Dans le sillage d'Anne COMBIER
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 64 %Attaque 4 %Défensif 8 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:11Fait
« Je me suis pris une insolation parce que évidemment, j'ai caréné en maillot de bain dans la flotte. »
- 1:48Fait
« Petite annonce cherche équipier payant Florence Arteau pour renvoyer son bateau biotherme 15 m de long l'ancien coriolant de point tapit à Saint-Malot en équipage. »
- 2:29Fait
« On s'est très bien entendu tout de suite, les autres sont arrivés après moi. Moi je suis arrivé pratiquement 10 15 jours avant le départ. »
- 5:34Fait
« J'étais son à l'époque on disait botniger. Alors aujourd'hui on le dirait plus. »
- 6:09Fait
« On arrive donc le bateau à la Baule en octobre 80 je dirais. Ouais, en octobre 80. »
- 6:51Fait
« Je regarde, j'ai un psite et tout. Je dis mais se prend pour qui là la Florence ? »
- 8:34Fait
« J'ai cherché et j'ai postulé pour de pour rentrer à l'école nationale de voile à l'époque, ça s'appelait comme ça, pour passer mon brevet d'état de voile. »
- 9:10Fait
« Ils m'ont envoyé à l'INEP avec un team qui a été recalé. Moi, j'étais athlétique, j'étais physiquement athlétique. »
- 9:48Fait
« J'ai affiné beaucoup ma compé mes compétences nautique en fait là-dedans. »
- 11:02Fait
« On gagne, on fait la Tout le monde a fait la gueule parce qu'on était plus âgé et on devient champion de France en 86. »
- 11:45Fait
« Thierry Péponet devient champion olympique de voile à Séou avec Luc Pilot. »
- 12:22Fait
« J'ai lancé le projet féminin autour de France à la voile un bateau Saint-Tropé c'est pas une blague avec les fringues nafnaf. »
- 12:58Promesse
« Je veux faire la coupe américa 2000 on est en 88 hein. »
- 13:35Chiffre
« Je fais un fichier de toutes les entreprises de 50 ans en ce qui fait 140000 habitants quand même. »
- 15:30Fait
« Catherine Chabou qui vient me voir en 89 qui me dit "Ouais, Anne, tu veux pas m'aider à faire mon dossier de sponsoring ?" »
- 16:06Fait
« Elle a lancé un projet de construction de mini transat euh du côté de la Villette dans une avec la chantier structure dans une vitrine où le bateau a été construit en temps réel devant le public. »
- 17:59Fait
« Frédéric Léonard qui nous entend qui arrive direct au salon de qui garde sa bagnole et qui arrive dans le salon qui dit "Elles sont où les filles de Challenge Océan ?" »
- 18:35Fait
« Il nous avait fait une boîte en bois avec des dossiers magnifiques enfin vraiment je l'ai toujours celle-là. »
- 19:08Fait
« Quantain me rappelle en me disant "Ouais mais an on voudrait faire le Tour de France à la voile mais on veut que c'est toi qui t'en occupe". »
- 19:47Fait
« Je lui écris une lettre, je lui dit je lui elle me dit ben réponds de fais la demande au palais de la SSEA en Espagne. »
- 21:03Fait
« Il y avait Sy Vivian qui arrive qui dormait cet hôtel qui était directrice de course qui me voit et je l'ai et donc je mec je parlais en anglais. »
- 21:35Fait
« Elle parle bien français hein et je me souviens aussi de et donc là je me suis fait mais incendier par Gard Petitpo qui me dit mais pourquoi tu me l'as pas dit. »
- 22:08Fait
« On marchait comme à 20 25 nœuds. Je dis pas comment ils étaient à fond les mecs derrière essayer de nous suivre. »
- 23:20Fait
« Christina elle est issue de la voie olympique. Bon évidemment son père et sa famille naviguent sur des bateaux à la la à la cour de Palma. »
- 24:02Fait
« Je décide de pas y aller. C'est là que je comprends vraiment mon métier où j'avais managé jusqu'à présent je continue à manager les affaires de de Thierry Pépone. »
- 24:38Fait
« Catherine elle était restée à terre aussi parce que le hasard a fait en septembre 96, elle va au grand pavois de la Rochelle et elle m'appelle. »
- 25:11Fait
« Le patron de de Worldpool m'appelle à le patron enfin pas le PDG m'a dit Anne si tu vas pas on y va pas. »
- 25:51Fait
« On a monté une équipe commando avec Lionel Lemonchois comme votre capitaine Luc Bartisol alors VDH était petit soin pour nous Spock là alors voilà Spock il les oreilles pointe Zoliv. »
- 26:57Fait
« Elle passe le caporne et pas de son, pas d'image mais je le vois le bateau qui continue. »
- 27:33Fait
« Je dis c'est pas possible il faut que je trouve une solution. Et je me souvenais que Catherine avait un transistor obligatoire dans la matériel de survie de Sony. »
- 28:12Fait
« À l'époque on avait des fax à 3h du matin machin un fax d'un cargo qui dit ici le cargo machin j'ai croisé en anglais madame Chabot continuez elle vous entend bien sur radio RFI. »
- 28:48Fait
« Tony Bulivor Jerry Jerry qui a disparu Isabelle qui avait cassé Catherine aussi qui avait fait moitié Chaviré. »
- 29:29Fait
« On est de la position finalement c'est Pit Gosse qui a récupéré Raphaël et tant mieux. »
- 30:04Fait
« On a une tempête tellement qu'on s'est décidé de mettre des combinaisons de survie et je sais pas pourquoi on avait complètement mais déconné on les avait pas essayé. »
- 30:44Fait
« On a décidé de monter un équipage international. Donc il y avait une une canadienne, il y avait une italienne Lucia, il y avait Kinny Parade, Michel Paret, Catherine et moi et donc les six nanas. »
- 31:20Fait
« Il tombait en panne tout le temps. Il y a avec moi qui arriva le démarrer sur l'arrière sans me casser la figure dans l'eau. »
- 31:55Fait
« On a passé une nuit ou de enfin quasiment une journée 24 heures en combinaison de survie dans le bateau. »
- 32:29Fait
« C'est la seule façon de pas partir en en toupie, quoi. »
- 33:05Fait
« Expedite c'était un système automatique d'envoi de fax. Donc tu rentrais tous les numéros, tu mettais ton communiqué dans le fax de de Ik toute la nuit ça balançait à 3h du matin. »
- 33:45Fait
« J'ai travaillé pendant 20 ans dans cette agence avec la voile mais beaucoup d'autres sports puisque j'ai travaillé énormément pour à l'époque Suèse qui est devenue GDF Suji sur toutes les filiales dans le basket dans le judo dans plein de choses même le foot avec l'équipe de France de foot. »
- 34:29Fait
« J'ai beaucoup accompagné pendant 9 ans Sébastien Rog qui était skiper de bateau GDF Suèse parce que GDF Su qui était pas du tout dans la voile. »
- 35:02Fait
« En 2017 j'ai décidé de remonter ma propre boîte où là je me suis vraiment consacrée b au sport mais dans la voile. »
- 35:38Fait
« Moi j'ai dans ma nature évidemment faut bien gagner sa vie. Donc soit c'est ton sponsor, le sponsor qui te paye, soit c'est le skipper. »
- 37:00Fait
« Je le connais maintenant le Yannick, il avait quand même gagné la transadec Varbe 2 ans après Sébastien Rog en en classe 40. »
- 37:36Chiffre
« On négociait avec euh ben vers Sophie, Vercellet et et Bilou et puis finalement on le réserve. On arrive à faire un emprunt d'un bateau quand même qui valait quelques millions d'euros. »
- 38:21Fait
« Yannique part avec ce ce ce imoka safran qui s'appelait de maître coque 4 avec ses petits foils qui était le même de celui Louis Burton qui avait racheté ban avec banque populaire à à banque populaire à Armel. »
- 39:05Fait
« Pendant ce temps-là, tu as notre ami Charlie d'Alin qui file, c'est ce qui était logique. »
- 39:39Fait
« Le vent des Globes 2020, on était déjà dans les WhatsApp avec la téléphonie haut de gamme alors haute définition. »
- 40:15Fait
« Il a fait sa route plein or, il a pris l'option plein or et là une fois qu'il arrive en haut, il a fait un empanage, il a fait tout droit Sabdolon à 25 de moyenne. »
- 40:55Fait
« Yannick avait dédié son son trophée sur le ponton à Charlie en disant "On est deux vainqueurs parce que parce que Yannick est pas fou, il sait très bien ce que va Charlie." »
- 42:10Fait
« Je gagne l'appel d'offre. Donc je fais un audit, je vire tout le monde sauf la loupe. »
- 42:51Chiffre
« Il y avait quand même 43000 enfin 40 près de 45 % de femmes chez banques populaire. »
- 43:28Fait
« On embauche des cadors pour faire la Québec Saint-Malot. On avait à bord Pierre Mass, signe des Gavinignet, évidemment la loup. »
- 44:08Fait
« Karine Faucognier qui vient débarquer chez moi dans enfin chez moi dans dans mon bureau me dit voilà j'aimerais bien que tu savoir si tu peux t'occuper d'un j'ai un projet très marrant avec Sergio Takini. »
- 44:42Fait
« On lance le bateau Sergio Takini avec Nel Arens. Magnifique bateau dessiné par Jean-Baptiste Épron toujours très talentueux enfin dessiné la déco. »
- 45:16Fait
« Banque Populaire derrière Trimar Sergini avec la construction qu'on a constru la Rochelle sous-tente le genre très marrant 18 m. »
- 45:56Fait
« Karine, elle m'avait emmené sur Sergio Takini pour barrer. J'avais les chocottes quand même. »
- 46:32Fait
« En la route du Rome 2002, j'avais deux trimars sur les bras Sergio Takini et Rexona avec Yvan Bourgnon que j'avais récupéré par Rexona Unilever. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je suis Nicolas Granowski, marin, reporter, animateur de la chaîne Dans mon sillage. Je vous invite dans [musique] cette série de podcast à la rencontre de personnalités de la mer. Dans cet épisode, c'est le si d'Ang Combier, grande dame des océans, chevalier de la Légion d'honneur. Un parcours passionnant d'une petite annonce en voilier au vent des globes de Catherine Chabo, Karen Lebovichi ou Yannick Bestaven [musique] par la voile olympique, le Tour de France à la voile et tant d'autres aventures pour elle où les navigatrices et navigateurs dont elle prend plaisir à rendre possible les engagements. Anne nous reçoit chez elle en Bretagne [musique] pour un généreux moment de confidence.
Bonjour Nicolas, je suis Yanne Combier. Voilà, j'ai une certaine expérience dans le course au large. Ça fait à peu près 40 ans que je navigue et en fait en 1979 178 plutôt je je donc je termine ma scolarité, je loupe mon bac dans une école un peu upé de rue de la tour du 16e. Donc mes parents, ils étaient un peu verts. Et puis je décide, je me suis décidée de me lancer dans le Paris de Dakar parce que j'étais une passionnée de moto. D'ailleurs, j'étais la seule fille à moto dans cette école. On m'appelait la fille à la moto à la tour et puis euh je me lance donc de préparer le paris Dakar, le premier Dakar 79
[musique]
de mémoire, je crois que c'est le premier sur une 125 Honda. Et pour préparer ça, il fallait de l'argent. Évidemment, à l'époque, on était pas très branché sponsoring, on avait pas la culture, mais moi particulièrement. Et donc j'ai fait un job d'été euh de coursier, livreur tout l'été et à un moment donné, j'ai un accident de moto [musique] idiot où j'ai failli perdre mon pied. Enfin, bien abîmé en tout cas. Je me suis retrouvé à l'hôpital et ma mère a eu je sais pas un trait de génie, je sais pas comment ça s'est passé. Elle dit il connait rien en voile. Elle est arrivé avec un bouquin pour je lise et elle m'a offert Bernard Matoier la langue route.
J'ai dévoré le bouquin et là je sais pas pourquoi j'ai eu un déclic. Je lui ai demandé qu'elle m'offre tous les bouquins de la collection. J'ai eu un déclic total et je me suis dit ben si je peux pas traverser le désert à moto, ben je vais traverser Atlantique. Mais je savais pas comment. Donc je sors de de l'hôpital, j'achète vols et voiliers qui quand même existait déjà quand même il y a plus de 40 ans. C'est quand même magnifique [musique] comme magazine. Petite annonce cherche équipier payant Florence Arteau pour renvoyer son bateau biotherme 15 m de long l'ancien coriolant de point tapit à Saint-Malot en équipage.
Donc je téléphone et je tombe sur Jacques Artau le père de Florence qui me dit bah ça tombe bien ma fille arrive demain. Venez à la librairie Harteau rue de Mésière quartier Saint- Suulpis. Donc je me pointe là-bas. Florence, elle me regarde haut en bas. J'avais quand même 15 cm de plus qu'elle. Facile. [musique] Elle me dit "Tu as déjà fait de la voile ?" J'ai dit "Non, quasiment pas parce que j'avais fait un peu de navigation mais vraiment que dalle." Et elle me dit "Bah ok, pas de problème, rendez-vous enfin début mars à Pointe àapitre pour traverser l'Atlantique." Et donc je suis traversée canalé simple pour point à pitre.
On s'est très bien entendu tout de suite, les autres sont arrivés après moi. Moi je suis arrivé pratiquement 10 15 jours avant le départ. Donc elle m'a emmené au cinte sur son biotherme et là il a fait le cariner le bateau dans la flotte. Et là, je me suis pris une insolation parce que évidemment, j'ai caréné en maillot de bain dans la flotte et tu imagines, je me suis pris une insolation costaud, j'ai dû terminer dans le noir pendant 2 jours. Voilà. Et puis après euh enfin quelques aventures comme ça, on est revenu à Pointe à pitre parce que ça c'était au Saint et on est parti à 7 pour traverser l'Atlantique. Et là, curieusement, il y avait cinq filles, enfin don Florence et deux garçons.
C'est quand même pas mal. Elle donc le fait qu'elle soit une skipper femme alors moi c'est pas pour ça mais Florence bah ça m'a plu tout de suite elle avait déjà traversé l'Atlantique et route du Romeique qu'elle avait fait en 78 donc elle avait elle a un an de plus que moi. Donc moi j'avais 20 ans. Elle avait 21 ans. Et donc on traverse l'Atlantique et puis là on a une tempête énorme qui se pointe et il se trouve que moi j'étais à la barre son biotherme il a un petit cockpit à l'arrière avec une grande barre à roue. Les moulins café café sont devant. C'est un flush deck.
Et donc tout le monde était à l'intérieur et et à l'arrière du bateau, il y avait la cabine de Florence [musique] et avec deux petits hublot qui donnaient dans le cockpit. Donc elle ouvrait la cabine, enfin le hublot et elle me disait "Alors ça va ? Tu t'en sors à la barre ?" Moi je m'en sortais comme je pouvais he parce que j'avais jamais vraiment barré un bateau de cette taille. Mais ça faisait déjà une semaine qu'on naviguait et et à un moment donné elle est montée, elle m'a remplacé et elle m'a dit "Pepose-toi dans ma cabine, je t'appelle quand j'en ai marre." et elle a laissé tomber tout le reste de l'équipage curieusement enf je sais pas pourquoi.
Et pendant 24h 36h s'est relayé à la barre et là moi j'ai eu le truc délire quoi. La le [musique] bateau, il est lourd he le coriolant enfin bioterme. Il faisait 15 m en alu je crois. Euh très lourd mais bon le délire surtout de pas mettre à travers des vagues de nuit de jours. Voilà, j'ai adoré. Et puis on arrivé à à Saint-Malot au bout de 21 jours, mes parents étaient flippés. Ils appelaient les parents au toutes les 5 [musique] minutes pour dire "Mais comme il y a pas de téléphone, pas de satellite, plus rien, la BLU, je t'en parle même pas." Mais vous inquiétez pas, ils sont dans les temps. Enfin, on savait pas du tout mais bon bref, on a mis 21 jours ou 23 même, je sais même plus.
On arrive à Saint-Malot et là bah chacun devait rentrer chez soi. Puis Florence me dit "Mais tu fais quoi après ?" "Bah rien, de toute façon, j'ai rien dans les dans les manettes, j'ai pas j'ai pas mon bac, il faut que je réfléchisse à la suite." Et elle me dit "Bah, tu veux pas qu'on mon bateau donc Saint-Malot à à l'Orient avec moi Et donc on nous voit la partie toutes les deux sur le bateau deux hein. C'est là qu'on arrive et qu'on croise un énorme sous-marin nucléaire de nuit. Enfin nucléaire, je suppose qu'il était nucléaire parce qu'il était tout visant noir. Là j'ai eu flip de ma vie parce qu'on s'est fait engueuler à la radio parce qu'on était trop prêt. Enfin bref et puis voilà.
Ensuite on a navigué comme ça. J'étais son à l'époque on disait botniger. Alors aujourd'hui on le dirait plus. [grognement] Et j'ai j'ai navigué avec elle. Enfin je je l'ai accompagné pendant presque 2 ans. Je bricolais, je je ponçais, je vissais, je déboulonnais. Je nettoyais, je nettoyais le fond du bateau, enfin tout quoi. Enfin, j'étais pas une bricoleuse née départ mais j'ai appris sur le tas. Puis il y avait beaucoup Alain Gabet avec nous ou Patrick Morel qui nous aidait.
Donc j'ai appris beaucoup avec eux mais je suis un peu comme la génération de Jean Morel qui était le préparateur de Marc Pageot en ce moment-là et il y avait aussi Alvarre qui qui était le préparateur de Daniel Gillard. Donc tous les trois on avait le même âge et on était tous les trois préparateurs techniques à tout faire sur ces bateaux. En fait, je suis rentré dans la voile par la grande porte. Il y a rien à dire quoi.
Je l'ai accompagné pour préparer sa trans anglaise Pimous Newport et là elle a dématé sur la ligne de départ et donc elle revient dématé à Cherbourg et là donc je redébarque avec là pour le coup avec Jean Teamsit et Nora l'oiseau l'admisseur d'Éric Liseau et on est là à bricoler le bateau, recommander voilà à Cherbourg quoi pour faire la la Baule Dakar en équipage. Ça s'appelait Miss Dubai à ce moment-là. Donc vis-à-vis du groupe Perna, elle devait absolument faire une autre course à la place et donc elle prépare la ballle Dakar. Et donc moi aussi, on arrive donc le bateau à la Baule en octobre 80 je dirais. Ouais, en octobre 80.
Et là, j'étais en train de nettoyer le fond du bateau avec Jean Tim et puis j'entends du bruit. Donc je sors, je vois Laurence Desur, le skiper de l'autre bateau Petrouka, le premier bateau dans lequel Florence a traversé l'Atlantique avec Jacques Parisi, Jean-Claude Parisi [musique] de Newport à la France. Alors, je sais plus où ils ont atterri et je la vois arriver avec un équipage féminin. Donc, on arrive, on prend les amas. Normal quoi, normal. Et là, j'entends hurler du bout du ponton combien commence un boulot, on le termine devant tout le monde. Je regarde, j'ai un psite et tout. Je dis mais se prend pour qui là la Florence ? Ça faisait 2 ans qu'on se connaissait quoi.
Et là, je retourne dans le bateau en en grognant, en mogéant, en disant "Non mais c'est pas possible à nettoyer les graineries du fond du bateau et je dis à Jeanne, bon c'est pas possible, je débarque." Elle me dit "Mais non, mais non, mais non." Ben je dis "Si je débarque." Elle me dit "Bah si tu débarques, je débarque." Et donc Florence avait disparu, je sais pas où elle était. Donc ni une ni deux au bout de 2 jours, je vais voir Laurence des Masures. Je dis tu veux pas tu as pas une place sur ton bateau là parce que moi je suis libre pour je suis dispo. Elle me dit mais tu n'av pas Florence Arto ? J'ai dit bah si tu as une place euh je laisse ma place à quelqu'un d'autre.
Ce que j'ai fait c'est Nathalie Julien qui est devenu Nathalie de Prémorel de Jean-François de Prémorel qui était stagiaire je sais plus que dans les relations publiques, les relations presse qui m'a remplacé sur le bateau de Florence. Donc Nathalie et moi on s'est connu comme ça et j'ai fait la la ballle d'akar sur Petrouka avec Christelle Julien la femme de Daniel Andrux maintenant sur euh le bateau la Baule Dakar en faisant la gueule à Florence. C'est là où je me souviens, j'avais appris à faire du pain grillé à la poêle pour l'équipage et des gâteaux au chocolat parce qu'on avait des fours à l'époque.
Du coup on est arrivé à Dakar et là on s'est rabiboché et j'ai fini par dormir parce que en plus à Dakar il y avait pas de porc donc tout le bateau autouillage. Le fait d'avoir de pas laisser faire ça a changé toute ma relation avec Florence. Avant, j'ai été la préparatrice de base qu'on traitait comme un enfin comme je sais pas quoi d'ailleurs, pas bien. Et là, du coup, j'ai gagné mon respect à pas me laisser marcher dessus. Et voilà. Et donc, on est on est ça c'est la première les premières années avec Florence. Après, on s'est un peu perdu de vue et puis euh et puis moi je me suis dit mais quand même, il faut que je fasse quelque chose.
Et donc j'ai cherché et j'ai postulé pour de pour rentrer à l'école nationale de voile à l'époque, ça s'appelait comme ça, pour passer mon brevet d'état de voile. Et donc je suis rentré pour 6 mois à l'ENV avec une autre fille qui s'appelait Isabelle Gravina. On a navigué après en 470 et en fait là-bas ben on s'entraînait sur quoi ? sur des dériveurs.
Donc moi, je me suis entraîné sur des 470 olympiques et c'est comme ça que en navigant euh il y avait les entraîneurs qui venait et Bernard Bonau entraîneur de l'équipe de France de voile olympique garçon fille qui vient de me voir parce que j'étais grand enfin je suis toujours grande mais qui me dit ça t'intéresse pas de de naviguer en 47 en équipe de France espoir bah je dis oui. Donc ils m'ont envoyé à l'INEP avec un team qui a été recalé. Moi, j'étais athlétique, j'étais physiquement athlétique et du coup me la partie dans l'aventure olympique avec une barreuse s'appelait Isabelle Gravina.
Puis après bon Isabelle elle a pas pu continuer et j'ai continué avec d'abord Marianne Desmet et ensuite Véronique Olnet la sœur de Corin Ololnet qui est la Fédération française de voile.
Et donc on a fait pas mal de de bah j'ai fait une préparation olympique pendant 4 ans mais je suis pas allée au jeu parce que bah c'est un bateau par pays et par catégorie et donc c'est Florence Lebrin et Sophie Berge qui sont allés là-bas même Claf Fofuntain et Christine Brillant qui était l'équipage à battre bah ils sont pas allés et donc on est bah j'ai regardé les Jeux Olympiques à la télé et c'est comme ça que j'ai commencé la enfin j'ai commencé l'olympisme en équipe de France où là j'ai vraiment appris la finesse de barre de réglage tu sais tu apprennes à barrer les yeux fermés enfin Enfin bref, des choses que tu apprends pas sur un gros bateau.
Enfin, à cette époque, surtout avec les fesses, les pieds, tout ça. Et du coup, j'ai affiné beaucoup ma compé mes compétences nautique en fait là-dedans. Et voilà, j'ai passé mon brevet d'état de voile en 83 et pendant 2 ans, j'ai enseigné la voile pendant 6 mois sur le plan d'eau de Créteil, l'hiver et l'été à Carnac là sur la plage du Mendu. Une fois non à Carnac sur la plage du Mendu et une autre et une année après ou avant c'était à Saint-aphaël.
Et donc euh au bout de 2 ans sur un zodiaque en disant "Poce ta barre euh voilà, j'ai bien aimé hein mais euh j'ai j'étais déjà une entrepreneuse et il se trouve enfin j'avais l'esprit d'entreprendre j'avais un laser à l'époque d'ailleurs parce que j'ai j'avais en gabarit pour faire du laser et du coup j'étais à l'US Créteil et d'ailleurs la petite anecdote l'US Créteil me dit "Ah ne tu veux pas faire le championnat de France en 420 ?" Bah je dis "Attends, j'ai jamais fait de 420." Ben si, il y a la fille Harley Martine Harley qui dit "Ah bon ?" Qui veut le faire mais elle cherche une équipière et ben ou nouvre la partie toutes les deux. Martin que je connaissais pas.
On est parti à Hourta et on gagne, on fait la Tout le monde a fait la gueule parce qu'on était plus âgé et on devient champion de France en 86. Martine Harley et moi, la fille de Philippe Harley et donc on gagne ce championnat de France à Ourtin. Et donc du coup, comme j'étais athlète de haut niveau, euh la fédé de voile me propose me dit "Mais euh bah tu veux pas faire une formation dans une école de commerce ?" J'ai dit "Bah pourquoi pas ?" et meuve la partie admise avec Thierry Péponet, champion olympique de voile, Thierry Berger en Flying Dutchman, le frère de Vincent Berger.
Et enfin, on était cinq voileux plus un pongiste, Daniel Sangou qui maintenant installé à la Réunion, plus d'autres athlètes, un parachutiste enfin bref. Et donc on a fait cette école de commerce en sport étude une semaine sur deux, on naviguait et on a fait la PO 80 58 ensemble. Thierry et moi on est Gilda Guiro planche à voile, j'oublie pas ça aussi. Et là-dessus, Thierry Péponet devient champion olympique de voile à Séou avec Luc Pilot.
Et moi je sors de là, j'avais dit ben je m'étais dit bah maintenant que j'ai cette formation, fallait bien faire des stages dans cette école et du coup je m'étais lancé dans des stages mais management de projet et donc j'ai lancé le projet féminin autour de France à la voile un bateau Saint-Tropé c'est pas une blague avec les fringues nafnaf et j'avais Hen Gisro comme marine ministre de la femme je sais plus et ça j'avais pris Florence Lebrin comme baruse enfin toutes les filles de la du 470 l'équipe de France parce que je les connaissais bien et nouv la partie faire le tour de France à la voile sur le Saint Tropé avec 99F la marque de fringu Et donc j'ai ça c'était mon premier stage, j'ai adoré.
Donc j'en ai fait un d'autre et en fait donc en juin on sort de la promo de on sort de la promo de l'IFG là, l'Institut français de gestion en en sport étude et Péponet me dit "Ouais, tu fais quoi après ?" Bah j'ai dit "Tu sais j'ai une petite formation là, j'ai été admise à HEC HEC pour 16 mois." Il me dit "Ah bon ?" Tu as été admise là ? Bah j'ai dit "Oui, c'est en bac, c'est pas mal quand même." Et du coup, il me dit "Ouais mais tu veux pas bosser avec moi ?" Je dis "Attends, c'est pour faire quoi ?" C'est si c'est pour être ta secrétaire, pas question.
Et alors on réfléchit et tout et puis j'ai dit je serai pas ton agent, je serai pas et puis finalement on s'est mis d'accord tous les deux manager manager de Thierry Péponet. J'ai dit mais tu veux faire quoi toi ? Et là il me répondu tac au tac avec le fameux diagramme de peur pour ceux qui ont fait un peu de commerce qui est en fait partir d'un point A à un point B même pour construire une maison avec différents chemins pour y arriver. Et il me dit de but en blanc je veux faire la coupe américa 2000 on est en 88 hein. Ah j'ai dit le garçon il a de l'ambition. J'ai dit ben bon j'y vais.
Donc je laisse tomber ma formation HC là et me je j'arrive à 50 ans Yveline qui était le sponsor de de Thierry Péponet et il m'embauche dans l'association qu'ils avaient pour Thierry association s'appelle 50 ans olympique et me la partie à manager les projets. J'ai dit à Thierry je te préviens tu décides sur l'eau, je décide à terre et en septembre il est champion olympique et moi pendant ce temps-là je fais un fichier de toutes les entreprises de 50 ans en ce qui fait 140000 habitants quand même.
et je fais un fichier et j'envoie à l'époque alors avec des documents Word machin enfin bref tu imagines bien un questionnaire en disant vous voulez pas participer au projet de Thierry Péponet c'était l'équipe de France de voile en Soligne et j'ai récolté des fonds des entreprises de 50 ans en Iveline qui finalement étaient très contente de donner de l'argent à un projet sportif plutôt que de l'argent aux politiques pour leur canard local et donc on a j'ai monté un projet public privé avec le S de Saint-Cantin le syndicat d'agglomération nouvelle qui nous a financé avec les entreprises locales.
On a monté un super projet parite et et voilà et j'avais sep communes à faire vivre et donc je leur ai proposé de faire le Tour de France à la voile pour promouvoir les sep communes. Et donc on a fait plusieurs Tours de France à la voile dont un qu'on a gagné en 98 avec Thierry Péponet 10 ans après sa médaille d'or. Euh voilà donc et c'était drôle parce que Luc Pilot il courait aussi sur Nant et donc voilà et donc j'ai réussi pendant toute cette si tu démarres de 80 à 88 déjà c'est une tranche de vie hein. Puis moi, j'ai été je sais pas d'où j'ai tenu ça, mais j'ai toujours été câblé sur 4 ans. 4 ans une olympiade, 4 ans avant des globes, 4 ans c'est des changements de vie.
Et donc j'ai rythmé ma vie comme ça et les Jeux Olympiques m'ont aidé. Et petit à petit, j'ai monté tous mes projets comme ça avec des programmes de 4 ans. Et après, tu reprends la tranche 88 98 où j'ai travaillé pendant presque pas 10 ans mais 8 ans à 50 ans enline. À la fin de 95, il y a 50 ans enveline qui me propose de prendre le poste de direcom parce qu'en fait la personne qui était là c'était tué à vélo et tout un jeune super brillant que j'adorais et il m'avait proposé de prendre post de dire comme de la ville dire comme de la ville 140000 habitants et tout je sais pas combien de millions de budget.
J'ai réfléchi pendant un bout de temps et j'ai fini par dire non, je me sens pas de le faire. Je me sentais pas humblement d'être capable de prendre ce poste là qui est quand même énorme, plus un peu politique et loin de la mer. Et du coup, j'ai dit j'ai dit non, je suis parti. Et en partant, je me suis dit bon qu'est-ce que je fais maintenant ? B je suis parti en très bon terme, attention hein, ils ont bien compris.
Et le hasard a fait que tu as Catherine Chabou qui vient me voir en 89 qui me dit "Ouais, Anne, tu veux pas m'aider à faire mon dossier de sponsoring ?" On s'est rencontré à Saint- Tropé à la New parce que j'étais taxicienne officielle du bateau Benetto pour pour Benetto parce que j'avais fait un stage chez Benetto et que je connaissais Anet Rou et donc j'étais tacticienne du first 51 je crois. Je rencontre du coup là-bas Catherine qui j'explique ce que j'ai appris à faire tout ça. Et donc elle me rappelle elle habitait à Suren chez ses parents. Moi toujours du côté de Boulogne.
Elle était journaliste à Talasa Talasa magazine et elle naviguait sur les gros bateaux et tout et donc elle me elle m'envoie son dossier qui était une dossier de j'ai dit mais Catherine c'est invendable ton truc. Et donc je refais son dossier commercial pour vendre son projet mini transat à Worldpool et elle l'a vendu pendant ce temps-là. Non seulement elle l'a vendu mais en plus elle a lancé parce que Catherine elle est quand même très forte. Elle a lancé un projet de construction de mini transat euh du côté de la Villette dans une avec la chantier structure dans une vitrine où le bateau a été construit en temps réel devant le public.
Et donc moi évidemment bah j'ai suivi plus ou moins Catherine et Overpool. Enfin bref, et puis euh comme j'avais l'idée de monter des projets, on se retrouve en 93. Ah oui, au dîner de l'UNCL et la Guillou ou la Chabo ou la Brian je sais plus laquelle des trois dit il y avait OB aussi je crois. Et si on faisait le tour du monde avec la Wad 96 97 ou dans ces eau-là, j'ai dit bah pourquoi pas et nous voul monter un projet.
Donc on a monté une association challenge occane Brillant, Chabot, Guillou, Combien on monte l'association Challange Océan et là il y a un journaliste qu'on aimait beaucoup qui s'appelle Xavier Boda on lui dit "Ah on aimerait bien avoir comme Marine Christine au craintte il nous fait le go between. On se retrouve dans les bureaux de Christine au craintte et elle dit "OK, je suis la marine de votre bateau".
Et là et ben on a fait un clip, elle a fait un faux journal de France 3 quand même figure-toi avec des images tournées gracieusement grâce Hélène Sarah qui bossait déjà dans la vidéo et elle nous a fait un faux journal de France 3 qu'on a diffusé comme on pouvait parce qu'à l'époque il y avait pas les réseaux sociaux incroyable et du coup on fait ce faux journal et on fait des entraînements à la Croesti souvent encore avec des firées tienen fallait bien rentrer dans le monde professionnel à cours solage et on monte un dossier et Jacques Plana dit bah les filles je vais vous aider c'est au salon d'otique du coup il nous fait venir une interview plateau France info he et donc il prend deux filles, il prend Chris Guillou et moi et nous la partie pour expliquer ce qu'on veut faire.
Et là il y a un mec qui roule dans sa bagnole qui s'appelle Frédéric Léonard qui nous entend qui arrive direct au salon de qui garde sa bagnole et qui arrive dans le salon qui dit "Elles sont où les filles de Challenge Océan ?" Alors nous on avait on était basé au y de Club de France parce que Chalange Océan était hébergé par Y Club de France. Il bossait dans l'agence Icori. OK. Et il dit "Ouais moi j'ai des entreprises et tout. Je pense qu'on peut faire rien à faire." Et donc du coup quelques jours plus tard, cette fois-ci c'est Briant et moi qui y allons et on rencontre le patron de Icoré qui était tiré en Bard et on explique le truc. Mais eux était DG.
Au-dessus, il y a une maison qui s'appelle le groupe SIAC qui s'appelle René et Charles Billet dont la fille est admée. Et donc ils me disent "Bah ok, on t'aide à chercher." Et du coup il me met à disposition des bureaux parce que moi j'étais à Paris, Christine Brillant à la Rochelle et c'est moi qui m'a prospecté mais bon j'étais un peu seul et il nous avait fait une boîte en bois avec des dossiers magnifiques enfin vraiment je l'ai toujours celle-là. Je te la montrerai magnifique. On prospecte, on cherche les budgets. À l'époque c'était beaucoup d'argent en franc.
Puis il y avait aussi les garçons qui cherchaient avec Luc Guso tout ça Jimmy Pain, enfin tout le monde s'y mettait hein, personne a trouvé. [rires] Et là-dedans on se lance là-dedans. Donc tu vois l'histoire Frédéric Lonard qui nous entend à la radio. Je retrouve dans me retrouve dans un bureau. Je quitte donc Iveline et je me mets à prospecter. Quantain me rappelle en me disant "Ouais mais an on voudrait faire le Tour de France à la voile mais on veut que c'est toi qui t'en occupe" et paf je ramène 50 ans en Yveline comme client chez Icori et donc on fait le Tour de France à la voile.
Pendant ce temps-là, on cherche, on trouve pas mais c'est la graine était venue quand même dans la tête et nous ont rejoint Kinny Parade, Michel Paret et puis WH Pool, on lui propose de faire le le tour de l'Europe à la voile et donc on loue du pont du rang. Il avait un sistership, c'était l'autre bateau de Jean Morel et donc on fait le Tour de France à la Voile, donc on se lance là-dedans avec overpool et donc départ de de Venise, Marseille, le Maroc, bah Casablanca je crois. Voilà et ensuite Vigo, Cherbourg, Londres.
Donc on fait un équipage, on commence à se professionnaliser et moi j'ai dit bah écoutez les filles euh j'ai envie de proposer à la fille de Ran Carlos de venir naviguer avec nous puisque on était en CD 70 à ses copines. Et donc je je lui écris une lettre, je lui dit je lui elle me dit ben réponds de fais la demande au palais de la SSEA en Espagne et Banco. Ils disent OK sauf que j'ai dû quand même avoir l'éger sur le dos pendant 2 jours. Enfin pas 2 jours, une journée d'interview et parce que c'était l'époque des attentats Pays-Basque [grognement] et du coup elle dit oui. et nous je la connaissais bien parce qu'on avait navigué pendant 4 ans l'une contre l'autre hein.
Voilà et du coup elle nous rejoint à Marseille. Alors là anecdote de ma vie je me dis bon comment je fais ? Et j'avais rien dit à personne ni à Gérard Petit pas ni à personne. Sylviviant il y a ni le ni le directeur marketing de Worldpool était au courant. J'avais pas le droit. Je n'avais pas le droit ni les filles, personne. Donc les filles, elles arrivent de Venise, de Marseille et Kenny Parade, c'était des épaules. Enfin bref, et moi je faisais cette escale là avec princesse Christina. Et donc j'avais pris des chambres d'hôtel à deux étoiles sur le port de Marseille et deux parm pas de budget, enfin un petit budget et je mets Christina dans ma chambre.
Et donc la veille de l'arrivée de Christina, il y a un mec au bar enfin au comptoir du de l'hôtel qui dit en espagnol mais j'entends quand même elle est où la chambre de l'infante ? Alors la bonne femme répond bah je sais pas quelle infante c'est qui l'infante. Et il y avait Sy Vivian qui arrive qui dormait cet hôtel qui était directrice de course qui me voit et je l'ai et donc je mec je parlais en anglais et j'explique bah c'est la fille de c'est la fente la princesse d'Espagne. Alors évidemment là tout d'un coup j'ai dit à Sylvie tu dis rien et les mecs ils me demandent s'il peuvent fouiller ma chambre.
Donc qui fouille ma chambre et après il est resté, il y en a un qui reste devant la porte de la chambre 24 24 et l'autre qui m'a accompagné partout et me et après je pars à Marignan avec le consul d'Espagne enfin un truc de dingue avec mes Docside et mon Bernudar et Aegle ils étaient contents etpool aussi parce qu'il y a marqué Aigle et overpool enfin et donc me va arriver à à Marignan je récupère la princesse Christina qu'on sait bien et puis elle parle bien français hein et je me souviens aussi de et donc là je me suis fait mais incendier par Gard Petitpo qui me dit mais pourquoi tu me l'as pas dit et tout mais j'avais pas le droit pour des raisons de sécurité et en fait ça fait les meutes les meutes Euh et bon à Christina quand elle est arrivée, elle est allée à l'autre bout du du bateau parce qu'il était grand pour pas être embêté et voilà.
Et c'est la première fois de sa vie qu'elle partait en mer sans garde du corps. Elle a fait Marseille Palma avec nous. On est parti, on avait la gendarmerie aux fesses jusque dans les dos eau territoriales françaises. Donc on marchait comme à 20 25 nœuds. Je dis pas comment ils étaient à fond les mecs derrière essayer de nous suivre et à peine on est passé dans les eaux territoriales espagnoles, on avait un aviseau qui nous attendait qui se rapprochait qui se rapprochait qui se rapprochait dans la pétole pétole pétole. Donc Christine Guillou, elle a pété un plan, les a appelé en se disant de s'écarter en en anglais et et voilà.
Et du coup, on a on a on a fait cette cet événement qui était vraiment génial. Christina était ça vraiment ça l'a changé. Puis après on a fait Casablanca et puis après Vigo et après Isabelle nous a rejoint. Enfin, on a fait tourner pas mal de filles. On était vraiment les les premières à Florence vraiment. Alors, il y a eu d'autres filles, Catherine Herman, il y a eu d'autres femmes mais individuelles. Là, il y avait un groupe de femmes, vraiment un groupe de femmes. Et donc, on a monté un équipage professionnel quand même. Alors, on gagnait pas notre vie vraiment mais même pas du tout, je dirais.
Mais en fait, on arrivait à monter en équipe avec des des des femmes vraiment bah Isabelle, c'est quand même pas rien quoi. Et et voilà. Et donc, on a on a fait ce tour de l'Europe avec Wpool, ce qui a permis de garder un lien magnifique parce que Catherine, elle a pu faire la mini transate, puis après elle a fait le Figaro. Voilà, c'est Catherine qui qui nous a ouvert la porte de Worldpool en fait. et pour l'Espagne, je t'en parle pas, on a fait les galas enfin tout quoi. Puis il y en a un qui était notre photographe officiel, c'est Thierry Thierry Martinez, c'est trop génial. Donc voilà.
Donc donc du coup tout ce petit monde s'est mélangé parce que Christina elle est issue de la voie olympique. Bon évidemment son père et sa famille naviguent sur des bateaux à la la à la cour de Palma et tout ça mais elle voilà donc c'est comme ça qu'on s'est rencontré et puis et puis après l'histoire 95 arrive trouvait pas toujours pas de sponsor donc tu imagines bien que on était quand même pas loin du départ et là coup du hasard il y a alors j'ai pas les détails parce que c'est trop long à expliquer mais tu as I language et IF Education qui décident de faire la Wad et donc il cherche un équipage masculin et féminin.
Le masculin skipé par Paul Cayard, le féminin skipé par Christin Guillou et là là donc là évidemment on était logique d'aller sur le bateau. Christine Brillant l'a fait Kin Parade enfin bref plus d'autres internationales hein Michel Paret évidemment et là je leur dis écoutez les filles si vous naviguez moi il faut qu'elle bien qu' reste à terre pour manager tout ça et donc je décide de pas y aller. C'est là que je comprends vraiment mon métier où j'avais managé jusqu'à présent je continue à manager les affaires de de Thierry Pépone quand même. pendant ce temps-là, lui il préparait les jeux de Barcelone 92.
Enfin bref, tu vois, tout ça c'était lié et donc j'ai j'ai oui parce que je faisais plusieurs sous à la fois évidemment, c'est bien mon genre et du coup je reste à terre pour manager donc plus ou moins la communication pour IF Education pour l'équipage féminin. Catherine, elle était restée à terre aussi parce que le hasard a fait en septembre 96, elle va au grand pavois de la Rochelle et elle m'appelle. Alors là, on avait nos portables parce que maintenant on avait nos portables en 96. Il me dit "Ouais, c'est génial, j'ai croisé VDH, il nous loue son bateau pas cher." Je dis "Mais pour faire quoi ?" Ben, elle vend des globes.
J'ai dit "Mais tu es folle ma peau fille, je tu vas tu vais laisser ta peau." Donc je raccroche pas au nez mais presque. Mais dit "Si si, j'ai vu des signes, il y a des signes qui allaient du nord au sud." C'est un signe. 250000 francs, je m'en souviens de la location du bateau à l'époque.
Et donc elle appelle elle appelle Overpool notre ami Maurifinas de Vila le direc, qui lui dit "Non mais tu es complètement folle et tout." Bref, mais comme il savait ce que je faisais depuis des années maintenant, il dit "Bon, si tu si on y va euh oui parce qu'on avait essayé World pour le monde he ils ont fait dire oui pour le la Wad et à la dernière minute ils ont dit donc j'ai jamais su pourquoi mais et du coup si tu si tu y vas si on y va je veux combien soit le manager de projet évidemment elle me rappelle et je lui dis mais non Catherine non je t'envoie pas à la mort donc le patron de de Worldpool m'appelle à le patron enfin pas le PDG m'a dit Anne si tu vas pas on y va pas ah merde là du coup je me suis senti un peu loin moi j'ai fini par dire oui et 8 semaines avant le départ on a monté une équipe commando avec Lionel Lemonchois comme votre capitaine Luc Bartisol alors VDH était petit soin pour nous Spock là alors voilà Spock il les oreilles pointe Zoliv qui est en fait Olivier Zavanski on a monté cette équipe et elle est partie après avoir fait sa calife de 1000 sur ce bateau rouge incroyable et là je j'ai des anecdotes aussi alors moi j'ai plus d'anecdotes parce que j'ai moins en moins navigué forcément bah après j'ai pas mal navigué quand même mais j'adorais ce que je faisais en fait j'adorais mon métier que de réaliser l'aventure des des skippers.
Et du coup, j'ai des anecdotes comme ça où Catherine, on avait une fille qui s'occupait Hélène de toute la bouffe et vient me voir, il me dit "Ban, je compte combien de jours de bouffe ?" Alors je lui dit "Bah 140." Elle me dit "Ouais mais Catherine a dit 120." J'ai dis "Non, non, tuécoutes pas Catherine, tu mets 140." Et ben elle a mis 140 jours. Je a pas dit à 80 et elle arrivé elle arrivé elle me dit mais je comprends pas euh il y avait assez de bouffe. Bah j'ai dit oui j'ai mis 142 jours et là on a des anecdotes qu' faudrait que tu lises ça je le dis aussi hein. Faut lire le livre de le livre de Catherine. Il s'appelle Possible rêve chez Glena et c'est intemporel ce bouquin.
Incroyable et elle raconte notre histoire de ce vent des globes où évidemment moi j'ai vécu par procuration. J'ai même installé à la fin j'ai fini par trouver une solution pour installer installer mon téléphone dans le casque tellement j'avais peur de louper ses appels en BLU. Et et c'est là où je raconterai, mais c'est trop long, faudra lire le bouquin. C'est quand sa radio tombe en panne. Ben en fait quand BLU tombe en panne à avant le Caporne. Alors moi je pouvais la suivre avec la balise Argos donc je savais très bien où elle était mais je connaissais pas les conditions météo, les machins. C'est impossible à savoir. À l'époque on avait la position Argos mais c'est tout.
Et donc elle passe le caporne et pas de son, pas d'image mais je le vois le bateau qui continue. Je me dis bon tout va bien. À moins qu'il soit à l'envers, tout va bien. Pendant ce temps-là, elle elle cherche une solution, elle appelle à la VHF Ushoya ou par là, peut-être pas Uhoya mais à côté. Ponte Arena peut-être qui lui dit "Ah ben on a des radioamateurs." Il le mett en relation avec un radio amateur espagnol et qui lui dit "Bah moi je je vous fais le relais." Donc il trouve des relais qui monte au Brésil machin c'est radio amateur c'est ça hein. Et arrive à au Canar un autre radio amateur Rodrigo que je connais je me souviens bien de lui. Et puis je reçois donc pas de nouvelles.
Je dis c'est pas possible il faut que je trouve une solution. Et je me souvenais que Catherine avait un transistor obligatoire dans la matériel de survie de Sony, le petit Sony longue portée où tu avais Ariel Cassing qui faisait la météo marine dans le monde entier tous les jours. Donc j'appelle Ariel Cassim, je dis Ariel voilà Catherine, elle peut plus nous recevoir, est-ce que tu crois que tu pourrais donner des nouvelles à Catherine que sa famille va bien et Ariel ni une ni on pourrait même plus faire ça aujourd'hui, c'est incroyable. Elle me dit donc vend des globes 96 97 pas de problème, je te donne l'antenne à 23h et à minuit tous les jours pendant 2 minutes ou trois. Ah bon ?
etme la partie tous les jours devant tous les auditeurs de RFI à raconter notre vie à Paris avec sa mère, ceci, cela, que tu avances bien euh sur la Sony et Catherine à un moment donné, bah évidemment elle m'entend, elle se filme, c'est comme ça que j'ai toujours l'image là, elle se vient en me disant qu'elle m'entend bien ma petite anne continue. Mais ça, je savais pas ça.
Et donc moi je continue comme ça pendant 15 jours et au bout de 15 jours, je reçois à l'époque on avait des fax à 3h du matin machin un fax d'un cargo qui dit ici le cargo machin j'ai croisé en anglais madame Chabot continuez elle vous entend bien sur radio RFI incroyable et donc pendant un mois j'ai parlé dans le vide deux fois par jour et donc ça a créé un suspense jusqu'au jour où quand elle est arrivé à l'arge du conqué je l'ai entendu pour la première fois à la radio quoi. Et donc voilà. Non, c'était génial ça mais bon des trucs comme ça tu voilà pu c avant des glob qui avait été terrible terrible terrible du bois qui était à l'envers.
Tony Bulivor Jerry Jerry qui a disparu Isabelle qui avait cassé Catherine aussi qui avait fait moitié Chaviré Pit Gos qui avait récupéréfalinelli ah non mais je me souviens que comment il s'appelle Philippe Jantau m'avait appelé pour demander si on pouvait déroter Catherine. Donc j'étais allé le chercher avec mon scooter avec ma moto j'avais une Transalpe. Je suis allé chercher Philippe Jant avec ma moto pour l'emmener chez Benetto venu de la grande armée qui était le PC course à l'époque.
Et donc du coup je je bah 2h du matin on était sur le Kiv et donc évidemment on trouve essayer d'appeler Catherine qui avait encore sa radio Blu et en fait ils avaient une vacation quotidienne où ils entendaient ce qu'on racontait les uns les autres se parlaient avec Philippe Jantou. C'est comme ça qu'on a pu lui dire. Donc on est de la position finalement c'est Pit Gosse qui a récupéré Raphaël et tant mieux. Et Raphaël autour du coup avec ses trois balises debout sur son pont mais il avait de l'eau jusqu'au genou quoi. Accroché au mar. Ah non, c'était un truc de dingue quoi. Donc oui, il y avait plein toutes les histoires à côte avec la douloureuse disparition de de Jerry.
Donc voilà et on est arrivé se vant des globes 96 97 où on a fait l'arrivée de Catherine avec 100 plus de 100000 personnes à l'arrivée selon la préfecture voire 150. Voilà.
Et j'étais triste pour Isabelle parce qu'effectivement elle avait cassé et pas pu finir ce vent des globes comme elle aurait voulu mais bon elle aurait bien mérité et donc voilà et après bah j'ai continué mon bonhomme de chemin à manager des projets à naviguer oui et toujours et puis toujours avec des tours de France à la voile des machins j'aimais bien mais en fait plus petit à petit je navigais moins mais j'avais comme cette bonne expérience de marin qui fait que dans mon métier je pouvais mettre à la place du skipper tout le temps en fait quand on a traversé l'Atlantique on a fait Québec Saint-Malot avec Catherine justement sur le monocock whpool.
Ah oui, parce que j'ai oublié cette étape. Catherine a on avait obtenu de whol qu'elle puisse faire donc on l'a loué Fujicolor 3 et donc elle a fait la la transate anglaise Plimous Newport sur donc Fuji 3 mais il s'appelait donc Challenge Océan Wpool Wpool Challenge Océan. Elle est arrivée à Newport. Nous on va là-bas et là en fait à Québec Saint-Valot. Donc on a décidé de monter un équipage international. Donc il y avait une une canadienne, il y avait une italienne Lucia, il y avait Kinny Parade, Michel Paret, Catherine et moi et donc les six nanas. Et donc on part dans le Saint-Laurent machin qui est compliqué hein, très compliqué avec des band de sable et tout.
On a eu des anecdotes pour faire Newport Québec mais tu imagines même pas n pas de moteur dans le bateau. Faut savoir. Pas de moteur. Ce bateau, il faisait quand même 18 m de long. On avait juste un bourrin qui était polé sur le tableau arrière avec un avec un hélice avec arbre long. C'est pas une blague. Il tombait en panne tout le temps. Il y a avec moi qui arriva le démarrer sur l'arrière sans me casser la figure dans l'eau. Tu vois la Et donc on est arrivé à Québec et puis ils m'ont fait la course. Là il y a eu un un mec qui est tombé à l'eau d'ailleurs. Alors je sais plus quel bateau.
Ouais et on se battait contre Giovanni Soldini qui avait un bateau un peu plus petit mais plus rapide 15 m en fait contre 20 voilà et il nous a battu de quelques heures à peine à Saint-Malot. Et donc on est arrivé à Saint-Malot. Euh avec mais j'ai une anecdote de cette traversée avec toutes les filles, c'est que on a une tempête tellement qu'on s'est décidé de mettre des combinaisons de survie et je sais pas pourquoi on avait complètement mais déconné on les avait pas essayé. Je te dis pas l'ambiance entre Michigel Paris qui mesure 1,55 toute mouillée ou 60 et Catherine Chevau qui mesure 1,78 on était vachement bien et même Kinny et moi on est grande quoi.
On avait pas une donc même moi j'arrivais même pas à mettre à la capuche. Bref et donc on a passé une nuit ou de enfin quasiment une journée 24 heures en combinaison de survie dans le bateau. Et donc là on s'est pris la tempête aussi. Celle où j'ai eu moi j'ai eu peur hein. J'ai pas eu peur souvent dans ma vie mais c'est vraiment une tempête qui m'a fait peur parce qu'on avait appris qu'il y avait un mec qui était tombé à l'eau et donc on était pas fier de nous je peux dire. Et et dans cette tempête là, franchement, tu as pas intérêt à partir en travers. Tu as intérêt, tu peux pas mettre ce sous pilote, c'est tout le temps la barre. C'est la seule façon de pas partir en en toupie, quoi.
Et donc, on a on a on a bon, on arrivé à Saint-Malot et euh et puis après j'ai développé mon métier. Donc, pendant ce temps-là, j'avais le Tour de France à la Valle avec 50 ans en Yveline en même temps quand même multitâche hein. Et la petite anecdote de l'histoire quand même, je l'ai raconté, c'est Anne Milet qui la fille du PDG qui sortait d'une école de d'agriculture qui voulait bah qui cherchait du boulot. Son père lu dit bah tu as qu'à venir l'assistante d' combi et elle va la partie avec moi et elle a commencé son premier job avec moi avec bah le vent des globes de de Catherine et puis la la wead des filles enfin pas oui c'est ça la W bread avec IF language.
Je me souviens qu'au passait son temps envoyé des des des communiqués de presse par Expedite au commun au aux journalistes. Expedite c'était un système automatique d'envoi de fax. Donc tu rentrais tous les numéros, tu mettais ton communiqué dans le fax de de Ik toute la nuit ça balançait à 3h du matin. Même le père de Catherine Chabo qui recevait son fax à 3h du matin qui réveillait tout le monde parce que ça fait du bruit. Et donc voilà et donc euh on a fait souvent des globes qui étaient quand même génial et après j'ai mis un peu de temps à fall je me remette quoi.
J'ai développé en fait là où j'étais chez Icori qui était spécialisé dans la quand même la communication agricole, rien à voir avec le sport et petit à petit, j'ai développé cette on va dire cette antenne ou ce service dans le marketing sportif et du coup j'ai travaillé pendant 20 ans dans cette agence avec la voile mais beaucoup d'autres sports puisque j'ai travaillé énormément pour à l'époque Suèse qui est devenue GDF Suji sur toutes les filiales dans le basket dans le judo dans plein de choses même le foot avec l'équipe de France de foot qui était sponsor à l'époque par GDF Suè et donc j'ai j'ai je suis rentré dans par la grande porte entre guillemets grâce à ça dans le marketing sportif où j'ai appris sur le tas avec mon associé Frédéric Léonard et et on a travaillé 20 ans ensemble.
Bon après les choses ont pas tourné comme on aurait voulu mais c'est comme ça c'est la vie. Et ensuite, j'ai euh j'ai décidé de de continuer mon chemin seul en 2017, on va dire. Et et j'ai gardé mes clients euh fidèles. Je me suis mis à fond dans la voile et là je commençais déjà alors j'ai beaucoup accompagné pendant 9 ans Sébastien Rog qui était skiper de bateau GDF Suèse parce que GDF Su qui était pas du tout dans la voile, ils étaient dans le tennis, la rende des pédestres et et le foot, ils avaient rien à faire dans la voile et ils m'ont dit "Ah mais on a un petit jeune et tout, on voudrait bien aider." Et ben voilà donc je suis parti là-dedans avec la mini transat.
Bon moi c'était tranquille he je savais faire. Et donc on a commencé la mini transat 2008 avec Sébastien Rog avant la fusion puisqu'on s'appelait Suè et bien on est devenu GDF Suè en cours de route et ensite entre-temps on a trouvé un sponsor qui s'appelait EOL Génération avec Sébastien et et Génération qui a été racheté par GDF Suèse donc du coup tout le monde voilà et donc j'ai continué là-dedans et en 2017 j'ai décidé de remonter ma propre boîte où là je me suis vraiment consacrée b au sport mais dans la voile et là j'avais déjà commencé avec Yannick Besta en 80 en 2014 il m'avait demandé de l'aider aid. Moi je j'aime bien aider les skippers qui viennent me demander.
J'aime pas les dire tiens, je pourrais t'aider et tout parce qu'en fait le danger, enfin je trouve que c'est un danger, c'est faut être choisi. On a un métier qui peut être vite controversé. On peut te dire "Ouais, tu te sers voilà, tu travailles pour toi et tout." En fait, moi j'ai envie d'aider les autres. Moi, j'ai dans ma nature évidemment faut bien gagner sa vie. Donc soit c'est ton sponsor, le sponsor qui te paye, soit c'est le skipper, mais d'une manière ou d'uneutre, tu es bien payé pour faire tout ce que tu fais mais pour mettre de l'huile dans le système.
Et petit à petit, j'ai appris mon métier comme ça, le juridique, le financier, la compta, les RH, sans parler de la technique du bateau. Et en 2014, j'avais et Yannick Bestaven et Sébastien Rock. Donc j'avais deux classes 40 avec deux équipes distinctes dans mon de ma société et chacun avait été chef de projet pour accompagner les projets. Et donc bah Sébastien a dû abandonner au large de Vigo et alors qu'il était en tête et Yannick bah il a il aurait pu gagner mais il a il s'est cassé quelque chose.
Bref, il a fait demi-tour enfin et il a fini 7e, enfin officiellement 7e mais il a fini 4e sur la bref et du coup j'ai continué avec Yannick plus ou moins et puis jusqu'au jour où Yan Best me dit ouais Anne il y a maître coque qui veulent me recevoir il faut je il faut que je prépare un budget de quoi j'ai dit bah il me dit devant des globes alors je raconte pas les moments intermédiaires parce qu'il a voulu faire du multi50 trop long et du coup on a lancé ce projet donc je l'ai accompagné pour monter le budget et maître C avait reçu une dizaine de skippers Ils ont craqué sur Yannick entrepreneur qui avait inventé avec son associé Mathieu Michou le les hydrogénérateurs.
Et bon, j'ai commencé comme ça et après ben on est parti qui a un bateau à dérive et au bout de 6 mois première route du R, je dis à Yan et je me suis dit mais il va jamais supporter de faire le vent des globes avec un bateau qui va l'amener ventre mou du vent des globes. Je le connais maintenant le Yannick, il avait quand même gagné la transadec Varbe 2 ans après Sébastien Rog en en classe 40. Sébastien, il gagne en 2013 avec GDF Su et Yannick en 2015. Et moi, j'étais dans les deux histoires. Et donc, j'appelle euh j'appelle les associés euh du projet et je leur dis "Écoutez, çait bien qu'on réfléchisse à acheter un bateau avec Foil." Et Nouvre la partie là-dedans.
Pendant que Yannick, il était en train de galérer avec sa route du Rome où il a fait une demi-tour parce qu'il il avait cassé et [grognement] donc on monte un projet avec la la banque Crédit Agricole qui était complètement subjugué par Yannick, faut reconnaître. Et donc, on monte le projet et j'appelle Roland. Alors, il y avait deux bateaux à vendre. Il y avait celui de Alex Thompson, Hugo Boss, euh qu'on a fait visiter à Saint-Malot. On pouvait lécher par terre tellement c'était propre. Et puis le bateau de Kairos là, donc l'ex Safran mais qui était dans un chantier asséché depuis un an et demi.
Et donc on on négociait avec euh ben vers Sophie, Vercellet et et Bilou et puis finalement on le réserve. On arrive à faire un emprunt d'un bateau quand même qui valait quelques millions d'euros. On vend l'autre bien à Clément Giro. Donc je me suis retrouvé acheté ventre de bateaux des imokas c'est voilà et puis Yannique part avec ce ce ce imoka safran qui s'appelait de maître coque 4 avec ses petits foils qui était le même de celui Louis Burton qui avait racheté ban avec banque populaire à à banque populaire à Armel Ouais le cl qui avait garné juste avant et donc on se lance là-dedans. Yannique fait venir ses ses potes, Jean-Marie Doris qui devient directeur technique.
Nous, on récupère l'équipe de Safran de Kairos plutôt de Bilou. Donc c'est Stand Delbar qui devient beau de capitaine, Ludo Bosser pour le pour la strate, Roland Roland Legof, enfin les Briscards quoi. Tous ces tous ces bretons sont venus s'installer plus ou moins à la Rochelle quand même, on leur a dit qu'il faisait plus beau. Et du coup, on on prépare ce bateau nickel. Le Covid arrive 2020 puis personne ne sort. Bref, on fait un départ de vent des globes 2020 sous Covid et après bah l'histoire tout le monde la connaît hein. Il y a Kevin qui pète son bateau, Yanis qui avec Boris Serman, Jean Lecam, Sébastien Simon qui partent à sa recherche.
Pendant ce temps-là, tu as notre ami Charlie d'Alin qui file, c'est ce qui était logique. Et puis donc du coup après, tu as les compensations qui arrivent sur les bateaux avec je crois mais de mémoire que Jean avait eu 24h ou 20h. Yannick Bestaven a eu 10h15. On s'en est pas occupé tout le vent des globes. Surtout que Yannick, il a passé 26 jours en tête. Il passe le Caporne avec 400000 d'avance ou quelque chose comme ça. Enfin, en tout cas, il sort du caporne, il avait 400000 d'avance et euh et voilà. Et c'est la remontée du Brésil qui a été catastrophique où là il se trouve dans une bulle d'air, tout le monde passe autour, l'horreur.
Et là, il a fallu et là oui ah oui là ce qui est important c'est que le vent des globes de Catherine Chabo, on était à la BLU ou rien presque même et le vent des Globes 2020, on était déjà dans les WhatsApp avec la téléphonie haut de gamme alors haute définition, on avait pas le Starlink hein, mais voilà. Donc du coup, on a pu parler plus à Yannick, plus l'aider, remonter le moral, l'accompagner. Il y avait aussi notre le coach Éric Blondo qui nous a beaucoup aidé là-dedans. Et en fait, il y a un moment donné quand il a décidé de repartir parce qu'elle était vraiment cassée dans sa tête, il est reparti et puis il a décidé de faire sa route.
Il a fait sa route plein or, il a pris l'option plein or et là une fois qu'il arrive en haut, il a fait un empanage, il a fait tout droit Sabdolon à 25 de moyenne et là il s'est intéressé au temps qu'il lui restait mais c'était 3 jours avant. Et là, il a commencé à nous dire bon combien de temps il me reste ? Combien de temps il me reste ? Et là nous on comptait le temps et on y croyait pas même. On y croyait pas même bon vis-à-vis de Charlie c'était dur mais en même temps Yannick il avait quand même 10h 15 qui avait mérité quoi. Il avait perdu un système météo quand même. Et puis surtout c'est qu'il a là où il était légitime c'est qu'il a fait 26 jours en tête jusqu'au Caporn.
Il a rattrapé Charlie et et Thomas Ruyant bien avant 26 jours avant. Donc si tu veux il a pas fait n'importe quoi et donc il pas volé sa victoire. Non, il a pas volé malgré ce qu'on peut dire parfois cette compensation a été méritée et donc du coup bah il arrive 2h à 2h d'écart, il arrive devant Charlie et c'est vrai que c'était dur pour Charlie mais et et je trouve que Charlie a fait une superbe course derrière enfin 4 ans plus tard, rien à dire, magnifique.
Et Yannick avait dédié son son trophée sur le ponton à Charlie en disant "On est deux vainqueurs parce que parce que Yannick est pas fou, il sait très bien ce que va Charlie." Donc voilà, donc ça c'est une magnifique histoire mais termine vent des globes avec Yannick et donc bah il gagne 2h après, il nous dit qu'il veut repartir 2h après et là maître Coque et tout le groupe derrière LDC c'est 25 22000 personnes [grognement] subjugués disent bah banco, on construit un nouveau bateau et nouvel la partie mais 15 jours après on é la construction du bateau donc je me suis retrouvé à vendre un bateau à lancer la construction d'un bateau. Mais c'est c'est fantastique et et destructeur.
Je sais pas comment expliquer. Un tu gagnes, tu es pas préparé. En plus psychologiquement notre le patron de maître coé à l'époque Christophe Guoni nous disait tous les jours au téléphone, il manquerait plus qu'il gagne le vent des globes. Mais tous les jours si c'était pas par WhatsApp, c'est par oral. Il manquait plus qu'il gagne le tout ses phrases. À la fin de sa phrase, ça a duré un mois cette histoire. Et donc bah il le gagne donc voilà. Et et après bon après donc pendant ce temps-là, oui, j'ai oublié l'étape 2000 2005. Donc moi évidemment j'étais quandme assez multicarte.
Il y a Banque Populaire, enfin même un peu avant, Banque Populaire qui lance un appel d'offre euh qui demande qui cherche un team manager. Donc c'était Daniel Souben à l'époque. Ouais. Et donc [grognement] je gagne l'appel d'offre. Donc je fais un audit, je vire tout le monde sauf la loupe. Je suis pas fait des copains. Bon depuis on s'est rabiboché mais je vire tout le monde et je je refais l'équipe. C'est comme ça que j'ai connu Jean-Marie Doris d'ailleurs qui était là-bas. Et puis je refais l'équipe, j'embauche.
J'avais aussi Pascal Bidgori dont je m'occupais avec Banque Populaire en Figaro et et donc je fais venir Bidégori qui me fait rencontrer Renant Lucas que j'embauche comme directeur technique. Il restait une vingtaine d'années après. Donc j'avais monté une belle équipe. En parallèle Pascal Bidgori se blesse pour faire le Figaro. Donc il fallait trouver un skipper de remplacement et et comme il y avait quand même 43000 enfin 40 près de 45 % de femmes chez banques populaire, je dis mais il faut mettre une femme parce que je suis quand même un peu féministe dans l'histoire.
Et donc on a cherché, j'ai dit bah Jeanne Grégoire paf et Jeanne elle a commencé faire son Figaro avec Banque Populaire, elle l'a fait une vente de suite. Jeanne Grégoire, elle sait ce qu'elle ce qu'elle a fait avec Ban Pop. Et du coup bidori bah je l'ai embarqué sur le projet Multico et on a monté une équipe pour bah pour faire pour faire réussir le projet. Sauf que le problème c'est que ce Banque Populaire 3, je sais pas, je vais pas je vais pas dénigrer mais il avait vraiment un problème de faiblesse au portant. C'est un plan Lombard, je sais pas. En tout cas, on embauche des cadors pour faire la Québec Saint-Malot.
On avait à bord Pierre Mass, signe des Gavinignet, évidemment la loup et bah il finissent ce dernier. Bon, à cause de la pétole, pétole tout le temps. Et là, je me suis fait pourrir par le PDG de Ban Pop. Et donc là, j'ai dit bon bah, il faut recommencer à zéro.
C'est là que bidori est arrivé dans la danse en fait après et on a optimisé le projet mais parce qu'elle a dit non mais on garde pas ce bateau et du coup on a vendu le bateau et après ils ont pris le relais sans moi parce que bon c'est une autre histoire mais ils ont continué avec banque populaire 4 avec bidory puis bon après bidgori a vécu sa vie de son côté donc voilà donc j'ai croisé beaucoup de marins, beaucoup de skipers beaucoup voilà mais j'ai toujours eu dans dans l'idée de penser aux femmes et c'est comme ça qui est arrivé juste à côté Karine Faucognier qui vient débarquer chez moi dans enfin chez moi dans dans mon bureau me dit voilà j'aimerais bien que tu savoir si tu peux t'occuper d'un j'ai un projet très marrant avec Sergio Takini mais je sais pas comment le revendre ah et c'est elle est venue vers moi.
Karine Fouogier c'est pas un perdre de l'année avec son caractère hein. Bah je dis d'accord Karine OK bah alors je montre le projet on fait les budgets. Elle me dit mais tu es sûr ? J'ai dis attends bah il faut mettre un vrai budget quoi. Construction d'un d'un très marrant quand même. Donc elle me dit je dessiner avec Nigel Arence. Ah ben je dis toi qui décide pas de problème. Et nouve la partie et on décide et donc on convainc Sergio Takini mais c'est monsieur Takini père patron qui est propriétaire du bateau armateur. Et donc on lance le bateau Sergio Takini avec Nel Arens. Magnifique bateau dessiné par Jean-Baptiste Épron toujours très talentueux enfin dessiné la déco.
Et donc on lance dans le projet comme ça et on a fait 3 ans comme ça avec Sergio Takini puis après ils ont voulu arrêter. Bon bref c'est encore une autre histoire parce que parfois tu connais pas. Il se trouve que moi je connaissais bien Serg Takini par le plus grand des hasards, c'est qu'en fait ils étaient contrat sous contrat euh avec Amélie Morismo pour qui j'ai travaillé pendant 2 ans. Bah hasard total. Et donc j'ai accompagné Amélie Morismo pendant 2 ans quand elle avait euh 19 et 20 ans et son contrat entre autres c'était Sergio Takini.
Donc voilà donc 2000 2005 Banque Populaire derrière Trimar Sergini avec la construction qu'on a constru la Rochelle sous-tente le genre très marrant 18 m et voilà et après bah c'était la grand moment de la les grands Ah oui j'avais les deux très marrants plus ou moins parce que je me souviens les droits de vote on avait les sponsors à l'époque à l'orma donc j'avais les droits de vote de Bank Pop et Sergio Takin et bon après bah l'orma a disparu c'est la fameuse rou du Rome destructric voilà alors là ça ça a été le coup de bambou pour moi. Ouais, comme j'ai moins navigué mais je naviguais quand même tout le temps quoi. Par procuration finalement. Bien sûr.
Et même si je faisais des convoyages des trucs comme ça, je [grognement] me souviens qu' Karine, elle m'avait emmené sur Sergio Takini pour barrer. J'avais les chocottes quand même. J'avais jamais barré un multi de cette taille. Puis je voyais le bateau qui se déformait en plus parce que ça bouge quand même. Et elle me dit "T'inquiète, c'est comme un 47". Ah tu as raison. Bon, elle pas parti avec le stick. [rires] Effectivement ça se barrait comme un terriur quoi. Incroyable. Mais tu voyais la torsion à l'œil nu à bout de l'autre bout de la coque sous le vent, le bateau il stordait. Incroyable quand même. Le bateau est en carbone. Voilà.
À l'époque c'était très marrant de construction 20005 donc je sais pas où aujourd'hui mais de toute façon les construit plus. et Karine Fauconier disait tout sens un bateau qui est beau, il va vite. Voilà bah là vite hein, ça c'est sûr. Donc voilà et puis après bah Sergio Tequin au bout de 3 ans ou 4 ans s'est arrêté. Mais moi ce qui m'a vraiment arrêté la voile pendant quelques années, c'est que en la route du Rome 2002, j'avais deux trimars sur les bras Sergio Takini et Rexona avec Yvan Bourgnon que j'avais récupéré par Rexona Unilever qui m'avait demandé de les accompagner parce que j'avais une réputation dans le milieu et là je me suis retrouvé avec Ivan Bourgnon et Karine Fouogier.
Donc ilvant, il chavire, il se retrouve sur le toit. Il avait refusé de prendre une balise argose quand même à l'époque qui était pas obligatoire que ça faisait du poids trop cher, ceci cela. Donc il me donnait sa position tous les jours avec sa sa son téléphone satellite. Pendant ce temps-là, ben j'avais le rembourgnon sur le dos qui me dit "Ouais mais il faut que tu fasses quelque chose, il faut que tu fasses le rembourn quand même." Et de l'autre côté, j'avais Karine Fauconier qui avait cassé son m pété un flotteur. Il était sur deux flotteurs. Et donc là, j'avais qui sur le dos ? Ils vont faucogner.
Donc j'avais pas monsieur madame Chabo he [rires] mais j'avais des personnalités fortes et voilà. Et donc là, j'ai lancé des opérations de sauvetage sur les deux projets en même temps avec pour Rexona, j'avais le groupe inver, je leur ai dit bah il faut 100000 € pour affrêter un un remorqueur. Et là, tu as la marée noire qui arrive en pas temps. Et donc on on a on a réquisitionné, enfin on a loué ce bateau mais avant la réquisition générale des Espagnols. Donc on a pu chercher Yvan Bourgnon avec Sé Gavinier que j'avais mis en chef de projet dans l'histoire qui est allé chercher une balizar gauche chez Lionel le Monchois et lève la partie tous les deux.
Pendant ce temps-là, tu as [rires] de l'autre côté, ben j'envoie l'équipe de de Karine avec François Cout Pipo, je les envoie aux assorts pour trouver un bateau de pêcheur et d'aller à la rencontre parce que en plus Karine quand on envoyait les secours, elle voulait pas monter sur les cargos chinois qui faisaient 30 m de haut donc elle avait refusé. que je peux comprendre finalement c'est Bob Escofier qui qui faisait la la route du Rome qui passait par là et qui l'a récupéré tranquille peénard. [rires] Bob Escofier qui faisait la fermeture de la ligne et du coup on a pu sauver les deux bateaux en fait.
Ils sont revenus tous les deux à bon port à l'envers pour l'un l'autre en morceau mais bon et on a tout on a tout récupéré tout sauvé tout réparé. Je te dis pas le prix de l'assurance à l'époque parce que Fugicolore lui il s'est scratché sur les côtes portugaises et plus morceaux plus rien. Donc les assurances elles ont pas aimé du tout.
Et moi cette route du R m'a tellement flingué parce que nuit jour 24 24 les deux bateaux allô Anne machin tac tac les familles Laurent Bournon qui m'appelle à 6h du matin pour me dire Anne j'ai trouvé un hélicoptère qui peut aller récupérer vent mais j'ai dit ça va pas il a 500000 déc non non mais c'est un hélico du Paris-Dakar il a des réservoirs spéciaux je dis non mais attends c'est bon Laurent j'ai envoyé un romorqueur ça va aller il va pas couler en plus il vend il allait bienin bref mais bon tu vois la pression et donc du coup je j'ai arrêté en 2002 je dis j'arrête j'arrête Évidemment, la voile m'a rattrapé parce que en 2004, il se trouve que on avait un client qui s'appelait Glon qui faisait des œufs entre autres, les œufs bénéfiques.
Mais c'est pas mon client, c'était client de la partie agricole. Et je sais pas pour comment ça arrivait. Ils avaient décidé de faire un bateau pour le vent des globes parce qu'ils voulaient faire parler de leurs œufs nature bénéfiques. Et donc ils avaient mis et alors je sais plus comment c'est arrivé mais c'est Karine Lebovici, une femme et j'étais très contente de revenir là-dedans et donc qui me demande de l'accompagner. Donc je l'accompagne et donc elle elle fait 100 126 jours de mémoire. Elle est partie avec un dos en compote débarde dans le dos suite à un accident de bagnole 3 mois plus tôt. J'aurais jamais laissé partir. J'avais presque honte moi de la laisser partir.
J'étais pas à l'aise. Elle a terminé sous morphine, elle avait plus de flotte. Elle a passé la ligne d'arrivée quelques jours avant 24 heures avant. Elle était pas à deux doigts de de consommer ses 10 litres de secours. Et Sylvivian m'avait dit qui était directrice de course attention si elle fait ça elle est disqualifiée. Ah j'ai dit non non non.
J'ai dit j'ai dit Karine tu vas crever de soif pendant 24 heures mais tu passes la ligne d'arrivée avant la fait elle est dure au mar la Karine Karine Lebovic ouais et donc on a fait ce dont le bateau rouge de Catherine Chavau toujours le même qui a au moins fait 5 tours le cigare rouge maintenant le bateau de Sydney ouais Gavinignet non il a une belle histoire de bateau et et voilà et donc après ben je suis toujours resté là-dedans et à partir de 2017 bah j'ai après tu connais l'histoire j'ai vend des globes de Yannick la construction du bateau.
Je crois que là, j'ai fait un peu tout le tour de l'histoire et maintenant en fait depuis donc j'ai décidé d'arrêter en octobre 23, j'avais pris la décision d'arrêter après le vent des globes 20242 en mars 2025 et Yannick était bien au courant. J'ai cherché quelqu'un pour me remplacer, j'ai trouvé Marine Derrien et parce que je voulais une femme aussi à la tête du projet. Il faut c'est pas une question de féminisme mais dans des projets où il y a que des mecs, quand tu as des femmes, ça apaise, ça permet de garder beaucoup de de mesures, on va dire.
Enfin, ils sont un peu moins enfin ma génération à moi, on était un peu plus grossière les filles, mais on était pas dans cette moude de cette de maintenant. À l'époque, on était capable de dire les pires cochonneries entre nous, même avec des mecs. Aujourd'hui, ça aurait même pas faire ça, tu vois. Donc euh donc voilà. Et du coup euh maintenant depuis euh bah depuis 2021 déjà, mais bah je voudrais j'accompagne les jeunes. Donc mon objectif, c'est faire la transmission. Donc à travers le projet Cap pour elle qui a été initié par la transade Jack Vag qui s'appelle Café Lor maintenant.
Caroline Caron et c'est Gil Gautier qui a repris le relais de de donc de de mettre en place le projet cap pour elle avec NG parce que c'est NG qui finance où on doit trouver d'autres sponsors mais monter un projet de A à Z et 8 6 8 mois avant le départ avec des filles qui se connaissent pas qui doivent être sélectionnés et qui ont enfin qui se connaissent pas qui se connaissent pas mais qui ont jamais traversé l'Atlantique en course ou alors sauf la mini transade parce que je leur avais dit la mini transade il faut leur laisser le choix il faut leur laisser la chance de passer là-dessus donc voilà depuis 2021 donc ta 3e édition en 2025 et sinon Euh grâce à mon réseau aussi que je connais bien et avec Franck Leviel, l'agence de voyage tour event, euh bah il avait un client qui s'intéresse à la voile et du coup c'est VSS Sport.
Donc je l'aurais présenté à la JACV 2023, j'ai fait visiter maître Cooc en tous les classes 40, je leur ai fait tout visiter 8 jours après, ils ont dit bah ça nous intéresse. Donc je leur ai fait un appel àimporte un audit euh avec Marian Cargo qui est le team manager du projet et on a fait un audit.
Moi je leur ai dit bah moi pour moi au vu de ce que je connais de votre entreprise on partirait en classe 40 pas en Figaro trop petit à Mimoka trop gros trop tôt et voilà et on est parti là-dessus et on a lancé il voulait que je choisisse un skiper non je connais trop de monde donc comment tu veux que je choisisse un skiper et donc on a fait un appel à projet avec des un jury où on a eu 48 dossiers des cadors de la voile enfin beaucoup il y a eu une sep ou h femmes d'ailleurs et finalement c'est Pep Costa qui a gagné gagné tout seul hein parce que même j'étais même pas là le jour où il est passé parce que mon train a vi du retard donc son audition à lui, je l'ai pas je l'ai pas vu et c'est eux qui ont choisi et il est adorable et il va très bien avec cette entreprise familiale, humaine.
Parfait. Ouais. Et puis et puis et puis discipliné. C'est un gros bosseur. Moi j'adore. Et Ah ouais, après il a son caractère d'espagnol hein. Parfois faut le calmer mais il m'écoute. Il a la fougue espagnole et du coup non, je suis ravie. Et là il y a pas mal de skipers jeunes qui me demandent des coups de main comment tu en penses ? Donc moi je suis toujours dire oui. Je leur je leur dis bah voilà tu fais comme si ou comme ça alors ça marche ça marche pas. Là, j'ai par exemple Axel Pilin et Aina Bausal m'ont toutes les deux envoyé leur dossier de sponsoring. Non, je leur ai fait corriger des voilà mais contexte économique et mondial est pas facile.
Enfin déjà c'était avant la guerre voilà la guerre en pays dans les Moyen-Orient. C'est pas facile mais il faut pas lâcher l'affaire. C'est ce que je dis. J'ai encore parlé avec une autre jeune fille il y a quelques jours qui voulait mon avis qui était qui a qui a déjà 2/3 du budget qui était à deux doigts de tous les chez tombé parce qu'elle avait peur de pas trouver les 100000 € qui lui manquent en classe 40. J'ai dit mais vas-y tu vas les trouver si tu t'y mets maintenant lâche pas l'affaire refais ton budget là où tu regarde où tu peux. Elle me dit il faut que j'achète quand même deux voiles. Bah j'ai dit tu achètes que deux. Tu aachètes pas tout le jeu de voile.
Tu achètes de la grand voile parce que je sais dans quel état elle est et plus une voile d'avant et puis tu fais des économies où tu peux. Voilà et tu vas y arriver. et en plus tu vas trouver des budgets. Et donc je lui ai même dit si elle voulait que elle avait un un entretien bientôt que je l'accompagne parce que je sais que je peux apporter une crédibilité. Voilà. Donc moi ce que j'aime c'est apporter cette expérience aux jeunes parce que tu peux pas monter un projet avant des globes, même un projet tout court sauf la midi trade c'est encore un peu particulier parce que là tu arrives, c'est encore humain sans sans vraiment être aidé, c'est très difficile.
Enfin moi je vois bien j'ai commencé avec Catherine Chavo avec son mini transat là euh on s'est aidé mutuellement tu vois et donc puis moi je je trouve que si j'avais pas été aidé avec ma rencontre avec Florence Arta, j'en serais pas là quoi. Florence Arteau, brevet d'État. la Fédération France de voile que je dois à qui je dois beaucoup parce que l'air de rien, moi je suis de la course au large mais aussi de la voile olympique et donc j'ai double parcours. Ah oui, j'ai oublié de dire, on a gagné le championnat du monde avec Christine Brian quand même en 92 sur [grognement] un J 22 petit poche féminin avec Marine Gatef et Pascal d'entreg. Al c'est marré comme des malades.
La dernière manche, ça c'est en 92 à la Rochelle. La dernière manche, il fallait pas qu'on fasse 6e, sinon on perdait. J'étais 10 pas, j'ai cru que je passais le bac. J'ai été malade toute la nuit et tout. On part en 2è rideau quand même, on part 7e puis on invent on grimpe des places. Il y a il y a une américaine qui nous fait un tribor. Bah c'est con pour elle. Et du coup on prend la tête, on passe la ligne d'arrivée avec 20 cm d'avant sur les bah sur l'américaine d'ailleurs. 20 cm tout le monde a sauté à l'eau le bateau, il allé sur les cailloux. [rires] Heureusement, il s'est mis à la cape tout seul le J22 parce qu'il y a pas de pilote. Enfin bref, truc de dingue.
Et à la Rochelle et c'est la première fois de ma vie, je suis monté sur un podium avec la Marseillause. Ça c'est magnifique. Ouais. Ouais. C'est une grande histoire aussi avec Christine Brian. Ouais. Euh, on a fait vraiment des belles des belles aventures toutes les deux. Christine qui est une excellente barreuse et qui continue à naviguer. Franchement génial quoi. C'est une super bareuse. Après, j'ai j'ai des anecdotes Tour de France à la voile avec le mot la bête aux grandes oreilles où tuexpliques à une italienne qu'il faut pas le dire et qui passé son temps à dire il est où le saapin ? J'ai dit non. On dit tout. Mais on en a eu des gagas.
Moi j'en ai une énorme Tour de France à la voile skiper pour Créteil son bateau. J'étais allé voir Laurent Catala député maire. Voilà, on fait un tour de France à la voile. Est-ce que ça vous dit ? Ouais, génial. Donc le bateau parce que tu sais c'était les villes donc on trouve des sponsors à Créteil machin. Moi j'aimerais bien emmener des jeunes des banlieux. Du coup j'emmène des jeunes des banlieux et je lu dis mais il faut un deuxième bateau. Donc on a frité un deuxième sélection et nouv la partie ce Tour de France à la voile et donc j'emmène trois groupes de h gamins avec des des moniteurs CRS. Les gamins, ils avaient les jetons sur l'eau.
Donc j'avais groupe Manche Atlantique Méditerranée. Mais les gamins, ils m'appelaient madame Anne. Je pense j'espère, j'ai eu 24 gamins qui avaient 16 17 ans, 18 ans, des durs. Je pense que là, je leurais changé la vie. J'espère. Et donc du coup, j'ai fait le tour de France à la voile avec ces deux bateaux et à chaque fois qu'on avait un truc de pété, on allait se servir sur l'eau, ce qui fait qu'à la fin, ils avent il manquait plus qu'un winch. Enfin bref, mais bon, j'ai adoré ce tourlà. Et du coup, pour l'anecdote, donc euh on était assez superstituieux à l'époque, les les marins aujourd'hui moins. Et donc, il y a un Eric Dou, je crois, je me souviens très bien, Eric Dou.
87, moyen d'âge 20 ans, qui me dit qui part et je le vois sur le bateau avant d'embarquer avec des chaussettes Bugs Bunny. Non mais ça va pas, tu me les enlèves ? Il les enlève. Très bien. On part, on part sousplie, je me souviens vers Austand en Belgique. Bord à bord, on se retrouve entre deux sélections qui ont failli nous décapsuler. Là, on pète une bastaque et la bastaque, il se la prend dans la gueule. Je dis "C'est pas possible lui ?" Et là, il me dit euh bah une fois alors on a appelé on arrive les pompiers, les machins et là il arrive à me dire le lendemain, il me dit "Ah mais j'avais gardé le caleçon." Tu sais qu'à l'époque tu allais tu avais tu vendais caleçons et les chaussettes.
Oh j'ai dit j'aurais tué. Et j'ai une autre anecdote sur un autre Tour de France à la voile, j'avais Romain troublé qui avait 20 ans et Arnaud de Cré. Enfin bref, j'avais des jeunes, des futures stars. Romain troublé, tu vois ce qu'il est devenu avec Tara. Et donc voilà, on arrive à la ballle. On arrive à la ballle et on finit dernier sur 40 bateaux. J'étais la seule skipper féminin. J'étais mes furac boud dans le bateau. J'ouvre la table à carte et là je vois le magazine première avec quoi ? Roger rabit dessus. Non mais tu vois un peu le truc. Donc furax je prends le magazine première je le balance comme ça mais j'entends pas tomber.
Et il se trouve qu'à côté, il y avait d'autres bateaux dans Marseille de Alain Fédux. Et je la raconte parce qu'elle est énorme. Et donc euh et je et on parle le lendemain euh voilà, on fait le départ et j'entends à la radio Marseille Marseille, vous avez volé le départ, faites le tour de la bouée. Et donc les mecs, je les entends furax à l'infit. Vous êtes sûr et sûr ? Donc il fait le tour. Puis 3 minutes plus tard, j'entends quel est le connard qui m'a mis le magazine première sur le bateau.
Excusez-moi pour le gros point avec Roger Bab Roger Rabit en couverture et là Furax mais évidemment je me suis pas dénoncé et 20 ans plus tard je suis avec NGJ à Marseille avec Sébasti sur les GC32 puisquon a fait du GC32 pendant 3 ans et Alinfieux vient voir donc on se connaît bien on se parle on se fait la bise et là je lui raconte l'anecdote mais là il a pété un plomb. Ouais, c'était toi. Mais je dis mais attends mais arrête. C'était il y a 20 ans, il savait pas qui c'était. Il l'a pris 20 ans plus tard. Bon bref, on a rigolé après. Et dans la dans la même anecdote et qui est très drôle, c'est donc je je toujours sur le même bateau.
Alors je sais plus si c'est avec Créteil ou avec un Ah oui, c'était avec Christine Bryant. Christine avait barré l'Atlantique et donc je reprenais la Méditerranée et donc je prends je prends la main à la barre de en tant que skipper avec des jeunes et on part. Elle me laisse un message sur mon répondeur téléphonique que j'écoute à distance. Bon, Anne Abandole, c'est à fond à droite. À fond à droite. Tu poses pas de question à fond à droite et donc moi abandole, on part à fond à droite en un bord, on vire et on passe la boie en tête.
Et là, ils avaient mis depuis quelques années, ils avaient mis donc des docleg sécurité parce que avant les gens ils rentraient dedans quand tu verrais la boue au vent. Donc, ils ont inventé la fameuse dog leg qui permettait de dégager les bateaux vant de travers sur une certaine distance en fonction des bateaux pour pouvoir enrouler la boé plus loin. Et donc nouv la partie et le vent qui tombe qui tombe qui tombe qui tombe et je me suis dit mais on va passer la bouée. J'étais sous ce pays tout le monde sous le vent on rase la bouée et là il y a un jeune qui shoot dedans. Shoot dedans. Ben je dis mais tu es con ou quoi ? On avait pas la toucher.
Il dit bah si bah c'est pas la peine de la toucher du coup. Et j'avais Neffer Titi avec Harvey Bard qui filmait. Ça a été le bêtisier du du Tour de France à la Voile de l'époque. Et donc évidemment, il a fallu faire à 360 dans la pétole. Tu imagines bien, fallait le SP machin, ben tout le monde nous est passé devant, on a fini, on a fini 12e. Alors, je lui demandé s'il avait mangé du lapin ou quoi. [rires] Non, enfin bref, on en a plein des anecdotes. Tu pourrais faire un bouquin. Voilà. Voilà. Non, mais c'est ça l'idée. Maintenant, j'aime bien. C'est vraiment quand je te dis [musique] la transmission quoi. Faire partager expérience, ça fait gagner du temps à tout le monde.
Puis c'est vraiment plaisant. Ben merci Anne. Voilà. Avec plaisirin et puis à bientôt pour d'autres aventures.