Loïc Kervran : Pour le centre-droit « je souhaiterais que l’on n’ait qu’un seul candidat »
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Questions et réponses
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- 0:03OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir quitté l'Assemblée pour le Sénat ?
- 1:14OuverteRéponse directe
Que signifie « intravaillable » pour l'Assemblée nationale ?
- 1:49OuverteRéponse directe
Quelles sont vos priorités au Sénat sur la ruralité ?
- 2:26OuverteRéponse directe
Quelle différence entre les lois Garraud à l'Assemblée et au Sénat ?
- 3:05OuverteRéponse directe
Comment amoindrir l'effort de 5 milliards demandé aux collectivités ?
- 3:39OuverteRéponse partielle
Edouard Philippe vous a-t-il demandé de renforcer son ancrage local ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:14Loïc KervranFait
« l'État de l'Assemblée nationale qui depuis 2024 est devenu quasiment intravaillable »
- 1:49Loïc KervranFait
« la régulation de l'installation des médecins »
- 2:26Loïc KervranFait
« La loi Garraud à l'Assemblée était plus contraignante que la loi Garraud »
- 4:58Fait
« le groupe centriste d'Hervé-Mincey qui parvient à séduire plusieurs sénateurs venus des autres groupes de droite »
- 11:14Loïc KervranFait
« On est sur des logiques très individuelles »
- 11:55Loïc KervranFait
« il n'est toujours pas le seul candidat de la droite et du centre »
- 12:36Loïc KervranPromesse
« je souhaite ardemment que cette situation elle se clarifie le plus vite possible »
- 14:32Loïc KervranChiffre
« le ministère des armées a une progression très importante prévue l'année prochaine de plusieurs milliards d'euros »
- 17:59Thomas MigaudFait
« on a vu dans les années 90, ce n'était pas ce plein emploi »
- 19:23Chiffre
« le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé le lancement d'un plan national pour l'emploi dans l'industrie de la défense, 100 000 recrutements d'ici 2030 »
- 20:05Loïc KervranFait
« ce qui se passe à Bourges avec cette décision de MBDA, c'est vraiment emblématique de la tension sur le secteur du recrutement dans la défense »
- 21:28Loïc KervranFait
« les investissements que l'on fait dans la défense sont susceptibles justement d'arrêter Poutine »
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Lui-Kervan, vous êtes sénateur, les indépendants, du cher nouvellement élu, membre d'Horizon. Vous êtes un peu le monsieur ruralité d'Edouard Philippe. On va en parler, on va revenir sur cette bataille du centre qui se joue aussi ici au Sénat et qui s'est donc traduit hier dans la composition des groupes. D'abord un mot sur vous, Loïc Hervran, pour nos téléspectateurs qui ne vous connaissent pas encore. Vous venez d'être élus. Vous étiez député depuis 2017. Pourquoi vous avez voulu quitter l'Assemblée nationale pour le Sénat ? – J'ai voulu quitter l'Assemblée à la fois pour des des raisons un petit peu locales de mon département. Je voulais vraiment représenter dans cette élection sénatoriale les petites communes.
Moi, je suis élu dans une commune de 250 habitants et je trouve que trop souvent, nos parlementaires, que ce soit à l'Assemblée, même parfois au Sénat, viennent plutôt des grandes villes ou des communes un peu plus importantes. Donc j'ai vraiment à cœur de porter cette ruralité. On avait aussi un contexte particulier dans cette élection du Cher puisque tous les sénateurs sortant arrêtaient la même année. Il se trouve que je trouvais intéressant d apporter mes 10 ans d'expérience parlementaire et puis un peu de connaissance du Sénat parce que j'ai eu la chance de travailler avec le Sénat sur les questions de renseignement pendant plusieurs années. Et puis bien sûr aussi des questions plus nationales, l'État de l'Assemblée nationale qui depuis 2024 est devenu quasiment intravaillable.
Et puis aussi, c'est vrai et vous l'avez dit, je porte beaucoup les sujets de ruralité, d'agriculture, de territoire, de collectivité. Et quelle meilleure chambre pour faire ça que le Vous dites « intravaillable », ça veut dire qu'aujourd'hui, en tant que député, c'était plus possible de faire correctement son travail depuis la dissolution ? C'est possible encore mais c'est très difficile et d'ailleurs on le voit même institutionnellement. On voit que plusieurs fois l'Assemblée nationale s s'aborder, à adopter ce qu'on appelle des motions de rejet avant même de commencer à étudier un texte, et sur un certain nombre de textes absolument vitaux pour le pays, à commencer par les projets de loi de finances l'année dernière ou les lois agricoles,
seul le Le Sénat a fait l'étude complète de tous les articles. Et donc, c'est un vrai renversement institutionnel. Mais c'est la réalité aujourd'hui et peut-être d'ailleurs qu'elle va durer. Vous le dites, vous êtes le monsieur Ruralité des Philippe, quelle va être votre priorité ici au Sénat sur le sujet chambre des collectivités ? Je voudrais continuer à travailler sur un sujet très important que j'ai porté à l'Assemblée nationale qui est la question de la régulation de l'installation des médecins parce que c'est le sujet numéro 1 dans nos territoires. Il y a une loi qui a été adoptée côté Assemblée, il y en a une autre qui a été adoptée côté Sénat et je voudrais vraiment qu'on puisse progresser là-dessus. Ce ne sont pas vraiment les mêmes ?
Ce ne sont pas les mêmes tout à – La loi Garraud à l'Assemblée était plus contraignante que la loi Garraud. Exactement, et moi je dois le dire, je suis plutôt sur l'aspect de la régulation et de la loi Garraud dont je suis d'ailleurs un des co-auteurs. Donc ça c'est vraiment un sujet important et puis ensuite beaucoup de sujets bien sûr autour des collectivités, de leurs moyens, des dotations, de tout un tas aussi de sujets autour par exemple du patrimoine, des églises qui grèvent complètement les budgets de nos petites collectivités. Voilà Voilà, c'est quelques-uns des thèmes que j'aimerais porter. Économie que le gouvernement demande également en collectivité. Il leur demande un effort de plus de 5 milliards. Vous allez essayer de l'amoindrir ici au Sénat où vous dites
« C'est normal que tout le monde contribue à l'effort et étant donné l'état de notre dette et notre déficit. » Moi, je vais essayer de le faire porter de manière juste selon les capacités de nos collectivités et en préservant au maximum ce qu'on avait à peu près réussi à faire dans le budget précédent, nos plus petites petite collectivité, vous avez compris, j'ai commencé par ça. Moi je suis élu d'une petite commune rurale, c'est l'essentiel de nos communes françaises et c'est elle avant tout que je veux protéger et avoir de la justice dans l'effort qui va être demandé aux collectivités. Est-ce qu'il y a aussi un objectif politique dans votre venue au Sénat ? Est-ce qu'Edouard Philippe vous a demandé de renforcer son ancrage local ?
C'est plutôt moi qui ai demandé à Edouard Philippe d'être candidat au Sénat, mais j'observe que nous sommes le seul groupe de l'ancienne majorité de 2017 à avoir réussi à faire élire des sénateurs, ce qui montre qu'on a un vrai ancrage local, et que c'est un bilan qui est plutôt positif, puisque les deux suppléants des deux députés sénateurs Horizon vont siéger à l'Assemblée, donc ça fait deux parlementaires de plus pour Horizon. – Même si ça a été un peu plus compliqué dans ce mercato, pour le groupe Horizon, dans cette semaine de tractation sénatoriales. Quentin, vous allez tout nous expliquer parce que ça y est, on connaît la composition politique de chaque groupe du Sénat. Voilà, la date limite, elle était fixée. Oriane, hier à 16h.
Les sénateurs avaient jusqu'à ce délai hier pour faire savoir au Sénat. Dans quel groupe il souhaitait siéger ? Pas mal de suspense, on peut le dire toute la journée d'hier. Quel groupe arriverait en deuxième place en nombre de sénateurs après les alertes au Sénat ? Qui irait siéger dans le groupe de Claude Malheur Proche d'Horizon, plutôt chez les centristes, Dervé Marseille, même chose à gauche où certains sénateurs ont changé de groupe avec des conséquences importantes sur l'organisation du Sénat. Plus votre groupe est important, plus il dispose de moyens, de temps de parole et de postes de responsabilité dans les instances du Sénat. Et vous allez donc nous présenter, Quentin, le nouveau Sénat 2026 ?
Oui, si la composition politique du Sénat depuis le renouvellement du 27 septembre 2026, le premier groupe est donc toujours le groupe LR avec 124 sénateurs, mais le groupe perd environ 10 sièges. Le deuxième groupe en importance est désormais le groupe centriste. Cela s'est joué d'un cheveu avec le groupe socialiste, le groupe centriste d'Hervé-Mincey qui parvient à séduire plusieurs sénateurs venus des autres groupes de droite. Le groupe socialiste passe lui de la deuxième à la troisième place avec 62 deux sénateurs. Voilà, je vous le disais, ça s'est joué à un siège. Mais vous le voyez, tous les autres groupes sont dans le même ordre de grandeur. Communistes, RDSE, qui ont 18 sièges.
Les RDSE, c'est ce groupe composé à majorité d'élus radicaux. Le groupe des sénateurs Renaissance avec un grand nombre d'élus ultramarins composés de 16 sénateurs, c'est juste ici. Également les écologistes, les sénateurs Horizon, les sénateurs RN UDR sont 15 La formation d'un groupe d'extrême droite est donc à relativiser C'est bien une première sous la 5ème République qu'on a un groupe d'extrême droite mais avec un effectif relativement modeste. On mentionne également qu'il y a deux élus non inscrits dont le sénateur LFI Gabriel Amard, élu le 27 septembre dans le Rhône. Mais donc le groupe Les Indépendants, Républiques et Territoires, c'est le groupe présidé par Claude Malurey, composé de nombreux sénateurs horizon auxquels vous appartenez Noïc Ervran
c'est un groupe qui a perdu en poids avec le dernier renouvellement et les dernières tractations voilà, c'est à lire sur publicsénat .fr entre la rumeur de la formation d'un groupe nouvel et l'énergie, le parti du maire de Cannes, David Lissnard. Les reproches adressées à Claude Maluret, le Sénat a vécu la semaine dernière une folle semaine du mercato depuis le renouvellement du 27 septembre. Dans votre groupe, le sénateur Louis Vogel a été critique de l'organisation du groupe. Plusieurs sénateurs ont quitté le groupe après une réunion houleuse la semaine dernière. Jean-Luc Brault, Cyril Pelleva, Pierre Médevielle. Ils quittent ainsi le groupe de Claude Maluret pour rejoindre le groupe centriste. Vous allez donc avoir ce groupe, les indépendants républiques et territoires,
présidé par Claude Maluret. Qu'est-ce qui s'est passé la semaine dernière ? Est-ce que vous pouvez nous raconter un peu en coulisses ? Vous qui débarquez un peu dans ce groupe, il y a eu une réunion directement, très houleuse ? Oui, à laquelle les nouveaux sénateurs n'ont pas participé. Mais je pense que ce qu'a vécu le groupe des indépendants a en fait été vécu par plusieurs groupes de la majorité sénatoriale. Effectivement, un candidat l présidentielle a tenté de former un groupe on voit aussi que le groupe on voit aussi et vous l'avez dit dans votre propos il ya quelques instants que le groupe des républicains recule lui d d'une dizaine de sièges et donc il faut rajouter aussi mais je pense que ça vaut pas vraiment le coup de les commenter mais ça existe en politique on va
dire des ambitions et des circonstances très individuels sur le positionnement d'un tel ou d'un tel. Après, moi, ce que j'observe, c'est plusieurs choses. D'abord, il y a cinq nouveaux sénateurs qui ont fait le choix de ce groupe des indépendants, dont moi. Et je dois dire que moi, j'étais très heureux dans la campagne, de pouvoir être soutenu par Claude Maluré parce que c'est peut-être le seul président du groupe au Sénat dont les Français connaissent le nom aujourd'hui. Il est connu pour ses discours à la fois contre mais aussi celui sur l'avortement qui avait beaucoup marqué au moment du congrès de versailles donc c'est quelqu'un qui est très connu à l'extérieur et qui je sais
va continuer aussi à peser à l'intérieur. Et puis, ce qu'il faut dire aussi, c'est qu'il y a beaucoup de sénateurs horizon qui ne sont pas dans ce groupe. Il y en a huit de mémoire qui siègent dans d'autres groupes, dont l'union centriste Et donc, et c'est un peu ce que je disais aussi il y a quelques instants, finalement pour Horizon c'est un bon résultat ces élections sénatoriales, on a de nouveaux élus, on a plus d'élus qu'avant, on garde nos députés et donc ce sont de bons résultats électoraux pour Edouard Philippe. On le voit, vous l'avez évoqué, il y a eu cette tentation pour certains sénateurs de lancer un groupe Nouvelle Énergie de David Lysnard, le maire de Cannes, le candidat à l'élection présidentielle, c'est une nouvelle tendance qui monte à droite,
une concurrence nouvelle aussi ? – Une concurrence, oui forcément, puisque c'est l'élection présidentielle, chacun essaye d'avancer ses pion. David Lissner, c'est quelqu'un que j'apprécie. Je trouve que ses idées sont intéressantes et je trouve qu'il apporte quelque chose au débat public. Bon, là, il se trouve que ça n'a pas débouché. C'était normal, je pense qu'il essaye de former un groupe et voilà, il n'a pas réussi. – Mais est-ce que ça veut dire que les écuries présidentielles, finalement, elles ont une répercussion sur le Sénat et sur l'après très sénatorial. La bataille du centre, finalement, elle s'est transposée au Sénat ? – Bien sûr, je pense qu'une année d'élection présidentielle,
toutes les élections, et là c'était finalement la dernière élection, on aura peut-être quelques législative partielle, mais je ne suis pas certain, mais je ne crois pas. Évidemment cette élection présidentielle, elle va avoir un impact sur tout, elle a eu un impact sur les sénatoriales, un impact sur la composition des groupes au Sénat, elle va avoir un impact sur les discussions budgétaire, on est déjà dans l'élection présidentielle aujourd'hui. Mais quand même les tensions au sein du groupe Les Indépendants, ça affaiblit pas Edouard Philippe dans sa campagne présidentielle ? Lui qui a créé horizon sur son ancrage local, sur un vivier d élus locaux. Est-ce que là, on se dit qu'il n'arrive même pas à tenir son groupe au Sénat ?
– Je ne crois pas parce qu'en fait, le groupe des indépendants n'était pas le groupe Horizon, vous le savez. D'abord, tous les sénateurs Horizon ne siégeaient pas au groupe des indépendants, et tous ceux qui siégeaient au groupe des indépendants n'étaient pas Horizon. Et dans ceux qui sont partis, je pense à notre collègue de l'Aveyron par exemple, ce n'était pas du tout un membre d'Horizon. Donc encore une fois, ce sont des explications multiples qui expliquent cette petite baisse du nombre de sénateurs, mais les résultats électoraux pour Horizon au sénatorial... Mais votre président de groupe appartient à Horizon. Oui, bien sûr. C'est un peu le groupe d'Edouard Philippe, même si effectivement il n'y a pas que des horizons. Oui bien sûr, bien sûr, on aimerait toujours être plus nombreux,
mais moi j'en fais pas de lecture politique pour Edouard Philippe et pour Horizon de ce qui s'est passé, On est sur des logiques très individuelles, d'une part. D'autre part, un mouvement qui a concerné l'ensemble des groupes de la majorité sénatoriale. Donc il n'y a rien de très spécifique à Edouard Philippe dans ce qui s'est passé. Est-ce que quand même, ce n'est pas aussi révélateur d'un Édouard Philippe qui a du mal à s'imposer dans cette campagne ? Est-ce qu'il n'y a pas eu aussi des erreurs ? Faire une vidéo sur une réforme des retraites, qui va être difficile, c'est le programme d'Édouard Philippe, le jour d'une mobilisation syndicale, ce n'était vraiment le meilleur calendrier ? Moi, je crois qu'il fallait le dire assez tôt. Je pense que ce n'est jamais complètement le bon moment.
On pourrait dire qu'il y a tous les jours, il y a une une actualité qui est grave, qui est importante. Aujourd'hui, on a une très forte journée d'action de mobilisation. On a eu hier des mouvements extrêmement importants sur les taux d'emprunt de la France. Tous les jours, on a des choses. Le rôle d'un candidat à la présidence de la République, c'est aussi de s'élever au-dessus de tout ça et de porter les sujets fondamentaux du pays malgré les remous du quotidien et malgré le fait qu'il n'est toujours pas le seul candidat de la droite et du centre comment vous allez trancher gabriel atta lui il continue à mettre sur la table l'idée de la primaire oui mais ce que j'entends de chez gabriel atta c'est
qu'il sait que ça ne sera pas lui visiblement et il dit voilà c'est parce qu'il dit je suis pas oui mais il dit voilà je suis sans doute pas en capacité donc il faut une primaire etc moi je souhaite ardemment que cette situation elle se clarifie le plus vite possible parce que vous avez raison je pense que plus on reste dans cette situation plus on reste dans cette situation plus on risque de descendre collectivement dans les sondages ce n'est et ce n'est pas bon ça ne crée pas de dynamique et là maintenant les choses elles sont claires ça fait des mois que chacun est en campagne on voit bien que le rapport de force entre les candidats dans cet espace ne s'est pas inversé n'a pas été modifié et donc carré il n'y a pas non plus fondamental entre les candidats alors ça dépend entre entre
lesquels mais pour certains candidats on est quand même quasiment du simple au double entre Bruno Retailleau par exemple et Edouard Philippe Bruno Retailleau faut qu'il se retire moi je évidemment c'est sa décision mais moi je souhaiterais oui je souhaiterais que dans cet espace là on n'est qu'un seul candidat je pense que c'est ce qu'on doit aux français aussi moi c'est ce que j J'entends beaucoup, j'entends tous les jours, il y a trop de candidats. Vous n'êtes pas si différents, il faut vous entendre, il faut travailler ensemble pour notre pays. On va passer, parce que le temps file malheureusement, Loïc – Kervran, vous êtes le monsieur de réalité d'Édouard Philippe mais vous suivez aussi de près les questions de défense. Vous souhaitez siéger à la commission de la défense ?
– Oui, je serai aujourd'hui, ça serait mon premier choix. Je sais que c'est une commission très demandée, je suis très conscient d'être parmi les derniers C'est arrivé, mais je le souhaiterais ardemment parce que c'est un sujet très important à la fois pour notre pays, mais aussi pour mon département. Et justement, on va en parler, on va aller à Bourges dans quelques secondes. Mais d'abord une petite question, parce que dans quelques semaines, le gros du travail parlementaire, ce sera la question du budget, dans un contexte social mais aussi international ? Évidemment compliqué. La ministre des armées, Catherine Vautrin, qui alerte sur les conséquences d'une loi spéciale sur nos armées, si toutefois on n'a pas de budget, est-ce que vous, vous le redoutez ?
Et est-ce que nos armées sont-elles suffisamment dotées matériellement, budgétairement face à la menace russe ? Clairement, les armées, le budget de la défense, la protection de notre pays, c'est le principal enjeu du fait de d'avoir ou de ne pas avoir un budget. C'est ça qui va se jouer. La principale victime de l'absence de budget, ça va être le ministère des armées si ça arrive. Et donc c'est pour ça qu'il faut éviter absolument ça. Pourquoi ? Parce que le le ministère des armées a une progression très importante prévue l'année prochaine de plusieurs milliards d'euros de ses dotations de son budget. Or, dans une loi spéciale, c'est quoi ? On reconduit le budget de l'année précédente et donc il n'y aurait
pas cette augmentation à l alors même qu'on sent bien que le monde se durcit très fort, la menace augmente puissamment, et donc il faut absolument qu'on soit en capacité d'offrir au ministère des Armées ce qu'on appelle une marche, cette augmentation supplémentaire qui est prévue là pour 2027. Et vous le dites, c'est un vrai sujet dans votre département. On va aller à Bourges. Bonjour Thomas Migaud, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes journaliste au Béry Républicain. Vous suivez et particulièrement ces questions, parce que l'industrie de l'armement, c'est un secteur très important pour le cher. Oui bonjour, oui c'est un secteur très très important, alors vous savez peut-être que Bourges est capitale européenne de la culture en en 2028.
Mais historiquement, c'est vrai que Bourges est avant tout la capitale de l'armement terrestre. Un véritable bastion-clé de l'industrie de la défense française, une filière qui emploie à peu près 7000 personnes dans le département du Cher. C'est un tiers des effectifs régionaux dans le secteur et quelques-uns des grands poids lourds de l'armement. Alors c'est une activité qui n'a pas toujours été, qui n'a pas connu toujours une activité aussi soutenue que celle-ci, on se souvient dans les années 90, on a été plutôt dans une dynamique de désemploi. Mais depuis quelques années, depuis le début de la guerre en Ukraine, on voit qu'évidemment il y a un regard d'activité très fort pour ces industries. Les tensions géopolitiques participent à cette dynamique qui tire l'activité
et des grands donneurs d'ordre. On connaît évidemment NBDA, KNDS chez nous et toute une filière de sous-traitants. Alors NBDA c'est les missiles, KNDS c'est par exemple les canons César très présents sur le front ukrainien. Ces deux grands donneurs d'ordres sont devenus les principaux recruteurs et employeurs privés du territoire Bérichon. Ils investissent des centaines de millions d'euros sur le territoire. Ils ont été en charge très, très, très impressionnantes chez MBDA, chez KNDS qui prévoient également une augmentation de ses capacités de production d'obus. Donc c'est une filière qui est industrielle et qui est également militaire. On pense évidemment à la base d'AVOR, la base aérienne stratégique à vocation nucléaire.
On pense également aux écoles militaires de Bourges, à la Direction Générale Technique Terrestre, Direction Générale de l'Armement Technique Terrestre à Bourges également, qui fait le lien armé industriel en matière d'essais. Donc aujourd'hui, c'est une filière défense qui est clairement devenue le moteur économique de ce département. Et j'avais une petite question, une première question de Loïc qui revend peut-être. Est-ce que vous craignez que ce moteur économique aujourd'hui, cette hyperdépendance soit également un risque à moyen ou plus long terme ? Parce qu'on sait qu'il y a quelques années quand même qui vont qui vont être importantes pour l'économie locale. Est-ce que cette hyperdépendance est un risque également pour le département du Cher ?
Comme je l'ai dit, on a vu dans les années 90, ce n'était pas ce plein emploi. Bonjour, bonjour cher Thomas, je ne crois pas que ce soit un risque à court ou moyen terme parce que malheureusement on voit bien que les fondamentaux géopolitiques sont extrêmement préoccupant vont le rester et puis les capacités de l'armée française ont besoin de se régénérer il y en a quand même si on se dit les choses pour un petit moment mais c'est un risque à plus long terme effectivement puisque le cher a bien connu ces périodes de de déflation de l'industrie de la défense. C'est pour ça que moi je souhaite continuer à m'investir sur ces sujets, d'autant que on l'a vu encore récemment MBDA a choisi de se développer aussi dans d'autres notre département,
on va ouvrir un site important à Artenay. Et pour dire les choses un peu simplement et trivialement, quand les choses vont se compliquer dans longtemps, ce ne sera peut-être plus moi, mais je veux que ce soit Artenay qui ferme et pas les sites de bourges et donc c'est un enjeu qu'on doit préparer aussi. Thomas, vous avez une autre question ? J'avais une deuxième et dernière question sur le sujet de la défense. On parlait justement d'un MEDEA, vous l'évoquiez tout à l'heure, un MEDEA qui entend construire une nouvelle usine dans le Loiret, pas très loin de Bourges, mais ce n'est pas à Bourges. Ce n'est pas tant une impossibilité de développement foncier, j'ai envie de dire, même s'ils arrivent à cette duration sur le plan industriel à Bourges.
MBA nous explique qu'ils veulent aller capter un nouveau bassin d'emploi, estimant qu'à Bourges ils étaient arrivés à un niveau de saturation et avaient craigné de ne pas avoir les ressources humaines pour pouvoir faire tourner cette future usine. Il y a quelques semaines, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé le lancement d'un plan national pour l'emploi dans l'industrie de la défense, 100 000 recrutements d'ici 2030. Est-ce que c'est C'est cela, justement, le grand défi des industriels de la défense dans les années qui viennent, pouvoir recruter pour pouvoir suivre les cadences industrielles qui leur sont imposées. Et est-ce que vous trouvez que ce plan national de l'emploi dans le secteur de l'armement et est à la hauteur des enjeux ?
– Oui, c'est le défi de nos industriels et c'est aussi le défi de nos territoires. Parce que ce qui se passe à Bourges avec cette décision de MBDA, c'est vraiment emblématique de la tension sur le secteur du recrutement dans la défense. Qu'est-ce qui se passe à Bourges ? MBDA, l'État lui demande d'augmenter ses cadences de production, d'augmenter ses capacités de production. Donc ils construisent, ils investissent beaucoup à Bourges, ils recrutent beaucoup à Bourges, mais là ils s'en sont arrivés à finalement un niveau où ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis, c'est-à-dire qu'ils aspirent beaucoup d'employés de leur chaîne de sous-traitance au moment même où l'État leur leur demandent justement de mieux maîtriser leur sous-traitance,
d'accélérer... Ce qui bloque toute la chaîne de production. Exactement. Et donc, d'où cette nécessité de se délocaliser. On voit bien que c'est un enjeu à la fois locales et nationales et le plan qui a été annoncé par le ministre farandou va dans le bon sens parce qu'il permet justement de faire travailler les différents acteurs ensemble pour répondre à ce défi qui est un défi industriel majeur et qui va durer encore quelques années. Merci Thomas Migo, merci beaucoup d'avoir été avec nous depuis Bourges-la-Une-Jubéry républicain. C'est une autre question où la taxe foncière augmente-t-elle le plus à la une de votre journée un dernier mot sur cette question de menaces russes le chef du renseignement allemand accuse la Russie d'intensifier sa guerre de l'ombre l'Allemagne est en danger
de se retrouver entraînée dans un conflit violent avec la Russie c'est une grande illusion que de croire que la confrontation avec la Russie cessera avec la fin de la guerre en Ukraine rien n'arrêtera Poutine et bien je crois que les investissements que l'on fait dans la défense sont susceptibles justement d'arrêter Poutine il faut savoir montrer les muscles il faut être un adversaire inaccessible dangereux qui impressionne et qui fait peur pour arrêter Poutine et c'est tout l'enjeu aussi du budget évidemment qu'on suivra pour pour terminer c'est la tradition dans cette émission on regarde trois unes de la presse régionale on les regarde ensemble et vous allez en sélectionner une d'abord la une de la dépêche qui comme la quasi totalité de nos quotidiens régionaux sur
cette mobilisation des lycées lycée vers un mardi de toutes les colère l'acte 3 de la mobilisation prévu aujourd'hui réunira autour de la jeunesse en colère la plupart des organisations syndicales de l'éducation sur fond de ras-le-bol général écrit le journal deuxième une c'est deux unes du centre le Le journal du sang, tout a cuit l'été caniculaire qui n'a pas épargné. Les maraîchers qui ont perdu une grande partie de leur production et autre sujet à la une du populaire du centre cette fois-ci. Un tsunami nommé IA, vie quotidienne, études, travail, santé, l'intelligence artificielle déferle sur la pensée et les activités humaines. Sommes-nous prêts ? demande le journal. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Peut-être quand même de celle de nos jeunes, des lycées en tout cas là je
vois trois très grands défis pour le Sénat, l'agriculture, l'intelligence artificielle et les questions d'éducation. Mais celle sur le lycée elle m'interpelle parce que aussi comme sénateur elle doit nous interroger bien sûr sur les politiques éducatives bien sûr sur le budget mais aussi sur les compétences les collectivités le niveau de proximité moi je me suis beaucoup engagé sur la question de l'école de l'école rurale de l'école de proximité et le lycée c'est aussi un modèle parfois dans nos très grandes régions, éloignées. Je prends la région Auvergne-Rhône-Alpes, le vice-président en charge des lycées. Il a 300 lycées à gérer. Et donc je trouve que c'est une belle question aussi pour le jeune sénateur que je suis merci louis carverand merci pour cette première dans cette émission
et à très vite on l'espère quentin dans 20 minutes la revue de presse de
Loïc Kervran