Rencontre avec Emmanuel Macron : la déclaration de Marine Tondelier
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Fait
« Emmanuel Macron n'a pas employé le mot de rupture mais a reconnu que à la question extrêmement claire qu'il avait posée aux Français, on ne lui avait pas dit on est de le faire, il a décidé tout seul. »
- 1:21Fait
« Le macronisme, une rupture politique. C'est pas que les électeurs du NUPES qui l'ont fait. C'est aussi beaucoup d'électeurs qui n'ont pas voté pour nous et aussi des électeurs qui n'ont pas voté du tout. »
- 2:01Fait
« Il nous disait "Non mais on peut vraiment pas, c'est irresponsable de nommer un nouveau gouvernement cet été." »
- 2:38Promesse
« Il finit ses consultations lundi, il nous faut une réponse mardi. »
- 3:18Fait
« La seule majorité possible, stable, cohérente, claire, qui a porté un projet transparent devant les Français, qui l'ont chiffré, qui qui ont fait campagne ensemble, c'est la nôtre. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Écoutez, c'est la rentrée et pour cette rentrée, j'avais décidé d'être positive et j'avais choisi de voir dans tous les symboles qui étaient présents ce matin des choses positives. Notamment le fait que dans l'ordre protocolaire, nous soyons reçus les premiers. Deuxièmement, que on nous a fait la proposition d'être reçus séparément ou ensemble et que d'un instant, on n'a pas eu à se parler beaucoup entre chefs de partis avec Lucie. En 3 secondes, la décision était évidente pour tout le monde de venir ensemble bien sûr et de mettre comme condition que nous puissions venir avec Lucie, ce qui en fait était aussi proposé par le président de la République. Ça tombe bien. Et donc je trouve que le fait qu'il nous propose de venir ensemble, qu'il nous propose de
venir avec notre candidate Lucie Castet au poste de Premier ministre est un premier signal extrêmement favorable. Deuxièmement, on sort de ce rendez-vous avec d'autres bonnes nouvelles. La première, c'est que Emmanuel Macron n'a pas employé le mot de rupture mais a reconnu que à la question extrêmement claire qu'il avait posée aux Français, on ne lui avait pas dit on est de le faire, il a décidé tout seul. Il a demandé "Voulez-vous une ? Oui ou ?" Il a été forcé de reconnaître que la réponse avait été oui. C'est-à-dire qu'on peut dire que il y a pas de majorité absolue mais la réponse à la cohabitation oui ou non, il y avait une majorité très très absolue pour le oui. Nous lui avons aussi signifié, on lui a rappelé chacun notre tour, les forces
politiques et Lucie, que le macronisme, une rupture politique. C'est pas que les électeurs du NUPES qui l'ont fait. C'est aussi beaucoup d'électeurs qui n'ont pas voté pour nous et aussi des électeurs qui n'ont pas voté du tout. Et on voit bien que quand les Français et les Françaises se déplacent massivement aux urnes, il faut les écouter. Parce que s'ils ont retrouvé ce goût de la démocratie, ce goût des urnes et qu'on qu'on les en dégoûte immédiatement, alors on ne fera qu'aggraver la crise démocratique sans avoir résolu la crise sociale, la crise environnementale et cetera. Et donc je choisis aussi de voir un signal favorable dans le fait qu'il est admis que il allait falloir en gros changer de cap et c'est pas ce que j'avais entendu cet été. Ce qui m'a
beaucoup inquiété, je pense comme nous tous et comme les Français cet été, ce que j'ai trouvé extrêmement inquiétant, c'est cette forme d'obstruction quelque part. Il nous disait "Non mais on peut vraiment pas, c'est irresponsable de nommer un nouveau gouvernement cet été." Soit, il a le droit de le penser. Mais à ce moment-là, pourquoi avoir demandé une dissolution en ? Ça avait pas de sens. Et donc nous, juste si je peux terminer, ce que nous avons trouvé extrêmement positif, c'est de pouvoir nous adresser à lui lui dire que ce feuilleton institutionnel allait devoir s'achever. Il finit ses consultations lundi, il nous faut une réponse mardi. Parce que à la fin, le risque est qu'on on s'enferme tous, vous, nous, ce pays, dans une quelque part en feuilleton institutionnel et ce
qui compte, c'est bien le quotidien des Français. Nous, on veut améliorer leur quotidien et permettre leur lendemain. Il y a des urgences et laisser les semaines s'écouler sans s'y attaquer est grave et même irresponsable. Et donc, je termine aussi sur un message positif. Vous avez vu que nous sommes venus ensemble, les quatre chefs de partis, affirment un soutien total à l'UC et à la Cité. C'est pas la peine d'essayer de nous donner des des autres noms. On nous propose d'autres noms comme des solutions, ce sont en fait des noms de fiction. Ce sont des majorités alternatives qui n'existent pas. La seule majorité possible, stable, cohérente, claire, qui a porté un projet transparent devant les Français, qui l'ont chiffré, qui qui ont fait campagne ensemble, c'est la nôtre. Et donc ce
n'est pas la peine d'essayer de nous diviser, nous sommes un bloc solide et solidaire et on nous a beaucoup sous-estimés depuis le 10 juin matin. Le 10 juin, puis ils trouveront pas d'accord programmatique, puis ils trouveront pas d'accord électoral, puis ils sauront pas faire campagne, puis ils sauront pas gagner, puis ils trouveront pas de nom de Premier ministre. Alors maintenant, la nouvelle question en vogue, c'est "Elle ne sera pas nommée." Et je pense qu'on surprendra, on se continuera à surmonter les obstacles un par un comme on l'a fait depuis le début. Merci beaucoup.
Marine Tondelier