Ukraine : "Vladimir Poutine n'a pas de stratégie militaire, c'est une stratégie de terrorisme"
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Amiral Coléfi, première question. On voit que Vladimir Poutine se déchaîne sur Kief. Pourquoi ?
Parce qu'il se sent en difficulté. En fait, il est en difficulté parce que depuis maintenant 5 ans, elle a il est en échec. Il a reconstitué une économie de guerre et donc un stock de munition et il va continuer de jouer sur les deux tableaux parce qu'il était pas capable de le faire jusqu'à présent. le tableau des drones et le tableau des missiles balistiques qui eux font beaucoup de dégâts.
Donc euh sa doctrine n'a pas changé euh des victimes civiles pour terroriser la population et il il a pris un peu il émite un peu l'Ukraine en visant maintenant le secteur économique au sens large he je veux dire logistique économique euh tout ce qui fait que l'économie d'un pays peut vivre. Donc il est dans [raclement de gorge] cette problématique car pour le moment il n'a pas d'issue, il a aucune issue stratégique et aucun résultat tactique. Et ça c'est je veux dire même quand on est dictateur au bout de 4 ans et demi de guerre, il faut quand même rendre compte un peu à son à son entourage et à sa population.
Euh Patrick Martin Jeunier, quelle analyse vous vous faites effectivement de cette offensive russe de la stratégie de Vladimir Poutine selon nos confrères du magazine économiste ? Il y a eu une longue réflexion ces dernières semaines et Vladimir Poutine aurait donc décidé d'opter pour une escalade militaire. Mais l'escalade militaire, elle est là depuis le début.
On sait très bien qu'il a échoué dans sa tentative. Il est complètement affaibli sur le plan intérieur. Il y a des élections législatives au mois de septembre, même si elles sont complètement bétonnées, si j'ose dire.
Tout dépendra de la participation. On sait qu'il y a même souterrain un mouvement de contestation de cette guerre. Monsieur Maudi, le premier ministre pardon indien lui a demandé d'arrêter cette guerre également.
Donc il est en situation difficile sur le plan économique, sur le plan politique. On ne lui donne pas les bonnes informations. C'est un animal blessé qui a décidé d'aller jusqu'au bout, notamment bombarder.
Et car il n'y a pas de stratégie militaire, il y a une stratégie de terrorisme. C'est du terrorisme d'État. Euh, il bombarde des civils, des infrastructures civiles, des zones résidentielles à la veille euh de l'hiver bientôt.
Et donc, il veut mettre en difficulté ce pays. Il veut l'abattre. Il n'a toujours pas changé son objectif qui était d'abattre le gouvernement de Zelenski qui lui-même est en difficulté sur le plan intérieur.
Donc, on voit bien que là, il y a des difficultés, d'autant plus que sur le terrain et bien il n'avance pas beaucoup. Donc, c'est ça aujourd'hui la grande difficulté. Il veut absolument avancer mais il doit avoir un objectif.
Certains évoquent l'utilisation de l'arme nucléaire tactique. Donc évidemment, c'est quelque chose de très grave. On est dans une encore une logique escalatoire.
On va y revenir bien évidemment Pierre Androu votre analyse de ce qui s'est passé ces dernières heures et de cette stratégie de Vladimir Poutine. Oui, je suis assez d'accord avec ce que vous avez dit. Je crois que Poutine donc n'a remporté aucun succès depuis depuis 4 ans, depuis 5 ans et il est il est en fait acculé acculé. il est obligé de de de comment dire de mener ses enfin il est obligé il sent indispensable de mener ses offensifs, ses bombardement parce que personnellement ils se sont également en difficulté et même personnellement ils se sentent en danger.
Voilà, c'est pour ça que les comment dire les possibilités de désescalade qui viendrai de lui, je n'y crois pas du tout. Je ne crois pas du tout parce que pour lui c'est une grande affaire d'abord c'est une grande affaire historique. Il se sent comme comment dire il se prend pour unurge qui qui viendrait un peu sauver rétablir la grandeur de la Russie.
Et puis encore une fois personnellement il a regardé comment dans quelles conditions est mort Cadéfi et paraît-il selon certaines sources il aurait dit à ses à ses proches ils vont ils vont me prendre. Ouais, on va y venir justement ou et et donc euh voilà, enfin il est il est il est pas absolument pas dans l'esprit euh de de cesser les combats et il va aller jusqu'au bout. Voilà.
François Baudonais, c'est donc comment dire l'effet d'une victoire des Ukrainiens et des différentes autres offensives ukrainiennes les dernières semaines qui ont mis qui ont acculé Vladimir Poutine parler de d'une réussite sur ce pointl de la part de l'armée ukrainienne. On se pose toujours la question de depuis le début du conflit qui est en train de gagner, qui est en train de de perdre. En fait, c'est complètement c'est complètement cyclique.
Là, effectivement, Vladimir Poutine est dans une situation intérieure et puis sur le front qui est qui est difficile. Mais faut souvenir que il y a un an, on disait à peu près totalement l'inverse en disant que la Russie était sur le point de de de gagner ce conflit. Donc il faut être je crois très très prudent de toute façon très prudent dans dans ces analyses.
Peut-être aussi ce qui a changé que par rapport au début du 2e mandat de Donald Trump on a eu sentiment et Vladimir Poutine a dû avoir ce sentiment qu'en fait il avait un un allié à la à la Maison Blanche. Et c'est vrai que il y a un certain nombre de déclarations qu' avait fait à l'époque de Donald Trump qui pouvaient laisser penser que en fait Donald Trump était sur une position très similaire à celle de Vladimir Poutine et depuis et ben il y a eu la guerre en Iran. les choses [raclement de gorge] Donald Trump n'a pas totalement changé mais l'Ukraine n'est plus je dirais dans le dans le viseur de Donald Trump qui s'occupe de de l'Iran, qui entre-temps s'est occupé du Venezuela, qui a Cuba dans sa dans sa ligne de mire et peut-être que Vladimir Poutine en plus sent que le ce soutien que de de Donald Trump n'est plus là.
Donc il ça se sent un peu lâché de de ce côté-là. C'est pour ça que le sommet dont on va parler là qui se tient actuellement au Kirgizistan euh est important évidemment pour l'Iran qui est qui est présent, le président iranien est présent, mais également euh pour Vladimir Poutine qui euh qui est derrière d'ailleurs l'organisation de ce sommet. Amiral Coléfi là, cette le fait que Vladimir Poutine se sente acculé et décidé d'aller jusqu'au bout, c'est l'effet de l'efficacité de l'armée ukrainienne ces dernières semaines ?
Non, c'est l'effet de jeis dire de son impuissance à mener à bien ses objectifs politiques qui qui eux sont très clairs. La destruction de l'État ukrainien bien sûr. Et donc cette impuissance le le conduit à à reparler de j'allais dire tout et n'importe quoi, mais c'est pas vrai, mais quand on a évoqué les armes nucléaires tactiques, à chaque fois qu'il est en difficulté, c'est un peu comme Trump mais dans un autre domaine, il fait parler ses sbir de d'armement nucléaire, ce qui est d'abération. façon pour en parler.
Et donc il il est réellement en difficulté et là il doit il a peut-être que ses alliés chinois nord-coréens commence à lui annoncer la facture parce que il est pas tout seul dans cette affaire. Il a eu besoin d'allié pour mener à bien son son aventure militaire et peut-être que maintenant le temps des factures est arrivé. On connaît pas assez bien, en tout cas moi connais pas assez bien l'entourage de Poutine et la façon dont les décisions sont prises au Kremelin parce que j'ai connu ça mais il a un temps qui qui révolue et donc vraisemblablement il est en difficulté et je le meilleur indicateur c'est de faire parler un député de l'arme nucléaire chaque fois qu'il est en difficulté h jamais lui mais il a fait parler à un député de l'armée nucléaire et ça c'est un indicateur de difficultés effectivement on va y venir tout à l'heure.
Vous vouliez réagir Patrick Mar ? Oui. Euh et en plus la Russie est constamment humiliée.
On voit bien qu'il y a des réussites très importantes, des frappes ukrainiennes qui vont jusqu'à 1500 même à l'intérieur. Saint-Pétersbourg, Moscou également à Rossaut sur le don. Et donc on voit bien que il les Ukrainiens sont extrêmement précis.
Il bombarde des sites, des entrepôts qui jouent un rôle très important dans l'économie russe. Et ça, on se demande même si Poutine apparaît toujours comme étant solide aux commandes, combien de temps la hiérarchie militaire va tolérer ce genre d'humiliation euh car ce sont des tirs extrêmement précis qui ébranlent l'économie russe aujourd'hui. Donc évidemment, il y a cette économie, il y a cette humiliation permanente et on ne voit pas bien comment la hiérarchie militaire russe, l'entourage de Vladimir Poutine va pouvoir tolérer ça longtemps, même si effectivement la question qui se pose, c'est jusqu'à quand ça va durer pour lui ?
Oui. Alors justement effectivement dans ce contexte Vladimir Poutine et vous l'avez évoqué craint pour sa propre vie. Regardez ce que le président russe a déclaré.
C'est ce que révèlent nos confrères du magazine britannique économiste qui s'appuie sur des sources proches du Kremelin. Vladimir Poutine aurait déclaré "Ils vont me pendre". Qu'est-ce que vous en pensez Pierre Andrilleux ?
Il y a une crainte effectivement de la part du président russe qu'à un moment donné la population se se retourne contre lui. Al vous parliez des des milieux des milieux militaires qui l'entourent et qui commencent un peu à en avoir marre. Enfin comprennent pas bien où on peut aller mais je dirais aussi les milieux économiques, les oligarques, les fameux oligarques même si par ailleurs ils se font sans doute beaucoup d'argent avec cette guerre.
Euh, ils sont quand même coupés du monde occidental, coupés des États-Unis. On les oblige à se retourner vers la Chine. La Chine étant au fond un prédateur.
Vous vous vous connaissez les relations entre la Russie et la Chine, en fait, c'est la Chine est le Big Brother maintenant de la Russie. Euh et donc euh évidemment c'est ça doit pas euh les milieux économiques et cetera ne doivent pas beaucoup aimer ça. Alors effectivement à un moment un autre euh il y aura peut-être une une alliance entre les militaires et les milieux économiques.
Alors il reste les services les services spéciaux qui continuent puisque lui-même Poutine est est issu de ces de ces de ces milieux-là qui continue paraît-il à le soutenir. Mais jusqu'à quand ? François Baudonet, euh Vladimir Poutine fait le choix de l'escalade militaire pour se maintenir au pouvoir et se maintenir en vie par la même occasion.
Oui, c'est exactement ça. En fait, je crois qu'il a totalement lié son sort personnel à la à la guerre d'Ukraine, guerre qu'il a évidemment lui-même initié et il a compris que de toute façon il y a pas d'échappatoire pour lui. Il doit [raclement de gorge] gagner ce qui au début, rappelez-vous, il n'appelait pas ça une guerre mais une opération spéciale.
Et maintenant, depuis en particulier que les Ukrainiens frappent au sein même au cœur du du territoire russe, la population russe voit que qu'il y a véritablement une guerre et ils sont touchés les infrastructures, en tout cas les infrastructures énergétiques russes sont touchées et ça je crois que ça change totalement les choses. Donc oui, je veux dire, j'ai envie de dire cette cette guerre et Vladimir Poutine ne font qu'un. Il n'a aucune possibilité de faire machine arrière. sa seule solution pour lui c'est de gagner militairement et on voit que c'est pas parti pour vous.
C'est pas parti pour ça. Amiral Colfi, est-ce que Vladimir Poutine est un mauvais chef de guerre, un mauvais stratège de guerre ? Quel Quel bilan on peut faire après 4 ans et demi de guerre ?
Euh [raclement de gorge] en réalité, on demande pas un chef d'état, un chef de gouvernement ou un dictateur d'être un chef de guerre. On lui demande d'être un un politique, c'estàd un stratège politique qui mesure les enjeux, qui a un outil militaire, un outil diplomatique, un outil économique et et qui joue de ces différents outils pour mener à bien sa politique. Dès lors que ce personnage va jouer le chef de guerre, en général, ça court à la catastrophe comme dans tous les pays.
Et on est bien dans cette configuration avec non pas un soviète mais un dictateur et tout un appareil derrière qui est suspendu aux décisions de ce dictateur qui n'ose pas le contredire et qui euh euh n'en pense sans doute pas moins. On est dans une difficulté. Il y a il y a aucune confiance entre Poutine et ses adjoints.
Euh c'est une relation qui est on nimagine pas dans l'Occident parce qu'on marche pas comme ça mais qui est qui est qui est qui est délétaire en fait. Et ça c'est c'est la faiblesse des régimes comme celui de Poutine hein. Mais c'est pas c'est c'est très connu hein.
Il y a pas de il y a pas de je il y a rien de nouveau sur ce bas monde hein. Patrick Martin Junier. Oui, il y a aussi une autodifficulté.
On parle d'une conscription d'une mobilisation nouvelle de soldats russes. On parle de 200 300000 mais là il y a des vraies difficultés parce que vous recrutez qui encore il y a de plus en plus de jeunes russes des mères de famille d'ailleurs également qui qui refusent tout cela. Euh il y a euh semble-t-il euh des demandes des départs massifs de la part de la Russie, des demandes d'asile.
Moi personnellement, je vais rencontrer des demandeurs d'asile russe voir Tchenchen qui ne veulent pas partir faire la guerre en Ukraine. Donc on voit bien qu'il y a finalement euh un refus. Euh mais c'est nouveau.
C'est nouveau. Oui, je pense que c'est nouveau. C'est nouveau parce que avant, vous savez, on disait c'est la grande guerre nationaliste, on va y aller, on va réussir et on voit bien cette bascule.
C'est ce qui s'est passé cet été, c'est ces offensives ukrainiennes. Comment on explique cette bascule qui fait que là aujourd'hui effectivement les soldats ne veulent plus y aller ? On va le voir, l'opinion publique aussi commence à émettre très clairement des doutes et que Vladimir Poutine le dit lui-même, qu'il commence à avoir à craindre pour sa propre personne.
Qu'est-ce qui explique cette bascule aujourd'hui ? Je pense que les gens commencent à être avertis. Il ils savent que c'est une guerre et non pas une simple aventure militaire que on va les envoyer se faire tuer.
Il y a même vous savez des femmes qui épousent des soldats avant qu'ils partent au front pour avoir une pension lorsque le militaire sera décédé. Donc donc il part donc du principe qu'il va mourir au combat. Absolument.
C'est ça qui est grave aujourd'hui. Et donc et sans doute également des réseaux sociaux qui marchent pas parce que il y a un contrôle de l'information que les réseaux sociaux ne marchent pas. Donc il y a une fuite, il y a un refus de d'y aller et on sait très bien que cette guerre en plus elle est inégalitaire.
C'est aussi une guerre des classes sociales quand les privilégiés de Moscou, les fils de Zelagar avec des responsables politiques n'y vont pas échappe et bien on y en voit les jeunes des familles défavorisées notamment de l'est de la Russie. Donc tout cela commence à se savoir et il y a une sorte de on va dire de douce. on ne veut plus y aller.
On fait la greffe du zè en quelque sorte, le zè militaire qui fait que effectivement c'est selon moi un phénomène qui s'est amplifié cet été. Don Pierre Andriu, je voyais réagir. Vous vous constatez vous que c'est quelque chose de nouveau aussi cette bascule ou pas ?
Je je vous dirais que ce n'est pas vraiment nouveau parce que dès le début de de l'opération militaire spéciale, il y a eu des des dizaines des centaines de des dizaines de milliers de jeunes qui sont partis euh des jeunes notamment qui étaient employés dans le high technology et j'ai voyagé un peu dans dans les pays d'Asie centrale et dans le Caucas et tous ces gens-là sont s installés là-bas au grand bénéfice d'ailleurs de tous ces pays-là notamment au Kazakhstan. Et donc moi je dirais que c'est plutôt une deuxième vague en effet avec les comment dire avec les rumeurs selon laquelle en effet il y aurait une nouvelle mobilisation. C'est une deuxième vague.
Deuxièmement les les dire les les pertes russes sont incroyables. Enfin sont terribles plus que plus que plus que les pertes ukrainiennes en fait. Et euh et je crois que ils ont d'après des chiffres d'origine américaine euh la Russie a perdu à peu près 1500000 500000 soldats tués et dont dont je sais plus combien 700000 800000 tués.
François Baudonet, c'est la c'est les catombes. François Baudonet, on parlait de de ce que pensent les Russes et de cette contestation, de cette envie de ne plus y aller. Ce que pense l'opinion [raclement de gorge] public.
Regardez ce sondage de Levada qui est donc le centre, un institut de sondage indépendant à Moscou. 57 % des Russes qualifient la situation du pays de tendu et nomme comme comme cause la guerre évidemment, les morts au front, on en parlait. la mobilisation, les attaques de drone et un futur globalement très incertain.
Quelle est votre analyse à vous ? Alors, d'abord d'abord, il faut quand même être prudent sur euh euh le la façon qu'on a de capter le l'opinion publique russe parce que d'ailleurs est-ce qu'elle existe véritablement et et euh on sait que c'est c'est une dictature, donc c'est compliqué. Euh en tout cas là quand même ce chiffre de de 57 % des Russes qui estiment que la situation est tendue est un est un chiffre intéressant parce que jusqu'à présent en fait quand même la majorité des Russes surtout les Russes on va dire un peu âgés s'informer exclusivement par les médias d'État et les médias d'État cachaient cacher la situation.
Là, ce dont on se rend compte, c'est que la situation est telle que c'est devenu quand même compliqué de de mettre un couvercle sur cette situation en Ukraine. Et donc même les gens qui, si vous voulez [raclement de gorge] jusqu'à présent disaient "Bah nous, on fait confiance à à Vladimir Poutine, là il commence un peu à douter et avec les années qui passent et effectivement le le nombre de morts qui est absolument impressionnant." Et donc, ce sont des ce sont des cadavres, c'est ça qu'il faut dire.
Ce sont des cadavres qui sont rentrés, pas tous d'ailleurs hein, parce que beaucoup ne sont pas rapatriés mais qui sont rentrés en Russie. Bah forcément les familles ben voit très concrètement malheureusement pour pour elle ce qui est en train de se passer. Et donc c'est voilà, je crois que dans la société russe, c'est en train euh ce ce sentiment-là est en train de se répandre alors que jusqu'à présent, il était relativement limité, on va dire, à une élite et je suis d'accord avec vous, en particulier sur le côté 2è vague de de de départ, euh c'est pas forcément effectivement les le même profil. on avait des gens euh très euh enfin très diplômés euh et cetera qui sont partis euh au début et là c'est un peu un un un profil de personnes un un tout petit peu un petit peu différent mais ça va dans le même sens et évidemment euh c'est pas bon pour la Russie.
Patrick Martin Jeunier effectivement il y a cet objectif de guerre. Est-ce que finalement pour les Russes au bout de 4 ans et demi avec les conséquences qu'il voi de ses morts par milliers en fait récupérer le Donbas pour eux finalement ce n'est plus essentiel, ce n'est plus un objectif. Alors, contrairement aux Ukrainiens, eux qui défendent leur territoire et pour qui la question est vitale, est-ce que là aussi on voit une différence d'objectif et donc de mobilisation de part et d'autres ?
Oui, bien sûr. Euh, au début, encore une fois, c'était une guerre d'agression. On devait prendre Kief en 48h.
Euh même le Donbas, c'est il n'y arrive pas. La ligne de front, elle est gelée. On parle de la guerre des drones mais ce sont pas les drones qui vont faire gagner la guerre, c'est bien des troupes au combat.
Et on en manque. On en manque du côté russe, malheureusement. On manque également de moyens du côté ukrainien.
Donc le front est complètement gelé dans le Donbas dans le effectivement les soldats ne voient plus l'objectif, ne comprennent plus, n'adhèrent plus en plus. Ils vivent sous la terreur d'être fusi s'ils n'y vont pas. On mobilise les soldats nord-coréens qui ne savent même pas ce qu'ils vont faire là-bas.
Donc vous savez quand on fait une guerre, il faut avoir une stratégie. C'est comme au Moyen-Orient. Quand on fait la guerre, il faut avoir une stratégie.
Et là il n'y en a plus. C'est on ne bouge plus. On ne sait plus euh quels sont les issues.
Effectivement, Vladimir Poutine joue sa survie politique et c'est uniquement son objectif personnel qui va l'emporter. Euh et alors qu'il continue à dire qu'il veut toute l'Ukraine, d'où effectivement les rumeurs selon lesquelles il veut lancer une mobilisation générale et qu'il va de nouveau tenter d'envahir par le nord l'Ukraine. Mais pour l'instant ça ne bouge pas.
Il n'y a plus de stratégie militaire, c'est l'immobilisme total. François Baudonis, si Vladimir Poutine échouait, pas quel délai, mais s'il échouait, est-ce qu'il est possible qu'il y ait une révolte, qu'il soit renversé, qu'il soit euh qu'il soit pendu comme il semble craindre ? Alors, il y a enfin en tout cas qu'il y a une révolte politique.
Vladimir Poutine est très paranoïque, hein, mais vous savez, comme tous les bons paranoïques, il a des raisons il a des raisons de l'être. Euh donc on peut effectivement euh imaginer que euh il y ait soit une révolution de de palais euh soit une révolution tout court. La révolution tout court euh honnêtement, j'y crois quand même euh moyennement parce qu'on sent pas chez les Russes cette cette envie de de se se révolter.
Pour l'instant, ça se traduit dans des dans des sondages dont on vient de parler, mais on sent pas une l'envie de de se révolter contre contre le créelin. Après, on n'est pas à l'abri d'une d'une révolution de de palais ou peut-être peut-il se faire se faire tuer, se faire assassiner, c'est possible. Je n'ai évidemment aucune information là-dessus, mais mais effectivement, tout est possible.
En tout cas, ce qui est intéressant, c'est que lui-même se sente de plus en plus fragilisé parce qu'encore une fois, c'était pas le cas au début. Souvenez-vous quand il allait, il se rendait parfois près du front et cetera, il montrait qu'il était qu'il était présent ou il se mettait en scène avec ses ses généraux dans dans une très grande pièce et cetera. Là, c'est plus du tout le cas.
Cette grande fragilité se retrouve dans sa dans sa communication. Yeah.