Médias, démocratie, quartiers : la bataille de Chikirou pour Paris
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et à tous et ravi de vous retrouver pour cette émission spéciale puisque l'on reçoit une candidate au municipal, la députée LFI Sophia Chikirou qui est aussi co-créatrice du Média sur lequel on parle et on en parlera justement tout à l'heure. Mais ce qui va nous intéresser aujourd'hui c'est sa candidature à la mairie de Paris et notamment l'un de ses volets, le volet Média de son programme. C'est pour ça que pour cette émission je suis accompagné de celui qu'on ne présente plus ici, notre cher Mourad Guichard. Bonjour Mourad. Bonjour à toutes et à tous, bonjour à toi cher Cyril.
Vous nous regardez sur Youtube, sur notre site internet, sur votre Freebox et vous le savez maintenant, vous pouvez nous retrouver sur le canal 235 de la télé d'Orange. La prochaine étape, la TNT et pour ça on a besoin de votre aide, de votre soutien. Pour continuer le combat, rendez-vous sur soutenez.lemédiatv.fr. C'est parti pour cette émission spéciale. Et avant de commencer cette émission, pour respecter le temps de parole, nous avons envoyé des invitations aux principaux candidats, sauf à l'extrême droite. Donc là, c'est la première d'une série que l'on espère la plus longue possible. Donc Rachida Dati, Emmanuel Grégoire ou Pierre-Yves Bournazel.
Si vous nous regardez, le message est passé. Mourad, je suis ravi d'être avec toi aujourd'hui. On va commencer cette émission et on a une invitée, je le disais en introduction, rare en tout cas sur ce plateau. C'est Sophia Chikirou.
Oui, bonjour Sophia.
Bonjour à vous deux et merci de l'invitation.
Merci d'avoir accepté l'invitation, très sincèrement. D'ailleurs, est-ce qu'on vous appelle désormais chef de file ou tête de liste ? Tête de liste. Toujours tête de liste parce que comme vous avez été rejointe par des écologistes.
Oui, les Verts populaires. Ce sont des écologistes, des élus et des militants d'Europe Écologie Les Verts qui ont décidé de ne pas soutenir Emmanuel Grégoire et donc de ne pas suivre David Béliard dans l'alliance qu'il a passée avec Grégoire et le Parti Socialiste et de rejoindre la France Insoumise et ma candidature, notamment pour la question qui est fondamentale à Paris et dans plein d'autres villes qui est la question de l'écologie et de la bifurcation écologique où ils disent le compte n'y est pas. Mais on entrera peut-être dans le détail un peu plus tard sur ce sujet-là.
Oui, et puis je vous laisse...
Mais je reste tête de liste puisque je vais prendre la tête de la liste du Conseil de Paris.
D'accord. Alors juste avant de te laisser la parole, cher Cyril, il y a eu... Alors c'est effectivement pas l'œil de Moumou, c'est une spéciale sur les municipales. Je suis quand même là sur la question évidemment aussi des médias et de votre rapport aux médias qui ne date pas d'hier. On va y revenir également. Et vous avez donné dans la tribune dimanche fin janvier une interview assez particulière qu'un titre, la dame de fer des Insoumis. Je ne sais pas si historiquement le rapport entre Thatcher et la France Insoumise est pertinent ou pas. Enfin bon, j'entends le jeu de mots. Et d'ailleurs j'aimerais bien que...
Et le peu d'inventivité et de créativité des journalistes.
C'est vrai que ce n'est pas...
C'est le genre de titre, mais vraiment même ChatGPT fait mieux.
Oui, parce qu'historiquement ça ne tient pas la route. On ne peut pas dire ça. C'est un peu comme la passionnaria, la pauvre qu'on vient coller sur les...
Ou la dame de pique. Oui. J'ai eu le droit aussi. Ah oui, aussi. Non, il manque vraiment... Zéro imagination.
Juste avant de parler de cette interview et la manière dont ça s'est goupillé, qu'est-ce qui vous vaut cette réputation ?
Les journalistes eux-mêmes qui décident de faire tourner les choses et de vous dépeindre d'une certaine façon. Il ne faut pas chercher plus loin. Il ne faut pas chercher à... Qu'est-ce qui vous vaut cette réputation ? Vous avez un monde médiatique que vous connaissez. Et puis le monde des médias mainstream tout particulièrement, qui est encore autre chose que tout ce qui essaye de se construire en alternative à ces médias-là. Et dans ce monde, vous avez une domination de classe, premièrement. Une domination de classe. Les gens sont issus des milieux sociaux, d'éducation les plus privilégiés.
Je ne vais pas dire élevés, parce qu'en réalité, dans la société, ce ne sont pas eux les plus élevés et les plus indispensables. Je veux dire les plus privilégiés. Ils reproduisent cette domination dans leur rapport aux autres. Et tout ce qui n'est pas issu de leur milieu et de leur façon d'être, etc., leur est étranger et est éventuellement un adversaire, un compétiteur et quelqu'un qui ne fait pas partie de cet entre-soi. Premièrement, une domination de classe. Deuxièmement, me concernant, il y a un rapport à ce que je suis fondamentalement, c'est-à-dire une femme. C'est structurant.
Et dans le milieu des médias, comme dans plein de milieux, mais vous pouvez prendre la médecine ou l'université, des milieux où il y a de la compétition, on va dire, les femmes sont souvent aussi des compétitrices que les hommes vont dépeindre d'une certaine façon. Et comme c'est des milieux un peu brutaux, si vous êtes une femme dans ces milieux-là, vous avez intérêt à avoir les reins solides, etc. Et ensuite, il y a mes origines ethniques, on va dire, ou nationales, vu que mes parents viennent d'Algérie. Et du coup, ça pèse aussi, tout simplement. Donc, tout ça fait que vous allez retrouver dans leur langage.
Et si vous analysez, je crois que Sam Zira le fait un peu dans l'interview que je lui ai accordée la semaine dernière, il le fait un peu, il dit, mais la façon dont vous êtes dépeinte, décrite, les mots qui sont employés pour vous qualifier, mais c'est du harcèlement moral, c'est d'une violence inouïe. Moi, ils m'ont fait prendre conscience dans l'interview.
Libre armée, dame de pie, effectivement, il cite tous les adjectifs.
Tout le vocabulaire qui m'est accolée est un vocabulaire de... En gros, c'est une sorcière, elle représente un danger, elle est manipulatrice, elle est dans l'ombre, alors que je suis élue depuis 4 ans, enfin voilà. Mais etc., etc. Donc, non, je dois, si je devais cette image qu'on véhicule me concernant dans les médias, je la dois à cette petite caste médiatique et à rien d'autre.
Alors, juste, je voudrais lire le petit extrait de ce que vous dites dans la tribune dimanche. Alors, c'est très intéressant que vous parliez de sorcière parce que bientôt, on va recevoir une universitaire qui s'appelle Sandrine Aragon et qui a travaillé sur les sorcières, autant des sorcières du Moyen-Âge, mais qui aussi fait un parallèle avec les sorcières d'aujourd'hui, dont potentiellement vous pourriez faire partie, c'est-à-dire des femmes comme vous, comme Sandrine Rousseau ou d'autres, qui sont balancées dans la reine. Et c'est intéressant le mot sorcière. Je retiens et puis je vous inviterai à voir cette émission qui, j'espère, aura lieu au courant du mois de mars.
Alors, vous dites, ouvrez les guillemets, j'ai vécu huit ans de dénigrement et d'injure médiatique, c'est ainsi que vous le résumez, donc je mets la distance nécessaire. Les médias ont choisi une ligne qui consiste à me salir matin et soir. Pas le midi, c'est déjà un point positif. Est-ce que ça a eu des conséquences ? Est-ce que vous faites maintenant le tri des médias dans lesquels vous voulez vous rendre ou pas ? Est-ce que vous répondez positivement à toutes les invitations ou est-ce que vous faites un tri ? Et inversement, est-ce que vous sentez que des médias vous ont ostracisé un peu plus encore ?
Non, je ne suis pas ostracisé. Je suis plutôt invitée parce que je fais partie, je crois, de ce qu'on appelait dans le jargon les bons clients. Moi, je vois que je suis une communicante de profession et j'ai une expérience avec les médias qui date de plus de 13 ans maintenant. Je m'occupais des relations presse de Jean-Luc Mélenchon pour la campagne de 2012, donc je connais le travail. Je le confirme. Oui, c'est vrai. Vous étiez allibé à l'époque.
Absolument.
Et du coup, j'étais en train de dire que je suis invitée, je fais partie de ce qu'on appelle les bons clients, je regarde sur les réseaux sociaux, mes extraits de Passage TV font beaucoup de vues. Je sais aussi pourquoi ils font beaucoup de vues, parce que justement, on ne me voit pas beaucoup. Donc, quand on me voit, on me regarde. Et puis, comme il y a une réputation, une fama qui me précède, etc., on est curieux de voir. Bon, tant mieux. Ça fait partie du jeu un peu médiatico-politique. Est-ce que j'accepte toutes les invitations ? Non. Peut-être aussi parce que je suis arrivée à un âge, à un moment de ma vie, on va dire, pour ne pas dire un âge, mais à un moment de ma vie...
Vous n'êtes pas si âgée.
Non, voilà. Mais je suis à un moment de ma vie... Flatteur. C'est vrai, on n'est pas si âgée. Je ne suis même pas à la moitié de ma vie. Mais on est arrivé à un âge où on se dit, je n'ai plus à subir. Pendant très longtemps, dans mon milieu professionnel, confronté à des sexistes ou des racistes ou des gens qui ne me traitaient pas comme j'estimais devoir être traité ou avec respect, etc., j'avais tendance à faire comme beaucoup de gens font dans le milieu professionnel. Bon, ce n'est pas grave. j'encaisse. À 18h, j'ai fini le boulot ou à 19h, ma vie, ce n'est pas là. Toutes ces choses qu'on se dit quand on encaisse des choses désagréables dans sa vie.
Je suis arrivé à ce moment-là de ma vie où je n'ai pas à encaisser les choses désagréables. Je n'ai pas à les supporter. La question que je me pose quand un média m'invite ou un journaliste m'invite, c'est pourquoi ? Si je les regarde en matinale France Inter, RTL, Europe 1 et compagnie, vous regardez toutes leurs matinales, faites l'exercice une fois, elles sont toutes sur le même ton, le même style. L'objectif de l'intervieweur, c'est d'aller vite, de vous confronter et de vous faire trébucher, en quelque sorte. Et il lui faut son buzz du matin ou au moins son buzz de la semaine s'il arrive à en faire un par semaine, il est content.
Donc c'est la quête permanente liée à l'audimat, liée à la pression, liée aussi à ce que les journalistes pensent d'eux-mêmes. C'est-à-dire être pour eux un bon intervieweur. C'est un intervieweur qui fait trébucher et qui fait tomber le voile de son invité, etc.
C'est pour ça qu'en ce moment, d'ailleurs, il y a toutes ces questions, je pense que Mourad en n'en a pas, mais sur le prix du ticket de métro. En fait, il y a toujours ce piège qu'on veut faire aux candidats d'automne à la mairie de Paris, régulièrement dans toutes les émissions.
Si vous vous rappelez bien, puisque vous analysez les médias, c'était Jean-Jacques Bourdin, le premier intervieweur à traiter comme ça et avoir mis en place ce face-à-face entre le journaliste qui était censé révéler la vraie nature et la profondeur des choses et l'invité qui était censé passer des preuves et surmonter des preuves, etc. Aujourd'hui, toutes les matinales font ça. Et je me dis, moi personnellement, je ne les écoute plus. Je n'arrive pas à écouter les matinales parce que le matin, je n'ai pas du tout envie d'entendre des gens se chamailler de bon matin. Je ne veux pas ça.
Moi, le matin, je veux les infos de la journée, éventuellement quelqu'un qui analyse ou qui donne un point de vue, mais je ne veux pas de bataille le matin. Peut-être en fin d'après-midi vers 18h, je suis plus incline à voir un face-à-face. Et donc, ça, ça ne m'intéresse pas. Je dis non à ces matinales-là. Après, c'est bien de dire non aussi puisqu'on revient vers vous, on vous dit, bon, d'accord, pas pour la matinale de 12 minutes, mais si vous voulez, on vous fait une 24 minutes. Alors, je dis, bon, 24 minutes, on a quand même le temps de développer un peu plus de propos. Donc, je ne suis pas fâchée avec les journalistes. Je ne suis pas fâchée avec les médias.
Ce n'est pas mon sujet, vraiment. C'est juste, je suis dans la position où je décide si j'y vais ou je n'y vais pas. Voilà.
C'est moi. Tant mieux. Alors, après, c'est un débat et je termine vraiment là-dessus. Je suis désolé parce qu'on est au cœur du truc. Il y a un débat récurrent dont on va reparler tout à l'heure. Il y a un débat récurrent sur faut-il y aller ou faut-il pas y aller pour d'autres raisons et y compris des raisons politiques. Est-ce que quelqu'un de gauche doit aller chez Beaulolande ? Alors, moi, j'avais un avis qui était un peu un peu bah non, plutôt. Il y a encore quelques années et puis plusieurs de vos camarades m'ont fait changer d'avis. Je pense, par exemple, à quelqu'un comme David Dureau ou quelqu'un comme Émeric Caro ou Bompard.
Genre Bompard, par exemple, Manuel Bompard, quand il est face à un journaliste qui va essayer ses punchlines et donc de rechercher la punchline quitte à mentir. Je pense à Alex Bouillaguet sur France Info et que très tranquillement, il va dire non, madame, je ne peux pas vous laisser dire ça, madame. Vous avez fait trois mensonges en une minute, madame. Ça ne se fait pas. Et il va démonter complètement et là, je me dis, il a fait le job quand même. Il est allé sur une chaîne où vous savez qu'il serait taclé. Il a quand même fait le job.
Donc, effectivement, c'est un vrai débat et vous avez la chance de vous dire je fais le choix, je choisis tel ou tel autre média et je comprends tout à fait la démarche. Je voulais juste apporter cette touche particulière. Justement,
j'ai en profité pour rejoindre ce que vient de dire Mourad mais c'est concernant plus largement votre mouvement La France Insoumise qui, je fais un pas de côté sur l'actualité donc du moment qui est pointé du doigt. La France Insoumise est au centre du débat médiatique en ce moment. La polémique. Oui. Notamment concernant la mort de Quentin Deranck. Deranck, est-ce que vous avez le sentiment qu'il y a un acharnement continu contre la France Insoumise et Sandrine Rousseau parle même de la députée écologiste de cabal contre votre parti ?
Je trouve qu'ils sont victimes d'une espèce de cabal incroyable alors que là ils ne sont pour rien dans cette affaire. C'est-à-dire que LFI n'est pas responsable de la situation que nous avons vécue à Lyon aussi dramatique cela soit-il. Et je ne vois pas comment. Enfin, j'ai l'impression que quoi qu'il se passe à la fin ils ont une forme de responsabilité. là il n'y a pas ce que j'ai entendu même sur votre antenne tout à l'heure qu'on disait que leurs mots étaient des appels à la violence. Quels appels à la violence ont-ils fait ? Avez-vous des phrases permettant de dire qu'ils ont appelé à la violence ? C'est extrêmement grave comme accusation. Oui, c'est une cabale
qui est orchestrée et lancée par la fachosphère par l'extrême droite dans ce pays qui prend de l'assurance prend du pouvoir et dicte désormais à à peu près tous les médias même stream le ton et le rythme même.
Donc là où ils ont tous renoncé il n'y a plus du tout de digue ce qu'a réussi à faire Bolloré et maintenant il n'est plus le seul c'est-à-dire que l'extrême droite est présente partout y compris sur France Info n'ayez plus aucun doute là-dessus ils y sont et donc désormais elle est organisée et c'est un plan qui date de plusieurs années je pense que l'affaire Epstein révèle aussi un peu de la façon dont cela s'est mis en place en Europe parce qu'il y a des révélations qui sont faites autour de Steve Bannon et du financement de l'expansion de l'extrême droite en Europe c'était connu assez connu mais on voit les ramifications qui se sont faites pour que l'extrême droite puisse s'implanter profondément en Europe la stratégie qu'elle a développée pour acquérir des médias prendre le pouvoir sur des médias très puissants et aujourd'hui ils donnent le là et c'est les groupuscules les plus extrêmes Némésis notamment qui est un groupuscule d'extrême droite fémino-fachisant on pourrait le dire de cette façon-là même si certains peuvent discuter du terme fascisant mais enfin en tout cas c'est ce groupe-là qui donne le là ce qui est terrible c'est de voir comment les journalistes mainstream qui sont dans des médias de services publics ou de chaînes qui n'appartiennent pas à Bolloré dont le projet politique et le dessin politique est connu comment ces journalistes reprennent des fake news lancées par des témoignages de gens de Némésis qui ne sont ni corroborés ni montrés pour lancer des choses totalement débiles et comment finalement il y a cet emballement depuis 48 heures pour faire porter à la France insoumise la mort de quelqu'un dont nous ne sommes responsables ni de près ni de loin les faits sont là ils sont têtus mais que voulez-vous faire l'idée actuelle elle a une visée politique et j'en profite parce que quand j'entends cet après-midi les éléments de langage répétés par les députés du parti socialiste d'Olivier Fort de Boris Vallaud de Eskenazi et consorts etc.
à les répéter dans leurs éléments de langage que la France insoumise certes elle n'y est pour rien dans la mort de Quentin mais qu'elle est quand même sa part de responsabilité ces gens-là sont une honte et d'une lâcheté telle que vraiment il faut vraiment vraiment être très très unitaire pour encore unioniste ou que sais-je pour encore penser que le PS ce sont des camarades qu'on a là-bas il faut vraiment le vouloir là il faut être ça va être compliqué
c'est vrai qu'il y a un concours de prétérision depuis 48 heures et de dire non je n'accuse pas les filles mais à chaque fois ils sont d'une trahison
ces gens-là c'est incroyable après Glucksmann vous les avez là qui partent mais sérieusement vous voulez faire quoi avec des gens pareils au premier coup dur ils sont sous le tapis c'est incroyable les fascistes ont défilé dans le 20ème à Paris vous avez vu cette vidéo ils défilent sur un petit groupuscule de 20 personnes boulevard de millimontant ils se rendent certainement en direction de place de la république personne n'est là pour les arrêter évidemment ce soir-là d'accord ils sont sur la chaussée il n'y a pas de problème nous on a fait un rassemblement antifasciste rue de Bagnolet il y a quelques jours il y avait 300 quarts de CRS pour un rassemblement il y avait 300 personnes petite comparaison je me permets de dire ça sur l'antenne du média parce que c'était aussi l'esprit du média quand on l'a fondé qui était l'endroit où on peut dire ces choses-là on n'est pas obligé de faire semblant de parler à des je ne sais pas qui d'ailleurs mais en tout cas ici on peut dire les choses donc il y a ce deux poids deux mesures ces gens-là ces fascistes défilent dans le 20ème arrondissement de Paris ils arrivent jusqu'à place de la république le lendemain matin on découvre des croix gammées et des appels antisémites mais il y en a qui trouvent encore le moyen de dire est-ce que ce ne serait pas l'extrême gauche qui aurait fait cet acte non ce n'est pas l'extrême gauche non l'extrême droite en France est antisémite clairement antisémite elle n'a pas renoncé à son antisémitisme loin de là oui il y a une extrême droite qui tente de reconstituer des ligues fascistes parce que c'est leur heure de gloire les ligues fascistes voyons oui l'extrême droite est d'une extrême violence elle est responsable de 110 projets d'attentats en France c'est Europol qui le dit elle est responsable de plusieurs dizaines de morts des gens qui sont tués par crimes racistes ou dans des bagarres à Rambourou le rugbyman a été tué il n'y a pas eu de scandale comme il y en a à l'heure actuelle et non la France insoumise n'a jamais encouragé la violence a toujours fait l'inverse et non Rima Hassan qui donne une conférence à Sciences Po Lyon auprès d'étudiants qui l'ont demandé pour parler de l'Union Européenne et d'Israël et de l'accord qui lie l'Union Européenne à Israël malgré le génocide malgré la colonisation de la Cisjordanie malgré l'apartheid qui est pratiquée en Israël tout cela est une réalité et Rima Hassan parle de sujets qui concernent l'Union Européenne dans cette conférence à Sciences Po Lyon quel est le problème elle n'a pas le droit de s'exprimer elle est députée européenne elle est citoyenne française qu'ils le veuillent ou non elle est citoyenne française et elle s'exprime et elle est une des porte-parole de la France insoumise ce qui s'est passé ce jour-là n'a rien à voir avec Rima Hassan que Nemesis ou que nous vivrons des groupuscules dangereux et d'extrême droite viennent perturber toutes les réunions antifascistes ou toutes les réunions de la France insoumise ou d'étudiants de gauche ou de gens qui défendent la Palestine aujourd'hui etc c'est eux qui posent problème ce sont eux qui posent systématiquement le problème et qui mettent en danger tout le monde et surtout nous parce que nous avons la chance à la France insoumise d'avoir un service d'ordre qui a beaucoup d'expérience une expérience qui date de la création du parti de gauche 2008 donc c'est un service d'ordre qui a été formé à des choses qui sont très simples ce que nous prenons publiquement nous l'appliquons notre service d'ordre n'est pas armé notre service d'ordre fait de la médiation et de la désescalade ce sont des méthodes de gestion de l'ordre et de gestion de la foule et de gestion du risque c'est ça c'est comme ça que notre service d'ordre fonctionne il n'a jamais fait remonter le moindre incident autour de la conférence de Rima Hassan donc les journalistes le savent ils le savent pour des raisons très simples c'est que l'enquête de police montre que les choses ont lieu à des heures différentes dans des lieux différents
et justement Rima Hassan aujourd'hui s'est désolidarisée de la jeune garde en tout cas elle a déclaré dans le magazine l'opinion je n'ai pas fait appel à eux par le passé j'ai même fait savoir à Raphaël Raphaël Arnaud que je n'étais pas très contente de leur présence est-ce qu'il y a une division sur le cas de la jeune garde au sein des LFI parce qu'Emmanuel Bompard lui par ailleurs dit je continuera à soutenir les groupes militants d'autodéfense populaire est-ce qu'il y a une division sur la jeune garde
on ne mettra jamais sur le même plan l'antifascisme et les militants antifascistes avec des militants fascistes ne faites jamais cette erreur là ça n'a strictement rien à voir les militants antifascistes de la jeune garde ne sont pas d'ailleurs la jeune garde a été dissoute donc de l'ancienne jeune garde ne sont pas des militants violents ce sont des militants de l'antifascisme c'est une culture politique qui n'est pas forcément celle des insoumis je ne veux pas vous dire que les insoumis il y a très peu d'insoumis qui viennent de l'antifascisme Raphaël Arnaud a rejoint le groupe parlementaire de la France insoumise a été investi par la France insoumise mais il n'a pas la même culture politique que beaucoup d'entre nous qui avons une culture politique qui est certainement moins honorable puisque moi je viens du parti socialiste donc c'est moins honorable que de venir de l'antifascisme vous voyez ce que je veux dire il y a différentes cultures de gauche qui se sont retrouvées à la France insoumise et quand Rima Hassan dit je ne fais pas appel à leur service d'ordre parce que tout simplement le service d'ordre de la France insoumise est celui qui est en charge d'assurer la sécurité la protection en fait on dit des personnalités de la France insoumise donc quand Rima Hassan est invitée à une conférence universitaire et elle prévient la France insoumise et elle demande tout simplement ce qu'on appelle soit une protection rapprochée donc c'est 2, 3, 4 camarades qui sont formés à la protection rapprochée qui doivent assurer son arrivée sur les lieux le moment où elle s'exprime et sa sortie c'est à dire les deux moments les plus dangereux pour un meeting ou une conférence publique c'est l'arrivée et la sortie on assure la sécurité de ces moments là voilà la protection rapprochée de Rima Hassan donc non il n'y a pas de désolidarisation de la jeune garde qui de toute façon a été dissoute il y a pratiquement un an et concernant les camarades de la jeune garde que l'enquête révèle ce qu'elle a révélé si elle a quelque chose à révéler les concernants moi je ne peux pas non plus vous dire je suis au courant j'y étais je n'y étais pas je ne vais pas m'avancer tout ce que je sais c'est que le rapprochement et les accusations sont trop rapides et trop bien orchestrées pour les prendre au série
alors juste avant je vais te laisser la parole tout de suite pour ta question suivante je précise ces techniques je précise que nous enregistrons le mardi donc le 17 février et que l'émission lorsqu'elle sera diffusée il y a peut-être plusieurs informations dont Sophia Chichi donc voilà on recontextualise mardi 17 le jour de l'enregistrement je t'en prie
je voulais parler justement dans votre programme vous parlez mais après Mouraj se laisserai aussi la parole de la nécessité de créer des médias locaux à Paris et ma question que je me posais justement c'est est-ce que l'expérience que vous avez eu ici aux médias nous a pas échaudé est-ce que vous serez prête à retourner justement à vous investir à nouveau dans la création d'un média
alors aujourd'hui non parce que je suis élue donc j'occupe des fonctions électives c'était pas le cas en 2017 quand j'ai lancé le projet du média j'étais pas élue j'avais pas l'intention de l'être à ce moment-là maintenant que je suis élue je ne vais pas dire que j'ai un projet de média parce que si ce n'est un média pour la France insoumise mais non pas un média indépendant comme c'était le cas à l'époque mais là aujourd'hui la question c'est que malheureusement j'avais raison en 2017 quand je suis sortie de la campagne présidentielle de 2017 je savais avec plusieurs autres personnes on s'était dit c'est pas possible les médias pèsent trop les médias décident trop et les médias empêchent trop et il faut qu'il y ait un média de gauche la mainmise des oligarques sur les médias le contrôle sur les lignes éditoriales la façon aussi dont certaines rédactions se comportaient dans le jeu politique fait que nous on savait qu'il n'y avait pas de neutralité journalistique qui était quand même le grand mythe à l'époque plus personne n'y croit aujourd'hui mais il ne faut pas oublier qu'à l'époque les débats qu'on avait les affrontements qu'on avait avec certains journalistes c'est parce qu'ils nous disaient je suis neutre on leur disait mais non vous n'êtes pas neutre ils nous disaient si si je suis neutre on a gagné cette bataille là on l'a gagné aujourd'hui les journalistes ne prétendent plus être neutre et à 10 ans ils le faisaient encore premièrement deuxièmement on s'était dit nous on veut une ligne éditoriale qui incarne à la fois la gauche radicale et écologiste ça n'existait pas donc vous aviez des médias qui se disaient de gauche mais plutôt sauce d'aime leur candidat c'est Glucksmann à chaque élection un coup c'est Manuel Valls un coup c'est Glucksmann Valls il est passé chez Macron Glucksmann bon on peut le sortir encore c'est à peu près sûr qu'il passera à droite à la prochaine élection je vous le garantis et donc on s'était dit ça on n'avait pas tort aujourd'hui ce que je défends en tant que futur maire de Paris je me dis mais comment se fait-il qu'une ville de plus de 2 millions d'habitants n'ait pas de journaux de journal local de journaux dans les arrondissements dans les quartiers comment se fait-il qu'on ne vende pas dans les kiosques dans les boulangeries dans les cafés le journal de Belleville le journal de la butte au caille etc je me dis ça a besoin alors il existe plein de petits fanzines de petites choses comme ça mais pas diffusées pas reconnues pas soutenues et puis l'autre souci ce sont les radios associatives les radios associatives elles sont attaquées par le budget national qui coupe les subventions et par la mairie de Paris actuelle qui coupe aussi les subventions
budget national c'est quand même par Achille Adati
c'est un peu ça vous voyez de toute façon l'austérité budgétaire nuit à la démocratie et à l'expression libre et au pluralisme médiatique mais surtout on est dans un moment où tous les grands médias je suis désolé de le dire mais tous les grands médias sont soit détenus par l'extrême droite soit infiltrés par l'extrême droite et donc on a une ligne qui est de plus en plus hostile aux idées progressistes qui est de plus en plus hostile aussi aux idées sociales et écologistes donc il faut soutenir l'émergence de journaux de quartier qui parlent aux gens de leurs soucis de quartier parce que si vous écoutez les gens sur la ville ce qui se passe dans la ville et ce qui les préoccupe dans la ville c'est le logement premier sujet qui revient sans cesse
à Paris
mais dans les grandes villes la question du logement le deuxième sujet qui va beaucoup revenir je le disais dans le onzième douzième arrondissement moi j'entends beaucoup parler de périscolaires et des agressions qu'il y a eu contre des enfants et puis vous avez la question du racisme par exemple ou de la montée des hostilités de la violence dans le débat etc vous allez aussi avoir beaucoup à Paris de gens qui râlent pour la circulation à juste titre parce que pour venir ici c'était vraiment l'enfer et qui râlent aussi de la façon dont se comportent les cyclistes et ça serait bien de sécuriser un peu les pistes cyclables et tout mais bon vous voyez il y a des sujets de ce type là mais il y a aussi le fait que les gens dans les quartiers ont besoin de pouvoir s'exprimer sur des sujets nationaux ou internationaux il n'y a pas que le sujet de la propreté et les sujets nationaux et donc nous on voudrait encourager les médias locaux
voilà c'est ce que je voulais préciser simplement pour compléter ce que disait Cyril c'est que l'idée c'est pas tant d'animer soi-même un média que de soutenir les médias indépendants sur Paris qui viennent contrarier ça c'est moi qui le dis qui viennent contrarier un journal comme le Parisien qui a un quasi-monopole sur Paris je vous laisse réécouter ce passage c'était au cirque d'hiver au moment du lancement de la campagne vous abordiez ce sujet
nous créerons une maison de la presse et des radios associatives indépendantes pourquoi c'est important est-ce que vous imaginez que dans une ville de plus de 2 millions d'habitants comme la nôtre il n'y a pas un seul journal local il y a bien le parisien qui parle de Paris mais il appartient à un milliardaire qui s'appelle Bernard Arnault qui veut s'approprier tout Paris c'est justement lui qu'on combat enfin parmi d'autres donc non ça va pas il n'y a pas de liberté de la presse il n'y a pas de pluralisme médiatique quand il y a un milliardaire qui tient le journal de Paris il faut plein de journaux nous encouragerons plein d'initiatives il faut que partout à Paris des gens puissent créer des médias s'exprimer nous n'avons pas peur de la liberté d'expression
donc voilà c'était pour bien préciser les choses et donner cet élément de votre programme je ne connais pas beaucoup de programmes sur les municipales y compris dans les grandes villes qui abordent cette question donc je trouve ça plutôt intéressant
nous on l'a placé en tête la question de l'urgence démocratique on l'a mis en tête de notre programme je ne sais pas si on le voit le nouveau Paris populaire on l'a mis en tête parce que rien n'est possible si vous ne faites pas de la participation citoyenne et de l'implication des habitants c'est notre conviction donc on a tout un programme sur la revitalisation la redynamisation la redynamisation des conseils de quartier en faire de véritables instances d'intervention dans la vie et dans la décision et dans le contrôle de l'action publique et puis il y avait en effet cette idée de créer une maison en dur un vrai véritable point d'appui on espère l'installer vous voyez les magasins Tati oui bien sûr voilà installer là-bas la maison des médias et des radios associatives indépendantes de la presse et des radios associatives indépendantes pour donner un point d'appui à tous ceux qui auront besoin de lancer leurs médias d'expérience on sait que c'est une période compliquée les trois premières années pour faire décoller toute entreprise en particulier une entreprise ou un projet médiatique l'idée c'est que les gens pourront trouver là-bas des ressources matérielles donc ça fait moins d'investissement au démarrage ne serait-ce que je ne veux pas faire mais voilà avoir des micros des tables une régie etc c'est de l'argent là on mettrait à disposition tout cela pour que les gens puissent faire vivre leurs médias il y aurait des salles aussi pour organiser des émissions tout simplement avec du public dans la salle vous voulez avoir 50 personnes vous faites une émission aujourd'hui on peut tout faire de cette façon-là vous voyez comment fonctionne Radio Nova par exemple ça marche très bien vous pourriez aussi avoir pour la presse écrite puisque l'objectif c'est quand même de soutenir aussi la presse écrite vous pourriez avoir des fonctions support qui seront mutualisées autour de la maquette par exemple et ce genre de travail qui coûte beaucoup d'argent à produire mais vous pourriez aussi avoir et ça c'est un sujet que je n'ai pas dit encore publiquement donc je le dis ici mais il n'y a pas moi je trouve que la ville de Paris a tout intérêt à avoir une imprimerie municipale et avoir il y a une imprimerie par exemple à l'Assemblée nationale
la ville de Paris
c'est de la prestation non je vais aller vérifier pour être sûr à 100% je serais surpris de ça mais moi aussi je serais très surprise qu'il ait même ça déprimatisé ben non ils font appel à des prestataires donc c'est pour ça qu'avoir une imprimerie municipale par exemple ce serait extraordinaire parce qu'on pourrait comme ça soutenir l'impression de journaux pendant 2-3 ans parce que ça coûte cher d'imprimer et de distribuer et puis aider aussi au développement de réseaux et de la diffusion tout simplement via un réseau de commerçants de médiathèques on pourrait mettre tout cela l'idée c'est vraiment qu'il y en ait beaucoup on a eu une période comme celle-là à Paris Paris a connu des dizaines de journaux parfois il n'existait que pendant 6 mois 8 mois 1 an mais ça vaut la peine d'avoir un pluralisme médiatique certains survivront d'autres non les radios associatives ont aussi besoin de beaucoup de soutien parce que souvent c'est là que d'abord des talents émergent les gens s'exercent c'est apprennent le métier là-dedans et puis c'est là qu'on donne souvent la parole aux vrais gens qui sont des catégories sociales qu'on retrouvera jamais dans les médias mainstream pour s'exprimer et parler de leurs sujets donc moi je suis vraiment partisane d'une ville qui d'une commune qui donne vie à tout ça c'est un point d'appui il y aura bien sûr une charte d'engagement au démarrage pour pouvoir bénéficier de tous ces services cette charte d'engagement c'est juste la base respectez la charte de Munich pour les journalistes donc ne diffusez pas d'informations qui ne sont pas vérifiées faites votre boulot les gars donc ne vous comportez pas comme sur les autres chaînes d'info désormais alors là-bas c'est open bar vous aviez rappelé tout à l'heure la journaliste de France Info ils n'ont plus aucun scrupule à diffuser des fausses informations avant c'était la honte pour un journaliste un journaliste faisait ça il était mis au bandes
c'est vrai que c'est un sujet qu'on aborde souvent dans l'œil de Moumou cette question du cadrage des journalistes si dans le bâtiment en dur j'ai un bureau moi je signe les deux mains je prends l'engagement d'avoir un bureau pour moi dans le bâtiment de la presse indépendante pourquoi ici vous êtes en open space c'est ça
il vient faire son émission je suis chroniqueur chroniqueur il n'est pas régulier moi j'ai un petit bureau pour ceux qui veulent savoir mais justement je l'ai dit vous l'avez dit vous avez fondé ce média quand vous revenez maintenant on est quasiment 8 ans après qu'est-ce que vous pensez de ce que le média est devenu qu'est-ce que vous en pensez et surtout parce qu'il faut quand même le dire quand vous êtes parti c'est parti avec une rupture avec une partie de la rédaction on a pu vous reprocher des mots envoyés sur un fil Instagram comme tafiole de merde et autres maladie pour certains maladie menthe toxique brutal et autres il y a eu beaucoup de choses qui ont été dites à votre sujet la majorité des gens qui sont là aujourd'hui n'étaient pas là à votre époque
cet autre échange évoque un communiqué dans lequel les journalistes aimeraient que le média fasse son mea culpa suite à la diffusion d'une fausse information
Sophia il y a un gros débat autour du communiqué ils le font le signer et ils se le mettent dans le cul profond cette bande de tafiole de merde j'arrive
que pensez-vous déjà de l'évolution du média et est-ce qu'avec du recul vous pouvez vous dire que vous avez peut-être fait des erreurs de management à l'époque où vous étiez ici
alors d'abord ce que je pense du média aujourd'hui c'est que je suis très fière de voir qu'il existe toujours c'était pas c'était pas facile c'est en plus toujours dans les mêmes lieux donc c'est que c'est quand même quelque chose qui montre que il y avait les choix de départ n'ont pas été mauvais les choix stratégiques de départ d'installation de développement des lieux avec tous les défauts que moi je connais et que vous devez connaître aussi maintenant à la pratique et vous devez dire maudit soit Sophia qui nous a installé ici mais que voulez-vous c'était pas cher c'est jamais parfait il doit faire très chaud l'été ici exactement l'été on est c'est infernal et du coup je suis très heureuse de voir qu'il existe toujours je suis contente que l'équipe ait changé parce que je sais qu'il y a eu un défilé d'équipe moi j'ai été mise dehors pour que Aude Lancelin puisse s'y installer puis elle a été mise dehors pour que Denis Robert puisse s'y installer puis il a été mise dehors pour que etc Quamo puisse s'y installer puis elle a été mise dehors etc bon c'est la vie j'ai envie de dire d'un média d'une entreprise ce qui a été extrêmement douloureux pour nous quand on a lancé c'est que d'abord il faut voir qu'on arrivait dans un jeu où il y avait des médias à gauche je vous parle même pas des médias mainstream les médias alternatifs on n'était pas encore déclaré qu'on avait déjà des articles de presse dans l'Ibay Mediapart et d'autres qui nous tapaient dessus avant même qu'on ait fait notre émission de lancement on avait une hostilité on avait une concurrence de la part de certains qui se disaient surtout pas un nouveau média qui va nous prendre des abonnés ou qui va venir sur notre terrain etc on a été immédiatement attaqué ce qui fait qu'on a passé plusieurs mois dans une tension où on avait recruté des journalistes moi je ne m'étais pas spécialement occupée du recrutement des journalistes à ce moment là mais des gens qui face à l'hostilité extérieure qui était permanente la pression ce n'est pas du tout la même que celle que vous vivez aujourd'hui les journalistes à l'époque ils apparaissaient ils avaient le jugement de tout le monde qui leur tombait dessus ils osaient à l'époque il y avait la guerre Syrie-Liban il y avait Liban je ne sais plus ce que c'était la Syrie c'était la Syrie il suffisait de prendre une position qui n'allait pas dans le sens des médias de mainstream pour dire ouassade on se faisait fusiller etc donc il fallait du courage là il fallait être journaliste un peu combattant qui tienne bon et beaucoup n'avaient pas imaginé que c'était ça n'avaient pas imaginé qu'ils allaient se retrouver dans un média aussi confronté à l'hostilité l'adversité la critique l'exposition médiatique aussi du jour au lendemain pour des journalistes beaucoup venaient de la presse écrite vous savez ce que c'est la presse écrite vous n'êtes pas devant une caméra vous êtes anonyme même souvent les gens connaissent votre nom mais ils ne savent pas qui vous êtes là c'était l'exposition voilà donc moi je crois que beaucoup n'ont pas supporté cela moi j'étais en gestion de beaucoup de choses je gérais énormément de choses je devais gérer la levée de fonds avec une équipe de communication qui devait faire vivre et je peux vous dire qu'il fallait beaucoup d'argent on était quand même monté à plus de 20 000 25 000 socios donc il fallait l'ambition du développement était énorme je devais aller chercher des financements donc à l'époque je n'ai ce qu'aussi avec la BPI là je vous entendais parler tout à l'heure du projet de TNT on l'avait déjà le projet de TNT il était bien en route parce qu'on allait avoir vous savez ce que c'est il faut beaucoup d'argent à investir donc quand vous avez la BPI à l'époque avec qui on discutait etc bon on avait vraiment des gros dossiers à gérer derrière ça c'est le travail que je faisais à l'arrière que les gens ne voyaient pas par dessus le marché on avait une rédaction qui ne fonctionnait pas bien des journalistes qui ne s'entendaient pas entre eux qui n'avaient pas la même ambition on avait voulu faire tous les âges donc on avait des très jeunes et des plus âgés plus expérimentés ils n'avaient pas la même conception de la pratique vous le savez ce que c'est vous devez le vivre c'est pas la même vision du travail de l'investissement quand on vous dit il faut faire 50 heures ou vous êtes d'accord je l'ai fait une nouvelle génération dit non si vous on vous dit ça va pas ton papier tu le refais parce qu'on ne comprend pas et tout change l'ordre vous vous le faites en vous disant bon ça fait partie du job et il y en a qui le vivent comme une agression personnelle bref il fallait gérer des humains et c'était pas évident quand on n'a pas le temps de gérer des humains et c'est pour ça que souvent on dit il faut un rédacteur en chef le rôle d'un rédacteur en chef dans une rédaction c'est beaucoup de gérer l'humain et de gérer ces côtés là moi j'avais pas le temps de faire ça j'avais pas de rédacteur en chef capable de le faire donc j'avais parfois des difficultés on avait une obligation c'est la chose que je regrette aux médias je dis et ça a été d'ailleurs la raison de la rupture en juillet 2018 puisque la vraie raison de la rupture en juillet 2018 c'est que moi je refuse de renoncer aux 20h parce que on a fait campagne de levée de fonds en disant aux socios financer un JT à 20h du lundi au vendredi voilà ce qu'on avait fait comme campagne les socios ont donné beaucoup d'argent pour avoir un JT à 20h et moi j'arrive en juillet on me dit on veut plus faire le JT de 20h on veut pas on veut faire de l'enregistrement qu'on diffuse après on veut pas faire de direct etc etc et quand j'organise le 5 mai de 2018 donc on a des manifestations dans toute la France qui sont organisées on envoie des reporters socios reporters dans 42 villes on fait du live pendant plusieurs heures et moi je dis c'est ça notre média le média c'est un JT à 20h c'est ce type d'opération etc et on a un désaccord profond là dessus avec une équipe de journalistes qui dit non c'est trop on n'y arrive pas on n'est pas équipé pour alors qu'aujourd'hui tout le monde fait ça mais à l'époque c'était il y a 10 ans à l'époque on me disait encore je vous assure on me disait ici dans ce lieu certains me disaient mais moi il me faut un caméraman etc aujourd'hui personne ne dirait ça parce que le métier fait que 8 ans après mais à l'époque c'était peut-être donc non j'ai pas fait d'erreur de management en ce sens là après j'ai peut-être fait une erreur c'est que moi j'avais créé le média avec une bande d'amis aussi au point de départ qu'on avait élargi à des gens qu'on connaissait pas et avec la bande d'amis la façon de gérer le stress de gérer la pression de gérer les contradictions de gérer parfois le laisser aller c'était peut-être d'employer et de parler familièrement j'étais pas élu j'étais pas exposé médiatiquement on avait cette façon de parler entre potes parce qu'il y avait des potes aussi là-dedans qui étaient peut-être un peu grossières qui dépassaient les limites etc c'était il y a plus de 8 ans aussi c'était pas la même chose et l'évolution qu'on a aujourd'hui sur la façon dont le langage à juste titre doit être contrôlé et où certains mots comme ta fiole de merde doivent être absolument bannis de notre langage parce que comme je l'ai dit à l'époque je le dis dans une conversation à deux je le dis pas à la cantonade je le dis dans une conversation à deux personnes la personne sort la chose dans la presse pour me nuire à ce moment-là elle le fait sciemment pour me nuire c'est Thomas Guénolet qui le fait pour me nuire ce qui est très drôle parce que désormais Thomas Guénolet on est réconcilié donc je me réconcilie avec le média je me réconcilie avec Thomas Guénolet je me réconcilie avec beaucoup de personnes des années après peut-être aussi parce que finalement on se rend compte que cette période n'a pas été j'étais pas le monstre que certains voulaient dépeindre à ce moment-là et peut-être que les monstres n'étaient pas ceux qu'on désignait à la vindicte populaire ou médiatique à ce moment-là mais peut-être des gens qui aujourd'hui se retrouvent mis en cause dans des affaires de viol d'agression sexuelle où moi j'ai découvert comme tout le monde avec qui j'avais fondé le média c'est-à-dire une personnalité extrêmement dangereuse si on en croit moi je ne cite pas mais extrêmement dangereuse si on en croit les accusations et les plaintes qui sont portées
par un certain nombre de femmes juste pour revenir là-dessus et je laisse la parole à Cyril justement vous êtes passé récemment chez Alexis Poulin donc ce qui pose la question de savoir effectivement s'il faut un ancien du média qui était chroniqueur il s'était chroniqueur son poste oui sur l'Europe voilà mais en 2018 du coup 17-18 donc il y a longtemps il a accueillé d'être proche de l'extrême droite de complotisme des choses comme ça et donc vous avez fait le choix d'y aller et vous avez justement évoqué votre actualité judiciaire je vous laisse écouter un extrait
parce que par exemple à peine la campagne commence que paf Sophia Chikirou vous avez quand même un procès pour escroquerie avec le média bah oui
bah oui et puis c'est incroyable incroyable la dernière fois qu'on s'était parlé c'était au sujet de ma cafetière d'une cafetière et d'un micro-ondes c'est ça là cette fois-ci ils veulent me faire un procès donc c'est la brigade financière de Paris qui veut me faire un procès sur la base d'un différent qui n'existe pas alors ils m'accusent d'escroquerie mais c'est juste le terme qui est employé mais l'affaire elle est ridicule on a un conflit un différent commercial avec le média ma société le média à l'époque c'était en 2018 on finit en deux ans on règle le problème après le départ de Gérard Miller du média d'ailleurs
Gérard Miller qui est poursuivi pour des affaires de mœurs
et donc avec Denis Robert qui prend la succession de Gérard Miller puis de Haude Lancelin Denis Robert lui propose un accord on signe un accord et l'affaire est dernière nous et là ils ont publié un communiqué pour dire non on n'a pas de problème avec Sophia Chikirou Sophia Chikirou
pour être précis le média il y a très peu de temps a pu bien communiquer sur cette affaire qui est en cours je le précise et dont on ne peut pas évidemment sur laquelle on ne peut pas disserter
le directeur actuel a fait un communiqué dans le sens qui dit qu'en fait l'affaire avait été réglée à l'amiable entre les différentes parties prenantes et donc dans ce cas on ne peut pas en parler ici mais j'ai quand même une question puisqu'on est au média et qu'on peut dire plein de choses vous l'avez dit tout à l'heure pourquoi selon vous indépendamment de parler du détail de cette affaire la justice vous poursuit-elle alors que tout a été réglé à l'amiable ?
moi j'arrête pas de poser des questions pourquoi alors qu'en 2021 un accord à l'amiable pour un différent commercial attention on n'est pas en train de parler d'un différent je ne sais quoi on a un différent commercial qui est réglé en 2021 avec le média on décide grâce à Denis Robert je peux le dire franchement on décide de régler l'affaire en 2021 en se disant allez c'est derrière nous et tout le monde est content d'en finir avec ça il y a une enquête préliminaire qui s'ouvre dans le même moment à peu près cette enquête finit par être rangée au placard ou au frigo comme je dis mise au frais semblerait-il finalement et 5 ans après ils la ressortent subitement et je dois absolument être jugé sur une affaire d'escroquerie de la banque où je me dis mais qu'est-ce que la banque vient faire là-dedans et là c'est une affaire montée de toutes pièces j'aurai l'occasion de m'en défendre mais c'est hallucinant parce que tu dis il n'y a pas de préjudice il n'y a pas de plaignant parce que ni la banque ni le média n'est plaignant dans cette affaire mais il y a des procureurs qui estiment qu'il est urgent de juger Shikiru là-dessus parce qu'elle est candidate à la mairie de Paris moi je crois que le calendrier parle de lui-même les intentions de la procureure ou du procureur ou des procureurs je ne sais pas qui est derrière tout ça sont évidentes et ne sont pas bonnes la justice n'a pas fait se comporter comme ça on ne laisse pas dormir un dossier pendant 5 ans pour le sortir à un moment par pur opportunisme politique que le ou la procureur qui prenne cette décision dise franchement je suis pour Emmanuel Grégoire je le soutiens ou je soutiens Bournazel ou je soutiens Dati peu importe mais il y a de fortes chances qu'ils soutiennent plutôt Emmanuel Grégoire et disent je suis pour Emmanuel Grégoire je veux mettre une peau de banane sur le chemin de Madame Shikiru je vais lui mettre un procès juste après l'élection pourquoi pas pendant moi ça ne m'aurait pas dérangé ça ne m'aurait pas dérangé d'être en pleine campagne et d'être convoqué au tribunal et comme ça j'aurais pu dire au tribunal les choses pour que les gens puissent savoir en quoi consiste l'affaire
ça c'était pas pour vous laisser une tribune justement
évidemment que non ça c'est que moi je subis maintenant dans tous leurs papiers parce qu'ils sont bien contents de faire ça la dernière fois c'était France 3 toute fin de l'émission il restait 35 secondes de temps de parole et il m'a lu toute la mise en accusation je ne pouvais pas répondre quand j'ai commencé à répondre il a envoyé le générique et voilà à quoi ça sert ça ne sert qu'à ça en tout cas une chose est certaine c'est que dans cette affaire il n'y a pas eu d'escroquerie il n'y a pas eu de problème il y a eu un différent commercial on l'a réglé avec vous il n'y a jamais rien eu d'autre mais je me trimballe avec Sophia Shikiru mise en examen et bientôt en procès tiens comme Rachida Dati vous avez vu un petit peu alors là il y a Grégoire qui est plus intelligent que tout le monde bien sûr et plus malin que tout le monde et plus méchant que tout le monde certainement aussi qui dit Rachida Dati et Sophia Shikiru elles ont beaucoup en commun ces deux-là dont un procès après les élections un petit malin un petit malin
justement en fait sur ça qui est Rachida Dati et Sophia Shikiru candidate à la mairie de Paris est-ce que vous l'avez peut-être un peu dit tout à l'heure mais est-ce que vous pensez que vos profils du coup dérangent beaucoup plus que si vous étiez appelé je n'en sais rien bref ni Sophia ni Rachida on en parlerait un peu moins en fait dans la manière dont on vous traite politiquement et médiatiquement
en ce moment à Paris ça joue mais dans toute la France on ne va pas faire comme si Paris était hors de la France et le climat ambiant vous l'avez compris tout le monde a compris en quoi ça consiste la montée du racisme la xénophobie de l'islamophobie de la stigmatisation de toutes les personnes de couleur vous avez vu l'autre jour Karine Lemarchand qui part un peu en délire là-dessus c'est-à-dire qu'on se sent maintenant autorisé à parler comme ça Karine Lemarchand qui est quand même une présentatrice populaire normalement elle se dit il n'y a pas de problème à parler de cette façon-là oui en plus
sur les chaînes d'extrême droite donc elle était en plus à la maison
voilà exactement donc voilà l'ambiance générale du pays voilà l'ambiance générale de la campagne ça c'est le décorum qui fait que les gens se font des clins d'oeil c'est ce que j'ai reproché à Emmanuel Grégoire quand il va sur CNews pour dire Rachida Dati et Sofia Chikirou ont un pacte la journaliste lui dit ah bon mais c'est évident pardon mais toi et Pierre Bournazel alors vous avez un pacte et c'est évident oui tout le monde le sait tout le monde le sait voilà tout le monde le sait comme dirait Bourdin absolument donc c'est terrible en fait de voir cette ambiance-là ce petit truc honnêtement l'adversité je crois que j'ai démontré que je sais y faire face je sais me battre je sais répondre je sais maintenant rire de tout ça ce qui n'était pas évident dans les premières années puis vous savez on apprend dans cette adversité aussi moi je crois que l'essentiel c'est de m'adresser aux électeurs de m'adresser aux gens à leur intelligence Jean-Luc Mélenchon nous l'a toujours dit il nous le disait à juste titre peut-être qu'à l'époque on ne comprenait pas forcément les choses mais maintenant qu'on l'expérimente tous on le comprend la meilleure résistance c'est s'adresser à l'intelligence des gens et faites le pari de l'intelligence ne faites pas le pari que eux font qui est que les gens sont bêtes et avalent tout cru ce qu'on leur donne à manger
alors le retour moi j'avais je voulais pour un dernier une dernière vidéo un dernier magnéto je voulais alors c'est très léger mais j'ai trouvé ça ce moment extraordinaire j'avoue qu'il m'avait échappé c'est Alain Duhamel qui va s'exprimer sur la géopolitique donc vous l'avez on est au mi-janvier si mes souvenirs sont bons il va parler des Etats-Unis et de l'impérialisme américain et là je me suis demandé mais qu'est-ce qu'il lui prend je me suis demandé si vous n'aviez pas finalement si vous n'aviez pas réellement un côté sorcière on écoute cet extrait
mais il faut dire aussi qu'Emmanuel Macron a accepté les coups de force de Donald Trump que Donald Trump commette un acte de guerre au Venezuela qui nappe un président prétend que c'est un narcotrafiquant le fasse juger aux Etats-Unis et qu'Emmanuel Macron applaudisse des deux mains alors que Donald Trump dit lui-même qu'il le fait pour des raisons colonialistes il a émis des réserves justement notamment sur la méthode oui enfin voilà alors je l'ai dit
heureusement mais il y avait
les raisons d'intervenir au Venezuela vous êtes d'accord monsieur Duhamel c'est le pétrole et les minerais
alors je pense que chez lui il y a les deux attendez
vous croyez qu'il y a la démocratie dans les raisons mais j'ai jamais dit ça quand je dis les deux
c'est non c'est le pétrole même si d'ailleurs aujourd'hui on s'aperçoit qu'en fait les grands pétroliers américains ne sont pas tellement demandeurs non bon donc c'est le pétrole et c'est l'impérialisme américain sur toute l'Amérique du Sud qui est une réalité
franchement si je voyais en septembre Alain Duhamel sur le stand des insoumis à la fête de l'humain en train de vendre des bières ou des mercaisses je ne serais pas surpris et qu'est-ce qui s'est passé qu'est-ce qui lui a pris
Alain Duhamel c'est un homme qui a une vraie connaissance de l'histoire et de la vie politique parce qu'il l'a vécu il a vécu à peu près tout et donc je crois qu'il a parfaitement analysé ce qui se passe avec les Etats-Unis d'Amérique et avec Donald Trump et il ne peut pas appeler ça et nommer ça autrement mais aussi il ne faut pas oublier qu'Alain Duhamel c'est un homme qui dans les années 60-70 était déjà journaliste et à l'époque on parlait d'impérialisme américain en fait il renoue avec il renoue avec une façon de parler qu'il a déjà connue donc il ne s'est pas converti c'est juste qu'il comprend ce qui est en train de revenir à l'oeuvre
mais là on vous sent quand même surprise que il parle du tout à l'inverse Alain Duhamel
qui parle d'impérialisme américain mais c'est trop facile c'est une scène que je voulais vous offrir mais j'aime beaucoup débattre avec cet homme j'aime beaucoup débattre avec lui
ça se voit parce que très récemment c'était dimanche dernier vous avez aussi débattu et il vous a j'avoue que j'étais surpris enfin surpris je ne dis pas que c'est quelqu'un de mal honnête mais l'honnêteté la manière j'invite les gens à aller le voir la manière dont il vous accueille est plus que chaleureuse il reconnaît en vous une personnalité politique qu'il apprécie de par ses positions de par son discours alors qu'il aurait pu se payer pardon de le dire comme ça mais de se payer il aime bien
la confrontation des idées mais lui il le fait de façon intelligente alors il rappelle toujours qu'il ne partage pas les idées mais oui mais justement on sait qu'on n'a pas les mêmes idées et donc la confrontation des idées n'est pas agressive ou violente c'est différent d'un interviewer qui cherche à exister par une façon disons d'affronter agressive
à la bourdin ou à la grande gueule il va nous manquer quand il va prendre sa retraite effective si tant est qu'il prenne sa retraite justement si tant est qu'il prenne sa retraite il l'a quand même annoncé Cyril je te laisse le mot de la fin
on arrive à la fin de cette émission Sophia Chikirou merci d'avoir été avec nous aujourd'hui d'avoir pas éludé tous les sujets dont on voulait parler que ce soit le média que ce soit votre campagne que ce soit tout j'ai été surpris du fait que vous ayez abordé tous ces sujets avec voilà la verve qu'on vous connaît et votre franc vous n'avez pas hésité à tacler quelques personnages politiques au cours de cette il y a des noms confusés au cours de cette émission quelques-uns en tout cas merci beaucoup donc nous comme je le disais on va essayer de renouveler ça avec d'autres candidats donc après avoir vu ça Rachida Dati Emmanuel Grégoire il faut venir répondre à votre adversaire politique du jour Pierre-Yves Bournazel aussi on espère pouvoir vous avoir sur notre plateau pour avoir un échange
aussi riche en tout cas en tout cas l'invitation est officiellement lancée donc s'ils ne répondent pas je dis ça pour nos amis s'ils ne répondent pas ça signifie qu'ils ne souhaitent pas venir et donc ce ne sera pas de la faute mais il y a une toute dernière question en deux mots la prochaine date par rapport à cette campagne est-ce qu'il y a un événement particulier ?
oui il y a un événement assez important bon d'abord on va entrer en période de vacances scolaires à Paris pendant 15 jours donc nous on a une grosse opération on a une semaine quartier populaire mais c'est vraiment des dizaines et dizaines on va passer les 200 ou 300 actions on va être très présents très déployés et ensuite on a le 7 mars vous serez invités tous les médias seront invités on a une grande réunion autour de démocratie et culture qui sont des enjeux fondamentaux dans la ville comme je le disais tout à l'heure on a ensuite le 9 mars un grand meeting avec Jean-Luc Mélenchon qu'on annoncera très prochainement il y aura je l'espère des débats télévisés moi je souhaite qu'ils aient lieu on est invités le 8 mars sur LCI j'espère que ça aura lieu et je crois si je ne dis pas de bêtises le 11 mars sur BFM j'espère que ça aura lieu bon il semblerait que Rachid Haddati ne souhaite pas débattre mais moi j'aimerais vraiment que les débats puissent le faire parce que ce matin j'ai eu un gros moment ce qui était le chiffrage de notre programme d'ailleurs le budget et moi j'ai envie de discuter du budget avec tous les candidats parce que ce n'est pas une petite affaire la question de combien d'argent on met nous sommes la seule liste à proposer une augmentation de l'investissement et du fonctionnement c'est à dire des moyens que l'on va donner à nos services publics et pour la bifurcation écologique merci merci à vous
merci à vous de nous avoir suivis vous pouvez bien sûr toujours soutenir le média sur soutenez.lemédiatv.fr et n'hésitez pas donc à nous dire en commentaire ce que vous avez pensé de cette émission sur ce je vous laisse avec la suite des programmes du média de cette émission
Sophia Chikirou