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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 29 novembre 2018 78 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTravail & emploiInstitutions & élections

Gilets Jaunes : Nicolas Dupont-Aignan sur BFMTV

Source d'origine 10 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 48 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteÉludée

    Leur combat pour plus de pouvoir d'achat va-t-il être entendu par l'exécutif ?

  • 0:36OuverteRéponse partielle

    Quelle suite pour ce mouvement ? Un dialogue productif peut-il faire suite à la rencontre d'hier ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Edouard Philippe ce matin a fermé la porte à une hausse du SMIC, qu'en pensez-vous ?

  • 2:55ComplaisanteRéponse directe

    Quel manque d'humanité et de compréhension de son pays selon vous ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Les Gilets jaunes aussi sont déçus, comment réagissez-vous ?

  • 6:46RelanceRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement ferme la porte à tout dialogue avec sa position sur le SMIC et les carburants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:12Locuteur 2Fait
    « Notre politique, c'est pas de faire des coups de pouce au SMIC, notre politique, c'est de faire en sorte que le travail paye. »
  • 2:21Locuteur 2Fait
    « Non, je vous pose la question, oui ou non ? »
  • 3:32Locuteur 10Fait
    « Donner des milliards d'euros à l'Union Européenne, donner des milliards d'euros à l'accueil des migrants qui sont des clandestins. »
  • 4:08Locuteur 10Promesse
    « J'attendais le moratoire, l'arrêt de la taxation qui va venir du 1er janvier, sur le fuel, sur le fuel aussi, pour se chauffer. »
  • 6:32Locuteur 10Promesse
    « Moi, j'avais proposé zéro ISF quand l'argent de l'ISF s'investissait dans les PME françaises. »
  • 11:29Locuteur 10Chiffre
    « En 10 ans, on a supprimé 600 taxes, on en a créé 1300, on en a modifié 8000. »
  • 11:50Locuteur 10Fait
    « Il y a une perception d'arrogance de la parole politique. »
  • 12:02Locuteur 10Fait
    « On a besoin que nos projets partent des territoires. »
  • 12:33Locuteur 10Fait
    « Le désordre dans un pays, surtout en France, naît toujours de l'injustice. »
  • 13:26Locuteur 10Promesse
    « Il fallait d'abord dire franchement, on suspend l'augmentation du 1er janvier. »
  • 13:37Locuteur 10Fait
    « On taxe le travail en France à travers la taxe sur le carburant, et qu'en même temps, le fuel des cargos qui apportent des produits polluants du monde entier n'est pas taxé. »
  • 17:30Locuteur 10Promesse
    « Moi, j'avais proposé zéro ISF quand l'argent de l'ISF s'investissait dans les PME françaises. »
  • 21:45Locuteur 1Chiffre
    « Une augmentation de 1% du SMIC, ça détruit, selon les calculs, entre 5 000 et 30 000 emplois. »
  • 27:19Locuteur 4Chiffre
    « Depuis 2009, les entreprises du CAC ont consacré 67% de leurs bénéfices au versement de dividendes aux actionnaires. »
  • 27:49Locuteur 4Chiffre
    « Le revenu médian en France, le salaire médian en France, c'est 1 700 euros. »
  • 27:53Locuteur 4Chiffre
    « La retraite moyenne en France, c'est 1 370 euros. »
  • 28:09Locuteur 4Chiffre
    « Il y a 37% des Français qui n'arrivent pas à faire face à leurs dépenses d'énergie. »
  • 28:35Locuteur 4Chiffre
    « Chaque année, le prix de l'essence augmente de 3 à 5 centimes du litre. »
  • 29:31Locuteur 4Chiffre
    « On finance entre 5 et 7 milliards par an de ces énergies renouvelables. »
  • 35:36PrésentateurFait
    « On a réformé la SNCF, a supprimé 9000 kilomètres de ligne. »
  • 36:06PrésentateurChiffre
    « Il y a 25% seulement de la fiscalité verte qui est utilisée pour l'écologie. »
  • 37:07PrésentateurFait
    « C'est faux. »
  • 37:14PrésentateurFait
    « J'ai été rapporteur de la loi Ferroviaire et que ça a été un peu mon sujet pendant plusieurs mois. »
  • 38:52PrésentateurFait
    « On est dans un pays qui est trop taxé, qui dépense trop. »
  • 39:46PrésentateurPromesse
    « Il faut baisser la fiscalité des entreprises. »
  • 40:21Locuteur 6Chiffre
    « Il y a 40 milliards, c'est juste pour la retraite. »
  • 41:24Locuteur 10Chiffre
    « On a voté à l'Assemblée, un lundi, en deux heures, 2 milliards d'euros supplémentaires nets. »
  • 41:36PrésentateurChiffre
    « Une Union européenne qui nous coûte 9 milliards d'euros nets et qui subventionne la Turquie, l'Albanie, l'Ukraine. »
  • 58:26Locuteur 1Fait
    « On est le pays d'Europe qui avons le niveau de dépense publique le plus élevé, le niveau d'impôt le plus élevé. »
  • 1:07:30PrésentateurFait
    « J'ai vu Laurent Berger, lundi, pendant 30 minutes, et on a parlé de comment construire ensemble, dans les territoires, des solutions hyper concrètes. »
  • 1:07:59PrésentateurFait
    « Dans les entreprises, des plans de déplacement, dans les entreprises, pour avoir plus de mobilité partagée. »
  • 1:09:42PrésentateurFait
    « Je pense qu'au moment de la Révolution française, dans les cahiers des doléances des gens qui ont fait cette Révolution, il y avait ce que BFM de l'époque aurait trouvé excessif. »
  • 1:09:50PrésentateurFait
    « Je trouve que ce qui est formidable, c'est que ça peut être une Révolution, mais pas au sens sanglant de la Révolution française, une Révolution citoyenne. »
  • 1:10:30PrésentateurFait
    « Moi je souhaite une révolution citoyenne, pacifique, et une révolution qui permette à la majorité des gens de s'exprimer. »
  • 1:10:40PrésentateurFait
    « Ce qui est sans doute le grand problème de la France d'aujourd'hui, c'est que l'État a déserté la question salariale. »
  • 1:11:01PrésentateurFait
    « L'important, c'est de ramener maintenant la question sur la question salariale. Il faut augmenter les salaires. »
  • 1:11:59PrésentateurFait
    « Ils voulaient s'approcher au plus près de l'Elysée pour s'adresser directement à lui. »
  • 1:12:06PrésentateurFait
    « C'est la conséquence sans doute d'une présidence qui a été trop verticale. »
  • 1:16:47Locuteur 3Fait
    « Il faut qu'on reparte à zéro, avec des citoyens, porte-parole dans chaque commune. »

Temps de parole

  • Présentateur62 %
  • ?19 %
  • Locuteur 107 %
  • Locuteur 17 %

≈ 57,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:15
Présentateur

Bonsoir à tous, bienvenue en direct sur BFM TV, soirée exceptionnelle à quelques jours d'un acte 3 probablement pour le mouvement des gilets jaunes. Leur combat pour plus de pouvoir d'achat va-t-il être entendu par l'exécutif ? Edouard Philippe ce matin sur BFM TV RMC a déjà fermé la porte, un coup de pouce au schmic. Si les manifestants sont moins nombreux, l'opinion allait clairement derrière eux désormais. Alors quelle suite pour ce mouvement ? Un dialogue productif peut-il faire suite à la rencontre d'hier déjà au ministère de l'écologie ? On est ce soir sur ce plateau, vous l'avez compris, Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir, bienvenue. Merci d'être avec nous, vous

0:50
Locuteur

êtes

0:50
Présentateur

président du parti Debout la France. Bonsoir Agnès Berdy-Molinier, vous êtes directrice de la fondation IFRAP. Merci d'être là avec Jean-Baptiste Djibar également, bonsoir à

0:58
Locuteur

vous et bienvenue.

0:59
Présentateur

Député La République En Marche de la Haute-Vienne, Bruno Jeudy est avec nous, notre éditorialiste politique BFM TV. Benjamin Hamard qui est responsable de la politique revendicative de la CGT Val-de-Marne, nous rejoint dans une petite seconde. Et dès 21h30, 21h50, ce sera l'insoumis Gérard Miller qui viendra également se joindre à nous sur ce plateau. Des documents exceptionnels, des analyses, des chiffres et bien sûr du débat. C'est ce qu'on vous propose tout au long de cette soirée et jusqu'à minuit ensuite avec un grand angle exceptionnel autour de Bruges-Toussaint et ses invités. Et un 45 minutes d'enquête au plus près des Gilets jaunes.

On démarre en tout cas tout de suite cette émission avec nos invités.

1:34
Locuteur

Les

1:53
Présentateur

mots d'Edouard Philippe ce matin, il était au micro de Jean-Jacques Bourdin, ça ne vous a pas échappé. Carburant, SMIC, salaire des ministres. Edouard Philippe a répondu ce matin aux revendications des Gilets jaunes. Je vous en prie,

2:09
Locuteur

on

2:09
Présentateur

l'écoute.

2:12
Locuteur 2

Notre politique, c'est pas de faire des coups de pouce au SMIC, notre politique, c'est de faire en sorte que le travail paye. Donc il n'y aura pas de coups de pouce au SMIC en janvier ? Non, je vous pose la question, oui ou non ? Il y aura une revalorisation et la revalorisation légale.

2:25
Locuteur

Absolument prévue par

2:25
Locuteur 2

la loi, il n

2:26
Locuteur

'y

2:26
Locuteur 2

aura pas un coup de pouce supplémentaire. Rien de plus ? Non. Aujourd'hui, on est en train d'inverser la courbe. C'est lent, je suis d'accord avec vous. C'est trop lent, je suis d'accord avec

2:33
Locuteur

vous. Mais ma

2:34
Locuteur 2

politique, M. Bourdin, c'est que le travail paye. C'est-à-dire faire en sorte, faire en sorte que progressivement, ça ne

2:41
Locuteur

se

2:41
Locuteur 2

fait pas en un jour, j'en suis parfaitement conscient, mais faire en sorte que progressivement, le travail paye.

2:47
Présentateur

Il a dit non, Nicolas Dupont-Aignan, il a dit non à une revalorisation du SMIC. Mais il dit, je vais les recevoir les Gilets jaunes. On va discuter, on va dialoguer.

2:55
Locuteur

Moi,

2:56
Présentateur

quand je vois ça, je me dis, mais quel manque d'humanité d'abord. Quel manque de compréhension de son pays, de notre pays. Je suis écoeuré et je comprends que les Français qui travaillent justement, et qui ont vu Emmanuel Macron donner des milliards

3:16
Locuteur 10

d'euros,

3:17
Locuteur

parce

3:17
Locuteur 10

qu'il dit non, mais il n'a pas dit non pour donner des milliards d'euros aux plus riches de France. Mais si encore cet argent ruissellet était utile, non, n'importe comment. Donner des milliards d'euros à l'Union Européenne, donner des milliards d'euros à l'accueil des migrants qui sont des clandestins. Mais en revanche, pour ceux qui travaillent, parce que ce que ne comprend pas Édouard Philippe,

3:37
Locuteur

c

3:37
Locuteur 10

'est que la voiture, la camionnette pour un artisan, le tracteur pour un agriculteur, le camion pour un routier, c'est un instrument de travail. Et donc, ce que je ne comprends pas dans l'attitude du gouvernement, mais vraiment, je le dis presque avec tristesse, c'est qu'il

3:53
Locuteur

ne

3:54
Locuteur 10

sort pas de ses schémas.

3:55
Locuteur

Et la

3:56
Locuteur 10

voiture, ce n

3:57
Locuteur

'est

3:57
Locuteur 10

pas bien, ça pollue, on la prend quoi ? Pour faire des tours, faire du circuit 24 ? Non. Les Français travaillent avec leur voiture. Donc moi, j'attendais du gouvernement, au-delà de la hausse légère du SMIC qui aurait mis un peu de beurre dans les épinards, j'attendais le moratoire,

4:11
Locuteur

l'arrêt

4:11
Présentateur

de la taxation qui va venir du

4:13
Locuteur

1er janvier,

4:14
Présentateur

sur le fuel, sur le fuel aussi, pour se chauffer, alors qu'il

4:17
Locuteur

y

4:17
Présentateur

a 8 millions de Français qui ne se chauffent pas. Alors Jean-Baptiste Gébari, vous entendez Nicolas Dupont-Aignan ?

4:22
Locuteur

Les Gilets

4:22
Présentateur

jaunes aussi sont déçus. Je vois que M. Dupont-Aignan a oublié qu'il s'est passé en juin 2017, en mai 2017, une élection présidentielle, et qu'Emmanuel Macron a été élu sur un programme, et que dans ce programme, il y avait toute une politique sur le pouvoir d'achat que nous mettons en œuvre,

4:35
Locuteur

que nous mettons sur

4:36
Présentateur

les revenus, l'augmentation des revenus. Écoutez, moi j'ai fait un truc simple, j'ai regardé Capital, M6, dimanche soir, et les journalistes sont allés voir des Français, un peu partout, des couples, des familles de 2, de 3, en Ile-de-France, par les territoires, et regardaient, factuellement, ils montraient leur fiche de paix, ça faisait 20, 30 euros en plus depuis le mois d'octobre, et regardaient leur feuille d'imposition, ça faisait 120, 130, 140 euros sur la baisse de la taxe d'habitation. Alors c'est peut-être pas le Pérou encore, mais c'est la politique concrète, et c'est loin des caricatures que vous nous présentez ici.

Et je vous dis d'un mot, juste sur la suite, le SMIC 300 euros, je dis pourquoi pas, asseyons-nous et disons alors ce que nous coupons comme dépenses publiques. Parce que ce discours qui consiste à dire, on peut raser gratis, et même sur intégrer l'ISF, vous savez très bien qu'on est incapable aujourd'hui, avec les 3,5

5:15
Locuteur

milliards

5:15
Présentateur

en plus, de subventionner ou de mettre en œuvre un salaire minimum augmenté de 300 euros. Donc moi je dis un truc très simple. Toutes les mesures peuvent être

5:24
Locuteur

étudiées,

5:25
Présentateur

puisque rien n'est idiot en soi. En revanche, je savais très bien qu'on est dans un cadre budgétaire contraint, et qu'en face des dépenses qu'on fait dans un pays qui vit

5:32
Locuteur

de

5:33
Présentateur

dettes depuis 40 ans, qui collecte moins qu'il ne dépense, ces mesures-là, que vous soutenez peut-être par une humanité ou un humanisme un peu de façade, elles ne sont pas des mesures

5:44
Locuteur

réalistes. On va venir, on

5:44
Présentateur

va

5:45
Locuteur

venir. Je

5:45
Présentateur

voudrais juste dire un mot, juste un mot. Vous avez raison sur les chiffres que vous avez cités, les premiers, sur les 30

5:52
Locuteur 10

euros. Mais vous oubliez

5:53
Locuteur

de

5:54
Présentateur

dire toutes les décisions que vous avez prises qui ont augmenté les dépenses contraintes des Français,

5:59
Locuteur 10

la taxe sur les carburants, la taxe sur le fioul, la taxe sur l'électricité, la taxe sur le forfait hospitalier.

6:04
Locuteur

Et vous oubliez toutes les mesures d'accompagnement, le chèque énergie, les limites de kilométrie. Le chèque énergie,

6:08
Locuteur 10

vous

6:09
Présentateur

avez augmenté les taxes supérieurement au chèque énergie. Donc,

6:11
Locuteur

ce qui ne va pas... Mais ça dépend des situations, ça dépend... Mais on pourra avoir ces décisions-là.

6:14
Présentateur

Pourquoi vous êtes impopulaire en ce moment et pourquoi les gens sont en colère ? C'est qu'en vérité, vous mentez aux Français parce que vous assédez des chiffres qui ne

6:21
Locuteur 10

correspondent pas à la réalité de ce qu'ils vivent, de ce qu

6:24
Locuteur

'ils

6:24
Locuteur 10

connaissent. Quant au SMIC, je n

6:26
Locuteur

'ai

6:26
Locuteur 10

jamais proposé 300 euros d'augmentation. Moi, je ne

6:28
Locuteur

suis

6:28
Locuteur 10

pas Merlin Lanchanteur. J'ai des propositions, au contraire, très raisonnables. Mais la première proposition, c'est qu'il faut arrêter de prélever 6 milliards d'euros, 3 milliards le 1er janvier 2018, 3 milliards supplémentaires le 1er janvier 2019 sur les automobilistes. Ça, c

6:42
Locuteur

'est inacceptable.

6:43
Présentateur

Alors, attendez, on va y revenir point par point. Agnès Verdier-Moligny, je voudrais vous entendre. Est-ce que ce matin, en fermant la porte à la hausse du SMIC, revalorisation finalement qui aura lieu au 1er janvier, mais légale, rien de neuf sous le soleil, en fermant la porte sur la hausse des carburants, est-ce que lui-même, Édouard Philippe et le gouvernement, l'exécutif, ferment la porte à tout dialogue, en définitive ?

7:06
Locuteur

Sur

7:06
Locuteur 4

la question de la fiscalité énergétique, c'est la taxe sur les carburants, c'est ce qu'on vit

7:12
Présentateur

en ce moment. C'est les 3 milliards 9 qui vont arriver à partir de janvier 2019 en TICPE supplémentaires. Mais c'est aussi une trajectoire très lourde jusqu'en 2022. C'est-à-dire que nous, à la Fondation IFRAP, on a regardé finalement les recettes de la fiscalité, ce qu'on appelle la fiscalité verte, la fiscalité énergétique. En 2017, c'est 50 milliards. À l'horizon 2022, ce sera 67 milliards. Ça fait 17 milliards de plus sur le quinquennat. C'est très élevé. C'est un éverest fiscal qu'on n'a jamais vu en France en la matière. Et je crois que le gouvernement ne pourra pas tenir, quel que soit son objectif aujourd'hui. Ce cap n'est pas tenable. Ils vont devoir reculer.

Il y a un premier recul qu'on a eu. C'est celui du président de

7:57
Locuteur

la

7:57
Présentateur

République qui a dit qu

7:59
Locuteur

'il

7:59
Présentateur

y aura une sorte de... Compensation.

8:01
Locuteur

Il y aura une sorte de

8:02
Locuteur 4

TIPPE

8:02
Locuteur

flottante. Une sorte de

8:03
Locuteur 4

TICPE

8:04
Locuteur

flottante. En tout cas, Adore Philippe a eu du mal ce matin. Laissez-moi

8:07
Locuteur 4

finir.

8:08
Locuteur

Parce

8:08
Présentateur

que finalement, personne n'a très bien compris comment ça marche. Parce que ce sera revu par trimestre. Ce ne sera pas automatique. Alors que précédemment,

8:14
Locuteur

les expériences

8:15
Présentateur

précédentes étaient automatiques.

8:17
Locuteur

C

8:17
Présentateur

'est vrai qu'il y a un souci de ce côté-là. Et pourquoi on en arrive là, finalement ? Pourquoi on en arrive là ? Tout simplement parce que toutes les baisses d'impôts qui ont été décidées par le gouvernement ont été gagées de l'autre côté par des hausses d'impôts. Pourquoi ? Parce que, vous l'avez très bien dit tout à l'heure, il n'y a pas véritablement de baisse de la dépense publique. Donc, tant qu'on n'aura pas en face des baisses d'impôts... Alors, il y a des baisses d'impôts. Il y a la baisse de la taxe d'habitation. Il y

8:42
Locuteur

a

8:42
Présentateur

des baisses de

8:43
Locuteur

cotisations

8:43
Présentateur

sociales. Mais de l'autre côté, vous avez vu, par exemple, les cotisations sociales salariales qui ont été supprimées. Elles ont été gagées par des augmentations de CSG. Alors, ce n

8:52
Locuteur

'est

8:52
Présentateur

pas exactement les mêmes qui paient. Mais globalement, les Français sont toujours dans le pays le plus imposé. Tout à fait. Il n

8:58
Locuteur

'y

8:58
Présentateur

a pas de pays

8:58
Locuteur

le plus imposé. En fait, les baisses ne se voient pas. Les baisses ne se voient pas à la fin du mois. Elles ne se ressentent pas.

9:03
Présentateur

Parce que, globalement, il n'y a pas de baisse. Et qu'en réalité, en 2022, si on suit la trajectoire budgétaire, on aura beaucoup plus de taxes qu'aujourd'hui. On sera vraiment à un niveau de 1 188 milliards d'impôts si on suit la trajectoire gouvernementale. Donc, beaucoup plus qu'aujourd'hui. Ça,

9:19
Locuteur

ça

9:19
Présentateur

fait fin. Il y a

9:20
Locuteur

eu

9:20
Présentateur

un récipus de croissance. Donc,

9:21
Locuteur

plus de croissance. Non, mais

9:22
Présentateur

on

9:23
Locuteur

voit

9:23
Présentateur

bien que... Mais en part de prélèvement obligatoire par rapport au PIB, c'est pareil. On retourne

9:27
Locuteur

au niveau d

9:28
Présentateur

'imposition de 2016 à la fin du quinquennat. Et donc, là, il y

9:32
Locuteur

a

9:32
Présentateur

un problème parce que les Français attendent des choses. Parce qu'il y a eu beaucoup d'effets d'annonce.

9:36
Locuteur

C

9:36
Présentateur

'est ça. Beaucoup d'attente.

9:37
Locuteur

Alors, attendez. Ce ne sont

9:38
Locuteur 10

surtout pas les mêmes

9:39
Locuteur

qui

9:40
Locuteur 10

payent. C'est ça, la grande injustice. Alors,

9:42
Locuteur

justement... Si je peux

9:43
Locuteur 10

juste compléter, et puis le monsieur répondra, mais les chiffres que dit madame sont très justes. Et même quand l'INSEE dit, globalement, ça s'équilibre. Oui, mais ce n

9:53
Locuteur

'est

9:53
Locuteur 10

pas du tout les mêmes qui payent. Et c'est là où les Français les plus modestes et les classes moyennes sont ulcérés parce qu'elles, elles n'ont plus rien pour vivre. Et on les taxe.

10:01
Locuteur

Et

10:02
Locuteur 10

en revanche, les plus aisés du pays ont des cadeaux fiscaux. Mais c'est insupportable. On peut imaginer une politique pour aider le réinvestissement en France. Mais là, c'est une politique d'une injustice

10:13
Locuteur

incroyable. Alors, une politique d'une injustice incroyable. Aucun gouvernement n'a osé

10:16
Locuteur 10

faire

10:16
Locuteur

ça depuis la Libération. Alors, attendez. Jean

10:17
Présentateur

-Étise Gébari. Juste une politique tellement injuste qu'aujourd'hui, regardez les chiffres du jour, notre sondage Elab pour BFM TV, 75% des Français, soit 5 points en une semaine, soutient la mobilisation des Gilets jaunes. 58% des électeurs d'Emmanuel Macron soutiennent le mouvement. 20% des Français se définissent comme les Gilets jaunes. Qu'est-ce que vous faites de ça ? Entre la violence dans les manifestations samedi dernier, donc cette radicalisation du mouvement, l'opinion qui est massivement là, derrière les Gilets jaunes, comment vous vous en sortez ? Il n

10:50
Locuteur

'y a

10:50
Présentateur

pas de proposition concrète ? Non, plein de choses. D'abord, les Gilets jaunes, moi, je les ai reçus à ma permanence. J'en ai rencontré hier une douzaine qui expriment plein de choses variées, différentes, hétéroclites, pas forcément cohérentes entre elles. Donc quand vous avez une plateforme de 20 mesures qui vous disent réinstauration de

11:06
Locuteur

l

11:06
Présentateur

'USF, qui vous disent dissolution de l'Assemblée nationale, qui vous disent suppression du Sénat, qui vous disent... En fait, vous avez toujours un élément à vous raccrocher. Et tout le monde peut être un peu Gilet jaune si l'un ou l'autre des éléments

11:15
Locuteur

vous

11:16
Présentateur

satisfait. Ça n'en fait pas une plateforme politique. Ça n'en fait pas une cohérence politique. Et nous avons été élus sur une politique. Mais si on dit aujourd'hui qu'en France, et ça ne l'aide pas d'aujourd'hui, si on dit qu'on est un peu malade de la folie fiscale, moi, j

11:28
Locuteur

'ai

11:28
Présentateur

des chiffres très simples. J'ai eu une étude dimanche dernier. En 10 ans, on a supprimé 600 taxes, on en a créé 1300, on en a modifié 8000. On fait de la politique par taxe. Je ne

11:38
Locuteur

dis

11:38
Présentateur

pas qu'on est meilleur que

11:38
Locuteur

les autres. Et comment ça se fait que les Français ne l'entendent pas, ne le sentent pas, ne le ressentent pas ?

11:42
Présentateur

Et moi, qu'est

11:42
Locuteur

-ce

11:42
Présentateur

que je tiens de mes discussions avec les Gilets jaunes ? Je tiens trois choses.

11:46
Locuteur

D

11:47
Présentateur

'abord, et ça,

11:48
Locuteur

c

11:48
Présentateur

'est peut-être à prendre sur nous. D'abord, il y

11:50
Locuteur

a

11:50
Présentateur

une perception d'arrogance de la parole politique. Peut-être pas que la nôtre. Mais la nôtre, en tout cas, et donc ça, il faut corriger. Deuxièmement, ils nous disent, les Gilets jaunes, en tout cas de mon territoire, avec des sujets qui sont particuliers, on a besoin que nos projets partent des territoires. Chez moi, c'est la couverture numérique, c

12:03
Locuteur

'est

12:03
Présentateur

les enclaves routiers, etc. Et ils nous disent, on veut plus de démocratie locale. Et je dis que nous avons des choses à inventer sur ce sujet. Mais qu'en revanche, il n

12:11
Locuteur

'y

12:11
Présentateur

a pas de plateforme politique cohérente des

12:12
Locuteur

Gilets jaunes ?

12:13
Présentateur

Non, mais attendez, attendez, là-dessus, Nicolas Dupont-Aignan, justement, il n

12:16
Locuteur

'y a

12:16
Présentateur

pas de plateforme, il n

12:17
Locuteur

'y a

12:17
Présentateur

pas d'unité, il n

12:17
Locuteur

'y a

12:17
Présentateur

pas un mot d'ordre,

12:18
Locuteur

il

12:18
Présentateur

n

12:18
Locuteur

'y a

12:18
Présentateur

pas une revendication.

12:20
Locuteur

Il

12:20
Présentateur

n

12:20
Locuteur

'y a

12:20
Présentateur

pas... Mais

12:21
Locuteur

c'est pas la chocquer répondant. Quand on

12:23
Présentateur

entend, effectivement, la liste des revendications, Nicolas

12:26
Locuteur

Dupont-Aignan,

12:26
Présentateur

on entend tout et son contraire,

12:27
Locuteur

jusqu'à un

12:28
Présentateur

référendum, la dissolution nationale,

12:29
Locuteur

etc. Si on en est

12:30
Présentateur

là,

12:31
Locuteur 10

le désordre, le désordre dans un pays, surtout en France, naît toujours de l'injustice. C'est l'histoire de France. Et naît de l'arrogance. Moi, ce qui me frappe, et ce que je ne comprends même pas chez le gouvernement, c'est-à

12:42
Locuteur

-dire

12:42
Locuteur 10

que je m'interroge, je me dis, mais qu'est-ce qu'ils ont ? Ils vivent à ce point hors sol ? Bien évidemment, c'est qu'avec l'attitude d'arrogance du président, qui a pris sur les classes moyennes pour donner aux très riches, qui, de surcroît, méprise son peuple, qui va jusqu'à inventer un délire de peste brune sur les Champs-Elysées, une manipulation surréaliste ce week-end, qui fait que moi, j'ai rencontré des mères de famille, des artisans, des retraités, des femmes, retraitées à minuit sur un rond-point, elles n'y sont pas par hasard, elles n'appartiennent à aucun parti. Donc, il y

13:12
Locuteur

a

13:12
Locuteur 10

un sentiment, comment dire, un tel rejet de la part du pouvoir politique qu'aujourd'hui, on aboutit à des revendications protéifères. Moi, je propose quelques solutions simples. Premièrement, il fallait d'abord dire franchement, on suspend l'augmentation du 1er janvier. Il fallait ce geste de réconciliation.

13:31
Présentateur

Deuxièmement, ce qui est incroyable, c'est qu'on taxe le travail en France à travers la taxe sur le carburant, et qu'en même temps, le fuel des cargos qui apportent des produits polluants du monde entier n'est pas taxé.

13:45
Locuteur 10

La taxe carbone, soyons précis, la taxe carbone sur l'industrie atteint 20 euros, alors qu'elle va atteindre, au terme du processus que madame a cité, 80 euros.

13:54
Locuteur

Les

13:55
Locuteur 10

centrales à charbon allemandes polluent

13:57
Présentateur

le pays par vent d'est, mais ça n'en fait rien. Il

14:00
Locuteur

y a un moment,

14:01
Présentateur

discours écologique, oui, mais discours écologique, juste. On va juste faire un tour de table,

14:06
Locuteur

parce

14:06
Présentateur

que je voudrais tous vous entendre. Agnès Verdier-Moliné, à la fois sur cette opinion publique, aujourd'hui, derrière les Gilets jaunes, de manière très massive, avec néanmoins une mobilisation en baisse, mais parce que ce n

14:18
Locuteur

'est

14:18
Présentateur

pas tenable non plus pour ces gens, salariés, souvent, qui vont sur les barrages, ou qui vont se mobiliser. Mais là, quand on est à cette prise de conscience de l'opinion et à cette manière de rejoindre ces Gilets jaunes, ça veut dire quoi pour le gouvernement ? Ça veut dire tout simplement que la fiscalité française est devenue insupportable, mais ce n

14:35
Locuteur

'est

14:35
Présentateur

pas le sujet, simplement, de la transition écologique, ce n

14:38
Locuteur

'est

14:38
Présentateur

pas le sujet juste des taxes sur le diesel. Finalement, c

14:42
Locuteur

'est

14:42
Présentateur

la goutte d

14:43
Locuteur

'eau

14:43
Présentateur

qui fait déborder le vase, mais on avait déjà eu des alertes précédemment. Et quand j'ai sorti mon livre En marche vers l'immobilisme, j'ai voulu alerter le gouvernement et la majorité sur le fait que, finalement, le ras-le-bol fiscal était très proche, n'était pas loin. Je commence, d'ailleurs, le livre sur ce sujet. Et là, ce que l'on voit, c'est que, finalement, on va rentrer dans une période où, finalement, et d'ailleurs, le président de

15:05
Locuteur

la

15:05
Présentateur

République l'a dit, le consentement à l'impôt, alors que la France est un pays avec un très fort consentement à l'impôt, traditionnellement, le consentement à l'impôt n'est plus là parce qu'on a atteint le maximum du supportable, quel que soit l'impôt. Donc, maintenant, il faut qu

15:17
Locuteur

'on

15:17
Présentateur

soit dans un reflux de l'impôt. Et là où je ne serai pas d'accord avec vous,

15:20
Locuteur

c

15:20
Présentateur

'est sur un sujet. La fiscalité, notamment sur les questions d'ISF, sur les questions de prélèvements forfaitaires uniques, il fallait une baisse de la fiscalité sur le capital. Et c'était absolument nécessaire et urgent. Pourquoi ? Pour qu'on investisse aussi dans notre pays. Mais derrière, il faut aussi une baisse de la fiscalité pour tout le monde. Et y compris pour les entreprises, pour les ménages, pour les ménages modestes, pour les entreprises, pour tout le monde, pour l'ensemble des Français. Mais ça demande. Et c'est ça, c'est là qu'il

15:44
Locuteur

y

15:44
Présentateur

a une

15:44
Locuteur

contradiction.

15:45
Présentateur

On a l'impression qu

15:45
Locuteur

'on

15:45
Présentateur

ne

15:46
Locuteur

fait

15:46
Présentateur

rien, mais c

15:46
Locuteur

'est 24

15:46
Présentateur

milliards

15:47
Locuteur

cette année. C'est 6 milliards de

15:48
Présentateur

baisse d'impôt sur les ménages.

15:49
Locuteur

C'est 18 milliards ces entreprises. Non, mais les 6 milliards... Attendez, je peux vous raconter ce qu'on veut. Est-ce que je peux vous dire ? Je finis à dire... Les 6

15:56
Présentateur

milliards de pouvoir d'achat en plus, soi-disant, sur les ménages...

16:00
Locuteur

C

16:00
Présentateur

'est pas

16:00
Locuteur

soi-disant, c'est

16:00
Présentateur

factuel. Non,

16:00
Locuteur

mais

16:00
Présentateur

non, c'est pas factuel. Je suis désolée. L'addition qui a été sortie par Bercy sur le sujet est fausse. Beaucoup l'ont dit de tous les bords possibles. Donc à un moment, il faut arrêter aussi de redécorer les choses parce que ça vous

16:12
Locuteur

joue des tours. Et ça vous joue des tours. Dans la mesure,

16:16
Présentateur

il

16:18
Locuteur

y a une attente énorme qui

16:20
Présentateur

est créée et qui, en fait, ne

16:22
Locuteur

reçoit rien en face. Moi, je réponds sur la justice parce qu'on peut

16:23
Présentateur

faire le même constat avec Nicolas Dupont-Aignan. Nous n'apportons pas les mêmes solutions. Je suis d'accord qu'il y a une surconcentration de la richesse partout dans le monde, et y

16:30
Locuteur

compris

16:30
Présentateur

en France. Quand vous voyez que 98% de la richesse produite ou 90% est captée par les 2% les plus riches. On peut tous faire ça. On peut tous faire ce constat-là. Mais vous, vous apportez une solution qui, à mon avis, n'est pas la bonne au niveau

16:41
Locuteur

français

16:42
Présentateur

stricto sensu quand nous, on pense que la régulation, elle se fait un peu en France. Elle se fait par des mesures, effectivement, d'accompagnement des moins aisés, mais elle se fait beaucoup au niveau européen. Mais vous citiez, par exemple, des secteurs comme le transport aérien qui sont par nature ouverts à la concurrence internationale sur laquelle les entreprises françaises se font domper depuis des années. Nous n'avons jamais été capables, au niveau européen, de mettre en place une Europe sociale, une Europe puissance, une Europe qui régule.

17:02
Locuteur

Juste... Moi, juste un mot sur l'ISF. C'est un mot

17:04
Présentateur

sur l'ISF Est-ce qu'il fallait, oui ou non, supprimer l'ISF ? Je pense que oui.

17:10
Locuteur

Oui, il fallait même

17:11
Locuteur 4

supprimer l'IFI.

17:12
Présentateur

Il y

17:12
Locuteur

a

17:12
Présentateur

un sujet symbolique politique sur lequel on est attaqué en permanence. Et est-ce que c'était une bonne mesure symbolique ? Je pense que non.

17:17
Locuteur

Je

17:17
Présentateur

pense que... Et donc, du coup, dans cette dichotomie qu'on peut tous vivre, on a une mesure qui, sur le plan fiscal stricto sensu, fait sens. Et on a une mesure qui, symbolique,

17:25
Locuteur

fait

17:25
Présentateur

les

17:26
Locuteur

choux gras de l'opposition. Mais un

17:27
Présentateur

mot... Très court sur l'ISF.

17:30
Locuteur 10

Moi, j'avais proposé zéro ISF quand l'argent de l'ISF s'investissait dans les PME françaises. C'était une mesure qui donnait un coup de pouce pour

17:39
Présentateur

que l'argent des riches ruisselle en France. Vous,

17:42
Locuteur

vous avez donné... Si je peux finir, vous avez donné 5 milliards

17:46
Présentateur

d'euros. On n'en a pas vu la couleur. Et c'est ça que je reproche. Vous savez, tout n'est pas blanc ou noir. Ce

17:51
Locuteur

que je voudrais,

17:52
Présentateur

c'est que le travail en France paye. C'était votre idée. Et pourquoi votre discours n

17:56
Locuteur

'est

17:56
Présentateur

pas cru ? Non, vous ne le faites pas. Non, c'est parce qu

17:58
Locuteur

'on est

17:59
Présentateur

attaqué

17:59
Locuteur

en permanence. Regardez le repos de l'Ontario. On va vous donner la parole. On va vous dire des

18:03
Présentateur

choses réelles. Et le travail en France est surtaxé alors que le travail qui fuit de France est détaxé.

18:09
Locuteur

Oui, mais... Attends, attends, attends. C'est une question de la taxe sur les transactions financières. Juste, la taxe sur les transactions financières. Je vais poser

18:15
Présentateur

une question à monsieur. Oui, monsieur. La taxe sur les transactions financières. On en parle depuis des années. Elle n

18:19
Locuteur

'est

18:19
Présentateur

toujours pas faite. Mais il faut le

18:20
Locuteur

faire. Mais il faut le faire. Il faut le faire. Il faut pas que

18:25
Présentateur

cette

18:26
Locuteur

question de la fiscalité ne doit pas

18:29
Présentateur

aboutir à, finalement, une opposition entre les riches, les pauvres, les retraités,

18:34
Locuteur

les actifs, les ruraux, les

18:36
Présentateur

urbains. Je pense qu'il ne faut pas tomber finalement

18:39
Locuteur

dans ces

18:40
Présentateur

caricatures-là.

18:41
Locuteur

Ce n'est pas une caricature. Les transactions financières ne sont pas taxées. Non, mais je ne parle pas de vous spécialement. Je parle en général dans l'analyse.

18:47
Présentateur

L'analyse, la bonne analyse, c'est de dire qu'il faut un véritable reflux de notre fiscalité au global sur l'ensemble de ceux qui paient cette fiscalité. Alors,

18:56
Locuteur

attendez. On le finance en baisse de dépense. Je vais vous dire qu

19:00
Présentateur

'un d'entre vous, on est là pour toute la soirée. Rassurez-vous. Emmanuel Lechypre, Bruno Jeudy. Vous, Emmanuel Lechypre, d'abord, quand même, ce matin, Édouard Philippe qui dit non, qui ferme la porte, de manière avec élan, j'allais dire, à la hausse du SMIC.

19:14
Locuteur

On

19:15
Présentateur

comprend ? Il y a

19:23
Locuteur 2

la lecture de la cohérence politique. Et la cohérence

19:28
Locuteur

politique,

19:29
Locuteur 1

c'est de dire quoi ? C'est de dire que si vous privilégiez l'emploi, si vous privilégiez le travail, il faut savoir que tout coup de pouce au SMIC, au-delà de l'indexation simple, détruit des emplois. Vous prenez tous les travaux faits par des économistes de gauche, de droite, etc.

19:45
Locuteur

Il y a des experts, un groupe d'esperts, depuis 2008, qui planchent sur le sujet de la année. Une augmentation

19:49
Locuteur 1

de 1% du SMIC, ça détruit, selon les calculs, entre

19:54
Locuteur 2

5 000 et 30 000 emplois. Donc

19:56
Locuteur

si vous dites que votre priorité, c'est l'emploi... D'abord, on va rappeler que depuis 2012, il

19:58
Présentateur

n

19:58
Locuteur

'y a

19:58
Présentateur

plus eu de... L

20:00
Locuteur

'État n'a plus accordé du coup

20:01
Présentateur

de pouce au SMIC depuis juillet 2012.

20:03
Locuteur

Parce que la

20:03
Présentateur

réalité du SMIC,

20:04
Locuteur

c

20:04
Présentateur

'est quoi ? Et qui est très difficile à entendre. Qui est très difficile à entendre. C'est qu'aujourd'hui, le SMIC, c'est une machine à fabriquer

20:11
Locuteur 1

du chômage et des travailleurs pauvres. Et que quand vous augmentez le SMIC, vous prenez en fait aux plus fragiles pour donner aux un petit peu moins fragiles. Je vous explique tout simplement. Je vous explique tout simplement. Pourquoi le SMIC fabrique du chômage ? Parce que, à cause d'hommes politiques extrêmement déraisonnables depuis 30 ans, qui l'ont augmenté de façon déraisonnable

20:28
Locuteur 2

deux

20:29
Locuteur

fois

20:29
Locuteur 2

plus

20:29
Locuteur

vite... C'est vrai que la France avec un

20:30
Locuteur 7

SMIC vit

20:31
Locuteur

très bien. Mais attendez, on y arrive !

20:32
Locuteur 7

On

20:32
Locuteur

y arrive !

20:33
Présentateur

Laissez

20:33
Locuteur

-moi finir ! Laissez-moi finir ! On y arrive ! On y arrive ! On y

20:39
Présentateur

arrive

20:40
Locuteur

!

20:40
Présentateur

Attendez, on ne peut pas s

20:42
Locuteur

'arrêter là, Nicolas Dupont-Téguin. Non, c'est pas le raisonnement qui est comme ça. La réalité, c'est

20:48
Locuteur 1

que si la France, c'est le pays qui a à la fois beaucoup de chômage et beaucoup de précarité, c'est parce qu'on a des raisonnements comme les vôtres. Non.

20:54
Locuteur

Mais si, bien sûr que oui. Continuez

20:55
Présentateur

comme ça. Attendez, laissez-moi finir !

20:56
Locuteur

Parce que je suis totalement d'accord avec vous. Je suis indigné. Vous allez répondre, Nicolas Dupont-Téguin.

21:01
Présentateur

On

21:02
Locuteur

ne peut pas vivre avec un SMIC. Mais bien

21:03
Présentateur

évidemment

21:04
Locuteur

! Et les solutions, c'est quoi ? C'est la

21:06
Présentateur

faute des SMICAR s'il

21:07
Locuteur

y a

21:07
Présentateur

du chômage ? Pas du tout. Ce n'est pas la faute de la taxe sur les transactions financières des travailleurs détachés qui

21:10
Locuteur

ne payent pas

21:11
Présentateur

leurs

21:11
Locuteur

charges sociales ? Mais

21:12
Présentateur

c'est tellement facile d'accuser toujours les SMICAR.

21:14
Locuteur

Non,

21:14
Présentateur

mais on n'accuse pas les SMICAR.

21:15
Locuteur

Ce que je vous dis, Nicolas Dupont-Téguin, la réalité, c'est quoi ? C'est qu'il y a des gens qui, aujourd'hui, n'ont

21:22
Locuteur 1

pas de

21:22
Locuteur

travail parce qu'ils sont peu

21:24
Présentateur

qualifiés,

21:24
Locuteur

parce qu'ils sont fragiles, parce qu'ils sont jeunes. Et pourquoi vous importez les travailleurs détachés qui sont payés des misères et qu'on laisse faire, M.

21:30
Présentateur

Macron et les autres

21:30
Locuteur

?

21:30
Présentateur

Vous pouvez mettre tous

21:31
Locuteur

les sujets sur la table. Non, je ne mets pas tous les sujets. Je ne mets qu

21:34
Présentateur

'un SMICAR

21:34
Locuteur

aujourd'hui pour pas de boulot. Respectez

21:35
Présentateur

-vous,

21:36
Locuteur

s'il vous plaît, parce que sinon on ne

21:36
Présentateur

respecte pas

21:37
Locuteur

ça. Imaginez les gens qui nous regardent. Mais justement, c'est pour ça qu'on pose la question. Ils

21:45
Locuteur 1

sont au chômage parce que, pour les entreprises, et on peut le déplorer, le coût du travail minimum est trop élevé.

21:52
Locuteur

Et la deuxième raison... Quand

21:53
Présentateur

vous allez

21:54
Locuteur

en

21:54
Présentateur

Suisse et que l'infirmière est payée deux fois,

21:56
Locuteur

qu

21:56
Locuteur 10

'est-ce qu'elle est payée en savoir

21:56
Locuteur

? Entièrement d

21:57
Locuteur 10

'accord.

21:57
Locuteur

Bon, alors, et la Suisse, c'est un pays qui a moins de dépenses publiées. Madame le dira, c'est qu'elle a une autre politique

22:02
Présentateur

économique.

22:03
Locuteur

Nicolas Dupont-Téguin, la deuxième chose, c'est que quand, à cause de ce SMIC

22:06
Locuteur 1

trop

22:07
Locuteur

élevé... Attendez,

22:08
Locuteur 1

Nicolas Dupont-Téguin, à cause de ce SMIC trop élevé, vous avez baissé les charges sur le salaire autour du SMIC et que, du coup, les patrons, ils n'ont aucun intérêt à vous augmenter et que vous restez au SMIC toute votre vie. Vous avez... Vous vous rendez compte que le SMIC

22:22
Locuteur

tel qu'il est

22:22
Locuteur 1

aujourd'hui, vous

22:23
Locuteur

fabriquez

22:24
Locuteur 1

du chômage et des travailleurs pauvres.

22:26
Locuteur

Et qui est dans la rue aujourd'hui ? Les chômeurs et les travailleurs pauvres. On est d'accord.

22:31
Présentateur

Là où Emmanuel a raison, c'est qu'à chaque fois qu'on fait des allègements de charges, on les fait au niveau du SMIC.

22:35
Locuteur

Exactement. Je suis

22:35
Présentateur

d

22:35
Locuteur

'accord. On

22:35
Présentateur

proche

22:36
Locuteur

du

22:36
Présentateur

SMIC.

22:36
Locuteur

Et qu'après,

22:37
Présentateur

on

22:38
Locuteur

a

22:38
Présentateur

des marches avancées en termes de charges qui

22:40
Locuteur

sont tellement énormes. Je termine, Nathalie, je termine très vite parce qu'on ne peut jamais terminer. Non, on ne peut pas

22:44
Présentateur

terminer

22:45
Locuteur

là-dessus. On ne peut pas terminer là-dessus. La

22:47
Locuteur 1

réalité, c'est que la vraie question, c'est comment on fait pour redonner du pouvoir d'achat.

22:51
Locuteur

Et là,

22:52
Locuteur 1

il y a plein de solutions que ce gouvernement n'explore pas. La première solution, c'est de rappeler quand même qu'il y a deux impôts sur le revenu en France. Il y

23:00
Locuteur

a

23:00
Locuteur 1

l'impôt sur le revenu qui est effectivement payé par la moitié des Français, les plus riches. Et il

23:03
Locuteur

y a

23:03
Locuteur 1

la CSG. La CSG, elle frappe les moins riches

23:07
Locuteur

à

23:08
Locuteur 1

un niveau de

23:09
Locuteur

9% dès

23:10
Locuteur 1

le départ qui est beaucoup trop élevé. Donc, une des solutions, c

23:13
Locuteur

'est

23:13
Locuteur 1

de faire une CSG progressive pour que sur les premiers euros gagnés,

23:16
Locuteur

vous soyez...

23:16
Locuteur 1

Vous auriez dû commencer

23:17
Locuteur

par là. Benjamin Amard va venir nous joindre. On ne peut jamais aller jusqu'au bout. Merci, Emmanuel. Vous auriez dû commencer par là. Bien

23:23
Locuteur 1

évidemment qu'on ne peut pas vivre aujourd'hui avec le SMIC, mais qu'il faut

23:27
Locuteur

trouver

23:27
Locuteur 1

d'autres solutions.

23:29
Locuteur

Alors,

23:29
Présentateur

Bruno Jeudy, Benjamin Amard va venir nous joindre sur ce plateau comme prévu. Merci beaucoup. Emmanuel, vous avez justifié parce que vous avez eu ce propos qui a beaucoup fait réagir déjà ce matin. Donc, sur Twitter, c'était évidemment important de vous entendre justifier le pourquoi du comment sur cette non-hausse, enfin sur cette... L'idée,

23:45
Locuteur

c

23:45
Locuteur 2

'est que si vous augmentez

23:46
Présentateur

encore le SMIC,

23:46
Locuteur

vous fabriquez encore plus de chômage

23:48
Présentateur

et encore plus de travailleurs pauvres. Après,

23:50
Locuteur

M.

23:50
Présentateur

Jeudy, j'aimerais juste

23:51
Locuteur

faire une remarque de proposition.

23:53
Présentateur

Bruno, Bruno. Je ne

23:55
Locuteur

vais

23:55
Présentateur

pas revenir sur le SMIC. Moi, je vais revenir plutôt sur la situation d'Emmanuel Macron. On est aujourd'hui, avec le sondage, montre, c'est la deuxième semaine. On est presque dans la troisième semaine du conflit

24:05
Locuteur 1

des Gilets jaunes. Et je crois que c'est une crise majeure que traverse le gouvernement. Et c'est vrai que il a multiplié, j'allais dire, l'exécutif a multiplié les erreurs. Sans doute, au départ, il y

24:15
Locuteur

a

24:15
Locuteur 1

une vraie erreur d'anticipation.

24:18
Présentateur

Personne n'a vu venir et pas La République en marche. Et c'est sans doute un des éléments qui montre à quel point le mouvement a manqué au président Emmanuel Macron, qui n'a finalement peut-être pas suffisamment bien organisé. En tous les cas, ce n'est pas

24:31
Locuteur 1

remonté du terrain et ça n

24:32
Locuteur

'a

24:32
Locuteur 1

pas été anticipé. Et pourtant, plusieurs parlementaires

24:34
Locuteur

de

24:35
Locuteur 1

la majorité, comme de l'opposition, ont alerté le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, sur le risque de se retrouver un peu comme les bonnets rouges, avec une jacquerie fiscale. Ça, c'était lors des débats, avant la décision de la hausse des carburants au Sénat, comme à l'Assemblée nationale. Ensuite, comme tout gouvernement, finalement, ils font comme les autres. Ils ont d'abord parié sur le

24:58
Présentateur

fait que ça n'allait pas marcher,

24:59
Locuteur

que ça a laissé souffler.

25:01
Présentateur

Ça, c'est la première semaine. Et on se retrouve, après la première manif du 17 novembre,

25:06
Locuteur 1

faut-il le rappeler, près de 300 000 personnes en France. Un mouvement extrêmement surprenant, pas incarné. Et on se retrouve avec un mouvement qui est déjà plus soutenu qu'au début.

25:15
Locuteur

Et là, troisième

25:15
Locuteur 1

semaine, après les discours d'Emmanuel Macron, d'Edouard Philippe, mais surtout le gouvernement qui s'en est donné à cœur joie sur la peste brune,

25:26
Locuteur

avec un

25:26
Locuteur 1

festival de certains ministres qui,

25:28
Locuteur

à mon avis, n'ont

25:29
Locuteur 1

pas aidé l'exécutif dans cette affaire, on se retrouve avec des Français qui soutiennent plus massivement le mouvement. Donc le mouvement est enquisté. Ils ne pourront pas s'en débarrasser. Et à mon avis,

25:39
Locuteur

ils

25:40
Locuteur 1

veulent faire comme les gouvernements précédents. C'est-à-dire, ils disent dans leur communication, on ne veut pas faire comme les autres, mais ils sont en train de faire comme les autres. Ils insistent. Et ça se terminera par un moratoire sur les hausses de carburant.

25:50
Locuteur

C'est inévitable. Et j'ajoute même, Nathalie, que

25:53
Locuteur 1

ce qu'a décrit hier, et que vous disiez ce matin qu'Edouard Philippe avait du mal à le décrire à nouveau, cette TIPP flottante,

26:01
Présentateur

trimestrielle,

26:02
Locuteur

une adaptation des prix du carburant sur la hausse

26:09
Locuteur 1

ou la baisse du baril. Je crois que c'est simplement pour gagner un peu de temps,

26:14
Locuteur

mais que ça ne tombera. Mais

26:17
Locuteur 1

peut

26:17
Locuteur

-être que

26:19
Locuteur 1

c'est déjà trop

26:20
Locuteur

tard le prix du carburant,

26:21
Locuteur 1

et qu'on est passé à autre chose, et

26:23
Locuteur

que ce mouvement est passé à autre chose. Benjamin Marmar,

26:25
Présentateur

on vous accueille. Merci d'être avec nous. Vous êtes responsable de la politique revendicative de la CGT Val-de-Marne. Merci d'être là. Merci, vous avez

26:32
Locuteur

été compliqués. Et on vous accueille

26:33
Présentateur

régulièrement

26:34
Locuteur

pour

26:34
Présentateur

vous donner la parole. Tout à fait. Évidemment, vous avez entendu Edouard Philippe ce matin. Évidemment, vous avez entendu qu'il fermait la porte à cette hausse du SMIC. Évidemment, vous avez entendu cette hausse des taxes sur les carburants, qui aura bien lieu au 1er janvier. Et dans le même temps, le dialogue, on y est. On le touche du doigt. Ça a commencé hier soir, et ça va se poursuivre, a-t-il dit. Enfin, le dialogue, je veux bien... Je me suis déjà prononcé à plusieurs reprises sur le dialogue sur du vide, le dialogue sur du vent. M. Philippe a expliqué les choses très clairement sur le coup de pouce qui n'existerait pas. À propos, effectivement, du SMIC le 1er janvier.

Et j'ai entendu avec effarement les propos d'Emmanuel Schipp. J'étais en coulisses. Et franchement, c'était le supplice de Tantal. J'écoutais ça en tribune. Je voudrais juste rappeler une chose très, très simple. Depuis 2009, les entreprises du CAC ont consacré 67% de leurs bénéfices au versement de dividendes aux actionnaires. Et dans le même temps, elles ont consacré 5% à la masse salariale. 67% pour les dividendes aux actionnaires, 5% pour les salaires. Et visiblement, pour M. Lechip ou pour M. Philippe aussi, parce que finalement,

27:42
Locuteur

c'est ce qu'on dit M. Philippe. M.

27:43
Locuteur 4

Gépari est là aussi pour

27:44
Locuteur

tous les gouvernements. Oui, mais très

27:45
Présentateur

bien, mais ça, on va en discuter. En l'occurrence, visiblement, il

27:48
Locuteur

n

27:48
Présentateur

'y

27:48
Locuteur

a

27:48
Présentateur

pas besoin. Je rappelle quand même que le revenu médian en France, le salaire médian en France, c'est 1 700 euros. Et la retraite moyenne en France, c'est 1 370 euros. Visiblement, ça, c'est bonbon pour ce gouvernement

28:01
Locuteur

et pour un certain nombre d'analystes.

28:03
Présentateur

C'est bonbon. Les gens crèvent la gueule ouverte. Je rappelle que tous les chiffres du secours populaire français sont clairs. Il y a 37% des Français qui n'arrivent pas à faire face à leurs dépenses d'énergie. Il

28:13
Locuteur

y

28:13
Présentateur

a un Français sur trois qui ne part pas en vacances. Mais visiblement, on ne change rien, Mme Lamarck, il se trouve à très bien. Je vais vous dire, la colère sociale n'est pas prête à s'arrêter. Bien sûr.

28:20
Locuteur

Alors, la réponse de Jean-Baptiste Gébary et Nicolas Dusson. Je voudrais

28:23
Présentateur

expliciter ce qui va être fait sur la trajectoire, le prix des carburants à la pompe. C'est finalement

28:28
Locuteur

assez simple. Vous savez d'avance

28:29
Présentateur

que c'est insuffisant. Non, non, laissez-moi aller jusqu'au bout. D'abord, cette trajectoire, elle a été votée en 2008, en 2014, en 2015. Et aujourd'hui, on

28:36
Locuteur

voit

28:36
Présentateur

bien que ceux qui l'ont voté se défaussent assez largement dès que ça devient compliqué dans la rue. Ça consiste en quoi ? Chaque année, le prix de l'essence augmente de 3 à 5 centimes du litre. C'est ça qui va se passer. Et ce qu'a dit Edouard Philippe ce matin, c'est que s'il y a une envolée dans l'année, comme on l'a connue, du prix du carburant, alors,

28:51
Locuteur

quelque

28:51
Présentateur

part, on empêche

28:53
Locuteur

la hausse d'aller au-dessus de la santé. Mais pourquoi une

28:57
Présentateur

formulation ? Pourquoi un système au système

28:58
Locuteur

au système

28:58
Présentateur

? Ça évite d'avoir... Non,

28:59
Locuteur

mais c'est parce que moi je vais vous répondre. Ça évite d'avoir... Je ne sais pas

29:03
Présentateur

qu'il peut le tracter,

29:03
Locuteur

ça

29:03
Présentateur

évite

29:04
Locuteur

d'avoir

29:04
Présentateur

des hausses qui vous font un prix à la pompe à 1,60, 1,80, 2 euros. Il

29:08
Locuteur

faut revenir en arrière,

29:09
Présentateur

simplement revenir en arrière, ne pas faire cette hausse des

29:14
Locuteur

taxes, ce n'était pas juste le plus logique compte tenu de la crise. Vous savez quand même que c'est la hausse des taxes. Madame, je remarque, je remarque. Je remarque, justement, pour dire que ce que ça finance, c'est parce qu'on n'est jamais ce que ça finance. Non, mais attendez, ça finance, oui, les cadeaux fiscaux que vous avez fait aux

29:25
Présentateur

autres.

29:25
Locuteur

Non, ça ne

29:25
Présentateur

dépense pas des cadeaux fiscaux. On va financer, on finance aujourd'hui avec cet argent, notamment 5 milliards d'euros sur les énergies renouvelables. On va faire, d'ici à 2030, d'ici à 2035, moins 25% sur le nucléaire et plus 40% sur les énergies renouvelables. C

29:39
Locuteur

'est

29:39
Présentateur

massif,

29:39
Locuteur

c'est massif. C'est du délire, c'est-ce que c'est vrai ? Non, mais attendez, je peux finir. Il faut arrêter. On

29:43
Présentateur

finance entre 5 et 7 milliards par an de ces énergies renouvelables parce qu'on a décidé, collectivement, et pas que nous,

29:49
Locuteur

qu'il fallait se détoxiquer les énergies renouvelables et on l'assume, et d'aller

29:53
Présentateur

vers une énergie qui est décarbonée.

29:54
Locuteur

Le

29:54
Présentateur

problème de vos éléments de discours, si

29:56
Locuteur

je peux me permettre,

29:57
Locuteur 10

pourquoi il y

30:00
Locuteur

a

30:00
Locuteur 10

un désaveu populaire, même chez vous,

30:02
Locuteur

parce

30:04
Présentateur

que les gens voient que vous mentez. Je prends un exemple très

30:08
Locuteur 10

précis. Tous les gens qui, l'année dernière, ont changé leurs fenêtres

30:12
Locuteur

parce

30:13
Locuteur 10

qu'ils savaient qu'il y avait une déduction fiscale, ont appris cette année que 600 millions

30:18
Présentateur

d'euros d'économies ont été faits par votre ministre. Monsieur

30:22
Locuteur

Durugi, si je peux finir ma phrase, ça vous gêne. Un million

30:23
Présentateur

de

30:24
Locuteur

Français. J'en vais oublier pari. J'en vais oublier pari. Ce crédit. Excusez

30:27
Présentateur

-moi, je peux finir ma phrase.

30:28
Locuteur

Je vais

30:28
Présentateur

vous dire ce

30:29
Locuteur

qu'on fait. Je peux

30:29
Présentateur

finir.

30:30
Locuteur

Parce que la vérité... Et parce que ça vous gêne. La

30:31
Présentateur

vérité,

30:34
Locuteur

c

30:34
Présentateur

'est que quand vous donnez tous ces chiffres, au même moment, par l'autre main, vous avez supprimé une déduction fiscale fondamentale pour

30:42
Locuteur 10

l'isolation des bâtiments, qui a été aimée des Français, positif pour nos artisans, qui faisait travailler dans tous les territoires. Donc, il y a un moment, moi, je

30:51
Présentateur

vous demande de revenir sur Terre, d'arrêter

30:53
Locuteur

d'écouter les technos qui vous feront des... J'aimerais que quand on parle de suppression de

30:56
Présentateur

niche fiscale, on ne parle pas d'économie. Parce que ça a été l'éternel problème

30:59
Locuteur

de tous les gouvernements. Non, mais en tout cas, c'était bien

31:00
Présentateur

pour réussir la transition énergétique. On ne peut pas nous dire, on développe l'environnement, on protège, et puis supprimer le seul truc qui

31:08
Locuteur

marchait bien. Mais ce n'est

31:08
Présentateur

justement pas une économie, parce qu'en réalité, c'est une hausse de la fiscalité, finalement.

31:13
Locuteur

C

31:13
Présentateur

'est ça, on

31:13
Locuteur

supprimait... Est-ce qu'on peut parler de trucs à un peu concret ? C'est concret, là. Vous êtes là, vous

31:19
Présentateur

êtes

31:19
Locuteur

là,

31:20
Locuteur 6

mais

31:20
Locuteur

juste un peu... Non, mais on parle de niche fiscale. Je pense que ça ne parle rien, pour les gens. Ça ne parle rien, moi, je peux vous dire, je connais des gens qui ont mis leur fenêtre. C'était drôlement bien. Un peu notre vision

31:30
Présentateur

des choses. Qu

31:31
Locuteur

'est-ce que vous regardez ailleurs en Europe,

31:34
Présentateur

et notamment dans les pays scandinaves, et notamment en Suède, il

31:37
Locuteur

y a une

31:38
Présentateur

fiscalité écologique. On le sait, on nous l'a rabâchée depuis plusieurs années. On nous a dit que la France ne taxait pas assez pour des raisons écologiques. Mais figurez-vous que la Suède, depuis 2009, a baissé sa fiscalité écologique. Figurez-vous que si on suit la trajectoire gouvernementale des fameux 17 milliards d'augmentation, on sera au-dessus de tous les autres pays. Tout

31:59
Locuteur

à fait.

31:59
Présentateur

Alors, il y a une question...

32:00
Locuteur

Sauf pour

32:00
Locuteur 1

l'industrie.

32:01
Présentateur

Il y a une question. Est-ce que nous, la France, est-ce qu'on doit, et nous les Français, est-ce qu'on doit, pour des raisons, de reculer sur le nucléaire ? Mais peut-être qu

32:08
Locuteur

'on

32:08
Présentateur

devrait poser la question aux Français. Est-ce que, véritablement, on veut financer la fermeture de réacteurs nucléaires, qui vont nous coûter aussi cher, et sur lesquelles on va payer autant de taxes au quotidien, sur les carburants, sur l'électricité, sur le fuel, etc. Il y a une question à poser, peut-être par référendum à un moment. Peut-être qu'il faut faire des... Parce que, dans les revendications des gilets jaunes, il y a de tout. Il y a des choses qui sont tout à fait antinomiques avec,

32:37
Locuteur

finalement, la question fiscale.

32:40
Présentateur

Parce

32:40
Locuteur

que, quand on demande plus de

32:41
Présentateur

services publics, et qu'en même temps, on demande la baisse

32:43
Locuteur

de...

32:43
Présentateur

C

32:44
Locuteur

'est ça. Un état faible, c'est la question. C'est la question qu'on va poser à Benjamin.

32:47
Présentateur

Mais quand vous dites que toute cette fiscalité écologique, elle finance, finalement, la transition

32:51
Locuteur

énergétique...

32:52
Présentateur

Mais

32:52
Locuteur

d'abord, c'est

32:52
Présentateur

5

32:52
Locuteur

% de la fiscalité...

32:53
Présentateur

Attention,

32:54
Locuteur

attention,

32:54
Présentateur

on regarde pour 2019. 3,9

32:57
Locuteur

milliards

32:57
Présentateur

de plus de TICPE. Seulement 80 millions parmi ces 3,9

33:00
Locuteur

milliards

33:00
Présentateur

qui sont affectés au compte d'affectation spéciale pour

33:03
Locuteur

financer la transition énergétique. Mais soyons pas... Non, c'est vraiment... Juste, on est très concrets, justement. On est très

33:08
Présentateur

concrets. Et la question va être très concrète à Benjamin Amart. Je vous pose la question. Qu'est-ce que veulent les gilets jaunes ? Un état faible avec très peu d'impôts ? Une grosse part de services publics ? C'est ça,

33:16
Locuteur

aujourd'hui ? En réalité,

33:17
Présentateur

vous avez pour le coup, c'est vrai, des propositions qui sont antinomiques. Puisque le mouvement est une sorte de spontané. Et donc, il y

33:23
Locuteur

a

33:23
Présentateur

des éléments qui sont antinomiques. Et qui disent une chose et

33:27
Locuteur

leur contraire. Mais c'est pas grave. Parce qu'il y a des choses,

33:28
Présentateur

moi, qui m'interpellent et qui nous interpellent. Moi, j'ai pu voir, parmi les revendications, parce que je rappelle qu'il y

33:35
Locuteur

a

33:35
Présentateur

quand même des endroits en France où, depuis quelques jours, et ça va également être le cas dans les jours qui viennent, il y a eu des territoires où la CGT a lancé des mobilisations et des gilets jaunes y

33:44
Locuteur

ont participé. C'est un peu compliqué à l'éternité, alors.

33:48
Présentateur

On va parler de train,

33:50
Locuteur

après, si vous voulez. Vous la verrez.

33:51
Présentateur

Excusez-moi, on verra.

33:52
Locuteur

Vous aimez bien. Vous aimez bien. On se garde la blague, monsieur Amart. On se garde la blague. Ce que je veux dire, c'est que les questions et les réponses. Excusez-moi. Je peux déjà répondre à Benjamin Amart. Je peux répondre

34:09
Présentateur

à

34:09
Locuteur

la

34:09
Présentateur

question, Bruno Jeudy, de toute

34:10
Locuteur

façon. Mais effectivement, où sont les syndicats dans cette crise

34:14
Présentateur

? Où sont-ils ?

34:14
Locuteur

Mais

34:14
Présentateur

je vous la garde pour après.

34:16
Locuteur

Voilà, mais je crois que vous m'avez

34:17
Présentateur

posé une question, j'aimerais pouvoir y

34:18
Locuteur

répondre tranquillement.

34:19
Présentateur

Allez

34:19
Locuteur

-y, allez

34:19
Présentateur

-y. Ça aussi, c'est de la correction.

34:21
Locuteur

Vous

34:21
Présentateur

savez très bien que ça se passe toujours comme ça ici.

34:22
Locuteur

Oui,

34:22
Présentateur

mais... Alors allez

34:23
Locuteur

-y.

34:23
Présentateur

Attendez, vous me posez une question. Est-ce que j'ai le temps de vous poser une réponse ou pas ? Je vous en prie. Super. Donc, en l'occurrence, il y a, par contre, pour le coup, des choses, moi, que

34:30
Locuteur

j

34:30
Présentateur

'ai entendues, sur l'évasion fiscale. Il y a des gilets jaunes qui disent que c

34:33
Locuteur

'est

34:33
Présentateur

scandaleux, 80 milliards d'évasion fiscale. Et qui parlent de justice fiscale. Nous, à la CGT, on n'est pas contre l'impôt. On est contre la fiscalité injuste. Est-ce que l'on peut dire, demander

34:41
Locuteur

à M. Gébari... Mais tout le monde est d'accord. Est-ce que l'on

34:43
Présentateur

peut... Oui, pardon.

34:58
Locuteur

Dites-nous...

34:59
Présentateur

Est-ce que je peux répondre à la question

35:01
Locuteur

? Je ne vous coupe pas la parole. Je ne vous coupe pas la

35:07
Présentateur

parole.

35:07
Locuteur

Je

35:07
Présentateur

ne

35:07
Locuteur

vous coupe

35:07
Présentateur

pas la parole.

35:08
Locuteur

On peut être un peu de respect. On peut être un peu de respect. Non, mais attendez. Attendez, attendez. C'est incroyable. Voyons,

35:12
Présentateur

s'il vous plaît, Benjamin Marth.

35:13
Locuteur

Vous avez l'habitude de venir sur

35:21
Présentateur

cette réponse brièvement

35:22
Locuteur

et correctement, s'il vous plaît. Donc,

35:23
Présentateur

est-ce qu'on peut pointer le fait que depuis 1944, on ne taxe pas le kérosène pour les compagnies aériennes

35:29
Locuteur

? Vous savez, vous le savez, on ne taxe pas le fuel sur les compagnies maritimes ?

35:35
Présentateur

On

35:36
Locuteur

a

35:36
Présentateur

réformé la SNCF, a supprimé 9000 kilomètres de ligne.

35:39
Locuteur

C

35:39
Présentateur

'est fou. Ça en fait, la taxe carbone en

35:41
Locuteur

plus. Alors, est-ce qu'il y

35:45
Présentateur

a emplacé une ? Je vous le dis tranquillement.

35:46
Locuteur

C'est bon. En l

35:48
Présentateur

'occurrence, on peut aussi évoquer le fait qu'on ne peut pas revenir à la TVA 5.5 sur les transports en commun. Ça, ce serait une super idée. Autrement dit, il y a des solutions

35:57
Locuteur

alternatives. Il y a des solutions

35:59
Présentateur

possibles.

36:00
Locuteur

Mais ce

36:00
Présentateur

gouvernement ne veut faire qu'une chose. De la fiscalité verte injuste, qui ne pèse que sur les salariés et les travailleurs. Et je rappelle qu'il y a 25% seulement de la fiscalité verte qui est

36:10
Locuteur

utilisée pour l'écologie. Je pense qu'ils le savent. Est-ce que je peux ? Ça gêne ce gouvernement. C'est pour ça qu'ils voulaient remplacer une. Jamais. S'il vous plaît. S'il vous plaît, j'ai un peu de respect.

36:19
Présentateur

Sinon, franchement, pour les téléspectateurs, c'est désagréable au possible.

36:22
Locuteur

Je ne vois pas

36:23
Présentateur

l'intérêt d'avoir monté une émission où vous avez tous le temps et le droit de vous exprimer

36:26
Locuteur

correctement tout ça. Et bien, qui ne nous coupe pas ?

36:32
Présentateur

S'il vous plaît, Benjamin Amard. Jean-Vacile Gibari, je vous demande de répondre précisément à Benjamin Amard

36:37
Locuteur

de manière la plus concise possible. Sur ces 500 questions qui sont toutes absolument orthogonales d'une et d'une et d'une et d'une autre, qui ne font aucun

36:42
Présentateur

sens. Une question, M. Amard, c'est taxer combien un billet d'avion ? Taxer et redevance,

36:46
Locuteur

c

36:46
Présentateur

'est combien ? C

36:47
Locuteur

'est

36:47
Présentateur

quel pourcentage du prix du billet d'avion ? Vous savez ça ? Vous qui dites que la secteur du transport rien n'est pas taxée.

36:51
Locuteur

Est-ce que le kérosène est taxé, oui ou non

36:53
Présentateur

? Non, mais c'est 54%. Le carburant

36:54
Locuteur

des Français est taxé. Est-ce que le kérosène des compagnies

36:56
Présentateur

est taxé, oui ou non ? Vous savez, c'était

36:58
Locuteur

un peu mon

36:58
Présentateur

métier. Je peux vous faire un débat que

36:59
Locuteur

vous voulez sur la taxation. C'est vrai ou pas tout ? Mais ça, en tout cas, c'était mon métier. Vous voyez, c'est ça qui est le prix des Français. C'est vrai ou faux ? Vous avez supprimé

37:05
Présentateur

9000 km de ligne. C'est vrai ou faux ? C'est faux. Ah,

37:08
Locuteur

c

37:08
Présentateur

'est pas vrai ?

37:08
Locuteur

C

37:08
Présentateur

'est complètement faux. Eh bien, les

37:09
Locuteur

Français, c'est complètement faux.

37:11
Présentateur

Vous savez pourquoi

37:12
Locuteur

c'est complètement faux

37:12
Présentateur

? Alors, pourquoi c'est complètement faux ?

37:14
Locuteur

D'abord, parce que j'ai été

37:15
Présentateur

rapporteur de la loi Ferroviaire et que ça a été un peu mon sujet pendant plusieurs mois. Ensuite, parce qu'aujourd'hui, pour

37:19
Locuteur

la première

37:19
Présentateur

fois, nous avons fait la vérité sur le prix, sur

37:23
Locuteur

le coût de ces

37:24
Présentateur

compagnies.

37:24
Locuteur

C'est

37:24
Présentateur

incroyable.

37:26
Locuteur

C'est incroyable que la

37:28
Présentateur

vérité pour vous soit une opinion commune.

37:29
Locuteur

Je vous dis, M. Lamar, à force des caricaturats que vous voulez,

37:33
Présentateur

vous parlez très fort.

37:34
Locuteur

Mais votre parole, elle est aussi inaudible que la nôtre.

37:36
Présentateur

Parce que dans ce

37:37
Locuteur

jeu-là,

37:38
Présentateur

les politiques, les syndicats, les syndicats, les journalistes, plus personne ne croit. Vous

37:44
Locuteur

voulez rentrer tout le monde dans le gouffre ? Et vous savez que, si vous voulez, c'est rentrer tout le monde dans le gouffre, mais vous, monsieur, ça fait 25 ans que vous faites ça. C'est votre code de popularité qui tombe dans les abîmes. Il y a des

37:54
Présentateur

imprécisions, les mentions, les

37:55
Locuteur

uns après les autres.

37:56
Présentateur

Il n'y a pas 9

37:57
Locuteur

000 lignes de 9 000 kilomètres. Est-ce qu'on peut finir ? Il n'y a pas 9 000 kilomètres de ligne Ferroviaire qui est

38:02
Présentateur

supprimée. Vous savez pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, on a fait un rapport très précis. Pour dire, par exemple, chez moi, la ligne Limoges-Angoulême, la ligne Limoges-Brive, pour la pérenniser, tout le monde a menti sur ces chiffres. L'État a relancé la balle à la région, qui a relancé la balle aux

38:16
Locuteur

collectivités. Je

38:18
Présentateur

finis. Est-ce que je peux voir un

38:19
Locuteur

petit... Mais oui, c'est désagréable. Donc aujourd'hui, nous avons

38:23
Présentateur

les vrais coûts. Demain, il y a la négociation des contrats-plans État-région où l'État et les régions vont co-financer ou pas les petites lignes.

38:29
Locuteur

Et

38:29
Présentateur

ça se joue la semaine

38:30
Locuteur

dernière. C'est un choix politique, mais vous

38:35
Présentateur

mentez quand vous

38:35
Locuteur

nous faites les supprimer. Est-ce qu'on peut revenir aux

38:42
Locuteur 4

fondamentaux ? Finalement, ce à quoi on assiste, c'est quoi ? Il y

38:46
Locuteur

a

38:46
Locuteur 4

de la bonne fiscalité, il

38:47
Locuteur

y

38:47
Locuteur 4

a de la mauvaise fiscalité. Non,

38:48
Présentateur

le problème, c

38:48
Locuteur 4

'est qu

38:48
Locuteur

'il

38:48
Présentateur

y a trop de fiscalité.

38:50
Locuteur

Donc je

38:50
Présentateur

sais bien que pour Benjamin Hamart,

38:51
Locuteur

c'est difficile à dire,

38:52
Présentateur

mais on est dans un pays qui est trop taxé, qui dépense trop. Et c'est pour ça que les syndicats sont gênés. Parce que les syndicats ont toujours finalement défendu plus de dépenses publiques, plus finalement de coûts sur les retraites publiques, plus de coûts sur la masse salariale publique, plus de coûts en général pour notre système, et un modèle social qui est trop cher. Pourquoi on a eu ce débat tout à l'heure autour du SMIC ?

Parce que finalement, on est dans une trappe à SMICardisation, parce qu'on a un modèle social trop cher, avec des charges qui arrivent très très vite, dès qu'on est autour de 2,5, 3 SMIC, qui arrivent dans des montants qui sont quasiment impossibles à payer pour des entreprises qui voudraient exporter, etc. Donc si on veut, parce que la lutte contre la pauvreté, elle ne se fera pas par des aides, des machins, des chèques énergie, etc. Elle se fera avant tout par la création d'emplois dans nos entreprises. Et la création d'emplois dans nos entreprises, elle se fait comment ?

Elle se fait en fiscalisant moins, en baissant la fiscalité sur les entreprises, contrairement à ce que Benjamin Hamart a l'air de dire. Eh bien oui, il faut baisser la fiscalité des entreprises. Il

39:49
Locuteur

faut baisser la fiscalité des

39:56
Présentateur

investisseurs,

39:57
Locuteur

il

39:57
Présentateur

faut baisser la fiscalité en général.

39:58
Locuteur

Et vouloir opposer

40:00
Présentateur

les uns

40:00
Locuteur

et les autres. Vous savez bien que 60

40:06
Locuteur 4

à 90 milliards de baisse

40:07
Locuteur

de la dépense

40:08
Présentateur

publique,

40:08
Locuteur

il va falloir mener dans les prochaines années. Mais sauf qu'il y a une urgence. Est

40:13
Présentateur

-ce

40:14
Locuteur

qu'on peut proposer ? On parle de chiffres et on ne dit jamais ce qu'il y a derrière eux. Non, mais moi je le dis.

40:20
Locuteur 6

Il

40:21
Locuteur

y

40:21
Locuteur 6

a 40 milliards,

40:22
Locuteur

il y a 40 milliards, c'est juste pour la retraite. Il y a des plateformes de l'âge de départ à la retraite à 65

40:31
Présentateur

ans. Tout ça, ça fait des économies. Vous les connaissez,

40:34
Locuteur

les

40:34
Présentateur

budgets.

40:35
Locuteur

Alors, Nicolas

40:35
Présentateur

Dupoignon. Oui, vous

40:36
Locuteur

êtes engagé, mais vous ne le faites pas.

40:40
Présentateur

Moi je trouve

40:41
Locuteur

qu

40:42
Présentateur

'il faut sortir de cette crise. Bon, soyons précis.

40:44
Locuteur 10

Il y a madame qui a juste raison, dit on dépense trop en France. D'accord. Mais déjà, si on pouvait avoir

40:50
Locuteur

des

40:51
Présentateur

prélèvements fiscaux plus justes, taxe sur les transactions financières, taxe sur le carburant des cargos qui nous amènent tous ces produits,

40:59
Locuteur 10

contrôle des charges sociales, c'est

41:01
Locuteur

-à

41:01
Locuteur 10

-dire que les travailleurs détachés payent des charges sociales, c'est-à-dire déjà remédier aux injustices que tous les jours les Français qui travaillent

41:08
Présentateur

voient. Premier point.

41:09
Locuteur

Deuxième

41:10
Présentateur

point. Au niveau

41:10
Locuteur

français.

41:12
Présentateur

Parce que nous sommes français. Donc ça résolvera. Deuxième point. Deuxième point.

41:17
Locuteur

Ça résolvera rien. Deuxième point.

41:19
Présentateur

Est-ce qu'on peut revoir les dépenses inutiles ? On a voté. On a voté

41:24
Locuteur 10

à l'Assemblée, un lundi, en deux heures, 2 milliards d'euros supplémentaires nets, 2 milliards d'euros supplémentaires, quasiment les taxes du 1er janvier, pour une Union européenne qui nous coûte 9 milliards d'euros nets

41:36
Présentateur

et qui subventionne la Turquie, l'Albanie, l'Ukraine, des

41:41
Locuteur

dépenses

41:42
Présentateur

de folie.

41:42
Locuteur

Dites-à-dire aux exploitants agricoles, ils vivent

41:44
Présentateur

beaucoup, beaucoup,

41:46
Locuteur

la politique agricole commune. Ne racontez

41:47
Présentateur

pas n'importe quoi.

41:48
Locuteur

Ça veut dire que ce

41:49
Présentateur

que les Français ne comprennent pas,

41:51
Locuteur

c

41:51
Présentateur

'est qu'au-delà de la nécessaire baisse de la pression

41:54
Locuteur

fiscale,

41:54
Présentateur

on

41:55
Locuteur

ne

41:55
Présentateur

favorise pas, comme

41:57
Locuteur

dans tous les pays du

41:57
Présentateur

monde, les producteurs français, qu'on arrête des dépenses inutiles, que si déjà on faisait ça, le train de vie de l'État... Je remarque

42:05
Locuteur 10

symboliquement, Madame, je remarque symboliquement que le Président de la République fait le tour de force de s'exprimer en créant un

42:12
Présentateur

nouvel organisme, le Haut Conseil pour le Climat. Mais c'est délirant. Alors juste,

42:18
Locuteur

Nicolas Dupont-Aignan, ça veut dire quoi concrètement ?

42:20
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, ça veut dire quoi concrètement ?

42:21
Locuteur

Ça veut dire qu'il y a une marge de manœuvre. Ça veut dire que samedi, vous appelez

42:24
Présentateur

à manifester avec les Gilets jaunes pour ce troisième

42:25
Locuteur

acte ? J

42:26
Locuteur 10

'appelle tous les Gilets jaunes à être

42:27
Locuteur

présents

42:28
Présentateur

sur les ronds-points, sur les barrages, de manière pacifique, car c'est un grand mouvement populaire pacifique.

42:33
Locuteur

Et je leur dis... Vous savez qu'ils

42:34
Présentateur

veulent aller aux Champs

42:35
Locuteur

-Elysées ? Moi, je ne

42:36
Présentateur

suis pas comme ça. Ça veut dire quoi ? Moi,

42:37
Locuteur

je n'ai jamais dit d'aller aux

42:38
Présentateur

Champs-Elysées.

42:39
Locuteur 10

J'ai refusé cette mise en scène ridicule du week-end dernier, qui a d'ailleurs commis un tort considérable à la France dans le monde. Stupide. Je dis, les Gilets jaunes, c'est le peuple.

42:51
Locuteur

Les Gilets

42:53
Présentateur

jaunes, ils ne veulent pas de votre soutien.

42:54
Locuteur

Mais ils veulent du soutien de tout le monde. Ils

42:56
Locuteur 10

ne veulent pas de la récupération et d'un

43:00
Locuteur

soutien monopole. Qui vous

43:01
Locuteur 9

accuse de

43:02
Locuteur

récupération ? Évidemment, écoutez, j'ai été sur

43:03
Locuteur 10

les barrages des Gilets jaunes, j'étais très bien accueilli, parce qu'ils savent très bien, ils savent très bien, que je ne dis pas que tous les Gilets jaunes sont de

43:10
Locuteur

partout. Vous n'avez pas l'impression d'exploiter

43:11
Présentateur

la crise politique

43:12
Locuteur

?

43:12
Présentateur

Pas

43:12
Locuteur

du tout. Parce que,

43:13
Locuteur 10

madame, on s

43:14
Locuteur

'est

43:14
Locuteur 10

assez moqué de moi sur ces télévisions, quand en 2012, je levais les barrières d'autoroutes

43:18
Locuteur

pour

43:19
Locuteur 10

le scandale, mais ahurissant de la spoliation des sociétés d'autoroutes privées sur les autoroutes. Ils savent que je défends l'intérêt général. Maintenant, il y a plein de Gilets

43:28
Présentateur

jaunes qui ne sont pas du tout pour moi, qui sont pour M. Hamar, qui

43:30
Locuteur

sont...

43:31
Présentateur

Et je m'en fiche. Je veux qu'on résolve le problème et qu

43:34
Locuteur

'on

43:34
Présentateur

baisse les taxes sur ceux qui travaillent. Et si on est mobilisé, si on tient le choc, si on est pacifique, pacifique, tranquille, vous verrez que le gouvernement sera obligé, avant le 1er janvier, d'annuler la taxe. Et j'aurais fait mon boulot.

43:49
Locuteur 10

Et j'aimerais que les

43:49
Locuteur

syndicats... Vous l'écoutez, vous l'avez fait, vous l'avez fait, vous l'avez fait, mais

43:50
Locuteur 1

c

43:51
Locuteur

'est juste pour nous dire en

43:52
Locuteur 1

10

43:52
Locuteur

secondes.

43:52
Locuteur 1

Vous dites que vous ne récupérez pas le mouvement, je veux bien l'entendre. Vous dites quand même que j'appelle.

43:57
Locuteur

Oui, je soutiens.

43:58
Locuteur 1

Vous parlez en

43:59
Présentateur

leur

44:00
Locuteur

nom.

44:00
Présentateur

Non, j'appelle au soutien. Je dis aux

44:02
Locuteur

Français. Vous parlez en leur nom.

44:03
Présentateur

Non, M. Mejeudy, soyons très précis. C

44:05
Locuteur

'est périlleux quand

44:06
Présentateur

même.

44:06
Locuteur

Mais

44:06
Présentateur

j'assume à 150%. Je vais vous dire. La désindexation des pensions de retraite. Non, mais soyons précis. M. Dubourgne, attendez.

44:12
Locuteur

Ce gouvernement... Moi, j'assume politiquement. Je constate, M.

44:15
Locuteur 1

Dubourgne, que vous parlez

44:16
Locuteur

en leur nom. Non, je ne parle pas en leur nom. Et c'est bien ça. Et je n

44:19
Présentateur

'aurai jamais cette prétention de

44:21
Locuteur

parler en leur nom. C'est bien le

44:21
Locuteur 1

problème de ce

44:22
Locuteur

mouvement.

44:23
Locuteur 1

C'est que ce mouvement juge les politiques

44:25
Locuteur

suspects,

44:26
Présentateur

juge les syndicats suspects. Eh bien, je vais vous

44:28
Locuteur

dire... Suspect. Et ils ne veulent pas de mouvement. Ils ne

44:30
Locuteur 1

veulent

44:30
Locuteur

pas de vous. Vous vous trompez sur un point. Mais tout à l'heure, je lui ai eu un point d'ironie à l'égard

44:34
Locuteur 1

de M. Hamar. Je veux bien le retirer. Mais M. Hamar, ça ne change rien sur le fond. Vous n'étiez pas au des M.

44:40
Locuteur

Jeudi. Parce que les gilets jaunes dépassent tout ce que vous avez pu réussir. Dix secondes. Je vous

44:44
Présentateur

réponds.

44:44
Locuteur

Non, mais s

44:46
Présentateur

'il

44:48
Locuteur

vous plaît.

44:49
Présentateur

On va recevoir

44:50
Locuteur

nos invités qui attendent, j'aimerais bien,

44:51
Présentateur

par

44:52
Locuteur

correction, pouvoir les installer sur ce plateau. Je peux répondre à Brouillon. Je

44:56
Présentateur

vous assure que je compte.

44:57
Locuteur

Dix secondes.

44:58
Présentateur

J

44:59
Locuteur

'ai

44:59
Locuteur 10

dit,

44:59
Locuteur

on

45:00
Locuteur 10

ne récupère pas le mouvement, mais on a quand même le droit en tant qu'homme politique, en tant que syndicat, en tant que citoyen, en tant que journaliste, en tant qu'expert, de donner un avis et de dire

45:07
Présentateur

aux Français que s'ils ne bougent pas maintenant, ils seront plumés

45:10
Locuteur

et

45:11
Présentateur

ils ne pourront plus vivre dans leur pays qui

45:13
Locuteur

est plumé par ce gouvernement. On

45:14
Présentateur

attend avant

45:15
Locuteur

tout, et on

45:18
Présentateur

attend de la part

45:20
Locuteur

du gouvernement une

45:21
Présentateur

véritable feuille de route sur où on veut atterrir en termes de fiscalité à

45:25
Locuteur

la fin

45:25
Présentateur

du quinquennat, de combien on baisse vraiment les impôts, de combien on

45:29
Locuteur

baisse les dépenses avec le réel, la très trajectoire de baisse des dépenses. Parce que pour l'instant, on n'a rien de ce côté-là. 4 2022 n'a absolument rien donné. Et j'ai cru comprendre que le président de

45:41
Présentateur

la République commence à se poser de véritables questions là-dessus. J'espère qu'on va avoir une réponse sur ce sujet, parce qu'en janvier,

45:47
Locuteur

il

45:47
Présentateur

y a le prélèvement à la source qui arrive.

45:49
Locuteur

Et

45:49
Présentateur

ça va être quelque chose d'encore très difficile en termes de

45:53
Locuteur

compréhension.

45:53
Présentateur

Oui,

45:53
Locuteur

surtout qu'il y a

45:53
Présentateur

de

45:53
Locuteur

la France, il y a

45:54
Présentateur

de

45:54
Locuteur

la France, il y a de la France dans l

45:54
Présentateur

'administration

45:55
Locuteur

de fiscalité. Merci, Ferdi

45:58
Présentateur

Mollinier. Merci beaucoup, merci beaucoup Nicolas

46:01
Locuteur

Dupignan. Merci à vous.

46:01
Présentateur

Vous restez avec nous. Je voudrais qu'on entende justement, puisque ce n

46:04
Locuteur

'est

46:04
Présentateur

pas toujours clair pour tout le monde, la liste des revendications des Gilets jaunes, elle a été fournie hier au ministre de l'écologie. Donc, écoutons-les et on en rediscute juste après, bien sûr, calmement. Toujours.

46:24
Locuteur 4

Mon plein, il a pris 20 euros. On n'arrive plus à s'en sortir. Les taxes, elles nous assomment.

46:29
Locuteur 10

Aujourd'hui, on ne peut même plus sortir au restaurant. On ne peut même plus se payer une place de cinéma. On ne peut même plus partir en vacances.

46:35
Présentateur

On travaille pour l'État. C'est inadmissible.

46:50
Locuteur 10

On voudrait du pouvoir d'achat immédiat. Une revalorisation du SMIC plus importante. Un coup de pouce de l'État entre 150 et 200 euros, ça serait déjà un geste énorme. On ne lâchera pas.

47:04
Présentateur

La dissolution de l'Assemblée, il faut qu'on reparte à zéro. Nous sommes déterminés jusqu'à provoquer un référendum révocatoire pour provoquer des élections libres anticipées. La République, c'est à la fois l'ordre public

47:17
Locuteur

et

47:18
Présentateur

la libre expression des opinions. J'entends la colère

47:21
Locuteur

qui

47:22
Présentateur

a sa part de légitimité de nos concitoyens qui disent « Je veux bien comprendre ce que vous nous proposez,

47:26
Locuteur

mais

47:27
Présentateur

vous ne m'apportez pas de solution.

47:32
Locuteur 3

»

47:32
Locuteur 4

«

47:32
Locuteur

Ils

47:32
Locuteur 4

ne parlent pas des retraites, ils ne parlent pas du SMIC, ils ne parlent pas de rien. Ils parlent de l'environnement, la taxe carbone, l'environnement.

47:41
Locuteur

» «

47:41
Locuteur 2

S'ils ne comprennent pas, si les députés ne comprennent pas non plus, on tapera plus fort.

47:45
Locuteur 7

»

47:46
Locuteur

«

47:46
Locuteur 7

Quoi qu'il arrive, tant qu'on n'aura pas de réforme gourmandementale avec des gens des Gilets jaunes qui ont les connaissances du terrain et qui

47:52
Locuteur

ont

47:52
Locuteur 7

les connaissances culturelles et qui font partie de ces érudits anonymes, il est hors de question que ça bouge, bien au contraire, ça durcira.

47:59
Locuteur

» Si

48:00
Présentateur

vous nous rejoignez, merci à vous, avec une discussion évidemment fort animée compte tenu de cette crise et de l'ampleur de cette crise des Gilets jaunes depuis près de trois semaines maintenant. On accueille l'insoumis Gérard Miller. Bonsoir, bienvenue à vous.

48:11
Locuteur

Vous

48:11
Présentateur

êtes psychanalyste, cofondateur du Média, auteur de Mélenchon.

48:13
Locuteur

Mais

48:13
Présentateur

oui, 1968-2018 aux éditions du Seuil. Jean-Baptiste Djebari est avec nous, député de

48:18
Locuteur

la

48:18
Présentateur

République En Marche de la Haute-Vienne. Merci Benjamin Amar. Également responsable de la politique revendicative de la CGT Val-de-Marne, Bruno Jeudy, Emmanuel Lechypre. Vous êtes également avec nous. On a entendu à l'instant la liste des revendications des Gilets jaunes. Elle a été fournie hier à François de Rugy, le ministre de l'Écologie. On a démarré évidemment ce débat très animé. On va poursuivre avec un tour de table. Et évidemment, chacun va pouvoir prendre la parole, tout ça avec beaucoup de discernement. On va juste, parce que Benjamin Amar, vous étiez avec nous et on n

48:46
Locuteur

'a

48:46
Présentateur

pas encore pu vous entendre sur ce point. Et c'est important parce que là-dessus, on va voir si vous rejoignez. Benjamin Amar, Bruno Jeudy, vous posez juste avant cet extrait sonore et cette prise de parole des Gilets jaunes, la question de savoir si, au fond, les syndicats dans ce combat, dans cette crise des Gilets jaunes, vous avez été... On vous a piqué votre place pour dire les choses de manière un

49:06
Locuteur

peu triviale.

49:07
Présentateur

Ça, c'est délicieux. D'abord parce qu'on a un petit peu de mémoire. Je vous rappelle qu'on nous a sorti exactement les mêmes choses au moment des bonnets rouges. On nous avait dit la même chose. Vous vous êtes fait court-circuité, on vous a coupé l'herbe sous le pied. Les bonnets rouges ont disparu du paysage des mobilisations. Nous,

49:21
Locuteur

on

49:21
Présentateur

est toujours là. Ça fait 120 ans qu'on est là. Donc les Gilets jaunes, effectivement, sont mobilisés depuis trois semaines. Je l'ai dit... Enfin, je n

49:27
Locuteur

'ai

49:27
Présentateur

pas eu tout à fait l'occasion de le dire tranquillement. Mais en réalité, il y a une partie des Gilets jaunes qui font monter des revendications, qui sonnent en écho avec les nôtres. Mais pour dire tout à l'heure, ils font ce qu'on n

49:38
Locuteur

'est

49:38
Présentateur

pas arrivé à faire. Mais excusez-moi, le 17 novembre, il y avait beaucoup de monde avec les Gilets jaunes. Il y avait 300 000 personnes en France. Mais nous, réunir 300 000 personnes en France, on le fait régulièrement. Mais à ce moment-là, monsieur Jeudy, vous êtes là. Et avec un petit sourire en quoi, vous me dites mais il n

49:51
Locuteur

'y

49:51
Présentateur

avait personne en France. Vous étiez deux pelés et trois tendus. La semaine, samedi dernier, ils étaient 30 000 dans toute la France. Alors là, excusez-moi, nous, quand on réunit 30 000 personnes à Paris et pas en France... 100

50:01
Locuteur

000, 100 000, 100 000. Alors d'accord, 100 000. J'ai fait du l'arrivée du ministère à l'intérieur. Alors très bien, 100 000.

50:06
Présentateur

100 000, très bien, 100 000. Et

50:07
Locuteur

bien quand on

50:08
Présentateur

réunit 100 000 en France, monsieur, à ce moment-là, vous nous dites que c'est un désert. Donc je me rends

50:13
Locuteur

compte

50:13
Présentateur

que 100 000, selon que le Gilet est jaune ou selon que le Gilet est rouge, n'a pas la même appréciation pour vous. Ça fait partie du discours de discrédit des syndicats que monsieur avait tout à l'heure en nous disant que nous étions inaudibles. Je lui rappelle quand même, je vais vous rappeler un truc, monsieur Djébari. Vous avez été élu avec une majorité parlementaire au deuxième tour des élections législatives de 2017 avec 35% de participation. Mes camarades de la CGT Cheminot, sur lequel votre majorité a dit tant de mal, ils ont été élus avec une participation de 66%. Et la CGT, à qui certains d'entre vous promettaient vouer au gémonie,

50:44
Locuteur

et

50:44
Présentateur

bien effectivement, il a rejeté la première force syndicale à la SNCF. Donc je vais vous dire quelque chose. Les syndicats, ils ne sont pas dans le discrédit qui est le vôtre. Et je vais vous dire, sur les luttes sociales, on a eu raison d'avoir ce positionnement à la CGT. Ce que nous disons maintenant, c'est ceux des Gilets jaunes qui ont des revendications qui ne sont pas poujadistes, qui ne disent pas moins d'impôts de manière globale, ce qui ne veut rien dire, parce que moins d'impôts, c'est la jungle. Voilà ce qui se passe. Mais

51:09
Locuteur

ils demandent justice

51:10
Présentateur

fiscale, qui veulent lutter contre l'évasion

51:12
Locuteur

fiscale, qui veulent l

51:13
Présentateur

'augmentation des salaires. Ces gens-là, que ce soit dans la Haute-Garonne, à Narbonne, ou que ce soit à Toulouse, ou que ce soit à Orléans, ou que ce soit demain à Créteil, ou samedi à Paris, les Gilets jaunes qui veulent participer aux mobilisations de la CGT fondées sur un

51:28
Locuteur

radicalisme de

51:28
Présentateur

classe et de masse,

51:29
Locuteur

ceux-là, ils sont bienvenus. On vous a

51:31
Présentateur

entendu Benjamin Amard. On va donner, si vous le voulez bien, la parole à Gérard Miller qui nous a gentiment rejoint ce soir. Vous avez évidemment écouté attentivement ce matin Édouard Philippe, le Premier ministre, au micro de Jean-Jacques Bourdin. Quand il s'agit de parler de la hausse des carburants, c'est maintenu. Quand il s'agit de parler d'un coup de pouce du SMIC, pas de coup de pouce au SMIC. Qu'est-ce que vous comprenez de cette manière d'être droit dans ses bottes ? Et qu'est-ce que vous appelez à faire pour essayer de vous faire entendre ? Parce que vous non plus, à la France insoumise, vous n'êtes pas tellement plus audible finalement que du côté des syndicats.

Bon, je ne représente pas vraiment la France insoumise, même si je suis un électeur de Mélenchon, mais j'accepte ce rôle d'être insoumis puisque je m'y reconnais. Moi, j'ai écouté la vivacité du débat et je comprends parfaitement mon voisin. C'est-à-dire que le mouvement des Gilets jaunes, il ne tombe pas du ciel. Il y a eu avant un certain nombre d'autres manifestations, notamment organisées par les syndicats. Et il y a eu un certain nombre d'événements qui ont provoqué aussi l'affaire des Gilets jaunes. C'est

52:33
Locuteur

-à

52:33
Présentateur

-dire que vous apercevez qu'effectivement, par exemple, la disparition de l'ISF est une des raisons de cette mobilisation. Alors tout le monde a commencé à dire « ce sont les taxes ». Non, c'est l'ensemble de la politique de ce gouvernement qui a provoqué ce mouvement. Mais c'est aussi l'ensemble des manifestations de colère dont on disait « ce sont des échecs » qui ont provoqué. Pour moi, je ne situe pas du tout le mouvement des Gilets jaunes en opposition avec la lutte de la SNCF ou avec la lutte contre la loi travail. Je pense que tout ça fait boule de neige. Alors évidemment, ce n

53:01
Locuteur

'est

53:01
Présentateur

pas une avenue comme celle des Champs-Elysées. C'est

53:03
Locuteur

-à

53:03
Présentateur

-dire que

53:04
Locuteur

ce

53:04
Présentateur

n

53:04
Locuteur

'est

53:04
Présentateur

pas effectivement linéaire. N'empêche que quand j'écoute ce que disent les Gilets jaunes, en une semaine, ils ont élargi l'ensemble de leurs revendications. Vous voyez bien par exemple sur la question de l'ISF qui est quand

53:13
Locuteur

même

53:13
Présentateur

le péché originel du gouvernement Macron. Moi, je suis convaincu que chaque gouvernement, chaque quinquennat ou chaque septennat, il y a un péché

53:22
Locuteur

originel ou un

53:23
Présentateur

succès. Mitterrand peut lui reprocher mille choses et je serai le premier, même si j'ai voté pour lui. N'empêche que lorsque Mitterrand est arrivé en pouvoir en 1981, il nous a fait la cinquième semaine de congé payé dont vous bénéficiez tous. Il nous a fait effectivement l'augmentation du SMIC. Mais tout ce qu'il a fait après, ça n'a pas enlevé évidemment les critiques qu

53:39
Locuteur

'on

53:39
Présentateur

peut

53:39
Locuteur

verser. Le même mot aujourd'hui, ce

53:41
Présentateur

mouvement est l'héritier et des luttes syndicales et de la politique de M. Macron. On ne

53:46
Locuteur

peut

53:46
Présentateur

pas ne pas entendre Gérard Méliard. Je voudrais simplement préciser à nos téléspectateurs qui écoutent attentivement tout ce qu'on dit ce soir, même si parfois c'est un peu compliqué et bruyant. Mais grand angle exceptionnel à 22h avec des invités au cœur de la colère. pour aller voir vraiment au plus près des Gilets jaunes ce qu'ils pensent, ce qu'ils disent, ce qu'ils réclament 45 minutes d'enquête à 22h40 à ne surtout pas manquer ce grand angle exceptionnel avec Bruce Toussaint et bien sûr ses invités.

Jean-Baptiste Gébary, ce que je veux dire par là, c'est que quand on entend Gérard Miller et quand on lit ce sondage aujourd'hui avec ses Français, 75%, c'est ce que je vous avancez comme chiffre tout à

54:21
Locuteur

l

54:21
Présentateur

'heure, on est quand même à pratiquement trois semaines de mobilisation et on voit bien que l'opinion, elle est là, elle est massive derrière ce mouvement. Bon, ça veut dire que vous vous en sortez comment ? Vous

54:30
Locuteur

allez vous en sortir

54:30
Présentateur

comment ? Je veux répondre, mais je constate que tant Gérard Miller

54:33
Locuteur

et Benjamin

54:33
Présentateur

Hamas, je veux répondre à ça, essayent de, quelque part, ou tentent que les Gilets jaunes endossent leur propre plateforme politique. Et quand vous allez au fond des choses, moi ce qui m'intéresse, c'est pas de faire du théâtre, ou c'est pas d'avoir des débats complètement caricaturaux ici. Ce qui m'intéresse, c

54:47
Locuteur

'est

54:47
Présentateur

de comprendre réellement quelle est la cohérence de la plateforme politique des Gilets jaunes, telle qu'elle nous est présentée aujourd'hui, avec 20 mesures, ou plus parfois, qui sont présentées de façon très hétéroclée, très disparate, qui n'en font pas une politique. En tout cas, c'est pas la politique sur laquelle nous sommes, nous avons été élus, c'est pas celle que nous mettons en œuvre. Donc, si là-dedans, je vais être très concret,

55:03
Locuteur

si là

55:03
Présentateur

-dedans,

55:04
Locuteur

il y a des

55:05
Présentateur

mesures qui sont intéressantes, si là-dedans, il y

55:07
Locuteur

a

55:07
Présentateur

des mesures qui sont réalisables sur le plan financier, si, admettons même qu'à un moment, il y

55:12
Locuteur

a

55:12
Présentateur

un consensus politique, admettons, pour augmenter le SMIC de 200 euros, et qu'on sait quelle économie on met en face. Moi, j'ai pas de problème à hypothétiser tout ça. Sauf que je pense,

55:21
Locuteur

d

55:22
Présentateur

'abord, que la démocratie a parlé en mai et en juin 2017, et

55:25
Locuteur

ensuite, je pense que c'est assez irréaliste.

55:27
Présentateur

Non, mais ça fait des mois que vous voulez que le pays explose. Visiblement, ça vous ferait peut

55:32
Locuteur

-être même plaisir. On veut que

55:33
Présentateur

votre politique antisociale sèche,

55:34
Locuteur

ça n'est pas pareil. Et je vous

55:34
Présentateur

rappelle qu'il

55:35
Locuteur

y a

55:35
Présentateur

un truc qui s'appelle la démocratie, et il y a deux choses.

55:37
Locuteur

Mais j'ai pas de leçon à devoir recevoir de vous la démocratie. La démocratie, elle dit deux

55:39
Présentateur

choses. D'abord, effectivement,

55:40
Locuteur

il y a un vote. La majorité, c'est 50%

55:42
Présentateur

plus sain.

55:43
Locuteur

Et

55:43
Présentateur

cette démocratie, elle s'est exprimée à plusieurs reprises en mai 2017,

55:46
Locuteur

en juin 2017. Mais c'est pas le sujet. Vous m'avez pas répondu. Là, il y a quelque chose

55:50
Présentateur

de très, très, très parlant.

55:51
Locuteur

L'opinion massivement... Je pense que la démocratie, c'est le sujet. Non, mais c'est le sujet. Juste une chose. Justement.

55:56
Présentateur

Juste, vous me répondez pas là-dessus. Je voudrais votre réponse, parce que c'est quand

55:58
Locuteur

même le nouvel élément aujourd'hui, de

56:00
Présentateur

voir

56:01
Locuteur

que vous avez l'opinion contre vous. Qu'est-ce que

56:03
Présentateur

vous faites de ça ? Jusqu'à quand vous tenez ? Mais moi, si je prends une mesure sur les vins qui me convient, je vais dire que je suis sujet jaune. C'est ça que vous voulez faire

56:10
Locuteur

dire ? Non, c'est pas ça. Je peux vous

56:11
Présentateur

proposer une chose. Est-ce que, par exemple, il n'est pas raisonnable

56:14
Locuteur

?

56:14
Présentateur

Je vais vous proposer une chose simple, que j'entends partout et que je lis partout. Pourquoi ? Puisqu'il faut de l'argent, et nous sommes tous d'accord pour qu

56:22
Locuteur

'il

56:22
Présentateur

y

56:22
Locuteur

ait

56:22
Présentateur

de l'argent pour l'État. Pourquoi ne pas faire...

56:25
Locuteur

On est

56:25
Présentateur

tous d'accord. Pourquoi ne pas éviter ces taxes-là, qui vont frapper les plus faibles, et ne pas rétablir l'ISF ? C'est une chose, par exemple, très simple. J'ai écouté un débat où les gens disaient, vous êtes contre les taxes, mais vous êtes pour l'ISF. Mais évidemment, moi, je suis

56:40
Locuteur

contre les taxes pour les plus faibles. Mais les Gilets jaunes

56:41
Présentateur

ne disent pas forcément ça.

56:42
Locuteur

Et le prélèvement

56:43
Présentateur

forcétaire à 30% qui

56:44
Locuteur

limite la taxation du gouvernement, est-ce

56:47
Présentateur

que

56:47
Locuteur

c

56:47
Présentateur

'est

56:47
Locuteur

pas

56:47
Présentateur

une bonne idée ?

56:48
Locuteur

J'ai vu

56:48
Présentateur

ce que je pensais sur l'ISF. Je pense que l'ISF, rationnellement, techniquement, n'était pas un bon impôt. Je pense que symboliquement, politiquement, c'est quelque chose, effectivement, qui marque le quinquennat défavorablement pour

56:57
Locuteur

nous. C'est l'argent, quand même, l'ISF. Et bien, c'est la taxation du capital, c'est bien

57:00
Présentateur

ou c

57:00
Locuteur

'est

57:00
Présentateur

pas bien ? C'est pas de l'argent suffisamment pour augmenter le SMIC de 30, 40, 50 euros.

57:04
Locuteur

C'est pas suffisant, c'est 3 milliards et demi par an. Il paraît que c'est équivalent à une taxe. Mais l'évasion fiscal, 80 milliards d'euros par an, on fait quoi

57:12
Présentateur

?

57:12
Locuteur

Vous avez l

57:13
Présentateur

'impression...

57:13
Locuteur

Il

57:13
Présentateur

y a un magot qui est caché sur

57:14
Locuteur

une... Mais 80 milliards d'euros, c'est vrai, ça ! C'est pas un petit bateau, ils achètent... 400 milliards en 50,

57:19
Présentateur

vous en faites quoi

57:19
Locuteur

?

57:19
Présentateur

Vous êtes dans le fantasme... Vous faites quoi ?

57:21
Locuteur

Ah

57:21
Présentateur

bon ? C'est un fantasme,

57:22
Locuteur

les 80 milliards d'euros ? Alors, vous les cherchez, vous et moi, s'ils existent quelque part, ils sont visés quelque part... Mais ça s'appelle l'action

57:28
Présentateur

politique, monsieur !

57:29
Locuteur

Quand il s'agit d'aller contrôler les chômeurs, quand il s'agit de

57:32
Présentateur

stigmatiser les chômeurs, vous en avez de la détermination

57:34
Locuteur

politique ? Moi, je stigmatise les chômeurs... Excusez-moi, je vous rappelle les propos de monsieur Castaner sur les chômeurs ? Moi, je ne suis pas monsieur Castaner. D'accord, moi, je stigmatise les chômeurs... Moi, je stigmatise les chômeurs... Mais faites votre chose... Mais attendez, c'est vrai ou je n'ai pas de rester là sur les chômeurs ? Mais d'abord, alors... Qu'est-ce qui est tenable ? Qu'est-ce qui est

57:48
Présentateur

tenable pour le

57:49
Locuteur

gouvernement ?

57:49
Locuteur 2

Justement, d'abord, sur les 80 milliards d'évasion fiscale, c'est formidable. Sachez que tous les gens qui travaillent à Bercy seraient très heureux s'il n

57:56
Locuteur

'y

57:56
Présentateur

avait qu'à se baisser pour ramasser le pognon. 30 000 postes...

58:01
Locuteur

Et d'abord, il faut reconnaître que c'est un sujet, mais

58:05
Présentateur

pas

58:06
Locuteur

forcément un sujet sous Emmanuel Macron. Mais ça

58:09
Locuteur 2

a pas mal progressé.

58:10
Locuteur

Mais c'est vrai que c'est une dépiste.

58:12
Locuteur 1

Mais par contre, là où je ne

58:13
Locuteur

vous

58:13
Locuteur 1

comprends pas, c'est qu'Emmanuel

58:15
Locuteur 2

Macron, il a

58:15
Locuteur 1

donné la réponse hier. Il a dit, aujourd'hui, on peut dépenser moins pour un service public de meilleure qualité. Et

58:23
Locuteur

vous vouliez des chiffres précis.

58:24
Locuteur 1

Je vous cite trois choses. On est le pays d'Europe qui avons le niveau de dépense publique le plus élevé, le niveau d'impôt le plus élevé.

58:32
Locuteur

On

58:33
Locuteur 1

a le deuxième niveau de

58:34
Locuteur 7

précarité en Europe, derrière la Croatie. On a le sixième niveau de chômage le plus élevé. Et on a

58:40
Locuteur

une école gratuite. On

58:41
Locuteur 7

est quinzième au classement PISA. Notre école s

58:44
Locuteur

'effondre. On

58:46
Locuteur 1

est 23ème. Et Gérard Miller,

58:52
Locuteur

ça

58:52
Locuteur 1

va vous parler, vous avez vu les chiffres sans doute, sur le niveau de mortalité néonatale.

58:57
Présentateur

Ça veut dire juste quoi ? Ça veut dire que par

58:59
Locuteur

rapport

58:59
Présentateur

à l'argent qu'on dépense, la qualité du service public qu

59:03
Locuteur

'on a, elle s

59:03
Présentateur

'est

59:04
Locuteur

détériorée. Tout ça pour finir. Je

59:06
Présentateur

finis en disant qu'il n

59:07
Locuteur

'y a

59:07
Présentateur

pas seulement un problème d'injustice entre

59:09
Locuteur 1

classes sociales

59:09
Locuteur

par rapport à l'argent. Oui, mais il y a aussi un problème où les gens ont l'impression

59:13
Locuteur 1

de payer de plus en plus pour un service public

59:15
Locuteur

qu'on ne leur rend plus. S'il vous plaît. Bruno Jeudy, non.

59:18
Présentateur

Bruno

59:18
Locuteur

Jeudy. Il y a des marges de

59:19
Locuteur 1

malheur.

59:19
Présentateur

Bruno Jeudy. Édouard Philippe l'a dit ce matin. Alors, il ferme la porte à tout, mais il dit quand même, je vais recevoir une délégation représentative du mouvement. Oui. Est-ce que ça, c'est audible ? Je pense que ça...

59:29
Locuteur

Est-ce que

59:29
Présentateur

ça,

59:29
Locuteur

ça

59:29
Présentateur

fait sens quand on voit hier une heure et demie discussion avec le ministre de l'écologie ? Non, mais

59:33
Locuteur

forcément, ça va être

59:34
Présentateur

difficile. Je pense que c'est la partie la plus positive. Elle arrive trop tard, mais c'est ainsi dans le discours d'Emmanuel Macron, qui a ouvert la porte large, qui a fait une ouverture au dialogue, qui, dans l'après-midi, a demandé à son ministre de la Transition écologique de recevoir des gilets jaunes, et qui a décidé de changer de méthode, allant même jusqu'à dire qu'il faudra qu'il en sorte des solutions pragmatiques et concrètes. Et il a même ajouté

59:58
Locuteur 1

dans son propos, moi je l'ai relevé comme un élément presque étonnant, puisque Édouard Philippe ne dit pas tout à fait ça ce matin, prévoir y compris une modification, une révision de la trajectoire

1:00:07
Locuteur

budgétaire. – Bruno Édouard

1:00:08
Locuteur 1

Philippe, il a savonné la planche

1:00:10
Locuteur

d'Emmanuel Macron. – Non, mais on est d'accord, dans tous les cas, moi je m'en tiens à ce qu'il a dit. – On va y venir, on va y venir, on va y venir, on va y venir, on va y venir, on va y venir, on va y venir avec Jean-Baptiste. – Le dialogue

1:00:16
Présentateur

sera difficile, mais Jean-Baptiste

1:00:17
Locuteur 1

Djemari le disait à l'instant, il peut peut-être se nouer. Après,

1:00:21
Présentateur

il faut que tout soit sur la table, il faut que ce soit un dialogue sincère, il faut que les gilets jaunes y soient, ça démarre trop tard, mais bon, après tout,

1:00:29
Locuteur

il faut que ça

1:00:31
Locuteur 1

démarre, et il faut que ça démarre au plus

1:00:32
Locuteur

près du terrain. – Et je pense que c'est ça qui est assez difficile. – On ne parle que de chiffres. – Non, non, on ne va pas parler de chiffres, on va parler d'Édouard Philippe, vous allez

1:00:38
Présentateur

me

1:00:39
Locuteur

dire ce qu'il en est pour Édouard

1:00:39
Présentateur

Philippe.

1:00:40
Locuteur

Gérard Miller, qu'est

1:00:41
Présentateur

-ce que vous voulez aujourd'hui ? Troisième acte samedi, vous appelez à manifester, vous appelez à être aux côtés des gilets jaunes, vous les appelez à se mobiliser aux Champs-Elysées ? – C'est faux, vous me donnez une autorité aussi grande.

1:00:50
Locuteur

– Non,

1:00:51
Présentateur

moi je suis pour les manifestations, et évidemment pour soutenir celles de samedi, mais je ne suis pas, personnellement, parce que je ne parle au nom d'un qu'un parti, aucun mouvement, je ne suis pas contre le dialogue, et je voudrais rebondir sur ce que vous dites, c

1:01:02
Locuteur

'est

1:01:02
Présentateur

-à-dire que ce qui me semble important de dire au gouvernement, si on peut lui dire quelque chose, c'est qu'il n

1:01:07
Locuteur

'y a

1:01:07
Présentateur

aucune honte, aucune offense, aucun manque de virilité, que sais-je, à reculer. Le problème de ce gouvernement

1:01:13
Locuteur

et de ce pouvoir… – Mais sur quoi

1:01:14
Présentateur

? Est-ce que si on recule, alors, très

1:01:15
Locuteur

bien, Noto, est-ce

1:01:16
Présentateur

que si on recule sur la hausse des carburants, vous imaginez que le mouvement des Gilets jaunes puisse, j'allais dire,

1:01:24
Locuteur

se réorganiser, repenser des choses calmement

1:01:26
Présentateur

? Est-ce que vous pensez

1:01:27
Locuteur

qu'on prend un accord ? – Est-ce que vous pouvez

1:01:28
Présentateur

accepter que je suis aussi déboussolé que vous l'êtes vous-même,

1:01:30
Locuteur

et que le

1:01:30
Présentateur

gouvernement l

1:01:31
Locuteur

'est

1:01:31
Présentateur

par ce mouvement ? Il n'a été prévu par personne, donc ne me demandez pas comment il réagira. Ce que je pense simplement, c'est que c'est plutôt une bonne

1:01:37
Locuteur

chose, qu'on

1:01:37
Présentateur

dialogue évidemment avec eux,

1:01:39
Locuteur

que

1:01:39
Présentateur

c'est plutôt une bonne chose, qu'il

1:01:40
Locuteur

y ait

1:01:40
Présentateur

des assemblées populaires qui se développent un peu partout, et surtout qu'on explique qu'à la fois, comme je le disais, l'ISF est le péché originel, mais qu'il

1:01:47
Locuteur

y a

1:01:47
Présentateur

un autre péché originel de ce gouvernement, de ce pouvoir, c'est qu'il a dit « nous ne reculerons pas, nous ne ferons pas comme les autres ». C'est une

1:01:52
Locuteur

erreur. – Mais est-ce qu'on peut dire ce qu'il va se passer sur… – Ségolène Royal a reculé à juste titre au moment

1:01:56
Présentateur

des bonnets rouges, ça n'est pas une honte pour un

1:02:00
Locuteur

pouvoir

1:02:01
Présentateur

d'écouter, et vous me demandez de quoi faire, de donner effectivement, de conseiller…

1:02:06
Locuteur

– C'est écrit

1:02:06
Présentateur

plus

1:02:07
Locuteur

régional, mais est-ce que je peux illustrer ça ? – C'est écrit plus régional, mais est-ce que je peux illustrer ce que j'ai dit Gérard-Milleur ? – Concedé n'est pas grand, tout à l'heure, vous parliez du sondage

1:02:17
Présentateur

Opinion Noël qu'il

1:02:18
Locuteur

y a

1:02:18
Présentateur

eu, 75

1:02:19
Locuteur

% des Français, le Lab, il y a eu

1:02:21
Présentateur

plusieurs sondages qui disent tous à peu près la même chose, c'est-à-dire que 75% des Français estiment que les annonces de M. Macron vont renforcer les inégalités, c'est-à-dire que, quoi que fasse Emmanuel Macron, il a aujourd'hui une image qui correspond à une réalité de président des riches. Pourtant, il y aurait juste une chose, il y aurait des pistes. Vous savez, si ce gouvernement faisait des annonces sur les augmentations de salaires, peut-être qu

1:02:44
Locuteur

'il

1:02:44
Présentateur

serait audible sur d'autres sujets. – Moi, je propose que

1:02:46
Locuteur

Benjamin Amart se

1:02:46
Présentateur

présente

1:02:47
Locuteur

à la présidentielle et qu'il se présente à la présidentielle. – Excusez-moi, non, c'est ridicule, c'est-à-dire que vous avez la réponse à toi. – En l'occurrence, on pourrait

1:02:51
Présentateur

par exemple conditionner les exonérations de cotisations aux politiques salariales et aux politiques d'emploi des entreprises. Aujourd'hui, comme avec le généré des entreprises massivement, quelle que soit leur politique salariale ou

1:03:04
Locuteur

quelle que soit leur

1:03:04
Présentateur

politique

1:03:05
Locuteur

de l'emploi. – Alors, si vous dites ça

1:03:07
Présentateur

à M. Gébari, il va vous dire, « Oh, mais M.

1:03:12
Locuteur

Gébari, vous parlez caricaturales ! » – Alors,

1:03:16
Présentateur

Jean-Baptiste Gébari, répondez et

1:03:18
Locuteur

on vous écoute. – Je peux parler pour moi

1:03:19
Présentateur

-même et je vais rebondir à ce qu

1:03:20
Locuteur

'a

1:03:20
Présentateur

dit Gérard Miller sur le fait de reculer. Et reculer, c'est pas honteux. Mais par exemple, c'est qu'il

1:03:24
Locuteur

y a

1:03:24
Présentateur

une royale sur l'écotaxe, 1,2 milliard. Peut-être qu'aujourd'hui, on ne sait plus financer la régénération des routes. Par exemple, vous voyez, donc reculer, ça a toujours une conséquence. Reculer sur la fiscalité carburant, 3 milliards cette année, ça a des conséquences sur l'emploi public. Donc, il

1:03:35
Locuteur

faut

1:03:35
Présentateur

dire combien ? Il faut dire que c'est

1:03:37
Locuteur

10 000 emplois publics, 20 000 emplois publics, ou moins d'argent pour l'hôpital,

1:03:41
Présentateur

ou

1:03:41
Locuteur

moins d'argent

1:03:42
Présentateur

pour

1:03:43
Locuteur

l

1:03:44
Présentateur

'école

1:03:44
Locuteur

publique. – Quand

1:03:45
Présentateur

il

1:03:45
Locuteur

y a 75% des Français qui après un mouvement

1:03:47
Présentateur

aussi vif

1:03:49
Locuteur

restent

1:03:49
Présentateur

convaincus de ça, je

1:03:51
Locuteur

pense que… – Moi,

1:03:53
Présentateur

j'ai vécu à

1:03:53
Locuteur

l'étranger,

1:03:54
Présentateur

j

1:03:54
Locuteur

'ai

1:03:54
Présentateur

plus apprécié aussi ce qu'était la France de l'extérieur. Et je voudrais quand même qu'on dise un peu, oui, j'ai cette chance. Et ça ouvre aussi un peu,

1:04:00
Locuteur

vous devriez… – C'est formidable, quel mépris de classe ! – Benjamin

1:04:06
Présentateur

Amart, s'il vous plaît,

1:04:07
Locuteur

Jean-Baptiste Gébari. – Personne ne vous croit. – J'aurais trois questions en fait à vous poser à moi. – Vous savez, vous êtes tellement dans le théâtre que plus personne ne vous croit. – S'il vous plaît, Pierre Amart, s'il vous plaît. –

1:04:13
Présentateur

Posez

1:04:14
Locuteur

-vous cette question,

1:04:14
Présentateur

la

1:04:14
Locuteur

politique, c'est pas du théâtre. – Ça ouvre, c'est incroyable. – Moi, je suis Jean-Baptiste Gébari.

1:04:17
Présentateur

– Sincèrement,

1:04:18
Locuteur

je

1:04:18
Présentateur

ne

1:04:18
Locuteur

me

1:04:18
Présentateur

suis pas engagé pour 5 ans pour débattre avec des gens qui vivent de ce théâtre

1:04:21
Locuteur

politique-là. – Ah ben, excusez-moi, c'est moi que vous avez en face. – Oui, non, mais je prends, je prends, je subis, je subis, je subis. – Vous

1:04:27
Présentateur

aimeriez quelqu'un d'autre, mais c'est moi,

1:04:29
Locuteur

je suis désolé. –

1:04:29
Présentateur

Non, mais je pense que vous ne me rendez même pas servi à cette propre clientèle.

1:04:31
Locuteur

–

1:04:31
Présentateur

Non,

1:04:32
Locuteur

mais surtout,

1:04:32
Présentateur

là, ça ne

1:04:33
Locuteur

rend

1:04:33
Présentateur

pas servi à son téléspectateur, surtout, parce qu'il n'entend plus rien.

1:04:35
Locuteur

– Non, mais en fait, j'essaie d'avoir un

1:04:36
Présentateur

débat avec Gérard Miller pour dire effectivement que, pour moi, reculer,

1:04:39
Locuteur

c

1:04:39
Présentateur

'est pas honteux, mais il faut dire quel impact ça a. Il faut aussi dire ce que la France fait de bien. C'est un pays qui a une école publique, gratuite, c'est un acquis de

1:04:45
Locuteur

l'OEVAT

1:04:45
Présentateur

et ça ne marche toujours pas trop mal, quoi qu'on en dise. Quoi que disent les chiffres. L'hôpital public, qui a des grandes difficultés, qui connaît des dysfonctionnements.

1:04:51
Locuteur

– Et les Français

1:04:52
Présentateur

n

1:04:52
Locuteur 2

'ont jamais été aussi mal soignés, ou non aussi,

1:04:54
Présentateur

ça fait longtemps que l'accès... Mais c'est pas de votre faute, encore

1:04:56
Locuteur

une fois. – Mais c'est pas

1:04:56
Présentateur

la question.

1:04:57
Locuteur

– Mais l'accès, il

1:04:57
Présentateur

y

1:04:58
Locuteur

a plein de

1:04:58
Présentateur

Français qui ne peuvent plus se

1:04:59
Locuteur

soigner. – Le système

1:05:00
Présentateur

français, il est en difficulté, il manque peut-être de financement, il y a du mal-être des soignants, mais il permet de soigner

1:05:06
Locuteur

aujourd'hui des pathologies qui sont graves. – Des

1:05:08
Présentateur

millions

1:05:08
Locuteur

d'euros

1:05:08
Présentateur

supplémentaires non payés.

1:05:09
Locuteur

– D'accord, mais

1:05:10
Présentateur

on

1:05:10
Locuteur

peut dire qu'il y a... – Vous permettez, je vous pose

1:05:13
Présentateur

une question ? –

1:05:14
Locuteur

Merci,

1:05:14
Présentateur

c

1:05:14
Locuteur

'est

1:05:14
Présentateur

gentil. –

1:05:15
Locuteur

Je

1:05:15
Présentateur

voudrais juste qu'on entende, il y a des personnalités là, depuis quelques jours maintenant, qui se manifestent, des personnalités du spectacle, des personnalités publiques, des artistes qui approuvent le soutien au mouvement. Ils le disent. Écoutez, vous allez reconnaître, forcément.

1:05:30
Locuteur

– J

1:05:31
Locuteur 8

'étais très surpris de l'ampleur du mouvement, mais je comprends. Si on oppose la transition écologique, qui est une absolue nécessité, il faut quand même le rappeler, au pouvoir d'achat,

1:05:40
Locuteur

c

1:05:40
Locuteur 8

'est voué à

1:05:41
Locuteur

l

1:05:41
Locuteur 8

'échec. On ne peut pas faire cette transition au détriment du pouvoir d'achat des plus modestes. Donc je comprends que les gens réagissent comme ça, parce qu'effectivement, on est déjà dans un pays où les inégalités sont fortes. Si en plus, ces inégalités augmentent, et que vous n'avez pas de perspective de pouvoir progresser socialement, et que votre pouvoir d'achat mécaniquement baisse, c'est insupportable.

1:06:01
Locuteur

–

1:06:02
Présentateur

Alors, il

1:06:02
Locuteur

y a

1:06:02
Présentateur

les artistes, et puis il y

1:06:03
Locuteur

a

1:06:03
Présentateur

François-Horipino. Vous imaginez, là, on est dans le bout du bout.

1:06:06
Locuteur

– Je n'ai

1:06:06
Présentateur

pas tout entendu, parce que

1:06:07
Locuteur

le soin était faible. – Non, mais vous savez très bien que François-Horipino a

1:06:09
Présentateur

pris

1:06:09
Locuteur

fête école pour les Gilets jaunes. Ça veut dire que vous

1:06:12
Présentateur

avez réussi à rassembler contre vous un spectre tellement large qu'on se demande de ce

1:06:17
Locuteur

qu

1:06:17
Présentateur

'on…

1:06:18
Locuteur

– Mais

1:06:18
Présentateur

François-Horipino a paré amateur en la matière.

1:06:20
Locuteur

–

1:06:20
Présentateur

Donc, ce que je dis, c'est qu'on a une politique sur le pouvoir d'achat, qui factuellement commence à produire des effets. Et je dis qu'on a une nécessité. Mais vous, ça vous fait rigoler, mais c

1:06:31
Locuteur

'est pas théorique. – Ah oui, c'est drôle.

1:06:31
Présentateur

–

1:06:32
Locuteur

Et on

1:06:32
Présentateur

a la transition énergétique qui, derrière, recouvre des réalités hyper concrètes sur le logement, sur la facture énergétique, sur laquelle on met des mesures pour accompagner les Français. Donc,

1:06:43
Locuteur

c

1:06:43
Présentateur

'est la politique du pouvoir d

1:06:44
Locuteur

'achat, c'est le travail

1:06:45
Présentateur

paye, et c'est

1:06:46
Locuteur

qu'on accompagne les

1:06:47
Présentateur

moins

1:06:47
Locuteur

aidés d'entre nous. – Sauf que, Jean-Baptiste Dubarry,

1:06:48
Présentateur

je vais vous poser une autre question, parce que vous ne me répondez pas. Moi, quand j'entends Gilles Lejean, le patron des députés de la majorité à l'Assemblée, qui aurait dit à propos de cette fin de non-recevoir d'Edouard Philippe, quand il dit à Laurent Berger, patron de la CFDT, quand il fait cette proposition de concertation avec les syndicats, les Gilets jaunes, l'ouvernement, quand, pour Edouard Philippe, c'est une fin de non-recevoir, il dit, j'ai cru que sa langue avait fourché, tellement c'était inconscient, son inconscient avait parlé.

1:07:14
Locuteur

Quand on a

1:07:14
Présentateur

des

1:07:15
Locuteur

élus macronistes,

1:07:15
Présentateur

Patrick Vignal, qu'on a eu sur ce plateau, Mathieu Orphelin, qui dit, je suis déçu sur les mesures concrètes qu'on aurait pu annoncer aujourd'hui. Il y

1:07:21
Locuteur

a

1:07:21
Présentateur

un problème chez vous,

1:07:23
Locuteur

on voit bien qu'au sein de la majorité, il y a une vraie difficulté, et peut-être même pour Edouard

1:07:26
Présentateur

Philippe. Répondez-moi, s'il vous plaît, là-dessus, et pas sur le pouvoir d'achat, là-dessus,

1:07:30
Locuteur

s'il vous plaît. – J'ai vu

1:07:30
Présentateur

Laurent Berger, lundi, pendant 30 minutes, et on a parlé de comment construire ensemble, dans les territoires, des solutions hyper concrètes, par exemple. –

1:07:38
Locuteur

Non, mais

1:07:38
Présentateur

je ne

1:07:38
Locuteur

veux

1:07:38
Présentateur

pas vous répondre à vos sondages, je vous réponds

1:07:40
Locuteur

sur la politique qu'on fait. – Ce n'est

1:07:41
Présentateur

pas un sondage,

1:07:41
Locuteur

ce n

1:07:41
Présentateur

'est pas un commentateur politique.

1:07:42
Locuteur

–

1:07:42
Présentateur

C

1:07:42
Locuteur

'est

1:07:42
Présentateur

de la division qui commence à s'installer au sein

1:07:44
Locuteur

même

1:07:44
Présentateur

de la

1:07:45
Locuteur

majorité. – Non, écoutez, moi, mon

1:07:45
Présentateur

travail, mon travail n'est pas le vôtre, mon travail, c'est d'essayer de faire des choses pour améliorer la santé du pays. C'est ça, mon travail. Et donc, j'ai vu Laurent Berger, par exemple, lundi, non mais si, non mais... pour tenter de mettre en place, dans les territoires notamment, des choses qui sont hyper concrètes pour les Français. Dans les entreprises, des plans de déplacement, dans les entreprises, pour avoir plus de mobilité partagée. – D'accord.

1:08:04
Locuteur

– Vous voyez, vous êtes sur

1:08:06
Présentateur

le sondage, vous essayez de me

1:08:07
Locuteur

faire dire... – Ce n'est pas un

1:08:08
Présentateur

sondage, c'est des retours, vous

1:08:09
Locuteur

n'entendez rien, ce sont vous. – Je vous réponds,

1:08:10
Présentateur

je vous réponds. Non mais vous faites une boursouflure politique. –

1:08:13
Locuteur

Donc il n'y a pas de malaise, il n'y a pas de malaise. – Je ne dis pas ça,

1:08:17
Présentateur

mais peut-être qu'on peut tous ici s'accorder sur le fait que, sans arrêt, parler de tout ça, d'en faire... Je vous rappelle qu'il y a 6 mètres.

1:08:23
Locuteur

– Ah, c

1:08:23
Présentateur

'est

1:08:23
Locuteur

ce que

1:08:23
Présentateur

c

1:08:23
Locuteur

'est.

1:08:23
Présentateur

–

1:08:23
Locuteur

Non mais,

1:08:23
Présentateur

il y a un mois et demi, 3 mois, vous faisiez de Benalla, ici, sur ce plateau, H24, l'affaire du siècle.

1:08:29
Locuteur

– Donc vous ne craignez pas l'acte 3, c'est l'Union d'Elysée ? – Non, moi je dis, mon sujet à moi, mon sujet

1:08:35
Présentateur

à moi... –

1:08:36
Locuteur

D

1:08:36
Présentateur

'abord, la crainte, je ne crois pas que ce soit un bon conseiller en politique. Mon sujet à moi, j'ai été élu pour ça, c'est de faire en sorte que notre politique, qui peut être améliorée, qui peut être adaptée,

1:08:44
Locuteur

elle

1:08:44
Présentateur

soit utile au français.

1:08:45
Locuteur

– Non mais est-ce que je peux reformuler la question de

1:08:46
Locuteur 2

Nathalie, qui revient à dire quand même, face à ce sentiment d'impuissance des députés, est-ce que vous ne... – Il n

1:08:51
Locuteur

'y

1:08:51
Locuteur 2

a pas

1:08:51
Présentateur

un sentiment d'impuissance.

1:08:52
Locuteur

–

1:08:52
Présentateur

Bah si, regardez les états d'âme. Est-ce que vous n'avez pas l'impression de vous heurter à un mur

1:08:56
Locuteur

du

1:08:57
Présentateur

côté de Bercy, par exemple ? Est-ce qu'il n

1:09:02
Locuteur

'y a

1:09:02
Présentateur

pas une pression qui est

1:09:03
Locuteur

la pression

1:09:04
Présentateur

comptable, entre guillemets, que représente parfaitement Edouard

1:09:06
Locuteur

Philippe, qui a incarné ce matin Edouard

1:09:08
Présentateur

Philippe

1:09:08
Locuteur

? – Que

1:09:08
Présentateur

voulez-vous me demander ? – On va essayer. Gérard Miller, samedi, vous l'avez dit, les Gilets jaunes doivent manifester. Les Gilets

1:09:16
Locuteur

jaunes doivent se faire

1:09:16
Présentateur

entendre encore une

1:09:17
Locuteur

fois. La liste

1:09:18
Présentateur

des revendications, elle est longue comme le bras. Même si, effectivement, on l'opposait à Jean-Baptiste Gébari, on voit bien qu'elle est longue comme le bras. Et vous l'avez dit vous aussi, Benjamin Amar, vous l'avez concédé. Parfois, c'est une espèce de embruglio. Vous l'avez concédé vous-même.

1:09:31
Locuteur

– C'est l

1:09:32
Présentateur

'hétérogénéité. – Oui, mais c'est ça qui fait le charme. –

1:09:35
Locuteur

Vous savez, nous sommes tous

1:09:36
Présentateur

trop jeunes ici pour avoir connu la Révolution française. Je pense qu'au moment de la Révolution française, dans les cahiers des doléances des gens qui ont fait cette Révolution, il y avait ce que

1:09:43
Locuteur

BFM de l'époque

1:09:44
Présentateur

aurait trouvé excessif.

1:09:45
Locuteur

– La Révolution

1:09:46
Présentateur

en France, c

1:09:47
Locuteur

'est

1:09:47
Présentateur

ça le signal, Gérard Miller ? La Révolution en France, c'est ça le signal ? – Je trouve que ce qui est formidable, c'est que ça peut être une Révolution, mais pas au sens sanglant de la Révolution française, une Révolution citoyenne. –

1:09:57
Locuteur

Vous vous souvenez

1:09:58
Présentateur

de Nuit Debout ? –

1:09:59
Locuteur

Vous vous

1:09:59
Présentateur

souvenez du mouvement

1:10:00
Locuteur

Nuit

1:10:00
Présentateur

Debout

1:10:01
Locuteur

? – Regardez, ça

1:10:01
Présentateur

a duré combien de temps ?

1:10:02
Locuteur

–

1:10:02
Présentateur

Ah non mais attendez, là manifestement, on a cité le bonnet rouge,

1:10:06
Locuteur

on

1:10:06
Présentateur

a cité Nuit Debout, on cite aujourd'hui un mouvement beaucoup plus ample.

1:10:09
Locuteur

–

1:10:09
Présentateur

Ce n

1:10:09
Locuteur

'était

1:10:09
Présentateur

pas du tout la même

1:10:09
Locuteur

population. – Non, mais c'était un mouvement citoyen. – C'était un mouvement citoyen. – Moi j'ai été arrêté, j'ai trouvé ça intéressant.

1:10:15
Présentateur

–

1:10:15
Locuteur

Donc

1:10:15
Présentateur

ne sous-estimons pas ce mot. Peut-être pas

1:10:17
Locuteur

-t-il atteint.

1:10:18
Présentateur

Ce qui est étonnant dans ce mouvement, vous l'avez vu notamment dans les manifestations de la semaine dernière, c'est que la plupart des gens sont des primo-manifestants, j'ai appris le terme. Ça veut dire qu'effectivement aujourd'hui, quand vous me demandez le terme de révolution,

1:10:29
Locuteur

il

1:10:29
Présentateur

ne me choque pas. Moi je souhaite une révolution citoyenne, pacifique, et une révolution qui permette à la majorité des gens de s'exprimer. Est-ce que vous me permettez juste de faire une remarque à M. le député, puisqu'on peut dialoguer ? C'est que

1:10:40
Locuteur

ce

1:10:41
Présentateur

qui est sans doute le grand problème de la France d'aujourd'hui, c'est que l'État a déserté la question salariale, et je comprends l'agacement et l'énervement et la colère de mon voisin. Ça a déserté la question salariale, on ne peut plus parler dans ce pays d'augmentation de salaire depuis des années, sans qu

1:10:56
Locuteur

'on

1:10:56
Présentateur

vous dise et la mondialisation et la concurrence, et ça s'est déplacé sur la question fiscale. L'important, c'est de ramener maintenant la question sur la question salariale. Il faut augmenter les salaires, il faut considérer que ça n'est pas effectivement un gros mot que de demander aussi bien pour le SMIC que pour le reste des salaires qu'ils soient plus élevés.

1:11:14
Locuteur

–

1:11:14
Présentateur

Oui, sous

1:11:14
Locuteur

réserve,

1:11:15
Présentateur

sous réserve, de dire les

1:11:16
Locuteur

conséquences à ça. – Sera une question secondaire peut

1:11:18
Présentateur

-être par rapport à la question du

1:11:19
Locuteur

salaire. –

1:11:19
Présentateur

Moi,

1:11:19
Locuteur

je

1:11:19
Présentateur

peux être en accord avec votre constat, je peux même être en accord avec le début des solutions, il faut dire les conséquences.

1:11:25
Locuteur

– La

1:11:25
Présentateur

conséquence de l'augmentation des salaires,

1:11:27
Locuteur

c'est pas de problème. – Là, je vais

1:11:28
Présentateur

paralyser

1:11:29
Locuteur

les politiques depuis. – Il y en a quelques minutes à peine, je vais vous donner la parole, mais calme.

1:11:32
Présentateur

– Les

1:11:32
Locuteur

conséquences en

1:11:32
Présentateur

termes de dépenses publiques, les conséquences en termes du nombre de fonctionnaires,

1:11:35
Locuteur

et

1:11:35
Présentateur

il

1:11:35
Locuteur

faut dire tout ça, il faut faire la fonction des salaires. – Je vais rebondir sur ce qu'a dit Jean-Baptiste Gébary tout à l'heure,

1:11:38
Locuteur 1

qui disait qu'on essaie d'organiser avec Laurent Berger des débats dans les territoires. –

1:11:44
Locuteur

Des actions

1:11:45
Locuteur 1

concrètes.

1:11:45
Locuteur

– Je crois qu'il y a urgence à le faire, parce qu'il y a

1:11:47
Locuteur 1

urgence pour le président de la République à sortir de ce tête-à-tête avec la rue qui est absolument mortifère pour lui. On l'a bien vu, samedi c'était symbolique, ils n'ont pas voulu aller au champ de Mars, ils ont voulu aller au champ, pourquoi ? Parce qu

1:11:59
Locuteur

'ils

1:11:59
Locuteur 1

voulaient s'approcher au plus près de l'Elysée pour s'adresser directement à lui. Et c'est la conséquence sans doute d'une présidence qui a été trop verticale, alors qu'Emmanuel Macron avait fait une campagne incroyablement horizontale, et avec cette présidence verticale dont il a peut-être abusé, il se retrouve face à face avec la rue, parce qu'il n'y a plus des syndicats sont faibles, parce que les partis de l'opposition ont explosé, et ça, ça doit changer, c'est pour ça que vous avez urgence,

1:12:23
Locuteur

et vous devriez faire vite

1:12:24
Présentateur

faire

1:12:24
Locuteur

ces débats. – Vous allez fermer les champs d

1:12:25
Présentateur

'Elysée ou pas, samedi ? – Moi, à

1:12:27
Locuteur

titre

1:12:27
Présentateur

personnel, non, mais je crois que le ministre de l'Intérieur,

1:12:30
Locuteur

qui a dû faire une

1:12:30
Présentateur

évaluation, une appréciation en sécurité, je crois,

1:12:33
Locuteur

a

1:12:33
Présentateur

dit que les champs d'Elysée ne seraient pas ouverts. – Les champs d'Elysée seront interdits d'accès, donc, pour les

1:12:37
Locuteur

manifestants ? –

1:12:37
Présentateur

Je crois que c'est ce qui a été annoncé.

1:12:39
Locuteur

–

1:12:39
Présentateur

Benjamin Amart. –

1:12:40
Locuteur

Juste une chose, je

1:12:40
Présentateur

rappelle juste quand même que le samedi 1er décembre, il y a aussi une manifestation des gilets rouges, avec ou sans gilet d'ailleurs. La CGT, elle va manifester, comme elle l'a fait le 9 octobre, comme elle l'a fait pendant tout le printemps dans le cadre de la réforme régressive de la SNCF, comme elle l'avait fait l'année dernière au moment, la réforme des ordonnances.

Et effectivement, nous y convions tous ceux qui participent, tous ceux qui rejettent cette politique qui fait exploser les inégalités, qu'ils aient des blouses blanches, des gilets jaunes ou des gilets rouges, qu'ils viennent sur des bases idéologiques précises, c'est-à-dire celles qui réclament la lutte contre l'évasion fiscale, effectivement l'augmentation des salaires. Mais bien évidemment qu'il y a de la colère.

1:13:14
Locuteur

Mais

1:13:14
Présentateur

je vais vous dire quelque chose, Nathalie Lévy, il y a des pays où les inégalités ont explosé ces dernières années. Et lorsque les libéraux, effectivement, ont fait augmenter la précarité, augmenter le chômage derrière, qu'est-ce qui arrive ? Salvini en Italie, Bolsonaro au Brésil, Trump aux Etats-Unis. C'est-à-dire que lorsque la précarité s'installe, c'est l'extrême droite populiste, effectivement l'extrême droite la plus démagogue, la plus dangereuse, qui arrive au pouvoir les libéraux, font le lit, dressent la table pour les crypto-fascistes, il est là le danger. Voilà pourquoi il faut mesurer cette colère sociale. Ce

1:13:44
Locuteur

que vous dites est factuellement faux. Ce que vous dites est factuellement faux. Ah

1:13:47
Présentateur

bon

1:13:47
Locuteur

? Salvini n'est

1:13:48
Présentateur

pas au pouvoir après.

1:13:49
Locuteur

Non, ce n'est pas ça qui est faux. Ce n'est pas ça qui est faux. Ce que vous

1:13:53
Locuteur 2

dites, c'est que l'Italie n'a pas fait de réforme libérale.

1:13:56
Locuteur

Et ce sera le job acte ? Prenez l'Italie, prenez l'Espagne. L

1:13:59
Locuteur 2

'Espagne a fait des réformes beaucoup

1:14:00
Présentateur

plus profondes. Le Portugal, et aujourd'hui ce sont des pays qui partent.

1:14:04
Locuteur

Ce qu'ils

1:14:04
Présentateur

ont

1:14:04
Locuteur

fait des réformes. Mais le Portugal,

1:14:05
Présentateur

qu'est-ce qu'il y

1:14:06
Locuteur

a

1:14:06
Présentateur

au Portugal ? Il y

1:14:07
Locuteur

a

1:14:07
Présentateur

un gouvernement de gauche qui depuis trois ans fait

1:14:08
Locuteur

exactement l'inverse de

1:14:09
Présentateur

ce que demande l'Union

1:14:10
Locuteur

Européenne. Parce qu'avant, il a fait l'effort

1:14:14
Présentateur

de la compétitivité.

1:14:16
Locuteur

C'est comme si on disait qu'en France, le gouvernement

1:14:18
Présentateur

de droite, il est arrivé au pouvoir. Il a perdu le pouvoir il y

1:14:24
Locuteur

a

1:14:24
Présentateur

trois ans.

1:14:26
Locuteur

Les

1:14:26
Présentateur

indicateurs économiques qui sont ouverts depuis deux ans, c'est n'importe quoi.

1:14:29
Locuteur

Parce que c'est un pays qui a fait

1:14:30
Locuteur 1

ce

1:14:31
Locuteur

qu'il fallait faire pour retrouver sa compétitivité.

1:14:34
Présentateur

Et

1:14:34
Locuteur 1

quand vous avez le déficit commercial qu'a la France aujourd'hui, vous pouvez toujours augmenter les salaires,

1:14:37
Locuteur

vous

1:14:37
Locuteur 1

achèterez encore

1:14:38
Locuteur

plus de produits. Mais vous achèterez encore plus de produits coréens. Ça marche tellement bien. Je vous demanderai de vous arrêter. Certainement pas les libéraux.

1:14:51
Présentateur

On va repasser pour les téléspectateurs qui n'auraient peut-être pas bien en tête les revendications des Gilets jaunes. Ces messages, ces doléances qu'ils essayent de faire passer au gouvernement depuis un certain nombre de jours. Maintenant, on va les réentendre. Et elles vont être évidemment décryptées, étudiées et expliquées dès 22h, là dans 5 minutes très précisément, autour de Bruges-Soussin, ces invités. Et cette grande enquête qu'il faut absolument regarder pour bien comprendre ce qui se joue en ce moment, cette crise, au cœur de la colère, ce sera donc ce rendez-vous à 22h40. Merci à tous d'avoir joué le jeu, d'être venus ce soir sur ce plateau.

On voit bien que cette crise, elle est loin d'être terminée.

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Locuteur

C

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Présentateur

'est clair. On vous remercie, regardons et écoutons ces revendications.

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Locuteur 4

On n'arrive plus à s'en sortir. Les taxes, elles nous assomment. Le carburant, c'est une étincelle. Je crois que c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Aujourd'hui, on lui dit haut et fort, mobilisez-vous, n'ayez pas peur.

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Locuteur 1

On a le sentiment d'être complètement oppressé, d'être complètement comprimé par tout un tas de taxes supplémentaires. Aujourd'hui,

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Locuteur 10

on ne peut même plus sortir au restaurant, on ne peut même plus se payer une place de cinéma, on ne

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Locuteur

peut

1:16:12
Locuteur 10

même

1:16:12
Locuteur

plus

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Présentateur

partir en vacances. On travaille pour l'État. C'est inadmissible.

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Locuteur 10

On voudrait du pouvoir d'achat immédiat. Une revalorisation du SMIC plus importante, un coup de pouce de l'État entre 150 et 200 euros, ça serait déjà un geste énorme. On ne lâchera pas

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Locuteur

la

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Locuteur 3

dissolution de l'Assemblée.

1:16:48
Locuteur

Il

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Locuteur 3

faut qu'on reparte à zéro, avec des citoyens, porte-parole dans chaque commune, dans chaque circonscription, et pour faire remonter la voix du peuple jusqu'à l'Assemblée nationale.

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Locuteur 6

Nous sommes déterminés jusqu'à provoquer un référendum révocatoire pour provoquer des

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Présentateur

élections libres anticipées. La République, c'est à la fois l'ordre public

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Locuteur

et

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Présentateur

la libre expression des opinions. J'entends la colère

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Locuteur

qui

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Présentateur

a sa part de légitimité de nos concitoyens qui disent « Je veux bien comprendre ce que vous nous proposez,

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Locuteur

mais

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Présentateur

vous ne m'apportez pas de solution.

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Locuteur

»

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Locuteur 3

C'est toujours du blabla et il

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Locuteur

n'y a

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Locuteur 3

toujours rien de derrière. Il

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Locuteur

n'y a

1:17:27
Locuteur 3

rien de concret, comme l'habitude.

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Locuteur

Ils

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Locuteur 4

ne parlent pas des retraites, ils ne parlent pas du SMIC, ils ne parlent pas de rien. Ils parlent de l'environnement, la taxe carbone, l'environnement.

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Locuteur 2

S

1:17:37
Locuteur

'ils

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Locuteur 2

ne comprennent pas, si les députés ne nous comprennent pas non plus, on tapera plus fort. Ça ne me dérange pas de faire un blocus total.

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Locuteur

Je

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Locuteur 2

perdrai mon salaire, je perdrai peut

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Locuteur

-être

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Locuteur 2

mon emploi. Au moins, Macron va comprendre que si tout le monde arrête de travailler demain,

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Locuteur

il

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Locuteur 2

n

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Locuteur

'y

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Locuteur 2

aura aucun salaire, il n

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Locuteur

'y

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Locuteur 2

aura aucun fric qui va rentrer dans les caisses. Quoi qu'il arrive,

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Locuteur

tant

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Locuteur 7

qu'on n'aura pas de réforme gouvernementale avec des gens des Gilets jaunes qui ont les connaissances du terrain et qui

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Locuteur

ont

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Locuteur 7

les connaissances culturelles et qui font partie de ces érudits anonymes, il est hors de question que ça bouge, bien au contraire, ça durcira.