Le Grand Jury - Xavier Bertrand (Partie 2/2) - RTL - RTL
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 66 %Attaque 19 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33FerméeRéponse directe
Vous avez un objectif de 60 000 pour le mois de septembre. Est-ce que vous pouvez donner le premier chiffre ? Est-ce que vous ne craignez pas de décevoir ?
- 5:04FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous êtes pour, Xavier Bertrand, bien qu'on baisse l'âge de l'apprentissage à 14 ans ?
- 6:51OuverteRéponse directe
Est-ce que cette dégressivité est nécessaire pour inciter les gens à retrouver un emploi ?
- 10:09OuverteRéponse directe
Est-ce que cette décision vous satisfait ? Il y a un mois de délai qui est donné pour cette évacuation. Est-ce que ça vous semble long ?
- 14:56OuverteRéponse directe
La Belgique ferme ses frontières, est-ce que ça vous choque ?
- 22:45FerméeRéponse directe
Est-ce que vous dites que votre décision est irrévocable de ne pas aller à la primaire de la droite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueChiffre
« J'en ai conscience. Pourquoi 60 000 d'ici fin septembre ? C'est parce que nous avons à peu près 120 000 offres d'emploi qui ne trouvent pas preneur ou difficilement preneur dans la région chaque année. »
- 1:02Invité politiqueChiffre
« Nous avons plus de 5 300 personnes, demandeurs d'emploi, qui nous ont déjà sollicité. Et nous avons à peu près 200 entreprises pour commencer. »
- 2:41Invité politiqueChiffre
« En clair, nous mettons chaque année, la grande région met 261 millions d'euros. »
- 4:35Invité politiqueFait
« Le président de la République m'a dit, très clairement, que si nous étions engagés dans de nouvelles formations pour les demandeurs d'emploi, nous aurions de l'argent de l'État. »
- 4:42Invité politiqueChiffre
« Je pense que pour la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, ce sont près de 100 millions d'euros sur l'ensemble du dispositif qui devrait être consacré à la région, entre Pôle emploi et les services de la région. »
- 7:47Invité politiqueChiffre
« Un chômeur est indemnisé en moyenne 15 000 euros par an. »
- 11:20Invité politiqueChiffre
« Ceux-là, qui sont montés à bord d'un ferry, ont été condamnés pour deux d'entre eux à une amende avec sursis de 300 euros. »
- 17:49Invité politiqueChiffre
« Je pense que l'Europe doit mettre de l'argent sur la table, 3 milliards d'euros, peut-être même 5 s'il le faut, pour que les migrants puissent être accueillis et restés en Turquie dans des conditions totalement décentes. »
- 25:18Invité politiqueFait
« Le septennat non renouvelable, ça fait partie pour moi des choses très importantes. »
- 25:21Invité politiqueFait
« Le rétablissement d'un service national. »
- 25:26Invité politiquePromesse
« Je crois aussi à tout ce que l'on mettra en œuvre pour faire reculer le chômage. »
- 25:53Invité politiqueFait
« C'est Gérald Darmanin qui a eu cette idée de demander l'avis des lycéens. »
- 26:04Invité politiquePromesse
« Il faudra qu'on rende réponse pour la mi-mars au plus tard. »
Temps de parole
- Xavier Bertrand72 %
- Présentateur10 %
- ?7 %
- Locuteur non identifié4 %
- Locuteur non identifié 24 %
- Locuteur non identifié 32 %
≈ 36,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Suite du grand jury RTL, le Figaro LCI. Invité aujourd'hui, Xavier Bertrand, président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Le débat est dirigé par Benjamin Sportouche. Alors Xavier Bertrand, nous parlions dans la première partie de l'émission de la loi El Khomri. Vous nous disiez que vous y étiez favorable dans votre région. Vous avez mis en place proche emploi, c'est-à-dire mettre en contact directement des chômeurs avec des organismes de formation pour leur trouver du travail. Vous avez un objectif de 60 000 pour le mois de septembre. Est-ce que vous pouvez donner le premier chiffre ? Est-ce que vous ne craignez pas de décevoir ? C'est important, c'est un gros chiffre 60 000.
J'en ai conscience. Pourquoi 60 000 d'ici fin septembre ? C'est parce que nous avons à peu près 120 000 offres d'emploi qui ne trouvent pas preneur ou difficilement preneur dans la région chaque année. Nous sommes fixés cet objectif que déjà pour 1 sur 2,
on
puisse trouver une première solution. L'opération Proche Emploi, elle a commencé quasiment un mois et demi maintenant. Nous avons plus de 5 300 personnes, demandeurs d'emploi, qui nous ont déjà sollicité. Et nous avons à peu près 200 entreprises pour commencer. Là, on va augmenter la cadence avec les entrepreneurs pour les mettre en rapport. Mais attention, si vous mettez en rapport un chef d'entreprise qui cherche un chauffeur-livreur, un demandeur d'emploi chauffeur-livreur, il n'a pas besoin de la région, il n
'a
pas besoin de proche emploi.
Il
va passer par Pôle emploi ou alors par le Boncoin ou le bouche à oreille. Là où la région est totalement légitime pour mettre en place cette opération, c'est que c'est la région qui est compétente, qui finance les formations demandeurs d'emploi. Mais ce que je cherche à faire, c'est vraiment
d
'attribuer les formations en fonction des besoins des entreprises.
C
'est là toute la différence. Je ne prends pas les habitudes du passé, je prends les besoins des entreprises. Et nous allons même plus loin, c'est que nous le faisons bassin d'emploi par bassin d'emploi. Vous pouvez avoir par exemple sur le Montreuillois, près du Touquet par exemple, ou près d'Ardelau, ou même Boulogne, quand vous avez des besoins de recrutement, principalement l'hôtellerie, des serveurs, la restauration. Dans d'autres endroits, ce sont des techniciens en maintenance industrielle. Il n
'y a
pas deux bassins d'emploi qui se ressemblent. Et si on n'a pas cette logique de surmesure, voilà pourquoi pendant
trop longtemps ça ne marchait pas. C'est
pour ça qu'ont été créés il
y a
des années des agences locales pour l'emploi. Donc théoriquement, ce travail-là, c'est quand même celui de Pôle emploi. Là, vous rajoutez une couche supplémentaire. Alors c'est parce que Pôle emploi ne
fait
pas bien son travail ?
Je ne
suis
pas en plus,
je
ne suis pas en place. À la place, je suis à côté. Et je ne joue pas sur les mots. Moi, je ne
veux
pas devenir le patron de Pôle emploi. Je sais pertinemment aujourd'hui que comme c'est la région qui finance les formations demandeurs d'emploi, je finance donc ces formations en fonction des besoins directement identifiés. En clair, nous mettons chaque année, la grande région met 261 millions d'euros. Sauf que je ne veux pas arroser le sable. Je veux tout simplement être au maximum efficace et être
pragmatique.
Et bien pour être efficace,
vous
devriez avoir peut-être en plus, vous la région, le pilotage de Pôle emploi. Comme ça, vous auriez à la fois l'instrument et les ressources pour la formation.
Moi, je ne veux pas chercher à être efficace en deux ans.
Je
veux être efficace tout de suite. Voilà pourquoi, plutôt que de rentrer dans des débats philosophiques, alors on fait quoi de Pôle emploi ? Qui veut être le patron ?
Pas de privatisation de Pôle emploi, par exemple. Non, mais là
aussi, on est sûr qu'on fera mieux et qui fera l
'indemnisation ? C'est ce qu'a propos de Bruno Le Maire de privatiser Pôle emploi.
Moi, je cherche, excusez-moi, en fonction de ce qui existe aujourd'hui, à être efficace tout de suite. Nous avons d'ores et déjà des
personnes qui ont...
Est-ce que c'est efficace aujourd'hui, Pôle emploi
?
Visiblement, il y a des résultats sur l'indemnisation. Tout le monde est indemnisé, mais seulement sur le placement des demandeurs d'emploi, il y
a
mieux à faire. C'est pour ça, je ne
vous
le cache pas, que j'ai mis en place Proche emploi avec les acteurs de la région. J'ai vice-présidente chargée de la formation, Karine Charbonnier, qui est totalement impliquée dans ce dispositif. Nombre de conseillers régionaux, en plus des agents de la région qui ont tout de suite répondu présents, plusieurs centaines d'entre eux, sont engagés dans ce dispositif. On a les premiers résultats. Ce dispositif ne coûte rien. Donc il est 1300,
pour être
très clair, ils ont un emploi ou une formation à ce stade ? Formation pour un emploi. Donc vous gardez l'objectif de 60 000 pour
le mois de
septembre ? Non, ne vous
inquiétez pas. Tout le monde l'a bien entendu, c'était même sur ce plateau que je l'avais indiqué. Je devrais rendre des comptes. Mais entendons-nous bien, il y a Proche emploi. Il y a aussi les nouveaux efforts que nous voulons faire pour l'apprentissage. Une nouvelle politique de formation. Est-ce que j
'ai
l'intention de demander au gouvernement ?
Et l'apprentissage
? Oui, sur le plan qui a été annoncé par le président de la République. Si je me suis rendu à Matignon, voilà quelques semaines,
Contrairement à Laurent Wauquiez, par exemple. Également à l
'Élysée, c'était aussi pour poser des questions précises. Et le président de la République m'a dit, très clairement, que si nous étions engagés dans de nouvelles formations pour les demandeurs d'emploi, nous aurions de l'argent de l'État. Je pense que pour la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, ce sont près de 100 millions d'euros sur l'ensemble du dispositif qui devrait être consacré à la région, entre Pôle emploi et les services de la région. Cet argent-là,
je
l'utiliserai jusqu'au dernier euro, jusqu'au dernier centime, pour de la formation des demandeurs d'emploi, mais des formations efficaces. Voilà ce que j
'ai
l'intention de demander.
Une
question très précise sur l'apprentissage. Est-ce que vous êtes pour, Xavier Bertrand, bien qu'on baisse l'âge de l'apprentissage à 14 ans, qui est aujourd'hui à 16 ans ? Est-ce que vous y êtes favorable ? Oui, mais pour le
pré-apprentissage, pas pour tous les jeunes. Vous avez des jeunes qui n'ont pas trouvé leur voie, il vaut mieux dans ces conditions-là qu'ils soient en pré-apprentissage. Mais tout dépend des jeunes, encore une fois,
du
sur-mesure. Voilà ce que la politique nationale ne sait plus faire, le sur-mesure. Mais j'ai fait
une proposition... Est-ce que vous n'aviez
pas fait du
temps où vous étiez
responsabilité aussi ? Non, on s'était engagé
dans le pré-apprentissage. Excusez-moi, j'ai un peu de mémoire.
Donc, retour en arrière, vous avez l'impression que ce gouvernement... Juste plus loin,
j'ai demandé une chose très précise au président de
la
République et au Premier ministre.
Je
leur ai dit, la mesure que je vais vous proposer ne coûte pas un euro. Je vous demande, à titre expérimental, si vous voulez, la même réglementation pour un apprenti et un salarié, quel que soit l'âge. Je vous demande juste ça. Sur un an ou sur deux ans, testez dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Parce que la région va faire des efforts plus importants sur le coût de l'apprentissage. Nous allons augmenter la prime d'apprentissage.
Nous
allons aussi, j'ai demandé à la ministre de
l
'Éducation nationale, de donner une instruction très claire pour que dans tous les lycées de la région, nous puissions avoir des chefs d'entreprise, des salariés du privé qui viennent expliquer les métiers. Et de pouvoir, justement, mieux informer, mieux orienter les jeunes. Mais il me manque une chose. C'est qu'en France, aujourd'hui, si vous voulez être couvreur et que vous êtes apprenti, c'est le seul pays où vous serez obligés de rester au sol pour apprendre à être couvreur. Parce que la réglementation est stupide. Et vous savez pourquoi ? On ne fait pas confiance aux chefs d
'entreprise en France.
On a l'impression
que vous êtes entendus par le
gouvernement. Vous vous sentez entendus par le gouvernement dans vos revendications ?
J
'attends les actes, maintenant. Vous savez, c'est l'avantage de connaître l'autre côté de la barrière. Le Premier ministre m
'a
dit qu'il était même d'accord. Maintenant, j'attends des actes. Ça fait maintenant quelques semaines. Je ne
suis
pas d'une nature impatiente. Mais si on veut être efficace maintenant, c'est maintenant qu'il faut me donner le feu vert. Sur la dégressivité
des
allocations chômage, Guillaume Roquette, peut
-être ? Oui,
peut-être. Et
est
-ce que cette dégressivité est nécessaire pour inciter les gens à retrouver un emploi ? Vous nous dites qu
'il
y a 120 000 emplois non pourvus dans une région où il y a 13% de chômeurs. Est-ce que c'est juste dû à un problème d'adaptation et de qualification ? Ou est-ce qu'il
y
a des gens qui abusent du système et qui devraient travailler et qui ne travaillent pas ?
Si vous voulez vraiment faire reculer le chômage, vraiment, en France, il faut en même temps agir sur le code du travail,
sur
le coût du travail. Je suis un militant de la TVA sociale. Et il faut agir aussi sur le marché du travail. Les trois en même temps. Et en essayant aussi des solutions nouvelles. La région Nord-Pasquel-et-Picardie est candidate pour l'expérimentation avec ATD Carmonde, territoire zéro chômeur. Ma
question, c'était... Est-ce qu'il faut agir aussi sur l'indemnisation du chômage ? Ne vous inquiétez
pas, je vais vous répondre. Mais je vais vous expliquer que ce n
'est
pas une mesure seulement. Non,
non,
mais... Qui réglera les choses. J'ai passé l'âge de penser aussi qu'une baguette magique réglerait ça. Zéro chômeur. Par exemple, un chômeur est indemnisé en moyenne 15 000 euros par an. Plutôt que de l'indemniser 15 000 euros par an. Et si on mettait cet argent pour permettre à quelqu'un de le recruter ? Vous
ne
croyez pas que ça vaut la peine ? Moi, je pense que si. Pour l'instant, c'est une expérimentation. Je suis candidat. Maintenant, il faudrait indemniser
en
fonction d'une formation. Pas seulement pour remplacer le revenu précédent d'une formation. Et est-ce qu'il faudra la dégressivité ? Elle existe d'ailleurs
au
bout de deux ans. L'affaire plutôt certainement, mais pas tant que nous n'avons pas connu une reprise économique, tant que nous n'avons pas connu une décrue du chômage. Ou alors, assumez les choses,
de
dire que vous allez faire des économies sur le dos des chômeurs actuels. Que vous contrôliez moins, c'est une chose, mais même les mesures que je propose, Proche emploi ou autre, visent à faire reculer le chômage, pas à l'effacer. Dans un nouveau système, vous indemnisez pour une formation. Et dans ces conditions-là, vous ne pourrez pas dire non, ni à la formation, ni à l'emploi qu'il y aura derrière la formation. Vous devrez, dans ces conditions-là, revoir les conditions d'indemnisation, c'est vrai. Mais si vous le faites tout de suite, maintenant, comme cela, dites tout de suite que vous faites des économies sur le
dos des
chômeurs,
que la majorité des
dirigeants de droite...
Ah
bon, écoutez, je crois profondément à la liberté économique. Je dis souvent, ce ne sont pas les hommes et les femmes politiques qui créent des emplois.
Ce
sont les entrepreneurs. Nous avons décidé comme première mesure, votée le 11 février par le nouveau conseil régional, la baisse des charges sociales patronales. Alors, je suis quoi
? Je
suis quelqu'un qui cherche à
être
efficace.
Et qui est profondément
pragmatique. Très courte. Et qui ne veut pas se faire bloquer par la bureaucratie. Par le « c'est pas possible ». Vous n'avez pas le droit. Je cherche des solutions. De la même façon, nous avons mis en place, je dis ça devant Gérald Darmanin, qui est chargé de piloter cette politique, une aide au transport pour ceux qui prennent leur voiture pour aller travailler. Les éternels oubliés. Eh bien, nous mettons cela en place. Est-ce que ça, c'est interventionniste ? Peut-être. Sauf que toutes ces sommes-là, Monsieur Roquet, toutes ces sommes-là, plusieurs dizaines de millions d'euros, je vais les retrouver dans l'économie régionale. Cet argent du conseil régional, il n
'y
aura pas d'augmentation des impôts. Cet argent que les entreprises vont avoir, que les salariés qui utilisent leur voiture vont avoir, je vais retrouver dans l'économie régionale.
Xavier Bertrand va passer à un autre sujet qui vous concerne directement les migrants. Il y a eu une décision de la justice d'évacuer partiellement le camp de Calais cette semaine. Est-ce que cette décision vous satisfait ? Il y a un mois de délai qui est donné pour cette évacuation. Est-ce que ça vous semble long ? Écoutez,
cette mesure, je la demandais comme Natacha Bouchard, comme les
habitants du
Calaisi depuis bien longtemps.
Le
gouvernement a pris sa décision. Nous avons rencontré à différentes reprises Bernard Cazeneuve. Il s'y était engagé. Il l'a fait.
Il
l'a fait. Et nous sommes sur la même ligne
que
le gouvernement. Encore une fois, diront certains, tout simplement parce que
c'est l'intérêt général.
Oui, mais j'attends maintenant que Jean-Jacques Hervoas, qui m'a pris cet engagement, se rende à Calais et qu'il donne des consignes d'extrême sévérité, d'extrême fermeté à la justice. Il paraît qu'on ne commande pas une décision de justice, mais quand même celle qui vient d'être rendue, voilà, quelques jours, qui n'a rien à voir
avec
le démantèlement de la jungle sud. Vous avez des no borders. Les no borders sont des extrémistes,
des
gens dangereux, qui attisent les difficultés, qui
cherchent
à allumer le feu, qui poussent certains migrants, pas tous, à se jeter contre les forces de l'ordre, à envahir le port ou le retunnel.
Qu'est-ce que vous demandez alors pour les arrêter ? Quand vous pensez que
ceux-là, qui sont montés à bord d'un ferry,
ont
été condamnés pour deux d'entre eux à une amende avec sursis de 300 euros
? On
veut qu
'il y ait
un effet dissuasif ou pas ? Moi, je le souhaite. Et là, le ministère de la Justice doit veiller à
ce
qu'il y ait des réquisitions beaucoup plus fortes,
et
qu'ensuite, ceux qui ne respectent pas la loi fassent l'objet d'une reconduite à la frontière. Les condamnations, ce sont les magistrats, je connais l'indépendance du parquet, soit. Mais les réquisitions et l'application des sanctions doivent être beaucoup plus fermes. Sur la jungle de
suite, c
'est un début. C'est un début.
Parce qu'à terme, je
ne
veux
pas qu'on améliore la situation. À terme, je veux pour les habitants du Calaisie un retour à la normale. Un retour à la normale.
Ici, on droit les
habitants du Calaisie. Et au final, je veux surtout
que
l'on n
'ait
pas un jour à intervenir comme il le faut, parce qu'on aura connu un drame avec des habitants du Calaisie exaspérés. Je demande au président de la République
de
venir sur place, de se rendre compte.
Je
demande au gouvernement, et pas seulement au ministre de l'Intérieur, de prendre toute la mesure de ce qui se vit à Calais. Au ministre de l'Économie et des Finances, de prendre en compte la situation des habitants, pardon, des commerçants du Calaisie. Ils connaissent la crise, mais en plus, ils ont moins de clients, moins de touristes. Et ils n'arrivent plus à payer leurs charges. Leur demande est légitime. Ils ne demandent pas un cadeau. Ils demandent un moratoire pour régler plus tard ce qu'ils doivent. Je me fais leur porte-parole comme Natacha Bouchard. Il faut que le gouvernement entende cela. Vous
avez
fait beaucoup dément.
deux
mois outre-manche en proposant de redéplacer la frontière de Calais à Douvres, puisque depuis le traité de 2008, effectivement, nous accueillons, enfin, nous sommes la frontière britannique. Vous renouvelez cette proposition. Il faut qu'on envoie les migrants directement à Douvres et que les Anglais gèrent le problème de ces migrants qui demandent à aller en Angleterre. Oui. Et pourquoi je demande cela
? Parce
que je
voudrais que les Anglais se bougent et bougent leur réglementation. Pourquoi nous avons autant de migrants à Calais
? Ce
n'est pas pour rester à Calais qu'ils viennent. C'est tout simplement pour passer en Angleterre. Et pourquoi
?
Parce qu'en Angleterre, la réglementation est beaucoup plus facile pour des clandestins pour travailler.
Ils
sont payés avec un lance-pierre. Certains employeurs anglais ne payent pas de charges. Et donc, ils savent qu'ils trouveront du boulot en Angleterre. Tant que les Anglais ne changent pas leurs règles sur le droit du travail, il y aura toujours des migrants à Calais et, pardonnez-moi, et peut-être à Cherbourg, à Dieppe, à Wistreham ou alors à Zébrugge. C'est les propos que j'ai tenus à l'ambassadeur d'Angleterre. Je ne veux pas la guerre avec les Anglais. Je veux qu'il bouge la réglementation ou alors, je le dis, il faudra bouger à nouveau la
frontière.
On
peut dénoncer
ce traité ?
Bien sûr. Ça n'est pas directement lié au Brexit, mais entendons-nous bien. Si les Anglais décident de sortir de l'Union Européenne, dans ces cas-là, aussitôt, il faudra dénoncer les accords du Touquet. Et si je peux me permettre, le Premier ministre, David Cameron, a lui-même indiqué que s'il y avait Brexit, le camp, aujourd'hui, la jungle de Calais qui ne devra pas rester à Calais, elle irait dans ces cas-là aussitôt à Doubs. Vous souhaitez que les Anglais sortent de l'Europe ou pas, Xavier Bertrand ? Non.
Non,
parce que je pense sincèrement qu'il y a beaucoup à faire avec l'Angleterre, que notre région, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, a notamment un grand rôle à jouer avec ce lien transmonge pour le tourisme, mais aussi, excusez-moi, pour ce lien routier. Les camionneurs, nos chauffeurs routiers, aujourd'hui, sont parmi les plus pénalisés. Ils ont parfois peur pour leur sécurité avec ce qui se passe. Calais-Douvres, c'est le point le plus facile, le plus court pour se rendre en Angleterre. Mais c'est aussi bon pour l'économie. La région va investir énormément sur le port de Boulogne-Calais, Calais-Port 2015. Mais derrière, je veux conforter ce lien économique.
Et je sais pertinemment que pour ça, ça serait stupide d'être en guerre avec les Anglais. Ce que je note quand même sur l'Angleterre,
c
'est que quand ils font un bras de fer, ils le gagnent.
Et
j'aimerais aussi que la France se mette un peu plus à faire un bras de fer au niveau européen quand il le faut. C'est vrai sur la question agricole, je le disais tout à l'heure. Ça va être vrai sur la question des migrants parce que le problème de Calais, c
'est Calais même.
Ce sont les Anglais, mais c'est bien avant Calais aux frontières de l'Europe. Et sur ces enjeux-là,
j
'ai un peu la nostalgie de cette époque où le général de Gaulle avait pratiqué la politique de la chaise vide. Ce n
'est
pas le meilleur système. Mais si à un moment donné, l'Europe ne comprend pas
qu
'elle est en danger de mort alors que l'Europe, on en a besoin.
J
'ai voté non à Maastricht et je suis européen.
Mais
vous avez été
au
traité de Lisbonne. Bien
sûr. Est-ce que vous le regrettez ? Non, parce
que je pensais que les choses étaient engagées. Je regrette surtout
qu
'à Maastricht, ça se jouait de si peu. et que même le talent de Philippe Séguin n'ait pas suffi à inverser cette tendance du résultat. L'Europe
ne
se serait pas construite de la même façon. Et aujourd'hui, je le dis, la France doit savoir engager les bras de fer ou alors réveiller les consciences nationales qui ont tendance à prendre le
pas sur l'Europe. Mais concrètement, qu
'est-ce qu'on va demander à l'Europe ? Qu'est-ce qui justifierait une politique de la chaise vide ? La fin des accords de Schengen, le rétablissement des frontières, comme on l'a vu entre la Belgique et la France ?
À quelles
frontières pensez-vous
?
Aux frontières nationales ? Oui,
parce que les autres sont déjà protégés. Ça serait une erreur. Pour
des raisons, certains vous diront économiques, des dizaines de milliards d'euros qui seraient en jeu. On le voit bien. Les
Anglais ont des
frontières, alors... Oui, c'est une île aussi. Ça change un peu
la nature des choses. Mais ça n'empêche pas des échanges économiques
importants. Mais ça change quand même beaucoup
les échanges financiers. à
protéger ses frontières extérieures,
notamment des
migrants, qu'est-ce qu
'on
fait ? Eh bien, c'est là l'enjeu. Si on commence à dire qu'on ne
peut
pas protéger les frontières extérieures, c'est qu'on a abdiqué. Et dans ces cas-là, il
faut
arrêter de faire de la politique. L'enjeu premier, c'est de protéger les frontières extérieures.
Mais vous voyez bien qu'on n'y arrive pas. Regardez ce qui se passe en Grèce. C'est pour ça qu'il y a des pays
européens, comme
l
'Autriche, comme la Belgique, comme la Hongrie, qui disent, puisque Schengen ne marche pas, nous remontons des frontières pour nous protéger, nous, chaque pays.
Avec Schengen, on a mis la charrue avant les
bœufs.
Avec Schengen, on a dit, on fait disparaître les frontières intérieures, mais on a oublié qu'il y avait, dans le principe de Schengen, la protection des frontières extérieures de l'Europe. Encore une fois, comme pour l'euro, on a été trop vite et on n
'a
pas respecté le principe de cohérence. Si vous supprimez, enfin, si vous remettez les frontières intérieures, il est trop tard. N'allez pas croire que vous allez faire des lignes maginaux, que vous allez faire des murs partout dans toute l'Europe. C'est les frontières extérieures. Le sommet qui va s'ouvrir
est
un sommet clé, pas seulement sur la question des migrants, pas seulement sur la question qui me préoccupe de Calais, du
Calais-Gilles ou
de Grande-Sainte.
C
'est tout simplement l'avenir de l'Europe qui est en jeu. Et donc, nous allons avoir M. Erdogan. Je pense qu'il faut trouver avec M. Erdogan
une
vraie solution. Il participera au sommet. Une vraie solution. Je pense que l'Europe doit mettre de l'argent sur la table, 3 milliards d'euros, peut-être même 5 s'il le faut, pour que les migrants puissent être accueillis et restés en Turquie dans des conditions totalement décentes. Parce que, si je peux me permettre, s'ils sont en Turquie, ils retourneront un jour dans leur pays. S'ils sont à des milliers de kilomètres de leur pays, jamais ils ne retourneront dans leur pays, même quand il y aura la peine. Mais attention, j'ai pour moi une ligne rouge, infranchissable.
Si à l'occasion de cette discussion avec la Turquie vient sur la table la question de l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne, c'est niet.
parce qu'il ne s'agit
pas de repousser un risque imminent pour avoir un risque encore plus grand dans les années qui viennent si nous avions l'adhésion de la Turquie. Donc l'accord avec la Turquie, oui, pas au prix de l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne.
Si
ceci ne se produit pas, je vais vous dire ce qui va se passer.
C
'est que nous serons obligés
d
'avoir
un
blocus maritime au large de la Turquie et de la Libye, ce que j'appelle de mes voeux depuis le mois d'octobre 2014. Octobre 2014. Nous serons obligés d'avoir ce blocus parce qu'autrement,
d
'une façon ou d'une autre, certains voudront isoler la Grèce du reste de l'Europe et on aura une situation humanitaire terrible. Donc soit nous avons un accord, soit il faudra se résoudre, avoir ce que je demande depuis des mois, que des dizaines de parlementaires avaient signé un blocus maritime pour,
pas
comme Marénostrum à l'époque, prendre les bateaux de migrants avec les passeurs pour les ramener en Europe, mais tout simplement pour éviter qu'ils ne prennent la mer, notamment au départ de la Libye. Nous sommes loin d'en avoir fini avec les situations
de guerre. C'est maintenant qu'il faut agir. Si ça ne marche pas, si
les Anglais
sortent,
si beaucoup de pays européens remettent des frontières, est-ce qu'il y a un plan B avec moins de pays ou est-ce que notre seule issue c'est de continuer l'Europe telle qu
'elle
est aujourd'hui ?
C
'est un
peu défaitiste
votre présentation parce que moi je reste persuadé que les frontières extérieures de l'Europe, c'est encore possible. Il est tard, je sais, mais dans la vie comme dans la vie politique, il n'est jamais trop tard. C'est ça le véritable enjeu. Parce qu'autrement, vous savez, que vous soyez autant ou un peu moins, si c'est pour avoir des frontières, c'est qu'on aura totalement échoué. Rétablir des frontières, c'est tout à fait possible, Schengen le permet. Mais si c'est pour retrouver toutes nos frontières, ne croyez pas que vous n'aurez pas des migrants qui viendront. Xavier Bertrand,
on va
accueillir Benoît Galerie, mais juste une petite question. La Belgique
ferme
ses frontières,
est
-ce que ça vous choque
? Ça
ne me surprend pas parce qu'ils ont compris, et moi c'est mon rôle en tant que président de région, de faire en sorte que la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie qui porte ce fardeau, ces difficultés depuis des années, elle ne peut plus le faire et qu'ils vont se déplacer à Zébrugge. Ça, je le sais pertinemment. Mais excusez-moi, ma responsabilité, c'est avant tout de m'occuper de la situation et de l'avenir des habitants de ma grande région.
Alors Benoît Galerie, vous nous rejoignez, donc vous avez scruté les réseaux sociaux et en particulier Twitter. Que disent les tweetos à Xavier Bertrand ?
Déjà, Judith, une troupe du Figaro est soulagée en vous entendant dire que vous ne voulez pas faire la guerre avec l'Angleterre. Elle pousse un grand ouf sur cette histoire. Beaucoup de réactions aussi à votre position sur Notre-Dame-des-Landes. Vous dites que l'État de droit ne peut pas continuer à être bafoué de cette manière. Vanden vous demande si l'écologie, elle, a le droit d'être bafoué. En fait, beaucoup soulignent vos convergences de vues avec le gouvernement, en fait, dit Florence. Si on vous écoute, l'absence de contrat unique dont vous nous avez parlé aujourd'hui, c'est la seule différence à droite avec le projet de loi El Khomri.
Et le retour des heures sub défiscalisent
et s
'agitient dur comme fer.
En fait, Albert encore plus provoque, dit qu'on lui dit dans son oreillette que votre carte du PS vous attend à Solferino. Est-ce que vous avez l'impression que ce sont eux qui sont de plus en plus à droite ? Ou finalement, il
se passe
quelque chose en France ?
Peut-être que dans leurs propos, dans leur attitude, mais dans leurs actes, où est le principe de liberté ? Où est la France qui travaille ? Où est la valeur travail ? Je ne la vois pas suffisamment respectée par ce gouvernement. Vous avez dit que vous ne participez pas aux primaires de la droite,
vous pouvez participer aux primaires de la gauche,
finalement. Non, en définitive, j'ai parfois un peu des regrets. Non, mais un
regret de
voir que
les
ouvriers, la France du travail,
elle
est absolument oubliée par les candidats à la primaire. On dirait que c'est le cadet de leurs soucis. On parle des entrepreneurs, c'est normal, ce sont ceux qui créent du travail.
On
parle de ceux qui n'ont pas de travail, mais ceux qui travaillent, personne n'en parle. Ils n
'ont
pas de sensibilité sociale ? Ce n'est pas seulement une sensibilité sociale. Le social, vous savez, je crois beaucoup à la question du partage des richesses, mais pour ça,
il
faut créer des richesses. Et on crée des richesses par le travail. J'ai fait toute la campagne sur la région au travail, la valeur travail. Mais moi, je n'oublierai pas ceux qui travaillent. Parce que ceux qui ont le sentiment aujourd'hui d'être oubliés de la société se disent plus jamais. On ne réussira à faire partie
à
part entière de la société. Ceux qui gagnent très bien leur vie payent beaucoup d'impôts, ont le sentiment qu'ils font beaucoup d'efforts. Mais entre les deux, c'est la peur du déclassement pour soi et pour ses enfants. Et en ce qui me concerne, si je peux me permettre, à la tête de la région, c'est comme si j'étais à la tête, pardonnez-moi, d'une entreprise où j'ai 9000 salariés, j'ai 6 millions de clients ou d
'actionnaires. Et moi, je dois absolument
me prépenser à leur avenir. Et c'est leur avenir qui m'intéresse. Tout le reste, c'est du blabla. C'est-à
-dire, vous
nous parlez
de la primaire. Est
-ce que vous dites, je regrette peut-être, que votre décision est irrévocable de ne pas aller à la primaire de la droite ? Quand est-ce que vous prendrez votre décision sur le candidat que vous soutiendrez
?
Plus
tard,
pas
maintenant, pour une simple et bonne raison. C'est que pour l'instant, j'ai le sentiment que beaucoup se regardent, beaucoup s'épillent. J'ai un peu peur qu'il y ait beaucoup de castagne dans cette primaire. Et je le dis aussi clairement, si nous voulons que cette primaire soit vraiment utile, il va falloir aussi qu'on soit avec un vrai débat de fond, qu'on y voit clair sur les projets et que ce ne soit pas un combat de personnes. Si c'est le cas, on peut avoir beaucoup d'électeurs et ce sera une totale réussite.
C'est mal parti, là. C'est mal parti. En ce qui
me concerne, je suis sorti de la primaire, il n
'est
pas question un seul instant. Ce que je disais n'était pas une forme de plaisanterie. Le regret, c'est de voir que ce thème
des
ouvriers, de la France qui travaille, est complètement absent pour l'instant des différents
projets.
Vous avez un soutien important. Nico dit que vous êtes clair, sans langue de bois, efficace, il a tout compris. Vous mériterez un poste à ampleur nationale. Un autre vous demande, du coup, selon vous, en 2017, quel est le défi urgent auquel le nouveau président devra faire face et si c'est ce qui va guider votre choix
?
L'emploi.
L
'emploi, mais attention. Pensez aussi à ceux qui ont un emploi
et
qui ont vraiment le sentiment d'être totalement oubliés par les politiques.
Est-ce que vous serez ministre en 2017 ?
C
'est la droite revient au gouvernement. Est-ce que vous accepterez d'être ministre ? Non. Est-ce que vous êtes, alors visiblement,
vous
êtes contre le non-cumul des mandats. Nicolas Sarkozy veut le rétablir. C'est une erreur. C'est une erreur
? Est
-ce que vous avez l'impression que Nicolas Sarkozy a les bonnes idées, il est à la bonne place ? Est-ce qu'il a encore le leader qu'il faut à l'opposition
? Écoutez,
la question aujourd'hui c'est de savoir qui sera celui qui sortira vainqueur de la primaire. On voit bien que la gestion des partis politiques aujourd'hui, ce n
'est
pas ce qui
passionne
les Français en premier. Mais on dit très franchement que c'est Alain Juppé qui pourrait avoir vos faveurs, Xavier Bertrand. Est-ce que ça, c'est le cas ? Jean-Pierre Raffarin vient d'annoncer son soutien. Vous avez plutôt une fibre qui ressemble à celle de Jean-Pierre Raffarin. Est-ce que ça veut dire que vous êtes dans cette mouvance-là Alain
Juppéiste ?
Si vous dites cela parce qu'Alain Juppé est venu me rendre visite à Calais.
Nicolas Sarkozy viendra jeudi vous voir. Je ne sais pas si vous le rencontrerez.
François Fillon, je le verrai, je crois, la semaine prochaine. La semaine d'après, il vient dans le Nord-Pas-de-Calais. Donc si vous cherchez à savoir qui je soutiendrai en fonction des visites dans ma région,
c'est un grand plaisir à leur faire découvrir. C'est vrai que
vous êtes récoltisé. Est-ce qu'Alain Juppé porte des combats qui vous touchent, qui vous sont plus sensibles que d'autres personnalités de
droite ? Franchement,
au moment où je vous parle, je n'ai pas fait mon choix.
Je
n'ai pas fait mon choix.
Et
je ferai vraiment mon choix en fonction de ce que je vous ai indiqué sur une nouvelle pratique politique. Le septennat non renouvelable, ça fait partie pour moi des choses très importantes. Le rétablissement d'un service national. Je crois aussi à tout ce que l'on mettra en œuvre pour faire reculer le chômage. Enfin, vraiment, ça, ça comptera plus qu'en définitive de savoir qui est venu ou pas venu me rendre
visite.
Toute dernière question parce que l'émission s'achève. Est-ce que Lille, la ville de Lille est un combat politique qui vous intéresserait ? Non.
Vous
ne vous présenterez pas en 2020 ? Non. Face à Martine Ouvray.
Christophe Jacubissi, une dernière question. Votre région en
quelques mois ? Alors ça, si vous êtes lycéen, je vous demande votre avis tout de suite parce que c'est une opération que
nous avons lancée. Pourquoi
? Parce que ce sont les lycéens qui symbolisent l'avenir de la région et qu'on leur demande à eux leur avis. C'est Gérald Darmanin qui a eu cette idée de demander l'avis des lycéens.
La consultation
est ouverte.
Il
faudra qu'on rende réponse pour la mi-mars au plus tard. On gardera certainement pendant un certain temps Nord-Pas-de-Calais-Picardie en dessous, en sous-titre en quelque sorte. Mais je pense qu'il faut un nouveau nom et les lycéens sont plutôt passionnés par le fait qu'on leur demande leur avis.
On arrive au terme de cette émission. Merci Xavier Bertrand. C'était votre grand jury. Merci à tous les trois. Merci de nous avoir suivis. La semaine prochaine, vous retrouverez Elisabeth Martichoux à cette même place. L'émission est rediffusée ce soir de 18h30 à 19h30 sur LCI. Très bon dimanche. A tous.
A
très bientôt.
Xavier Bertrand