JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité de SONIA MABROUK sur BFMTV !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous ce début de campagne et celui de vos adversaires ?
- 2:32OuverteRéponse directe
Que répondez-vous à Marine Tondelier sur la désobéissance civile ?
- 4:49OuverteRéponse directe
Pourquoi l'annulation de la dette n'est pas possible et dangereuse ?
- 8:27RelanceRéponse directe
Le débat sur la dette est-il illégitime ?
- 12:59FerméeRéponse partielle
Quelles sont les grandes lignes du budget que vous connaissez ?
- 16:18OuverteRéponse directe
Votre programme économique est-il de gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:02Invité politiqueFait
« C'est l'effondrement de la politique économique, évidemment, avec la situation du budget. »
- 5:18Invité politiqueFait
« C'est une dette que notre Banque centrale possède. »
- 7:24Invité politiqueChiffre
« Les 3 500 milliards de dettes, oui, mais sauf que ça permet. »
- 10:16Invité politiqueChiffre
« La France a 3 500 milliards de dettes. Nous avons la charge de la dette qui a augmenté 18% sur le premier semestre. »
- 10:27Invité politiquePromesse
« En 2032, si Marine Le Pen, malheureusement, n'était pas élue et mettait en place notre plan de redressement national, on serait à 130 milliards d'intérêts de la dette. »
- 14:46Invité politiqueChiffre
« On nous avait annoncé des milliards d'économies sur les retraites. Ça a coûté 200 millions d'euros. »
- 19:14Invité politiqueFait
« Le chômage chez les immigrés est le double que chez les nationaux. »
- 24:01Invité politiqueFait
« Les fonctionnaires nous ont assuré que les services des impôts étaient les mieux protégés avec le ministère de la Défense. »
- 24:15Invité politiqueFait
« Les budgets attribués à la protection n'étaient pas dépensés. »
- 28:23Invité politiqueFait
« La Chine utilise les réseaux, les écrans pour saccager la jeunesse française. »
Temps de parole
- Marine Le Pen65 %
- Présentateur26 %
- ?8 %
≈ 21,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le
temps de saluer Sophie de Menton, à qui j'aurais voulu demander si Jean-Philippe Tanguy fait partie de ces candidats qui aiment l'entreprise. Ah
tenez
Sophie, j'ai montré notre
programme parce que je trouve qu'en ce moment vous avez un peu oublié notre programme. C'est possible, c
'est
possible. Bonne lecture. Merci d'être là et bonjour à
vous.
Heureusement je le connais
par cœur. Jean-Philippe Tanguy,
vous
êtes député Rassemblement National de la Somme, président délégué du groupe RN à l'Assemblée. Dettes, budget, immigration, je le disais, la campagne présidentielle démarre sur les chapeaux de roue, même si tous les Français ne sont peut-être pas au diapason de tout cela. Et je voulais d'ores et déjà vous faire réagir à l'entrée en orbite de certains candidats. Raphaël Glucksmann qui s'est déclaré hier qui se veut la gauche anti-Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon qui se trouve en position de se qualifier au second tour selon un sondage face à Marine Le Pen qui elle est qualifiée quels que soient les duels. Edouard Philippe qui enfourche le thème de l'immigration, etc.
Comment vous qualifiez vous-même ce début de campagne et ce début de campagne de vos adversaires qui occupent le terrain
? Mais
écoutez, c'est une fuite, j'allais dire en avant, mais derrière le Rassemblement National. Alors soit, comme M. Philippe, on promet d'appliquer le programme de Marine Le Pen, ce qu
'il
n'a jamais fait, il a fait l'inverse. Soit ce ne sont que de vaines accusations, des diffamations de M. Attal et d'autres sur le Rassemblement National. Et je dois vous dire quand même
que
je suis assez satisfait de voir que ça ne prend pas, que je veux voir que les Françaises et les Français... Ça ne
prend pas. En fait, Jean-Luc
Mélenchon,
ça
prend. Dans les sondages...
Non, mais
Marine Le Pen, dans le dernier sondage, il faut le prendre avec beaucoup d'humilité, évidemment, progresse. Alors qu'on a été attaqué tout l'été, qu'on est la cible principale de beaucoup de mensonges, de M. Attal, qui nous a refait le coup des fausses ingérences russes en
faveur du Rassemblement National. On va en parler. Non, mais d'accord, en faveur du
Rassemblement National, qui évidemment est totalement faux, qui s'inscrit d'ailleurs, ce que vous avez dit sur M. Lecornu, dans cette manipulation permanente de la peur, qui permet de ne pas parler de leur propre bilan. Parce que tout cet été, c'est quand même l'effondrement de la politique de sécurité civile.
Il
faut rendre hommage aux sapeurs-pompiers, à tous
les bénévoles partout en France, à les agriculteurs,
des honnêtes gens qui les ont aidés. C'est l'effondrement de la politique économique, évidemment, avec la situation du budget. Et ils essaient, si vous voulez, de tromper les Français, en faisant diversion.
Ils sont d'accord sur
un mot ? Et
ça ne marche pas. Il
revient beaucoup le mot de rassemblement, Jean-Philippe
Tanguy. Rassemblement pour éviter, disent-ils, d'offrir un boulevard à Marine Le Pen et de se retrouver avec un duel entre le RN et LFI. Marine Tondelier a parlé d'un basculement d'un autre monde qui pourrait justifier des actes de désobéissance civile, qu'elle qualifie d'ailleurs de résistance, si vous arrivez au pouvoir. Que lui répondez-vous ?
Mais c'est collectivement qu'on devrait lui répondre que les propos de Mme Tondelier la disqualifient pour se présenter à une seule élection. Quand on se présente en démocratie, en République, à une élection, on accepte la défaite, comment dire, sa propre défaite, pardon, la défaite de ses idées, parce que les Françaises et les Français auront voté, auront fait un choix, et on n'a pas à faire de la désobéissance civile. Ça renvoie à quoi, la désobéissance civile ? Parce que les mots ont un sens. Je sais qu'à gauche, on galvote tout. On sacrifie l'histoire avec le Wookiee, si
on
n'a pas de mémoire. Les désobéissance civile se sont dans des régimes autoritaires ou des régimes qui ne respectent pas les droits humains, comme la ségrégation aux États-Unis. Elle a dit
qu'elle espérait des actes de désobéissance. Et ça renvoie
à quoi ? Ça renvoie à quoi ? À Mme Tondelier, qui était tête de pont à Sainte-Solines, de voyous,
qui
sont allés agresser des agriculteurs, qui ont détruit des exploitations agricoles, qui ont détruit des moyens de recherche scientifique, et qui ont agressé les gendarmes, qui ont voulu les blesser, qui ont voulu abîmer l'image des forces de l'ordre. Et Mme Tondelier,
il
faut dire, ça en était bien sorti malheureusement de ce triste épisode qui aurait dû susciter l'indignation collective. Mais à gauche, c
'est vrai qu'ils ont
le droit, si vous voulez, de ne jamais respecter les valeurs de la République.
Regardez, on vous interroge sur ce sujet, et ça nous interpelle,
et on le fait. Mais
Mme Tondelier, si vous voulez, ne devrait même pas pouvoir se présenter aux
élections. Non,
écoutez, au contraire, soyez de
votre côté aussi démocrate, et acceptez qu'elle puisse penser que vous incarnez
un
danger,
de son point de vue.
Elle ne devrait pas être interdit, évidemment, d'autorité. Je veux dire qu'il devrait y avoir une défense collective de la démocratie et
de
la République. Quand vous avez soutenu une action violente, où il y
a
eu des dégradations de propriétés privées d'agriculteurs, où il y a eu des attaques contre les forces de l'ordre, on ne peut pas se présenter à la présidence de la République. Mais si vous voulez, un certain nombre d'anticorps démocratiques républicains ne fonctionnent pas quand c'est la gauche. On l'a vu d'ailleurs aussi avec les Insoumis, où les propos tenus par Mme Rima Hassan et un invité que je refuse de nommer puisqu'il a été condamné pour avoir voulu assassiner un rabbin étaient absolument ignobles, honteux de l
'antisémitisme.
Vous
dénoncez
un
abaissement des
ligues ? À ciel ouvert.
Et
j
'ai l'impression qu'un certain nombre de gens, pas nous évidemment, au Rassemblement National, s'habituent au pire.
Monsieur Tanguy, allons sur le fond. La question très politique de la dette fait l'objet de nombreux passes d'armes, notamment entre le patron du RN, Jordan Bardella, et le banquier d'affaires Mathieu Pegas, qui se fait l'avocat de la proposition des Insoumis d'annuler partie justement de cette dette. Pegas vous fait la leçon aussi en parlant d'économie pour les nuls. Vous l'avez attaqué le qualifiant de vaniteux, d'oligarque. Mais sur le fond, pourquoi ce n'est pas possible et dangereux ? Est-ce que vous arrivez ce soir, pour convaincre ceux qui nous regardent, à donner un argument solide pour expliquer que c'est impossible ?
C'est très simple. C'est une dette que notre Banque centrale possède. Les intérêts que nous payons sur cette dette pourraient être versés en dividende par la Banque de France, si malheureusement elle n'avait pas des coûts qui fait que malheureusement elle n
'a
pas pu verser de dividende depuis plusieurs années. Donc si vous annulez cette dette, non seulement ça ne change rien à la situation de l'endettement, mais ça envoie un signal désastreux, qui est que la France n'est pas responsable, n'assume pas le coût de sa politique et utilise de l'argent magique qui n'existe pas. Et si on suivait cette logique, pourquoi on paie des impôts ? Dans ce cas-là, chaque année, on crée
de la monnaie. Ah bon, ça serait la désobéissance
dans tous les domaines. Mais non, mais ça
n'a aucun sens. C'est-à-dire qu'en fait, quand une proposition est bonne, par définition, si elle est bonne, vous pouvez la généraliser.
Pardonnez-moi d'ailleurs...
Vous ne pouvez pas
généraliser la pensée de M. Mélenchon,
ce
qui prouve bien qu'elle est mauvaise. Mais moi, je vais vous dire, là où j'en veux le plus, parce que c'est une proposition qui ne
va
pas prospérer, et il faut bien le dire qu'il s'est craché sur la réalité.
En êtes-vous si sûr
? Oui, je pense. Je pense que ça ne va pas prospérer. D'ailleurs, M. Pigasse, dans la réponse qu
'il
m'a faite sur Twitter, commence à reculer en disant que finalement, ce n
'est
pas de l'annulation de dette, c'est une création monétaire perpétuelle.
Donc,
Arracha... Je
ne sais pas s'il
recule, pardonnez-moi une parenthèse, mais surtout, lui, il s'amuse de voir qu'il y a encore quelque temps, vous trouviez des proximités, même des incointances, des similitudes de projet entre lui-même et Marine Le Pen, notamment sur le financement de la transition énergétique, et qu'aujourd'hui, vous le considérez comme le grand méchant loup.
Oui, je le considérais comme le grand méchant loup, parce que vous savez, M. Pigasse,
c'est
le clone d'extrême gauche de M. Macron, c'est-à
-dire
que
c'est
un fonctionnaire qui a trahi l'État pour ses intérêts privés, qui a gagné beaucoup d'argent en vendant l'intérêt général. Mais au-delà des similitudes avec M. Macron, vous voyez, M. Pigasse est très malhonnête, parce que je lui réponds, il a coupé mon extrait, et on ne parlait absolument pas de l'annulation de
dette. C'est pour ça que je dis que c'est sur le financement de la transition énergétique.
D'ailleurs,
la journaliste... J'ai
écouté tout l'entretien.
Ah bon,
donc vous pouvez voir qu'on ne
parlait
pas du tout de l'annulation de
dette. Oui, mais vous
soulignez d'autres similitudes, ce qui peut arriver fort heureusement, d'ailleurs.
Bien sûr, mais vous savez, il peut y avoir des bonnes idées partout, et nous, on n
'est
pas dans le sectarisme, contrairement à M. Pigasse, qui lui, à mon avis, n'avait pas écouté le raisonnement, puisqu'il n'en a pas. Mais là où j'en veux beaucoup à M. Mélenchon sur ce qu'il fait, c'est que cette espèce d'agitation, assez pathétique, il faut dire, sur l'annulation de la dette, permet de cacher le vrai problème de la dette. Le vrai irresponsable, c'est le gouvernement. Parce que les 3 500 milliards de dettes, oui, mais sauf que ça permet. Le fait de raconter absolument n'importe quoi, Mme Mabrouk, comme M. Mélenchon et M. Pigasse, sur la dette, permet au Bloc central de se donner un bon rôle, de gens raisonnables,
alors qu
'ils sont tout sauf raisonnables sur la dette. Et c'est là, une fois plus, c'est quoi le rôle de M. Mélenchon ? C'est de toujours de protéger le système Macron. Voilà, il a appelé à voter pour lui à toutes les élections. D'ailleurs, ils lui ont bien rendu, puisque M. Macron, M. Attal et M. Philippe ont appelé à voter pour LFI également, pour bloquer le Rassemblement national. Donc M. Mélenchon, finalement, il est dans son
rôle, à
savoir
la route
secours du système, pour raconter n'importe quoi et permettre à M. Lecornu et au
Macroniste d'apparaître
sérieux, alors que ce sont évidemment des irresponsables sur la dette, entre autres.
Mais j'ai retrouvé une interview de Jordan Bardalès, très intéressante que vous nous expliquez, c'était dans The Economist, il y a quelques temps, où il affirmait que sur la dette, la France n'évitera pas, avait-il dit, une discussion avec la BCE, laquelle pourrait racheter une partie de la dette française, évidemment souvent avec des contreparties. Donc, vous-même, vous demandez plus de souplesse, vous demandez davantage à la Banque Centrale Européenne. Donc, est-ce que le débat est vraiment illégitime ?
Ah, mais
pas du tout, le débat est
parfaitement
légitime.
C
'est-à-dire qu
'avoir un débat... Vous voyez que vous le trouvez
pertinent maintenant ?
Non, mais
votre question est pertinente, pas la réponse de M. Mélenchon. Le fait qu'on ait un débat sur la politique monétaire, c'est quand même, excusez-moi, un des fondements du souverainisme et de la politique gaullienne en France depuis 30 ans. Donc, on ne va pas se renier. Mais il faut en discuter sérieusement. Or, vous voyez bien que la proposition qu'a fait M. Mélenchon a ridiculisé malheureusement ce débat et je crains qu'il ne l'ait éteint, même si on va essayer de le faire vivre. Qu'est
-ce
qu'on a proposé au Rassemblement National ? C'est qu'à partir des années 2010, les banques centrales occidentales, américaines, britanniques, japonaises, européennes, ont fait ce qu'on a appelé de l'assouplissement quantitatif, c'est-à-dire qu'ils ont racheté sur le marché secondaire, c'est-à
-dire
de la dette qui existait déjà, ce qui a fait massivement baisser les taux et pendant plusieurs années, la France, de M. Hollande et de M. Macron, ont profité d'une dette abondante à taux zéro, voire à taux négatif. Et nous, ce qu
'on
proposait, c'est que cette dette soit utilisée pour des investissements d'avenir. C'est d'accord. Et ce qu'ils ont fait,
et c'est intéressant,
si je peux me permettre,
je
finirai là-dessus, Mme Mabouk, c
'est
qu'est
-ce
qu'ils ont fait, les irresponsables qui nous ont gouvernés ? Ils ont utilisé cette occasion inespérée. Moi, quand j'étais jeune, je ne pensais pas que ça arriverait aussi vite. Vous
étiez jeune.
Oui, mais j'étais encore plus jeune.
Et ils ont gaspillé, c'est-à-dire cet argent qu'on aurait pu utiliser pour industrialiser, pour la
recherche,
pour investir dans l'avenir. Mais qu'est-ce qu'ils ont fait, Mme Mabouk ? Des chèques. Des chèques pour rester au pouvoir. Ils ont acheté les élections avec
cet argent magique.
Vous
parlez des
responsabilités. Et eux, vous appellent aujourd'hui, en tout cas le Bloc Central, le Premier ministre Sébastien Lecornu, à la responsabilité sur la question déjà... J
'ai
lu attentivement son courrier.
Écoutez, vous n'allez pas nous le lire ici, mais pour résumer, peut-être que je résume un peu trop facilement, c'est le budget ou le chaos
?
Mais c'est le chaos. C'est
-à
-dire que c'est exactement ce
que vous disiez.
Le
chaos
supplémentaire, si
vous voulez. Ça peut
difficilement être pire sur le budget. La France a 3 500 milliards de dettes. Nous avons la charge de la dette qui a augmenté 18% sur le premier semestre. Bientôt, l'entièreté de l'impôt sur le revenu sera gaspillée dans la charge de la dette. Et en 2032, si Marine Le Pen, malheureusement, n'était pas élue et mettait en place notre plan de redressement national, on serait à 130 milliards d'intérêts de la dette.
Contre 50 il y a 10 ans.
On
connaît le
contexte.
On
va
vous
rendre
compte de
ce que ça représente, pour ceux qui nous écoutent.
C'est à la fois le... 130 milliards, c'est à la fois le budget de l'éducation nationale et de la défense. Je
crois qu
'on
s'en rend compte.
Je ne sais pas. En tout cas, visiblement, M.
Lescure, ce matin, sur BFMTV, il ne
s
'en est pas rendu compte puisqu'il n'avait strictement rien à
proposer. Lui,
il appelle à une discussion, notamment avec vous.
Mais qu'est-ce qu'il propose ?
Attendez, c'est vous qui allez me dire quand même. C'est vous. Il
est chez
vous ce matin, quand vous êtes
chez
vous,
c
'est
votre collègue,
Mme de Malherbe.
C
'est la même chose. Vous ne connaissez pas les grandes lignes du budget.
Eux
non plus. Moi, je les connais,
les grandes lignes. Ce qui
permet de dire à M.
Mélenchon... Ce qui est un peu
inquiétant, c
'est
que M. Lescure ne connaît pas les lignes de son budget. J'invite tous ceux qui nous écoutent à l'écouter ce matin s'ils ont beaucoup de patience.
Là, vous êtes en train
de me préparer la réponse qui est celle... On ne sait pas au RN si on va appeler ou pas pour la censure. C'est ce que vous êtes en train de
me dire.
Nous, on a une position constante, Mme Mabrouk. On attend de voir le texte, on attend de voir le budget et on réagit à un
texte qui existe. Mais c'est en dire,
arrêtez. Pardonnez-moi, c'est un peu de la langue de bois.
Vous connaissez
parfaitement les grandes lignes de ce
budget. Et vous connaissez la situation... Vous non plus, vous ne les connaissez pas parce qu'ils n'ont rien dit ce matin. Et vous connaissez la situation
qui est celle de notre taux d'emprunt qui est au-delà de 4%. La question, c'est tout simplement...
Pour que les gens se rendent compte, bien sûr,
mais
il aurait fallu ce budget l'année dernière et il y
a
2 ans,
il y a 3 ans. Mais nous sommes aujourd'hui à la santé. Mais non, mais c'est toujours
le même cinéma avec eux, c'est-à-dire qu'ils prétendent. Et c'est là où je suis assez satisfait de voir que l'opinion publique française comprend bien que les macronistes et M. Lecornu veulent les manipuler. Ils arrivent toujours comme des loups déguisés en agneau en disant on veut discuter, mais ils ne discutent de rien. Et à la fin du budget, vous en avez vu d'autres, Mme Mabrouk,
à la
fin du budget, ils appliquent exactement ce
qu'ils avaient prévu au début. Mais vous, vous
êtes l'inverse,
vous
êtes l'agneau déguisé en loup, vous ne comprenez pas.
C
'est-à
-dire
que les insoumis vous disent, à raison, que vous avez, selon eux, en tous les cas, sauvé plusieurs fois la tête d'Emmanuel Macron.
Mais quand
? Écoutez, en ne votant pas, en n'allant pas vers la censure, donc la question est simple. Est
-ce que cette fois-ci, on a toujours
censuré sur le budget. Je
ne vois pas de quoi il
parle. Et
cette fois
?
Mais on verra. Enfin plus, nous, mais non,
mais
là-dessus, on ne cédera pas. On ne veut pas être une espèce de caricature vivante comme M. Mélenchon qui censure un texte qu
'on
ne connaît pas. Donc on va voir ce qu'il nous propose.
Donc vous dites que la responsabilité, c
'est
de discuter,
notamment sur la
désindexation
des regrets. D'ailleurs,
c'est M. Lescure qui l'a révélé, mais ce n'était pas un secret. Je suis allé le voir avant l'été pour voir ce qu'il proposait. Je n
'ai
pas eu beaucoup plus d'informations sans travers de secrets de ce que j'ai entendu ce matin. Donc je vois qu'en un mois, M. Lescure, malheureusement, je ne
sais
pas s'il n
'a
pas travaillé, mais en tout cas, publiquement, il n
'a
pas progressé. Mais non, mais écoutez, on fait une rentrée politique. Vous êtes ministre de l'économie, comme M. Lescure. On vous attend sur le budget. On a entendu des rumeurs.
Vous arrivez le matin et vous dites... Vous connaissez les budgets
Macronistes depuis un certain temps.
Il n'a même
pas été capable... Vous connaissez les grandes lignes de
ces budgets. Non, je ne les connais pas et vous non
plus parce qu'il ne les a pas dites. Et ce matin, Mme de Malherbe lui a demandé il faut 28 milliards d'économies. Qu
'est
-ce qu'il a répondu ? Je ne sais pas. Donc écoutez, un ministre de l'économie qui ne sait même pas combien d'économies il faut réaliser, j'allais dire un truc un peu plus vulgaire, ça fout la trouille. En tout cas, ça ne me rassure pas sur ce qu
'ils
veulent faire mais c'est comme d'habitude. Je reprends
votre parole.
Où
sont les
réformes structurelles ? Un moment, il nous annonce ce qu'on appelle les réformes structurelles qui sont censées régler les fondamentaux des déséquilibres économiques. Qu'est-ce qu'il a dit ? Il a parlé des franchises médicales qu'ils ont d'ailleurs fait dans le dos des Français cet été. Je suis désolé, ce n
'est
pas une politique structurelle. Ça économise au mieux quelques centaines de millions d'euros. On parle d'un déficit qui se compte en plus de centaines de milliards. Tout ça est absolument
ridicule et indifférent. Un côté un peu
paradoxal. Il y
a
une phrase que vous avez dit tout à l'heure, je reprends votre expression, ça fout la trouille. Il
y
a une phrase qui a un petit peu, non pas suscité la peur, mais la controverse auprès du bloc central, c'est celle de Marine Le Pen qui a promis de nettoyer les écuries d'OGEA, ce que sont devenus selon elle, les comptes de la nation. Un message qui
a
mis en colère notamment Bruno Le Maire et d'autres. Vous parlez là de réformes structurelles, mais eux vous reprochent justement de ne pas avoir dit banco sur les réformes structurelles et donc d'avoir aggravé la situation et participé à ces écuries-là.
Mais on a bien fait. Pourquoi ? Parce que ces réformes elles ont été votées, elles ont été appliquées. Est-ce que le déficit
a été résorbé ? La réforme des refrages
? Elle a été appliquée à un an, ils l'ont
abandonnée. Monsieur
Tanguy, oui.
Vous savez très bien que pour infuser,
une réforme doit être
appliquée pendant un certain temps.
Peut-être, mais c'est eux qui l'ont abandonnée d'une part, d'autre part...
C'est la pression de
qui ? Et
ça a
coûté combien ? Ça a coûté combien
? La
pression de qui ?
Les socialistes et de nous. Mais parce que ça ne fonctionnait pas. On nous avait annoncé des milliards d'économies sur les retraites. Ça a coûté 200 millions d'euros. En fait, en suspendant la réforme des retraites, ils ont démontré qu'elle ne fonctionnait pas. Mais la réforme de l'assurance chômage, elle est passée. La réforme du RSA qui se disait de faire des milliards d'économies, elle est passée. D
'ici,
malgré vous, réforme
de l'assurance chômage,
réforme du RSA, retraite, régulation des dépenses
de l'assurance
maladie.
Donc, ces grandes réformes soi-disant structurelles des macronismes n'ont pas fonctionné et le déficit public est pire que prévu. Là, c'est passé un peu incognito. Il y a ce qui est sorti pour le premier sommet, ce qu'on appelle la situation mensuelle du budget SMB. C'est sorti. Le déficit public est complètement dans le décor. Il dépasse de 6% les prévisions. La charge de la dette,
c
'est plus 19%. Les dépenses courantes, c'est plus 4%. Donc, ce gouvernement ne maîtrise pas ses propres dépenses et ne tient pas son propre budget. C'est ça, le problème, Mme Mabrouk. Mais ce qui est intéressant...
Donc,
dans ce contexte, vous ne savez toujours pas ce que vous ferez
?
Mais non, on fera des propositions, comme on les a toujours fait, de dépenses, pour le coup, de
réduction des dépenses structurelles. Et en plus,
on
baisse tellement les mauvaises dépenses. Ce
matin, ouvertes par M. Lescure, vous lui répondez quoi ?
Mais on ira. Moi, j'y suis allé discuter avec lui. Je suis sorti de la discussion avec M. Lescure, avec les mêmes questions avec lesquelles j'étais entré, puisque je n'ai eu aucune réponse. Et j'ai écouté attentivement votre collègue, madame de Malherbe, ce matin. Et j
'ai
l'impression, sans parler à sa place, qu'elle a posé de bonnes questions et qu'elle n'a eu que des mauvaises réponses.
Alors,
vous allez essayer d'apporter de bonnes réponses ce soir. Une question assez directe. Votre programme économique qualifié parfois de gauche, Jean-Philippe Tanguy, est sous votre impulsion et souvent critiqué par un courant libéral, notamment David Lissnard et Sarah Knaffo, et d'ailleurs par votre allié Éric Ciotti, qui veut une inflexion, véritablement, de votre orientation. Qu'est-ce que vous lui répondez ce soir
?
Non, mais c'est un peu étrange parce que Mme Knaffo et M. Lissnard, 80% de leurs propositions viennent du programme du Rassemblement National, qui n'a pas été fait sous mon impulsion, mais sous celle de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Moi, je suis au service de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Ce n
'est
pas moi qui écris les programmes. Tout ça, c'est de la désinformation et je ne m'attribue pas le
travail des autres. Ils ne vont pas promettre de ramener l'âge du départ à 62
ans, même avec 42 annuités. Ce n
'est
pas du tout ce qu'ils proposent.
Mais
oui, ça fait partie
effectivement des 20% de différence.
n'est pas le vôtre.
C'est vrai que tout ce qui est libération des énergies, baisse des impôts, tout vient du programme du Rassemblement National. Par contre, c'est vrai que sur la justice fiscale, il ne faut pas compter sur M. Lissner, Mme Knafo, pour mettre de la justice. Or, il n
'y
aura pas de réforme dans notre pays. D'ailleurs, dans le débat que vous avez eu avant que j'arrive sur le plateau, certains ont dit oui que M. Macron avait tenu les comptes et les impôts avant 2022. Je rappelle qu
'il y a
la plus grande révolte fiscale de l'après-guerre qui s'appelait les gilets jaunes. Donc, je crois que vos intervenants devraient peut-être aller un peu sur le terrain parce que peut-être que dans les salons parisiens, on trouvait que M. Macron était formidable sur les impôts. Sur le terrain, et vous le connaissez bien, les gilets jaunes, ils n'étaient pas vraiment d'accord sur la baisse des impôts et pour cause, les impôts ont flambé pour les classes moyennes et les vrais entrepreneurs.
Autre thème, M. Tanguy, les propositions de l'ex-premier ministre. Edouard Philippe, que ce soit sur un moratoire de l'ensemble des demandes d'asile et des demandes liées au regroupement familial sur l'île de Mayotte pendant la durée du quinquennat. Là, ce sont des résolutions qui vont dans votre sens. Vous allez dire que l'un copie sur l'autre. Mais est
-ce
que malgré tout, si on pense de votre point de vue que c'est une bonne chose, vous dites «
bon coup ». Toute victoire idéologique du Rassemblement national est bonne à prendre. Le fait que ceux qui ont échoué reconnaissent que la solution, c'est le programme que proposait face à eux, il y a encore quelques semaines, Marine Le Pen et Jordan Bardella et pas le programme qu'ils ont appliqué à la tête de l'État, on ne peut que s'en féliciter. Moi, ce qui m'inquiète par contre, c'est que des gens qui ont tout échoué veuillent toujours se présenter à tout. Et vous savez... Ils
se
présentent comme le candidat de la fermeté migratoire. Il maintient qu'entre 2017 et 2020, que le taux d'exécution des OQTF a augmenté. Il y a une bataille de chiffres entre
vous et ceux qui sont... Non, mais il n'y a pas de bataille de chiffres. Ça n
'existe pas. Je veux dire,
M.
Philippe habite dans un monde parallèle où il a été un excellent Premier ministre, où il a bien géré les comptes publics alors qu'il les a ruinés, où il a relancé l'industrie alors qu
'il
n'a rien relancé du tout, où il a baissé les impôts alors qu
'il
y
a
eu les gilets jaunes, et où il a soi-disant amélioré la situation migratoire alors qu'il a augmenté les titres de séjour
D'ailleurs,
dans le même moment, il va vous dire qu'à Mayotte, il faut prendre des mesures très dures qu'il n'a jamais prises quand il était au pouvoir. Et en même temps, puisqu'ils adorent ce genre de formule, vous verrez qu'à la rentrée politique, il va nous expliquer qu'il nous faut toujours plus d'immigration pour l'économie alors que le chômage chez les immigrés est le double que chez les nationaux. Donc tout ça n'a absolument aucun sens. M. Philippe, de toute façon, était à plat ventre comme M.
Macron avec l'Algérie, par exemple, et donc était incapable de gérer la situation migratoire puisque ça impose de faire respecter la France envers un certain nombre de pays qui ne reprennent pas leurs ressortissants. Et je vous rappelle que le fait de ne pas reprendre ces ressortissants, c'est ne pas respecter le droit international et l'état de droit dont on nous rabâche toute la
journée. C'est
intéressant de vous parler de l'Algérie et de notre souveraineté également. Il en est question avec certains candidats et la question de l'ingérence étrangère, notamment russe, qui est au centre aussi de leur campagne. Je parle d'Edouard Philippe, de Raphaël Glucksmann ou encore de Gabriel Attal. Ces alertes ne semblent pas, Jean-Philippe Tanguy, vous inquiétez, vous semblez les minimiser ou les relativiser. Nathalie Loiseau d'ailleurs remet en cause votre patriotisme à ce sujet. Pourquoi cela ne vous inquiète pas ?
Parce que moi, je lis les rapports des institutions qui sont en charge de protéger la démocratie et la République. Par
exemple,
Viginum, le rapport est disponible pour ceux qui nous écoutent. Il est public. Ils disent que toutes les ingérences russes, elles existent, mais sont toutes maîtrisées et qu'elles n'ont pas d'influence sur le débat électoral français. Il faut s'en féliciter. Elles existent donc ? Bien sûr qu'elles existent. Le Rassemblement National a demandé et obtenu une commission que j'ai présidée sur les ingérences étrangères.
Vous
étiez très en colère contre ces conclusions.
Oui, parce qu
'elles affirmaient
qu'il y avait un lien
direct contre vous-même. Sans preuve. Vous savez, le
but de cette
commission
n'était pas que les macronistes disent la vérité. On sait qu'ils mentent. C'était que les institutions en charge de la sécurité des Français, les services de sécurité, la commission des comptes de campagne, TRACFIN qui s'occupe de la fraude financière, puissent exprimer le fait qu'il n'y avait pas d'ingérence du Rassemblement National.
Et
ce qui est très grave, c'est qu'effectivement, les macronistes ont pu faire un rapport qui était contredit par toutes les déclarations des institutions. Mais je vous rassure, ce n
'était
pas naïf. Notre but était d'avoir les déclarations des gens en qui on peut faire confiance, ceux qui dirigent les institutions de la République et pas le menu frottin de la Macronie qui raconte n'importe quoi du moment que Emmanuel Macron leur demande de mentir. Et je vous rappelle qu'ils ont auditionné Marine Le Pen sous serment. C'est sûr. Moi, j'ai fait trois signalements au procureur pour des cas d'ingérence que j'ai découverts. Est-ce que les macronistes ont fait un signalement sur le témoignage de Marine Le Pen qui a certifié évidemment qu'il n'y avait pas d'ingérence au Rassemblement National ? Non. Ils avaient dit qu
'ils
le feraient.
Ils
avaient dit qu'ils le feraient. Ils ne l'ont pas fait puisqu'il n'y avait rien à dénoncer.
Et parfois, il
n
'y a pas besoin d'ingérence étrangère pour être déstabilisé de l'intérieur. Je parle du vol XXL de nos données sensibles, notamment fiscales, mais pas seulement. Pas de démission, mais des excuses de la part du ministre des Comptes publics. Ce matin d'ailleurs, puisque vous avez écouté attentivement cette interview, M. Lescure a aussi formulé des excuses. Reconnaissons aussi que nous ne sommes pas au niveau.
Non, mais c'est incroyable au bout de dix ans d'être capable de dire qu'ils ne sont pas au niveau. C'est-à-dire que dans les ingérences étrangères, Mme Mabrou, il y a ce qu'on appelle le cyber-ençonnage. Il y a les attaques. Elles sont identifiées. Donc, ça veut dire que ces gens qui parlent des ingérences étrangères dans tous les médias qu'ils font, sur tous les plateaux, dans tous les éléments de langage, n'ont même pas protégé les données des Français dans les ministères pour lesquels ils ont la charge. Et ils ont encore menti. Parce que moi, j'ai demandé publiquement à M. Amiel, il a parlé d'une attaque sophistiquée. Alors, où est la sophistiquée ?
Puisqu'ils ont en fait récupéré un code, qu'ils sont rentrés dans le logiciel et qu'ils ont tiré les données. Où est la sophistiquée ? On
peut être d'accord sur le caractère scandaleux. Je suis sûr
que vous et moi,
on
aurait été capables, si on avait été malhonnêtes, de faire ce qu'a fait ce hacker, ce n'était pas du tout sophistiqué. Mais le fait qu'ils mentent, toujours mentir, pour se couvrir,
qu'ils envoient...
Excusez-moi, qui a s'excusé en premier ? Ce n
'est
pas un ministre qui s'excusé en premier. C'est la directrice du budget. C'est-à-dire qu
'ils
sont tellement lâches.
Vous avez appelé à la démission. Ils
sont
tellement
lâches. Il faut utiliser le bon mot
qu'ils envoient une haute fonctionnaire pour se couvrir au lieu d'assumer leur responsabilité depuis
10 ans. C
'est bien vous qui déclariez il
y
a quelque temps sur l'antenne de CNews d'ailleurs, en évoquant la vérification d'identité obligatoire pour tous sur les réseaux sociaux. Vous disiez quand même, je vais vous citer, c'est assez...
Ah
mais j'assume.
Vous assumez, c'est assez savoureux.
On
fera le même système que se connecter aux impôts et il n
'y a
pas plus sécurisé et confidentiel que le système des impôts. Vous avez eu du nez.
Non mais déjà, j
'avais eu le conditionnel,
mais je
vais
vous dire ce qui s'est passé.
En tant que député... Mais non mais,
excusez-moi, en tant que député de la République, on auditionne des fonctionnaires,
des ministres. Vous reprochez au gouvernement d
'avoir eu confiance comme fou, M. Tanguy ?
Non mais moi, je ne suis pas à la tête du ministère, Mme Mabrouk, je ne
suis
pas à la tête du service. Je n'auditionne pas ceux qui s'occupent de la sécurité informatique. Quand vous êtes parlementaire... Non mais c'est intéressant la question que
vous
avez posée. Moi, je ne
vais
pas me défiler.
Pêcher par naïveté alors.
Peut-être que j'ai péché par naïveté. Mais dans une République, dans une démocratie, si les parlementaires posent des questions à des fonctionnaires et que ces fonctionnaires mentent aux parlementaires, est-ce que le problème,
on mentit ? Non
mais
ce
n'est pas que je pense, je le sais.
Puisque plusieurs fois, j'ai eu plusieurs auditions en tant que rapporteur de président, notamment dans le cadre de cette commission. Les fonctionnaires nous ont assuré que les services des impôts étaient les mieux protégés avec le ministère de la Défense. Le ministère de la Défense était le mieux protégé. Et en fait, on se rend compte que non seulement ce n'était pas protégé, mais qu'en plus, les budgets
attribués
à la protection n'étaient pas dépensés. C'est-à-dire qu'ils n'ont même pas essayé de protéger les Françaises et les Français. Donc évidemment que tout ce petit monde devrait dégager et aussi que certains devraient se taire.
Parce que quand M. Le Maire... Ça n'appelera
un peu d'humilité quand vous-même, vous croyez il
y
a encore quelques mois que c'était impossible ?
Mais moi,
je
n
'ai
pas de... Écoutez, je n
'ai
quand même pas m'excusé. C'est un sens
politique
quand même.
Mais Mme Mabrou,
moi je suis... Vous n'êtes pas dans le cœur de la machine, c
'est ce que vous dites.
Non,
non,
ce n
'est
pas le cœur de la machine, c'est qu'il
y
en a qui sont à la tête de l'État et il
y
en
a
qui sont dans l'opposition. Si en tant que membre de l'opposition, on ne peut plus avoir confiance dans les auditions de la République, il n
'y a
plus de démocratie, il
n
'y
en a
Mabrou.
Il n'y a plus
de médias non plus. Parce que s'ils mentent aux parlementaires, ils mentent aux journalistes. Et s'ils mentent aux journalistes, ils mentent aux Français.
Alors j'interroge le membre de l'opposition que vous êtes parce qu'au 1er septembre, des millions d'entreprises françaises seront obligées de passer à la fameuse facturation électronique. Alors est-ce qu'il faut annuler cette réforme compte tenu des ratés que l'on connaît en matière de sécurité ? Et je mets de côté le coût et tout le reste.
Il faut évidemment la suspendre. Aujourd'hui, la confiance est rompue et il faut rétablir une confiance suffisante avant d'obliger les entreprises évidemment à aller au bout de cette déclaration automatique.
Il y
a
quelque chose que je ne comprends pas très honnêtement chez vous, M. Tanguy, sur le thème relatif aux réseaux sociaux et à leur interdiction en moins de 15 ans. Le débat a animé évidemment l'actualité il y a quelque temps. Vous confirmez que vous pourriez voter le texte s'il était écrit différemment après la censure du Conseil constitutionnel lorsqu'il reviendra au vote.
C
'est une question aussi par ailleurs.
Il
y
a
la protection évidemment de nos enfants des minières mais de liberté fondamentale.
On
n'a pas
connu le RN je vous avoue sur cette ligne-là.
Mais si, parce que si vous voulez sur l'interdiction des réseaux aux moins de 15 ans il y a un sujet. Les parents sont désemparés. Il y a des menaces. Nous avons nos jeunes qui
sont exposés. Appeler à la responsabilité
des parents aussi. Oui mais
ce n'est pas si
simple.
Vous
savez, moi je n
'ai
pas la chance d'être parent mais je vois des parents qui viennent nous voir qui parlent qui se sont désarçonnés. Ce n
'est
pas si facile que ça de dire il n
'y a
qu'à Faucon. Moi je ne juge pas les parents.
Il
y a beaucoup de parents de bonne
foi. C'est LFI qui se retrouve à
défendre la liberté contre le caractère qui peut paraître
intrusif du contrôle d'identité.
Non mais les filles ils sont contre tout.
Non
mais ils sont contre
tout.
Non non, soyons obligés. Ils sont contre tout. Ils n
'ont
jamais rien voté les filles.
Là ils estiment qu'il faut
sanctuariser la liberté au-delà de tout. C'est
un véritable débat. Mais non mais ce n'est
pas vrai parce qu'ils ne
vont
pas au bout de leur raisonnement parce qu'est-ce qu'ils interdisent l'accès à la pornographie aux mineurs ? Oui donc ce n
'est
pas vrai qu'ils sont pour la liberté absolue tout ça n'a
de la mauvaise foi. La liberté absolue n'existe pas. Mais est-ce que vous vous n'êtes pas en train d
'accompagner une
pulsion autoritaire
?
Non protéger les moins de 15 ans
ce n'est pas une pulsion autoritaire.
Que savez-vous
de ce qui sera fait demain
? Non
mais
on ne peut pas si vous voulez juger un projet par rapport à la dérive de ce projet.
Parce
que dans ce cas-là on ne peut plus rien voter parce que tout bon sentiment ou tout bon projet peut être détourné de son attention. Mais Jordan Bardella qui avait fait un énorme travail de terrain sur les jeunes avait soutenu cette interdiction des réseaux aux moins de 15 ans et évidemment il avait raison. Mais on s'est abstenu sur la version finale de ce texte car il y a eu un ambroglio entre ce que proposait le gouvernement et ce que voulait faire la Commission européenne. Tant et si bien qu'on ne comprenait plus comment le gouvernement voulait opérer cette loi et le Conseil constitutionnel a d'ailleurs censuré se mettant en porte-à-faux avec le droit européen. Donc en fait on
est totalement
bloqué sur le sujet de la protection des mineurs parce
que la France est entravée par la Commission européenne. Vous l
'accompagnerez ?
Mais aujourd'hui je ne vois pas comment par rapport aux instructions de la Commission européenne je ne vois pas comment ils peuvent s'en sortir. C'est-à
-dire
que là ils sont bloqués
Ma question c'est que vous le Rassemblement
national vous étiez ou vous êtes peut-être toujours je ne sais pas le garant, le protecteur en tout cas vous vous présentiez ainsi des libertés des libertés fondamentales contre des contrôles même si c'est pour les mineurs et les enfants qui peuvent être jugés intrusifs et là on vous trouve de l'autre côté de la barrière. C'est quand même assez étonnant. Certains disent que vous
vous macronisez à jeter ce grand-midi. Non mais
excusez-moi on ne
va
pas laisser
peut
-être que c'est le cas ?
Pas du tout. On ne va pas laisser le monopole de la protection de l'enfance aux macronistes qui l'ont si mal défendu depuis 10 ans. Mais l'enjeu de la protection des enfants des adolescents aussi
Vous ne le dites pas bien
sûr mais Oui mais d'accord mais
il
faut prendre des
dispositions Il faut prendre des
dispositions et je suis désolé j'ai présidé la commission sur les ingérences. La Chine utilise les réseaux, les écrans pour saccager la jeunesse française. Un certain nombre de gens qui ne cherchent qu'à faire de l'argent sont en train de manipuler nos jeunes. Vous savez très bien qu'aujourd'hui il y
a
un problème de concentration il
y a un problème de contenu. Moi quand j'étais jeune
on pouvait
se faire
embêter à l'école quand on rentrait on était protégé. Maintenant les jeunes qui se foircelaient toute la journée à l'école
ils se foircelaient le soir, la nuit, le matin
Vous pouvez signer que demain ce ne sera pas un contrôle d'identité intrusif généralisé je ne veux pas exagérer il ne s'agit pas d'être complotiste mais on ne sait pas où sera la digue où sera la barrière. Vous pouvez signer que ce ne sera pas comme ça demain
?
Mais on ne peut
jamais
garantir qu'un système
ne soit pas
dévoi. Mais je n
'ai
pas dit que ce n'était pas un vrai sujet Madame Mabrou Donc
vous
avez une inquiétude aussi.
D'accord les enfants, les jeunes ne sont pas protégés ils sont exposés Non mais c'est-à-dire qu'on oppose un risque
potentiel
parce qu'il y a toujours un risque Ce
n'est pas anodin
Je n
'ai
pas dit qu'il était anodin
dans une démocratie
Excusez-moi je n
'ai
pas dit qu'il était anodin j'ai dit qu'il était potentiel à une
réalité de la même Mais si votre
base n'est pas ce que je ne
veux
pas dire
même si vos militants sont pas de gens Je suis désolé
dans ma circonscription où je n
'ai eu
On n'applaudit pas des deux mains Si
Moi je vous le dis parfois Moi
j
'ai plein de défauts mais je ne
suis
pas un menteur Je n'ai pas vu des électeurs de ma circonscription se plaindre bien au contraire sur l'interdiction des réseaux au moins de 15 ans Je vais vous dire par exemple il
y
a une disposition qu'il faut expliquer parce que j'ai eu des plaintes c'est sur notre vote sur les pesticides que nous avons retrouvés par la loi agricole et il faut expliquer aux français notre vote il faut expliquer la réalité des études qui montrent que ce ne sont pas des pesticides dangereux qu'ils étaient nécessaires et là il faut défendre notre vote Donc vous voyez quand il y
a
des votes effectivement où il y
a
eu des retours de terrain inquiets il faut qu'on aille expliquer à nos électeurs pourquoi on l'a voté pourquoi on a défendu les agriculteurs mais je ne
vais
pas vous inventer des plaintes sur les réseaux sociaux qui
n'ont pas existé On verra si votre argumentaire aura convenu
Il y a des gens qui posent des questions légitimes Ce n'est pas parce qu
'ils
sont minoritaires qu'il ne faut pas les écouter Donc moi j'ai vu sur les réseaux sociaux des gens qui étaient mécontents on peut échanger on peut débattre il faut les entendre mais ce n
'est
pas parce qu'une minorité et pas contente qu'une majorité et en particulier de parents ne souhaitent pas protéger leurs enfants une fois plus aujourd'hui c'est bien beau de dire il faut que les parents défendent leurs enfants on voit bien qu'ils sont désemparés que ce n
'est
pas si facile et que ce sont des millions d'enfants et de jeunes qui sont exposés et malheureusement s'il y
a
encore des malheurs des enfants des adolescents qui commettent l'irréparable à cause de cette manipulation sur les réseaux sociaux et bien on n'aura que nos yeux pour pleurer et je peux vous dire que quand vous recevez une famille qui est victime
vous ne pensez pas au
péril
vous pensez à la réalité
mais vous comprenez que
il faut interroger la liberté je vous remercie d'avoir posé cette
question et je ne pense pas m'être défaussé
j
'ai encore deux questions s'il vous plaît qui ont trait à la politique mais pas seulement puisqu'il s'agit de Patrick Bruel de sa grande tournée en octobre il y a des maires dont aussi un maire d'hiver droite qui souhaite que la tournée de Patrick Bruel soit tout simplement annulée il
y
a une instruction en cours je le rappelle des plaintes une trentaine lui a droit la présomption d'innocence est-ce qu'un maire Hérène pourrait aussi ajouter son nom à cette liste de maires qui disent écoutez non au nom de la décence par rapport à ces victimes présumées je ne veux pas accueillir cet artiste dans ma ville
les maires sont libres de choisir leur programmation mais c'est vrai que c'est condamné par avance monsieur Bruel et que chacun a droit à la présomption d'innocence même quand les témoignages des victimes qu'il faut évidemment respecter et entendre vont dans le même sens mais une fois plus il faut respecter la justice mais c'est surtout personne n'est obligé d'aller voir monsieur Bruel est
-ce que c
'est une forme de tribunal municipal avant la justice
?
non mais c'est pas le tribunal mais vous savez
c'est au public aussi de tirer des enseignements et voilà donc les maires font ce qu'ils veulent moi j'estime qu'on n'a pas à condamner monsieur Bruel par avance et à la place de la justice mais moi à titre personnel je n'irai pas voir monsieur Patrick Bruel
Manon Oubry affirme que taxer les riches ne suffit pas les milliardaires sont nuisibles sauf
monsieur
Pigasse
il faut il
faut
les interdire il
faut les interdire que lui répondez-vous
? non
mais ce qui est dommage on ne
va
pas interdire madame Oubry parce que dès qu'elle part je
pense qu'elle fait
des
voix on a commencé par dire au contraire on a fait une ode à la démocratie madame
Oubry si vous voulez madame Oubry en disant des énormités pareilles espèce de pulsion totalitaire pour stigmatiser une population dans les milliardaires vous avez des gens qui ont inventé des remèdes médicaux des dispositifs médicaux qui ont révolutionné le monde qui ont inventé des logiciels internet enfin madame Oubry qui n
'a
rien fait rien inventé dans sa vie en fait jalouse en fait c'est pas que les filles ne
soyez pas langés vivaires avec madame Oubry s'il
vous plaît
non
mais c'est aussi les aigris quoi ils ne sont pas insoumis en fait ils sont aigris ils détestent tout le monde ils détestent les français de confession juive ils détestent les patriotes ils détestent ceux qui ont réussi dans la vie ils détestent la France ils n'aiment que monsieur Mélenchon ce qui n
'est
pas brillant
vous êtes en forme pour cette rentrée médiatique merci Jean
-Philippe Tanguy merci on va suivre
tout cela bonne soirée à vous
Marine Le Pen