Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementaireAssemblée nationale (sur YouTube)· 18 juin 2026 29 minFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieEurope & international

🔴 Communication sur l’impact énergétique de la crise au Proche Orient

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Chiffre
    « la crise énergétique la plus importante de l'histoire contemporaine, ses conséquences étant plus profondes encore que celle du premier choc pétrolier dans les années 1970 »
  • 0:30Chiffre
    « le brut de mer du Nord s'est échangé autour de 130 dollars le baril, soit 60 dollars de plus que les niveaux d'avant le conflit »
  • 0:45Chiffre
    « le surcoup de la facture d'importation énergétique pour l'ensemble des pays de l'Union européenne est d'environ 60 milliards d'euros »
  • 3:00Fait
    « la dépendance européenne au GNL est d'autant plus grande que l'Union s'est désengagé des approvisionnements russes par pipeline »
  • 5:30Chiffre
    « 15 millions de personnes se trouvaient en situation de précarité et mobilité dès le mois de janvier avant même la fondlée des prix »
  • 7:00Chiffre
    « les énergies fossiles importées représentent encore 57 % de l'énergie consommée dans l'Union »
  • 7:30Chiffre
    « en Italie, le MGAW dépassé 110 €. En France, il reste à 55 »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

des trois derniers mois, plusieurs milliers de victimes dans ce pays, des destructions d'infrastructures civiles, des pertes économiques, une aggravation des difficultés sociales pour le peuple iranien et une aggravation de la répression à son encontre. Elle a favorisé l'extension des attaques du gouvernement israélien contre les peuples palestiniens et libanais qui continuent de subir des destructions massives, des déplacements forcé et une catastrophe humanitaire d'une ampleur historique. Elle a aussi affaibli considérablement le droit international, la paix et la sécurité des peuples dans toute la région et au-delà avec le risque d'un embrasement généralisé impliquant plusieurs puissances et menaçant l'une des principales routes énergétiques mondiales suite au blocage du détroit d'Ormouse.

L'annonce ce lundi d'un accord de cesser le feu qui devrait être signé vendredi entre les États-Unis et l'Iran fait espérer un répi pour les populations durement éprouvé sans pour autant lever toutes les incertitudes géopolitiques et économiques. Car cette guerre a provoqué un profond choc dont les effets déstabilisateurs vont se faire sentir pendant encore plusieurs mois voire des années. En tant que référent de notre Commission des affaires européennes sur les sujets énergie, climat, transport, je me suis particulièrement intéressée à ces conséquences sur la politique énergétique européenne et les enjeux de transition écologique.

J'ai ainsi mené ces dernières semaines une série d'auditions pour sonder les personnes les plus informées sur le sujet. la direction générale de l'énergie et du climat en France, son équivalent au niveau européen, la DG ENR, [grognement] des chercheuses et chercheurs de l'Institut du développement durable et des relations internationales et des analystes du réseau climat de Greenpeace, d'Oxfam et de l'Institut la Boi. Plusieurs enseignements ressortent que je vais maintenant vous exposer.

Tout d'abord, les conséquences directes sont un changement de paradigme. Le passage d'une tension sur la ressource à une tension sur les prix. D'après l'Agence internationale de l'énergie, il s'agit de la crise énergétique la plus importante de l'histoire contemporaine, ses conséquences étant plus profondes encore que celle du premier choc pétrolier dans les années 1970.

Au mois de mars, les cours du pétrole ont enregistré leur plus forte hausse mensuelle jamais observée. Le brut de mer du Nord s'est échangé autour de 130 dollars le baril, soit 60 dollars de plus que les niveaux d'avant le conflit. Il s'échange il s'échange encore aujourd'hui autour de 90 dollars soit 30 dollars de plus qu'avant crise.

Ainsi même si le D3 rouvrait effectivement vendredi, il faudrait encore compter plusieurs années pour que le volume de navires retrouve son précédent et les pays du golf leur production d'avant-crise. En cause des frais assurentiels durablement élevés, un risque sécuritaire qui demeurera fort et les destructions d'infrastructures pétrogasières qu'il faudra le temps de reconstruire. Après celle de 2022, cette crise réaffirme l'importance et l'urgence pour l'Union européenne de poursuivre les efforts de décarbonation pour atteindre une véritable indépendance énergétique.

Elle nous enseigne que la concrète principale n'est plus la pénurie physique [grognement] mais la formation des prix sur un marché du gaz naturel liquéfié, le GNL, mondialisé et étroitement interconnecté. La dépendance européenne au GNL est d'autant plus grande que l'Union s'est désengagé des approvisionnements russes par pipeline. En effet, après 2022 et le déclenchement de la guerre russe en Ukraine, l'Europe a suspendu ses importations de gaz russe par pipeline pour se tourner vers le [grognement] gaz naturel liquéfié des États-Unis d'Amérique.

Demeure une composante de GNL russe dans les importations européennes. Mais pour fixer les idées, il faut bien voir que l'Union est passée d'une dépendance en provenance de l'est, la Russie. à une dépendance en provenance de l'Ouest, les États-Unis d'Amérique.

Un règlement européen adopté en janvier 2026 prévoit d'ailleurs la suppression progressive des dernières importations de gaz russes, la fin du GNL d'ici fin 2026 et la fin du gaz par pipeline d'ici septembre 2027. Ce moment achèvera le découplage énergétique entamé en février 2022 et marquera une étape importante pour la quête d'indépendance énergétique de notre continent. Dans ce contexte, le blocage du D3 d'Ormous, toujours en vigueur à ce jour, a renchéri les cours mondiaux du pétrole et du gaz dans des proportions d'autant plus importantes que les marchés énergétiques n'ont eu de cesse ces dernières années de s'internationaliser et de se financiariser.

L'Union européenne n'est pas en première ligne dans les effets de cette crise énergétique étant donné qu'elle ne s'approvisionnait que dans des proportions modérées au gaz du golf. Hormous concentre environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole et environ 20 % du commerce mondial de GNL, mais seulement 4 % du Prut et 7 à 8 % du GNL décidé à l'Europe. Notre vulnérabilité ne tient pas tant au tonnages qu'au prix mondiaux.

La crise actuelle ne provoque donc pas une péorie mais une tension sur les prix. L'Europe peut continuer de s'approvisionner mais elle le fait à des prix supérieurs qui entrapent sa capacité budgétaire. pour d'autres projets.

L'Institut de l'or estime ainsi que depuis le début du conflit en 100 jours, le surcoup de la facture d'importation énergétique pour l'ensemble des pays de l'Union européenne est d'environ 60 milliards d'euros. Cette situation fait le bonheur des profiteurs de crise. L'ONG Greenpeace estime ainsi que les compagnies préolières ont réaliser dans l'Union européenne 81,4 millions d'euros de profit de guerre quotidien par rapport à leur profit d'avant-guerre, soit 2,5 milliards d'euros pour le seul mois de mars.

L'opération menée avant la crise par la filiale de Total dédiée au négo pétroliers qui a consisté à racheter une partie importante des stocks de pétrole disponibles dans la zone avant l'envolée des prix pour les revendre au prix fort, la conduit a gagné plus d'un milliard de dollars en l'espace d'un mois. Je profite de l'occasion pour préciser un point sur les scènes de manque d'essence dans certaines stations services en France qu'on a pu voir ici et là à la télévision ces derniers mois. Elles n'ont pas été le résultat d'une pénurie mais d'une politique commerciale de plafonnement des prix mise en œuvre par total pour accueillir davantage de clients.

Cela a pu se traduire par des stations à sec de manière ponctuelle et localisée. Mais il ne s'agit là d'un problème Mais il s'agit là d'un problème logistique lié à la décision d'une entreprise, pas à une réalité systémique. Le choc de ce blocage et de cette guerre a été asymétrique.

Il a frappé plus durablement les Étatsmembres dont le mix énergétique est le plus carboné. L'Italie, la Belgique et la Pologne figurent parmi les pays les plus touchés tandis que la France se trouve dans une bien meilleure situation [grognement] du fait de son mix de son mix électrique carb décarboné moins exposé au pays du golf. L'Allemagne, du fait du poids de son industrie et lui est elle plus plus touchée que notre pays.

Tout de même en France sur 1 an, les prix de l'énergie ont fortement accéléré. + 14,3 % en avril 2026, après plus 7,4 % euh en mars. En outre, on observe une contagion de l'inflation énergétique importée à d'autres paniers de biens d'enré agricole et produits agroalimentaires notamment.

Et ce phénomène devrait encore s'amplifier dans les prochains mois. L'indice des prix à la consommation s'établissait à 2,4 % en mai, mais l'indice harmonisé qui mesure le mieux l'inflation supportée par les ménages est lui à 2,8 %. Et la note de conjoncture attendue aujourd'hui devrait confirmer la poursuite de la hausse de l'indice des prix.

Face à la crise, les États-membres ont adopté une diversité de mesures. 19 des 27 Étatsmembres ont pris des mesures fiscales pour réduire les prix sous la forme de réduction des droits d'assise sur l'énergie et de réduction de TVA. Ne9u États ont limité la hausse des prix du pétrole par un prix plafond. 11 ont proposé des aides d'état aux consommateurs et consommatrices.

Certains enfin envisagent de plafonner les marges des entreprises pétrolières. Les ordres de grandeur des plans nationaux sont contrastés. Environ 100 milliards d'euros pour l'Espagne qui a notamment baissé la TVA sur l'énergie et plafonné le prix des bouteilles de butane pour les ménages qui se chauffent au gaz.

Environ 10 milliards pour l'Allemagne qui a réduit les taxes sur les carburants en concentrant l'aide sur les entreprises et déployé des aides directes [grognement] et 6 à 7 milliards pour l'Italie qui a réduit les taxes sur les carburants. Les mesures les plus coeuses sont les baisses de taxes. Certains pays ayant des ayant pris des mesures plus larges, l'Italie notamment, se retrouve pour ainsi dire coincé. des ces dispositifs sont difficiles à à tenir dans le temps alors même que les effets de la crise vont s'installer dans la durée.

En France, le gouvernement a adopté plusieurs mesures d'aide ciblé jusqu'à 1,2 milliards d'euros dont 710 millions d'aide carburant. Les aides sectorielles en vigueur ont été prolongées jusqu'à la fin du mois d'août et élargies à de nouveaux secteurs. L'aide au gros rouleur étendue et augmenté et le plafond de la prime carburant relevé.

Ces aides destinées aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux transporteurs routiers et aux gros rouleurs sont déployés sur 3 mois et ne s'accompagne d'aucun bouclier tarifaire. Leur coût est donc bien loin des 55 milliards d'euros qui a qu' coûté la mesure de de bouclier tarifaire mise en place en 2022 et qui a duré pendant 3 ans. Le Premier ministre a également indiqué qu'il faudra faire un certain nombre d'économies supplémentaires renvoyant au comité d'alerte de la fin du mois de juin pour les détails des coupes.

Le gouvernement a aussi présenté en réponse à la crise un plan d'électrification dont l'intention est salutaire mais qui présente plusieurs faiblesses majeures faisant craindre des résultats limités. En premier lieu, il n'est pas financé par des crédits publics supplémentaires. Le plan repose intégralement sur le reciblage des aides publiques restantes et des certificats d'économie d'énergie.

Ce mécanisme qui oblige les fournisseurs d'énergie à financer des actions et des travaux en fav en faveur des économies d'énergie, de sorte que un effet modéré est à attendre, même si l'argent privé est mobilisé et reconcentré sur l'aide à l'électrification. Le plan s'inscrit aussi dans une stratégie plus générale de débudgétisation. des mesures de transition de coupe de programmes budgétaires et d'augmentation des obligations de certificat d'économie d'énergie.

Or, ces certificats sont un instrument de marché dans lequel l'État n'intervient qu'en fixant un niveau d'obligation, laissant aux acteurs obligés, les fournisseurs d'énergie qui doivent présenter leur certificat en fin d'année ou en achetené sur le marché, le soin de financer les politiques publiques. Le leasing social est ainsi financé intégralement par ses certificats. Un gouvernement pour ainsi supprimer une dizaine de milliards d'euros de crédit à l'oui à la transition par simple décret.

Autre problème, le plan n'aborde pas le prix du de l'électricité, pourtant central. Cette énergie est aujourd'hui taxé deux fois plus que le fiou et le gaz. Enfin, l'enjeu global de sobriété et d'efficacité énergétique est absent alors même qu'aucun scénario de production d'électricité décarbonée ne peut à lui seul remplacer l'ensemble des énergies fossiles actuelles.

Depuis 2017, la politique menée n'a pas permis d'engager une véritable décarbonation de l'industrie ni de garantir une dynamique suffisante en matière de rénovation énergétique des logements dont les dispositifs de soutien ont été fragilisés. Par ailleurs, une confusion persiste entre électrification et augmentation continue de la consommation électrique. Le développement de projets très énergivor comme les centres d'eau donné dont on nous parlions il y a quelques semaines ne contribue pas à réduire la dépendance au pétrole et au gaz et peut même la renforcer.

Les choix énergétiques privilégient des investissements lourds dans le nouveau nucléaire dont les délais et les coûts restent incertains au détriment d'un déploiement plus rapide des énergies non renouvelables et des politiques de rénovation et de sobriété pourtant essentielle à court terme. La meilleure façon de protéger les populations contre les chocs de type d'ormous est la décarbonation de l'économie. La crise doit être saisie comme un levier d'accélération de la transition et de l'électrification.

Réduire la dépendance structurelle au gaz abaisse l'exposition aux trois dimensions du trilè énergétique : sécurité, accessibilité financière, durabilité. Le choc de 2016 de 2026 appelle une réponse structurelle ambitieuse. Ces instruments doivent aujourd'hui en être l'électrification, l'efficacité et la sobriété.

Je voudrais revenir sur trois chantiers structurants qui se présentent devant nous. Le premier est celui des cibles. Dans la discussion sur la révision de la directive renouvelable, il faudra protéger la cible d'énergie de raide 3 plutôt que de lui substituer une cible d'électricité décarbonée qui peut constituer un une façade pour une baisse de l'objectif.

Nous sommes dépendants au fossiles à l'échelle de la semaine, dépendant au nucléaire à l'échelle de l'année et dépendant au renouvelables à l'échelle de la décennie. Ainsi, investir dans les renouvelables permet de préparer notre souveraineté énergétique et ouvre des perspectives pour le recyclage des manières des des matières premières critique. Le 2GMe financier est celui des infrastructures.

Il faut arrêter au niveau européen l'expansion des capacités d'importation du gaz naturelfié déjà deux fois supérieur au volume utilisé. La France étant plutôt un bon exemple quand l'Espagne et la Portugal augmentent leur capacité. Le troisème chantier, celui du stockage.

Les stocks de gaz servent à couvrir la variation saisionnaire de la consommation et ne sont pas disponible pour faire face à un aléa. La question à l'échelle de l'Union est de savoir si tous les pays parviendront à remplir leur stockage dans un contexte où les trajectoires de prix du gaz interfèrent avec la trajectoire de remplissage. L'Union impose déjà des nouveaux minimaux de remplissage et s'appuie largement sur des stocks exploités commercialement pour équilibrer la demande saisonnière.

Mais le stockage relève du marché et n'est pas conçu comme une réserve d'urgence dédiée. Une meilleure approche consisterait à établir une réserve stratégique de gaz juridiquement et opérationnellement distincte sur le modèle des réserves pétrolières. Tandis que le stockage commercial continuerait de répondre aux signaux du marché et d'assurer l'équilibrage saisonnier, la réserve stratégique serait mobilisable selon des conditions de déclenchement prédéfinies dans des scénarios de crise.

La transition et l'électrification de notre économie doivent impérativement aller de paire avec un accompagnement des ménages les plus précaires. 15 millions de personnes se trouvaient en situation de précarité et mobilité dès le mois de janvier avant même la fondlée des prix. Le prix d'un seul plein de 55 lignes de gazol a augmenté de 30 €.

Les interventions pour un payé de factures énergétiques ont doublé depuis la guerre en Ukraine et les impayés de factures de gaz ont des chances d'augmenter encore cette année. En matière de chauffage comme de mobilité, les plus pauvres n'ont pas la main. Les locataires en particulier sont dépendants de leurs propriétaires pour la rénovation et le mode de chauffage.

Le financement de l'accompagnement social renvoie à la taxation des profits exceptionnels des cris plus haut. Une des propositions dont la France et les États de l'Union pourraient se saisir concerne la taxation à 50 % des profits des énergéticiens au-delà de 3 % de marge en appréciant les profits au niveau global et portant une taxation des profits excessifs à l'échelle européenne. La redistribution devant s'opérer par l'impôt plutôt que par des gestes commerciaux des opérateurs.

La lettre commune de l'Espagne, de l'Allemagne et du Portugal ainsi que de l'Autriche demandant une tactation à 30 % des profits excessifs témoigne d'une fenêtre politique au niveau européen. Notre pays et notre continent ont également une responsabilité, un rôle important à jouer au niveau international. Et alors que se tient à Évian ou la présidence française la Réunion du G7, il est déplorable que de nombreux enjeux essentiels dont celui de la transition énergétique et écologique ait été effacé de l'agenda pour ne pas froisser la la susceptibilité du dirigeant climatoceptique des États-Unis d'Amérique, Donald Trump.

L'Europe doit renforcer dans son propre intérêt son autonomie stratégique et énergétique. Géopolitique et transition écologique sont ici étroitement lié. Réduire notre dépendance aux énergies fossiles, c'est aussi réduire notre vulnérabilité aux crises.

Pour construire une véritable maîtrise de son avenir, nous devons accélérer la transition vers un système énergétique fondé sur les énergies renouvelables. Ce qui explique ce qui implique un investissement massif dans leur développement, le renforcement des des transports publics, l'engagement d'un vaste programme de rénovation thermique des logements et des bâtiments publics et la réorganisation de production et des usages énergétiques. Il faut compléter la sobriété énergétique qui vise à réduire des consommations inutiles et l'efficacité énergétique qui permet de répondre aux besoins avec moins de ressources.

C'est à ces conditions que la crise de 2026 comme le choc de 1973 en son temps, pourra être regardé rétrospectivement comme une parenthèse douloureuse mais comme aussi le moment où l'Europe aura véritablement engagé sa bifurcation écologique. Je vous remercie. Merci beaucoup chers collègues.

Nous en venons maintenant à l'expression des orateurs de groupe en commençant par Mathieu Marquot pour le groupe Eren. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, mes chers collègues, votre communication établi un constat que nous partageons. Quand le D3 d'Ormou se ferme, c'est toute l'Europe qui suffoque 20 % de l'offre mondiale de pétrole coupée, le gaz en hausse de 50 %, les engrais de 70 %.

Et derrière ces chiffres, des agriculteurs étranglés et des Français qui ne bouclent pas et ne bouclent plus leur fin de mois. Mais là où votre rapport voit une raison d'accélérer le pacte vert, nous voyons l'échec d'une stratégie. C'est la troisème crise énergétique majeure en 4 ans après le gaz russe, après la mer rouge, voici l'Iran, troisème fois, trois chocs, trois fois les mêmes victimes, les Français.

Votre rapport le reconnaît. Les énergies fossiles importées représentent encore 57 % de l'énergie consommée dans l'Union. Cette dépendance n'est pas une fatalité.

Elle résulte de choix politiques fait à Bruxelles. Votre communication admet d'ailleurs l'essentiel. Presque à regret.

Si les Français ne verront pas la crise d'ormous sur le facture d'électricité, c'est grâce au parcs nucléaires. En Italie, le MGAW dépassé 110 €. En France, il reste à 55.

Cette différence, c'est le nucléaire, c'est la souveraineté. Or, depuis 10 ans, l'Union européenne a traité cette filière en suspect plutôt qu'en atout. Nous tirons de cette leçon, de cette crise, la leçon inverse de la vôtre.

La meilleure protection des Français, ce n'est pas davantage de normes européennes, c'est davantage de souveraineté nationale. Préserver, relancer notre filière nucléaire, accélérer le programme EPR2, sortir de la dépendance au gaz et cesser d'imposer à notre industrie et à notre agriculture des contraintes que nos concurrents mondiaux ignorent. Et cette souveraineté commence sur notre propre sol.

Pendant que nous payons au prix fort chaque baril importé du golf, une certaine idéologie interdit d'exploiter nos ressources national. La loi de 2017 a programmé l'arrêt de toute exploration d'hydrocarbure sur notre territoire. C'est une absurdité.

On ferme logissement au nom du climat pour acheter ensuite plus cher et plus sale le gaz de chiste américain et le pétrole au Moyen-Orient. Explorer nos ressources ce n'est pas renoncer la transition, c'est refuser de financer celle des autres. Alors le choc pétrolier de 1973 avait conduit la France au plan Mesmer et au choix du nucléaire.

Un choix de souveraineté. La crise d'ormous nous adresse le même signal. Continuerons-nous à laisser à Bruxelles décider à notre place où la France reprendra-t-elle la maîtrise de son destin énergétique ?

Aussi, madame la rapporteur, permettez-moi une question. Vous reconnaissez vous-même que dans cette crise, ce sont nos réacteurs qui ont protégé les Français quand l'Italie subit des prix deux fois supérieurs. Dès lors, comment justifiez-vous de défendre une accélération du pacte vert qui, dans les faits, fragilise la seule filière qui nous met aujourd'hui à l'abri ?

Je vous remercie. Merci beaucoup. La parole est à Nicole Lepé pour le groupe PR.

Merci monsieur le président, madame la rapporteur, je voudrais tout d'abord vous remercier pour cette communication qui met en lumière un sujet essentiel, les conséquences énergétiques et économiques de la crise provoquée par le blocage du D3 d'Ormose. Sur le constat, nous pouvons nous rejoindre. Cette crise rappelle à quel point les tensions géopolitiques continuent d'avoir un impact direct sur les prix de l'énergie, sur le pouvoir d'achat de nos concitoyens et sur la compétitivité de nos entreprises.

Mais là où nous divergeons, c'est dans les les enseignements ont tiré. Car cette crise révèle aussi quelque chose d'essentiel. Si la France est aujourd'hui moins exposée que d'autres pays européens, ce n'est pas un hasard.

C'est aussi le fruit et le résultat de choix stratégique et d'efforts menés depuis quelques années pour réduire notre dépendance énergétique. Nous avons diversifié nos approvisionnements, renforcer notre sécurité énergétique et engager l'électrification de notre économie. Surtout, nous disposons d'un atout majeur, une électricité largement décarbonée grâce au nucléaire complété par les énergies renouvelables.

Votre communication le soulligne elle-même, contrairement à d'autres pays très dépendants du gaz, la phrase est relativement protégée sur les prix de l'électricité. Cela démontre que la souveraineté énergétique n'est pas un slogan, mais c'est bien une politique qui produit des résultats. Cette stratégie est également européenne.

Le plan présenté en avril par la Commission s'inscrit dans cette même logique. Renforcer notre résilience énergétique, accélérer l'électrification et réduire notre exposition aux crises géopolitiques. C'est pourquoi nous ne partageons pas les solutions proposées par votre groupe.

Bien sûr, il faut protéger les ménages et les secteurs les plus exposés tels que l'agriculture. C'est ce que fait le gouvernement avec des dispositifs ciblés. Mais croire qu'un blocage administratif des prix ou qu'une taxation supplémentaire suffirait à régler le problème serait illusoire.

La leçon de cette crise n'est donc pas qu'il faudrait renoncer à notre stratégie, elle est exactement l'inverse. Il faut accélérer les investissements dans la souveraineté énergétique européenne, dans le nucléaire, dans l'électrification des usages et dans la décarbonation de notre économie. C'est le sens de l'action conduite par la France.

C'est le sens du plan porté par la Commission européenne et c'est dans la ligne que notre groupe a toujours défendu. Moins de dépendance aux énergies fossiles importées, plus de production décarbonée, plus d'Europe et plus de souveraineté. La crise d'Ormous ne démontre pas l'échec de notre stratégie énergétique.

Elle démontre au contraire pourquoi nous avons eu raison de l'engager et pourquoi nous donnons aujourd'hui nous demandons aujourd'hui de l'accélérer. Je vous remercie. Merci beaucoup.

La parole est à Mathilde Digier pour le groupe de la France insoumise. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, chers collègues, l'énergie devait devrait être une priorité dans nos politiques publiques françaises et européennes. Mais comme dans de nombreux secteurs tels que l'alimentation, le textile ou l'industrie, notre pays est fortement dépendant des importations.

Nous aurions pu penser que les crises successives affectant notre approvisionnement en matière d'énergie auraient permis d'amorcer une relocalisation de nos besoins. Au lieu de ça, la France est en retard dans le développement des énergies renouvelables et le président de la République mise tout sur de nouveaux réacteurs nucléaires qui au mieux serait mis en fonction dans le meilleur des cas en 2038 pour certains, 2045 pour d'autres. Euh c'est cette situation est le résultat de l'absence totale de politique publique ambitieuse.

Sortir de la dépendance aux énergies fossiles est indispensable pour assurer notre souveraineté énergétique et assurer la nécessaire bifurcation écologique. Pour ce faire, la planification écologique doit permettre de répondre aux besoins de sobriété et d'efficacité énergétique. Au lieu de ça, les objectifs nationaux sont constamment revus à la baisse.

Cela se manifeste notamment par la faible ambition, voire l'absence d'engagement en faveur de la décarbonation de l'industrie, de la rénovation énergétique des bâtiments, des logements ou du développement de photovoltaïque sur les toitures. Mais comme vous l'indiquez dans votre rapport, la volonté seule de la France ou de l'Union européenne ne peut suffire à assurer la décarbonation. C'est un enjeu crucial pour notre avenir qui devrait qui devrait être au cœur du G7, sujet évité pour ne pas froisser monsieur Donald Trump. [grognement] Au-delà des de la dépendance énergétique de l'Union européenne, le blocage du D3 d'Ormous montre bien les limites de l'économie de marché.

Malgré notre faible dépendance aux importations de gaz passant par le D3, nous avons pleinement subi les conséquences de ce blocage. Laisser faire la main invisible de du marché. Voilà à quoi cela nous mène.

Les prix de l'énergie dépendent de la volonté de quelques fournisseurs, de la concurrence mondiale, mais aussi de décisions politiques des pays exportateur. Face à ça, le gouvernement français engage de l'argent public pendant que les énergéticiens profitent largement de la crise. Pour rappel, en 2023, en pleine guerre en Ukraine, total a engranger des bénéfices record, 19,8 milliards d'euros.

L'Espagne, l'Allemagne, le Portugal et l'Autriche demandent une taxation à 30 % des profits excessifs qu'attend la France pour soutenir cette initiative. [grognement] Face aux profiteurs de crise, ce sont les ménages qui payent le prix. Les salaires sont loin de suivre l'inflation et le premier ministre le Cornu annonce déjà de nouvelles coupes budgétaires pour couvrir les aides mises en place pour compenser la hausse des prix de l'énergie.

En fin de compte, les ménages paye l'addition alors que les entreprises comme Total en partie responsable de l'augmentation des prix ne payent pas d'impôts en France. Laisser faire le marché à assez duré. La France insoumise a toujours soutenu et continuera de soutenir le blocage des prix, l'encadrement des marges et l'indexation des salaires sur les prix.

Je vous remercie. Merci beaucoup chers collègues. Madame, vous avez la parole.

Merci pour cette intervention pour répondre rapidement aux objections des différents députés qui se sont exprimés. la première essentiellement celle de de l'extrême droite qui je pense n'a pas lu l'entièreté de ce rapport et ne lit pas les l'ensemble des alertes qui sont portées notamment sur le fait que euh le développement du nucléaire outre qu'il prend énormément de de temps est devenu extrêmement cher et n'est pas soutenable écologiquement puisqu'il dépend énormément à la fois de ressources qui ne sont pas sur le territoire national l'uranium dont nous ne disposons pas à foison et puis de conditions que le réchauffement climatique va rendre de plus en plus difficile notamment pour le refroidissement euh des des centrales. Bref, ce qui est patant dans ce qui est analysé et mis en avant aujourd'hui dans les propositions non seulement pour la France mais pour l'Union européenne, c'est de développer des éergies renous valables qui en terme de temps et en terme de soutenabilité sont le meilleur le meilleur la meilleure réponse possible euh et au lieu de s'enfermer dans une situation qui est n'est pas à la hauteur de de l'urgence.

Et je crois qu'il est aussi important de faire le bilan de politiques qui sont menées depuis 9 ans et qui n'ont pas permis aujourd'hui par rapport aux engagements de la France et des pays européens, notamment au regard des accords de Paris, d'engager une transition qui est plus urgente que jamais. Euh en tous les cas, je crois que cette ce travail permet de de justifier et de confirmer la nécessité d'une politique ambitieuse de bifurcation écologique. L'Union européenne a une responsabilité à l'avir parce qu'elle a les moyens, y compris, et elle peut se donner des moyens financiers, budgétaires si elle choisit de récupérer l'argent là où il est. et c'est une responsabilité pour les populations du continent et pour l'intérêt général de de la planète.

Euh et j'espère que les éléments de cette communication permettront de donner euh des arguments en faveur en faveur de cette stratégie. Merci beaucoup chers collègues. Je vous propose de d'en rester là pour cet après-midi.

Il me reste simplement à nommer un rapporteur sur une proposition de résolution européenne Benoît Bito et plusieurs de ses collègues visant à s'opposer à la déréglementation au cadre européen relatif au pesticides dit au minubis 10 et donc je vous propose de nommer Benoît Bito s'il n' pas d'objection. Il est ainsi décidé. À la semaine prochaine.