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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 6 septembre 2020 26 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSanté

L'état de la droite, le plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Pradié

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Bonjour Aurélien Pradié, secrétaire général des Républicains.

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Réaction sur la mort de deux soldats français au Mali ?

  • 0:55RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'est une guerre efficace ?

  • 1:26FerméeRéponse partielle

    LR a-t-il patiné à sa rentrée politique ?

  • 2:34RelanceRéponse partielle

    Christian Estrosi vous appelle à vous réunir sous Macron. Réponse ?

  • 3:17OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron débauche des ministres LR. Tort pour la droite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24PrésentateurChiffre
    « ce qui porte à 45 le nombre de militaires français tués dans la région depuis 2013. »
  • 0:37Invité politiqueChiffre
    « depuis 2013, vous avez raison de rappeler que 45 de nos soldats sont tombés au Mali durant les deux opérations, notamment celle qui est en cours aujourd'hui. »
  • 2:01Invité politiqueFait
    « Quel autre parti politique peut réunir plus d'un millier de jeunes durant deux journées pour réfléchir à l'écologie, à l'Europe, à l'ascenseur social ? »
  • 2:05Invité politiqueFait
    « Durant deux jours, nous sommes le seul parti politique de ce pays à avoir pu réunir un millier de jeunes. »
  • 2:32Invité politiqueFait
    « Mais pardon de vous dire que c'est une bricole, que Christian Estrosi est une bricole. »
  • 3:47Invité politiqueFait
    « Tout ça fait de mal à la démocratie. Tout ça fait de mal à la politique. »
  • 4:10Invité politiqueFait
    « Je trouve misérable que pour des raisons d'intérêt personnel, pour le désir d'avoir un gyrofart sur la voiture et d'accéder aux responsabilités nationales, on s'assoit sur ses convictions politiques. »
  • 4:42Invité politiqueFait
    « Mais Gérald Darmanin s'est assis sur ses convictions à l'instant où il est passé du soutien à Nicolas Sarkozy, du soutien à Xavier Bertrand, au soutien à Emmanuel Macron. »
  • 5:56Invité politiquePromesse
    « François Baroin est un homme de grande qualité. J'ai toujours dit que s'il était candidat à la présidentielle, je le soutiendrai. »
  • 9:11Invité politiqueFait
    « Je vous mets au défi de me trouver un candidat de droite élu au présidentiel qui aurait été annoncé, déclaré, investi deux ans avant. »
  • 9:30Invité politiqueFait
    « On n'a pas tiré tous les enseignements de l'échec de la dernière élection présidentielle. »
  • 10:45Invité politiqueFait
    « La situation aujourd'hui de fracturation de la République est absolument dramatique. »
  • 13:07Invité politiqueFait
    « Il y a une question sur la montée de la présence du religieux dans notre société. C'est vrai avec l'islam radical et on ne peut pas le contester. »
  • 15:57Invité politiqueChiffre
    « Plus de 30 milliards sur la table sur la transition écologique. »
  • 16:20Invité politiqueFait
    « Nous sommes un des rares pays européens à ne pas lancer de plan de relance par la consommation. »
  • 16:58Invité politiqueFait
    « Oui. D'ailleurs, il existait ce risque avant même le plan de relance puisque Emmanuel Macron avait déjà ici ou là sur certaines taxes et je pense notamment à ce qui a déclenché la crise des Gilets jaunes sur le diesel lancé des plans d'augmentation des taxes et des impôts. »
  • 19:53Invité politiqueFait
    « Évidemment que le port du masque dans les lieux clos, dans les espaces où il y a une contamination possible, est inévitable. »
  • 23:10Invité politiquePromesse
    « Oui, il faut tester le plus massivement possible. Je le dis depuis le début de la crise et je ne vais pas changer d'avis aujourd'hui. »

Temps de parole

  • Aurélien Pradié58 %
  • Présentateur14 %
  • Invité14 %
  • Invité 210 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:06
Présentateur

8.30 France Info, c'est tous les jours du lundi au dimanche. Nous sommes dimanche. Bonjour Jean-Jérôme Bertelus. Bonjour Mathieu, bonjour à tous. Chef du service politique de France Info. Notre invité ce matin est donc secrétaire général des Républicains, député du Lot, Aurélien Pradié. Bonjour. Bonjour. Avant de parler politique, si vous le permettez, votre réaction sur la mort de ces deux soldats français tués hier au Mali, ce qui porte à 45 le nombre de militaires français tués dans la région depuis 2013.

0:28
Aurélien Pradié

C'est un hommage. Vous savez, nous sommes dans une période où on oublie que les guerres peuvent tuer et que pour servir les couleurs de la République, il y a des soldats et que ces soldats peuvent tomber. Et depuis 2013, vous avez raison de rappeler que 45 de nos soldats sont tombés au Mali durant les deux opérations, notamment celle qui est en cours aujourd'hui. Il faut que chacun de nos concitoyens mesure que ces enfants-là, ces jeunes la plupart du temps, sont tombés pour quelque chose de plus grand qu'eux, c'est-à-dire le service de la nation. Et ça m'inspire beaucoup de respect.

0:55
Invité

Mais c'est une guerre, entre guillemets, efficace. Il faut que la France reste au Mali ?

1:01
Aurélien Pradié

Je ne sais pas ce qu'est une guerre efficace.

1:03
Invité

Une guerre efficace qui peut atteindre ses objectifs ?

1:07
Aurélien Pradié

Une guerre n'est jamais ni efficace ni pas efficace. Une guerre, c'est une guerre, avec tout ce qu'elle emporte de drame, mais aussi de défense de nos valeurs. La place de la France au Mali est une place importante. Et tant que le Mali n'a pas su faire sa transition, nous avons un devoir d'y être. Et nos soldats ne se posent pas cette question. Nos soldats y servent la France et on doit leur rendre cet hommage.

1:26
Invité

Alors, retour à la politique. Vous, Aurélien Pradié, vous étiez comme un millier de jeunes des Républicains, et comme la plupart des dirigeants de LR, réunis au Port-Marly, dans les Yvelines. C'était votre rentrée politique. Est-ce que ça n'est pas une rentrée politique pour rien ? Vous n'avez pas levé l'hypothèque Estrosi ? Vous n'avez pas levé l'option Baroin ? On a l'impression qu'en cette rentrée, LR patine un peu.

1:54
Aurélien Pradié

Écoutez, je ne sais pas ce que ça veut dire patiner. Quel autre parti politique peut réunir plus d'un millier de jeunes durant deux journées pour réfléchir à l'écologie, à l'Europe, à l'ascenseur social ? Durant deux jours, nous sommes le seul parti politique de ce pays à avoir pu réunir un millier de jeunes. Donc j'entends les grincheux, les oseaux de mauvaise augure qui veulent absolument que la droite aille mal. Pendant deux journées au Port-Marly, la droite allait bien. Et la droite, pendant deux journées, elle s'est concentrée sur les sujets qui intéressent notre jeunesse. La droite est en train de renouer avec cette jeunesse.

Et je suis très heureux qu'avec Christian Jacob, nous ayons relevé ce défi. Vous savez, il y a encore quelques jours, on disait qu'on ne réussirait pas. Un millier de jeunes, des Républicains, réunis au Port-Marly pour parler des vrais sujets, de l'écologie, de l'avenir de notre pays. Pas des bricoles, pas de Christian Estrosi et des autres.

2:35
Invité

Mais ce n'est pas une bricole quand Christian Estrosi, cette semaine, vous appelle à vous réunir sous la bannière d'Emmanuel Macron. Il estime qu'en fait, LR n'a pas de place pour la présidentielle.

2:47
Aurélien Pradié

Mais pardon de vous dire que c'est une bricole, que Christian Estrosi est une bricole. Il est toujours membre ? Cette bricole est toujours membre des Républicains ? Je ne sais pas. Et puis peu importe. La vérité, c'est que moi, ce qui m'a passionné dans la politique quand je me suis engagé à 16 ans, ce n'est pas de savoir si un tel ou un tel allait avoir la lâcheté de se vendre au plus offrant. Ça, c'est vieux comme le monde. Ce qui m'a intéressé, ce sont les idées. Et pendant deux jours au Port-Marly, on a fait mentir tous ceux qui voulaient qu'on se chamaille. Pendant deux jours, on a parlé des idées. Ce sont les idées qui guident le pays. On a parlé de notre projet politique.

Voilà ce qui est important.

3:17
Présentateur

Aurélien Pradier, au-delà du cas Estrosi, que vous venez de qualifier de bricole en direct sur France Info, lorsqu'Emmanuel Macron débauche Jean Castex, Gérald Darmanin, Bruno Le Maire, Édouard Philippe, est-ce qu'il vous fait du tort à vous, la droite ? Et est-ce qu'Emmanuel Macron, du coup, est de droite, fait une politique de droite ? C'est ça le débat ? Enfin, c'est un des débats. Mais c'est un débat important.

3:38
Aurélien Pradié

Oui, vous avez raison, c'est un débat important. Et je ne l'élude pas. Vous savez, moi, j'ai une liberté de parole. Quand j'ai un truc à dire, je lui dis. Allez-y. Vous le savez, tout ça ne fait pas de mal à la droite ou à la gauche. Tout ça fait de mal à la démocratie. Tout ça fait de mal à la politique. Parce que si l'on veut que la politique soit respectable, il faut qu'elle se comporte comme quelque chose de respectable. Et on ne peut pas transiger sur ses convictions, sur ses idées, parce qu'on souhaite exercer le pouvoir. Exercer le pouvoir, on le fait pour des convictions, pour un objectif. Et je vais vous dire, moi, ça me désespère parce que cette période, je la trouve misérable.

Je trouve misérable que pour des raisons d'intérêt personnel, pour le désir d'avoir un gyrofart sur la voiture et d'accéder aux responsabilités nationales, on s'assoit sur ses convictions politiques. Il ne faut pas s'étonner que les Français s'écartent de la vie politique si la vie politique n'est plus exercée avec un peu de noblesse. Pardon d'utiliser ces mots qui paraissent désuets. Moi, je me suis engagé jeune en politique parce que j'ai vu des femmes et des hommes qui croyaient en leur conviction et qui se battaient jusqu'au bout pour leur conviction.

4:36
Présentateur

Vous pensez à qui ? Parce que Gérald Darmanin, depuis qu'il est au gouvernement, il fait plutôt du Darmanin. Il n'a pas l'air de s'être assis sur ses convictions. Je ne prends que son exemple.

4:42
Aurélien Pradié

Mais Gérald Darmanin s'est assis sur ses convictions à l'instant où il est passé du soutien à Nicolas Sarkozy, du soutien à Xavier Bertrand, au soutien à Emmanuel Macron. La vraie qualité de Gérald Darmanin, c'est d'être capable de s'adapter à toutes les situations politiques. C'est sûrement une qualité. C'est une qualité pour accéder au pouvoir, pour être ministre. Mais ce n'est sûrement pas une qualité pour se regarder devant une glace.

5:01
Invité

Alors vendredi, Rachid Haddati a indiqué dans le Figaro que la présidentielle de 2022 ne pouvait pas souffrir d'hésitation. Hier, Gabriel Péadrio, le vice-président des Républicains, a demandé instantanément à François Baroin, le maire de Troyes, le patron des maires de France, de se déclarer ou non. Écoutons ce qu'a répondu en quelque sorte François Baroin. Je n'ai pas pensé que une personne à Troyes ou ailleurs.

5:27
Locuteur non identifié

On parle de la peur, on parle de l'organisation, on parle de la rentrée scolaire, on ne parle pas encore de la présidentielle. Maintenant que le moment venu, celui que j'ai fixé, et je n'en bougerai pas, qui sera l'automne, m'amène à avoir ce devoir vis-à-vis de ma famille politique d'apporter une réponse, puisque cette question vous vous posez, d'autres se la posent, je le ferai. Vous y croyez encore ?

5:49
Aurélien Pradié

Moi je crois en la politique.

5:50
Invité

Non, est-ce que vous croyez à François Baroin ?

5:52
Aurélien Pradié

Eh bien je vais vous répondre ce que je pense. Je crois aux idées. Et François Baroin est un homme de grande qualité. J'ai toujours dit que s'il était candidat à la présidentielle, je le soutiendrai. J'ai toujours dit que je souhaitais qu'il soit candidat. Mais enfin, pardon de le dire, on est un peu chez les dingues. On est à deux ans de l'élection présidentielle. Et je veux bien qu'on soit obsédé en permanence par ce sujet, mais François Baroin a raison de garder ses nerfs, a raison d'être serein. À deux ans des présidentielles, en pleine crise sanitaire, en pleine crise économique, en pleine crise sociale.

6:19
Invité

On ne faut pas accélérer.

6:20
Aurélien Pradié

On parle des sujets qui comptent pour la France, c'est-à-dire l'avenir de ce pays. Et on ne se soumet pas à cette petite pression qui consiste à parler de son petit avenir. François Baroin a une hauteur de vue et il a raison de ne pas céder à la pression. Ce n'est pas l'urgence aujourd'hui.

6:34
Présentateur

Donc s'il temporise, c'est parce qu'il hésite encore, ce n'est pas parce qu'il a décidé qu'il n'irait pas.

6:37
Aurélien Pradié

Mais est-ce qu'on n'a pas le droit d'hésiter dans la vie ? Enfin, c'est quand même assez fou. On le reproche à personne,

6:41
Présentateur

mais peut-être que vous êtes dans la confidence.

6:43
Aurélien Pradié

Non, je ne suis pas dans la confidence parce qu'il réfléchit à ce sujet. Vous savez, le candidat de la présidentielle, ce n'est pas une bricole, pour reprendre le mot que j'ai utilisé tout à l'heure. C'est une grande affaire. Et la vérité, c'est que François Baroin, depuis le début de sa vie, a toujours servi la République. Il sait ce que ça représente. Et il a raison de ne pas se soumettre au bal des prétendants parce qu'il mérite mieux que ça et le pays mérite mieux que ça.

7:06
Présentateur

Vous restez évidemment avec nous, Aurélien Pradié, sur France Info. On reprend le fil de l'info à 8h40 avec Diane Ferchit.

7:11
Invité

Plusieurs personnes poignardées cette nuit à Birmingham, ville du centre de l'Angleterre. La police ne précise pas pour l'instant le nombre de blessés ni la gravité de leur état, mais elle parle d'un incident majeur. Au Mali, l'attaque a été revendiquée par une branche d'Al-Qaïda. Deux soldats français de la force Barkhane tués en opération. Ils sont morts dans l'explosion de leur véhicule blindé, touchés par un engin explosif improvisé. Tous deux appartenaient au 1er régiment de Hussar, parachutiste de Tarbes. Un 3e militaire est lui grièvement blessé. Sept départements de plus classés, zone de circulation active. du coronavirus. Ils sont désormais 28.

Et devant le Conseil d'État ce matin, l'État fait appel des décisions de justice qui retoquent le port du masque obligatoire sur la voie publique à Strasbourg et à Lyon. Les tribunaux administratifs ont été saisis par deux praticiens hospitaliers en Alsace et par une association lyonnaise de défense des libertés individuelles. L'Allemagne donne quelques jours à la Russie pour donner des explications sur l'empoisonnement de l'opposant Alexei Navalny. Faute de quoi, Berlin menace de prendre d'éventuelles sanctions. Alexei Navalny est actuellement hospitalisé en Allemagne selon la chancelière.

Les médecins ont établi sans équivoque qu'il a été empoisonné par un agent neurotoxique de type Novichok. Le Tour de France dans les Pyrénées, le français Nantes Petters a signé hier le deuxième succès d'État français sur cette édition de la Grande Boucle. Aujourd'hui, neuvième étape, 151 kilomètres à parcourir entre Pau et la Reims.

8:34
Présentateur

France Info. Merci. Diane Ferschit, Aurélien Pradier, le député du Lot, numéro 3 des Républicains, est avec nous. Sur France Info, Jean-Jérôme Bertelus.

8:42
Invité

Une dernière question pour que ce soit tout à fait clair du point de vue du calendrier des Républicains. Vous disiez à l'instant, oui, il n'a pas à se presser, François Baroin, qu'il nous donne sa décision dans les prochains mois, en tout cas avant l'hiver. Est-ce que vous êtes d'accord avec Christian Jacob qui dit, finalement, on ne désignera pas de candidat LR avant les régionales, c'est-à-dire avant un an ?

9:06
Aurélien Pradié

Oui, mais parce que c'est toujours ce qui s'est passé dans l'histoire de notre pays. Je vous mets au défi de me trouver un candidat de droite.

9:11
Invité

Donc c'est un calendrier raisonnable.

9:13
Aurélien Pradié

Je vous mets au défi de me trouver un candidat de droite élu au présidentiel qui aurait été annoncé, déclaré, investi deux ans avant. Ça n'est jamais arrivé. Et quand c'est arrivé, on a pris une tolle aux élections présidentielles. Et vous savez, si on s'obsède sur la question du candidat, c'est sûrement parce qu'on ne veut pas parler du fond, y compris nous à droite peut-être. On n'a pas tiré tous les enseignements de l'échec de la dernière élection présidentielle. Et je fais partie de ceux qui pensent que c'est aussi notre projet pour la France qui nous a fait échouer. Et qu'il nous faut tout reposer sur la table.

Et tant que l'on évitera de se poser la question du bal des prétendants, on prendra le temps de refonder nos bases, de savoir au fond ce que la droite a à dire aux Français. Quel projet nous portons ? Quel enthousiasme nous portons ? Quel espoir nous portons ? Comment voulons-nous réconcilier les Français ? Lorsqu'on le roi a dit ça, ne vous inquiétez pas. Nous aurons le ou la bonne candidate pour porter ce projet. Je n'en doute pas, nous regorgeons de terrain, de talent, pardon, chez les Républicains.

10:02
Présentateur

Aurélien Pradi, Emmanuel Macron a célébré vendredi les 150 ans de la République au Panthéon, donnant au passage, lors d'un discours, sa vision de la République. On l'écoute.

10:11
Locuteur non identifié

Il n'y aura jamais de place en France pour ce qui, souvent au nom d'un Dieu, parfois avec l'aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d'un groupe. Non. La République, parce qu'elle est indivisible, n'admet aucune aventure séparatiste.

10:34
Présentateur

Aurélien Pradi, est-ce que c'était un bon discours, selon vous ?

10:37
Aurélien Pradié

Les discours, Emmanuel Macron sait les prononcer. Il sait célébrer, il sait parloter. Est-ce qu'il sait agir ? Non. Vous savez, moi, je juge sur les faits. La situation aujourd'hui de fracturation de la République est absolument dramatique. Nous sommes dans une période où les communautarismes ne cessent de monter, où cette idée, cette grande et belle idée de la République qui nous permettait de faire corps est en train de s'effondrer et Emmanuel Macron en est un responsable.

11:01
Invité

Vous voyez à travers quoi ? Qu'est-ce qui vous frappe dans cette montée des communautarismes ?

11:05
Aurélien Pradié

Écoutez, voyons l'état de la société, voyons la défiance permanente à l'égard de l'autorité publique. Tout cela veut dire quelque chose. Voyez à quel point on est sur des revendications permanentes de petits groupes qui considèrent que parce qu'ils sont ce petit groupe, ils ont droit à telle ou telle disposition. Au fond, on est en train d'américaniser notre société. Personne, à moins de traveugle, ne peut dire qu'aujourd'hui, la République est en bon état de santé dans notre pays. Mais vous savez, il y a dans la comédie d'alerté un personnage qui le mate à mort. Emmanuel Macron est un mate à mort. C'est celui qui prétend faire beaucoup et qui fait si peu.

Mais je voudrais insister sur ce point. Il y a derrière tout cela une idéologie. Emmanuel Macron ne croit pas en cette idée puissante de la République. Il croit en une autogestion de la société et on voit aujourd'hui

11:46
Invité

les conséquences. Donc il célèbre les 150 ans de la République mais pour vous, si je vous entends bien, il n'est pas franchement républicain ? Je n'ai pas dit qu'il n'était pas républicain.

11:54
Aurélien Pradié

J'ai dit que l'idée qu'il se faisait... Il ne croit pas à la République ? Non, parce qu'il n'est pas capable d'agir pour faire en sorte que la République soit au-dessus de tout. Sur la question de la laïcité, enfin, on a tous cette mémoire. Il y a plusieurs mois que le président de la République nous annonce une grande loi sur la laïcité.

12:05
Invité

Et bien précisément. Enfin, ce ne sera pas sur la laïcité mais ce sera un projet de loi sur le séparatisme en novembre. Est-ce que vous soutiendrez ce projet de loi ?

12:12
Aurélien Pradié

Attendez, les questions ne se posent pas exactement de cette manière-là. Je ne sais pas ce qu'il y aura dans ce texte. Et aujourd'hui, vous savez, nous avons tout l'arsenal depuis des décennies dans notre pays pour faire respecter la République. On n'a pas besoin d'une loi de plus. On a tous les outils pour le faire. Encore faut-il en avoir la volonté.

12:25
Présentateur

Vous ne l'avez pas vraiment dit et lui ne l'a pas vraiment dit non plus mais on a bien compris dans le discours qu'il évoquait l'islamisme. Vous parlez de sociétés françaises fracturées, violentes. Il y a quelques mois, c'était les Gilets jaunes qui manifestaient. Il y avait des violences. À ce moment-là, ce n'était pas l'islamisme le problème.

12:42
Aurélien Pradié

Excusez-moi d'essayer de soigner vos obsessions. Je n'ai pas prononcé le mot d'islamisme. J'ai dit qu'il y avait des communautés, les unes contre les autres, qui se dressaient.

12:52
Présentateur

Vous avez parlé de laïcité et lui, il parle de groupe armé par Dieu.

12:55
Aurélien Pradié

Si nous pouvons un instant, sereinement, avoir un débat sans que vous assidiez lire dans le fond de mes pensées ce que je n'ai pas dit. Il y a une question sur la montée de la présence du religieux dans notre société. C'est vrai avec l'islam radical et on ne peut pas le contester. Et si vous fermez les yeux sur ce sujet, il nous explosera la figure comme c'est le cas aujourd'hui. Mais c'est aussi vrai avec la question des Gilets jaunes. C'est aussi vrai aujourd'hui avec des intégrismes politiques sur la question notamment de l'environnement ou sur d'autres sujets.

C'est vrai sur celles et ceux qui s'attaquent à des boucheries parce qu'ils considèrent qu'on n'a plus le droit de manger de la viande. Je dis que les communautés aujourd'hui dans ce pays sont en train d'effondrer la République. Et je le dis sur tous les sujets très sereinement en républicain que je suis.

13:37
Invité

Un petit mot, je reviens sur ce que vous disiez. Vous pensez qu'un projet de loi de lutte contre le séparatisme en fait, c'est de la com' qu'aujourd'hui, vous les élus et l'État, vous avez tous les moyens de lutter contre le séparatisme.

13:51
Aurélien Pradié

Mais la République depuis des décennies a tous les moyens de le faire. Encore faut-il qu'elle en ait la volonté. Encore faut-il qu'elle ne mette pas des genoux à terre en permanence en s'excusant de l'autorité qu'elle peut avoir. Une question de volonté politique. Mais bien sûr. Je sais, la République est solide depuis de nombreuses années. Elle a traversé des crises extrêmement importantes, extrêmement graves. S'il y a la volonté politique, nous avons aujourd'hui les outils et on n'a pas besoin de toute cette mise en scène qui au fond ne démontre qu'une chose. L'ADN d'Emmanuel Macron, c'est la parlotte. L'ADN d'Emmanuel Macron, ce sont les mots prononcés, les actes faibles.

14:21
Invité

Et au plan de la sécurité, est-ce que vous reprendriez l'expression de Xavier Bertrand cet été, le président des Hauts-de-Seine qui a parlé d'un été orange mécanique ?

14:32
Aurélien Pradié

Je n'aime pas beaucoup les slogans et donc je sais que cet été a été terrible de ce point de vue.

14:37
Invité

Ce n'est pas votre tasse de thé un été orange mécanique ?

14:39
Aurélien Pradié

Non, et puis ce ne sont pas mes lectures passionnées non plus. Ce que je veux simplement dire, c'est que derrière la question de l'acceptation de l'autorité, il y a la remise en cause de la démocratie. Je suis frappé de voir aujourd'hui que quasiment toutes les catégories sociales de notre pays interrogent l'autorité. Toutes, pas seulement celles dont on avait l'habitude. Et donc il y a un vrai sujet d'adhésion à nos institutions et d'adhésion à notre démocratie. Et ça, pour la jeune génération que je suis, c'est extrêmement préoccupant.

15:03
Présentateur

Un vaste plan de relance a été présenté jeudi par le Premier ministre. Selon notre sondage au Doxa d'Insu Consulting pour France Info et Le Figaro, 7 Français sur 10, personne interrogée en tout cas, juge que c'est un bon plan de relance, je cite, et une large majorité estime aussi qu'il sera efficace et qu'il va protéger les entreprises et l'emploi. Est-ce que c'est aussi votre sentiment, Aurélien Pradié ?

15:22
Aurélien Pradié

L'urgence, c'est de sauver l'emploi et de faire en sorte que notre économie ne s'effondre pas. Tout ce qui ira dans le bon sens, je le soutiendrai. D'ailleurs, je l'ai fait avec les députés et les républicains depuis plusieurs mois. Il n'y a pas lieu à la polémique sur ces questions. Ce que nous faisons en France, c'est globalement ce que tous les pays européens font. Mais j'ai deux réserves, cependant. D'abord, je ne suis pas sûr que ce plan de relance nous permette de construire l'avenir. J'observe qu'on met des rustines, on sauve le bateau et c'est bien. Est-ce que pour autant on change la direction du bateau ? Je n'en ai pas le sentiment.

Sur les questions écologiques, notamment, est-ce que profondément on est en train de transformer notre économie ? Je ne le crois pas. On oriente un peu, légèrement, mais il n'y a pas cette volonté. Plus de 30 milliards

15:57
Invité

sur la table sur la transition écologique. Mais ce n'est pas une question

15:59
Aurélien Pradié

de chiffres. C'est une question de refond dans notre industrie. Je pense à l'industrie aéronautique. Je suis dans une région qui est très touchée par la question. On sait demain qu'on fabriquera moins d'avions parce qu'on en utilisera moins. Comment est-ce qu'on réoriente totalement cette industrie, notamment sur une industrie verte ? Aujourd'hui, au fond, on va mettre quelques millions et c'est très bien. Mais je ne suis pas sûr qu'on ait cette volonté de transformer profondément notre société. Deuxième observation, nous sommes un des rares pays européens à ne pas lancer de plan de relance par la consommation. Et ça m'inquiète. Je pense que c'est un angle mort de ce plan de relance.

Il faut que nous poussions les Français à davantage consommer, à mieux consommer. et dans ce plan de relance, il y a un absent. C'est le plan de relance par la consommation. Vous savez, les Allemands qui sont très puristes sur ce sujet ont fait de la relance par la consommation et je pense que c'est un point nécessaire sur lequel il faut que le gouvernement aille davantage en avant.

16:47
Invité

Très vite. Est-ce qu'il y a un risque ? Il y a quand même effectivement plus de 400 milliards à travers les projets de loi de finances rectificatives, 100 milliards à travers le plan de relance. Est-ce qu'il y a un risque d'augmentation des impôts ?

16:58
Aurélien Pradié

Oui. D'ailleurs, il existait ce risque avant même le plan de relance puisque Emmanuel Macron avait déjà ici ou là sur certaines taxes et je pense notamment à ce qui a déclenché la crise des Gilets jaunes sur le diesel lancé des plans d'augmentation des taxes et des impôts. Donc le risque, il existe derrière. Mais au fond, si tout cet argent est investi pour transformer notre société et créer les emplois de demain, chacun l'acceptera. L'impôt, il est acceptable. Il est acceptable dès lors qu'il a du sens. Est-ce qu'il en a aujourd'hui ? C'est une vraie question. 9h moins 10 sur France Info,

17:29
Présentateur

le Fin Info, Diane Vergitte.

17:30
Invité

Au Royaume-Uni, un incident en majeur. Selon la police, plusieurs personnes poignardées à Birmingham. On ignore pour l'instant leur nombre et leur état. La police appelait cette nuit pour une personne poignardée dans le centre-ville avant d'être avertie d'autres faits similaires. Le Conseil d'État examine ce matin la demande de l'État d'annuler les décisions référées des tribunaux administratifs de Lyon et de Strasbourg sur le port du masque obligatoire sur la voie publique. Les tribunaux administratifs ont demandé aux préfets de modifier leurs arrêtés et 7 nouveaux départements sont classés en zone de circulation active du virus ce matin.

La Corse du Sud, la Haute-Corse, la Côte d'Or, le Nord, le Barin, la Seine-Maritime et la Réunion. 28 départements sont donc désormais concernés. L'Éducation nationale commande plusieurs centaines de milliers de masques transparents. Information France Info, ils sont destinés aux enseignants de maternelle et à ceux qui ont des élèves malentendants ou sourds. L'association APF France Handicap espère arriver à 80 000 unités produites par mois. Neuvième étape du Tour de France, à nouveau de la montagne au programme 151 km entre Pau et la Reims. Les coureurs devront surtout se départager sur les pentes vers le col de Marie-Blanque. Adam Yetz est toujours en jaune.

Victoire 1-0 pour l'équipe de France de football. Les Bleus s'imposent face à la Suède pour leur première rencontre en Ligue des Nations. Prochain match pour les Français, ce sera mardi face à la Croatie.

18:47
Présentateur

France Info. Aurélien Pradier, député du Lot, secrétaire général des Républicains est avec nous sur France Info. Le Conseil d'État examine donc aujourd'hui à la membre de l'État les obligations de port du masque dans trois villes, Lyon, Villeurbanne et Strasbourg. Décision de préfet retoquée par la justice après des plaintes de particuliers ou d'associations. Donc d'un côté, on a l'État et certains experts médicaux qui nous disent mettez le masque, c'est la meilleure protection possible. Et il y a des citoyens qui considèrent que l'imposer partout, y compris en plein air, dans des parcs, dans des jardins, c'est un peu excessif et ça porte atteinte aux libertés fondamentales.

Qu'est-ce que vous, vous en pensez ?

19:22
Aurélien Pradié

On est en train de toucher du doigt ce qui fait le cœur d'une démocratie. Comment une décision privative de liberté, difficile à appliquer, est acceptée ou pas ? Et pour qu'une décision soit acceptée dans une démocratie, d'abord, il faut qu'elle soit cohérente. Or, le gouvernement n'a aucune cohérence sur ce sujet. Je vous rappelle qu'il y a quelques mois, tous les membres du gouvernement nous expliquaient que c'était une absurdité de porter le masque, y compris dans les lieux ouverts. Aujourd'hui, il nous explique exactement l'inverse. Quand la parole politique est à ce point incohérente, comment voulez-vous que les Français y adhèrent ? Deuxième point, est-ce que tout cela a du sens ?

Évidemment que le port du masque dans les lieux clos, dans les espaces où il y a une contamination possible, est inévitable. En revanche, je le dis comme je le pense, je n'ai toujours pas compris en quoi le port du masque dans une rue déserte ou quasiment en extérieur avait une efficacité sanitaire. Et quand j'interroge les spécialistes, ils me disent aussi qu'ils ne sont pas capables d'expliquer.

20:12
Invité

Excusez-moi, aujourd'hui, on est dimanche. Si tous les Français vont dans leur ville, effectivement, ils trouveront plutôt leur ville déserte. Si demain, ils vont au travail, ils ne trouveront pas leur ville déserte. Donc vous, vous êtes par exemple contre le port du masque le dimanche, pour le port du masque le lendemain ?

20:26
Aurélien Pradié

Non, je n'ai pas dit ça. Je dis simplement que j'ai besoin de comprendre. Je suis un citoyen comme les autres. Je ne suis pas un animal. Donc en l'espèce, pour obéir, c'est le principe même de la démocratie, j'ai besoin de comprendre. Et aujourd'hui, lorsque je m'interroge sur la nécessité à l'extérieur, à l'air libre, de porter le masque.

20:43
Invité

De manière générale, donc ?

20:44
Aurélien Pradié

Bien sûr. Et lorsqu'on interroge les experts, eux-mêmes nous disent qu'ils n'y voient pas l'efficacité. Alors, je préférerais que le gouvernement nous dise, au fond, que tout ça, c'est une affaire de discipline, que c'est une manière de discipliner les Français. Et au moins, les choses seraient claires. Je ne suis pas là pour... Mais d'un excès de précaution. Est-ce qu'aujourd'hui, la distinction est claire

21:00
Invité

entre la priorité donnée à l'économie et la priorité sur la crise sanitaire ? Je n'ai pas dit

21:04
Aurélien Pradié

qu'il y avait un excès de précaution. Je dis simplement que nous sommes dans une démocratie éclairée. Et que dans une démocratie éclairée, moi, comme l'ensemble de nos concitoyens, j'ai besoin de comprendre. Et si demain, comme je le fais aujourd'hui, il faut porter le masque partout en extérieur, je veux qu'on m'explique pourquoi. Dès lors que je l'aurai compris, je l'accepterai sans aucune difficulté. Aujourd'hui, je le fais. Je me soumets à cette règle comme citoyen et je n'ai aucun problème pour le faire. Je dis simplement au gouvernement attention.

Attention à ne pas faire en sorte incomprise parce qu'il y a un moment donné où on n'arrivera pas à faire en sorte que les Français le respectent en permanence. C'est tout ce que je souhaite. Que notre démocratie soit éclairée et organisée. On n'adhère pas aux décisions par définition. On y adhère par raison. C'est le cœur de la démocratie. Voilà ce que je dis très sereinement.

21:50
Présentateur

De manière plus générale, dans les dernières 24 heures, 8 550 nouveaux cas en France, proche de 9 000 vendredi, ce qui était un record depuis quelques semaines en tout cas. Est-ce que le gouvernement, de manière générale, encore une fois, on pense aux écoles, a pris les bonnes décisions en cette rentrée dans le domaine sanitaire ?

22:08
Aurélien Pradié

Oui, ce qui a été fait dans les écoles et ce qu'il fallait faire. Heureusement d'ailleurs que nous avons eu les municipalités et les intercommunalités pour faire le boulot. Moi, j'ai été maire pendant des années. Je m'occupe encore de l'école de mon village. Les tests de température à l'entrée de l'école sont les municipalités qui le font. Ce sont les mairies qui ont acheté des thermomètres et qui, avec les enseignants, avec les équipes éducatives, avec le personnel municipal, font le boulot. On n'a pas attendu l'État pour le faire. Donc, toutes ces décisions qui sont prises, une fois de plus, je ne suis pas là pour les contester par simple bonheur de la polémique.

Dès lors que ça va dans le bon sang, je le dis, on est sur des affaires sanitaires. Ce ne sont pas des petits sujets, ce sont des sujets essentiels. Mais je dis aussi qu'il faut qu'elles soient expliquées et cohérentes. Et le drame de ce gouvernement, c'est que depuis le début de la crise, il dit tout et son contraire. Ils sont incrédibles sur ce sujet. C'est ça la vraie difficulté.

22:51
Invité

Et la décision de test massif, maintenant, sans ordonnance, qui provoque un certain engorgement, ce qui provoque un allongement des délais, même si Olivier Véran, le ministre de la Santé, indiquait hier que ça allait rentrer dans l'ordre. Oui, c'est bien. Il faut tester massivement, d'une façon aveugle, tous les Français ?

23:10
Aurélien Pradié

Oui, il faut tester le plus massivement possible. Je le dis depuis le début de la crise et je ne vais pas changer d'avis aujourd'hui. Je dis aussi que c'est assez fou qu'alors qu'on somme plusieurs mois après le déclenchement de la crise, on n'est aujourd'hui pas encore organisé parfaitement les filières de test. Dans mon département, je vois bien que ça bouchonne et c'est fou qu'on soit obligé de faire ces règles-là alors que ça fait plusieurs mois que le gouvernement aurait pu l'organiser. Mais oui, testons massivement, je l'ai toujours dit et je continuerai à le dire.

23:33
Présentateur

Plusieurs membres du gouvernement, vous parliez justement des décisions du gouvernement, du flou parfois et également des écoles. Plusieurs membres du gouvernement ont dit des choses contradictoires cette semaine sur France Info, sur comment venir en aide aux parents. Écoutez ce que disait hier à votre place la ministre déléguée au logement,

23:50
Locuteur non identifié

nous allons trouver une solution et cette solution sera soit un mode de garde qui permet quand même aux parents d'aller travailler, soit évidemment télétravail si c'est possible, c'est la solution la plus simple, soit sinon une forme d'indemnisation. Le ministre de l'Éducation nationale l'a redit vendredi, la solution arrive très rapidement.

24:09
Présentateur

Donc évidemment, on parle là de classes qui seraient fermées ou d'écoles carrément qui seraient fermées à cause de l'épidémie. Le gouvernement doit aider les parents, doit les accompagner, leur venir en aide dans ces cas-là à travers les moyens qu'elle a évoqués.

24:20
Aurélien Pradié

Oui, je pense que ce sont des bonnes pistes de solution. Enfin, c'est pas comme si la rentrée avait déjà eu lieu. Enfin, excusez-moi, mais c'est quand même fou que le gouvernement se préoccupe aujourd'hui de qu'est-ce qu'il se passe quand on ferme une classe alors que la rentrée des classes a déjà eu lieu. Ils ont quand même eu quelques mois pour réfléchir à ce sujet. Moi, c'est ce qui me stupéfait. Comment voulez-vous que l'autorité publique, l'autorité de la décision politique soit respectée dans ce pays si tous les jours, les Français constatent que celles et ceux qui prennent les décisions patogent dans la semoule ? Enfin, c'est ça aussi la question de l'autorité.

Si on est aujourd'hui à ce niveau de défiance vis-à-vis de l'autorité publique, c'est parce que celles et ceux qui exercent l'autorité publique ne l'incarnent pas et ne sont sûrement pas parfaitement à la hauteur.

25:01
Invité

Donc, zéro pointé pour le gouvernement pour cette rentrée en matière de crise sanitaire ?

25:05
Aurélien Pradié

Vous m'avez bien écouté puisque vous êtes en face de moi. Je n'ai pas dit zéro pointé. Non, c'est une question. Lorsqu'il y a des mesures qui vont dans le bon sens, je le dis, et pardon de dire aussi que le délitement, l'effondrement de l'autorité publique, de la crédibilité de la parole politique de ce gouvernement est quelque chose qui m'inquiète et qui me désespère.

25:20
Présentateur

Merci beaucoup, Aurélien Pradier, d'être passé à France Info. Merci Jean-Jérôme Bertolus. Salia Braclia et Marc Fauvel reviennent pour leur duo demain matin à la même heure sur la même antenne et sur la même chaîne.