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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 15 février 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Marc Ferracci, député EPR, est l'invité de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous accusez les filles responsabilité de l'extrême gauche pour Quentin, pour sa famille, pour ses proches ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que derrière ça, vous pensez que LFI est à l'origine de cette violence ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette violence vous l'avez constaté aussi du côté de l'extrême droite ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Le président de la République s'est exprimé sur radio J. Il dénonce les expressions antisémites au sein de LFI. Qu'en pensez-vous ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pensez de la proposition de Valérie Pécresse d'une primaire de la droite et du centre ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Vous travaillez aujourd'hui avec la droite au gouvernement. Est-ce que c'est un peu la République des copains ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Fait
    « J'ai toujours dit, j'ai d'ailleurs dit un jour sur votre plateau que l'agressivité, la violence verbale ouvrait la voie à une désinhibition qui pouvait mener à des violences physiques. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et notre invité c'est Marc Feratci. Bonjour et bienvenue à vous député EP Renaissance [musique] des Français établis hors de France. Un jeune militant donc nationaliste proche d'un collectif identitaire est mort hier.

Il s'appelait Quentin. Il a été lyché en marge d'une intervention de la députée Rima Hassan. On l'a vu à l'IPEP de Lyon.

Le collectif d'ultradroite Nemmésis croit avoir reconnu la jeune garde des Antifas. Cfondé par le député lesfill Raphaël Arnaud. Une enquête est en cours et l'extrême droite accuse euh l'extrême gauche est filles donc et vous.

J'espère qu'on n'accuse pas moi. [rires] Est-ce que vous accusez les filles responsabilité de l'extra gauche pour Quentin, pour sa famille, pour ses proches. Un jeune homme a été lyché, vous l'avez dit, lyché à mort pour son engagement politique.

Quelle que soit l'opposition qu'on peut avoir vis-à-vis des idées de quelqu'un, il y a aucune cause, il y a aucune idéologie qui justifie qu'on tue pour elle. Donc je pense qu'il faut commencer par rappeler ça et rappeler que cette violence politique, elle est intolérable et elle doit cesser. Vous l'avez dit, il y a une enquête qui est en cours.

C'est l'enquête qui va déterminer euh ce qui euh ce qui s'est passé, je l'espère et j'espère surtout que les auteurs seront identifiés et interpellés. Euh mais aujourd'hui, je pense qu'il faut que dans le champ politique, dans euh la sphère politique et dans l'espace public, on retrouve la raison parce qu'on voit monter euh des violences qui sont à la fois verbales, qui sont à la fois physiques et qui aujourd'hui dégradent profondément l'idée même qu'on peut se faire de notre démocratie. Est-ce que derrière ça, vous pensez que LFI est à l'origine de cette violence ?

Est-ce que c'est c'est ce que vous constatez vous à l'Assemblée nationale ? Mais on voit bien qu'à l'Assemblée nationale, il y a une posture de LFI euh qui est euh agressive d'un point de vue verbal. Moi, j'ai toujours dit, j'ai d'ailleurs dit un jour sur votre plateau que l'agressivité, la violence verbale ouvrait la voie à une désinhibition qui pouvait mener à des violences physiques.

Je constate également que un certain nombre d'organisations qui sont proches de LFI, je pense en particulier à la jeune garde, cette organisation qui fait aujourd'hui l'objet d'une procédure de dissolution qui a été menée devant le Conseil d'État et le Conseil d'État statura sur cette dissolution bientôt a dans les derniers mois, dans les dernières années eu des comportements violents. Donc maintenant, je le dis encore une fois, on a au fond un terreau qui est probablement facteur et qui permet aujourd'hui à certains de passer à l'acte. Maintenant, je le dis encore une fois avec beaucoup de beaucoup de beaucoup de gravité, il y a une violence politique, ça n'est pas nouveau dans notre histoire politique, mais aujourd'hui elle prend des formes et elle prend une intensité qui doit tous nous interpeller.

Donc je pense que c'est à la justice de faire son travail, c'est euh à la justice, y compris administrative, au Conseil d'État, de décider ou pas de dissoudre des groupuscules qui sont euh présumés violents. Euh et donc je pense que c'est maintenant euh à cet état de droit qu'il nous faut euh nous rattacher et et auquel il nous faut faire confiance. Vous vous parlez de la de la violence verbale à l'Assemblée nationale du côté de LFI.

Est-ce que cette violence vous l'a constaté aussi du côté de l'extrême droite ? Mais vous savez l'extrême droite euh alors je parle pas de la violence dans l'hémicycle, mais l'extrême droite a aussi une tradition de violence. Il y a des gruscules d'extrême droite qui sont violents, qui d'ailleurs pour certains ont été dissous dans les dernières années.

Donc l'extrême droite et l'extrême gauche euh aujourd'hui se caractérise aussi par cette violence qu'elle soit à la fois verbale ou ou physique. Mais je veux le dire, je sais que vous avez eu un débat avec vos contradicteurs il y a quelques instants sur la question de la définition au fond de ce qui était l'extrême droite et de ce qui était l'extrême gauche. Moi je pense que quand on remet en question l'autorité de la police, l'autorité de la justice, quand on remet en question en ne faisant pas confiance à ces institutions parce que on privilégie la violence nos notre état de droit et nos institutions, et ben justement on est aux extrêmes.

Et c'est ce qui me semble donc ça justifie le qualificatif d'extrême gauche décidé par le ministère de l'intérieur. Je pense je pense qu'effectivement ce qualificatif est tout à fait approprié. Euh je pense que lorsque pourtant c'est pas un parti antisystème, c'est pas un parti qui appelle à la révolution, ils ont aujourd'hui des élus.

Pardonnez-moi. Euh le fait d'avoir des élus, vous savez, c'est une tradition assez euh assez ancienne de cet extrême gauche qui est l'extrême gauche trotskiste, mouvement auquel Jean-Luc Mélenchon a appartenu, que de pénétrer les institutions pour les dégrader de l'intérieur. Et c'est exactement ce qui se passe à l'Assemblée nationale.

C'est exactement ce qui se passe dans notre champ politique. Lorsque vous remettez en question l'autorité de la police, lorsque vous faites du communautarisme religieux une stratégie électorale, c'est-à-dire lorsque vous allez à l'encontre du principe deuniversalisme républicain, ben je crois qu'effectivement vous n'êtes pas un parti comme les autres. Et donc moi, je pense que ce qualificatif est parfaitement mérité.

H le président de la République s'est exprimé sur radio J. Euh, il euh dénonce les expressions antisémites au sein de Lfi. C'est un entretien qui a été enregistré euh vendredi euh donc avant la mort de Quentin, je je le précise.

Euh on va écouter euh le président. Il y a pas tellement de mystère pour dire qu'ils sont à l'extrême gauche. Je constate que dans les positions qu'ils prennent, en particulier sur l'antisémitisme, ils contreviennent à des principes fondamentaux de la République.

Il il dit le président de la République, il y a donc des expressions antisémites au sein de la France insoumise. Iviski qui en en particulier, c'est c'est Jean-Luc Mélenchon. Écoutez, il y a beaucoup d'expressions euh qu'on peut euh qu'on peut revoir en allant sur internet de la part des députés de la France insoumise, des expressions parfois ambigues, parfois beaucoup plus explicites euh qui remettent en question euh l'existence même d'Israël euh qui bascule par Rima Hassan notamment, on sait que Quentin a été lyché en en marge d'une intervention de Rima Hassan par exemple, il y a cette démarche consistant à essayer essayer de ne pas franchir la ligne rouge parce qu'on sait très bien que lorsqu'on a des propos parfaitement et ouvertement antisémites, on tombe sous le coût de la loi.

Mais on voit bien que il y a ce climat qui est entretenu par un certain nombre de députés de la France insoumise qui consiste à relativiser, à banaliser l'antisémitisme depuis le 7 octobre notamment avec depuis le 7 octobre, je constate qu' un certain nombre de députés euh qui n'ont pas considéré que le Has était un mouvement terroriste. Je pense à Madame Obonau par exemple. Il y a un certain nombre de députés qui ont relativisé ce drame du 7 octobre.

Donc je pense que il y a cette ligne de crête sur laquelle essae de se situer la France insoumise mais qui de mon point de vue ne trompe personne. Je pense qu'effectivement les propos du président de la République, je les partage entièrement. Euh il y a un penchant antisémite dans ce parti et euh ça s'ajoute à tout ce que je venais d'évoquer, à savoir l'idée que les principes fondamentaux de notre République aujourd'hui euh et bien elle fil les respectent pas.

Euh Valérie PC ce matin euh dans le Parisien euh dit qu'il faut une primaire de la droite et du centre, une primaire ouverte largement adhérent, militant pour créer un grand élan populaire juste après les municipales. Qu'est-ce que vous pensez de cette proposition ? Je partage l'idée que il faut éviter la multiplication des candidatures parce que sinon on risque et ça fait quoi au débat qu'on venait d'avoir de se retrouver au deuxème tour de l'élection présidentielle avec un candidat d'extrême gauche et un candidat d'extrême droite.

Et ça on veut évidemment l'éviter parce que je pense que ce serait un très mauvais coût porté au pays que d'avoir à choisir entre entre cette alternative. Euh maintenant euh une primaire, vous savez, ça doit produire deux choses. Ça doit produire de la sélection, c'est-à-dire limiter le nombre de candidats, passer de 10 à 1 par exemple.

Ça doit aussi produire du ralliment, c'est-à-dire faire en sorte que ceux qui ont perdu la primaire se rallent derrière celui ou celle qui a gagné. Euh et euh moi, je suis euh un petit peu prudent et même un peu circonspect pour bien vous le dire sur l'idée d'une primaire de la droite et du centre. Euh, j'appartiens à une famille politique, c'est celle d'Emmanuel Macron euh qui a cherché à dépasser l'éclivage et qui a fait travailler ensemble euh des gens qui avaient une sensibilité de gauche et des gens qui avaient une sensibilité de droite, mais qui ont cherché à dépasser ces sensibilités dans l'intérêt du pays.

Donc, limiter la primaire à un périmètre qui serait la droite et le centre me gêne. parce que je considère que un certain nombre de personnes qui sont des républicains sincères et qui veulent l'intérêt du pays, qui peuvent se dire plutôt à gauche et bien aurait peut-être du mal à se raller comme je le disais aux gagnants de cette primaire. Donc je pense que il faut continuer à réfléchir à la primaire mais il faut aussi continuer à réfléchir à son périmètre.

Et moi je pense que une primaire qui serait euh dont le centre de gravité serait un petit peu différent de celui que propose la Vous travaillez aujourd'hui avec la droite au gouvernement. Oui. Euh donc euh on a et il y a pas de de il y a pas de personnes issu de la gauche.

Il y a des macronistes et il y a les républicains. Ça paraît assez logique. Vous avez raison.

Euh mais j'attire aussi votre attention sur le fait que d'abord la vérité du gouvernement d'aujourd'hui n'est pas forcément la vérité de l'élection présidentielle de 2027 et que c'est en discutant y compris avec la gauche du gouvernement qu'un budget a finalement pu être adopté et qu'un compromis a pu être retrouvé. Donc ça doit peut-être aussi nous inspirer sur ce sujet-là. Maintenant euh je ne suis pas en train de dire que il faut faire alliance et faire une primaire avec le Parti socialiste.

Je dis simplement que certaines personnes dont la sensibilité et celle de la gauche du gouvernement euh pourraient être intéressées par le principe d'une primaire. Hm hm. Ça ça veut dire que par exemple s'il y avait une grande primaire et que Bruno Retaillot l'a gagné, vous ne pourriez pas vous euh soutenir Bruno Retaillot à l'élection présidentielle ?

Écoutez, moi je vais attendre de voir ce que disent les uns et les autres. Face aux extrêmes et en particulier face à l'extrême droite, je choisirai toujours la République. Donc on verra ce qui se passera.

Maintenant, je vais pas vous mentir et vous dire que je suis en soutien de toutes les propositions à la fois sociétales, économiqu social sur le sujet de l'énergie. Je vous donne un exemple. Bruno Rotaillot a pris des positions extrêmement agressives moratoire sur le à l'égard à l'égard à l'égard du principe même d'une stratégie énergétique équilibrée entre les renouvelables et le nucléaire.

Je pense que c'est une erreur très très lourde, on pourrait le développer, mais il y a beaucoup de sujets sur lesquels euh mes opinions divergent très franchement de celle de Bruno il va y avoir les élections municipales au 2e tour Yel Brun Pivet dit euh cette semaine ni LFI ni RN euh vous vous aussi. Oui, moi j'ai toujours été sur cette ligne là pour les raisons encore une fois que nous avons évoqué tout à l'heure parce que je pense que même si c'est pour des raisons différentes, ces deux parties au fond proposent un chemin au pays et c'est ça commence par les municipalités qui remettra en question d'une manière ou d'une autre les principes fondamentaux qui sont les nôtres. les principes de la République, les principes d'une démocratie ouverte et pas d'une démocratie illibérale.

On voit bien que il y a un certain nombre de mouvements à l'échelle internationale qui tentent à dégrader la démocratie, le projet de la démocratie libérale et qui pour certains d'ailleurs soutiennent soutiennent les partis extrêmes, les partis d'extrême droite en Europe et soutiennent leurement national. Second. Donc, je pense que il faut être très clair là-dessus.

Ni LFI ni en quelques secondes, ça va être difficile. Vous êtes un proche d'Emmanuel Macron. Est-ce que c'est un peu la République des copains quand on voit les nominations qui ont lieu notamment celle d'Amélie de Montchalin du gouverneur de la Banque de France ?

Mais je pense que si vous regardez notre histoire politique, vous verrez que tous les présidents de la République ont nommé des gens qui leur étaient proches politiquement à des places qui réclament de l'indépendance. Nicolas Sarkozy a nommé Philippe Segin premier président de la cour des comptes et Philippe Segin a été un excellent premier président de la Cour des comptes en toute indépendance. Je suis sûr qu'Améine Manchalin le sera également. député EPR Renaissance des Français établis hors de France, Marc Fer [musique] qui était notre invité tout de suite restez sur France info.

Merci.