Amélie de Montchalin à la cour des comptes : une nomination qui ne passe pas | Bourbon hebdo
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Questions et réponses
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Pourquoi cette nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des comptes est-elle contestée ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les arguments contre cette nomination selon Éric Coquerel ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la droite bloque-t-elle la proposition de loi sur le droit de vote des étrangers ?
- 7:00OuverteRéponse directe
La pétition contre la loi du plomb a-t-elle eu un impact ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Rachida Dati a-t-elle été victime de tentatives de corruption par Complément d'enquête ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Pourquoi Éric Botorel est-il persona non grata aux États-Unis ?
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Je suis Clément Mic et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'CP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. La séance est ouverte. Bonjour à toutes et à tous au sommaire de Bourbon hebbo.
Cette semaine. Une nomination que les députés ne digèrent pas. œil pour œil, dents pour dents.
La droite tient sa revanche sur les écologistes. La pétition du plomb, tout ça pour ça. Rachid Adati a-telle menti devant la commission d'enquête audiovisuel public ?
Enfin, on vous parlera de ce député qui est devenu personnat non grata à la Maison Blanche. Et pour vous servir aujourd'hui, Stéphanie Despierre et Anne-Charlotte Dusseau. Bonjour à toutes les deux.
Bonjour. Bonjour Clément. Je rappelle que vous êtes journaliste parlementaire à LCP.
Stéphanie, toi on te retrouve à l'antenne chaque semaine notamment dans l'émission qui est consacrée aux questions au gouvernement. Pieni Charlotte, on peut te lire sur le site d'CP puisque tu fais partie du service web de la rédaction. On commence avec cette polémique qui a agité l'assemblée cette semaine.
Cette question porte sur la nomination d'Améie de Monchalin à la présidence de la cour des comptes et du haut conseil des finances publiques. Je la formule sans aucun esprit polémique mais avec solennité en espérant convaincre et vous et celui qui vous nomme. Mais je l'affirme de cette nomination rien ne va.
Alors, c'était l'insoumis Éric Cockrel qui est par ailleurs président de la commission des finances et alors il critique la nomination d'Améie de Monchalin au poste de première présidente de la Cour des comptes. Alors, il dit rien ne va dans cette nomination. Pourquoi ?
Alors, ce qui lui pose surtout problème à Éric Crel, c'est qu'il estime que Améline Montchalin sera juge et parti puisque c'est elle qui a porté le dernier budget et que la Cour des comptes en fait est euh le rôle de la Cour des comptes, c'est de regarder si le budget est sincère, s'il est bien exécuté, de donner des avis sur l'état des finances publiques et Éric Coquel trouve que voilà le le lapse de temps, c'est vrai que le je vous rappelle que le budget était définitivement adopté le 2 février et là le 23 février Amélie Monchalin sera en poste à la cour des comptes. C'est elle qui l'a fait ce budget parce qu'elle est elle est ministre du budet. Elle est ministre des comptes publics, ministre des budgets.
Donc Éric Cocrel ne remet pas en cause la compétence de Améline Monchalin qu'il connaît bien. Ils se sont côtoyés à l'assemblée quand elle était députée. Ils se sont beaucoup côtoyés alors qu'elle était ministre du budget.
Donc lui, il ne va pas jusqu'à remettre en cause ses compétences, mais il estime qu'elle sera jugée partie, qu'elle ne peut pas du coup avoir un avis éclairé et honnête sur les finances publiques alors que elle est encore là pour quelques jours ministre du budget. Pour le coup, plusieurs dont Éric Cocrel avait effectivement demandé solennellement au président de la République de revenir sur ce choix, à Amélie Montchalin de refuser au premier ministre de dire ce qu'il en pensait mais ça a été acté, c'est le cas, ça a été publié au journal officiel. Donc elle sera bien effectivement le 23 février à la tête de la cour des plusieurs.
Ça veut dire quoi ? Au-delà des insoumises, qui qui a contesté cette nomination ? Le RN et l'UDR.
Eric Sioti a crié au scandale démocratique. Le RN dénonce la une République des copains. Euh il le RN estime que ça permettra de maquiller.
Ce sont les mots de Jean-Philippe Tangi, les la ruine des finances publiques. Et l'extrême brat accuse aussi Emmanuel Macron de vouloir cornaquer, je cite, des institutions indépendantes. Alors, on sait que normalement il y a de quoi contrôler les éventuels conflits d'intérêt pour les parlementaires, les ministres, mais dans le domaine financier, économique, on va dire.
Là, il y a rien qui permet de contrôler ce type de nomination. Non, là effectivement c'est la décision du président de la République. Il y a même pas besoin pour ce poste là que ça soit validé, que la nomination soit validée par exemple la Commission des finances de l'Assemblée et du Sénat.
Donc le Parlement n'a pas son mot à dire. Donc là vraiment sur ce poste là, c'est vraiment le pouvoir discrétionnaire du président de la République qui a pas effectivement ce que tu disais quand des anciens ministres vont dans le privé, il y a la haute autorité pour la transparence de la vie publique qui doit dire s'il y a conflit d'intérêt ou pas. Là c'est pas du tout le cas.
On n'est pas du tout sur et sur ça. Un autre point c'est que depuis Nicolas Sarkozi bah il y avait une sorte de tradition qui voulait que ce poste il revienne à un responsable de l'opposition. Ça c'est c'est balayé, c'est fini, c'est bah on verra.
Mais en tout cas là, c'est clair que c'est pas un responsable de l'opposition. C'est même plutôt quelqu'un de très proche d'Emmanuel Macron qui a fait ses preuves en terme de compétences techniques person ne conta d'ailleurs un peu un peu un peu le RN quand même pas mais pas la gauche. Euh voilà donc on on verra à l'usage ce que ça donne.
Il y avait il y avait d'autres arguments qui ont été avancés aussi sur l'âge d'Amélie de Montchalin. Ça peut être un peu un peu surprenant de bah effectivement, elle a 40 ans et en général c'est un poste inamovible, c'est-à-dire que les gens restent jusqu'au délai de 68 ans. Donc ce qui est aussi reproché, c'est que de 40 à 68, ça fait 28 ans.
Et ça veut dire que éventuellement, si elle le souhaite, elle peut rester en poste 28 ans à la tête de la cour des comptes. Donc effectivement, même en terme de stabilité, ça peut faire beaucoup 28 ans. Moi ce que je trouve intéressant, c'est que ça dit beaucoup de choses.
Normalement, c'est un poste inamovible justement pour pouvoir résister à la pression des pouvoirs. Mais c'est vrai quand vous y mettez quelqu'un de 40 ans alors qu'avant c'était des gens en fin de carrière, des anciens ministres et cetera, ça change la donne. Et c'est vrai que on se dit un peu que c'est des postes qui avaient été pensés, pardon pour le terme, mais pour des vieux [rires] et que carrière de fin de carrière et quand on rajunit le personnel politique ou le personnel dans ces cours-là, bah en fait ça pose des questions qui jusque-là ne s'étaient jamais posées.
Il y a un pardon, il y a un autre argument qui est mis en avant, c'est que ce serait la première femme à la tête de la Cour des comptes. Donc ça c'est effectivement par ses défenseurs mis en avant et après par d'autres comme Cyel Châtelin qui dit "En fait ce qui me rend triste c'est que le son que l'on se serve de l'argument que c'est une femme pour faire passer une nomination qui est criticable d'un point de vue démocratique. Donc même sur ce point-là tout le monde n'est pas d'accord.
Et puis elle est pasque mais elle a quand même fait une grande école, une école de commerce. Ça ça ça fait réagir ou pas du tout ? Oui, un peu.
Il y a il y a eu quelques de la part du PS et de la France insoumise disant qu'elle était pas vraiment dans elle a pas vraiment le CV adéquat, précis, mais en fait ça c'est un peu marginal. Au-delà du cas d'Amélie de Montchalin, Emmanuel Macron s'apprête à à procéder à plusieurs nominations importantes, enfin en tout cas des postes clés dans nos institutions. Et ça aussi, ça fait réagir les députés.
Oui, ça fait réagir parce que certains lui reprochent en fait cette politique des copains de vouloir verrouiller notamment l'extrême droite l'accuse de vouloir verrouiller ces instancesl en cas d'alternance s'il gagne la présidentielle l'année prochaine. Donc en fait de de faire passer des choses avant pour que eux n'aient plus la main sur ces nominations là. Donc il y a plusieurs effectivement postes à venir.
Il y a celui de gouverneur de la Banque de France et celui de nouveau vice-président du Conseil d'État. C'est ça. Ah, et c'est vrai que c'est des nominations où il y a pas forcément un droit de regard du parlement.
Par exemple, je sais pas si vous vous rappelez mais en 2025, Richard Ferrand, un très proche d'Emmanuel Macron, avait été nommé au Conseil constitutionnel. Là, il avait fallu l'aval de l'Assemblée nationale. C'est la règle.
Et il avait été validé à une voix près. Ça avait fait un petit pâte à caisse ici à l'Assemblée nationale, mais là, il y avait en effet une forme de contrôle. Et pour la la présidence de la Cour des comptes, mais il n'y en a pas.
Allez, on passe à notre deuxème sujet de la semaine. Nous n'aurons pas peur des propos xénophobes. Nous n'aurons pas peur de ce qu'ils ont essayé de faire avec cette niche, d'obstruire.
Et alors, nous allons continuer le travail transpartisant, patiemment. Et nous n'aurons pas peur jeudi. Nous n'aurons pas peur vendredi et nous n'aurons pas peur les jours qui suivront.
Alors, c'était la porte-parole du groupe écologiste Léa Ball Léa Ballage pardon Marie en colère contre la droite lors de son point presse ce mardi à l'assemblée. Alors à Charlotte, on entend derrière une sorte de gros bruit sourd à plusieurs reprises quand elle parle. Vu qu'on a pas l'image, il faut peut-être que tu nous expliques ce qu'elle fait.
Oui. Alors, c'était le point presse, la conférence de presse hebdomadaire du groupe écologiste à l'Assemblée nationale qui se tient le mardi matin. Et donc, les aballages Marie était arrivé avec des piles d'amendements, des centaines d'amendements qu'elle avait posé.
Donc, elle est derrière un pupitre avec des énormes piles d'amendements devant elle qui limite elle ne dépasse même pas la pile d'amendement. Et donc pour protester justement contre l'obstruction sur son texte et sur d'autres textes euh défendu par les écologistes, elle jette les piles d'amendement par terre en disant "Nous n'aurons pas peur, nous n'aurons pas peur." Et la pile qui est à gauche quand on regarde en fait, elle elle laiss c'est la tous les amendements en fait, elle avait imprimé tous les amendements qui étaient sur la proposition de loi dont on a déjà parlé ici pour donner le droit de vote aux étrangers aux élections municipales et sur ce texte-là que elle portait, il y avait 501 amendements déposés notamment par la droite et l'extrême droite et la droite a donc bloqué cette proposition de loi.
Alors en fait c'est une vieille proposition de loi. Tu l'as dit on en a parlé dans Bourbon hebbdo la semaine dernière. Elle avait été portée par Noël Mamère sur le droit de vote des étrangers aux élections euh locales.
Euh et donc la droite a assumé sa stratégie d'obstruction euh jeudi hein, le texte était examiné jeudi lors de la niche parlementaire des écologistes et ils assument sans problème. Ah, ils assument sans problème. Jusque-là, on avait quand même souvent un peu de l'obstruction honteuse notamment de la part de la droite où vous aviez quelques députés qui déposaient 200 amendements, chacun par exemple sur la fin de vie et cetera.
Mais ce n'est pas c'était pas complètement revendiqué quand on leur disait "Vous faites de l'obstruction". Il vous disait "Non, je joue mon rôle de parlementaire, j'ai le droit de déposer des amendements." Et ben là, cette fois, le groupe droite républicaine a fait deux communiqués de presse dans la semaine.
Le premier pour dire que il ferait obstacle par tous les moyens à la proposition de loi dont parlait Anne-Charlotte et a refait un communiqué de presse hier à la fin des débats sur de la niche écologiste où il y avait notamment un texte sur le l'eau potable. Et bien là, ils se sont à nouveau félicités d'avoir fait barrage, dis-il, à l'économie, à l'écologie pardon, punitive. Euh, on a un peu l'impression que c'est devenu la règle désormais dans ce qu'on appelle les niches parlementaires.
Donc, c'est journées réservé aux groupes pour qu'ils défendent leur propre proposition de loi. Il y a toujours maintenant des stratégies d'obstruction. Ça dérange personne.
Les députés, ils acceptent ça. Ah si, ça dérange tout le monde mais en fait il y a il y a pas de possibilité de faire autrement. En fait, c'est vrai que que ça soit la niche de la droite républicaine, je dis la niche des écologistes dont on vient de parler, à chaque fois il y a effectivement des tentative d'obstruction, d'opposition via des dépôts d'amendement.
Il y a la niche socialiste par contre qui s'est tenue il y a quelques semaines où les socialistes avaient réussi à passer cin ou six textes qu'il jugaient transpartisan. Mais sinon dans les autres cas effectivement c'est ça se passe souvent comme ça. Mais c'est aussi avec l'idée de représaille. tu as bloqué ma niche, alors je vais bloquer la tienne.
C'est ça. Bah très clairement là la niche écologiste, c'est ça. C'est que la droite qui a eu sa niche parlementaire le 14 janvier a a dénoncé l'obstruction elle de la gauche qui ne voulait pas de par exemple de la proposition de loi pour la présomption de légitime défense des forces de l'ordre et qui avait déposé en effet beaucoup d'amendements.
C'était pas que les écologistes, il y avait aussi les insoumis. Euh voilà et donc la droite revendit clairement de renvoyer en boomerang cette stratégie d'obstruction et de faire la même chose sur la niche des écologistes. Alors en quelques mots, le du coup le bilan de cette niche écologiste, est-ce qu'ils ont pu faire passer quelques textes ?
Bah un seul texte finalement finalement qui a été passé, ce qui est déjà pas mal en fait sur une niche qui était un texte sur le narcotrafic pour protéger enfin les les les pour protéger l'entourage si vous voulez. Par exemple, vous êtes menacé, si vous êtes témoin, vous êtes menacé par des trafiquants de drogue. Mais pour l'instant, comme dans l'affaire Amine Kessassi à Marseille, son petit frère a été assassiné mais donc Amine Kessassi est menacé.
Donc lui, il était protégé mais pas son petit frère. Et donc cette loi voulait permettre de protéger mieux les entourages des lanceurs d'alerte. Donc celui-là est passé mais après celui dont Stéphanie a parlé sur la protection de l'eau potable, ils ont dû le retirer dans l'après-midi face à l'obstruction et ensuite il a suis sur la pour lutter contre la concentration des médias qui était porté par Sophie Talier Poant mais qui n'est pas arrivé au bout puisque à minuit, on le rappelle ici la niche charrette quel que soit l'avancée des débats.
Euh une actue qui est passée un peu inaperçue à présent. Les députés ont débattu mercredi de la fameuse pétition contre la loi du plomb. je dis fameuse parce que elle a battu tous les records des pétitions en ligne sur le site de l'Assemblée, plus de 2 millions de signatures.
Euh un débat dans l'hémicycle a donc eu lieu ce mercredi et puis plus rien, on passe à autre chose. C'est ça le au final. Oui, c'est un petit peu ça.
En fait, c'est vrai que c'était la première fois qu'il y avait un tel débat organisé dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Donc en fait, chacun a pu prendre la parole mais pour l'avoir suivi, chacun effectivement est resté dans son camp. Enfin, ça a été des échanges assez classiques sur les pour et contre cette loi du plomb.
Donc c'est vrai que voilà, après le débat c'est terminé et c'est tout puisqu'il n'y a pas de vote parce qu'en fait la seule manière de défaire une loi, c'est d'en refaire une ou de l'abroger purement et simplement et ça ça dépend de l'exécutif et du président de la République. Donc donc à quoi vont ces pétitions en ligne sur le site de l'Assemblée ? Est-ce qu'il y a pas un sujet démocratique derrière ça ?
Bah il y a un sujet, il y a une question, c'est que ces outils ont été construits mais jusque-là, ils avaient presque jamais servi pour la première fois. Il y a une jauge à 100000 euh signateurs de pétition. Pour la première fois, cette jauge-là avait été dépassée en mars 2023.
C'était une pétition pour la dissolution de la Bravem. Vous savez cette unité de policiers euh qui euh intervient dans le de police mobile, voilà à moto qui intervient pendant les manifestants. Et déjà à ce moment-là, on s'était un peu dit "Ah oui, mais alors du coup la on passe la barre des 100000, donc la pétition est sur le site officiel de l'Assemblée, il faut qu' qu'elle soit étudiée en commission pour voir après ce qu'on en fait." Et déjà là, il y avait eu plein de débats à l'assemblée.
Tout le monde avait sorti son règlement en disant mais du coup comment ça se passe et cetera. Et on s'était rendu compte qu'il y avait des angles morts en fait que c'était pas tout à fait prévu. Alors là quand vous avez la Duplom qui arrive à presque 2 millions de signatures qui a un débat d'allassemblée, bah on t'atonne.
Ce débat a été fait. Mais c'est vrai que l'articulation si vous voulez entre cette cette solution de démocratie participative si on peut dire et la démocratie représentative qui est l'Assemblée nationale, mais l'articulation elle est pas encore très fluide. On l'a vu sur les tentatives de référendum de convention citoyenne.
On sait pas très bien en fait on t'attend on sait pas très bien comment articuler ces deux manière de faire remonter la voie des citoyens et ces deux manières de les prendre en compte. H après le sujet va forcément revenir même si là ça s'est arrêté. Effectivement il y a euh le sénateur du plomb qui a déposé une nouvelle loi.
Il y a une nouvelle pétition qui a été mise en ligne contre cette nouvelle loi et il y a une loi d'urgence agricole qui doit arriver dans les prochaines semaines mois. Donc forcément le sujet va revenir mais pas dans et beaucoup de députés s'interrogent justement sur artic circulation. Certains me disent mais moi j'entends très bien qu'il faut écouter quand il y a une pétition de 2 millions de signatures.
On peut pas s'asseoir dessus et dire que ça n'a aucune importance et dit mais en même temps nous on est élu les députés on est les représentants de la nation donc la démocratie c'est nous qui sommes censés représenter le peuple. Ça succide tout un tas de question for de démocratie qui bah qui se s'affronte un peu. Voilà il faut arriver à faire en sorte de les articuler sans que ce soit la concurrence.
Ça c'est pas simple. Et de ce débat sur la pétition contre la loi du plomb. Ben, on a retenu un échange assez vif entre la ministre de l'agriculture et la députée écologiste Delphine Bateau.
J'invite également tous les députés, notamment ceux ayant encouragé cette pétition au côté de tous les robots qui ont tourné allègrement. à soutenir la ministre que je suis. Aucun parlementaire dans les débats que nous avons eu en commission et que le président Travers a rappelé n'a osé mettre en doute la véracité des plus de 2 millions de signatures de la pétition pour l'abrogation de la loi du plomb.
C'est un niveau de fake news qui est grave. Il y a des algorithmes qui font monter des textes, vous en convenez sur les réseaux sociaux. L'activation de la popularisation de la de la pétition, ce sont des algorithmes qui font monter les choses.
Je n'ai pas parlé de l'inscription sur France Connect. Alors, la ministre de l'agriculture Annie Jeunev semble un peu rétropédalée, hein, dans un second temps après la réaction de de Delphine Bateau. Mais est-ce que elle a remis en question la procédure de signature en ligne mise en place par l'Assemblée ou pas ?
Bah en fait effectivement quand elle prend la parole, elle prend la parole à plusieurs reprises la ministre Annie Jeanevar en s'adressant à aux députés qui soutiennent le texte. Elle est elle dit euh "Soutenez-moi quand je fais ça, soutenez-moi quand je fais ça" et au détour d'une de ces phrases, elle dit qu'ils ont soutenu cette pétition au côté de tous les robots qui ont beaucoup tourné. Je la formulation est un peu près celle-là.
Et donc effectivement, vous entendez sur le son, il y a un brouis dans l'Assemblée nationale parce que elle laisse sous-entendre en fait que ben il y a pas eu autant de signature que ça. Après, elle rétropédale un petit peu mais c'est vrai que ça a beaucoup fait réagir. Mais il peut y avoir des fausses signatures selon vous sur le site de l'Assemblée ou le la procédure est quand même bien Alors normalement la procédure est assez bien contrôlée.
Il faut vérifier votre identité avec France connex que mentionne la ministre. Après, on n'est pas à l'abri d'un hacking à un moment ou à un autre, mais a priori enfin sur ce la pétition là, il y a pas eu de problème sur les signature. Mais d'ailleurs sur le débat en fait, il y avait il était présidé ce débat sur la loi du plomb parel Brun Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale qui ne prend pas la parole à aucun moment dans ce débat, sauf à ce moment-là où elle prend la parole après la ministre pour dire "Mais en fait les signatures sont vérifiées, l'intégralité des signatures sont vérifiées, c'est extrêmement contrôlé et après oui, les réseaux sociaux et cetera, les algorithmes des réseaux sociaux mais comme n'importe quel autre texte." Donc quand même, il y a quand même une prise de parole à ce moment-là de la présidente de l'Assemblée nationale pour dire un peu les choses.
Allez, on passe à notre feuilleton hebdomadaire si l'on peut dire parce qu'on en parle chaque semaine depuis quelques temps. La commission d'enquête sur l'audiovisuel public qui est très suivie he par nos abonnés sur les réseaux sociaux. Euh on s'arrête aujourd'hui sur la passe d'arme qui oppose depuis plusieurs mois maintenant Rachida Dati aux journaliste de l'émission Complément d'enquête sur France 2.
Il y a un journaliste qui est passé par un journaliste hier qui s'est présenté auprès d'une d'un membre de ma famille en se présentant comme un journaliste indépendant et en disant si vous avez évidemment des choses très à charge concernant madame Dati, on est pe même à vous indemniser s'il le faut. Jamais je n'ai monayé un témoignage, ni même tenté de monayer un témoignage. J'ai reçu un mail il y a quelques jours d'un proche de madame Dat qui a vu l'audition de la ministre de la culture et qui s'est reconnu dans les propos qui ont été tenus ici et il affirme clairement que complément d'enquête ne lui a jamais proposé d'argent et il m'a autorisé à en faire état ici devant la commission.
Aujourd'hui, alors on vient d'entendre d'abord un extrait de l'audition de Rachid Adati, c'était le 5 février dernier devant cette commission d'enquête, suivi euh bah d'un extrait de l'audition du journaliste de complément d'enquête Louis Milano Dupont. C'était ce jeudi. Stéphanie, faut peut-être remettre un peu en perspective toute cette histoire pour bien comprendre de quoi on parle.
En fait, on parle d'un reportage que Complément d'enquête a consacré à Rachida Dati et pour lequel évidemment ils ont cherché des témoins, fait parler des gens qui la connaissent et cetera et elle reproche à au journalistes de complément d'enquête d'avoir essayé d'obtenir des témoignages de proche à elle mais en proposant de l'argent en échange d'argent. Et donc euh ce qui a été fermement démenti hier, donc par le journaliste qu'on a entendu qui est le journaliste qui a fait le reportage, par le présentateur de l'émission, par la rédactrice en chef et le journaliste comme on l'a entendu dit "Mais moi j'ai même la preuve. Le proche dont Rachida Dati parle s'est reconnu et ce cette personne-là m'a envoyé un mail pour dire que jamais il avait été en contact avec nous, jamais il avait été en contact avec qui que ce soit qui se faisait qui disait travailler avec complément d'enquête et que du coup il y avait il y avait pas eu de tentative de monage.
Donc est-ce priori il y a une des deux personnes qui ment c'est pas laquelle ? Oui parce que la semaine dernière effectivement Rachidati a dit être en possession elle des échange qui prouve ce que ce proche a été moné par des journalistes de complément d'enquête mais alors que il lui avait été demandé de les verser à la commission d'enquête, elle avait refusé la semaine dernière Rachidaati en disant refusé ou alors elle l'a pas encore fait. Non, elle avait refusé.
Elle disait que ce proche était en difficulté, qu'il ne souhaitait pas et que du coup elle ne le ferait pas et que s'il y avait une enquête judiciaire, elle le ferait mais qu'elle ne le ferait pas dans le casre de la commission d'enquête. Et là, du coup, le président de la commission d'enquête a demandé au journalistes de compléments d'enquête de donner à la commission d'enquête, il y a beaucoup de mots enquête, euh ce fameux mail dont il parle dans son audition. Pour en faire quoi ?
Ça ça peut aller jusqu'où cette affaire ? Et bien en fait euh vous ne pouvez pas mentir devant une commission d'enfê sous. Vous êtes sous serment et c'est un délit qui est puni de 50 de prisons et de 75000 € d'amende.
Donc s'il y en a un des documents, le président de la commission d'quête a le pouvoir de saisir la justice pour poursuivre les personnes qui ont menti. C'est ça l'enjeu. Affaire à suivre.
Donc euh on va terminer ce bourbon hebb avec une histoire assez étonnante. C'est l'histoire d'un député qui est devenu personnata à la Maison Blanche. Exactement.
C'est Éric Botorel euh député macroniste. En fait, il est un peu spécialiste des réseaux sociaux et c'est lui qui avait euh alerter le parquet de Paris au sujet de certaines pratiques du réseau X et donc de son patron Elon Musk. Et là-dessus, début février, il y a une perquisition dans les locaux parisiens du de la plateforme américaine.
Et bien du coup, Eric Botorel est un peu dans le viseur des autorités américaines. Il devait se rendre aux États-Unis. Ça a été compliqué pour avoir un visa.
Finalement, il l'avait obtenu mais bon, on lui a fait comprendre que sa présence était quand même fortement déconseillée sur le territoire américain et surtout donc il partait avec une délégation de parlementaire, il devait visiter la Maison Blanche et là en revanche l'accréditation lui a été refusée. Donc c'est une nouvelle mesure de rétorsion comme il y en a eu contre des juges, comme il y en a contre Thierry Breton. Oui.
Alors lui carrément il a plus du tout droit le lui il a plus du tout droit aux États-Unis. Voilà ce qui c'est le cas du député est un peu différent peut-être. Il réagit comment Éric Botorel ?
Et ben, il a décidé finalement de ne pas aller aux États-Unis pour ne pas prendre le risque d'être envoyé ou pour pas que ça ça se passe mal. Et bien, merci à toutes les deux. Bourbon hebbdo, c'est terminé pour cette semaine.
D'un mot, peut-être qu'est-ce qu'on va surveiller la semaine prochaine dans l'actu de l'assemblée ? Bah, la fin de vie, les textes sur les soins palliatifs et l'aide à mourir qui arrive dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale et puis forcément de la commission d'enquête audiovisuelle. C'est noté, le rendez-vous est pris.
Merci encore bon weekend et à la semaine prochaine.