews et plus il y a de sanctions de CNews, plus ils se font passer pour des martyrs. Et du coup, les téléspectateurs peuvent se dire... Ah oui, les pauvres... Enfin, voilà, ils peuvent prendre fait et cause pour CNews, qui se prétendent des héros de la liberté d'expression. Donc voilà, ils jouent des critiques aussi qui leur sont adressées.
Est-ce que le macronisme de BFM n'explique pas également la montée de CNews ? Parce que c'est un point mort même de la critique journalistique. On critique beaucoup CNews et on ne critique pas assez BFM, alors que BFM a marqué très profondément une certaine couche sociale, notamment les Gilets jaunes, pendant la période de répression de ce mouvement.
Alors, effectivement, en ce moment-là, dans ces dernières semaines, on est très, très focalisés sur CNews. Mais effectivement, BFM TV... Je passe beaucoup de temps aussi à la regarder et à chroniquer ses émissions et ce qu'elle produit, parce que, déjà, c'était... Jusqu'il y a peu, c'était quand même la chaîne référence, la première chaîne d'infos française, et avec un public plus large, et aussi des invités plus divers quand même que CNews. Donc, et voilà, il y a plein de choses à dire aussi sur CNews, qui est effectivement très macroniste. BFM, pardon, BFM, qui est effectivement très macroniste, mais je pense qu'ils ne sont pas forcément macronistes de conviction.
Disons qu'ils sont plutôt... Ils sont plutôt du côté du manche, d'une manière... Voilà, voilà. Et du côté du pouvoir, quel qu'il soit, il se trouve que c'est Macron en ce moment. Il se trouve que les macronistes organisent une sorte de duel pour gagner les élections et pour rester prépondérants, organisent une sorte de duel exclusif avec le RN, avec l'extrême droite. Et ça tombe bien, parce que... Et du coup, BFM TV décale que ce duel sur son antenne, illustre ce duel sur son antenne, et ça lui permet, dans le même temps, de courir après CNews. Donc tout ça entre en jeu.
Alors, il y a eu cette fameuse commission d'enquête à l'Assemblée nationale, dont j'ai brièvement parlé la semaine dernière, en émettant des réserves. Il y a eu plusieurs émissions qui en ont parlé sur le média. Au sortir de cette commission d'enquête, les gens de CNews, vous avez écrit dessus moi aussi, enfin j'en ai parlé du moins, il y a eu l'annonce de l'arrivée de Michel Onfray, figure polémiste s'il en est, de droite extrême, voire d'extrême droite, et puis de Villiers qui s'est permis un énième jugement sur l'IVG qui aurait fait tomber Rome, enfin bref, un délire complet. Est-ce que vous prenez ça comme une espèce de bras d'honneur ?
Et où est-ce qu'on, à la commission notamment de l'Assemblée nationale, et aux autorités, en l'occurrence l'ARCOM, où est-ce qu'on peut mettre la limite ? Jusqu'où ils peuvent aller comme ça, aujourd'hui ?
Je ne sais pas si c'est un véritable bras d'honneur, je pense que c'est juste le train-train de CNews. C'est vraiment... C'est encore pire. Oui, bien sûr, c'est encore pire. C'est-à-dire que non seulement il y avait eu les dirigeants de CNews et les stars de CNews qui avaient été passés sur le grill par la commission d'enquête, mais aussi le dimanche précédent, le lundi et le lendemain, il y avait eu un scandale, on peut dire, sur l'émission religieuse qui s'appelle Enquête d'Esprit, qui était tout entière consacrée à condamner l'IVG, avec notamment une infographie qui expliquait que l'avortement était la première cause de mortalité dans le monde. Donc ça a fait scandale.
Il y a eu plein de signalements à l'ARCOM qui enquêtent sur cette affaire et qui, là, je pense, les sanctions risquent d'être un peu plus élevées, cette fois-ci quand même, un peu plus sévères. Et voilà ce qui est frappant, c'est que cinq jours après cette émission Enquête d'Esprit et le lendemain de l'édition des dirigeants de CNews devant la commission d'enquête de l'Assemblée, Philippe de Villiers tient un discours hyper raciste, islamophobe et anti-avortement très virulent.
Et le lendemain, Michel Onfray, qui inaugure sa nouvelle émission face à Laurence Ferrari, il tient un discours anti-avortement aussi en disant que les obsessions sur l'avortement, sur le mariage pour tous, c'est la fin de la civilisation chrétienne. Donc exactement le même discours que Philippe de Villiers.
En fait, il a été connu quand même pour son traité de théologie.
Oui, voilà, c'est ça qui est... Voilà, je pense qu'il a, depuis, vraiment bien glissé. Voilà, et je précise aussi que l'émission de Philippe de Villiers, si ça se produit aussi, c'est que l'émission de Philippe de Villiers, c'est face à Philippe de Villiers. Mais qui est face à Philippe de Villiers ? C'est Geoffroy Lejeune.
Le patron du GDD, l'ancien patron de Valeurs Actuelles.
Imposé par Valoré à la tête du journal du dimanche après être venu de Valeurs Actuelles.
Et condamné pour...
Et condamné aussi pour, notamment, des caricatures de Daniel Aubameau. Et voilà, c'est intéressant, dans cette émission, il y a le présentateur de Val, qui est une sorte de Pascal Praud Junior, donc il ne va pas freiner beaucoup non plus. Philippe de Villiers, il dit simplement, comme ils ont été obligés de s'excuser après l'histoire de l'émission Enquête d'esprit, il dit simplement, là, je précise que ce que vous dites, c'est seulement sur les conséquences que pourrait avoir la constitutionnalisation de l'IVG, mais vous ne condamnez absolument pas l'avortement. Et la phrase d'après, Philippe de Villiers, il dit qu'il est farouchement contre l'avortement.
Et juste pour finir, ce qui est intéressant, dans cette émission, ce n'est pas tout le temps le cas, mais dans cette émission-là, c'était le vendredi d'avant, Geoffroy Lejeune, qui est censé être le contradicteur de Philippe de Villiers. Donc déjà, ça fait rigoler. Et dans cette émission, il a parlé, mais 20 secondes. Il a prononcé deux phrases. C'est tout.
Alors, je voulais aussi évoquer la thématique de l'américanisation des chaînes d'info. On est en retard sur les États-Unis. Sur les États-Unis, les chaînes d'info sont un peu comme les quotidiens en France. Il y a les chaînes d'info de droite, de gauche. Il y a Fox News, qui est un peu le modèle de CNews. Il y a CNN, il y a MSNBC. Est-ce que finalement, on ne devrait pas prendre acte du fait que les chaînes d'info sont les quotidiens d'aujourd'hui, et admettre qu'ils puissent avoir des chaînes d'info d'opinion ? Des chaînes d'info et d'opinion ?
Alors, juste sur la comparaison, je ne suis pas tout à fait d'accord, en fait. Parce qu'en France, par rapport à la taille de la France, du pays, on est un des rares pays à avoir quatre chaînes d'information qui ont des audiences plutôt bonnes, et qui n'existent pas du tout aux États-Unis. C'est CNN, Fox News, CNBC, c'est beaucoup moins d'audience que LCI, BFM, CNews, France Info, cumulé. C'est énormément moins. C'est-à-dire que quand ils font 0,5% d'audience, CNN, ils sont contents. Enfin, je ne sais pas exactement quels sont les chiffres. Ce n'est pas ma spécialité, les médias américains.
Mais les chaînes d'info en France ont un pouvoir, une influence bien plus grande qu'aux États-Unis, même si effectivement, Fox News a eu un grand rôle dans la récension du trumpisme. Mais ces chaînes ont vraiment un effet vraiment déterminant sur à la fois l'agenda médiatique, l'agenda médiatique et politique, c'est-à-dire de quoi on va parler, et sur le cadrage aussi, c'est-à-dire sur comment on va en parler, de quoi on va parler et comment on va en parler. Parce que ces chaînes sont des carrefours où se retrouvent à la fois tous les politiques, la plupart des politiques en tout cas, et tous les éditorialistes, non seulement des chaînes d'info, mais aussi de la presse écrite.
La presse écrite, disons, mainstream, souvent, dominante et plutôt de droite. Des chaînes d'opinion ou pas ? Effectivement, enfin, qu'il y ait des médias d'opinion, c'est, vous en êtes un, je pense, et c'est très bien qu'il y ait des médias d'opinion et de diverses opinions, divers médias, etc. Ce qui est particulier avec la télévision telle qu'elle est organisée en France, c'est que les chaînes disposent de fréquences qui sont un bien public et on leur donne gratuitement en échange d'une convention et de certaines obligations. Après, on peut revoir ce modèle, peut-être. Mais là, il me semble que c'est un bien public, la fréquence qu'utilisent ces chaînes.
Donc, à mon avis, elles doivent quand même... Pas question qu'elles soient totalement neutres. Ça n'existe pas, la neutralité, évidemment. Mais il me semble qu'elles doivent quand même respecter certaines limites. Et là, par exemple, c'est news. On peut discuter de la ligne éditoriale de BFM TV. Il y a quelques fois des moments où ça pose problème au niveau même du droit. Mais là, c'est news. C'est vraiment un cas à part au sens où... Voilà. La convention... Je ne l'ai plus en tête concrètement. Mais voilà. Il faut respecter un certain pluralisme, ne pas inciter aux discriminations, etc. C'est ce que fait c'est news tous les jours. Donc, voilà.
Elle n'a aucune légitimité à occuper ce bien public qui est une fréquence artienne. Souvent, justement, les défenseurs de CNews disent « Oui, mais regardez, il y a des journaux de gauche, il y a des journaux de droite, etc. » Oui, mais les journaux, ils ne payent pas... Enfin, on ne leur donne pas une fréquence gratuite. Ils payent les frais de port, les frais de distribution de leurs journaux. Voilà. Donc, ce qui s'applique aux radios et aux télévisions, c'est différent pour les journaux. Donc, il n'y a pas de comparaison à faire.
Oui, bien sûr. D'autant que c'est entre aller acheter avec son propre argent un journal et zapper sur une télévision, c'est quand même pas la même démarche. Et puis, c'est ce qui avait posé problème, notamment avec l'émission de théologie d'extrême droite, enfin, au moins fondamentaliste sur la question de l'IVG. C'était que ça avait l'apparence et la couleur d'une émission d'information, alors qu'en fait, c'était une émission de propagande, voire de prosélytisme. Tout à l'heure, vous parliez de l'ARCOM et des possibilités de sanctions, puisque il faut quand même trouver une porte de sortie à tout ça.
Qu'est-ce qui fait et qu'est-ce qui fait que les sanctions ne sont pas prises, d'une part, sachant qu'elles existent, il y a cette possibilité, ce levier. Alors, est-ce que c'est structurel, c'est dû à l'ARCOM dans son fonctionnement, à sa présidence peut-être, à la nomination de son président peut-être ? Et qu'est-ce qu'il faudrait donc pour que... Est-ce que ça doit passer, par exemple, par le législateur ? Qu'est-ce qu'il faudrait comme réglementation plus contraignante ou peut-être par changement des statuts de l'ARCOM ? Comment vous analysez ces problématiques-là ?
Je pense qu'il y a plein de pistes et plein de solutions possibles. Pour ce qui concerne l'ARCOM, il faut rappeler que sa composition est en fait exactement la même que celle du Conseil constitutionnel, enfin la procédure de nomination, c'est-à-dire qu'il y a trois conseillers pour le président de l'Assemblée, trois conseillers pour le président du Sénat et trois conseillers pour le président de la République qui choisissent le président.
Et il se pose exactement les mêmes problèmes en fait pour l'ARCOM que pour le Conseil constitutionnel, puisque dans beaucoup de pays, la Cour suprême est surtout constituée de juristes, de spécialistes, je ne connais pas forcément, ce n'est pas mon domaine de spécialité, mais qui sont, je ne sais pas comment ils sont nommés exactement, mais ce sont vraiment des spécialistes du droit et du droit constitutionnel, ce qui n'est pas le cas en France. Il y a quelques juristes, mais c'est souvent des politiques et donc ils ont des avis plus politiques, enfin à la fois juridiques, mais aussi politiques.
Et c'est un peu ce qui se passe à l'ARCOM, c'est-à-dire que ce mode de nomination ne paraît pas pouvoir assurer une vraie indépendance de cette autorité de régulation qui est censée justement être indépendante, puisqu'elle est nommée par des gens qui sont au pouvoir, en gros. En plus, quand l'Assemblée et le Sénat et la Présidence sont à peu près de la même couleur politique, du coup, ça fait des nominations qui... Voilà, ça fait une assemblée de conseillers assez homogènes. Donc avec l'ARCOM tel qu'elle est constituée, je ne pense pas que ce soit une autorité de régulation qui puisse vraiment jouer son rôle.
Son président, Rocco-Olivier Metz, qui est sûrement très intelligent et très compétent, ce n'est pas la question, il a été conseiller ministériel au moment de la co-habilitation de 1986-88, conseiller ministériel au ministère de la Culture, où était aussi secrétaire d'État, Philippe Devilliers. On y revient. Il a fait toute sa carrière au RPR, à l'UMP. Il a été nommé par Macron. Enfin, je ne sais plus... J'ai un peu oublié comment ça s'est passé. Mais en gros, c'est un homme de droite, ce qui n'empêche pas que... Un homme de droite peut faire très bien son travail. Jacques Toubon l'a fait très bien quand il était défenseur des droits.
Donc ce n'est pas la question de faire porter toute la responsabilité des soucis à Rocco-Olivier Mestre. Mais voilà, je pense qu'il y a un problème avec cette autorité de régulation. Et ensuite, des pistes pour assurer une meilleure indépendance et un meilleur puernisme. Il y en a d'autres. On peut les évoquer rapidement. Je ne sais pas ma spécialité. Moi, je suis plutôt un observateur. Je regarde ce qui défile sur ma télé. Mais voilà, il y a des gens qui y réfléchissent, que ce soit des politiques, des économistes, des universitaires.
Et on pourrait renforcer les lois anti-concentration, puisque en France, la majorité des médias appartient à une minorité de milliardaires qui se servent des médias comme levier d'influence. Et pas parce qu'ils sont passionnés par les médias, souvent. Donc renforcer les lois anti-concentration pour que le paysage soit un peu plus divers. On pourrait aussi renforcer l'indépendance des rédactions. C'est un projet qui a été porté... Je crois qu'il y a des députés qui sont... Enfin il y a des parlementaires qui, au moment de la reprise en main du JDD par Bolloré, ça a été évoqué notamment... Absolument.
Que l'SDJ ait plus de pouvoir. Voilà, que les SDJ... S'opposer à la nomination d'un directeur, notamment.
Que les représentants de l'hôpital puissent avoir un droit de veto sur la nomination de leur direction ou de l'actionnaire, etc. On peut aussi, et il y a l'économiste Julia Cagé qui travaille un peu sur... Enfin qui prône un peu cette voie de sortie aussi. C'est que les lecteurs ou les auditeurs ou que les téléspectateurs soient actionnaires de leurs médias, enfin des médias. Voilà, et que du coup, ce soit vraiment du coup un bien public et qu'ils puissent exercer un droit de contrôle aussi sur ces médias. Enfin je pense qu'il y en a d'autres encore, mais...
Voilà, et je pense que là, avec le pouvoir actuel, enfin les institutions telles qu'on les a aujourd'hui, je vois mal comment ça pourrait... Enfin comment ces évolutions plutôt souhaitables pourraient advenir rapidement, malgré les états généraux de l'information. On ne sait jamais peut-être qu'il peut en sortir du bon quand même.
On va suivre tout ça, bien évidemment. Une dernière question, si vous le permettez. C'était juste, voilà, je rebondis sur ce que vous dites là. Est-ce que vous avez l'impression que ça s'accélère, ce phénomène de pourrissement du paysage audiovisuel français, d'une part ? Est-ce que vous êtes un tantinet soit peu optimiste sur, voilà, une amélioration dans un futur proche ?
Oui, oui, oui, ça s'est nettement accéléré. Enfin moi, c'est un lent processus. Parce qu'on a demandé... Enfin, vous m'avez demandé tout à l'heure d'où ça vient. Bon, je pense que ça vient... Enfin, il y a toujours eu des tendances un peu racoleuses ou putassières dans certaines émissions de télé, surtout depuis l'arrivée des télévisions privées, au milieu des années... Enfin, en 1987. Ça s'est vraiment accéléré en 2005, 2007, avec l'arrivée des chaînes infos gratuites accessibles à tous sur la TNT. Et avec... Au moment où Sarkozy arrive au pouvoir aussi, et en gros reprend les thématiques et les propositions... Enfin, il y a beaucoup de propositions de l'extrême droite. Donc, voilà.
Donc, il y a eu une mise en concurrence des différentes chaînes qui, voilà, qui ont été un peu dans la culture du clash ou du coup d'éclat ou de la polémique pour s'imposer. Et en même temps, il y avait une droitisation du discours politique. Donc, voilà. Ça a commencé vraiment... Pour ce qui est des chaînes d'information et de l'information en général à la télévision, ça a vraiment commencé... Ça s'est vraiment dégradé à partir de ce moment-là. Et ensuite, ça a empiré petit à petit avec les succès électoraux du RN, avec l'arrivée de Zemmour, auquel toutes les chaînes ont déroulé un tapis rouge. Un tapis rouge et BFM TV, peut-être encore plus que CNews.
Et est-ce que je suis optimiste pour l'avenir ? Déjà, sur le paysage actuel, il faut quand même souligner que vous en êtes la preuve. Télérama aussi, quand même, si on appartient à un grand homme d'affaires, mais qui nous laisse une grande liberté, quand même, on peut le dire. Donc voilà, il y a quand même une diversité de médias qui permet aussi de ne pas... Voilà, d'échapper à BFM TV ou à CNews quand on a envie d'y échapper. Donc ce pluralisme est quand même intéressant. Et voilà, il faut quand même le souligner.
Et le renforcer.
Et en profiter, le renforcer. Et puis aussi, on a beaucoup parlé de la télévision, et on en a parlé quand mal, quasiment. Mais il y a aussi quand même des choses très bien qui se passent à la télévision. Et justement, je le disais tout à l'heure au début, j'ai des collègues qui passent leur temps à aller repérer, regarder, rechercher des programmes intéressants qui sont le plus souvent quand même sur le service public, c'est-à-dire les chaînes de France Télévisions ou Arte, mais voilà, qui proposent des enquêtes, des documentaires, des séries, voilà, qui sont quand même... Voilà, il y a des choses à regarder à la télévision.
J'ai vu, j'ai rattrapé récemment un documentaire qui s'appelle Etat limite, qui est encore disponible sur Arte, je crois. Oui, c'est Arte. Etat limite sur l'hôpital Beaujon et l'unique psychiatre qui travaille à l'hôpital Beaujon. C'est un formidable documentaire à la fois pour la manière de filmer, enfin, la réalisation, à la fois pour le personnage de ce psychiatre qui est incroyable et aussi pour raconter l'état de l'hôpital public aujourd'hui. Donc là, il y a plein de pépites comme ça qu'il faut aller chercher, qu'il faut se renseigner un petit peu pour voir ce qui passe. Évidemment, si on arrive devant sa télé et qu'on branche BFM, ça peut être un peu...
Ou CNews, ça peut être un peu désespérant. Mais il y a autre chose à la télévision. Voilà. Et sur l'avenir, je ne me prononcerai pas. Là, c'est pas... Voilà, je... Sur les chaînes d'infos, sur les JT, sur les talk shows d'information, là, je ne suis pas très optimiste. Mais bon, voilà. Très bien.
Je vous remercie infiniment. Alors, je voudrais juste préciser que c'est très important ce que dit Samuel. C'est-à-dire qu'effectivement, on brosse très souvent, on peint un tableau noir de ce qui se passe à la télévision, mais parce qu'on est là pour essayer de corriger un peu, de faire que ça se corrige. Mais effectivement, je confirme que... Voilà, on met le poil là où ça fait mal. C'est ça. Il y a quand même des vrais soucis. Mais qu'effectivement, en lisant les colonnes de Télérama ou des colonnes, notamment, médias de l'humanité pour lesquelles j'ai le plaisir de régulièrement travailler et concourir, on trouve des choses absolument, effectivement, magnifiques.
Merci infiniment, Samuel. Merci à vous. Merci à vous deux. Et avant d'interrompre cette émission, d'arrêter cette émission, Mourad, tu as quelques remerciements. Oui, parce que c'est pareil, c'est dans la même logique positive que vient de souligner Samuel Gonté. C'est-à-dire qu'il se passe des choses horribles aussi sur les réseaux sociaux, mais il se passe des choses absolument formidables. Et il y a des gens qui vraiment concourent à l'intelligence, concourent à partager des articles, des analyses et des choses que je trouve extraordinaires. Et c'est des gens qui nous suivent et donc je voulais vraiment les remercier.
Alors, parmi elles et parmi eux, il y a Mimi Jedi, Luc Vianès, Flo Flo Florence, Puji Web, Thierry Pagolo, Jiminy Cricket, Hopopop, Laurent Telonius, Ibn Masouda, Kamel Bounouar, La Ligue Turtles, Brit Julius, Xaqda, avec deux K, Areski, Cat Life, Abd Aïla et Marie Anaïs. Je tiens à les remercier, à les féliciter pour leur travail régulier d'échange d'informations et ça fait du bien et ça aère l'esprit. Je vous conseille vraiment de les suivre et de regarder leur production. Merci à vous. Merci à vous aussi d'avoir regardé l'œil de Moumou sur le Média, sur le canal 350 de la Freebox, sur Youtube ou sur notre site internet de Média.
Votre Média, on le rappelle, ne vit que des dons et des abonnements de celles et ceux qui le regardent et qui l'aiment. Si vous le pouvez, allez donc sur le Média tv.fr et donnez-nous de la force. Donnez-vous de la force. Restez connectés aux Média. Sous-titrage Société Radio-Canada