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interviewRMC· 25 avril 2023 13 min

Manuel Bompard : "Il faut respecter les gens, car sinon cela créé encore plus de colère"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour manuel Bompard merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions vous êtes le député la France insoumise des Bouches-du-Rhône une situation assez explosive sur le terrain avec chaque déplacement qui désormais et compliqué voire même empêcher lire le ministre de la santé était sur le terrain à Poitiers il était acquis accueilli par des casseroles le ministre de la justice lui était dans la Sarthe il a été accueilli par des casseroles le ministre de l'éducation était à Lyon déplacement très compliqué à chaque étape de son déplacement et puis alors un retour quasiment empêché pas peine directe qui a été contraint de rester cloîtré dans son train hacker parce qu'une foule très en colère l'attendait au bout du quai et l'empêchait de descendre il a fini par être littéralement exfiltré c'est bien ça manuellement c'est les conséquences de la volonté et de l'entêtement du président de la République il y a une opposition très forte à la réforme des retraites qui s'est exprimée dans ce pays depuis maintenant plusieurs mois elle s'est fait dans des manifestations très large calme démocratique et aucun des messages qui ont été portés dans ces manifestations étaient entendues en face vous avez un président de la République qui a décidé de passer en force en utilisant tous les les leviers de la Cinquième République pour imposer à un peuple qui n'en veut pas cette réforme et donc il est normal que le peuple cherche des moyens pour exprimer sa colère c'est ce qui fait jusqu'à ce que le président de la République commence à entendre le message et bouge et qui t'a équitable bloqué comme ça des ministres dans un train bah je crois que qui est des rassemblements sur les lieux de présence des des ministres ça participe des moyens démocratiques qui existent pour que les Françaises et les Français puissent exprimer leurs colères écoutez ce qu'il faut comprendre parce que on peut si vous voulez jeter pendant des semaines et des semaines des cris d'orfray en disant mon dieu il y a des gens qui vont manifester aussi bah j'ai entendu des gens franchement j'ai entendu attendez regardez vous allez pas reprocher [Musique] je dis que si on veut sortir de cette situation il faut proposer une issue qui soit une issue politique démocratique mais sinon ça va continuer comme ça pendant des semaines et des semaines on va essayer de comprendre enfin moi je voudrais savoir quel est votre point de vue sur cette situation et si vous trouvez que c'est bien et si vous trouvez qu'il faut que ça continue bien sûr je parle de cette histoire des casseroles mais je parle aussi des réactions d'ailleurs ce matin le ministre des contes publics et Gabriel Attal à propos de ses manifestants de ceux qui notamment hier à plusieurs étapes de la journée de papel Ndiaye ils l'ont attendu avec les casseroles il dit aller de 14h à 17h en pleine journée en pleine semaine attendre un ministre il sous-entend que c'est pas tout à fait ceux qui travaillent puisqu'ils ont le temps d'attendre il dit par opposition qu'il pense lui aux Français qui se lèvent le matin et qui vont bosser et à propos donc de ceux qui attendent comme il dit de 14h à 17h en pleine journée en pleine semaine un ministre il dit qu'il s'agit de militants de militant syndicaux et d'ultra gauche par opposition donc à ceux qui se lèvent le matin pour les bosser les opposants à au passage en force d'Emmanuel Macron son ultra gauche j'ai le regret d'informer monsieur Attal que selon le sondage que vous avez publié ce matin il y a presque deux tiers des Français qui sont d'ultra gauche donc il faut être un peu sérieux et un jour raisonnable qui dit que la bataille doit continuer que la mobilisation doit continuer la réduction d'Emmanuel Macron un peu raisonnable les gens qui est manifestent aujourd'hui leur opposition il s'amuse pas ils auraient mieux à faire que d'aller à l'endroit où le ministre vient pour s'en déplacement mais bien évidemment que c'est une France qui bosse il y a les casseroles et puis il y a ceux qui le tiennent et ceux qui le tiennent c'est ceux qui font tourner le pays c'est ceux qui se lèvent tôt le matin c'est ce qui arrive à 62 ans et qui sont fatigués qui sont épuisés qu'on le dos cassé qu'ont pas envie de travailler deux ans de plus parce qu'ils en ont pas la possibilité c'est parfois des jeunes qui ont vu leurs parents arriver à 62 ans et pas pouvoir travailler deux ans de plus qu'ils l'ont vu de leurs propres yeux faut pas mépriser les gens comme ça tout le temps parce qu'à la fin ça encore plus de colère donc à un moment il faut être raisonnable il y a une opposition qui est très forte dans ce pays à cette réforme il faut l'entendre et l'entendre ça veut dire proposer une issue démocratique la légitimité politique c'est pas une formalité administrative elle est consentie c'est à dire qu'il y a des élections c'est-à-dire qu'il y a une démocratie sociale et qu'on dit bon c'est pas mon point de vue mais comme c'est au congagnait ben on va les laisser faire mais quand l'élection elle se fait dans des circonstances que au deuxième tour de l'élection on est on gagne face à l'extrême droite quand il y a une réforme qui depuis trois mois voire 70% des des des Français si opposés quand ils ont l'ensemble des organisations syndicales qui s'y opposent quand il y a des manifestations les plus puissantes dans ce pays depuis 30 ou 40 ans non ça justifie le fait que le Président de la République doit entendre ça et pas passer en force voilà ce que ça justifie et donc ne vous étonnez pas ensuite que si vous avez un président de la République qui dit circuler il y a rien à voir on va passer à autre chose bah les gens ils utilisent les moyens alors disposition pour exprimer leur colère et les moyens leur disposition c'est de regarder que vont où vont les ministres et puis d'y et puis de dire bah si c'est comme ça on va pas vous laisser continuer voilà comment ça se passe si je comprends bien moi je les soutiens je les encourage voilà je vais chez très clair moi je les encourage lundi continuer continuer lâchez rien la bataille continue et au bout d'un moment ils vont être obligé de céder parce qu'ils vont ils vont ils vont plus pouvoir continuer comme ça voilà c'est une bataille d'usure qui est engagé le président de la République a dit j'ai 100 jours et ben en face il faut qu'il s'attende à son jour de mobilisation c'est pas du tout écrasé hier c'est la ministre de la Culture elle était elle a cérémonie des Molières c'est-à-dire les Césars du milieu du théâtre et elle a été alpaguée sur scène par un certain nombre d'acteurs madame la ministre nous ne sommes pas des chiens ni des chiennes nous ne rentrerons pas à la niche et vive les casseroles voilà les changes madame la ministre nous ne sommes pas les chiens ni des chiennes il nous ne rentrerons pas la niche alors et à mes sœurs de lit de lutte que la lutte continue d'habitude le rôle du ministre c'est de rester assis à rien dire mais là c'est pas possible vous avez une ministre à la tête de ce ministère qui a obtenu le budget historique le plus haut plus 7% par rapport à l'année dernière inflation facture d'énergie j'ai débloqué des aides exceptionnelles vous le savez certains syndicats sont là le 7 février on avait une réunion vous avez demandé à la reporter on la reporté au 16 mars vous n'êtes pas venu vous avez demandé à la reporter elle est reporter au 27 avril c'est jeudi vous avez encore demandé à l'annuler il a encore temps de changer d'avis je suis là ma porte est ouverte et bonne soirée à tous la ministre de la Culture qui a fini par être applaudi Rima Abdul Malak honnêtement quand elle décrit des situations où les réunions sont jour après jour annulées par les syndicats qui eux-mêmes ensuite vont être adoubé par les acteurs qui disent bah oui il faut continuer la lutte elle a raison je vois pas de quoi elle a raison elle a décrit une situation de dialogue social et je suis pas à l'intérieur de ces négociations mais je crois que les personnes qui sont soit exprimées sur la scène ont exprimé là aussi leur opposition à cette réforme des retraites honnêtement les aides ont été là pour le sujet en fait de l'interpellation le sujet de l'interpellation c'est cette réforme des retraites qui va impacter en particulier les acteurs culturels parce que vous le savez comme moi c'est souvent des gens qui ont un statut d'intermittent du spectacle qui fait qu'ils ont souvent des carrières discontinues et des carrières hachées et donc pour qui le fait de passer l'âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans va agir quelque sorte comme une double peine c'était le sujet de l'interpellation elle elle répond à côté du sujet elle répond que pendant le covid il y a eu des aides pour la culture mais très bien mais c'est pas le sujet en France des retraites Apolline de Malherbe vous entendez que les gens ils sont opposés non vous parlez de la réforme des retraites mais Emmanuel Macron vous dites la double peine comme si c'était l'État qui voulait qu'il soit dans une situation d'Internet il y a beaucoup de précaires dans la culture qui devrait être titularisé il y a un budget en matière de politique culturelle qui est trop faible si vous voulez on peut parler de politique culturelle mais là en l'occurrence le sujet de l'interpellation c'était la réforme de retraite je vous ai fait un certain nombre de propositions par exemple augmenter le budget de la culture pour que ça soit 1% du PIB c'était un engagement que nous avions pris pendant la campagne présidentielle j'aimerais qu'il soit suivi des faits que le Président de la République le met en oeuvre mais là en l'occurrence le sujet de l'interpellation c'était la réforme des retraites et donc y compris sur la réforme des retraites oui les acteurs de la culture les intermittents du spectacle en particulier vont être impactés par très fin mais donc c'est normal qu'ils puissent aussi exprimer leur opposition il y a les casseroles il y a les coupures de courant la CGT qui a coupé l'électricité sur les lieux des déplacements d'Emmanuel Macron un collège l'aéroport de Montpellier mais également des sortes de dommages collatéraux ce qui était pas la volonté visiblement de la CGT mais ce qui a été aussi la réalité je voudrais que vous écoutiez les propos de Sophie Binet hier matin ou à ce même micro mais également ceux la CGT énergie juste après la coupure d'électricité de la clinique c'est pas du tout la CGT nous quand on fait des actions d'abord on les organise de façon ciblée donc la clinique n'a rien à voir avec Emmanuel Macron et en coupe jamais l'électricité dans des établissements de santé oui il y a eu un certain endroit des des bâtiments de santé qui ont eu qui ont eu des coupures mais il faut quand même pas oublier que c'est souvent des coupures qui sont très très courtes ça se compense gondes est-ce que s'opposer politiquement ça veut dire aussi aller jusqu'à prendre des risques pas l'enquête avant qu'elle ait eu lieu puisque manifestement il y a une enquête qui a été revendique la dernière fois qu'on nous a fait la dernière fois qu'on nous a fait ce coup on s'est rendu compte en tout cas c'est ce que disait les organisations syndicales que ça avait été une erreur de remise en route du courant de la part des opérateurs qui avait impacté un établissement hospitalier et pas du tout l'organisation syndicale qui avait mis en place je ne sais pas je ne connais pas les circonstances de cette situation qui lui-même reconnaît non il n'a pas reconnu il a dit que ça pouvait arriver que dans certains cas de figure si j'en crois le l'extrait que vous venez de démontrer et puis y avoir d'accord très bien mais je j'entends aussi Sophie Binet qui dit que c'est pas le cas donc moi je ne sais pas qui croire je n'en sais rien ce qui me paraît non mais attendez ce qui me paraît certain et évident c'est que aucune organisation syndicale aucun salarié quand il se livre à ce type d'action on a l'intention de faire en sorte que ça puisse impacter évidemment pas non il faut pas que il faut cibler ces initiatives pour que elles impactent bien évidemment pas des établissements de santé parce que bien évidemment personne n'est favorable à ça voilà mais là en l'occurrence je ne sais pas le cas de figure puisque manifestement il y a une enquête qui va être ouverte écoutez franchement je sais qu'à chaque fois qu'il va y avoir des initiatives ben moi je vous ai fait en sortant nombre de propositions je peux les refaire ici si vous voulez il y a une première solution très simple c'est dire écoutez d'accord je n'applique pas cette loi ça a déjà été fait la loi sur le Contrat Première Embauche avait été promulgué par le Président de la République Jacques Chirac et n'avait pas été appliqué le président de la République Emmanuel Macron s'il veut permettre qu'on retourne qu'on revienne à une situation la plus normale possible peut dire voilà bon je l'applique pas parce que manifestement il y a pas de consentement à cette loi dans ce pays si il préfère le traité de manière démocratique et bah qui soumettent le texte à référendum il peut en prendre l'initiative dans son interview parisien il dit on fera un référendum mais pas maintenant demain s'il est d'accord demain pourquoi pas tout de suite bon donc ça une deuxième solution d'ailleurs qu'il demande à ses ministres d'aller sur le terrain d'abord ridicule lui il continuera y aller aujourd'hui ça va continuer à ces ministres de continuer à y aller au moins mais c'est le problème c'est pas c'est pas qu'il aille sur le terrain qu'il avait pas sur le terrain c'est pas le sujet la question c'est pourquoi faire pour dire quoi et comment on sort de cette situation si il le fait pas au bout d'un moment c'est sa propre personne qui va commencer à être mise en cause un moment il faut qu'il sorte de destitution à commencer la phase dégagiste je crois qu'il a utilisé au destituante sans doute comme comme terme bah clairement au fur et à mesure que le Président de la République sans tête ce qui était initialement une crise liée à une réforme celle des retraites a pris une proportion beaucoup plus importante et ça devient une crise démocratique je reprends les termes de Laurent Berger voir peut-être même une crise de régime et la question de la Cinquième République aujourd'hui est mise en accusation puisque les gens se disent mais comment ça se fait que les institutions permettent à un homme seul de décider contre quasiment le pays tout entier et vous appelez à la sixième et donc la question qui est posée c'est comment on a des institutions qui permettent d'avoir davantage de pouvoir citoyen et sur ce sujet aussi le président de la République sans

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