Brigitte Macron impose son style #cdanslair 10.03.2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 47 %Attaque 9 %Défensif 38 %
Questions et réponses
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- 2:18OuverteRéponse directe
Est-ce que Brigitte Macron est un atout pour l'image de la France à l'étranger ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Brigitte Macron est-elle devenue une star, y compris à l'étranger ?
- 5:09OuverteRéponse directe
Est-ce que Brigitte Macron est une star ou bien placée pour nous le dire ?
- 6:31OuverteRéponse partielle
Quel est le secret de sa popularité ?
- 7:08OuverteRéponse directe
Est-ce que Brigitte Macron a une ligne politique très nette ?
- 9:08OuverteRéponse directe
Comment Brigitte Macron gère-t-elle son image pour ne pas faire d'ombre au président ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:38PrésentateurChiffre
« L'Élysée a attribué un budget de 440 000 euros par an à Brigitte Macron. »
- 24:19PrésentateurFait
« Elle veut une société inclusive. »
- 25:31PrésentateurFait
« Il y a très peu de couples qui ont habité l'Élysée. »
- 35:23InvitéFait
« Elle sera l'ambassadrice de la France dans la négociation avec le colonel Kadhafi pour libérer les infirmières bulgares. »
- 36:58Invité politiqueFait
« Effectivement, Bernadette Chirac a imprimé. C'est-à-dire qu'on se souvient d'elle. Elle n'était pas confondue avec son mari. »
- 43:44Invité politiqueFait
« Ce qui est quand même pas anodin. »
- 43:55Invité politiqueChiffre
« Les interviews, elles se comptent encore sur les doigts des deux mains, à ma connaissance. »
- 44:07Invité politiqueFait
« Le seul discours qu'on a entendu, c'est un discours lors du baptême du panda du zoo de Beauval. »
- 44:47Invité politiqueFait
« C'est un de nos confrères, Cyril Graziani de France Inter qui raconte ça dans un de ses récents livres. »
- 55:15Invité politiqueFait
« Pourquoi on lui demandait de venir et pourquoi on ne lui demandait pas ? Et puis, est-ce qu'elle pouvait assurer la promotion de la même façon ? »
- 55:32Invité politiqueFait
« La chance de Brigitte Macron de ne pas avoir ce problème-là aujourd'hui. »
- 1:00:13Invité politiqueFait
« J'ai du mal à répondre à votre question. »
- 1:00:25InvitéFait
« Ils ont communiqué là-dessus avant la présidentielle pour essayer de purger cette histoire de cette différence d'âge. »
- 1:01:45InvitéFait
« Il y a quelques comparaisons à opérer avec Claude Pompidou. »
Temps de parole
- Présentateur62 %
- Invité17 %
- Invité 27 %
- Emmanuel Macron6 %
- ?5 %
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Bonsoir
à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. Emmanuel Macron et son épouse Brigitte sont arrivés hier soir en Inde pour une visite de trois jours, un voyage de plus pour la première dame qui est souvent aussi populaire que son mari dans ses déplacements peu connus des Français il y a encore un an. Brigitte Macron intrigue autant qu'elle séduit, discrète mais omniprésente. Elle impose un nouveau style qui tranche avec les précédentes femmes de président. Certains sujets lui tiennent à cœur comme l'enseignement, les violences faites aux femmes ou encore la vie culturelle. En réalité, elle est très attachée à ce rôle de première dame. Elle veut en redéfinir les contours.
Ce qui tranche avec l'opinion de Julie Gaillet. La compagne de François Hollande déclare cette semaine que la fonction de première dame est sexiste. C'est un job qui oblige à arrêter son métier et en plus on ne touche pas de salaire, ajoute la comédienne. Brigitte Macron semble bien décider à trouver sa place, si ce n'est déjà fait, avec la volonté d'être à côté de son mari et pas derrière. On en parle ce soir avec nos invités. Yves Tréhard,
vous
êtes éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Dans votre numéro du week-end, on peut d'ailleurs lire un article sur le voyage en Inde du couple Macron. Alix Bouillaguet, vous êtes rédactrice en chef de l'émission politique sur France 2, auteur du livre « Le couloir de Madame » aux éditions de l'Observatoire. Olivier Royan, vous êtes directeur de la rédaction de Paris Match. Je rappelle votre hors-série sur les Premières Dames et le Paris Match de cette semaine dans lequel Julie Gaillet… … parle de sa vie
à l'Élysée. Cette
déclaration, notamment, que je viens de citer, c'est la première fois qu'elle s'exprime en effet sur son passage à l'Élysée. Soisille Kémener, vous êtes rédactrice en chef du service politique de Marianne, co-auteur du livre « L'irrésistible ascension ». C'est chez Flammarion. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir. Merci beaucoup de participer à cette émission en direct. Nous attendons bien sûr vos questions par SMS et Internet. C'est bien un couple qui a été accueilli hier en Inde. Brigitte Macron, elle accompagne le président quasiment à chaque voyage officiel. C'est un atout pour le chef de l'État, j'allais dire,
sans
être grandiloquent, pour
la
France, à l'étranger, pour l'image ? Oui, c'est somme toute un atout. Alors d'abord, dans la charte de la transparence qui a été rédigée
pour
définir un peu quelles étaient les missions de Mme Macron, il est indiqué qu'elle accompagne son époux, effectivement, dans les voyages officiels à l'étranger. Ça fait partie de son job, si vous me permettez l'expression. Et à part Julie Gaillet, les précédentes se pliaient à l'exercice également. En plus,
ce
n
'est
pas désagréable, quand même, d'aller visiter des pays étrangers et dans des conditions qui sont rarement des conditions sans cadeau, si vous me permettez l'expression. Deuxième chose, elle donne une image, effectivement, de son couple et de la France, qui n
'est
pas une image détestable, puisque c'est une jolie femme cultivée, qui parle l'anglais et qui a sans doute beaucoup de choses à dire. Et donc, je crois que ce n
'est
pas du tout négatif, si vous voulez, que cette mission. Pour prendre des chefs d'État étrangers, si vous voulez, on a aussi, nous, quand on reçoit des hôtes célèbres, Auguste, eh bien, quand ils sont accompagnés, bien accompagnés, les projecteurs se focalisent sur eux. Lady, évidemment, mais Jackie Kennedy, alors évidemment, nous sommes très jeunes, mais Jackie Kennedy était, en plus, avait des origines françaises, et elle était, elle brillait de mille feux. Quand, je dirais, la compagne ou le compagnon, eh bien, attire la lumière, c'est toujours mieux, et c'est plutôt assez sexy, si vous me permettez l'expression.
Oui,
vous avez cité Jackie Kennedy, Lady Di, on pourrait en citer d'autres, mais alors,
est
-ce que c'est une star, Brigitte Macron ? Une star, y compris à l'étranger, d'ailleurs. Je pense que c'est devenu une star. Elle a gagné ses galons pendant la campagne présidentielle, où on l'a vue, voilà, très fusionnelle avec son candidat de mari. Elle l'a suivie partout, et finalement, aujourd'hui, elle fait un petit peu la même chose de modernité. C'est-à-dire qu'elle accomplit, effectivement, ce rôle de soutien, de compagne, enfin, de femme, de premier plan, mais elle construit aussi, comme une petite souris, au cœur de l'Élysée, sa propre ambition personnelle concernant ce que doit être ce job de première dame.
Et là où elle est un peu maligne par rapport à certaines qui l'ont précédé à l'Élysée, c'est qu'elle, elle prend son temps. Elle ne veut pas arriver avec une idée préconçue, elle veut être utile, d'où ses lectures approfondies de ses lettres de Français. Et à travers ses lettres, elle se confectionne comme ça, petit à petit, les contours de sa prochaine mission. C'est à vous aussi que je dois poser la question. Est-ce que c'est une star,
Olivier Royan, ou bien placée
pour nous dire ça ? Bien sûr que Brigitte Macron est devenue une star, dès le début de la campagne, d'ailleurs, elle l'a été. Au début, ça a été des interrogations sur le couple, ce couple qui n'en ressemblait à aucun autre, cet amour fusionnel, parce que c'est vraiment ça dont on parle aussi, d'un couple qui a été détaillé, le président français, a de nouveau une première dame à son bras. À côté, comme vous le dites, on a vu aux Nations Unies au mois de septembre, pas un pas derrière, à côté. Elle revendique, elle a même fait en sorte que si vous ne
voulez
pas que je sois assis à côté de mon mari, mettez-moi quelque part ailleurs dans la table. Il y a, je pense, quelqu'un, surtout, qui pour la première fois, comme disait Alice, pour la première fois depuis longtemps, une première dame assure le rôle de première dame. C'est un job à temps complet. Je ne suis pas un mi-temps artiste, un mi-temps journaliste, non, je suis première dame. Ça vient, à mon avis, à un moment dans sa vie où elle peut le faire. C'est la fin de… Elle a connu cette carrière dans l'enseignement, elle a été professeure. Eh bien là, elle découvre un nouvel horizon et elle va faire une chose. C'est pas un job, mais elle va probablement…
Quand
on écoute les premières dames françaises, elles disent tous « c'est un concept américain ». Et en fait, le concept américain, c'est de dire « je vais servir mon pays ». On a l'impression que Brigitte Macron, depuis un an, est rentrée dans cette histoire. Je vais prendre mon temps, je vais servir la France, je vais un peu m'effacer personnellement. Au profit de la fonction. Et ça, on ne
l
'avait pas entendu depuis… depuis Mme Chirac, probablement. Quel est le secret de sa popularité, Soazie Kéméner
?
C'est vrai que je pense
que c'est surtout, pour l'instant, une popularité
à l'étranger.
C
'est-à-dire qu'il y a énormément d'interrogations au début sur ce couple avec Emmanuel Macron, sur la différence d'âge, sur la façon dont il fonctionne. Est-ce qu'elle a un rôle politique ? Pas un rôle politique. Après, en France,
c
'est vrai qu'elle fait le lien entre… en tout cas, elle le revendique comme ça, entre le président de la République et les Français. En tout cas, c'est ce qu'elle dit par les lettres qu'elle reçoit. Mais quand même, je pense qu'elle est dans un espace assez
contraint,
Brigitte Macron. Et pourquoi ? Parce qu'elle arrive justement après la période de François Hollande-Julie Gaillet. C'est-à
-dire
qu'il faut réinventer une place dans l'espace public. Et on voit qu'elle avance à pas de loup.
C
'est-à-dire qu'Emmanuel Macron voulait un statut pour la Première
Dame pendant la campagne présidentielle. Il n'y a pas eu de statut à proprement parler. Il y a eu une charte, effectivement,
mais qui finalement a très peu de consistance. Alors effectivement, on parle d'un travail de représentation, mais on insiste bien sur le fait qu'elle n
'est
pas rémunérée, qu'elle n
'a
pas ses propres collaborateurs, que ce sont deux collaborateurs du président de la République qui sont à sa disposition, qu'elle n'a pas de budget propre. Et on voit surtout qu'elle a une ligne politique très nette. Et d'ailleurs, Emmanuel Macron l'a rappelé devant l'association de la presse présidentielle, c'était il y
a
un peu plus de trois semaines. Il a été interrogé justement par la
presse
étrangère sur Brigitte Macron, puisque la presse française le fait assez peu. En tout cas, ce n
'était
pas les premières questions qu
'on
lui posait lors
de cet entretien. Et lui, ce qu'il explique, c'est qu'elle s'exprime sur des sujets, oui, mais dans le cadre que lui fixe. C'est-à-dire que ce n
'est
pas Daniel Mitterrand qui était plus à gauche que François Mitterrand. Elle est dans la ligne, Brigitte Macron,
et c'est très nette. Donc, c'est une femme, effectivement, qui est libre et qui peut occuper ce rôle parce qu'elle est aujourd'hui à la retraite, parce qu'elle a une carrière derrière elle, parce qu'elle n
'a
pas la question de se poser, de savoir si elle peut encore travailler ou pas. Mais c'est vraiment, à mon avis, une liberté contrainte. C'est intéressant ce que vous dites. En effet, paradoxalement, Olivier Royan, elle est très discrète. Elle a donné une grande interview au magazine Elle, l'été dernier.
Mais c'est vrai que
ses apparitions, alors on la voit beaucoup, on l'imagine beaucoup, mais
elle
parle de façon très, très maîtrisée. Très maîtrisée,
comme cette
présidence vis-à-vis des médias est extrêmement maîtrisée aussi.
Il
y a, dans l'organisation des voyages internationaux, par exemple,
vous
le disiez, des visites officielles, Tout ça est très calculé, le voyage au Sénégal. Il y a un emploi du temps de la première dame, mais je pense que ce que Brigitte Macron, qui aussi de temps en temps, en souriant, désigne le président comme le patron, il y
a
un patron à l'Élysée et elle fait attention de ne pas lui faire d'ombre. C'est-à-dire que la visite au Sénégal, il y
a
eu son emploi du temps, mais il est extrêmement calé sur celui du président. Là, aujourd'hui, elle était en Inde, elle est allée faire la visite dans la communauté de Mère Thérésa. Là encore, il y a ce souci d'exister. À Abu Dhabi, c'était la grande mosquée pendant que le président était sur le jambard. Mais attention que l'image de la première dame devant la mosquée ne dépasse pas, ne soit pas plus importante que celle du président, chef des armées, sur le jambard. Donc il y a deux staffs à l'Élysée qui travaillent sur ces emplois du temps et elle est prudente. Elle est prudente de ne pas faire de l'ombre.
Quand elle essaie de ne pas faire de l'ombre aux ministres Blanquer ou Marlène Chapa, elle essaie aussi dans ses déplacements de ne pas faire de l'ombre au président du
frère. Ce
qui est intéressant, vous faisiez référence à cette interview et à chaque fois qu'elle prend la parole, alors quelques secondes. Oui. Il y
a
une chose qui est assez étonnante chez elle et dans cette interview, ça avait marqué, elle ne fait pas
de
politique. Elle n'est ni dans, si vous voulez, la chef de maison, la dame d'intérieur qui vous explique comme pouvait le faire un démon, comment ça se passe.
Elle
n'est ni dans la politique, ce que faisait beaucoup Bernadette Chirac qui accompagnait l'action de son mari. Et d'une certaine façon aussi, Carla Bruni, Sarkozy, qui accompagnait beaucoup la philosophie de l'action de son mari. Elle, elle s'en défend complètement. D'ailleurs, elle est beaucoup plus à droite que lui. Et ce qu'elle essaye de passer comme message, c'est surtout que c'est une femme cultivée. Elle parle beaucoup de livres, de ses passions littéraires et elle parle beaucoup de son rôle, si vous voulez, elle essaye de le définir. Et c'est ça qui est intéressant. Elle ne fait pas de politique et elle n'est pas non plus dans le rôle de la dame d'intérieur.
Quand vous dites qu'elle est à droite,
en
un seul mot
?
Elle est à droite en deux mots.
Elle
est à droite en deux mots.
En deux mots. Elle a voté, je voulais sûr d'avoir compris, elle a voté, excusez-moi, elle est deux d'ailleurs, elle est deux. Je pense qu'elle est à
droite, effectivement.
Mais vous vouliez dire qu'elle
est deux droites. Elle est deux droites,
pardon. Et elle a voté.
On dit qu'elle a voté Nicolas Sarkozy. Elle ne le dit pas, mais on lui prête
ce
vote, qu'elle aurait voté Nicolas Sarkozy en 2007, en tous les cas, et en 2012, je crois. Et de toute manière, ses origines familiales sont des origines plutôt à droite. Et il faut savoir qu'elle a fait de la politique elle-même, dans les années 90, dans la région de Strasbourg, puisqu'à l'époque, elle habitait à Strasbourg. Elle s'était même présentée, je crois, sur la liste des municipales en 89, je crois, à Strasbourg, et sur la liste de droite.
Et pour revenir sur la place qu'elle prend ou qu'elle ne prend pas auprès d'Emmanuel Macron, je pense qu'il y a un gros syndrome, un gros traumatisme avec Valérie Trervelleur.
Donc,
je crois qu'ils ont tout de suite vu, et elle-même, c'est dit, moi, je ne veux surtout pas être un handicap pour mon mari. Donc, elle prend la place qu'il lui laisse. Et lui, je pense qu'il serait prêt à lui laisser beaucoup, contrairement à François Hollande, qui n'a jamais été d'une grande générosité vis-à-vis de ses femmes et vis-à-vis de Valérie Trervelleur, où finalement, les hommes du président étaient en lutte avec les hommes de la Première Dame. Donc, Valérie Trervelleur s'est retrouvée totalement isolée à l'Élysée, sans point d'appui, comme un problème plutôt qu'un atout. Concernant Brigitte Macron, c'est exactement le contraire.
C'est Emmanuel Macron, s'il peut valoriser sa femme, la soutenir, la montrer. Et je pense qu'on la verra de plus en plus le jour où elle aura trouvé le bon filon, trouvé son point d'équilibre, trouvé son job. Brigitte Macron l'avait annoncé, elle ne comptait pas faire de la figuration, mais simplement être à côté de son mari. Une charte de transparence du statut du conjoint a été établie au mois d'août, afin de préciser ses attributions. En résumé, participer au rayonnement du pays en accompagnant son mari dans les voyages à
l
'étranger, mais aussi écouter et répondre aux Français, s'occuper de manifestations culturelles ou caritatives. Ambrine Bida et Mickaël Spitzberg. Partout où il est, elle n'est jamais très loin.
Ce
matin en Inde pour une visite d'État, la première dame au look impeccable assume son rôle. Toujours souriante, Brigitte Macron est depuis l'élection de son mari l'objet de toutes les attentions.
Et
à chaque voyage officiel, elle s'échappe quelques heures en toute discrétion.
Ce
matin, c'était dans un orphelinat de New Delhi. Une visite sans caméra comme elle en a pris l'habitude. Rencontre avec des associations en France, des agricultrices
et
aussi...
Elle a rencontré Mamour, on lui a parlé de Mamour.
Mamour, c'est elle. Je suis quelqu'un d'assez maniaque, donc on balaye assez souvent l'exploitation et on dit tout le temps « Non mais il
n'y a
pas le président qui y va, qui vient, c'est pas la peine. »
Et
là, on a la femme du président. C'était il y a un mois. La femme du président sur le terrain, dans cette exploitation agricole normande. Une rencontre voulue par Brigitte Macron, après avoir découvert ses agricultrices dans un documentaire.
Elle
était impressionnée par la grandeur de l'exploitation, les bêtes, la grosseur, la taille. Et voilà, mais après, non, elle a bien réagi.
Oui,
moi je l'ai trouvé vraiment intéressée, curieuse de découvrir.
Brigitte Macron est venue accompagner d'Audrey Bourrello, la conseillère agricole de l'Elysée.
Une
visite non officielle pour parler des problèmes quotidiens de ses femmes.
Là, elle est bien
celle-ci.
Je
sens que c'est une bonne ambiance, quoi. Une visite symbolique. Il y a eu zéro promesse,
rien du tout.
Non, non,
non.
Et c'est pas ce qu'on attendait d'elle, de toute façon. On savait qu'on n'en aurait pas. Parce que déjà, un président ou un premier ministre a déjà du mal à en faire, ou tout du moins à les appliquer dans le milieu agricole depuis bien longtemps. Donc c'est pas pour qu'une première dame nous en fasse.
La
première dame, une femme de terrain, devenue en à peine neuf mois la mascotte des journaux People.
On
a fait quelques couves récentes. On a fêté leur dix ans de mariage. Pour raconter les secrets du couple fusionnel, la manière dont elle a imposé son style, et puis aussi son élisée intime il y
a
quelques mois.
Son
style fascine. À 64 ans, elle arbore un look affirmé, renvoie une image de femme libre assumant son âge. Dès qu'elle est en une, elle dope les ventes du magazine.
Ça
l'intéresse beaucoup parce qu'on sent que c'est quelqu'un qui a du répondant, qui a des choses à dire. Et les lecteurs ne s
'y
trompent pas puisque les Français lui écrivent à l'Élysée des centaines de lettres, beaucoup plus qu'à celles qui lui ont précédé à ce poste-là.
Populaire, elle est devenue un argument de poids pour les membres du gouvernement. Lundi, en visite dans un lycée de Dijon, elle fait presque oublier la présence du ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer. Une ambassadrice 5 étoiles venue lutter contre le harcèlement scolaire.
En
tant qu'épouse du président, il
y
a certaines causes qui demandent de la visibilité, d'autres causes qui demandent que je mette en rapport des personnes entre elles, parce que forcément j'ai accès à beaucoup de monde, d'autres causes qui vont peut-être demander de l'argent. Donc je suis en train d'étudier un petit peu tout ça.
Alors quel rôle pour Brigitte Macron
?
Outil de communication du gouvernement ou conseillère de l'ombre
?
Philippe Besson a suivi le couple présidentiel durant toute la campagne. Il décrit une femme à la parole rare, mais déterminée.
C
'est un job impossible, le job de première dame. Soit vous êtes trop présente et on vous rappelle en permanence que vous n'avez été élue par personne, soit vous êtes absente et on se dit mais enfin, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle est plante verte et tout ça se passe sous l'œil du contribuable. Donc c'est très compliqué. Brigitte Macron, elle est convaincue que c'est un rôle qui existe, le rôle de première dame, et que donc elle doit être à sa juste place, ne pas commettre d'erreurs, ne pas commettre d'impair et en même temps être utile à la fois à son mari et à son pays.
Son
pays,
la première dame en est devenue le porte-drapeau.
En
décembre dernier, c'est elle qui a baptisé Yuan Meng le bébé panda chinois.
Plus
qu'un rôle de représentation, une fonction diplomatique.
Pour
ses diverses missions, l'Elysée a attribué un budget de 440 000 euros par an à Brigitte Macron. Question SMS, très bonne question d'un téléspectateur, je n'aurais pas fait mieux. Brigitte Macron est-elle la première conseillère politique de son mari ? Sois-y, qui est mener.
C'est sûr qu'elle n
'a
pas de rôle
politique
dans le sens où elle ne s'exprime pas politiquement, mais effectivement, elle a un rôle très important auprès de son mari, notamment un rôle de lien entre les élus et son mari. Parce qu'on sait que beaucoup communiquent
avec le président de la République, notamment par l'application WhatsApp. Donc, ils discutent, mais de façon très brève. Et donc, c'est elle qui, en sous-main, peut traiter des élus.
Quelqu'un qui aura fait une interview, qui sera mal passé, par exemple, aura pu avoir des retours qui n
'étaient
pas très bons de l'Elysée. On appelle Brigitte Macron, l'élu appelle Brigitte Macron. Il y a une discussion qui se crée et elle peut rassurer l'élu. On entend beaucoup des choses comme ça. Donc, elle est très présente. On voit bien, de toute façon, qu'elle se réfrène. C'est-à-dire qu'elle a une influence politique très importante auprès de son mari, mais qu
'elle
ne veut pas que ça se voit trop, puisqu'on est encore dans cette entre-deux, dans cette situation très compliquée. Il a
raison de le dire, Philippe Besson, des premières dames françaises.
C
'est vrai que depuis la Révolution, c'est compliqué. Oui, effectivement, elles sont dans cette espèce d'entre-deux.
Oui,
justement, il ne
faut
pas en faire trop. Donc,
c
'est un rôle très, très difficile
à trouver. Et d'ailleurs, ça s'était vu de façon très, très nette au début du quinquennat, parce que quand il a été question de faire un statut à Brigitte Macron, souvenez-vous, les oppositions de la France insoumise disaient, il faut une interdiction de représentation, il faut une interdiction de prise de parole.
Ils
étaient sur des... Alors, cet amendement n'a pas été voté, mais ça a été un premier signal d'alarme en disant, attention, on pourrait être attaqué par l'intermédiaire de Brigitte Macron. Donc, il faut faire très attention. Donc, elle a un rôle très important sur ces sujets aussi, sur les deux sujets, d'ailleurs, qu'est Numer et Emmanuel Macron, toujours lors de la rencontre avec les journalistes, c
'est
-à-dire le handicap et les violences, enfin, l'éducation, le handicap et les violences.
– Oui,
mais il
y
a une différence entre faire passer des messages, comme vous le disiez à l'instant, donner son avis sur des thèmes et Olivier Royan, influer vraiment sur la politique de la France. – Alors, là, je pense qu'il faut quand même parler du... Quand on vit en couple ou quand on est marié, on imagine bien qu'on aborde tous les sujets. La question, c'est qu
'on
peut aborder tous les sujets, parler de tous les sujets. Quel est le genre d'influence qu'on a sur son conjoint ?
Est
-ce qu
'on
l'influence ?
Est
-ce que... Non, on en parle. Je pense que depuis que les macons sont rivalisés, il y a ce syndrome, ils ont peur de l'isolement. Ils ont peur de la bulle. Et elle, elle va jouer depuis le début. Elle s'affirme comme... Je vais être un capteur de l'opinion publique. Je vais lui faire remonter des informations pour pas qu'il soit isolé dans ce palais de l'Elysée où, finalement, la présidence risque de complètement le paralyser. Donc, il y a cette volonté-là. Je pense qu'il parle de tout. La façon dont fonctionne ce couple, ils ont eu l'expérience du ministère des Finances, aussi, qui a été importante, parce qu'il fonctionnait de la même façon au ministère des Finances. Ils parlaient entre eux.
Mais quand elle s'exprime, elle donne le sentiment de ne pas vouloir interpréter. Ça ne l'intéresse pas d'influer sur l'homme politique. Macron est une machine politique.
C
'est un homme politique. Il vit la politique 24h sur 24. Je crois que ce qui est difficile pour elle, c'est de suivre le rythme, comme les conseillers d'Elysée. C'est-à
-dire
que s'il vient dîner à 22h et qu'il repart travailler jusqu'à 2h du matin, ils veulent avoir cette vie de couple. Ils ont une véritable vie de couple. Ils sont ensemble tout le temps. Et je pense que la difficulté pour Brigitte Macron, c'est de s'adapter au rythme, comme les conseillers de
l
'Elysée, de s'adapter à son rythme. Moi, je la vois plutôt dans un grand dialogue entre eux. L'influence,
oui,
parce qu'elle est d'un grand pragmatisme. Et elle connaît bien la société. Et une fois encore, la Brigitte Macron qui est arrivée à l'Elysée, telle qu'on l'a décrit depuis un an, elle n'a pas l'air de changer tellement. C'est-à-dire qu'on continue à avoir le professeur qu'on nous décrivait dans les premières enquêtes qu'on a faites sur Brigitte Macron l'année dernière, ce professeur de collège, de terminale. Finalement, on ne la sent pas tellement changer. On est toujours en train de guetter des signes. Vont-ils changer ? Vont-ils devenir distants ? Non, elle a l'air à l'aise dans cette fonction-là. Je crois
que pour comprendre Brigitte Macron, il faut connaître Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, il fonctionne par le dialogue
avec
ses proches. C'est-à-dire qu'il est tout le temps en demande. Tout le
temps.
Même s'il ne prend pas à son compte ce que vous lui dites, même s'il ne retient pas les conseils que vous pouvez lui donner ici ou là, il veut être, pardonnez-moi l'anglicisme, challengé. C'est-à-dire qu
'il
veut se confronter à des avis qui peuvent être différents du sien et être conseillés. Et donc, je crois qu'il est en demande. Il lui demande à elle de jouer ce rôle-là, c'est-à-dire de lui dire franchement ce qu'elle pense sur tel ou tel sujet. Et comme en plus, comme le dit Olivier, c'est une femme qui a des intuitions. C
'est
une femme qui connaît la société, qui
a
eu des enfants à diriger. Ses parents ont un magasin, enfin, à Amiens. Je pense que, vous voyez, quand on dit le président des villes, qu'il est le président des villes, de la mondialisation des grandes agglomérations, eh bien, elle peut peut-être, précisément, le ramener sur la France des terroirs, la France des campagnes, la France qui n'est pas justement de plein pied dans la mondialisation. Et elle a un rôle important là-dessus, qui est évident. Et ce qu'il faut savoir, c'est que lui,
il
fonctionne comme ça. Lui, il veut sans arrêt
qu
'on lui parle et qu
'on
lui dise des choses. Et même s'il fait mine de ne
pas
les écouter, il les écoute. Parfois, il est d'accord et parfois, il est en désaccord. – Alix Bouillaguet.
– Oui, et puis, il
y
a une chose, un fait,
c
'est que, contrairement à toutes celles, quasiment, qui ont défilé à l'Élysée, c'est que Brigitte Macron, elle est heureuse à l'Élysée.
–
Voilà. – Elle est heureuse.
–
Ah, c'est juste. – Elle est heureuse. Et puis, elle continue un petit peu la vie qu'elle avait avant, c'est-à-dire, elle continue à voir ses petits-enfants, s'occuper de ses filles, remplacer, il faut amener chez le judo, le foot. C'est une vraie grand-mère moderne,
une sexta
pimpante. Donc, elle est heureuse. Il se donne une soirée par semaine où il file un petit peu discrétos au théâtre, tous les deux, pour profiter. Donc, elle est vraiment en prise, effectivement, et souhaite rester en prise avec la société. Donc, pour l'instant, elle est heureuse dans ce palais. On se rappelle d'Yvonne de Gaulle qui appelait la maison sans joie, de Anémone, Giscard d'Estaing ou Creux de
Pompidou,
la
maison de malheur. Voilà, c
'est une première. Et puis, toujours sur ce lien avec la société, c'est qu'elle, elle veut une société inclusive. Elle veut que tout le monde puisse prendre sa place. Et c'est pour ça que, moi, je pense qu'elle ira vraiment sur ces questions de handicap, que c'est pour elle la priorité. Et c'est ce qui la motive, d'ailleurs, quand on regarde l'agenda du mois de février, outre les déplacements impôts officiels, on voit qu'elle a été à la Ligue française contre la scliférose en plaques,
qu
'elle a vu l'officiel du handicap, qu'elle a rencontré Sophie Cluzel, qui est secrétaire d'État chargée du handicap, qu'elle a été à l'Institut Pasteur, qu'elle a vu Edith Cresson sur la fondation d'école de la deuxième chance. Donc, ça va vraiment être sa marque de fabrique, cette lutte contre le handicap et cette volonté d'avoir une société inclusive. Je
pense
qu'elle va aussi avoir à cœur, à ce qu'on ne lui colle pas, une cause nationale. Elle va vouloir, dans des déclarations récentes, en voyage en France, elle a voulu dire, je vais être aux soins auprès des plus vulnérables. Donc, elle va vraiment attraper la société française dans sa globalité avec des causes qui sont plutôt pragmatiques sur l'éducation, la violence conjugale,
la
violence faite aux enfants, le harcèlement, etc., plutôt que d'avoir l'étiquette d'une cause nationale. Elle ne veut être ni cette cause nationale, et ce qu'elle ne veut pas non plus être, c'est une maîtresse de maison.
Même si on dit
qu'elle a
l
'entreprise de transformer
l
'Elysée. Ce qui est très important, c'est que ce couple habite à l'Elysée. C'est le deuxième élément. Je pense que le mariage est très important. On est sortis de l'ère des concubines pour entrer de nouveau dans une ère où il y
a
un couple marié à l'Elysée. Et c'est un couple qui habite l'Elysée. Et il y a en fait, dans l'histoire de France, la Ve République,
il
y a très peu de couples qui ont habité l'Elysée. Les De Gaulle. Parce que
le De Gaulle,
c'est un deux pièces, il y
a
deux chambres, un salon, une salle de bain.
Ça fait 300 mètres carrés
quand même. En tout cas,
les Giscardins, les Giscardins, les
Giscardins, la famille Giscardins n
'y habitait pas,
les Chirac y ont habité. En revanche, Mitterrand n'y habitait pas, les Sarkozy non plus, et Hollande non plus. Ou
seule.
Donc là, il
y
a cette volonté de Brigitte Macron de faire de l'Elysée une sorte de vitrine de l'art de vivre à la
française.
Elle a changé effectivement, elle a changé un peu l'ameublement.
C
'est
-à
-dire qu'au début, ils voulaient faire des travaux. Ça,
c'est la
tradition des
premières
dames.
Oui, oui. Mais là, justement,
pour le coup, avec Hollande, il ne
s
'était rien passé. Non. Par définition. Sous Sarkozy, je crois qu'il ne s'était pas passé grand-chose non plus avec Carla Bruni. Mais là, elle a voulu mettre sa patte. Alors, elle a fait rentrer des meubles et des objets du mobilier national qui se veulent un peu plus modernes que ce qui existait. Alors, elle a fait rentrer le street art à
l'intérieur de... Oui, il y a des oeuvres. Vous savez, pendant l'interview qu'il avait accordé à nos
confrères
de France,
de toutes les télévisions, d'ailleurs, nationales, il y avait un tableau sur la droite du président de la République, Égalité, Fraternité...
On le voit là, oui, on l'a fait.
...qui est un tableau d'un artiste de street art. Donc, elle a fait quelques aménagements comme ça pour renouveler un peu le style.
Reparlons des combats. Est-ce qu'elle est féministe, selon vous, Sosie Kemener
? Je
ne
sais
pas si c'est le terme le plus approprié. En tout cas, ce qui
est sûr, c'est qu'elle a parlé du harcèlement à l'école, et elle a parlé avant du harcèlement sexuel. Elle a eu diverses prises de parole qui laisseraient entendre qu'eux, mais elle n
'a
pas... Ce n
'est
pas non plus... Pas une militante. Ce n
'est
pas une militante, non. Vous savez, ça accompagne finalement
le logiciel d'Emmanuel Macron. C'est le bon sens. Et on voit bien, c'est ce qu'elle essaie de professer. Elle est ancienne prof, elle s'exprime sur les sujets qu'elle maîtrise, et elle n'est pas du tout une militante, en tout cas,
dans ses prises de parole aujourd'hui. Un petit bémol, peut-être, quand même, au moment de Balance ton porc, elle a quand même dit qu'il fallait libérer la parole, et c'était bien que la parole des femmes se libère.
Deux mots, ça suffit.
Elle a dit deux mots, ça suffit. Oui, non,
mais
je pense qu'elle est quand même... Oui, elle se veut un peu aussi de porte-voix quand même de ce
mouvement-là. Ce que je veux dire, c'est qu'elle n'a pas
de cause, comme vous pouvez l'avoir, par exemple, Daniel Mitterrand, qui
était
extrêmement impliqué dans des causes internationales.
Daniel Mitterrand, elle faisait de la politique.
D
'ailleurs, elle
a considérablement, à deux ou trois occasions, elle a considérablement gêné son mari. C'est allé jusqu'à des grosses colères de François Mitterrand, notamment vis-à-vis de Cuba et de Fidel Castro. Là, il n'était pas du tout d'accord parce qu'il n
'était
pas du tout sur la même ligne. Et quand vous disiez justement l'influence que pouvait exercer Mme Macron sur Emmanuel Macron, ce n'était pas du tout cas. Daniel Mitterrand et François Mitterrand n'étaient pas du tout sur la même longueur d'onde puisque lui,
il
faisait de la diplomatie, de la politique.
Il
était florentin, d'une certaine façon, c'est-à-dire qu'il
jouait
beaucoup dans les coins, alors qu'elle, elle était directe et elle était très
à gauche. C'est quand ils se
sont mariés, elle était... C'est elle, d'ailleurs, qui a converti
beaucoup,
François Mitterrand, à l'idéologie de gauche.
Sauf qu'aujourd'hui, une Danielle Mitterrand, elle serait décapitée à la première sortie avec Fidel Castro ou ce serait plus possible, plus
acceptable. Il y a un élément
important chez Brigitte Macron, c'est qu'elle ne tweet pas, elle n
'est
pas sur Instagram.
Donc c'est
quand même
dans l'époque
tourmentée dans laquelle nous vivons. Ne pas tweeter, c'est éviter parfois des gaffes ou éviter des retours de bâtons violents de la communauté médiatique ou politique. Sa proximité, évidente avec le président de la République,
c
'est bien normal, mais cette influence que l'on a décrite à l'instant, est-ce qu'elle peut aussi parfois agacer l'entourage du président ? Est-ce que parfois elle va trop loin ? Est-ce que certains ministres sont un peu exaspérés ? Elle fait très très attention justement à faire ça de manière homéopathique, à être plus un complément. Il a du boulot là-dessus, tiens, moi je vais faire ma petite...
Après, elle a gardé une petite dent, on peut dire, contre deux ou trois personnes qui sont aujourd'hui à l'Élysée par rapport à la campagne présidentielle où à un moment, c'était un peu comme Bernadette Chirac, il fallait la mettre de côté, il ne fallait plus la voir, elle portait préjudice au candidat. Donc il y a eu une volonté d'effacement qu'elle a un peu subie. Et puis, voilà, aujourd'hui, les personnes en question sont toujours à l'Élysée, mais elle n
'a
pas oublié. Choisique qui m'est là. Oui, effectivement. Je pense que le problème,
c'est plus les autres vis-à-vis de Brigitte
Macron, c'est-à
-dire
qu'ils font tous très très attention à ne pas froisser la première dame.
C
'est ce que dit, de toute façon, Emmanuel Macron a fait passer le message de façon très nette. À chaque fois qu'il parle de sa femme, il dit,
il
ne
faut
pas enfoncer, enfin, je résume, mais il ne
faut
pas enfoncer n'essayez pas d'enfoncer un coin entre Brigitte Macron et moi-même. Nous sommes fusionnels,
nous
sommes un. Et donc, personne, enfin, on est plutôt dans un phénomène de cours,
c
'est-à-dire que tout le monde essaie de se faire bien voir de Brigitte Macron parce que c'est très important de se faire bien voir de Brigitte Macron. Et donc,
d'ailleurs, pendant la campagne présidentielle, tous ceux qui essayaient d'approcher Emmanuel Macron essayaient d'abord de s'attirer les bonnes grâces de Brigitte Macron parce que c'était la porte d'entrée. Donc, c'est plutôt comme ça. Elle est plutôt crainte. Et on revient à la fameuse phrase d'Obama qui a fondé ses huit années à la même en blanche sur un principe « If mum is happy, everybody is happy ». Depuis les débuts de la Ve République, la France n'a connu que des présidents hommes, huit en tout et un peu plus de Premières Dames. Leurs rôles ont été différents, parfois très politiques, parfois très honorifiques. Elles sont souvent, d'ailleurs, le reflet de leur époque.
Petit retour en arrière avec Clotilde Mravko et Arnaud Faura.
Bien,
alors, qu'est-ce que vous nous montrez ? Étuvée de Girol, fromage. On a cette image-là de la Première Dame à la française.
Une
épouse, maîtresse de maison qui s'occupe des détails domestiques. Pas vraiment une militante.
Tout
commence en 1958 avec Yvonne de Gaulle. Et on ne peut pas dire que ce soit une Première Dame qui imprime un style très politique.
La
Première Dame de France, Madame Charles de Gaulle, a, en présence de M. Buron, ministre des Travaux publics, baptisé la Première des 24 caravets. Tellement effacée, Yvonne, qu'on la présente en utilisant le prénom de son mari, comme le veut la coutume à l'époque.
Au
général, la politique, elle, se contente de rares sorties publiques, sans jamais qu'on entende le son de sa voix.
Tu
arrives, hein
? Pour
Claude Pompidou, pas de politique non plus. Femme de goût, elle redécore l'Elysée et collectionne les œuvres d'art contemporaines sans vraiment réussir à tromper l'ennui que lui inspire son rôle.
Ce
monde vous entoure, fait tout à votre place, alors c'est pas la peine de... On a donc pratiquement rien à faire. Vous n'avez pas de bons souvenirs de cette maison ? Ah non, c'était une vie que je n'aimais pas. Même des amours de la fonction chez Anémone Giscard d'Estaing, qui se plie bien malgré elle aux obligations de première dame. J'exprime mes voeux très chaleureux. Il faut attendre l'arrivée de la
gauche au pouvoir pour casser les codes. Daniel Mitterrand détonne comme quand elle est prise d'un fou rire en pleine visite officielle.
Ou
encore, quand elle invite Fidel Castro à l'Elysée et lui claque la bise devant les caméras. Mais surtout, Daniel Mitterrand s'engage sans attendre l'accord de son mari.
La
femme du président de
la
République n'a pas de rôle. Elle a celui qu'elle veut bien se donner. Moi, c'était celui-là.
Le
rôle qu'elle se donne, c'est de lutter contre les injustices, contre l'apartheid, pour le Tibet ou pour l'indépendance des Kurdes. Un engagement qui lui vaudra d'échapper de peu à un attentat en Irak en 1992.
Au
nom des droits de l'homme, elle a plusieurs fois pris à contre-pied la diplomatie française. C'était tellement vrai que chaque fois qu'elle se déplaçait à l'étranger, son mari prévenait les ambassadeurs en disant surveillez-la, faites attention à ce qu'elle ne prenne pas trop la parole et tout ça. Et donc, elle a joué un rôle mais qui n'était pas un rôle. Elle n'a pas eu d'influence. Elle a une influence au contraire. Bernadette Chirac est déjà une femme politique quand son mari rentre à l'Elysée. Conseillère municipale
et
conseillère générale en Corrèze. Lors du premier mandat de son époux, elle reste discrète. C'est sa
fille Claude qui conseille le président. Mais quand Jacques Chirac commence à essuyer ses premiers revers, elle entre en scène. Pendant la campagne présidentielle de 2002, Chirac s'est appuyé pas mal sur elle et elle lui a amené une clientèle électorale qui n'aimait pas beaucoup Chirac, c'est-à-dire très catholique, conservateur, droitier, elle qui avait pris position contre le Pax,
c'est
tout ça. Donc, c
'est
une clientèle qui n'aurait pas été directement à Chirac et qui est allée à lui grâce à elle. Donc, elle a joué un vrai rôle. Avec l'arrivée du couple Sarkozy à l'Elysée, le style est plus frontal. Première dame est claire, Cécilia veut agir, et vite.
Elle
sera l'ambassadrice de la France dans la négociation avec le colonel Kadhafi pour libérer les infirmières bulgares.
Et
une fois n'est pas coutume, c'est au mari de vanter les actions de sa femme.
J
'ai pensé que Cécilia pouvait mener une action utile
et
ce qu'elle a fait avec beaucoup de courage et
beaucoup
de sincérité, beaucoup d'humanité et beaucoup de brioche. Mais le divorce retentissant du président quelques mois plus tard redistribue les cartes.
La
nouvelle première dame, pas toujours discrète, ne joue plus de rôle politique. Vous avez chaud
?
Ok.
C
'était parfaitement prévu.
Mal
aimée, Valérie Trierweiler-Penel a endossé le costume de première dame avant de finir écartée définitivement de la scène congédiée par son président de Marie.
Question SMS. Quelle a été la première dame la plus populaire et celle que les Français ont le moins aimée ? Allez, on commence
avec
vous, Alice. Moi, je mise sur Bernadette Chirac. Je pense que ça a
été vraiment la
plus populaire, la plus dans le rôle, dans un rôle un peu classique avec sa fondation et en même temps un petit rôle politique, une première dame élue. Je pense que oui. que... Alors, restons sur la première dame la plus populaire. Un petit tour de table.
Oui, je
suis assez d'accord avec ce que vient de dire Alix. Effectivement, Bernadette Chirac a imprimé. C'est-à-dire qu'on se souvient d'elle. Elle n'était pas confondue avec son mari. Elle avait vraiment une existence propre. Pas au début, d'ailleurs, mais elle l'a construite. Et c'était vrai surtout, effectivement, au moment de la campagne présidentielle pour la réélection de Jacques Chirac.
En 2002. Olivier Royan.
Oui,
je dirais aussi Bernadette Chirac parce qu'elle est vraiment... Elle a continué, par exemple, même après le départ de l'Élysée, à rester, par exemple, chez nous, un match, un personnage qu'on a présenté en couverture. Les Français ont continué à s'intéresser à elle. Donc, l'arrivée de Carla Sarkozy aussi, Carla Bruni, était un événement, là encore, sur la scène internationale. C'était... Et puis, nous, en plongeant dans les archives, on s'est rendu compte quand même que l'arrivée de quelqu'un qui était très effacé.
Et
Claude Pompidou a quand même créé une émotion étonnante. Claude Pompidou, c'est même le corps. On voit l'été, on la voit apparaître, on voit ses jambes, etc. Après Yvonne de Gaulle, c'était vraiment un changement remarquable. La première dame arrivait dans la lumière et ils étaient, là encore, un couple.
Je pense
que la plus populaire de toutes, c'était Yvonne de Gaulle, sans aucune contestation. C'était vraiment la mère de la nation, si vous voulez. On
ne la voyait
jamais.
On ne la voyait jamais, mais on faisait parfois référence à elle. En plus,
elle
représentait, il faut se remettre dans l'époque aussi, on est dans les années 60, on n'est plus, on n'est pas dans une gravure de mode. On est là, la mère de la nation, elle est représentée bien. Moi, je pense que c'est Bernard de Chirac, mais
Bernard
de Chirac, ce qui est très intéressant, et d'ailleurs, il y
a
un indice pour ça, le livre qu'elle avait écrit avec notre confrère,
Patrick
de
Carolis, s'est vendu comme des petits pains, si vous me permettez l'expression. Donc, elle est très, très populaire, et elle était très populaire à l'Élysée. Mais, cette particularité, c'est qu'il y avait deux femmes à l'Élysée,
et
que Bernadette Chirac a été plutôt, pendant une grande période, donc il a passé sept plus cinq ans à l'Élysée, toute une période, elle a été écartée du fonctionnement de l'Élysée. La femme de l'Élysée, c'était Claude Chirac. Et il y avait d'ailleurs une rivalité entre les deux femmes qui était très, très soutenue, j'allais presque dire violente. Je sais qu'en tous les cas, Bernadette Chirac l'a très, très mal vécue, très, très mal vécue, parce que ça l'a éloignée de son mari, ça l'a éloignée de sa fille aussi. Il fallait voir comment ils se parlaient les uns les autres,
c
'était avec des mots assez violents. Et donc, Bernadette Chirac, du coup, s'est engagé dans des actions. Ça a été l'opération piège jaune, avec Douillère, et elle a repris la main à un moment. Elle a repris
la main
parce que justement, il y
a
eu une guerre, une compétition entre les deux femmes. Elle a repris la main auprès de son mari.
Une reconnaissance tardive, je me souviens d'une anecdote quand les Chirac quittent l'Elysée, on avait voulu faire une couverture avec les adieux de Bernadette Chirac à l'Elysée avec des photos de Karl Lagerfeld. Et 4-5 jours après, je reçois un coup de fil sur le standard de l'immeuble,
du
journal et mon assistante me dit c'est Jacques Chirac qui
est
au bout du fil. J'avais peur d'une blague, de la radio ou quelque chose. Je prends le téléphone, c'était évidemment le président de
la
République, Jacques Chirac, qui nous remerciait d'avoir mis sa femme en avant. Il l'a énormément mérité, elle l
'a
fait tellement. Comme s'il y avait une sorte de culpabilité chez lui d'avoir eu cette femme de nom parce que derrière la reconnaissance de Bernadette Chirac auprès des Français,
c
'est quand même cette femme qui en a bavé.
Cette femme
qui l'a supportée pendant toutes ces années avec tout ce que ça implique et qui finalement a quand même survécu et qui s'est un peu sacrifiée et qui elle du coup a vraiment servi la France. Elle a gagné ses ballons. Les Français ont-ils aimé toutes leurs Premières Dames
? Je
pense que Daniel Mitterrand devait susciter chez certains Français à l'époque un petit peu d'agacement.
Elle était populaire à gauche.
Oui,
mais
une Première Dame, ça doit aussi être la Première Dame
de tous les Français. Donc je
pense qu'il devait y avoir quand même un peu d'agacement. Je pense que Valérie Trervelleur est là aussi pas aidée par son mari parce qu'il
y a
un moment c'est quand même un couple qui aurait dû gérer cette histoire bien différemment. C'est vrai que ça a sorti de l'Elysée terrible pour elle-même. Et
si vous me
permettez, elle a fait une erreur notre ancienne consoeur, Valérie Trervelleur. Quand elle est arrivée à l'Elysée, je me souviens toujours, elle a dit je vais révolutionner, j'aurais réinventé la fonction de Première Dame. Je pense que c'est tout ce que les Français ne veulent pas. Oui. Parce que la Première Dame pour eux, c'est une image mais ce
n'est
pas une fonction. Et là, elle a fait excès de prétention. Et ça, ça a été très très mal.
Mais si elle présente ce
que Valérie qui est toujours notre consoeur, qui est
toujours notre consoeur, qui est un consoeur,
elle est dans le journal cette semaine avec un article. Ce que je veux dire,
c
'est que Valérie, quand elle a été interviewée pour le numéro spécial sur le
hors
-série qu'on a consacré aux Premières Dames, elle dit le problème c'est le mariage. Elle n
'est
pas mariée, je suis une concubine, je ne suis pas reconnue. Et on voit que finalement, c'est drôle, on a l'impression de dire que le job de Première Dame est impossible. J
'ai
l'impression que Brigitte Macron comme Madame de Gaulle ont montré que le rôle de Première Dame était possible. Mais il faut quand même le mariage parce que les Français ont une attente bien particulière. Je n'irai pas jusqu'au mariage parce que je ne sais pas. Mais en revanche, il faut que le président, que le mari ait envie d'afficher son couple et de soutenir sa
Première Dame. Mais sans le mariage,
vous n'allez pas au Taj Mahal. Vous vous souvenez de
Nicolas Sarkozy à qui on a empêché Carla d
'aller au Taj Mahal parce qu'il n'était pas marié
qu'elle n'était que la concubine ? Je me souviens de conversation
avec Valérie Trévelleur juste au moment où elle endosse ce rôle et où elle était quand même un peu paniquée sur le fait qu'il ne la sécurisait pas. Son mari, parce que, excusez-moi, ça faisait des années qu'ils étaient ensemble donc à un moment on peut aussi galvauder le mot, mais enfin son mari ne la soutenait pas. Elle est arrivée seule à l'Élysée, personne ne lui a dit « Ma fille, voilà comment ça va se passer, c'est débrouille-toi » et au bout d'un mois,
c
'était « Ouh là là, non seulement elle va se débrouiller toute seule, mais en plus si elle pouvait la fermer, c'était un petit peu ça. Parce qu'il y avait le tweet. Bien sûr, mais je pense que sécuriser sa femme serait
la moindre des
choses pour que ça se passe beaucoup mieux
et elle
aurait trouvé son rôle. »
Elle
dit, Carla Bruni explique, elle dit « C'est un paradoxe, on est à l'Élysée, on est dans un endroit extrêmement protégé et c'est l'endroit où je me suis senti le plus vulnérable. »
Ce
qui est quand même étonnant de la part de quelqu'un qui a de caractère. Elle dit tout cela, il y
a
une sorte de, ce n
'est
pas une malédiction de l'Élysée, mais il y
en
a très peu, vous avez raison de le dire à l
'Élysée
tout à
l
'heure, il y a Brigitte Macron qui a
l
'air heureuse d'y être, mais autrement, même Annemone Giscard d'Estaing a dit « On entre à l'Élysée comme on entre dans les ordres. » Elle garde finalement ces durs, c
'est
des contraintes. Il faut dire, et ça aussi, on peut l'accorder à Valérie Trin-Valeur, il
y
a une surmédiatisation, le tweet,
vous n
'imaginez peut-être pas d'ailleurs en 2012.
Elle fait des
maladresses,
c
'est sûr, mais je pense que… La surmédiatisation sur les écrans c'est quelque chose avec lequel les premières dames doivent vivre aujourd'hui. Et pour reparler de Brigitte Macron, elle, elle n'a pas de compte Twitter.
Ce qui est quand même pas anodin. Bien sûr que non. Bien sûr que tout est contrôlé, maîtrisé. Regardez, il y a finalement… On a beaucoup d'images de Brigitte Macron, énormément de photos, effectivement, mais les interviews, elles se comptent encore sur les doigts des deux mains, à ma connaissance. Je ne me suis pas amusée
à les ressources. Une main même,
quotidien. Il y a eu quelques… On l'entend très peu, on entend très peu le son de sa voix. Regardez, le seul discours qu'on a entendu, c'est un discours lors du baptême du
panda du zoo de Beauval.
Alors
effectivement, ça s'était lié aux relations internationales avec la Chine, donc il fallait qu
'elle
prononce un discours. Et on sent bien qu'elle n
'a
pas très envie de le faire, son discours ce jour-là. Ce n'est pas comme ça, ce n
'est
pas ce rôle-là qu'elle imagine. Après, tout à l'heure, dans le reportage, vous montriez Bernadette Chirac en train de choisir la disposition, le découvert, en train de choisir les menus. Il y
a
quelque chose de très intéressant avec Brigitte Macron, c'est qu'elle s'est rapprochée du chef de l'Elysée qui est devenu d'ailleurs l'un des porte-parole de la gastronomie française, un des diplomates en chef de la gastronomie française. Et pourquoi elle s'est rapprochée de lui ? Parce que ce chef de l'Elysée s'entendait très
mal
avec François Hollande. Et d'ailleurs, c'est un de nos confrères, Cyril Graziani de France Inter qui raconte ça dans un de ses récents livres.
Il
explique que ce chef avait servi à François Hollande et à des journalistes du flanc et des fraises des bois. On sait que c'est les surnoms dont François Hollande dans son livre.
Il l'a fait
exprès. Donc ça a été repéré tout de suite
par les équipes d'Emmanuel Macron et donc le chef Gomez est aujourd'hui choyé par l'Elysée.
Bon, c'est un peu vache quand même. Le coup du flamby et des fraises des bois. Il faut qu'on avance parce qu'on connaît beaucoup évidemment à l'étranger les premières dames américaines. Elles ont un rôle très important. On connaît moins les épouses ou compagnes des autres grands de ce monde qui sont les Mme Poutine, Mme Xi, est-ce que Kim Jong-un est mariée ? Réponse tout de suite avec Barbara Steck et Aurélie Sader.
Le
sourire crispé. Mal à l'aise quand elle pose devant les photographes.
Plus
d'un an après l'investiture de son mari, Mélania Trump semble avoir du mal à trouver sa place
à
la Maison Blanche.
Mais
aux Etats-Unis, le rôle de première dame est loin d'être secondaire.
Il
est même encadré par une loi. Et traditionnellement, chaque première dame s'investit dans une grande cause.
Pour
Mélania Trump, c'est l'addiction aux opiacés, un véritable fléau outre-Atlantique.
Je prévois d'utiliser mon statut de première dame pour aider les enfants comme je peux face aux nombreux problèmes auxquels ils font face en grandissant. La toxicomanie et en particulier la consommation d'opiacés est un de ces problèmes.
trop
discrète,
souvent
silencieuse, parfois même maladroite quand elle part rendre visite aux victimes de l'ouragan Harvey en talons aiguilles. Mélania Trump, moins préparée à la fonction moins influente que ses prédécesseurs, apparaît souvent isolée. Alors c'est une autre Trump que les médias et l'Amérique ont tendance à surnommer la First Lady. Ivanka Trump n'est jamais loin de son père
aux
côtés des gouvernants de ce monde. Contrairement à Mélania Trump, Ivanka est devenue la vitrine extérieure de la Maison Blanche
comme
en Corée du Sud où elle a remplacé son père pour la cérémonie de clôture des JO. Nous sommes très heureux d'assister aux Jeux Olympiques d'hiver 2018 pour encourager l'équipe des Etats-Unis et réaffirmer notre engagement fort et durable avec le peuple de la République de Corée.
Alors
que le monde se prépare à la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un,
il
est peu probable de voir Mélania ou Ivanka Trump aux côtés de la femme du leader nord-coréen.
Ri
Sol-ju, dont la date de naissance reste inconnue, n'apparaît en public qu'à de très rares occasions.
La
première dame du régime est un instrument d'ouverture du pays. Avec son petit sac Dior et ses tailleurs à la mode occidentale, loin des tenues traditionnelles nord-coréennes. Vladimir Poutine, lui, gouverne seul. Au pouvoir depuis 18 ans, le leader du Kremlin est officiellement célibataire. Mais peu de temps après son divorce en 2014, le dirigeant russe, pourtant si discret sur sa vie privée, s'était laissé aller une petite confidence lors d'une conférence de presse.
Un ami européen, un grand dirigeant, m'a demandé l'année dernière
«
Écoute, es-tu amoureux
? »
Je lui demande « C'est-à-dire
?
» Il me répond « Est-ce que tu aimes quelqu'un
? »
Je lui réponds « Oui ». «
Et
tu as aimé en retour ? »
Alina Kabaeva, 34 ans, ex-gymnaste, plusieurs fois championne du monde, partagerait la vie de Vladimir Poutine. Reconvertie depuis dans la politique, elle est aujourd'hui membre d'un groupe de médias pro-Kremlin.
En
Europe, les conjoints ne bénéficient que rarement de statuts officiels, ce qui permet à certains de rester, par choix, dans l'ombre. C'est le cas de Joachim Zauer, le mari d'Angela Merkel, pourtant,
au
pouvoir depuis 2005. M. Merkel, il a renoncé à tout déplacement, Olivier Royan, depuis 15 ans. Si ça arrivait en France,
qu
'est-ce qu'on dirait ?
Est
-ce qu'on dirait « premier monsieur » ?
Ça serait étrange. Elle est chancelière, elle n
'est
pas présidente. Elle
est chancelière,
bien sûr.
C'est vrai, c
'est
l'absence sur les photos du G20. Il y a eu une anecdote particulière au moment du sommet de l'OTAN à Bruxelles. C'est le premier homme du Luxembourg.
Ah oui, bien sûr.
Gauthier Destonet est donc l'époux, le mari du premier ministre du Luxembourg. Et alors, il s'est passé quelque chose, c'est qu'il a un peu été exclu de la photo au début. Il y
a
eu une sorte de recadrage qui s'est focalisé sur les premières dames autour de Mélania, de Brigitte Macron. et que finalement, après, il y a eu tout un buzz sur les réseaux sociaux et finalement, le premier mari du Luxembourg s'est retrouvé sur la photo. Il raconte cette anecdote dans son séries qu'on vient de sortir et c'est tout à fait étonnant parce que je ne suis pas trop en compétition avec ces... Moi, je ne peux pas me dire premier homme parce qu'il y a le grand-duc, il y
a
la grande-duchesse. En même temps, j'arrive dans un cercle un peu étonnant où il y a toutes ces femmes, mais ils sont très
isolés. C
'est une expérience tout à fait particulière pour M. Merkel et pour le
mari. Ce ne sont pas
désagréables. Vous êtes entourés de toutes ces premières dames. Il y a aussi des références culturelles, des cultures qui se manifestent à travers justement le rôle du premier homme ou du première dame. Là, en Allemagne, vous êtes dans une culture protestante très rigoureuse. C'est elle qui a été élue. Lui, il n'est rien du tout. Aux États-Unis, c'est le côté bling-bling. La première dame, elle a, comme l'a été dit, il y
a
une loi qui régit son rôle, une loi de 1978, je crois. Elle a toujours une cause à défendre. Mme Obama, c'était l'obésité. Si vous allez en Russie, pardon pour les Russes qui nous écoutent, ce n
'est
pas très sympa, mais il y
a
un côté sexiste. La première dame, elle est derrière. Elle n'existe pas. C'est
l'homme. Elle est dans une société. Si
on voulait résumer, il
y a
une chose qui est très importante.
C
'est de quoi
participe ce
phénomène de première dame et de première honte. C'est le phénomène de
ce
qu'on appelle un peu en diplomatie, une nouvelle dimension de la diplomatie qui est le soft power. C'est comment un pays peut influer sur les comportements par la manière douce. Ce n
'est
pas les armes, ce n
'est
pas les tarifs commerciaux, ce n
'est
pas la guerre commerciale, c'est le soft power. Et on voit même que pour la Chine, quand la cantatrice, la femme de Xi Jinping apparaît à son côté, ça humanise la Chine. On sort du vieux schéma des apparatchiks du Parti communiste chinois. Et c'est vrai qu'il y
a
raison à Moscou, c'est le czar.
Le czar tout seul.
Mais c'est vrai aussi que dans tous les pays où il n
'y a
pas de statut, premier homme ou première dame, ça peut être, ça peut rentrer une certaine forme de potifrie. Je veux dire, aux États-Unis.
C'est
très difficile. Oui,
c
'est très difficile d'inventer son rôle,
de trouver la juste... C'est ce que dit
même, pardon de vous couper, Julie Gaillet, dans la fameuse interview à Paris Match cette semaine, elle a des mots très durs. Elle dit qu'elle n'a jamais voulu, alors qu'elle était la compagne, tout le monde le savait, de François Hollande, elle n'a jamais voulu tenir cette fonction parce qu'elle dit que c'est sexiste. Oui, elle a raison. En tout cas, pour une cadra comme elle, qui a un métier, elle, elle
n
'est pas tombée dans l'écueil de Valérie Trévelleur qui n'a pas voulu choisir. Choisir,
c
'est renoncer. Valérie Trévelleur, elle s'est dit je vais essayer de faire les deux, je vais voir où ça va me mener. Julie Gaillet, en l'occurrence, son choix était très clair. Femme de l'ombre, elle a préservé son métier. Et elle dit une chose très intéressante d'ailleurs dans ce papier de match, elle parle de la rémunération. Parce que moi, Valérie Trévelleur, avant, au moment où elle devient première dame, c'est quelque chose qui la préoccupait beaucoup. Sur trois
enfants, sans fortune personnelle. Je suis jeune, j'ai encore une carrière
professionnelle, j'ai trois enfants, je fais comment si j'arrête de travailler ? Et celle, la seule, je crois, de mémoire qui ait un jour parlé d'une compensation ou de la nécessité de porter d'une compensation financière en cas d'arrêt de travail, c'est Cécilia Sarkozy en 2014, qui effectivement, pour le coup, n'a pas eu le temps de... Elle n'est resté que quelques
mois. Voilà, quelques mois.
Mais qui aurait sans doute posé la question d'une compensation. Alors, je pense que les Français n'auraient pas pu le comprendre. C'est-à-dire qu'on leur dit aujourd'hui que la première dame va être rétribuée. Je pense que ça posera un gros souci politique. Mais c'est vrai que Brigitte Macron, de par son âge, le fait que sa carrière soit derrière elle, elle a la tâche facile par rapport à celles
qui l'ont
précédée. Ça n
'a
pas été facile à expliquer à nos confrères qui venaient à une grande visite à Paris que nous avions une première dame qui habitait l'Elysée dans les appartements privés et qui ne mettait jamais le pied auprès de cérémonies officielles. Mais qu'elle était là, qu'elle existait. Parlait de Julie Gaillet. Je parlais de Julie Gaillet.
Mais
c'est quand même un pays qui accepte tellement le secret, le goût du secret, le goût du masque. C'est quand même qu'en France qu'on peut faire ça.
Le goût du casque, non ?
C'est aujourd'hui où il n
'y
a même pas de la transparence.
C
'est comment... Alors, elle explique un peu dans le journal cette semaine. Elle dit qu'on a fait ça pour sauvegarder chacun de nos métiers. Mais quand même, au bout du compte, il y a quand même une infantilisation de l'opinion publique et une infantilisation des Français. Oui, mais c'est sexisme sinon. C'est sexiste de se dire que ce soit elle forcément qui doit... Au moins, elle a été claire.
Elle
a séparé totalement les deux choses. Et il n'était pas marié. Pareil. Non, je précise. Sois-y qui m'énerve. Vous
êtes
d'accord avec ce que dit Julie Gaillet ? Il y
a
quelque chose de sexiste dans ce choix qu'on demande souvent aux premières dames ?
Oui, je suis d'accord avec ça. Et Julie Gaillet, d'ailleurs, sa carrière a été impactée d'une certaine façon puisqu'elle est productrice et actrice. Donc, productrice, pas de problème. Actrice, ça a été plus compliqué parce qu'il y avait certains rôles qu'il était très difficile d'endosser. Pourquoi on lui demandait de venir et pourquoi on ne lui demandait pas ? Et puis, est-ce qu'elle pouvait assurer la promotion de la même façon ? Quelle question on allait lui poser ? Donc, effectivement, ça lui a posé pas mal de problèmes mais elle a préféré rester dans l'ombre et je pense qu'elle a tout à fait raison quand elle explique aujourd'hui pourquoi elle l'a fait.
C'est-à-dire qu'elle avait envie de continuer à vivre et c'est effectivement la chance de Brigitte Macron de ne pas avoir ce problème-là aujourd'hui. Au contraire, on entendait d'ailleurs pendant la campagne présidentielle quand Emmanuel Macron ne travaillait plus c'est-à
-dire
n'avait plus de rétribution
on disait mais ils vivent tous les deux grâce à la retraite de Brigitte Macron. Ça c'est moderne. Et regardez Carla Bruni parce qu'elle, elle a essayé elle a fait un entre-deux donc à la fois j'essaye vaguement de continuer à être artiste
Elle n'a
pas fait d'album
pendant les concerts
temps à l
'Elysée. Elle
s'est mise entre parenthèses et c'est vrai que je pense que ça lui a porté préjudice
Il y a eu l'énorme
frustration de
sa part de ne pas pouvoir
s'exprimer artistiquement
pendant cinq ans. Ça lui
a porté préjudice et finalement elle a joué le rôle là pour le coup elle a surjoué la première dame la jolie plante toujours bien placée alors
que c'est une femme
intelligente
qui a une distance entre. À quel moment on doit s
'oublier pour le pays ?
À
quel moment est-ce qu
'il
n
'y a
pas un deux ? Est-ce que dans
des situations comme celles-là qui sont exceptionnelles on doit s'oublier pour de l'autre ? Et la question
qui va se poser c'est quand il y aura un premier monsieur ou un premier mari parce que là ça serait très différent quand vous aurez une présidente de la République
qui
a une cinquantaine d'années avec un mari du même âge
qu
'est-ce qu'il fait
? Est-ce qu'il continue à travailler ? Il s'est passé
ou est-ce qu'il doit être
des conseils à monsieur
Merkel ? Voici maintenant vos questions SMS et Internet. Allons-y. Comment le couple présidentiel a-t-il réussi à transformer la différence d'âge en atout ? Il faut dire qu'on a beaucoup de questions sur ce sujet. Est-ce que c'est l'œuvre je poursuis la question ? Est-ce que c'est l'œuvre des communicants ou grâce à son charme ?
Non, je crois que il y a probablement de la communication il y a du charme évidemment parce qu'ils sont plutôt ils forment un très très beau couple mais c'est aussi parce que et ça on l'entend beaucoup quand même chez beaucoup de Français c'est le contraire qui se passe c'est-à-dire que ce sont des hommes âgés avec des jeunes femmes et là il y a une espèce d'admiration aussi de beaucoup de Français qui se disent mais
finalement
c'est vraiment qu'ils s'aiment c'est vraiment qu'ils s'aiment parce que quand on a 40 ans et qu'on a une épouse qui a 24 ans de plus que soi c'est quand même assez rare et ça veut dire qu'il
y a
de l'amour
C
'était le tabou on a l'impression que
c
'est le tabou absolu dans la société d'ailleurs eux l'ont vécu comme ça quand on interview pendant la campagne Emmanuel Macron et on lui demande quelle est la principale épreuve que vous avez vécu dans votre vie il dit c'est mon couple
donc
il y
a
eu l'année 2016 je pense que l'année 2016 c'est les gens sont interloqués c'est alors tout d'un coup Brigitte a la cougar la cougar c'est l'histoire et puis 2017 il y a une sorte les gens changent de position et commencent à avoir dans ce couple de l'authenticité et là comme dit Yves il y
a
justement peut-être de l'admiration et peut-être un amour fou fusionnel incroyable qui ne vivront jamais dans leur existence et à cet instant-là je pense que la différence d'âge a d'une certaine manière un peu été oubliée un peu estompée par l'opinion qui l'a intégrée
pourquoi
les français sont-ils si farouchement opposés à tout rôle de première dame
je
ne
sais
pas nos vieux restes de monarchie je pense que ils élisent effectivement un homme ou peut-être un jour une femme à l'Elysée pour voilà mener la politique de la nation je pense qu'ils ne donnent pas à première vue une certaine une légitimité à la première dame après à elle de se faire accepter c'est-à-dire qu'il faut gagner ses galons c'est pas évident
c'est assez
heureux quand même justement parce qu'Emmanuel Macron à mon avis mettait le doigt dans une direction où il aurait pu ne prendre que des coups quand il avait parce qu'il en avait parlé lui de donner un statut pendant
la campagne
ou à la femme et là à mon avis c'était une erreur parce que les français ne veulent pas ils ont élu quelqu'un ils n'ont pas élu le conjoint
en fait
il a quand même voulu le faire parce qu'il est
c'est un homme obstiné il a reculé
sauf qu'il s'est rendu compte que donner un statut c'est donner un budget et qu'aujourd'hui on ne
peut
pas mettre une ligne budgétaire pour la première dame à l'Elysée on voit tout de même que ce phénomène des premières dames qui est quand même comme on le voyait tout à l'heure un peu universel c'est des créations authentiques de nos démocraties modernes c'est-à-dire qu'elles sont là en remplacement des reines que finalement le peuple adore admirer donc on est nous qui sommes qui avons été une monarchie avant de devenir une république on a quand même dans cet esprit on aime bien admirer la reine et c'est vrai que les français oseront
peut
-être pas de gaffe vivre avec une femme plus âgée que lui ne donne-t-il pas une espèce de brevet de féminisme à Emmanuel Macron
?
c'est de la modernité ça c'est sûr enfin après on ne choisit pas de tomber amoureux c'est la vie qui les a amenés à... modernité ou féminisme
?
alors là j'ai du mal à répondre à votre question je pense que effectivement c'est le hasard de l'existence qui fait ça et ça aimer ça devient je pense que ça a été habilement inversé c'est-à-dire qu
'il
y
a
eu toute une période où
ils
ont communiqué là-dessus avant la présidentielle pour essayer de purger cette histoire de cette différence d'âge en posant notamment chez vous tous les deux pour montrer qu'ils étaient un couple et ensuite
pour
passer
à autre chose donc je pense que en termes de communication ça a été plutôt bien fait
les
causes défendues par les premières dames et épouses de présidents ont-elles réellement connu de grandes avancées
?
Fondation Pièces Jaunes
je pense que ça c'est une grosse
machine pour le bien
-être des
enfants et des personnes âgées
à l'hôpital ça
continue
bien
sûr et
aux Etats
-Unis le combat qu'a mené Michel Obama contre l'obésité je crois a eu des répercussions et des effets non négligeables de quelle
première ? il faut juste
rappeler que la fondation Pièces Jaunes c'est Claude Pompidou c'est-à-dire qu'elle récupère c'est une entreprise de plus de
30
ans de quelle première dame Brigitte Macron s'inspire-t
-elle ?
il y a une référence qui est souvent sortie c'est celle de Claude Pompidou
parce
que Claude Pompidou était très féru d'art de l'être marié aussi un normalien ô combien brillant Georges Pompidou et donc elle a quand même beaucoup participé au rayonnement si vous voulez et notamment de l'art contemporain en France et on dit que Brigitte Macron qui est aussi une femme de lettres et une femme de culture et bien il y a quelques comparaisons à opérer avec Claude Pompidou je
suis d'accord avec Yves sur la partie culturelle sur cette volonté que Brigitte Macron a d'amener à l'Elysée la culture d'en faire une sorte de vitrine de l'art de vivre français de la culture française et en même temps Claude Pompidou est quelqu'un de très effacé en
retrait
dans l'interview qu'on voyait d'Anemone Giscard d'Estaing elle dit mais elle n'existait pas elle était très en retrait moi je pense que le modèle pour Brigitte Macron c'est c'est
c
'est
c
'est
Michelle
Obama c'est vraiment Michelle Obama qui aujourd
'hui
a complètement changé le statut de première dame en justement parvenant à avoir cet équilibre entre un couple d'abord c'est un couple extrêmement fusionnel qui ressemble un peu hormis la différence d'âge au couple Macron mais c'est un couple qui a trouvé cet équilibre entre la politique et le soft power et qui se nourrit l'un de l'autre et qui du coup avance ensemble vers un objectif commun juste une petite parce que moi Brigitte Macron m'avait avant l'élection m'avait dit qu'elle avait beaucoup aussi apprécié la réserve de Carla Bruni espèce aussi de côté glamour et je pense qu'à travers cette réserve c'est toujours le souci de protéger le personnage voilà important de l'Elysée qui est le président être célibataire pour un chef d'état est-il encore considéré comme un handicap dans l'opinion
? La
preuve est
-vous
? Moi je ne pense pas je pense que finalement sous François Hollande c'était plus une question à la fin du quinquennat alors c'était plus une question parce qu
'il
avait d'énormes problèmes
politiques la preuve il n
'a
pas pu se représenter mais on voyait que lors des représentations officielles on avait
quelqu'un qui faisait office d'eux c'est-à-dire que par exemple Ségolène Royal était très très présente
lors
des
déplacements à l'Elysée donc finalement je ne
suis
pas sûre qu'à cette période-là une première dame ait manqué aux Français
Moi
je suis convaincue qu'une première dame ne manque pas forcément aux Français il n
'y
en a pas eu sous le quinquennat d'Hollande il n
'y a
pas eu des millions de Français dans la rue pour réclamer une première dame à tout prix
C
'est drôle
je suis convaincu du contraire Ah oui ?
Non j'ai l'impression que la fonction c'est pas alors je ne
sais
pas fonction, post, position existe il est là depuis j'ai trouvé dans le journal la première fois quand on se sert un match de l'expression c'est en 1952 donc depuis 1952 on parle de première dame en France le poste existe parfois il est vacant parfois il est utilisé
mais
je pense que elle est là pour le président est un label politique elle c'est curieux on l'appelle par son prénom c'est Carla c'est Valérie c'est Bernadette et elle est là elle rassure c
'est
une présence
rassurante
elle est c
'est important On
peut répondre en disant que c'est possible de se faire élire président de la République ou présidente de la République célibataire aujourd'hui ça ne l'était certainement pas dans
les années 60
Brigitte Macron s'est-elle transformée en porte-drapeau de la haute couture française un petit point mode
un
petit point un
petit point investimentaire elle s'est
exprimée d'ailleurs cette semaine puisqu'ils ont fait une soirée couture avec tous
les
grands créateurs et elle a dit
parce
qu'elle a parlé pendant quelques secondes pour dire que c'était très difficile d'être première d'arme d'ailleurs elle s'est confiée à cette occasion-là
non mais c'est clair elle s'habille moi je trouve remarquablement bien elle adapte ses tenues on l'a vu au lycée avec un petit sweat un peu moderne et en même temps classe toujours non moi je... c'est terrible elle est scrutée évidemment d'un point de vue vestimentaire forcément le parrainage du panda a-t-il renforcé les liens entre la France et la Chine ? c'est diplomatie les pandas bien Brigitte Macron a-t-elle choisi seule les causes pour lesquelles elle s'investit le harcèlement scolaire l'autisme ou a-t-elle été conseillée ?
non, elle est peut-être un peu conseillée mais vraiment c'est le ressenti des Français c'est les lettres qu'elle lit toutes les semaines qui la nourrissent et qui lui donnent sa vista merci beaucoup à tous les quatre merci d'avoir participé à cette émission en direct merci aussi à l'équipe qui a préparé ce C dans l'air dans un instant à Libadou pour Célèbdo ce soir la redif est à 23h55 demain ne manquez pas ses politiques Karim Rissouli qui recevra notamment l'écrivain Eric Orsena lundi retour de Caroline Roux très bonne soirée sur France 5
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Emmanuel Macron