Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationMathilde Panot· 21 octobre 2026 108 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleNumériqueInstitutions & électionsJustice

Macron à la matraque ! – En Campagne à la Fête de l'Humanité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 52 %Attaque 41 %Défensif 8 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:35OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous vécu la manifestation du 17 octobre ?

  • 12:46OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi d'être street médique ?

  • 14:15OuverteRéponse directe

    Depuis combien de temps faites-vous cela ?

  • 14:58OuverteRéponse directe

    Comment percevez-vous ce qui s'est passé le 17 octobre ?

  • 17:10OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui est spécifique à Macron sur les questions de liberté ?

  • 19:14OuverteRéponse directe

    Quelle conclusion tirez-vous de ces 10 ans de combat contre la Macronie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31Chiffre
    « Le 17 octobre a été le mouvement le plus massif depuis le mouvement contre la réforme de la retraite à 64 ans en 2023. »
  • 2:41Chiffre
    « Il y a plus de 10000 personnes qui se sont trouvées en garde à vue à grande majorité des enfants avec des comparions immédiates. »
  • 4:05Promesse
    « Nous continuerons d'être au côté de la jeunesse qui demande 10 milliards pour les étudiants et les lycéens pour étudier dans de bonnes conditions. »
  • 4:47Chiffre
    « Il y a d'ors et déjà plus de 430000 soutiens sur mélenchon 2027.fr. »
  • 12:46CeliaFait
    « Les manifestants laissaient toujours passer les pompiers et lever les barrages. »
  • 15:42Anne-Sophie Saint-PèreFait
    « Cette manifestation du 17 octobre, elle se place dans un contexte où des milliers de lycéens avaient été placés en garde à vue. »
  • 18:33Anne-Sophie Saint-PèreFait
    « En Iran, ils ont convoqué l'ambassadeur de France pour lui reprocher les violences contre les manifestants en France. »
  • 1:01:12non_speechChiffre
    « une initiative citoyenne européenne qui a été signée par près de 1,3 million de personnes »
  • 1:01:51non_speechChiffre
    « 70 % de la population française joue »
  • 1:05:00non_speechChiffre
    « un marché à 6 milliards d'euros »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Non speech

[musique] [applaudissements]

0:20
Locuteur

Alors, bienvenue dans ce 5e épisode de l'émission En campagne qui désormais se fera systématiquement en public. et je veux remercier le public qui est avec nous aujourd'hui ce soir.

0:30
Non speech

[applaudissements]

0:31
Locuteur

[acclamation] Alors cette émission, elle intervient plus d'un mois après le lancement d'un mouvement lycéen et étudiant d'une ampleur inédite depuis au moins 50 ans. Mouvement qui a débuté, nous le rappelons, dans les territoires dit d'outreem pour influencer ensuite le Val de Mind qui lui-même influence le pays tout entier. Et puisqu'on ne voit que des images de violence à la télévision, je veux d'abord redire à quel point ce mouvement est incroyablement beau.

Il est beau par son nombre puisque le 17 octobre a été un mouvement plus massif qu'au plus fort du moment des gilets jaunes alors que le gouvernement a déployé une politique de la peur pour tenter de dissuader les personnes de sortir dehors. Le 17 octobre a été le mouvement le plus massif depuis le mouvement contre la réforme de la retraite à 64 ans en 2023. Ce mouvement est beau par sa capacité à entraîner toute la société puisqueau côté de la jeunesse se trouvait à la fois les enseignants, les soignants, les avocats, les paysans, les chemineaux, les retraités, les parents d'élèves.

Il est beau par sa créativité depuis à la fois des déguisements jusqu'aux batailles d'Orain en passant par des pancartes toutes plus incroyables les unes que les autres. Ce mouvement est beau surtout par sa solidarité. On a vu ici une haie d'honneur pour un camion de pompier, le ravitaillement de lycée mobilisé, la distribution d'eau et de nourriture aux personnes sans abri jusqu'à des universités populaires gratuites et ouvertes à tous par les étudiants qui bloquent les universités. Ce mouvement est beau par l'espoir qu'il crée à Ivri. Par exemple, dans le cahier de revendication, il y avait la demande d'avoir des professeurs, des psychologues, des infirmières scolaires.

Il y avait comme à Viterie, le fait d'avoir du papier toilette ou des portes pour les toilettes, le fait d'avoir du chauffage l'hiver, la fin de parcours sup, la fin de la répression. Mais il y avait aussi par exemple dans ce cahier de revendication le fait de dire non à la loi permis de tuer XXL ou encore la fin du génocide à Gaza. Et à l'heure où nous avons tous vu cette photo de Mariam, petite fille de 2 ans et demi souffrant de graves brûlure après avoir vu sa mère brûler vive dans un bombardement israélien. Petite fille désormais orpheline alors qu'un maire communiste français a été tabassé en 6 Jordanie quelques jours après une journaliste du Washington Post.

Plus que jamais nous le disons, nous sommes fiers de la jeunesse française et elle nous fait dire que la France a un bel avenir devant elle. Alors, le pouvoir a répondu à cette mobilisation extraordinaire par une répression féroce avec des jeunes mutilés, des mains arrachées, des jeunes ébornés, des jeunes édentés. Il y a plus de 10000 personnes qui se sont trouvées en garde à vue à grande majorité des enfants avec des comparions immédiates et depuis lundi des peines de prison ferme qui pleuvent euh à foison.

Euh au dépôt de Bobini, en ce moment même des dizaines de jeunes qui se retrouvent entassés dans des cellules sans eau ni toilettes et euh avec des mesures liberticides qui sont prises comme des couvre-feux, des interdictions de manifestation et des propositions plus libé lesberticides les unes que les autres. par exemple celle d'envoyer l'armée pour je cite tirer dans le tas, de couper les réseaux sociaux ou évidemment d'interdire la France euh insoumise parce que dans la France de Macron, les opposants politiques sont traités comme des ennemis de l'intérieur.

Médiapart a ainsi révélé que le gouvernement a ordonné au service de renseignement de mentir pour imputer à tort les violences à la France insoumises. Même des commissaires de renseignement indiquent que non seulement c'est scandaleux mais que c'est évidemment faux. Alors à ceux qui nous écoutent, ils ont évidemment peur de notre nombre. Quand on vous cible autant, c'est que vos idées sont majoritaires. Alors tenez bon. Car à une crise politique, il faut une réponse politique. Et donc nous continuerons d'être au côté de la jeunesse qui demande 10 milliards pour les étudiants et les lycéens pour étudier dans de bonnes conditions.

La fin de parcours sup et de mon master, la fin de la répression, une indemnisation des commerçants qui ont été touchés. Tenez bon car notre candidat Jean-Luc Mélenchon a fait il y a quelques jours une nouvelle démonstration de force à Clermontferrand avec 10000 personnes qui étaient présente. Tenez bon car il y a d'ors et déjà plus de 430000 soutiens sur mélenchon 2027.fr. Il faut évidemment continuer de le faire et de signer. Tenez bon, car comme le disait l'écrivain engagé contre le fascisme et le franquisme George Bernanos, c'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents.

Macron à la matraque, voici le titre de cette nouvelle émission. [applaudissements]

5:13
Non speech

[applaudissements]

5:13
Locuteur

Alors, j'ai grand plaisir de coanimer cette émission avec Hugo Bernalis avec qui je bataille à l'Assemblée nationale depuis bientôt 10 ans, depuis 2017 et qui est notamment spécialiste des questions police et justice puisqu'il siège à la commission des lois. Donc à la fois, il coanimera et sera aussi euh euh donc un intervenant euh dans dans cette émission, donc dans cette première partie. Et ça sera une émission spéciale par rapport à d'autres émissions en campagne que nous avons faite car nous allons dans cette émission exceptionnelle dévoyer les premières mesures programmatiques de la France insoumise concernant le jeu vidéo.

Tu expliqueras juste après, ça sera la deuxième partie de notre émission. Mais on va commencer évidemment notre émission Macron à la Macron à la matraque euh par accueillir Anne-Sophie Saint-Père que je remercie infiniment d'être là qui est l'ancienne porte-parole d'Amnésie Internationale, autrice des livres Police partout, justice nulle part et comment l'État s'attaque à nos liberté. Merci beaucoup Anne-Sophie d'être présente et nous accueillerons aussi Celia Beécard que je remercie là aussi infinement d'être [applaudissements] là qui est street médique étudiante et qui a fait notamment un témoignage sur la manifestation du 8 octobre qui a atteint plus de 750000 vues.

Donc on la remercie infiniment. Ensuite, on passera à un moment de performance artistique comme nous en avons dans chacune de ces émissions et nous aurons l'immense plaisir de recevoir l'équipe, un quitur musical que je vous présenterai juste après, kurde, français, égyptien, égyptien et azerbaïdjanais.

Et puis après la suite et ben la séquence jeux vidéo qu'on a intitulé Paris Games Week parce que c'est la Paris Games Week à partir de de demain avec Enora Lano Danel qui a écrit le livre Gaming Sociologie du jeu vidéo coécrite ce ce bouquin qui a été important pour la réflexion autour de la du secteur et Ève mon voisin aussi autrement appelé par son pseudonyme Colombe Bleuebleu qui est une ancienne joueuse professionnelle de League of Legends et qui viendra nous témoigner de de se calcer sur le monde de l'ort qui est un monde aussi à part entière. Et donc pour lancer cette séquence, on lance d'abord une petite vidéo. Une petite vidéo tout à fait.

Il y a aucune consigne de retenu et aucune consigne de ne pas utiliser tout l'armement à disposition des forces de sécurité intérieure. a perdu

7:51
Non speech

[musique] [musique]

8:02
Locuteur

attention Venez aidez, venez aidez.

8:21
Non speech

[musique] [musique]

8:45
Locuteur

Douement je filme doucement doucement. Tou pas la camarade. Tou pas la camarade. Arrêtez ! E arrêtez ! Arrêtez ! Reculez ! Arrêtez ! Arrêtez ! Reculez les gars ! Arrêtez ! Les gars, s'il vous plaît, s'il vous plaît ! S'il vous plaît !

9:31
Non speech

[musique] [musique]

9:38
Locuteur

et

9:54
Non speech

[musique]

10:03
Locuteur

ta gueule Normal est wesh wes wes moi j'essaie de soigner le gamin donc arrêtez de faire les fous Allez,

10:31
Non speech

[musique]

10:35
Locuteur

voilà euh vidéo de Glupat qui je montre qui je crois montre bien le niveau de répression qui s'est abattu sur la manifestation euh du 17 octobre. Donc avec une répression extrêmement violente comme on l'a vu. Euh on a vu une répression d'une violence inuie jusqu'à la plus absurde. Par exemple, ces policiers qui contrôlaient ce qui était écrit sur les pancartes euh des jeunes lorsqu'ils passaient des contrôles de police et qui confisquaient certaines de ces pancartes, ce qui je crois est absolument ridicule. Et ce sont des images qui par ailleurs ont fait le tour du monde. Preuve que Macron nous fait honte à l'international.

Alors peut-être pour commencer cette séquence là, je vais vous demander tous les trois comment vous avez vécu la manifestation du 17 octobre, qu'est-ce que vous en avez retenu et qu'est-ce que ça veut dire de la France de Macron aujourd'hui ? Peut-être par Je commence par toi, Céia. Oui. Bah écoutez, beaucoup de beaucoup de violence. Pour ma part, j'étais mobilisée dans des endroits en tension comme par exemple Place de la Madeleine, euh nation où il y a une NAS à un moment donné. C'était très très calme, très pacifique au début. Puis euh on sait pas pourquoi la police a commencé à envoyer des grenades lacrymogènes sur les manifestants. Forcément, ça appelle à de l'attention.

quand on manifeste pacifiquement et qu'on se fait gazer, forcément il y a ça a commencé à à chauffer un petit peu avec la police mais en grande majorité c'était vraiment beaucoup de bonne ambiance pendant les manifestations. Euh très vite aux alentours de 17h 18h30, il a commencé à y avoir beaucoup de violence euh beaucoup de matraquage euh des feux aussi. Euh et d'ailleurs, je tenais à souligner que les manifestants laissaient toujours passer les pompiers et lever les barrages. Donc ça c'est ça c'est des images qui ont beaucoup circulé. Tout à fait. Et c'est une réalité pour euh pour avoir été sur place comme beaucoup on a tous constaté des applaudissements aussi.

Euh donc c'est vrai que du côté des manifestants, c'était c'était vraiment un mouvement qui était qui était très pacifique comme je disais mais voilà beaucoup de tension par la suite. Et toi Celia peut-être pour nous dire pourquoi tu as choisi d'être street médique parce que c'est un engagement depuis quand ça existe les street médiques peut-être explique-nous un peu pour ceux qui ne connaissent pas. Alors euh les street médiqu, c'est un mouvement qui a émergé dans les années 60 euh avec euh la mobilisation, le mouvement afro-américain euh et aussi euh pour euh pour euh les mouvements anti-guerre du Vietnam.

Donc comme c'était des mouvements qui mobilisaient énormément de monde, il y avait très peu d'accès pour les pour les ambulanciers, pour les secouristes. Donc il fallait à un moment donné qu'il y ait des gens sur place qui soient formés à prodiguer les premiers soins. Et donc les médiques ce sont des personnes qui sont formées au premier secours euh ou qui peuvent être enfin qui peuvent aller de la PSC1 donc qui est la formation de premier secours de base jusqu'à des médecins. Donc et donc donc voilà d'où vient ce mouvement à peu près.

Pour ma part, moi j'ai été formée avec l'hôpital Foche de Surè à la FGSU1 qui est la formation pour le personnel non médical et ensuite pour le personnel médical. Donc c'est la FGSU2 qui euh qui parle de soin un peu plus un peu plus développé mais voilà c'est beaucoup de médics ont ce genre de formation. Donc voilà. Et toi, tu fais ça depuis combien de temps ? Moi, je fais ça depuis vraiment pas longtemps, depuis à peu près le début des manifestations qui ont touché ma fac. Donc nous à Paris Saclet, on a rejoint le mouvement assez tard comparé aux autres fac, c'est vrai, je dirais aux alentours de du 7 octobre. Donc voilà, c'est à peu près depuis ces e là. Merci beaucoup Anne Sophie.

Peut-être pour comment toi tu as vécu et comment tu perçois ce qui s'est passé le 17 octobre. Alors pour moi, j'ai vécu deux aspects très contrastés. C'est-à-dire que à la fois, il y avait une partie du cortège parce que j'aime bien aller voir un peu tout ce qui se passe dans les manifestation et il y avait une partie du cortège. Alors moi j'étais dans celui qui remontait vers place de Clicy qui était incroyable d'énergie. Euh enfin voilà, je suis arrivée en retard donc j'ai évité le gazage place de la République et ensuite bah le cortège était extrêmement pacifique, très inspirant, très peu de présence policière et ça se passait bien.

Et après, je suis allée voir un peu ce qui se passait dans le centre de Paris où là c'était beaucoup plus désordonné. Euh il y avait, on va dire un peu de manifestations spontanées. Après, les manifestations spontanées, c'est légal en droit international. En tout cas, on a le droit d'avoir des manifestations spontanées. Il y avait des dégradations de type barricade, feu de poubelle. Faut quand même se rappeler, enfin cette manifestation du 17 octobre, elle se place dans un contexte où des milliers de lycéens avaient été placés en garde à vue. Il y avait eu des violences policières extrêmement fortes contre les lycéens. Donc, on était quand même pas sur un point de départ.

Il y avait une escalade de violence déjà. Euh je dis pas enfin je dis ça parce que je suis pas totalement surprise qu'il y ait des dégradations dès l'après-midi quand on était déjà dans un contexte d'escalade.

Et là, ben en fait ça m'a en fait, c'est terrible de constater que il y a pas eu de retour d'expérience sur ce qui s'est passé pendant les gilets jaunes en terme de maintien de l'ordre puisqu'on était en plein Paris avec certes des dégradations matérielles mais aussi plein de gens qui vivaient leur vie et des interventions policières assez incompréhensibles avec notamment des utilisations de grenades de désencerclement de grenades explosives qui bon enfin voilà c'est en terme de proportionnalité ité prendre le risque de blesser des humains pour des feux de poubelle, c'est absolument inacceptable.

Et par ailleurs, en plus, bah il y avait plein de gens qui qui étaient juste là, qui sortaient d'un café ou autre. Enfin, je crois qu'il y a une touriste anglaise qui se fait arracher un morceau de molet par une grenade. Donc, c'était euh assez euh assez désespérant de voir que aucune leçon n'avait été retenue. Euh bon, j'en attendais pas forcément plus puisque j'avais vu ce qui s'était passé dans les semaines précédentes. Mais donc voilà, une vision assez contrastée à la fois d'un mouvement qui était très inspirant et calme d'un côté et de l'autre d'une montée de violence depuis plusieurs semaines avec des pratiques policières qui n'aident pas du tout.

Et toi, parce que toi tu observes depuis longtemps, j'étais autrice de deux livres. Bon, dans aussi au centre d'Amnésie Internationale, tu as beaucoup étudié ces questionsl qu'est-ce que ça veut dire de qu'est-ce qui est spécifique à ce qu'a fait Emmanuel Macron sur ces questionsl ? Les questions de liberté, les questions de doctrine ? Qu'est-ce que Qu'est-ce qu'on a vu dériver en fait dans ce que tu as observé toi ? Alors, je pense qu'il y avait déjà des dérives avant Emmanuel Macron. Ça n'a pas commencé avec Emmanuel Macron sur alors sur les questions répression, recul des libertés, enfin voilà.

le mandat de Nicolas Sarkozy n'a pas été exemplaire euh et par ailleurs ensuite on a eu toutes les lois sécuritaires lé au post-terrorisme. Euh après sous l'air Macron, on va dire que ça s'est accéléré, intensifié et je pense qu'une des grosses problématiques, ça a été euh mais en fait l'absence de dialogue et de politique par consentement. En fait, tout ce qu'on regarde, les mouvements sociaux, les manifestations et le maintien de l'ordre, c'est un peu un le bout euh enfin voilà le le bout du chemin et les problèmes n'ont pas été réglés en amont.

Euh et ben de fait on se retrouve à devoir gérer des mouvements sociaux et comme les mouvements sociaux étaient mal gérés depuis des années, bah ça n'a fait qu'en tirer. Euh ensuite voilà sous la Macron, il y a eu un usage exponentiel enfin mais voilà parce qu'il y a le mouvement des gilets jaunes. Donc il y a un usage exponentiel d'armes mutilantes. On a jamais eu autant de blessés. Il y avait des arrestations massivies. C'est c'est extrêmement préoccupant. Et tu parlais de l'image de la France à l'international. Enfin, moi ce que je trouve assez hallucinant, c'est le manque de considération pour ce que ça fait sur les droits vivants partout.

C'est-à-dire que en Iran, ils ont convoqué l'ambassadeur de France pour lui reprocher les violences contre les manifestants en France. L'Iran qui tue, qui enferme massivement ses ses résistants, ses manifestants, exactement. en fait tous ces régimes autoritaires [raclement de gorge] euh on on perd une voie pour soutenir aussi les résistances dans d'autres pays que ce soit en Iran, que ce soit en Russie si on se met à avoir des pratiques que eux-mêmes sont ravis de pointer du doigt.

Je me rappelle qu' à l'Assemblée, on avait reçu un des rapporteurs spécials de l'ONU sur la question des libertés qui nous disait "À chaque fois qu'en fait en France, il y a des images comme ça et une répression tellement forte qui est faite, dès qu'on va voir un autre pays pour leur dire il faudrait changer ça, bah les ministres nous répondent bah ouais mais occupez-vous d'abord de la France, après nous nous on verra." Donc effectivement ça a des liens derrière. Alors Hugo euh toi qui est à l'Assemblée depuis 10 ans qui a combattu toutes les lois libertices qui sont passées à l'Assemblée nationale, il y en a eu quelquesunes. Il y en a eu beaucoup.

Euh qu'est-ce que qu'est-ce qui s'est passé le 17 et qu'est-ce que tu en tires comme conclusion et voilà et comment comment toi tu vois ces 10 ans euh de combat contre la Macronie ? B, [raclement de gorge] je pense que il y a il y a une intervention que peut-être beaucoup ont vu circuler d'Édouard Philippe euh récemment qui revient sur le moment où lui était premier ministre et comment ils ont considéré eux-mêmes l'usage de la force pour faire passer un certain nombre de réformes dont ils savaient qu'elles étaient euh impopulaires. Et il leségraine comme ça les différentes réformes et lui-même est à peu près étonné en disant "Ben, on fait ça, il y a des manifes mais ça passe.

On fait ça, bah ça aussi ça passe." Bon alors des manifes qui ont été durement réprimées à chaque étape. Et c'est vrai que le point le point de départ c'est pas du tout Emmanuel Macron. Il y a plusieurs ruptures, on va dire dans dans le dans la gestion du maintien de l'ordre. La dernière grande rupture, ça a été plutôt 2016, la loi commerie, les fameuses lois travail où on a commencé à avoir un usage automatique notamment de d'unités non spécialisées en maintien de l'ordre pour faire du maintien de l'ordre.

Avant ça, il y avait déjà une autre bascule précédente avec 2005 et les euh euh émeutes urbaines qui ont fait qu'il y a eu euh à la fois un effet de vaste communiquant, c'est-à-dire que le maintien de l'ordre s'est nourri euh de ce qui était fait dans les quartiers populaires et euh et inversement ce qui se fait dans les quartiers populaires a été nourri par le maintien de lord. Et donc un brouillage finalement de qui fait quoi dans la police et quelles sont les modalités d'intervention.

Parce que c'est pas pareil que d'intervenir dans un cadre judiciaire où vous avez une infraction qui est commise et fallait confondre les gens pour les apporter devant la justice et le maintien de l'ordre parce que en réalité au départ le maintien de l'ordre l'objectif n'est pas de judiciariser c'est de dire c'est un moment de tension dans la société qu'il faut réguler par des moyens qui ne sont justement pas des moyens judiciaires et jugulés par des moyens d'ordre public et que l'objectif n'est pas encore une fois d'aller engorger la justice derrière ça et d'assumer une certaine forme de aussi de dégradation en disant bah c'est c'est la soupape, c'est la soupape où on laisse partir.

Mais si vous et l'image de la cocotte minute est absolument la bonne c'estd que si vous maintenez les gens dans la cocotte minute qui a pas la soupape et que vous êtes disproportionné dans votre dispositif de maintien de l'ordre, bah ça pète, ça pète dans tous les sens. Et là, il y a le 17, c'est un point de bascule euh important parce que on a la conjonction de plein d'éléments où on est allé beaucoup trop loin sur des interdictions de de de cortège et de défilé. Les parcours qui sont autorisés la veille pour le lendemain, personne sait où, quoi, comment. On a vu quand même dans un certain nombre de villes l'impossibilité d'aller sur le lieu de rassemblement officiel du parcours officiel.

C'est pas arrivé qu'à Paris. C'est ça qui est aussi intéressant. Je pas c'est intéressant mais en tout cas remarquable c'est que ce qui pouvait se passer uniquement à Paris avant pour avoir les belles images des caméras et cetera, c'est passé dans le pays tout entier dans tout un tas de de grands. Il y a plus de spécificité parisienne et il y a plus de spécificité des outresemes non plus parce que comme tu l'as dit les outremèes ils ont été premiers à se mobiliser mais c'est aussi le gros laboratoire de répression euh de de la police et de la gendarmerie en France déjà depuis depuis des années.

Donc on est arrivé à l'accé de ce point ce point maximum là de la répression et en même temps je sais pas c'est grenigo ce qu'ils ont c'était quoi le plan leur plan ? Il y a une commission d'enquête, on verra ce que ça donne mais c'est c'était quoi le plan ? C'était d'avoir des images de pas mettre beaucoup assez de policiers pour qu'il se fassent déborder pour qu'il y ait un niveau de violence à montrer est-ce qu'ils se sont fait eux-mêmes déborder par leur propre volonté de de d'afficher des mauvaises images ?

Est-ce que moi je on peut penser ça enfin maintenant on sait qu'il y a 14 compagnies de CRS qui étaient pas mobilisé que les parcours ont été empêchés que les gens ont été entravé en il y avait une volonté quand même explicite parce que le maintien de l'ordre c'est 100 % politique c'est que de la politique. Sarkozi l'avait lui-même dit dans un de ses bouquins en débrief en expliquant que bah oui avoir des images négatives de la mobilisation à la télé ça fait partie de la bataille politique et donc le dispositif doit aussi permettre ça du point de vue de ce qui gouvernent.

C'estàd que c'est pas la liberté de manifester qui est l'objectif, c'est les ce que ça va produire politiquement derrière. Et donc à ce jeu-là, ben oui, ils ont voulu produire politiquement le fait que la répression soit visible, que la violence soit plusible, que la souffrance soit visible pour que les gens restent chez eux et ils sont pas restés chez eux. C'est ça la spécificité du 7 octobre. Les gens sont pas restés chez eux. Ouais. Surtout que ça faisait des jours et des jours qui disaient que ça allait être violent pour essayer de faire en sorte justement que les gens ne sortent pas. Euh Anne Sophie, je reviens sur l'analyse que toi tu en as faite dans dans tes livres notamment.

Tu parlais tout à l'heure d'un bilan qui a pas été tiré des gilets jaunes. Euh là, on se retrouve donc on a eu les gilets jaunes. Après, on a eu d'autres exemples qui ont été très frappants. Ce qui s'est passé à Saint-Soline, ce qui s'est passé après les révoltes urbaines, après la mort de Naël. Euh là, de nouveau, on observe une répression judiciaire aussi euh euh très forte euh qui va s'abattre probablement euh sur euh le mouvement euh notamment euh de la jeunesse. Euh comment on en arrive là ? Comment tu analyses ça ? Pourquoi est-ce qu'on est le seul pays en Europe à avoir euh des manifestants qui peuvent en allant en manifestation perdre un œil, perdre une main ?

Euh c'est quoi l'analyse que tu en fais ? Quels sont les changements peut-être qu'il faudrait faire pour arrêter ça ? Euh excellente question parce qu'effectivement parfois ça m'échappe un peu comment euh comment ce gouvernement euh ne tire pas de leçons de cette expérience parce que par ailleurs, c'est tout à fait inefficace. Effectivement, non seulement les gens viennent dans la rue mais en plus les gens viennent dans la rue en colère. Encore une fois, les autorités et le maintien de l'ordre, ils ont aussi un rôle dans la le fait de poser un niveau de violence et de maîtriser une forme de désescalade quand les tensions montent. Euh qu'est-ce qui pourrait être fait très rapidement ?

Bah déjà, sortir des arsenaux euh les armes s'ils sont susceptibles de mutiler. Euh suspendre les LBD, arrêter avec les LBD en manifestation, ça n'a aucun sens. Et puis ensuite ça je me permets juste de t'arrêter 2 secondes Anne Sophie pour tu vas continuer sur la suite mais j'ux qui nous écoutent à aller signer la pétition qu'il y a en ce moment sur le site de l'Assemblée nationale qui est une pétition d'attaque qui a déjà recueilli je ne sais pas plus de pratiquement 150000 signatures et qui permettra qu'on ait un débat à l'Assemblée nationale sur cette question ce qui est évidemment très important. Interdiction des armes.

Voilà, interdiction des armes et puis après c'est toute la en fait c'est la stratégie et l'approche des manifestations qui a à revoir. Là on est dans une approche mais d'ailleurs qui fait un peu penser à la méthode Sarkozy d'être très répressive et de se trouver des ennemis. Et là bah on se trouve dans un endroit où les manifestants sont des ennemis et où en plus la police se positionne comme si elle prenait partie, ce qui n'est pas du tout son rôle.

Euh ça paraît presque lunaire quand on le dit en France vu l'état de la situation, mais en droit international le rôle euh de des forces de l'ordre dans les manifestations, c'est de permettre l'exercice de ce droit à la liberté d'expression et donc de garder un certain recul, de s'assurer de la sécurité des manifestants, de s'assurer que tout se passe bien, effectivement de tolérer un certain désordre parce que bah les manifestations créent un certain désordre.

Alors évidemment voilà, ça va pas jusqu'à de la violence physique sur des personnes mais oui, des routes peuvent être bloquées, il peut y avoir parfois ça vaut pas le coup [raclement de gorge] d'intervenir pour une poubelle brûlée ou une barricade. Euh et donc en fait c'est toute l'approche mais vraiment effectivement ça fait euh ça fait plus de 10 ans qu'on en est là.

les manifestations contre les lois travail, ça avait déjà été ça où on est revenu sur des stratégies de maintien de l'ordre qui étaient pas parfaites mais quand même qui s'est amélioré sur un certain maintien à distance sur des euh sur des policiers des gendarmes qui étaient spécifiquement formés à l'exercice pour aller vers le fait d'envoyer n'importe quelles unités avec des armes mutilantes, avec des objectifs d'interpellation. Les interpellations manifestation, c'est pas des interpellations de qualité. C'est-à-dire que globalement, on attrape celui qui court le moins vite. Les dossiers sont terribles.

C'est aussi beaucoup pour ça qu'il y a enfin voilà judiciairement ça tient pas si souvent que ça. Enfin ça dépend un peu des ordres qui sont donnés mais en tout cas c'est des dossiers ça n'a ça n'a aucun sens de faire ces interpellations là. Donc une approche très répressive avec une tolérance zéro en allant au contact, c'est problématique et ça c'est vraiment toute la logique du maintien de l'ordre actuel qui est à revoir.

Et puis évidemment la question de la formation des policiers, de ce qu'on leur demande, de comment on les utilise et encore une fois euh je pense que quand même le problème se situe bien en amont et quand on en arrive à ce niveau de tension euh voilà, on peut pas demander à la police de tenir pour tout. Enfin, le mouvement des lycéens, il est absolument pas surprenant. C'est-à-dire que [rires] ça fait quand même très longtemps qu'on sait qu'il y a des problèmes dans les établissements scolaires. Ça fait très longtemps que les lycéens font des vidéos sur internet pour le dénoncer parfois avec leurs profs.

Et le fait que rien n'a été fait en fait on on en vient à discuter du maintien de l'ordre sur un sujet d'éducation, ce qui est quand même Ah ouais bien sûr. Celia, toi bon street médic qui était y compris pris à partie qui ont été frappés donc alors que bon vous avez quand même un rôle de prendre soin et de prendre en charge d'aider les secours sur des personnes qui seraient blessées. Est-ce que toi ça t'est déjà arrivé ? Déjà première question et deuxième question comme il va y avoir de nouvelles manifestations, il y a des manifestations qui sont appelées dès ce weekend, des samedis et d'autres qui vont continuer. Il y a celle du 5 novembre aussi qui circule beaucoup.

Quel est le conseil peut-être que tu pourrais donner aux manifestants ou aux manifestantes ? Alors pour répondre à ta première question, oui, personnellement, j'ai déjà été prise à partie par les CRS alors que j'accompagnait un blessé vers ce qu'on appelle notre base arrière, donc qui est un lieu dédié fermé souvent dans les bâtiments des des rues de de manifestation euh où on récupère les blessés, où on peut les soigner dans le calme euh sur dans un endroit un peu plus propre aussi.

Euh donc oui, pour passer pour et pour arriver dans cette base arrière, il faut passer souvent des barrages de CRS et ils ont tendance à voir que qu'on est médique, qu'on est avec un blessé et ça les empêche pas de voilà, ça les empêche pas de nous menacer ou de brandir leur matraque pour je ne sais pas quoi d'ailleurs. Et c'est vrai que ça ça arrive et on l'a vu récemment sur des vidéos qui ont été diffusées sur les réseaux sociaux des un médique en particulier qui a été tabassé, qui a perdu connaissance et cetera. Donc c'est sûr que on n'est pas à l'abri, on est des manifestants comme les autres.

D'ailleurs, notre statut n'est pas à part, on reste des manifestants et donc il y a tous les les risques qui vont avec. Et donc par rapport au conseils, moi je vais donner des conseils par rapport au médiqu donc par rapport par rapport au à cet aspect santé. Donc vis-à-vis de ça, moi je conseille à tous les manifestants d'avoir du sérum physiologique sur eux cachés de préférence parce que il y a de plus en plus de fouilles au corps euh des barrages de de policiers qui qui perquisitionnent souvent nos matériels d'autres matériel médical. Donc oui, des masques FFP2 parce que les masques chirurgicaux COVID ne servent à rien.

Et le dernier conseil, je pense le plus important, c'est de d'éviter de ramasser les grenades par terre et de les renvoyer sur les policiers parce qu'on a on a pu le voir à deux reprises que il y en a qui qui avaient perdu leur leurs membres, leurs mains plus précisément. Donc voilà. Merci. Mais si tu permets vraiment ce truc de c'est hyper important ce truc de de confisquer le sérum fille ou les masques et cetera parce que ça dit vraiment quelque chose de très important de la conception du maintien love. La souffrance elle est intégrée au dispositif elle est même un objectif du dispositif c'est que vous devez avoir mal dans leur esprit pour que partir disperser et cetera.

C'est dire que la seule communication qu'à la police avec les manifestants, c'est la violence, enfin la souffrance. C'est pas un mégaphone qui vous dit "S'il vous plaît, veuillez quitter la place" parce que même quand ils font ça, ils prennent un tout petit mégaphone là, plus petit que n'importe lequel des manifestants de ce pays d'ailleurs. Et personne n'entend jamais les sommations. C'est fait exprès. Mais il faut dire que dans d'autres pays, par exemple, il y a par exemple des camions avec des énormes haut-parleurs qui parlent à l'ensemble de la foule pour que tout le monde comprenne ce qui est en train de se passer.

dans une doctrine de désescalade, ce qui est pas du tout le cas de ce qui est fait en France. Tout à fait. Parce que l'objectif c'est pas celui-là. Précisément parce que l'objectif c'est pas celui-là. Tout converge et concours à faire en sorte que il faut faire en sorte que en gros écumer les manifestants pour en extraire le plus possible jour après jour pour qu'ils reviennent pas les fois d'après et que les autres aient peur parce qu'ils aient vu leurs camarades se faire embarquer ou être blessé. C'est tout est tout est pensé comme ça. Euh d'ailleurs, c'est pour ça qu'ils sont là en train de proposer les augmentations des délais de garde à vue.

On l'avait documenté déjà pendant les gilets jaunes mais ensuite pendant les manifes retraites où il y avait des prolongations, des instructions du parquet notamment parquet de Paris mais pas seulement parquet de Paris précisément en disant même si vous sa mais peu importe gardez-le au moins 24 heur débrouillez-vous gardez-le au moins 24 heur au moins ben ça leur fera les pieds ça leur fera une mauvaise expérience et puis ils auront pas le temps de retourner sur le terrain ou de la manifestation le lendemain et là c'est exactement la situation dans laquelle on se situe.

poste 17 octobre d'Armana qui explique qu'il faut passer de 48 à 72 heures unilatéralement dans tout le pays comme ça c'est même pas pour des finalités d'enquête judiciaire c'est un détournement à la fois de la procédure judiciaire et aussi des de la doctrine d' public tout ça encore des dingueries sur l'état de droit quand même. Moi, je voulais notamment vous poser la question, mais la question de la circulaire là qui est faite, qui vise à enlever les prestations sociales aux personnes qui auraient cassé, c'est incroyable faire par une circulaire comme ça. En fait, il y a pas de base légale.

C'est c'est une circulaire tout à fait illégale, mais il y a des administrations qui vont le faire et donc des gens qui vont devoir aller contester devant le tribunal administratif quelque chose qui qui est hallucinant avec des délais en plus de contestation. Pendant ce tempslà, les gens sont dans la galère et c'est l'objectif, c'est l'objectif précisément de mettre les gens dans la galère. Sauf que là, on est un point de bascule où ça ne fait plus peur à beaucoup de gens et et et ça n'empêche pas la mobilisation. C'est même devenu aussi un des moteurs de la mobilisation.

C'est pour ça que nous aussi, on doit faire attention à toujours s dans 100 % des cas reparler des revendications et de la raison de cette mobilisation parce que l'issue, elle est elle est là. Ouais. Et peut-être pour euh euh conclure sur cette partie-là euh en terme donc Annophie a déjà commencé à pointer des choses mais euh hésitez pas tous les trois euh sur qu'est-ce qu'il faudrait faire peut-être Hugo en dernier euh euh mais sur les ce que nous on porte comme rupture dans dans ce qui est fait. Donc il y a évidemment la question des réponses politiques.

C'est hyper important ce que tu disais mais comment est-ce qu'on arrê on arrête une instrumentalisation de la police et de la justice au service de la répression ? C'est quand même une question qui est très importante qui est comment on garantit le droit de manifestation dans notre pays ? C'est quand même ça qui est en jeu aussi quoi. Vas-y, vas-y, je t'en [rires] question. Bah alors sur la sur la question du maintien d'ordre, la France a des lois quand même sur l'usage de la force. Alors pas parfaite au moin d'être parfaite mais déjà revenir à la loi permettrait tout à fait d'améliorer la situation, c'est-à-dire un usage de la force qui est strictement nécessaire, proportionné, légal.

Euh je reviens sur la question de la souffrance. C'est vrai que c'est assez frappant de voir des des policiers en manifestation qui vont matraquer quelqu'un et repartir. Il y a pas de sens à ce type d'intervention si ce n'est peut-être une volonté de sanctionnée qui est donc parfaitement illégale parce qu'il y a pas de châtiment corporel en France. Euh donc euh donc voilà, revenir à la lettre du droit sur l'usage de la force, ce serait déjà un immense progrès. Ensuite euh il y a toute la question de la stratégie stratégie du maintien de l'ordre à revoir. Après, on a aussi euh voilà, effectivement, il y a tout le volet judiciaire avec un usage abusif de la garde à vue.

Voilà, il y a des instructions qui vont être données au procureur de sévérités énormes, les traitements de comparution immédiate massif qui aboutissent à des peines, qui sont complètement disproportionnées. Enfin, toute personne qui suit un peu euh l'actualité pénale doit halluciner aujourd'hui sur les peines qu'on a pour un vol de t-shirt et qui sont finalement les mêmes que pour des vols de millions d'euros. Ouais. Euh en ça ça rappelle d'ailleurs la la suit des révoltes euh suite à la mort de Naël où on se rappelle il y avait eu de la prise en ferme par exemple pour le vol d'une canette de Red Bull. enfin des choses qui sont hallucinantes. Voilà.

Et ça euh c'est quand même beaucoup des instructions, des pressions politiques. Ensuite euh je me permets Sophie, c'est même au-delà parce que on l'avait déjà dénoncé pendant les gilets jaunes, mais que les procureurs requièrent comme ça, c'est déjà un problème. Ils sont censés être à chargé à décharge. Ils sont censés être indépendants de l'exécutif d'une certaine manière. Bon, je mets ça de côté. Mais les peines, elles sont prononcées par des juges censés être indépendants.

Ça renvoie quand même à une problématique du fonctionnement de la justice dans ce pays qui est qui est complètement soumise à à l'exécutif et au désidérat de l'exécutif, notamment dans les moments de crise, à chaque fois, on l'a on l'a vu où la justice dont on attend un calme euh et de faire ça en dehors des pressions finalement le fait sous la pression de l'exécutif sans trop tergiverser. Ouais, je pense que c'est pas du enfin la justice c'est mal malgré ce qu'on pourrait souhaiter et pas isoler du monde et elle le fait aussi sous la pression de chaîne d'information en continue.

Euh enfin voilà, c'est toute une série de pressions qui s'exerce sur des magistrats et enfin effectivement les peines n'ont aucun sens et puis la pression de la comparition immédiate. Enfin, on sait que les peines en comparition immédiate elles sont toujours beaucoup plus élevées que quand on attend et qu'on travaille un petit peu le dossier qui souvent s'avère extrêmement faible. Et ensuite, on a aussi une justice qui est en très grande difficulté euh parce que voilà qui est aussi sous-doté, sous-équipée et qui traite des dossiers à la chaîne et qui enfin qui travaille mal et plusieurs magistrats d'ailleurs le dénoncent très régulièrement. Euh voilà.

Et ensuite sur du travail de plus long terme, il y a aussi tout un enjeu de revenir sur des décennies de lois liberticides, ce que ce soit la loi anticasseur, des lois sur la surveillance, euh des lois séparatismes qui ont toujours été vendues sous euh l'idée de lutter contre le terrorisme sans fonctionner d'ailleurs tellement de ce côté-là et qui ensuite sont vont se retourner contre les manifestants, contre les associations. Donc en fait, il y a une série de lois liberticides assez inefficaces.

On a renoncé à des droits pour des résultats peu probants et avec toujours un effet tâche d'huile sur ce qui va être considéré comme le nouvel ennemi, que ce soit le manifestant, l'écologiste, la France insoumise. Ouais.

Non et puis puis non, il faut quand même dire un mot de la de la loi euh casseur payeur comme il l'appelle qui va arriver parce queen fait Ouais mais il faut il faut quand même expliquer parce que ils sont en train d'expliquer que donc il y aurait un principe casseur payeur qui en fait existe déjà euh et en fait ce que cette loi permettra c'est que en fait vous n'êtes pas un casseur donc pas casseur payeur ça veut dire vous vous trouvez dans un rassemblement dans lequel il y a par exemple je sais pas une vitrine qui est cassée ou je ne sais quoi.

Il n'y a aucune preuve, vous n'avez d'ailleurs vous ne l'avez pas fait, il n'y a aucune preuve que vous ayez contribué de quelque manière que ce soit à une dégradation et pourtant vous pérez quand même parce que vous vous êtes trouvé dans un endroit qui était un attroupement avec une case qui s'est faite. Donc enfin, en terme de principe de droit et d'état de droit, c'est quand même ça va ça va loin. Mais c'est un glissement qui vient aussi enfin si on pense au délit de groupement au vu de commettre des violences, on est aussi sur l'idée que on va peut-être commettre des violences. Donc à un moment on a été proche de gens qui commettaient des violences peut-être on en fait partie.

C'est déjà quelque chose qui a été tiré dans tous les sens des gens parce qu'il av voilà qui avait le même nom en le délit de groupement il existait avant mais en tout cas ils l'ont voilà ils l'ont beaucoup utilisé notamment pendant les gilets jaunes c'était l'infraction phare mais voilà en fait ça s'est construit brique par brique et effectivement revenir à un état normal ça a demandé de déconstruire brique par brique tout cet arsenal là en mettant des gardes de fou bien sûr qu'il y a des lois qui peuvent dans c enfin bien sûr qu'à certaines conditions On peut enfin on peut limiter des libertés, pas toutes mais certaines mais il faut que ce soit strictement nécessaire, proportionné et et que ça ne puisse pas s'étendre au-delà de l'objectif initial annoncé.

Hugo Vernalicis sur les solutions, peut-être je dis juste un mot avant que tu le dises quand même quand même sur un point qui est très important. Tu disais tout à l'heure euh il y a eu un laboratoire en Outrem euh dans les territoires d'outremer parce qu'ils sont très divers sur euh une répression qui a été faite. Bon, on se rappelle sur la Kanaki Nouvelle-Calédonie quand il y a un passage en force sur le dégel du corps électoral. Alors, il faudrait expliquer pendant longtemps mais aller voir, il y a plein de vidéos de Bastien Rachot, de moi et d'autres qui expliquont ça avec quand même des révoltes qui ont donné lieu à 15 morts, 2 milliards de dégâts en Kanaki Nouvelle Calédonie.

Je rappelle queen Guadeloupe quand il y avait des fortes mobilisations contre le pass sanitaire mais aussi pour avoir juste le droit à l'eau qui soit respecté en Guadeloupe, ils ont envoyé le GGN et le raid en Martinique lorsqu'il manifestait pour le droit à la santé c'est des soignants et des patients qui ont été directement gazés dans l'hôpital. Donc il y a une utilisation de la répression d'une manière extrêmement violente et brutale particulièrement dans les territoire des Doutreem. Donc ça je le dis aussi sur ce que ça veut dire sur l'approche néocoloniale qui existe toujours à ces territoires là et qui est vraiment pour qui a vraiment pour unique réponse la répression.

Alors nous qu'est-ce qu'on porte dans le programme là-dessus ? beaucoup de choses, [raclement de gorge] beaucoup de choses, mais euh vraiment il faut quand même insister lourdement sur euh la question numéro une, c'est pas le match and ou la police qui va réussir à régler quoi qu'il en soit un problème qui est d'abord et avant tout politique. Voilà, quand les gens attendent des réponses politiques, c'est pas une matraque qui va arriver le problème. Ça n'a jamais fonctionné comme ça. Ça ne fonctionnera euh jamais comme ça. Et quand même vous réussitz à faire terre les gens, encore une fois, c'est la cocotte minute et ce sera la fois d'après.

Normalement, un pouvoir républicain euh doit faire en sorte que les policiers, les gendarmes qui sont en maintien de l'ordre soient là uniquement pour garantir la liberté de manifester, pour que ceux qui ont décidé de manifester puissent le faire, dire ce qu'ils veulent et cetera. Donc il ne faut pas qu'il soit en opposition à la manifestation mais en permission de la manifestation. Ça doit être ça l'enjeu fondamental. Change de conception. Une fois qu'on a dit ça, ça veut dire qu'il faut que le match lord soit à nouveau davantage à distance. uniquement des unités spécialisées et formées pour ça qui sont qui obéissent sur ordre. Pas d'initiative individuelle ou même de petits groupes.

Euh c'est ça serait un changement parce que justement depuis 2016 mais plus récemment les gilets jaunes et les Bravem changement de conception. La Bravem justement elle a une liberté d'autonomie au sein du dispositif d'ordre public. que la brava peut décider elle-même de bouger d'un point A à un point B sans avoir eu l'instruction hiérarchique. Ça été ça la le grand changement de nature. Donc revenir à quelque chose sur ordre et et cadrer et puis enfin enlever toutes les armes parce que ça évite qu'elles soit utilisée.

C'est pas plus compliqué que ça parce que j'entends des fois dire il faudrait utiliser, c'est ce qu'avait dit une commission d'enquête en 2021 à l'assemblée dirigée par des socialistes et que il fallait retirer le LBD dans les manifestations, sauf quand ça partait en émeut urbaine. Bon bah si on appliqué au cas d'espèce, il suffit qu'un ministre dise oui ça ressemble à des émeutes urbaines. Pafet le BBD. Non si on veut pas de LBD on interdit le LBD. Point la grenade toutes les grenades, c'est pareil, c'est terminé. les les cougars, on peut aussi s'en passer les lanceurs lance-grenade.

Celui qui est le jeune qui a pris qui s'est fait exploser la mâchoire, c'est un lance-grenade à bout portant qui s'est pris quand même. Donc tout ça, il faut faire ça parce que l'objectif c'est de la désescalade et donc de la communication. Donc oui, demain il y aura des camions avec des grosses enceintes qui disent "Voilà le parcours de la manie, voilà quand c'est terminé, voilà les endroits pour vous disperser, terminer les NAS qui sont censés déjà être terminées puisque le Conseil d'État a déjà dit que c'était interdit.

Euh donc on va voilà dans certains cas appliquer le droit et dans d'autres bien revenir à de escalades et de la démilitarisation d'une certaine manière de du maintien de l'ordre. On pourrait continuer longtemps mais je vais remercier infiniment Anne Sophie et Céia d'avoir été [applaudissements] avec nous. Et euh bah pour appliquer ce programme, il faut gagner. Et donc on va regarder une vidéo sur pourquoi on va gagner. Pourquoi on va gagner ? Les médias vous disent "Jean-Luc Mélenchon est un handicap pour faire gagner la GEs et euh pour moi Jean-Luc Mélenchon est une sorte de mirage." Les médias et les sondeurs se trompent presque à chaque fois pendant la campagne des élections législatives.

Tous les médias en boucle donner le Rassemblement national gagnant de ces élections et les sondages placés le Rassemblement national en tête. Résultat réel : arrivons premier et le Rassemblement national 3e de cette élection législative. Dans les trois dernières élections présidentielles, Jean-Luc Mélenchon a toujours été sous-estimé entre 3 et 14 points par les sondages. En 2022, ce sondage IPSOS qui a été réalisé 4 mois avant le premier tour des élections présidentielles donnait la candidature de Jean-Luc Mélenchon à 8,5 % et celle de Valérie PCR à 17 %. Pourtant, vous le savez, quand les résultats du vote sont tombés, nous avons fait plus de 22 % et elle a fait [musique] moins de 5 %.

En faisant une commission d'enquête parlementaire sur le sujet, j'ai compris pourquoi il y a quatre problèmes posés par les instituts de sondage. D'abord, il sous-représente systématiquement l'électorat Mélenchon. Ensuite, il surreprésente systématiquement l'électorat Le Pen. Redressement inefficace qui aggrave les problèmes et exclusion des personnes qui [musique] ne sont pas certaines d'aller voter. Résultat, l'électorat de Jean-Luc Mélenchon est systématiquement sous-estimé et le RN est systématiquement surestimé 1 an avant l'élection présidentielle. On continue de vous répéter en boucle que la France [musique] insoumise ne pourrait pas battre l'extrême droite.

Dans les duels directs aux élections législatives, nous avons remporté la majorité des seconds tours face au Rassemblement national. La vérité, c'est que leur récit est faux. À chaque élection, ils essayent de construire l'idée selon laquelle tout est joué d'avance. Mais quand le peuple se mobilise, on gagne. 9 milliardaires possèdent 90 % des médias. Ces empires médiatiques nuisent au pluralisme et à la liberté d'expression. Près de deux Français sur trois n'ont pas confiance dans le traitement des informations. Une alternative doit s'installer en donnant toute leur place aux nouveaux médias et aux médias en ligne.

L'insoumission, médiia insoumis existe précisément pour contourner le système médiatique. La révolution citoyenne concerne aussi notre droit à être correctement informé. Vous savez pourquoi ils ont si peur qu'on accède au pouvoir ? C'est parce que nous voulons organiser la rupture avec l'ordre social, écologique, économique dominant. Alors que tous se lancent dans des aventures solitaires et sans programme, nous sommes prêts. Notre programme, l'avenir en commun et notre boussole pour répondre aux besoins du peuple. Nous avons un candidat, Jean-Luc Mélenchon, entouré d'une équipe unie et soudée.

Depuis l'annonce de sa candidature, Jean-Luc Mélenchon a d'ors et déjà recueilli près de 300000 parrainages citoyens. Et cette dynamique [musique] se traduit sur le terrain. Plus de 200000 affiches collées et plus de 3 millions de tractes qui ont été distribués. Nous entamons cette campagne en ordre de bataille. plus uni et déterminé que jamais pour appliquer un programme de rupture pour changer la vie de millions de personnes. Les élections présidentielles de 2027 sont en rendez-vous historique. Nous sommes prêts. Nous nous présentons comme une équipe regroupée avec un programme et un candidat. Nous proposons de bloquer les prix et d'augmenter [musique] les salaires.

Et puis il y a ce qui doit changer en profondeur. Passer à la 6e République, organiser sérieusement la planification écologique. Et dans le moment où nous sommes, comment ne pas le dire avec toute la force dont nous sommes capables, il est temps de revenir à une politique internationale de la France basée sur l'indépendance de notre pays, le nonalignement et le respect absolu du droit international en direction de la paix. Tout ça, nous pouvons le faire et le commencer dès 2027. Vous devez vous impliquer, vous devez agir. C'est pourquoi dans l'immédiat, je vous invite à soutenir notre candidature en signant sur notre site mélangenchon202.fr.

Je compte sur vous le 7 juin à partir de 15h à Saint-Denis, le grand rassemblement du lancement de notre campagne commune. Et chacun d'entre nous, il y a sa place.

47:56
Non speech

[applaudissements]

47:58
Locuteur

Et donc évidemment, si vous l'avez toujours pas fait, on va signer sur mélanchon 2027.fr. FR. Et maintenant, nous avons l'immense honneur, vraiment les remerci d'être là, d'avoir une performance qui nous est faite par l'équipe. Alors, dedans, il y a Paul Barer, il y a Even, il y a Wadia Naï et Ced [applaudissements] et avec, je lui disais un coiffeur musical qui est divers. Donc, on va d'abord vous écouter puis on aura quelques questions à vous poser. vous remercie infiniment d'être là.

48:47
Non speech

[musique] [musique]

49:01
Locuteur

Tu restes dans un coin souvent [chant] et sans rien dire. [musique] On t'oublie, tu t'effacces trop incertaine. Alors [chant] le soir, tu te retires [musique] sans trouver une [chant] place. Mais [musique] quand [chant] bouche s'ouvre, alors tu découvres [musique] une force approchant cette force [musique] quand toi tu [chant] gardais en silence. La flamme trop intense, on se brûle en touchant. Tu fais trembler le monde. Chant mais n'attends [musique][chant] pas que le ciel y réponde. Relève la tête [musique] à chaque fois quand tu tombes. chante mais n'attend pas et fait trembler le monde. Moi qui longtemps [musique] restait [chant] des heures sans rien dire ou parlant ta voix basse.

[musique] Chaque jour un peu plus, [chant] je sens, je vois grandir l'élan qui [chant] te dépasse. Quand ta bouche s'ouvre, alors [chant] je découvre une force accrochante. [musique] Cette force quand toi tu gardais en silence la flamme trop [musique] intense qu'on se brûle en touchant tu fais tremble le monde [musique] chante mais n'attend pas que le ciel y réponde. [musique] Lève la tête à chaque fois quand tu tombes. Chante mais n'attends [musique] pas et fait trembler le monde. [musique] Kalın sandı [musique] içtirsem [chant] düştü yaş kaldı [musique] kaldı sen yarım. [chant]

51:29
Non speech

[musique]

51:31
Locuteur

[chant]

51:34
Non speech

[musique]

51:39
Locuteur

Kor Tu fais [musique] tremble [chant] le monde. Chante mais n'attends pas que le ciel y réponde. Lève la tête à [musique] chaque fois quand tu tombes. Chante mais n'attends [chant] pas et fait trembler le monde. [musique] Chante mais n'attends pas et fait trembler le monde.

52:28
Non speech

[applaudissements][musique]

52:31
Locuteur

[acclamation] Trop bien.

52:36
Non speech

[applaudissements]

52:51
Locuteur

Yazımı kışa [cri] çevirdin. [pleurs]

52:56
Non speech

[musique]

52:58
Locuteur

Kar yadırdım baş. Yzımı [musique] kışa çevirdim. Kar yağdırdım. [chant] Viran oldu evimde yurdum [musique] söylesem [chant] oy [chant]

53:46
Non speech

[musique]

53:51
Locuteur

[chant] viran oldu evini yurdu [chant] ne söylesem buşalıyla la il est [chant] bon ché il mon [chant]

54:35
Non speech

[musique]

55:13
Locuteur

Her an gözü de perdesin. Nere baksam sen orasın [chant] her an gözüm perdesin [musique] derim akşam sen oradasın. Mevlam ayrılık vermesin. Göydeş leyla [chant] göyde o guila [chant][musique] kuşağı mevlam ayrılık vermesin. Göyde uçan uşa göyde uçan kuş leyla kuş [cri]

56:42
Non speech

[applaudissements]

56:42
Locuteur

[acclamation] Merci merci OK, c'est bon.

56:50
Non speech

[applaudissements]

56:54
Locuteur

Allez, merci [acclamation] beaucoup.

56:58
Non speech

[applaudissements]

57:05
Locuteur

Merci infiniment. C'était absolument magnifique. Merci beaucoup. Alors peut-être vous nous expliquez depuis combien de temps ça existe votre coiture, comment vous vous êtes retrouvé ensemble parce que c'est pas communé kurde français comment vous êtes connu depuis quand ça existe ? Racontez-nous. Alors ça existe depuis à peu près 1 an on s'est rencontré au milieu de la musique quoi. Il y a un péniche dans le au bassin de la Villette s'appelle la péniche. Et voilà on se rencontr plus ou moins là-bas. Trop bien. Et voilà comme il y a Evo qui vient de de la Turquie, les Kurdes, c'est dit qu' qui vient de l'Asyée, Azerbaan et Paul vient de d'ici et moi je viens d'Égypte.

[raclement de gorge] Génial. Il vous est arrivé un quelque chose de pas commun il y a pas longtemps. Paul, tu jouais de la guitare dans la rue et ça fait le lien avec la première partie de notre émission sur l'autoritarisme de Macron. Qu'est-ce qui t'est arrivé avec ta guitare ? Raconte-nous. Bon, alors si on était avec Evo et sur le Canal Saint-Martin. Bon, c'est une histoire un peu anecdotique par rapport à à toutes les violences polici que avoir dans en France. Mais euh pour en dire juste quelques mots, on jouait simplement dans la rue et puis oui et on on jouait devant des gens qui euh devait euh euh semblait peut-être être de gauche.

C'est comme si la police avait interprété et je pense que c'est la la principale raison de la manière où les choses vont tourner. Et donc bah ils nous ont ils nous ont demandé de d'arrêter de jouer et qu'ils allaient saisir nos instruments. Nous très coopératif. Euh malheureusement ça a pas suffi et puis ça ils ont dit que tu étais dans la provocation temps et euh voilà leur guitare c'est début c'est et donc voilà nos guitares sont restées pendant un an c un petit peu difficile de récupérer de récupérer ses instruments. Et quand tu l'as récupéré, tu en as fait une chanson. Et voilà, c'est une petite chanson. C'était ça. Voilà.

Mais euh ça qu'on est content de continuer à jouer et puis de le faire pour un mouvement qui euh qui parle de ce sujet-là. Donc voilà, ça a du sens. Merci beaucoup. [applaudissements] Alors juste pour leur donner de la force et continuer de les suivre. Donc d'abord vous avez une page Instagram donc qui s'appelle l'équipe alors L E K I P. C'est ça. Donc ça vous pouvez aller les suivre pour leur donner de la force et savoir quelles seront potentiellement les prochaines dates. Et toi Paul tu as une date qui est au Pan Piper si je me trompe pas à Paris qui est le 16 novembre. Et ça sera quoi ? Et je vais euh jouer mes chansons pendant une demi-heure que tu composes toimême de si tu superbe.

Et ben suivez-les, donnez-leur de la force. Merci encore infiniment. Vraiment c'était magnifique plein [acclamation] ch pour la suite.

1:00:19
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

1:00:27
Locuteur

Et alors on est pour cette émission la semaine d'avant une date importante qui est la date de notre niche parlementaire. Vous savez, le seul moment où on peut choisir l'ordre du jour de l'Assemblée nationale et on a d'ailleurs un certain nombre de textes qui sont passés. Alors lundi, Adrien Clou a bien commencé la semaine puisqu'il a fait adopter le texte pour augmenter le SMIC à 1700 € augmenter le minimum vieillesse et indexer les salaires sur l'inflation. On peut l'applaudir. [applaudissements] Et puis aujourd'hui, il y avait beaucoup de nos textes qui passaient en commission. Donc avant jeudi prochain, ça sera notre niche parlementaire.

Et toi Hugo Bernalistis, tu vas porter un texte pour le groupe qui est un texte sur les jeux vidéos. Et on va tout de suite écouter une petite vidéo qui la présente. Ne tuez plus nos jeux. Quand on achète un jeu, on doit pouvoir y jouer autant qu'on veut. Or aujourd'hui, les grands éditeurs décident du jour au lendemain de supprimer les serveurs sur lequel il y a des jeux et donc on peut plus jouer au jeux qu'on a acheté. Cette décision a déclenché [musique] la mobilisation Stop Killing Games et une initiative citoyenne européenne qui a été signée par près de 1,3 million de personnes. Pour notre [musique] journée de niche parlementaire, nous faisons donc une proposition très simple.

Quand on achète un jeu, la licence d'utilisation ne doit plus être révocable. On doit pouvoir y jouer autant qu'on veut. [musique] Concrètement, comment ça marche dans notre proposition de loi ? On dit simplement que un éditeur qui souhaite enlever son jeu, [musique] il a tout à fait le droit de le faire. Mais alors, la bibliothèque nationale de France assure la continuité des droits des joueuses [musique] et des joueurs. Concrètement, ils pourront continuer à jouer à leur jeux via la bibliothèque nationale de France. Pendant ce temps, Emmanuel Macron accuse les jeux vidéos de conditionner les jeunes à la violence.

Il préfère donc faire la morale aux joueurs plutôt que de s'attaquer aux multinationales qui peuvent décider seul de la disparition d'un jeu. Ce scandale révèle le modèle capitaliste que veulent imposer les éditeurs de jeux vidéo. En réalité, c'est l'aboutissement de la licence d'utilisation révocable. La BNF conserve [musique] déjà plus de 22000 jeux grâce au dépôt légal. Nous voulons lui donner les moyens [musique] et les droits pour empêcher que nos jeux disparaissent avec leur serveur. Cette proposition de loi est une première étape.

L'idée à terme, c'est de recréer dans le monde, dématérialiser ce qu'on a dans le monde physique, c'est-à-dire de pouvoir aussi prêter, échanger, revendre son jeu. Parce que le jeu vidéo est d'abord et avant tout un bien culturel. Ça doit pas être un bien périssable. Les joueurs sont pas [musique] une rente captive. Et donc on pense que il faut suivre cette niche parlementaire le 29 octobre prochain pour changer la vie et pour que jouer reste un droit.

1:03:12
Non speech

[applaudissements]

1:03:12
Locuteur

On va on va entammer cette séquence pour les geeks, par les geeks et pas forcément avec que des geeks d'ailleurs, mais en étant compréhensible. En étant compréhensible. Avant, je voudrais remercier parce que il s'est passé un petit truc sur Twitch parce qu'on est aussi sur Twitch en direct. Euh il y a David Dufren qui nous a fait un gros raid avec 2000 personnes. Donc on salue les gens de haut Poste et

1:03:32
Non speech

[applaudissements]

1:03:33
Locuteur

de euh de de nous suivre et et en même temps, c'est plutôt raccord avec la séquence de vidéo parce que c'est c'est quand même sur Twitch que ça se passe euh le plus. Euh je suis très heureux d'avoir avec nous deux intervenantes de grande qualité et Nora Lana Danel qui a écrit le le livre coécrit le livre Gaming Sociologie du jeu vidéo et Eve mon voisin dont le pseudo est Colombe Colombe bleu bleu pardon. Euh oui, elle bon elle s'en expliquera après éventuellement sur les pseudos sur les jeux vidéos. C'est c'est toujours un peu des histoires un peu un peu particulières.

D'abord vous dire que ce sujet du jeu vidéo, il y a quand même une première question qui peut se poser qui est de dire "Mais qu'est-ce que vient faire le politique là-dedans ?" Beaucoup de gens réagissent comme ça en disant "Mais c'est-ce occupez-vous de la politique, laissez les joueurs faire du jeu vidéo dans leur coin tranquillement." Et évidemment que c'est un sujet 100 % politique. Euh d'ailleurs en réalité, je donne quelques chiffres extrêmement rapidement, mais 70 % de la population française joue. Pas négligeable, 70 %. On s'est fait accuser ce matin en commission des affaires culturelles de faire ça, notamment parce qu'il y a une élection présidentielle à venir.

Et je leur ai dit "Ben oui, mais mais oui, tout à fait. les joueuses et les joueurs, votez pour nous vraiment parce qu'on a un beau programme sur le sur le sujet. On y reviendra après. Mais c'est surtout aussi la première industrie culturelle du pays, loin devant le cinéma et et la musique, même devant le cinéma et la musique réunie. Donc on peut pas faire abstraction d'un d'un marché à 6 milliards d'euros quand on fait de la politique, sinon on est vraiment hors sol et et dans une autre dans une autre planète. Donc euh c'est des raisons qui sont suffisantes pour qu'on s'intéresse évidemment à la question euh du jeu vidéo.

Mais moi, je voulais euh te poser la question euh et Nora, est-ce qu'on a vraiment la euh est-ce qu'on a vraiment raison de s'intéresser aux jeux vidéos ? Est-ce que le politique air quelque chose avec tout ça ? Bah réponse courte, oui, réponse un peu plus longue. Oui, parce qu'en fait le jeu vidéo, c'est comme tu le disais, ça concerne plus de 70 % de la population. Il y a 40 millions de joueurs en fait. Donc déjà faut sortir un petit peu de cette idée que le joueur c'est un adolescent homme coincé chez lui. C'est pas le cas en fait. On est extrêmement nombreux à jouer. Vous êtes dehors là. Voilà, ça nous arrive les nuits de pleine lune.

Euh mais non mais en fait vous jouez sur votre téléphone quand vous attendez le bus, vous jouez peut-être avec vos petits enfants parce qu'ils vous essayent de vous faire essayer quelque chose sur ce sur cette grande télé. Enfin, je ne sais pas, en fait tout le monde joue déjà. Et ensuite, c'est une industrie et c'est une industrie un peu comme une autre. C'est-à-dire qu'elle est aussi traversée par les mêmes problématiques de concentration.

en fait l'industrie du jeu vidéo, il y a des créateurs de jeux vidéo et cetera, mais il y a aussi des grandes entreprises, souvent étrangères, pas mal américaines ou japonaise, qui concentre aussi énormément de pouvoirs, qui ont racheté énormément de studios dans des studios français et c'est d'autant plus intéressant, j'ai envie de dire aujourd'hui qui est intéressé, c'est il y a une crise du jeu vidéo. Aujourd'hui, le secteur est en crise. Il y a énormément de licenciements. On parle de milliers de licenciements dans le monde. Et en France, c'est le syndicat des travailleurs et travailleuses du jeu vidéo qui estime que à court terme, c'est 1000 emplois qui sont menacés.

Donc on est face à une crise qui est internationale mais qui bah de proche en proche par tous ces liens de dépendance touche nos studios français, touche notre production française. Là encore récemment, il y a le devenir d'un d'un studio français qui a pourtant fait des jeux qui ont été reconnus à l'international, Arcan Studio, qui est en suspend parce que Xbox donc que vous connaissez peut-être pour Windows, j'ai envie de dire. C'est c'est un peu les mêmes qui menacent de fermer que ce ce studio.

Donc il y a cette question de l'industrie mais il y a cette question aussi de comment sont fait les jeux, comment ils sont fabriqués, comment le droit du travail est appliqué dans ces studios et enfin et tu le disais Hugo, il y a cette question aussi culturelle. Le jeu vidéo n'est pas qu'un bien de consommation, c'est aussi un art, une culture, des biens. Et donc, il y a cette question toujours de comment on fait pour bah préserver cette production culturelle française. D'ailleurs, d'un point de vue culturel, je fais le le lien avec la précédente séquence sur les manifestations.

Il y en a quelques-uns, quelques-unes qui se sont déguisés de le de leur personnage favoris, pas seulement de manga, mais aussi de jeux vidéo. Il y avait toute une traî sur les réseaux sociaux là sur quel style de de personnage vous alliez être dans la manifestation en prenant exemple sur tous les personnages de League of Legends. On y reviendra tout de suite après. Donc savoir est-ce que vous êtes plutôt tank première ligne ? Est-ce que vous serez healer enfin soigneur quoi je veux dire à l'arrière ? Est-ce que vous êtes mage à distance ou plutôt ? Bon bref vous avez compris le le truc.

Je sais pas si j'ai participé à cette traîn je faut pas parce que après ils vont nous dire qu'on est violent, qu'on veut tout casser tout ça et cetera. [grognement] ce qui n'est pas vrai, mais euh c'est bien une culture où il y a des mots, des concepts qu'on se passe euh euh et qui sont des référentiels. C'est ça qu'on reconnaît une culture et précisément, c'est la définition. Et donc effectivement pour nous, c'est d'abord et avant tout un bien culturel, mais ça peut aussi être un sport. Euh alors là, souvent pour les plus boomers et les plus vieux là quand on arrive à à ce moment de de l'explication, ils sont ils sont vraiment perdus.

Euh et c'est pour ça qu'on est content d'avoir euh euh Colomble Bleu euh à avec nous. Euh toi, tu as été joueuse euh professionnelle. Euh maintenant, tu es tu es retraité. Ouais, maintenant je suis retraitée depuis euh quelques mois déjà. Donc euh 28 ans bientôt, retraité déjà. Bravo ! Félicitations. Bravo.

1:09:11
Non speech

[applaudissements]

1:09:12
Locuteur

Ouais. Attention sur les pour la retraite comme tu tu l'as remarqué, [rires] c'est qu'est-ce c'est qu'est-ce que c'est l' sport ? Comment ça se fait ? Est-ce que c'est vraiment un sport ? Comment comment ça marche ? Ça fait beaucoup débats de si les sport est un sport ou pas en tout cas dans on va dire l'opinion publique. Après en tout cas, il y a pas mal de recherches scientifiques qui ont été faites récemment pour mettre en avant le fait que bah le jeu vidéo a quand même des vertus que soit aussi bien psychologique que physique aussi même si avantage psychologique soit dans la gestion des ressources, la gestion en fait du stress, la réactivité aussi qu'on pourrait avoir.

Donc ça [raclement de gorge] entraîne pas mal de de ces capacités cognitives, on va dire.

et aussi effectivement donc à très haut niveau toutes les capacités cognitives sont demandées à du coup un niveau plus élevé et par conséquent dans certains je védau qui s'y apprête, il y a donc un système de compétition que ce soit à travers le speedrun donc pour on va dire battre un record mondial le plus rapidement possible pour finir un jeu dans un temps à partie et sinon on va dire du esport traditionnel donc du sport électronique avec on va dire des équipes des joueurs, des coachs, des managers aussi donc il y a aussi des organisations, donc des structures qui vont former les équipes et donc il y a véritablement pardon un business aussi à faire à ce niveau-là puisque certaines équipes sont on va dire international d'autres plus nationales en fonction des divisions qu'on va genre il y a des cops du sport euh des cops pas vraiment c'est plutôt à dire des grandes organisation des grandes équipes qui vont un peu déf marché là on a par exemple en France la Carmin Corp qui est très connue et reconnue à la à au nation enfin nationalement et aussi à l'international tout de même.

Et on a aussi Ko qui est du coup une équipe on va dire sur le pé toujours on va dire plutôt espagnole et on a aussi G2 qui est plutôt international mais basé à Berlin. Donc il y a pas mal de renommées interes et aussi des renommées nationales en fonction des équipes mais aussi de la division dans laquelle on joue. Et comme dans le vrai sport, il y a des gens ils se retrouvent dans des stades. Alors stade c'est plutôt enfin c'est pas dans les stades mais pour les très très grandes divisions, il y a effectivement des stades.

On a pu le voir en France, à Paris notamment à Nice récemment aussi avec League of Legends, donc la LC ou dans les stades effectivement ou en tout cas dans des arenas ou des on va dire de salles de spectacle, il y a des personnes qui vont se réunir pour former un spectacle avec des jeux de lumière, une pensée peut-être pour artistique pour le spectacle d'entrée, des choses comme ça avec du coup un public et ensuite le show le show qui est du coup on regarde des gens jouent aux jeux vidéos sur scène. On regarde des gens jouer aux jeux vidéos sur scène. Je le dis pour les plus âgés parce que je pense que là il faut venir sur place. Enfin moi je suis déjà allé voir plusieurs compétitions.

En fait c'est comme n'importe quelle compétition spectacle où les gens ils sont contents de supporter leur leurs joueuses et leurs joueurs. D'ailleurs, on a on a on a dans le programme, j' reviendrai tout à l'heure, mais un certain nombre de propositions sur l'isort et puis surtout il y a plein de gens en fait qui ne se vivent pas comme des joueurs et des joueurs mais qui jouent en fait. Ça c'est aussi marrant. par exemple, la présidente Pano euh ne se considère pas vraiment comme une joueuse et pourtant euh euh j'ai pu dire sur BFM tech euh que euh bah j'avais raconté bah si j'avais perdu quelques parties sur mon téléphone où j'ai joué avec toi qui était sur ton téléphone.

Non, tu as tu as fait pire que ça. Tu as dit à des journalistes que tu as que j'avais perdu contre toi. Or tu c'est toi qui a perdu. Non. Oui, c'est moi qui perdu. Tu as dit le contraire au journalistes. Les journalistes m'ont dit le contraire. Non mais tu sais les gourment ça c'est pour les échecs. Donc Mathis joue aux échecs et et elle le fait sur le téléphone comme beaucoup de gens [toux][raclement de gorge] aujourd'hui et on joue en ligne et donc bah ça rentre dans la catégorie jeux vidéo quoi. Vous êtes en train de jouer à un jeu donc c'est plus répandu qu'on le croit.

Bon c'est vrai qu'il y a il y a quand même un monde entre jouer au solitaires sur son téléphone et jouer à League of Legends comme le fait le fait Eve. Ça demande un peu plus de ressources de jouer à League of Legends. Euh ressources en tout cas d'habilet et ressources psychologiques. Euh mais tout ça c'est la même grande famille des joueuses et et des joueurs. Je vais revenir rapidement en quelques mots sur ce qui s'est passé du coup ce matin parce que c'est tout frais euh en commission des affaires culturelles et de l'éducation sur la proposition de loi. Vous avez vu la petite vidéo tout à l'heure sur la pérenité de l'accès aux jeux vidéo. Je vous l'a fait en en en très court.

En vérité, on a on a un sujet, c'est qu'on a jamais possédé les jeux qu'on avait. Tout le monde croyait que quand on achetait un jeu, on le possédait puisque en fait bah matériellement c'était le cas. Bien vous aviez votre disquette, votre cartouche, votre CD en fonction du support, vous l'aviez chez vous, vous voulez jouer, vous le mettez dans le lecteur, c'est parti. Mais en réalité, vous savez le truc où on clique sur suivant là au début que personne ne lit. Euh c'est sûr personne l'a lu ici dans cette pièce pour ceux qui jouent comme d'habitude.

Euh et ben en fait c'est marqué dedans que vous n'avez que une licence d'utilisation euh d'usage du contenu euh qui est sur le support et vous possédez le support mais pas le contenu du support. OK ? Et euh sauf que euh jusqu'à présent quand un éditeur décidait d'arrêter de commercialiser son jeu et de de réévoquer la licence d'utilisation, c'est les termes juridiques, il allait pas chez vous pour vous récupérer le CD. Il vous demandait pas de le renvoyer. Enfin, vous le gardez. Donc vous pensiez en être possesseur. En réalité avec la dématérialisation maintenant beaucoup de jeux sont directement téléchargés. En fait c'est la norme sur smartphone en réalité hein.

Il y a jamais eu de CD ou de disquetes sur les smartphones au cas où vous ça vous aura échappé. Donc c'est une dématérialisation et en fait la le la révocation de la licence d'utilisation elle prend une autre matérialité à ce moment-là puisque ben ça ça disparaît. Vous avez plus vous avez plus votre jeu, vous pouvez plus jouer. Vous cliquez il se lance pas il est plus là. Voilà. Euh donc comme si on était venu chez vous et qu'on vous l'avait enlevé. Et donc on s'est dit que c'était pas normal euh pour un bien culturel de soustraire comme ça euh à ceux qui ont acquis euh le jeu par ailleurs, souvent en payant euh des sommes parfois importantes hein.

Aujourd'hui, un jeu vidéo, un triple A, on est autour de entre 70 80 voire 90 €. Et donc du jour au lendemain, c'est terminé. Vous n'y avez plus droit, vous pouvez plus non plus le revendre, vous pouvez pas le prêter. Euh bon et donc on s'est dit il faut qu'on change quelque chose et en fait en réalité ça ouvre un débat assez énorme sur la question de la propriété intellectuelle et des droits d'auteur. Euh parce que les droits d'auteur sont protégés euh dans en général et le droit de retirer son œuvre qui est un des droits moraux en fait de de des droits des droits d'auteur permet légalement aux éditeurs de jeux vidéos de retirer leurs jeux du jour au lendemain quoi.

C'est ça le problème qu'on a. Donc il faut qu'on transforme ça. Or, c'est au niveau européen que ça se passe chez nous. Ça fait partie des compétences harmonisées au niveau européen où les marges de manœuvre nationales sont assez euh assez faible en réalité. Donc on s'est dit ben on va mettre le pied dans la porte puisqu'il y a une pétition européenne de citoyens et citoyennes joueuses et joueurs, j'imagine euh 1,2 1,3 million de signataires ont dit il faut faire un truc là, c'est pas possible. on peut pas acheter un jeu et du jour au lendemain euh c'est terminé euh euh on peut pas y jouer quoi.

Et euh et donc on a fait cette proposition de créer un droit d'accès au jeu pour ceux qui avaient préalablement acquis le jeu. On n' pas obligé les éditeurs à maintenir leur jeu tout le temps. C'est pas ça le sujet. Je dire s'ils veulent plus le commercialiser, s'ils veulent plus rien en faire, pas de problème, c'est OK. On discute pas ce point, mais on doit pouvoir maintenir en condition ce jeu. Et c'est là où on a positionné la bibliothèque nationale de France. Alors, qu'est-ce qui s'est passé euh ce matin sur la première partie de droit des joueurs et des joueuses à à maintenir l'accès au jeu ?

Euh la l'article 1 a été adopté en commission euh des affaires culturelles et et de l'éducation. Euh en vrai, je savais pas ce que ça allait donner parce que en fait, on parle rarement de jeux vidéo à l'assemblée. Euh, c'est pas forcément un sujet politique comme ça de prime à bord et donc les positions des groupes étaient un peu inconnues. On explique juste Hugo pour que tout le monde comprenne bien. Donc jeudi prochain, c'est notre niche. Donc de 9h à minuit, c'est le groupe parlementaire insoumis qui fait sa loi, qui décide de l'ordre du jour. C'est la seule journée dans l'année.

Et donc les textes avant qu'il passent dans l'hémicycle, dans l'assemblée de tous les députés, il passent d'abord en commission où il y a un petit nombre de députés qui représentent [raclement de gorge] la diversité de l'hémicycle et donc c'est dans ce cadre là qu'on sait ce que ça va donner. Vas-y c'est ça. Et l'article 2 par contre ils nous l'ont ils nous l'ont shooté. celui où on prévait que la BNF, la Bibliothèque nationale de France soit l'opérateur en fait hein, là où on vient prendre la dernière copie du jeu qui ensuite l'a refourni à celles et ceux qui n'y avait plus accès parce que l'éditeur a décidé d'arrêter de couper le le le canal et le circuit.

Euh bon, donc on se retrouve avec une demi-victoire, une demi-défaite. Demi victoire, demi-victoire, demi-vtoire mieux. Donc on a voté contre notre propre texte à la fin parce que alors ça c'est les joyeusés du fonctionnement parlementaire, c'est que si on veut retrouver le texte initial, le mieux c'est de voter contre. Comme ça c'est la copie de départ, donc mon texte en entier qui repasserait dans dans l'hémicycle. Mais en tout cas, moi je suis très content parce que tout le monde a dit sujet légitime. Même les droits tards, ils ont dit sujet légitime. L'extrême droite était très embêtée parce qu'il voit bien l'enjeu électoral d'un côté.

En même temps euh ils sont complètement de droite, c'est-à-dire d'extrême droite euh mais quand même de droite du coup et quand même des libéraux à défendre les patrons et cetera. Donc ils étaient vraiment genre au milieu euh alors que les Macronistes ils défendaient les patrons, c'était très clair. Euh donc c'était au milieu au milieu du gay. Euh mais ça a obligé tout le monde à se positionner. Donc vraiment c'est une grande victoire politique ce matin d'avoir obligé les uns les autres à se positionner et que ce soit rentré dans le débat de cette élection présidentielle.

que le jeu vidéo ce soit pas [applaudissements] juste un truc qu'on vient de sortir quand il y a quand il y a un gamin qui a utiliser une arme à feu et qu'on va dire "Regardez, il jouit au jeux vidéo". Voilà. Bon, heureusement, tous les gens qui jouent aux jeux vidéos ne sortent pas des armes pour tirer sur les gens, sinon il y aurait plus grand monde dans ce pays. Vous avez compris que 70 % de joueuses et de joueurs. Est-ce que Qu'est-ce que ça vous inspire d'ailleurs Eve et Nora, cette proposition cette proposition de loi et ce débat sur le le la possession de des jeux ? Je peux commencer ?

Oui, déjà sur Twitter, bon X maintenant et Discord notamment, donc tous les réseaux qui sont un petit peu catégorisés comme gaming, on va dire. Euh, il y a beaucoup beaucoup de on va dire réaction à ce niveau-là par le passé avant cette proposition loi où on critiquait beaucoup les créateurs, les justement comme quoi ils avaient pas en fait de facilitation pour les gamers de en fait continuer à jouer à leur jeu préféré et qui trouvaient ça en fait anormal de se voir retirer quelque chose qu'ils avaient payé par le passé. Du coup, il y a eu une grande comme d'un grand appel pour pirater les jeux vidéos de façon illégale.

Donc comme il disent Kim pas avoir le jeu pour l'argent de sa poche, autant il aime le pirater et comme ça personne n'aura de l'argent et nous au moins on aura le jeu quand même. Du coup, il y a quand même des fois des mimes, des appels en fait à voilà à se on va dire à prosterner même de façon virtuelle en faisant des choses illégales pour que les créateurs les éditeurs pardon se rendent bien compte en fait que oui, les clients de jeux vidéo veulent quand même profiter d'un produit qu'ils ont acheté quoi. Oui, c'est un peu la grande révélation de ces dernières années.

tu l'expliquais très bien, c'est que aujourd'hui avec la dématérialisation, avec le recours à des serveurs pour faire tourner des jeux, c'est-à-dire voilà, il y a besoin que l'entreprise à l'origine du jeu paye des serveurs pour que vous puissiez jouer, maintenant on peut perdre accès et c'est vrai que pour l'instant ça manque évidemment énormément de lisibilité, c'est un peu au bon vouloir de chaque entreprise. Donc il y en a certaines là récemment, il y a un jeu qui s'appelle Concorde qui a été fermé 2 semaines après son lancement.

Donc pour le coup là, les gens ils ont été remboursés parce que quand même 2 semaines c'est assez court mais sur mais sur d'autres jeux voilà il y avait pas trop le choix. Je pense qu'il y avait aussi un aussi un enjeu réputationnel important, mais en fait oui, il y a beaucoup de jeux qui se jouent surtout avec beaucoup de jeux qui jouent en ligne qui ont des coups plus importants. Va se poser la question de la pérennité et là pour le coup est-ce que les l'entreprise va décider de euh développer une campagne qu'on peut jouer seul pour continuer de profiter un petit peu du jeu ou en local, c'est-à-dire en se branchant avec des amis chez soi ? Est-ce que ça va couper complètement l'accès ?

Là, comme je disais, il y a pas de lisibilité en fait. Donc effectivement, ça pose énormément de questions sur que va devenir en fait le jeu vidéo. Sachant qu'en plus, on a des constructeurs qui aujourd'hui comme annonce qu'ils ne vont plus faire de format physique. Donc ça vient là aussi et quand tout devient dématérialisé, ça c'est Sony d'ailleurs qui a avec GTA 6 qui a annoncé que c'était terminé la matérialité du jeu. Complètement. complètement et et même les achats dématérialisés qui dépendent énormément de bah de certaines plateformes. En fait, le marché, il est quand même très limité.

[raclement de gorge] Euh c'est faut le voir comme des bibliothèques dans lesquelles vous allez acheter vos jeux. Donc il y a Steam, GOG, Epic Game Store. Concrètement, ils sont quand même trois. Et si ces plateformes tombent, qu'est-ce qui est prévu pour qu'on continue d'accéder à ces potentiellement ces dizaines centaines de jeux qu'on a acheté au cours des années ? Il y a aussi des revendeurs comme euh quelque chose gaming qui a un petit peu de comment dire quelques rumeurs à son enf comme quoi ils font des rachats et qui revenent un petit peu à dire à perte et du coup c'est pas forcément on va dire éthique. J'avoue j'ai pas plus d'information à ce niveau-là.

Il y a pas mal quand même de sites web aussi qui revendent des clés justement des clés d'objet. Oua oui il y a bon puis avec des VPN où vous êtes domicilié ailleurs pour pas payer la TVA. Enfin bref, il y a de trois problèmes dans le secteur du jeu vidéo, mais même sur l'ort, ça peut avoir des impacts et ça a déjà des impacts parce qu'en fait ces histoires de propriété intellectuelle et de droits d'auteur fait que en gros une ligue professionnelle sur un jeu dépend à 100 % de l'éditeur. Demain, un éditeur de jeu dit bah mon jeu c'est plus rentable, terminé.

Euh bah vous avez des équipes, des sponsors, des gens qui ont investi du temps, de l'argent et cetera qui se retrouvent sans rien euh du jour au lendemain. D'aille très très très récent qui est lié à Riot euh qui est c'est le le l'éditeur de League of Legends. Euh c'est 2 X KO. Ils ont sorti un jeu de combat euh là il y a pas longtemps. Moi je suis nul en jeu de combat là comme ça. C'est pas mon truc mais parce que je suis nul. Mais mais des gens aiment bien ça et je comprends. Sauf qu'ils viennent déjà d'annoncer que leur jeu en décembre se serait terminé.

Or, depuis qu'ils ont lancé le jeu, quand il y a un nouveau jeu qui se lance, il y a des équipes qui se sont créées, qui ont commencé à trayard, comme on dit, dans le milieu euh pour bah pour être au niveau quoi. Et euh et puis ben ils ont investi et puis en fait bah rien, il y aura plus rien à la fin quoi. Euh le jeu va disparaître. Euh et comment ça se passe du coup dans le dans l'port ce rapport de force avec les entre les joueurs professionnels et les et les éditeurs ? Parce que vous allez être vachement dépendant. Ça dépend en fait de la division. Forcément plus la division a de la visibilité et rapporte de l'argent sera considéré [raclement de gorge] et mise en avant.

Par exemple les léginimes dans lesquels on joue puisque forcément il y a aussi tout un aspect de sexisme dans le jeu vidéo. Pas forcément le sujet mais voilà passons euh forcément il y a un calendrier en fait un agenda de compétition. Donc si la compétition enfin les semaines en tout cas sont déjà très chargé en compétition, il faut que la compétition que vous voulez effectuer ne rentre pas en clash en fait avec les autres compétitions déjà installées. Donc parfois ça peut être compliqué d'avoir des horaires parfois pertinentes, enfin pertinent pardon pour les joueurs ou joueuses.

Et aussi bah forcément si le l'éditeur ne valide pas la compétition, il peut simplement mettre son véto et dire bah je veux pas comme vous avez parlé d'ailleurs avec Nintendo Super Smash Braw qui a du coup une licence qui veut absolument éviter l' sport en tout cas son le contrôler à fond pour rester on va dire ce côté family friendly comme on dit donc très famille et par conséquent tout ce qui est compétition doit forcément arriver sur le regard et ils sont très pointux au point de censurer énormément de compétitions et ça plaît pas forcément à la fan base comme on dit.

Donc tout à fait, je vais faire un petit crochet par nos mesures sur le secteur du jeu vidéo euh parce qu'on a bien travailler avec les camarades du livret culture. Alors, il y aura une publication un peu plus loin dans le temps pour vous faire toutes ces mesures parce qu'on en a en fait on en a beaucoup trop. On a un peu trop travaillé comme d'habitude à la France insoumise. Donc je vais vous faire juste un échantillon très très très succin. La proposition numéro 1 et je vous renvoie à ce qu'on a fait pendant diversité d'été puisquon a creusé le sujet c'est la création d'un centre national du jeu vidéo à part entière.

Vous savez qu'il y a un centre national du cinéma qui existe, un centre national du livre, un centre national de la musique et en fait le jeu vidéo est supporté aujourd'hui par le centre national du cinéma et de l'image animée qui est le nom complet. Or, il y a 0 € qui provient du secteur du jeu vidéo qui va au CNC. 0 € puisque c'est comme vous le savez financé par le le ticket de de cinéma. Euh donc c'est le cinéma qui finance le jeu vidéo. Mais si vous m'avez bien écouté au début et vous étiez attentif, vous avez vu que euh c'est 6 milliards d'euros le chiffre d'affaires du secteur jeux vidéo.

Donc peut-être ce serait bien qu'il y ait quelques euros là-dessus et surtout que ce soit une politique publique qui est cohérente. Parce qu'en gros aujourd'hui avec les macronistes qui se sont dit intéressés par le jeu vidéo, ils ont une vision business quoi du jeu vidéo. Donc c'est la c'est la direction générale de l'économie, ministère du budget des finances qui pilote le plus le jeu vidéo. pas le ministère de la culture, même si officiellement c'est le ministère de la culture, mais ces gens se parlent pas forcément ensemble.

Moi, j'ai fait une table ronde là pour faire mes auditions, pour ma proposition de loi euh et je leur dis "Mais vous êtes tous du coup dans le conseil d'administration du CNC sur le jeu vidéo." Ils se sont regardés comme ça en mode euh "Non, pas tous." Et c'était les différents ministères qui étaient représentés en l'occurrence. Donc l'idée de ce centre national du jeu vidéo, c'est qu'il est dedans le ministère de la culture qui soit qui soit leader évidemment, ministère de l'économie, très bien, mais aussi le ministère des sports et je vais grainer les propositions au fur et à mesure. Pour nous, il faut considérer l' sport comme un sport et y appliquer le régime juridique actuel.

Euh c'est-à-dire que on doit pouvoir avoir pour les joueurs professionnels à la retraite par exemple des facilités pour aller dans la fonction publque euh euh comme c'est le cas pour les joueurs de haut niveau dans le sport traditionnel de faire en sorte que comme on considère ça comme un sport, il y ait des directeurs techniques nationaux. Vous savez c'est c'est l'administration qui qui pilote des fédérations sportives qui a un accompagnement sur le sujet. euh tout ce qui est la l'honorabilité pour les euh les coachs et cetera, vous savez, pour vérifier qu'ils fassent pas n'importe quoi avec euh euh sur les violences sexuelles et sexistes, bah tout ça s'appliquerait immédiatement.

Donc concevoir l' sport comme un sport, ça débloque plein de choses euh pour la suite. Dans ce centre national du jeu vidéo, on aimerait bien aussi qu'il a le ministère de la santé puisqu'il y a toujours des sujets aussi d'addiction, d'exposition aux écran, de comportement addictifs aussi qui sont les mêmes que ceux dans les jeux d'argent en l'occurrence. et c'est devenu un modèle économique dans le jeu vidéo, ce qu'on appelle les micransactions dans le jeu. C'est que le jeu est gratuit au départ et puis après on vient vous dire "Ah ouais, vous voulez progresser euh vouz le level up, pas de problème, faut sortir la carte bleue." Et donc tout ça crée des des comportements assez addictifs.

Dans ce centre national du jeu vidéo, on pourrait avoir le ministère de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il y a quelques enjeux et ça fait partie des enjeux évidemment qu'on porte. C'est un secteur où il y a euh qui est en recul la c'est la première année où il y a un recul du nombre de femmes euh dans l'industrie. Euh en tant que telle, on passe de 28 à 20 % régression là avec les ben les suppressions de poste en fait c'est c'est [raclement de gorge] les femmes qui qui trainquent en première euh du coup euh dans les circonstances économiques qu'on connaît dans le secteur du jeu vidéo.

le fait que il y ait le ministère aussi de l'éducation nationale parce que pour l'ort qu'on fait dans le périscolaire, ça fait partie des enjeux aussi de cadrer ça et de donner un cadre éducatif. le ministère de l'enseignement supérieur pour la formation, une seule école publique dans le pays, des tas d'écoles privées qui ont pulé et qui en fait ont raquetter concrètement les parents parce que c'est des prix euh exorbitants de formation avec des débouchés parfois incertains et des diplômes un peu euh pas si bien reconnus que que ça en aller.

Bref, de faire une structure qui soit interministérielle intégrée avec une vraie politique publique cohérente sur tous les domaines et qui soient porté et surtout un financement. Bah oui, parce que je reviens une histoire du du cinéma. Eux, c'est le ticket de cinéma dans le jeu vidéo. Nous, on propose évidemment que ce soit le jeu vidéo qui soit taxé et qui soit affecté au centre national du jeu vidéo pour faire de l'aide à la création. C'est le jeu vidéo qui finance le jeu vidéo. L'idée, c'est pas de de d'aller dans le budget général de l'État pour le désendettement. De toute façon, la dette, on on l'annulera pour partie, pour grande partie.

Mais surtout de se dire c'est pas possible que on nit pas un fond d'aide à la création qui soit bien plus musclé que ça parce que en fait c'est hyper délocalisable le jeu vidéo dire c'est quoi l'intérêt de faire du jeu vidéo en France quand vous avez l'IA et le bout du monde aucun sauf à ce que volonté politique dans tous les domaines de de compétences voilà les grandes lignes des propositions qu'on fait et on les fait parce que il y a l'appareil games week qui arrive et que ça fait partie du débat de l'élection avec plusieurs députés notamment avec Marie Mesmeur qui qui a qui a Marie qui a été chef de fil sur le texte avec moi sur le sur le sujet et plusieurs autres camarades geek moins geek, il y en a il préfèrent garder l'anonymat d'ailleurs.

Il y a encore des gens qui ont le jeu honteux dans dans dans ce pays. Euh d'ailleurs, qu'est-ce que ça vous inspire vous cette création d'un centre national du jeu vidéo ? Est-ce que vous y voyez une une plus-value ? Eve bah oui, enfin on parlait de la question de la légitimité du jeu vidéo à part entière et tu le disais en fait aujourd'hui ça dépend du cinéma. Jeux vidéo, c'est pas du cinéma. Ça emprunte un plein de formes d'art différents, hein. Le cinéma, la musique, on peut même se dire la peinture et cetera, mais en fait c'est une forme d'expression culturelle à part entière. Et cette question de l'interactivité et ça pour le coup, on le retrouve pas ailleurs.

Et de la même manière qu'on peut pas dire que le cinéma c'est du théâtre filmé, on peut pas dire que le jeu vidéo c'est du cinéma où on interagit avec l'image. C'est quelque chose à part entière. Donc effectivement sur euh comment le politique aussi peut regarder le jeu vidéo et peut dépasser parfois certains discours qui peuvent être un petit peu plus inquiétant du type la violence des jeux vidéos qui euh qui intoxite nos jeunes mais d'y voir aussi derrière qui sont les joueurs. D'ailleurs, ils sont 40 millions, on le répelle euh la légitimité de cette pratique. L'aspect social en fait aussi, l'aspect sportif, compétitif et artistique, c'est aussi quelque chose d'important pour le coup.

Ouais, je suis d'accord. En plus, il a un souci actuellement qui se pose dans le business de l' sport, c'est en fait comme c'est une culture populaire qui s'est on va dire formé toute seule et de façon un peu immature. Tout s'est on va dire dématérialisé sur Twitch [raclement de gorge] et par conséquent tout le monde regarde sur Twitch et tout le monde vient de Twitch. Donc par conséquent, c'est un petit peu compliqué même pour les éditeurs de jeux vidéo de vraiment en fait se détacher de Twitch pour même eux faire on va dire un plus grand bénéfice. C'est pas comme dans le sport, on voit actuellement des chaînes de télé qui vont rajouter des des parts de droit et cetera.

Donc c'est un peu plus compliqué pour aussi de faire on va dire de se détacher de la plateforme populaire qui est Twitch.

Donc là, j'avoue que j'ai un peu une va dire un petit point d'interrogation à ce niveau-là car c'est quand même vraiment très ancré dans le la culture du jeu vidéo en général mais effectivement je pense ça peut vraiment beaucoup aider en tout cas à créer davantage de de spectacle esportif comme on a pu voir à Nice à Paris aussi en 2019 et encore même cet été avec Johnton pour ses [toux][raclement de gorge] Call of Duty pardon donc il y a pas mal d'événements en France tout qu'en plus on a un grand public et le public il est très demandeur en France donc je crois qu'on est coincid considérer en tout cas bon le monde du jeu vidéo comme l'un des meilleurs publics euh même pour cette art là pour voilà crier et montrer le comment dire le soutien pour les joueurs et les équipes.

D'ailleurs, j'en profite pour faire une préconisation comme je l'ai fait à nos universités d'été aux anfis. Euh vous qui êtes geek, euh vous pouvez aussi faire campagne euh sur vos jeux préférés euh surtout s sont en ligne. Vous pouvez mettre un petit tag en plus de votre pseudo genre JLM 27 ou ce genre ou une tortue ou les deux. Enfin voilà. Donc ça mange pas de pain, ça fait campagne, ça donne de la visibilité. Juste, je vous rappelle que dans ce cas de figure, s'il vous plaît, gagnez vos games. Euh non mais parce que

1:33:09
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

1:33:14
Locuteur

c'est pour ça moi dans mon pseudo, j'ai pas encore mis JLM 27, faut que je m'entraîne encore un peu. Merci beaucoup Eve et Nora, on a appris plein de choses. Donc merci infiniment à vous.

1:33:26
Non speech

[applaudissements]

1:33:27
Locuteur

les applaudir et donc le 29 octobre, il faudra suivre le texte qui est donc présenté par Hugo Bernalis et Marie Mesmer. Et là, avant d'enchaîner avec l'excellent Adrien Clou, on va vous mettre une petite vidéo de visite qu'on a fait avec Mathilier qui comme vous le savez la première ouvrière agricole élue à l'Assemblée nationale et on en est très fier. Et ce matin, nous on a présenté un autre texte pour notre niche parlementaire. C'était un texte pour interdire l'accétamyride et le flupir du furon qui sont des pesticides qui s'attaquent directement au cerveau des enfants.

Peut-être vous vous rappeler la pétition il y a un peu plus d'un an qui a recueilli plus de 2 millions de signatures par des citoyens et citoyennes qui s'opposent à la réintroduction de ce qu'on appelle néonicotinoïde. C'est pesticides cuur d'abeille. Alors en commission la Macronie, la droite et l'extrême droite se sont alliés pour rejeter ce texte. Non, mais comme il n'y a jamais eu de vote à l'Assemblée nationale sur cette questionl et bien le 29 octobre pour la première fois ils vont devoir en conscience décider s'il vote pour ou contre l'empoisonnement du monde. Reportage.

Si on veut augmenter les terres bio, si on veut [musique] baisser les pesticides, si on veut euh euh offrir à nos enfants un avenir meilleur euh et pour développer la la bio, il faut des outils. On s'est dit la culture emblématique, je résume la culture emblématique, c'est des Haut de France et la betterave. Du coup, il faut il faut qu'on développe les fiè betteraves. Moi, j'adore. Il est trop bon. Il est bon, hein ? Ouais. Nous en système bio, on fertilise le sol, c'est-à-dire qu'on met des fumiers, des engrais verts à l'automne et le sol travaille, le sol vit au printemps, il libère tout doucement l'azote. La betterraave va la capter, elle va pousser comme ça.

Genre 70 hectares en bio, c'est avec des légumes, c'est déjà pas mal quoi. Ouais. Et on envie, franchement, ça ça va quoi. On en vit bien quoi. Ouou. Ouais. Est-ce que on va chercher du hyperlucratif avec des fossils ou est-ce que on fait des placements du type la fabrique à sucre ? Mais en tout cas, le mouvement mutualiste, il a trois piliers. C'est la solidarité, la démocratie, la non lucrativité et euh donc de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins. Quand brass crois ne fait que prolonger ça, mais l'universalise. Ce qui est intéressant, c'est aussi de la diversité d'agriculture.

Nous, on défend aussi une agriculture bah qui dans le temps euh se se repose pas sur une seule production. Et bah là, par exemple, on n pas trop de pommes et on a eu du blé. Donc en fait, c'est ça qui qui fait qu'on est résilient dans le temps vraiment parce que on met pas tous les œufs dans le même panier quand même en fait. [musique] Et les solutions, elles sont apportées autrement et elles sont pas forcément apporté au champ sur le produit mais plutôt au niveau de l'écosystème de la ferme. Nos objectifs de base, c'était de maîtriser la charge du travail et de se rémunérer correctement. Donc en fait à partir de ce moment-là, on met ça en priorité. Ouais. Bien sûr, bien sûr.

Et donc l'aspect collectif, il permet [musique] ça aussi quoi. Il permet il permet de faire Ouais. de de se conseiller, de se fer des coups de main. Les visites, c'est [musique] ça nous sert quand même aussi pour que on fasse entendre vos voix et ce qui est fait aussi enfin qui existe déjà pour montrer que c'est possible parce que en fait à l'Assemblée nationale quand même le discours dominant [musique] c'est impossible de faire autrement. le fait, on le fait depuis pas mal d'années et ça marche. Le 29 octobre, [musique] dans le cadre de notre niche parlementaire, nous ferons voter l'interdiction de l'acétamétride et du fluiradifure.

Chaque député devra choisir entre les profits [musique] de l'agrochimie et la santé de nos enfants. Nous, nous avons choisi. Alors, rendez-vous le 29 octobre pour changer la vie.

1:37:29
Non speech

[applaudissements]

1:37:33
Locuteur

Et nous passons à la séquence 3615 Chloé. Alors Hugo Bernalisme me faisait remarquer que sur le Minitel aussi il existait des jeux. Ça c'est juste pour le dire. Mais donc 3615 Chloé ou Adrien Chloé répond à l'ensemble de vos questions. Je rappelle que vous pouvez poser vos questions sur l'adresse mail en campagne 2027.fr FR et Adrien, je te laisse la parole et merci beaucoup Mathile. Merci beaucoup aux camarades.

Alors cette semaine, on a eu un certain nombre de questions qui sont liées au rafraîchissement, c'est l'arrivée du grand froid qui évidemment a une série de conséquences bien sûr pour les manifes gauchistes que vous êtes, mais plus gravement pour d'abord des personnes qui sont sans domicile et je tiens à rappeler ici que le numéro d'urgence sociale pour les hébergements, c'est le 115, même s'il est largement saturé car le gouvernement est en dessous de tout sur ses responsabilités ainsi que pour les personnes bien sûr qui ont un logement et qui se retrouvent dans des situations parfois assez complexes. Alors que on s'enfonce dans l'automne et qu'on arrive bientôt dans l'hiver.

Alors, j'ai retenu quatre types de questions. Je vais prendre des exemples qui peuvent aider, je pense, tout le monde. Une première interrogation qui était intéressante, un peu de démagogie. Quelqu'un qui dit "Je suis locataire en appartement à Vitrie sur scène." Euh, c'est chez moi, c'est chez elle. Avec le froid qui revient, j'ai voulu mettre en marche la chaudière pour chauffer l'appartement, mais elle ne marche plus. Qu'est-ce que je dois faire ? Est-ce que je dois payer les réparations ? Alors, c'est un point important parce que ça touche plein de gens, ces questions de chaudière.

Je rappelle d'abord que tout ce qui concerne des des petits réglages ou des petites pièces sur une chaudière, c'est à vous de payer lorsque vous êtes délocataires. En revanche, si une chaudière est totalement morte, et ben c'est au proprio de payer car s'il y a des grosses réparations, le code civil lui impose de vous remplacer la chaudière. Attention, en revanche, il y a une clause qui peut exclure ça, c'est si vous n'avez pas fait l'entretien annuel et si il y a la chaudière qui tombe en panne parce qu'il y a pas eu l'entretien annuel, alors vous êtes en défaut, on peut vous demander de payer. Donc faites très attention à cela.

Il arrive que parfois des agences ou des propriot tardent un peu ou plus rarement refusent. Au quel cas bien sûr, il faut envoyer un courrier recommander, c'est votre droit et le cas échant saisir votre député lorsque vous êtes à Viter ou à Ville Neuf d'Ask ou à Toulouse bien sûr. Deuxième question qui fait un peu suite parce que c'est un peu près les mêmes ordres d'interrogation. Quelqu'un qui nous demande "J'habite en appartement. D'habitude le chauffage collectif est mis en route à la fin de la première semaine de novembre mais là avec les vagues de froid qu'est-ce que je peux faire ? Alors d'abord, malheureusement, rappelons qu'il n'y a pas date ni température minimum imposée par la loi.

Une date d'allumage, elle est gérée par la COPRO dans son règlement où elle est votée en assemblée générale. Vous pouvez tout de même demander au syndique ou au bailleurs social. Ça mange pas de par de faire une demande. Parfois d'autres seront d'accord avec vous. Ça peut permettre de le déclencher plus tôt. En revanche, pour les logements dont le permis de construire a été déposé après le 1er juin 2001, au titre de l'article 171-11 du code de la construction de l'habitation, il faut pouvoir maintenir une température minimum de 18° au centre des pièces.

Et si c'est pas le cas, vous pouvez prévenir votre bailleur qui doit faire des travaux parce que le logement dans ce cas-là n'est pas jugé décent. Et il y a toute une gradation, c'est question de la descence qu'il faut maîtriser. D'abord, un logement peut ne pas être décent. Je le disais par exemple problème de chauffage. Si euh la conséquence, c'est par exemple qu'il fait froid un appartement, c'est ça le registre de problème. Et ben vous pouvez contacter le proprioot et vous pouvez aussi contacter la CAF ou la MSA si vous êtes allocataire d'une aide de logement, la LF ou LAAL par exemple.

Si c'est pas suffisant, vous avez le droit évidemment d'aller en conciliation dire bah j'ai des droits, ils sont pas respectés. Vous pouvez vous adresser à un consiliateur de justice ou un juge judiciaire. Il y a des signalements qui sont également possibles sur le site signal-logement.gouff.fr. Si jamais on est dans une situation encore plus grave, absence de chauffage qui peut par exemple créer une situation d'humidité excessive. Appartement, il est humide, sa goutte et cetera. Alors, il y a un manquement aux règles d'hygiène et d'habitabilité.

auquel cas vous devez évidemment rechercher d'abord un accord amiable avec le propriétaire ou le bailleur he vous lui signaler parce que parfois il ou elle ne sait pas forcément mais doit intervenir et à défaut vous pouvez envoyer une demande formelle que les travaux soient réalisés puis prévenir la mairie.

Faire là aussi un signalement sur signal-logement.goof.fr préfère et s'il y a 2 mois sans réponse alors et bien vous devez signaler signal logement à nouveau et il vous êtes en droit d'exiger une intervention parce que bah c'est c'est vos conditions d'habitabilité qui sont en jeu et si ça pose un souci de santé que ça peut être le cas un appart qui devient totalement invivable à cet égard vous savez par exemple pour les gamins ça peut provoquer de l'asthme et cetera enfin ça a plein de conséquences sur la santé un appart où il fait où c'est glacial et où c'est humide ben il faut pas hésiter à signaler à l'agence régionale de santé qui est en charge de superviser les problématiques sanitaires quand il y a un problème de salubrité grave.

La mairie est concerné aussi le président de l'éventuel établissement public de coopération intercommunale et c'est également concerné bref je donne un peu toutes les listes de personnes auxquelles vous pouvez vous adresser parce que vous avez des droits à faire respecter. Bien sûr ça ce sont les acteurs dans les institutions directement mais il y a aussi des associations qui font un super boulot à cet égard. Je pense à la Confédération nationale du logement, la CNL, je pense à l'AD également ADIEL qui peuvent vous accompagner dans toutes les procédur, dans toutes les voies de recours pour être sûr d'habiter ben de manière correcte.

Parce que vous payez un loyer, vous nvez pas le droit de vivre dans un todi. Enfin, vous avez le droit mais on vous le conseille pas et vous avez le droit de ne pas vivre dans un todi. Autre registre de question, si jamais par exemple vous êtes pas dans un appart mais une maison, c'est une question qui a été posée. J'habite une petite maison, je me chauffe au gaz, pas de bol, le prix explose. Est-ce que j'ai droit à des aides ? Alors oui, on a le droit à des aides pour l'énergie qu'on soit en appart ou en maison. Le chèque énergie notamment, c'est quelque chose qui existe qui reste malheureusement assez méconnu.

Alors nous ce qu'on défend dans le programme c'est le blocage des prix comme pour le carburant. C'est pas faire d'échec où certains contribuables font d'échec pour les autres. Mais en attendant, je vais vous dire ce qui existe hein. Ouais, il faut faut bien survivre en Macronie avant d'arriver en Mélanchonie dans quelques mois. Donc le chèque énergie c'est quoi ? et un chèque une fois par an qui couvre des dépenses électricité, gaz, fioule ou bois. Ça couvre plus les travaux de rénovation. Avant ça le couvrait mais ça ils l'ont couper les macronistes. Évidemment, une saloperie à faire. Donc ça concerne 5,8 millions de familles mais dont 1 million qu'il ne touchent pas.

Donc il y a plein de gens auxquels il faut parler pour qu'ils aient accès à ce droit. C'est un chèque qui va de alors en 2026 parce qu'ils ont pas donné de nouveau montant, ça allait de 48 € à 277 € selon vos revenus, les besoins, la composition de la famille. En 2027, ça va être envoyé en janvier. C'est censé être automatique dans la plupart des cas. Je dis bien la plupart parce que les à peu près un million de gens qui l'ont pas, c'est qu'ils sont pas dans les cas automatiques. Quand est-ce que c'est pas automatique ? Vous êtes nouvellement actif.

Vous venez de de rentrer sur le marché du travail, d'avoir un boulot et votre situation est pas connue par l'administration, vous allez pas le recevoir automatiquement. Si vous avez déménagé, c'est pas évident que vous soyez toujours enregistré que l'administration a suivie où est-ce que vous habitez. Si vous avez un foyer avec une situation qui vient de changer, il y a par exemple un enfant qui vient d'arriver, ça change les seuils auxquels vous avez le droit.

Tout cela vous euh conduirez, en tout cas je vous invite à vérifier sur le site euh chèqueergie.goof.fr si vous êtes bien éligible et si jamais vous l'êtes à faire la demande pour pas recevoir des mois ou des semaines après et vous retrouvez à devoir payer pendant 2 3 4 mois un tarif d'énergie extrêmement haut puisqu'il est toujours pas régulé. Nous on le mettra en place le tarif régulé, mais vu que c'est maintenant c'est le marché qui dicte, et bien faut pas vous retrouver à subir ça et éventuellement avoir un rattrapage des mois après.

Donc vérifiez votre situation, vous avez des droits et si vous vous êtes plus à l'aise au [raclement de gorge] téléphone, le numéro vert c'est le 0805 204 805. Enfin enfin encore un numéro vert. Encore un numéro vert. Exactement. Bah ils font des numéros verts à défaut de bloquer les prix. Ce serait quand même plus économe de bloquer les prix. On gardez tous du temps. Mais euh dans une dizaine de jours arrive un événement important également de la vie sociale en France, c'est la trève hivernale. Tr i hiveral qui démarre le 1er novembre et qui dure jusqu'au 31 mars 2027. Alors, qu'est-ce que c'est la tré hiverale ?

C'est le moment où vous ne pouvez pas être expulsé de votre domicile quelle que soit la raison, un impayé, une fin de bail et on n pas le droit non plus de vous couper le gaz ni l'électricité. Ça veut pas dire que vos dettes s'accumulent pas. Il faudra pas voir ensuite comment on étale et comment on rembourse. Mais on ne peut pas. vous virer, on peut pas vous couper l'accès à l'énergie. Bref, tout ça, c'est des droits qui sont importants à maîtriser. Si jamais vous êtes en situation d'un pays et en difficulté, il y a les centres communaux d'action sociale. Si si jamais vous êtes pas un maire FN, enfin RN, on dit pareil qui l'a pas fermé.

Et euh vous avez également parfois des fonds deé solidarité logement pardon qui peuvent vous accompagner. Voilà, courage à toutes et à tous. C'est important de mettre ses droits à l'approche de l'hiver pour pouvoir vivre correctement, habiter correctement et aider celles et ceux que vous aimez. [applaudissements] Merci. Merci [acclamation] Adrien Chloé. Alors, il me reste à remercier Adrien Cloué, [applaudissements] à remercier Hugo Bernalistis, remercier l'incroyable public qui était ici avec nous ce soir. Merci infiniment à vous

1:46:26
Non speech

[applaudissements]

1:46:26
Locuteur

et et à vous rappeler quelques dates importantes évidemment. Donc, vous avez compris, le 29 octobre, c'est notre niche parlementaire. Donc suivez toute la journée de 9h à minuit ce qui se passera à l'Assemblée nationale. Ensuite le 6 novembre c'est la sortie de notre programme présidentiel et le 7 novembre vous êtes toutes et tous invités et vous devez toutes et tous venir faire une démonstration de force avec nous au Bourger pour la convention, le grand meeting de présentation de notre programme. Donc ça c'est le 7 novembre. En attendant évidemment, vous participez aux manifestations. Vous prenez soin de vous.

Évidemment, vous n'oubliez pas de convaincre autour de vous plusieurs personnes de voter pour Jean-Luc Mélenchon parce que c'est comme ça qu'on pourra gagner. Et on se revoit au prochain épisode de En campagne. Merci infiniment à vous. [applaudissements]

1:47:27
Non speech

[musique]