"Notre modèle social et économique est mort" : Bruno Le Maire sur la situation en France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que la politique est morte selon vous ?
- 0:42OuverteRéponse directe
Quels messages du pape pourraient inspirer la politique française ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Qui pourrait incarner cet espoir à la présidentielle ?
- 2:04OuverteRéponse directe
Quelle est la condition pour que la France reste dans l'histoire au 21e siècle ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Gabriel Atal et Édouard Philippe peuvent-ils incarner cet espoir ?
- 3:26OuverteRéponse directe
Faudra-t-il une autre équipe pour la présidentielle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:11Bruno Le MaireFait
« Notre modèle économique, social, politique est mort. Il est à bout de souffle. »
- 5:32Bruno Le MaireFait
« J'ai obtenu des victoires, des économies qui ont été faites, des changements qui étaient nécessaires contre la vie de tout le monde. »
- 8:14Bruno Le MaireChiffre
« Quand j'étais ministre des finances, les taux d'intérêt étaient en moyenne de 1,1 %. Ils sont à près de 5 %. »
- 8:14Bruno Le MaireChiffre
« Nous avons pris 300 milliards d'euros de dette supplémentaire. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour Bruno Lemire. Bonjour Alex Bouillaguet. On le voit, on le suit sur notre antenne. Le papléon est en train de quitter Lourde pour pour messe. Samedi, vous vous étiez place de la Concorde he pour assister à à sa messe. Dans une tribune publiée hier dans le Figaro, vous dites "Cet homme déplace des foules que plus aucun personnage public ne parvient à déplacer. Est-ce que c'est une autre manière pour vous de dire que la politique est morte ? C'est une manière de dire que c'est une claque pour tous les responsables politiques. Personne n'est capable de rassembler autant de monde et surtout plus important personne n'est capable de parler autant au cœur des Français. C'est ça qui me frappe dans cette visite, c'est que le pape a su parler au cœur des Français. Deuxième chose qui me
frappe, c'est ce paradoxe. Il va à Messe aujourd'hui. C'est un pape américain qui va ouvrir une voie pour l'Europe et qui dans son discours trace une perspective sur ce que peut-être l'Europe au 21e siècle. Un continent qui s'oppose à la force brute, notamment la force américaine qui ne produit aucun résultat en Iran. un continent qui serait capable de fixer des limites à l'intelligence artificielle et un continent qui pour inventer son avenir doit retrouver son histoire. Je trouve ces messages très puissants et il devrait nous inspirer. Vous dites les français vol à l'instar de ce que fait le pape de la clarté, de la verticalité, de l'espoir. Si on transpose ça à la politique et à la présidentielle, c'est qui l'homme
providentiel ? Je crois pas à l'homme providentiel. C'est la différence avec le pape qui est dans l'ordre du religieux. Nous, nous sommes dans l'ordre de la cité, dans l'ordre de l'État. Mais je pense que nous avons le devoir d'offrir un espoir aux Français de briser ce mur contre lequel ils sont en train de se cogner aujourd'hui. Alors disant oui, il y a des efforts immédiats qui sont nécessaires. Chacun voit bien la situation financière mais demain, nous pouvons être la nation qui retrouve son histoire pour construire son avenir. Nous pouvons être la plus grande nation des nouvelles technologies en Europe parce que nous avons tout pour réussir. Nous pouvons retrouver le goût des grands projets sur le nucléaire, sur l'énergie, sur les transports. Ce sont
plein de choses que nous pouvons réussir ensemble. Et ça vous dites Édouard Philippe Gabriel Atal, ils peuvent l'incarner cet espoir-là. Il y a pas compte, on voit bien que le compte n'y est pas. Le compte n'y est pas je crois parce que la vision fait défaut. C'est quoi la France dans 30 ans ou dans 40 ans ? Comment est-ce que nous vivons ensemble ? Qu'est-ce qui nous rassemble ? Pour moi, c'est notre histoire et c'est notre langue. Vers où pouvons-nous aller ? Pour moi, c'est la grande nation de l'innovation, de la reconquête industrielle. et de la production. Quelle est la condition pour y arriver ? Bah, c'est le rétablissement de l'autorité de l'État et donc ce que j'appelle une nouvelle 5e République avec des institutions totalement refondées qui notamment donneront la
parole au peuple régulièrement par leur référendum. Et quelle est enfin la condition de succès pour que nous restions dans l'histoire au 21e siècle entre les États-Unis et la Chine ? et bien c'est ce que j'appelle une fédération d'Étatnation à 6, c'est-à-dire une autre Europe, plus l'Europe à 27, mais une Europe à 6 qui va donner des résultats concret qui va permettre de lutter à armes égales entre les deux grands continents américains. Bien ce matin, vous dites "Bah Gabriel Atal, Édouard Philippe, ce bloc central, les gens qui sont aujourd'hui là euh sur le chemin de la présidentielle, ce sont pas les bons. Faudra une autre équipe." Oui, ils ont chacun encore le temps de faire campagne. Je le dis avec beaucoup de gravité. Aujourd'hui, nous le voyons bien, nous
perdons du terrain et le compte n'y est pas. S'il n'y a pas une vision positive, enthousiaste de ce que peut devenir la France, de ce que la France porte au plus profond d'elle-même qui touche ce que j'appelle l'âme française, la fierté française, nous ne pouvons pas gagner. Est-ce que ça pourrait être vous, ça pourrait être vous cette incarnation à la présidentielle où vous avez fait une cour ? Je pense que c'est le défaut que nous avons eu depuis des mois et des mois, c'est de parler des gens au lieu de parler des projets. Oui, mais et vous savez un homme, un peuple président chose, je fais les choses dans le bon ordre. Donc, j'ai publié un manifeste qui est disponible sur mon site internet uneutrefrance.fr fr dans lequel vous voyez justement ces idées. Je les explique, je les défends,
je fais le constat de la situation où nous sommes. Je montre à quel point depuis 40 ans la France effectivement a perdu du terrain parce que nous sommes dans un modèle qui est mort. Notre modèle économique, social, politique est mort. Il est à bout de souffle. Et les gens le savent parfaitement. Je continue à me déplacer beaucoup en France une à deux fois par semaine. Tout le monde le sait. Tout le monde le sait. Quel autre modèle est-ce que nous proposons ? Le mien une fois encore, il est très simple. De la prospérité par la production et le travail, de l'autorité par la reconstruction de l'État et de la puissance européenne par une fédération d'Étatnation. Bruno Lemire, vous dites le système est mort mais euh si vous aviez devant vous celui qui a tenu les reennes de
l'économie française pendant 7 ans, est-ce que vous vous diriez pas tiens celui-là il est quand même un peu gonflé m'expliquer ce qu'il faut faire alors qu'il est en partie responsable de la situation actuelle. Voyez à qui je fais allusion. Comme je me déplace, je vois très bien mais comme je me déplace beaucoup en France, c'est une question qu'on me pose à chaque fois. Qu'est-ce que je réponds aux gens que j'ai vu à Nant la semaine dernière dans la tierrache dans les Ardaes il y a quelques jours ou en Bretagne dans tous les déplacements que j'ai fait ? J' bien entendu que je prends ma part de responsabilité mais c'est précisément parce que j'ai vu à quel point le système était mort que je vous dis qu'il faut un autre modèle. J'ai fait des réformes qui sont utiles.
Je pense que chacun en convient. On a bien protégé pendant le Covid, on a fait une dette en commun pour sauver l'économie pendant la période la plus dramatique de l'histoire économique des 60 ou 70 dernières années. On a fait des choses utiles comme le produit départ de retraite dont tout le monde se sait. Mais sur le budget sur le budget vous dites vous dites avoir sonné l'alarme, vous dites vous êtes opposé à Emmanuel mais face à la détermination du président pourquoi est-ce que vous avez pas démissionné ? Pourquoi est-ce que vous avez pas fait finalement comme Chirac en 76 ? J'ai pas les moyens de ma polémique ma politique question qu'on pose souvent, je termine juste sur le point précédent, le contenz pas. C'est-à-dire que des réformes et et c'est bien tout le problème de la
campagne actuelle. Chacun propose des réformes, on l'impression que tout le monde est candidat au poste de premier ministre. C'est pas des réformes que veulent les gens, c'est une vision de long terme du pays. Quant à la démission, moi mon caractère c'est de me battre toujours pied à pied. Et donc quand il y a des difficultés, je quitte pas mon poste. Alors j'ai obtenu des victoires, des économies qui ont été faites, des changements qui étaient nécessaires contre la vie de tout le monde. Quand il a fallu retirer le bouclier tarifaire sur électricité ou le gaz, personne n'était d'accord. J'ai réussi à le faire pour rétablir les comptes publics et revenir à normal. Et puis j'ai aussi essuyé des défaites et ma pire défaite Alex Bouille, ça a été la dissolution de 2024. Parce
que là où j'avais proposé un plan complet de rétablissement des comptes qui nous aurait évité d'être dans la situation dramatique où nous sommes aujourd'hui, il y a eu 10 solutions. Ex ministre des finances, exite le rétablissement des comptes. D'un mot sur sur le budget, vous en avez fait sep hein si j'ai bien compté en tant que ministre de l'économie. Comment est-ce que vous qualifiez celui que se prépare à à mettre sur la table du conseil des ministres Sébastien Lecnus ce mercredi ? 50 milliards d'euros d'économie. Vous dites c'est un budget d'austérité, c'est un budget en trompleœuil. Là aussi le comptiz pas, c'est pas assez. L'essentiel c'est qu'il y a un budget. La France danse au-dessus d'un volcan. Et ce qui me consterne, c'est que dans la classe politique à l'Assemblée,
personne ne semble s'en rendre compte. Personne ne prend acte la gravité de la situation. Tout le monde semble se moquer que nous sommes en train de rémunérer nos créanciers. C'est que tout l'argent qu'on dépense avec des taux à près de 5 %, c'est pour payer nos créanciers au lieu d'investir dans nos écoles, dans nos hôpitaux, dans nos routes. Ça devrait révolter tout le monde. Je rappelle juste vous parlez même d'une possible tutelle de la banque centrale européenne moment donné évidemment que les autorités européennes se rappelleront à notre bon souvenir. Mais est-ce que vous êtes audible ? Excusez-moi, je je je vous repose cette question. Malice Bouillég, on va remettre l'église au milieu du village d'actualité avec la visite du pape. Quand j'étais ministre des finances, les
taux d'intérêt étaient en moyenne de 1,1 %. Ils sont à près de 5 %. L'écart de tour entre la France et l'Allemagne était de 28 à 30 points. Quand ça approchait les 30 points, c'était la panique, je riss tout le monde et on corrigeait les choses. Il dépasse les 110 points. Aujourd'hui, nous avons pris 300 milliards d'euros de dette supplémentaire. Vous m'entendez ? 300 milliards d'euros alors qu'il y a plus de Covid, pas de crise économique qui le justifie. Donc nous avons perdu le contrôle de nos finance publique. Quand j'étais ministre des finances, j'aurais certainement pu faire mieux, mais nous avions encore le contrôle. Euh vous êtes aussi écrivain et vous êtes aussi un grand lecteur. Est-ce que vous comptez lire C'était ça ou Mourir ? He le livre de Télison Aurélien qui est
accusé d'avoir écrit son livre à l'aide de l'intelligence artificielle. Je l'ai lu. Alors, vous avez aimé vous ? J'ai trouvé que c'était un bon livre, pas un livre fabuleux. Euh, il y a une vraie question sur l'utilisation de l'IA. Je vais vous dire quand même, je suis très choqué du procès, de la violence du procès qui lui est fait. Je trouve que il y a quelque chose de malsin dans le procès qui lui est fait. sans doute si s'il a écrit son livre avec Lia, effectivement il y a quand même un problème. Mais il y a beaucoup de gens qui utilisent Lia, beaucoup de gens qui le font dans leur discours, beaucoup de gens qui le font dans leur vie. Vous utilisez vous vous utilisez dans dans vos discours ? Je trouve que ça ne justifie pas un linchage. Ah, vous utilisiez un peu l'a
Non, je n'utilise pas l'IA dans mes discours en français. J'utilise beaucoup dans mes discours en anglais pour corriger des fautes, corriger des erreurs, voir si une tournure est bonne. Dans la tribune du Figaro que j'ai publié sur la visite du pape, il y a pas une consultation d'IA parce que c'était pas nécessaire. Mais attention au lynchage un peu rapide d'un homme sur une question qui est beaucoup plus fondamentale qui est de savoir comment est-ce que la création et vont vivre ensemble. Croyez-moi, tous les créateurs dans les années qui viennent pourront un moment ou un autre utiliser Elia pour appuyer leur création. appuyer ce qu'il produisent.
Bruno Le Maire