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interviewLes Indécis· 14 juin 2026 51 min

LFI, Révolution Fiscale, Union de Gauche et l'Après : Entretien avec Alexis Corbière

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mais que fais-je ici ? Regardez les réseaux sociaux. Je suis un traître, un pourri, un vendu, une ordure.

J'étais même un sioniste lè élections, un raciste, tout ce que vous voulez. J'ai tout pris dans la gueule. Moi, j'ai connu l'époque où être mélanchonniste, ça faisait perdre les mandats plus que ça les rapporter.

Le socialisme n'a pas besoin de surhomme, il a besoin d'hommes sûrs. Et je découvre sans même que j'ai un coup de fil que je ne serai pas reconduit. Donc les les pervers, je vais le dire comme ça de certains de l'appareil insoumis disent que tu as pas été exclu, tu as juste pas été reconduit.

Vous êtes candidat à l'élection présidentielle ? Non. Oui, mais c'est comme si disait c'est pas qu'il est hostille au couscous poulet à condition qu' qu'il y ait pas de poulet, bah il est pas pour.

On peut être utile à tout ce débat sans être soi-même candidat. Si vous permettez la formule, la principale tactique c'est TikTok. Quand nous fondons la France insonise en 2016, le total gauche c'est 44 %.

Aujourd'hui, le total de la gauche oscile entre 28 et 32 %. La justice du quotidien aujourd'hui reste une justice pauvre. Et moi, je suis un insoumis fondateur.

Moi moi j'ai l'impression que moi j'ai pas changé. Bonjour Alexis Corbière. Bonjour.

Merci à vous d'être là. Vous êtes député de la scène Saint-Denis. Ouais.

Mais vous êtes député de gauche. Bah oui. Non, je vous pose la question. [rires] Que fais-je ici ?

Oui, oui. De la gauche. C'est amusant que vous me posiez cette question parce que j'ai revu des archives où vous m'aviez déjà interroié il y a quelques années.

Je vous en remercie. Et on avait parlé de ça. Ouais.

Euh évidemment, je suis un homme de gauche, ça va de soi. Euh et on avait discuté, c'était il y a quelques années sur le fait qu'il faut aussi quand on fait de la politique peut-être pas tout le temps jargonner, utiliser un vocabulaire qui est qui a peu de signification pour plein de gens. Qu'est-ce que je suis ?

Pourquoi ? Je suis pour le partage des richesses. Je pense que j'ai une conception sociale de la République.

On avait aussi parlé de ça d'ailleurs. Le mot de République ne suffit pas de pour pour épuiser la question. Quel type de de République ?

Moi je pense qu'il faut le partage des richesses. La question sociale pour moi est au cœur. Je suis écologiste aujourd'hui car je pense que le le système économique dans lequel nous sommes aujourd'hui est dans une étape nouvelle où il épuise la planète même et met en cause comment dirais-je nos conditions mêmes d'existence.

Et puis je suis attaché à la démocratie. Je suis pour la souveraineté du peuple. Je suis évidemment passionné d'histoire.

J' même fait mon métier et je pense qu'il faut aujourd'hui faire évoluer nos institutions pour qu'elles soient plus démocratique. Donc ça fait de moi je crois un homme de gauche et si pour résumer les choses, il va de soi que j'ai une conception civique du peuple du peuple politique et donc je combats toute forme de racisme. On va revenir sur ce qu'est la gauche mais il y a quelque chose qui m'intéresse dans ce que vous avez dit.

Vous êtes prof d'histoire. Ouais. Comment on fait de la politique aujourd'hui quand on a cette formation et qu'on est prof d'histoire ?

Est-ce que ça joue ? Alors, je pense que ça joue. Euh moi, je suis enseignant, j'ai été professeur d'histoire en lycée professionnel depuis 1995.

J'ai passé mon concours il y a ça va faire quoi ça ? Ça fait 30 ans. Et depuis que je suis député, évidemment, le jour même de mon élection, quelques jours après, le le le recteur m'a signifié que et c'est une bonne chose, j'étais je ne suis plus enseignant.

Donc ça a été mon métier et ça le sera peut-être demain. Alors je pense que quand on est de gauche, il y a on retrouve beaucoup de gens qui sont souvent enseignants. D'abord parce que je pense qu'il y a un attachement à l'école publique.

La République en France historiquement, c'estàdire au 19e siècle, elle s'installe véritablement à travers ces lois un peu sociales mais surtout l'école hein. Je fais pas un cours d'histoire mais 1870 c'est le retour de 3e République. Mais dans un premier temps, la majorité parlementaire est plutôt d'obédience monarchiste et réactionnaire.

Elle veut le retour du roi. Mais vous le savez peut-être les familles royales arrivent pas à se mettre d'accord. Le compte de Chambor est plutôt conservateur, veut que soit le drapeau blanc.

On attend, on se dit il va mourir. On attend 7 ans. C'est le début du Septenaat.

Il y a un homme qui est assez réactionnaire qui doit devenir le premier président. et c'est vraiment ça s'installe la République vers 1882 1886 les lois féries. Ce que je veux dire c'est que il y a un attachement à l'école très fort parce que c'est ça qui va évidemment permettre à être un formidable élément de justice sociale de promotion sociale comme on dit.

Donc ce que je suis en train de dire là, c'est que je pense que quand on est de gauche, on on aime l'école publique. C'est mon cas et ce que j'ai fait dans ma vie euh j'ai passé des études, mes parents n'ont pas le bac et n'avait aucun diplôme d'ailleurs. Euh c'est grâce à l'école.

J'étais pas un élève brillant, mais je veux dire c'est là où j'ai fait des rencontres des professeurs puis après je suis allé à l'université. Donc euh qu'est-ce que je suis en train de raconter là ? Que l'école il faut la défendre.

Elle est aujourd'hui fortement attaquée et l'histoire est une discipline qui est importante parce que quand on fait de la politique et moi je suis pour mettre la question sociale au cœur, les batailles idéologiques et culturelles, elles sont importantes et le pays vers lequel on veut projeter un peuple nécessairement puise dans enfin c'est du moins mon idée dans des grandes hégémonies historiques et montre que ce que nous cherchons à faire est une continuité notamment d'une grande promesse qui s'est exprimée en France à l'occasion de la Révolution française, celle de de l'égalité entre les citoyens, de la liberté évidemment. vraiment de la fraternité pour faire société et je me réclame moi allez dire que c'est un peu prétentieux mais de cette impulsion magnifique de la révolution française et qu'on se souvienne hein article 1 après des siècles de monarchie dans la plus [raclement de gorge] grande monarchie d'Europe qui est la France le fait qu'on dise les hommes naissent et demeurent le et demeure est très important il suffit pas d'être libres et égau en droit est une phrase d'une puissance révolutionnaire qui n'est pas encore épuisée à tel point qu'évidemment on peut se dire facile à dire encore faut-il le réaliser mais ça c'est la gauche C'est très intéressant. Et le métier de professeur, vous avez dit que vous avez passé il y a 30 ans vos diplômes.

Est-ce qu'aujourd'hui les professeurs ils ont la même valeur qu' a 30 ans ? Est-ce que d'abord est-ce qu'on leur donne la même valeur et aussi est-ce que eux vous pensez qu' ils sentent avoir la même valeur aux yeux du système ? Alors le déjà on va commencer par le son des trébuchchants.

Il y a une dégradation [raclement de gorge] des conditions déjà de rémunération incroyable hein. Je j'ai oublié le chiffre. Je crois que on a perdu 20 points par rapport à à aujourd'hui à ce qui était dans dans les années 80 hein de de rémunération.

Il faut comparer les choses. Mais pour le dire plus simplement, on a parmi les enseignants les plus mal payés de l'OCDE quand en 2017 quand j'ai été élu député après 20 ans de métier, je gagnais 2300 € par mois quoi. Bon euh c'est incroyable.

Non, mais objectivement alors c'est un métier qui est alors c'est un métier fondamental, c'est l'avant-garde du combat républicain, c'est eux qu'il faudrait choyer. Il y a plusieurs aspects. Bon, dégradation euh ensuite concurrence du du privé, on voit bien la dégradation de l'école publique euh amène à ce que de plus en plus on a un entre sooiooi qui se fait et on ce qu'on appelle l'indice de positionnement social.

Il y a des études qui montrent que de plus en plus de gens de catégorisés vont mettre leurs enfants dans l'école privée. Il y a une perte de confiance de l'école publique et on a au sein même de l'école publique ce que j'ai appelé aussi ce séparatisme scolaire. Séparatisme scolaire parce que les catégories qui ont un peu d'argent préfèrent mettre les gamins dans le privé qui devient de plus en plus un lieu où c'est il y a un entre soi social.

On comprend pourquoi on le met ses gamins dans le privé. Est-ce que vous trouvez qu'on comprend pourquoi ou alors on s'y intéresse pas, on dit juste ils sont Non mais c'est intéressant parce que je crois bon moi je suis je suis de la laïque et de la social donc effectivement je ne suis pas favorable à l'école privée. Je du moins, on va le dire autrement.

Je suis un défenseur de l'école publique. Après je pense qu'il s'agit pas de jeter des cailloux envers les familles qui mettent leur gamins dans le privé. Il y a une dégradation aujourd'hui de l'école publique.

Indiscutablement on a après c'est ce que je voulais dire c'est que il y a non seulement ce séparatisme scolaire entre privé et public mais au sein même du public il y a du séparatisme scolaire. Ouais. Je veux dire un établissement collège parisien on peut pas le comparer à certains établissements de collège de Saint-Sanis.

On le voit bien et ça amène d'ailleurs des contournements de la carte scolaire et cetera. Donc qu'est-ce qu'il faut mettre ? Moi je pense que ce à gauche vraiment responsabilité, il faut mettre le paquet sur l'école.

On on a dit petit temps mieux rémunérer nos enseignants, revaloriser le métier, les former aussi. Contrairement à ce qu'il dit à une époque, les enseignants passent par leur temps en formation. Faut au contraire davantage les former, les accompagner.

Il y a une évolution euh des techniques. J'en parlais l'autre jour avec un copain qui est prof. Moi, j'ai je suis plus devant les élèves depuis 2017 et bien se généralise pas assez mais des tableaux électroniques que je reg dans les état scolaires où si demain je reviens devant les élèves, faudra que je réapprenne parce que moi j'ai commencé, on faisait des vous savez des transparents, on dessinait des cartes, on les projet avec imprime.

Voilà voilà, ça sentait l'alcool en ce soit tout ça, c'est fini. Donc très bien. Donc il y a aussi permettre comment on aide les enseignants d'un point de vue pédagogique.

Je pense que c'est plutôt bon aussi d'un point de vue pédagogique on pu permettre aux enseignants de sortir de l'immédiaté du cours pour pouvoir se former avec d'autres collègues. On voit bien qu'on a une jeunesse aujourd'hui. Les réseaux sociaux sont extrêmement présents.

Trop présents. Ouais je pense. Oui.

Vous êtes pour l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans comme le président de la République Emmanuel Macron peut le proposer. Je suis pas fermé à à la chose, je vais le dire. Euh euh il y a il y a une violence psychologique, il y a une détresse psychologique de notre jeunesse très forte et les réseaux sociaux sont des vecteurs de harcèlement très forts.

Il y a un sujet où on a une jeunesse qui est captée par cet outil. Euh je le sais parce que moi-même c'est un conflit parfois avec mes propres enfants. Je vois bien comment moi qui suis accro aux réseaux sociaux j'ai oui bien sûr.

Enfin, je veux dire euh d'aller dormir, je suis obligé de Non, mais moi avant de me coucher au réveil et le caractère en plus de je vais appeler ça la chou-fleurisation du truc, c'estàd je sais pas si ça vous fait quelque chose où on prend ça vous fait la même chose, on prend un téléphone, on on fait une recherche et on va chouffleuriser, partir sur d'autres sujets et au bout d'un moment ça peut m'arriver de passer un quart d'heure, 20 minutes de me dire "Mais qu'est-ce que je fais ? J'ai oublié ce pourquoi j'étais rentré. Moi qui suis un un vieux type maintenant qui était de la vieille école où euh la capacité de concentration était n'était pas euh euh perturbé par ça, je vois bien comment la jeunesse aujourd'hui elle est beaucoup sous le dictate des réseaux sociaux.

Donc il y a quelque chose sur lequel il faut apprendre à à débrancher indiscutablement. Mais une fois qu'on a dit ça, faut aussi apprendre et apprendre à notre jeunesse à utiliser les réseaux sociaux. Je crois pas que euh notamment les réseaux, internet, le la recherche d'information doit être un à côté de l'école.

Ce serait absurde. Nous devons apprendre dans notre jeunesse comment on utilise tout ça, comment on se méfie de tout ça. Donc ce serait absurde de dire on va pas en parler et cetera.

Mais euh par contre cette espèce de d'omniprésence permanente euh dans les cerveaux de nos enfants des réseaux avec tous ses pouches, c'est ses alertes et puis même y compris cette captation à des fins marchandes hein bien souvent. et quelque chose de dangereux. C'est c'est marrant ce que vous dites.

Je lisais un article, il y a la Coupe du monde de football qui va commencer et DJ Deschamps racontait comment il parlait à son équipe. Ça fait 15 ans qu'il est là Dier Deschamp. Il a dit "J'ai vu deux trois générations différentes." Et il a dit "Aujourd'hui, je constate que les réseaux sociaux ont baissé le temps de concentration des joueurs et que je dois leur faire une causerie en 5 minutes quand avant je devais la faire en 30 minutes." C'est quand même incroyable.

Non, je crois c'est et et on recevait Laurence Rossignol, je sais pas si vous avez vu sur la chaîne qui disait que les hommes et les femmes politiques se servaient aussi des réseaux sociaux pour refaire leurs interventions et aller capter pour dire il faut être plus efficace. Ça c'est vrai ou pas ? Si vous permettez la formule, la principale tactique c'est TikTok quoi.

Bien souvent. C'est-à-dire que il y a un format dans le débat politique qui est celui de la capsule de la phras. Mais on en avait parlé il y a quelques années, on y revient.

C'est-à-dire que une fois qu'on a dit ça, faire de la politique, c'est tenir compte aussi de la reine dans lequelle les choses se déroulent. Comme parlementaire, moi je suis élu depuis 2017. Euh alors, je suis pas à la page, mais j'ai été un des premiers à se dire que ce qui se passe dans l'hémicycle a parfois moins d'importance que ce qui en sort.

Et comment on le fait sortir ? Voilà, je me rappelle, vous l'aviez dit déjà. Maintenant, faut pas se faire dévorer par le monstre.

Et c'est quoi le monstre ? C'est la simplification de toute chose. C'est ramener tout le débat politique à quelques punchlines.

C'est le choc. parce que tu comprends en provoquant, je latéralise pour ou contre ce que je suis en train de dire et cetera et on amène bien souvent à une succession de choses clivantes qui ne crée pas de l'unité. Moi si je suis venu vous parler aujourd'hui, c'est parce que je pense comme homme de gauche, c'est bien qu'on ait commencé par là, amoureux de mon pays passionnément.

Si j'aime l'école publique, c'est que aussi j'aime la France au sens je trouve que c'est un pays et j'aime évidemment je suis internationaliste mais dans lequel notre histoire est à transmettre. On est une histoire qui a marché devant bien souvent dans la grande promesse de justice et d'égalité qui est une promesse que chaque être humain de la planète recherche et mais je suis inquiet parce que je trouve que la marge des événements peut nous amener notamment dans la prochaine élection qui vient à subir une pire défaite et que mon camp celui de la gauche et des écologistes mériterait d'être uni face aux échéances qui vient parce que la division risque de nous coûter la victoire. Alors, rien n'est perdu.

On est à 1 an de l'élection présidentielle mais ça m'a amené à des évolutions stratégiques au sein de ma famille politique. Dernière fois qu'on s'était vu, vous étiez euh euh à France insoumise. Ouais.

Vous êtes quand même un visage vous étiez un visage très connu auprès de Jean-Luc Mélenchon. H hier, moi j'étais au meeting à Saint-Denis, je vous ai pas vu parce que vous avez quitté Jean-Luc Mélenchon. Enfin, vous l'avez quitté ou vous a demandé de partir.

Non, moi j'en ai été exclu. Moi, j'ai alors là-dessus, il y a il y a déjà une explication et s'il y a des insoumis qui vous regardent parce que je j'en ai été exclu. C'estàd qu'est-ce que j'appelle exclu ?

C'est-à-dire que vous avez subi une purge quelque chose voilà c'est-à-dire que on a essayé à partir de 2022 de mener une discussion au sein de la France insoumise sur des questions stratégiques. On avait fait après 2022. Après 2022, c'est la deuxième fois que Marine Le Pen était au second tour.

Jean-Luc Mélenchon n'avait pas réussi à accéder au second tour, mais deux fois que l'extrême droite était au second tour et l'extrême droite progressé. Et on a considéré qu'il y avait un tournant stratégique à faire qui faisait que nous avons été parti prenant de ce qu'on appelait à l'époque la NUPES. C'était pas encore le nouveau Front Propulentire mais c'était la nouvelle union populaire écologique et sociale.

Un accord en fait avec les socialistes, communistes, écologistes et cetera qui avait été bénéfique parce qu'on avait fait augmenter très significativement le nombre de députés et on avait permis pour la première fois que le président de la République élu Emmanuel Macron soit minoritaire siôt son élection au sein de l'assemblée. En tout cas, pas de majorité absolue. Voilà.

Donc cette stratégie, j'étais pour la continuer. Alors il y avait des gens hostiles à la continuer au sein du Parti socialiste. L' droite du Parti socialiste disait il faut pas continuer.

Mais le désaccord, c'est que j'ai senti aussi euh de la part de la France insoumise qu'il y avait une volonté de dire on va pas se laisser enfermer dans ce cadre parce que si ce cadre existe, faudra avoir une discussion sur qui est celui ou celle qui porte nos couleurs à l'élection présidentielle. Et donc ça amené à ce que les uns et les autres, je dis bien les uns et les autres cré multiplier les tensions pour que ça éclaté. Moi j'étais pas d'accord.

En 2024, quand il y a la dissolution euh je veux dire j'ai réuni les gens euh de chez moi, Montreuil et Bagnol et mi-temps sont pour que je sois candidat et je découvre sans même que j'ai un coup de fil rien que je ne serai pas reconduit. Donc euh les pervers, je vais le dire comme ça de certains de l'appareil insoumis disent que tu as pas été exclu, tu as juste pas été reconduit. Voilà.

Donc j'aimerais qu'on me prenne pas pour en con. Il y a pas écrit Google. Oui.

Un appareil qui s'autorise sans même consulter les militants de débarquer, je sais plus combien était 6 ou h8 députés. Juste j'en tire pas titre de gloire. J'étais juste au côté de Jean-Luc Lélenchon depuis 29 ans.

On aurait pu juste me passer un coup de fil pour me dire "Tu es un pourri, mais on va t'expliquer pourquoi." M'expliquer que ce que j'aurais fait, c'est parce que j'aurais discuté avec des gens Oui. qui composaient la NUPES pour que la NUPES se maintienne.

Oui, c'est une banalité. J'informe les naïfs que tout le monde parle, y compris les dirigeurs actuels de la France insouise parlent avec le PCPS et Colo. Il y avait aucun complot de ma part.

Il y avait juste que je ne cessais de répéter au sein du groupe et publiquement, nous devons maintenir la ligne de l'unité parce que si nous sommes divisés, nous risquons de perdre. Voilà ce que j'ai porté. personne.

Il y avait tout le monde savait que je portais ça. On me le reprochait d'ailleurs. Et là on on va me dégager sans même m'expliquer en me couvrant de calomni par toujours pas eu d'explication.

Non, toujours pas. Vous avez jamais reparlé à Jean Mélenchon ? Non.

Non, vraiment jamais. Jamais. Non non non jamais.

Ce qui après je dire c'est quand même vertigineux mais on en est là. Mais parce que partout quand on connait votre relation, on sait que vous étiez très proche. Mais comme dirait l'autre c'était Spinoza. ni rire ni pleurer, comprendre les affects, ils sont nombreux dans tout ça.

Mais mon la discussion que j'ai voulu porter au sein de la France était celle du maintien de ce que je pouvais appeler une stratégie de front unique, d'unité de la gauche et des écologistes parce que le moment politique dans lequel nous sommes aujourd'hui en 2026 est un moment particulier inédit de notre histoire politique où l'extrême droite peut l'emporter par les urnes lors de la prochaine élection présidentielle. Donc qu'est-ce que je suis en train de dire ? Je suis en train de dire que j'observe quand j'ai été élu député, on vient d'en parler en 2017, ils étaient six députés, h mais assez rapidement h députés liés à Marine Le Pen.

Je ils étaient h tout rien même pas capable de faire un groupe. Ils sont 85 en 2022 150 aujourd'hui avec les les sciotistes euh à l'Assemblée nationale. Là on vient de parler des municipales, ils ont gagné près de 70 villes aux élections municipales.

Là où ils ont des élus sortants, ils font 63 % au premier tour. Je suis originaire de Bisier, je peux en parler mais Perpignan et cetera. Donc il y a et non seulement il y a cette progression de l'extrême droite, elle Marine Le Pen a fait 13,5 millions de voix au 2e tour de l'élection présidentielle.

Il y a aussi une porosité entre l'électorat de droite traditionnelle et l'électorat d'extrême droite hein, je veux dire qui peut voter l'un pour l'autre et un rejet commune. Alors à partir quelle stratégie on doit bâtir ? non pas de ramollir notre programme, mais peut-être de créer les conditions qu'on ne soit pas si répulsif sur certains secteurs un peu un peu centristes.

Aller chercher un électorat populaire abstentionniste, oui, mais aussi créer les conditions que tel que c'était historiquement, c'est pour ça que je parle d'une période nouvelle, il y ait en cas de confrontation vis l'extrême droite le réflexe sain des démocrates de dire je préfère voter pour la gauche que pour l'extrême droite. Et ça c'est sérieusement abîmé. Non mais c'est hyper intéressant parce que vous êtes candidat à l'élection présidentielle.

Non non mais sûr vous êtes pas mais on peut être fortement utile à l'élection primire on va en parler de la primaire potentiellement on peut être fortement utile dans ce débat vous voulez pas répondre ah non mais je réponds je ne suis pas candidat ce que je veux dire c'est que on peut être utile à tout ce débat sans être soi-même candidat je suis d'accord avec vous mais mais là vous avez quand même l'air d'avoir des idées assez claires dans ce que vous nous dites je suis pas le seul c'est un peu la question qu'on se pose à [rires] gauche quand on regarde la proposition de la primaire de la fin de la primaire puis de la double primaire bon bref ce que je veux vous dire par là c'est que votre discour il est simple c'est de se dire, il faut qu'on batte le l'extrême droite, si j'ai bien compris avec tous les moyens possibles en étant uni à gauche. Demain, pardon vous posez la question mais je suis obligé de vous la poser. Si Jean-Luc Mélenchon est celui qui est capable d'unir à gauche, il est quand même à gauche Jean-Luc Mélenchon, bien sûr, vous irez voter pour lui ?

Bien sûr, mais si c'est demain le vote de Jean-Luc Lélenchon qui appelle qui empêche la victoire de l'extrême droite, je serai le premier à aller voter pour lui et appeler à voter pour lui. Mais il faut un premier tour mais maintenant voilà, c'est intéressant. J'espère que ceux qui me suivent là, je suis pas en train de faire la langue de bois mais la politique Non non mais la politique c'est là on se parle au mois de juin 2026 ma tâche à l'heure actuelle c'est pas d'annoncer ce que je vais faire si ça marche pas parce que moi-même en mon menant je ne sais pas totalement vu que le paysage politique je pense va évoluer.

Je me trompe peut-être on pourra se rediffuser l'émission pour voir. Je pense que malgré tout la le paysage tel qu'il est présenté en juin et ce qui va avoir lieu vers décembre-janvier ne sera pas le même. Il y a plein d'inconnus.

Est-ce que vraiment Raphaël Bluxman sera candidat ? Honnêtement, moi je pense qu'il y a des moments, c'est possible que ce personnage par exemple ne le soit pas. Est-ce que vous pourriez être avec Rapha GL aujourd' choisir une personnalité ?

Alors si je réponds simplement à cette question, je suis pour un candidat qui est sur le périmètre programmatique de ce qu'était le nouveau fond populaire et monsieur Gluxpan a la particularité d'être hostile au nouveau fond populaire. D'accord. Donc je pense qu'il ne peut pas être ce candidat.

Voilà l'instant si on est tout à fait exact il est hostile au nouveau Front populaire avec la France insoumise intégrée dedans étant donné plus il y a plus la France insoumise oui mais c'est comme si disait c'est pas qu'il est hostile au couscous poulet à condition qu' qui a pas de poulet bah il est pas pour tu vois ce que je veux dire donc si on est dit je suis pour le nouveau Front populaire c'est la France assomis la France assomise s'est mis hors jeu vous aussi vous êtes hors je non mais la question on pourrait revenir et faire une émission spéciale sur la responsabilité pourquoi moi je je dis actuellement que je suis pour l'unité avec tout le monde des insoumis jusqu'au parti socialiste hein si qu'on m'entende bien tout le monde parce que nous avons réuni 9,2 millions de voix en juin 2024 et je vais faire une déclaration solennelle. Si on veut être président de la République, faut réunir près de 16 à 17 millions de voix. Donc fou celui qui croit que ça commence par la division pour pouvoir gagner.

D'accord ? Petit et Jean-Luc Pelenchon qui avait fait une belle campagne 2022 a réuni 7,7 millions de voix. Mais je dis s'il y a des insouis qui nous regardent les amis, c'est très beau 7,7 vous dites on va refaire le truc mais si vous voulez gagner et l'objectif de la présidentielle qui vient pour quelqu'un qui est de gauche, c'est pas de faire un bon score, c'est de créer les conditions s'il est au second tour de l'emporter parce que son adversaire sera l'extrême droite sans aucun doute.

Donc si on on veut gagner, il faut rassembler 17 millions de voix. Et 17 millions de voix, ça pose non seulement la question du programme et la question de la stratégie, c'est-à-dire de la capacité à agréger des gens qui sont pas nécessairement avec vous, mais qui acceptent notamment face à la menace d'extrême droite de voter pour vous. Vous voyez à quoi je veux en venir.

Donc commençons à l'heure actuelle. Au moment où nous nous parlons, pour l'instant, la gauche est divisée, je le regrette avec certaines personnes. Nous, on a monté ce qu'on appelle le Front populaire 2027. qu' y a la personnalité de Lucy Casté qui avait été notre potentiel premier ministre si la démocratie avait été respectée qui est là les écologistes euh le mouvement que j'ai créé qui s'appelle l'après dans lequel il y a Clémentine Autin, Daniel Simon Rel Gtin qui serait potentiellement candidate.

Voilà, Clémentine est candidate et elle porte nos éléments programmatiques. Il y a François Ruffin, il y a des amis de génération, il y a Tondelier et cetera. Donc ce que nous souhaitons c'est que se mette en place un processus démocratique qui pourrait dire voilà on prend l'engagement qu'il n'y aura pas plaor de candidature et division, on tend même vers une candidature unique et on se dit depuis le début que si on fait ça si on dit qu'on prend l'engagement de ne pas participer au désordre général, on peut essayer d'agréger toute une série de force et pourquoi pas convaincre et pourquoi pas même puisqu'on parle de Jean-Luc Lonchon les insoumis qui à l'heure actuelle sont effectivement sans doute un peu galvanis par leur meeting d'hier mais je dis les amis ayez l'expérience et le calme des vieilles troupes et réussir un beau meeting ne règle pas la question des rapports de force dans la société dans le passé vous aviez réussi de très beau meeting l'extrême gauche des années 70 faisait des meetings incroyable pour ceux qui ont la mémoire d'Alain Crivine ça dit peut-être quelque chose d'ancien la LCR les trotskis se rassemblaient des milliers de gens et faisaient peu de voix aux élections aux élections qui avaient lieu.

Ce que je suis en train de dire, c'est que le fait qu'il y ait une physionomie de militants insoumis, très militant, engagé, qui se déplace, qui va au meeting est indiscutable et c'est bien, c'est utile dans le combat qui vient. Mais j'invite chacun à ne pas être grisé et à comprendre les rapports de force qui traversent la société. C'est-à-dire que aujourd'hui la gauche additionné et c'est ce que je voulais dire, c'est un changement profond.

Moi qui étais à la fondation de la France insommise avec 2016. Quand nous fondons la France insommise en 2016, le total gauche c'est 44 %. Aujourd'hui, le total de la gauche oscile entre 28 et 32 %.

Et vous savez alors c'est vous me donnez la transition parfaite, c'est fait pour Non, c'est votre métier, on dirait. Euh non, mais en réalité c'est exceptionnel ce que vous venez de dire parce que c'est vrai, 44 %, aujourd'hui on est à 30 %. La gauche, elle a laissé tomber qui dans tout ça ?

Pourquoi il y a 15 % à peu près de vos votants qui étaient qui vous appartenaient qui sont partis au RN quelquefois ailleurs, je sais pas où, chez Macron peut-être. Et aujourd'hui, comment vous allez faire pour les récupérer ? Déjà, je débque un truc.

Moi, je crois pas, mais ça vaut le coup. Si vous avez un jour, on peut faire une émission que là-dessus. L'électorat Ren, cette légende de l'électorat de gauche qui passe au R.

Non, non, mais je parle électorat populaire, l'électorat populaire qui vote RN, moi j'ai envie de dire c'est plutôt un électorat populaire traditionnel de droite qui désormais voter Rennen. Vous savez en France faut pas avoir une vision mythique des travailleurs hein. Je veux dire le gaulisme, ça a longtemps existé.

Il y avait un électorat populaire gauliste, d'accord, de droite qui pour des tas de raisons, il aimait pas les communistes, il aimait pas les syndicats, ils étaient parfois confessionnellement très engagé notamment dans la religion catholique. Ils avaient une image du général de Gaul, du sauveur de la France. Bref, cet électorat populaire de droite, d'accord, qui existe hein, même en en je crois en 81, il y a 30 % des ouvriers employés qui votent Giscar.

Faut pas croire que tous les gens, bon bref, cet électorat, la droite a totalement perdu son électorat populaire et cet électorat populaire de droite, il est rassemblement national. Et le vote, vous pensez pas qu'il y en a qui alors après, qu'est-ce que c'est qui s'est produit ? Bah, il y a eu aussi des fortes déceptions, on peut dire trahison, capitulation, euh tout ce que erreur.

Mais enfin, quand la gauche a été responsabilité, c'était le notre point de départ de discussion. Est-ce qu'il suffit de dire de gauche pour que disent "Ah ouais, François Hollande, les socialistes à responsabilité, ça fait pas rêver toute une sériance, ça a ça a blessé. Ça nous a fait perdre un électorat".

Il y a un électorat qui était capté à une époque sociologiquement euh et politiquement par le Parti socialiste qui a fait les belles heures du macronisme dans un premier temps. Ça existe aussi hein, les classes moyennes supérieures, diplômées qui aiment pas le racisme et qui ont très européens. Ils ont pu voter Macron.

Où vont-ils aller désormais ? Ça aussi c'est un enjeu. Enfin, vous voyez, c'est c'est tout ça aussi.

Il y a eu de l'absentionnisme dans certains secteurs qui augmenté. On a quand même des élections qui sont souvent marquées par une progression de l'abstention. et sait pas l'évaluer cette abstention.

Malheureusement, on ne sait pas l'évaluer. Déjà, on sait la constater. Ce que vous voulez dire là, vous avez raison, tiens, je fais passer un message, c'est que attention euh ça s'adresse pas à vous, mais vous allez comprendre à qui je m'adresse cette vision rêvée que quand l'électorat abstentionniste va venir, il va voter à gauche.

Quand les abstentionnistes viennent voter, on observe qu'ils se répartissent. Peut-être parfois l'électorat que je connais bien Seni dans les quartiers va voter plus à gauche, mais en France, quand le niveau de participation augmente, ça vote aussi extrême droite, hein. Nous ne racontons pas d'histoire.

Donc là aussi, voyez le problème dans lequel on est. Donc je suis pas en train de dire qu'il faut rester enfermé dans l'espace des 30 % de la gauche. Je suis en train de dire évitons la surdivision de cet espace en se balançant des calomnie les uns les autres au visage en en démoralisant notre camp en en considérant que c'est uniquement la fraction la plus radicale de l'électorat de gauche qu'il faut mobiliser.

Et là je m'adresse par rapport à ce que fait aujourd'h Jean-Luc Lenchon avec un certain talent mais c'est la gauche la plus radicale. C'est très bien. Mais est-ce que c'est ça qui va chercher une majorité ?

Attention, je vois bien comment il y a une manière parfois de s'adresser à nous, y compris le fait de dire "Alors la primaire c'est finie. D'abord, j'annonce qu'elle a pas commencé. Je sais pas si elle est finie, mais elle va pas elle a pas commencé.

Je souhaite qu'il a lieu un processus qui permet de nous rassembler et ce processus ne pas ne pourra pas être seulement l'idée que ralliez-vous à moi parce que je suis le plus fort. Ça marche pas comme ça parce que au-delà vous pouvez raller si vous voulez des personnalités à la ramasse qui cherchent un mandat. Mais la question c'est pas ça.

Enfin du moins, j'espère que dans leur idée c'est pas ça. Comment tu agrèges des électorats qui peut-être ont été euh refroidis par l'évolution puisque là je suis en train de parler de la France insoumise récemment ou dans comment tu agrèges des gens qui disent OK il faut l'unité et ça ça doit passer par comment dirais-je une capacité vraiment à agréger programmatiquement politiquement une silhouette particulière qui n'est pas une une force surelle et dominatrice qui dit à tout le monde ralliez-vous à moi parce que sinon vous êtes des traites mais qui crée les conditions de ce rassemblement donc On est loin de tout ça à l'heure actuelle. Je dirais la difficulté face à laquelle nous sommes reste présente.

Comment on crée les condition d'être au second tour et comment au second tour on gagne. Et je termine sur une dernière désaccord, pardon, je fais beaucoup de c'est que un des désaccords, j'aimerais pouvoir en parler avec les insoumis, c'est qu'il pensent que le ticket d'entrée, je Vous parlais pas avec eux ? Non.

Ben non. Aucun. Bah pas avec la direction.

J'ai beaucoup encore d'amis dedans. Mais la direction, regardez les réseaux sociaux. Je suis un traître, un pourri, un vendu, une ordure.

J'étais même un sioniste lors des dernières élections, un raciste, tout ce que vous voulez. J'ai tout pris dans la gueule. Le pire des hommes, le pourri absolu, le traître Yago, le traître de de bon de la part de gens qui venaient me faire la leçon que je n'avais jamais vu auparavant dans les campagnes à l'époque où c'était difficile d'être mélanchoniste parce qu'aujourd'hui c'est facile hein, ça rapporte, on peut être élu.

Moi j'ai connu l'époque où être mélanchionniste ça faisait perdre les mandats plus que ça les rapporter hein quand nous quittons le parti socialiste. D'accord. Donc il y a beaucoup de gens aujourd'hui qui parlent fort que je n'ai pas connu à nos côtés quand il s'agissait de sortir de la tranchée avec peu de troupe.

Je vois tu vois il y a des personnages ça m'amuse. Je vois même qu'il y a même des anciens macronistes, des putés macronistes qui viennent aujourd'hui me nous faire la leçon. Bon passons qui sont passés chez Mélenchon, ça me fait rire.

On sait kiff c'est [rires] tu vois. Non mais bon, il a le droit pas 36 non mais il a le droit mais comme il a le droit franchement mais comme il est un peu arrogant des fois y compris contre moi il y a des moments je me dis pas que contre vous vous inquiétez pas visàis de nous les journalistes quelque fois il me dis bon qu'est-ce que j'étais en train de dire que là aussi là où il y a quelque chose de politique de sérieux à discuter c'est est-ce que le ticket d'entrée au second tour sera bas le camp de la droite et du bloc central soucieux de ses intérêt et conscient de ses intérêt va se rassembler déjà soit organiquement j'ai envie de dire parce que au bout d'un moment et je l'entends Édouard Philippe Gabriel Atal moment donné on niira pas jusqu'au bout si ça prend pas et s'ils le font pas de manière politiquement il y aura un vote utile aussi dans ce camp là et donc ça ça amène quoi pour est-ce que si on me suit j'espère qu'on me comprend que sans aucun doute que le ticket d'entrée sera à plus de 20 % sans aucun doute voir même à 22 24 % comme la dernière réion comme la dernière fois Emmanuel Macron avait bénéficié rappelez-vous he Valérie PCR elle commence à 11 12 elle termine à 4 même 17 je regardais ce matin elle commence à 17 elle d'cord donc tout ça pour dire que ça va malaxer ça va malaxer un peu partout mais ça va malaxer là aussi avec un possible bloc central qui soit haut. Donc si nous on continue à se puncher la gueule, à se dire les pires choses, à ne pas créer les conditions de l'unité, à ne concevoir l'unité que comme un ralliment, ça risque de ne pas avoir lieu et ça risque de nous amener dans le décor.

Deuxièmement, je le dis eh oui non mais si on subit une défaite et que l'extrême gagne, ne croyez pas que c'est une bande de baltring qui va être dégagée la fois suivante. L'extrême droite quand elle est en responsabilité, elle travaille politiquement, culturellement, idéologiquement le pays et y compris l'électorat premier qui est l'honneur de la France insoumise bien souvent issu de l'immigration, sensible au racisme, sensible à la question des insultes contre l'islam à juste raison, sera la première victime d'une victoire de l'extrême droite. Donc, j'invite tout le monde à se dire est-ce qu'on pourrait pas redevenir raisonnable et se parler en toute franchise ?

Vous êtes optimiste, hein, je suis désolé, j'ai envie de revenir sur une phrase que vous avez dit "On m'a même traité de sioniste." Ouais, ça c'est la radicalité à tous les sens. C'est-à-dire qu'on vous a même traité de sioniste.

Sioniste à la base, c'est un gros mot à la base, vous qui êtes prof d'histoire. Non, le sionisme c'est un on va est-ce que vous m'autorisez à dire que c'est un nationalisme juif qui né dans l'Europe du 19e siècle lorsque les juifs d'Europe sont particulièrement victimes d'antisémitisme et considèrent c'est une des réponses. Il y a différentes mais ce que je vous dire pas c'est que on en a fait un Non non mais on va faire simple ceux qui écrivent ça parce que là aussi le débat est passionnant certains considérant sans doute dans leur explique que j'étais un soutien à la politique actuelle de Bengermain Netaniaahou mais non mais ce que je peux vous dire c'est sur la radicalité de la société c'est vrai qu'on a on a pris des mots et on en a fait des gros mots.

Est-ce que je peux dire ça moi ou pas ? Oui oui oui oui mais bien sûr bien sûr bien sûr. Est-ce que c'est c'est ça la nouvelle politique pour convaincre il faut il faut taper fort et et mettre des marqueurs qui n'étaient pas de marqueurs négatifs qui le deviennent.

On en revient à la discussion de tout à l'heure, c'est qu'on est dans une société de formatage de la scène médiatique. C'estàd que moi quand j'ai commencé à faire à faire un peu de média il y a 10 15 ans, j'appelais ça la bféminisation du nom de la chaîne des débats. C'estàd qu'on vous invite "Allô monsieur Corbia, vous êtes disponible, venez, il y a 10 minutes he on va mettre à vous face à vous un adversaire et cetera." Mais ça c'était encore un format qui est quasi luxueux par rapport au format actuel où ce qui compte c'est comment tu fais une capsule de quelques minutes.

Donc alors ça veut pas dire que malgré tout ce que les gens recherchent en vérité faut pas prendre les gens pour des cons. Les gens aiment les contenus et ce qui marche aussi sur les réseaux c'est quand des femmes, des hommes, des intellectuels, des philosophes, des historiens développent. Moi je vois he c'est ça qui marche.

Mais on est quand même malgré tout dans l'immédiateté du truc. la formule choc, la formule simpliste, tu es pour ou contre et cetera et toute capacité de nuance dans le débat devient très compliquée. Bon voilà, en gros quand je dis que je suis pour l'unité, on me dit "Ouais, tu es pour te vendre au Parti socialiste." Quand je dis il faut trouver un candidat commun, tu veux soutenir François Hollande ?

J'observe ça quand je dis bah le 7 octobre, ouais c'est des actes terroristes et ce serait bien. Moi je suis pro palestinien, je pense qu'il y a un peuple méprisé, humilié qui doit avoir droit à une terre et qui est une des grandes victimes de l'histoire aujourd'hui. Bon mais quand tu dis le 7 octobre, l'horreur de ce qui a eu lieu doit être clairement définie.

À ce moment-là, on me dit "Ah non, on peut pas dire le mot terroriste." Bon, j'observe que même depuis la France l'a utilisé un an plus tard. Mais bon bref, on on s'est boxé sur des sujets qui a plus de nuance plus de nuance en disant enfin voilà donc et on a fait cette question-là qui est une question sensible mais mais très forte parce que la jeunesse a juste raison c'est indigné de la situation ignob que le gouvernement d'extrême droite deou a infligé au peuple palestinien.

On a quand même eu nombre de de de d'instances internationales qui ont considéré qu'il y avait des risques génocidaires et cetera. Enfin bon, c'est une horreur absolue euh mais on a voulu simplifier le débat et je dis même qu'il y a eu une volonté souvent d'utiliser cette questionlà pour fracturer ce qui était le nouveau Front populaire. Vous l'avez constaté vous ?

Oui, bien sûr. Bien sûr. Bon, donc attention, c'est des sujets, moi je pense qu'en plus enfin voilà c'est des sujets très importants et il y a une chose qui est les intérêts du peuple palestinien.

À mon avis, la solidarité internationale passe par l'idée qu'il faut créer un front large de solidarité plutôt que d'en faire parfois un argument politicien pour délimiter la gauche en disant les vrais les faux, il a les machins et cetera. Tout ça pour dire que ça m'est tombé dessus, je ne sais pas pour quelle raison d'expliquer que j'aurais manqué de vigueur de soutien au peuple palestinien. Ce qui n'est absolument pas vrai quand on vous écoute depuis le début de votre lutte euh de de fin de votre lutte si je pour parler du social en France. en France.

Euh la gauche, elle a laissé tomber quand même des gens de son électorat de base. Mais cher monsieur, si vous arrivez à faire ce que vous voulez, l'Union et que la gauche est élue, qu'est-ce qu'elle fera ? On premier ira voir qui d'abord ? les travailleurs, personne ne gagnera dans ce pays s'il n'embarque pas avec lui la ce qui est la majorité de la population active les ouvriers employés he je veux dire la classe ou n'a pas disparu, elle est toujours présente et avec ce qu'on appelle les employés c'estàd n'ayant pas une vision du 19e siècle de l'ouvrier musclé autour de sa machine mais il y a des gens qui travaillent extr je veux dire de leurs main travaillent difficilement qui sont mal rémunérés et bien souvent même si on rentrez dans le détail le statut d'ouvrier est parfois mieux rémunéré et correspond plus à une situation qualifiée d'employé où il y a vraiment une forme d'ultra précarisation Enfin, les salariés sont aujourd'hui très importants.

Le salariat n'a jamais été aussi important en vérité. Et il n'y a pas de victoire de la gauche s'il n'embarque pas avec lui une grande majorité du salariat. La gauche, c'est le parti aussi du salariat, de ceux qui vendent leur force au travail pour vivre, qui ont un statut et cetera.

Qu'est-ce que je suis en train de dire ? Que la première question, évidemment, si nous arrivons en responsabilité, c'est qu'il y a une amélioration des conditions euh ne serait-ce qu'il faut que le travail paye. Le gouvernement, il appuie sur une manette, augmentation du SMIC.

Moi, j'ai porté en 2022, j'ai vu que Jean-Luc l'a repris mais c'était pour le SMIG à 1700 € net. D'accord. 2000 € brut.

Oui, c'était au moment du de la NUPES que vous avez porté ça. Oui, voilà. Voilà.

Et on avait pas pu le présenter à l'époque. Il y avait d'autres textes qui avaient été choisis. Mais mais très bien euh à partir du moment de cette impulsion qui est donnée, il faut réunir une conférence salariale que le gouvernement arbitre mais en faveur évidemment du monde du travail, patronat, salarié, travailleur et pour dire il faut aussi que qu'il y ait un phénomène d'augmentation des salaires qui permettent d'augmenter tous les salaires.

Bon, je rentre pas dans la technique, on pourrait le faire, ça c'est une chose mais je veux dire les choses cach doit prendre à bras le corps la question fiscale. C'est pas un à côté, c'est majeur. Il faut une révolution fiscale dans ce pays.

Aujourd'hui, il y a une accumulation de richesse par une minorité de manière insolente dans une concentration qu'on a jamais vu. Les 500 personnes les plus riches de ce pays possèdent 44 %, l'équivalent de 44 % du PIB. D'accord ?

C'était 6 % 1997 et je crois 20 % quand Emmanuel Macron est arrivé en responsabilité. Comment faire alors ? Ben la question fiscale, disons-le simplement, je vais utiliser un truc dont vous avez déjà parlé.

Quand par exemple l'économiste Gabriel Zucman nous dit qu'il y a en plus un effet qu'en haut de la pyramide, les ultra riches, ceux qui gagnent plus que 100 millions en fait payent moins d'impôts, l'impôt devient dégressif. On pourrait très bien engager une révolution fiscale, la taxe Zucman qui amène à ce que 1 % de des fortunes ramènerait dans les caisses de l'État. Je le chiffre parce qu'on est près on est près de 20 milliards.

Est-ce qu'on pourrait pas avoir quelque chose où on passe de 14 tranches d'impôts où l'impôt devient effectivement pour les plus fortunés davantage participatif ? Que tout le monde se rassure, ceux qui gagnent en dessous de 4000 € par mois verront leurs impôts baissés mais effectivement au-dessus de 4000, 5000, 6000 € il faut commencer à des tranches progressives. C'est intéressant parce que vous parlez de révolution fiscale.

Oui, c'est révolution de de notre modèle. Alors dans ces cas-là, pas que fiscal. Non mais ce que j'appelle par révolution fiscale, c'est parce qu'en France, on n'a pas peur du mot révolution.

En France, en France, la fête nationale, c'est le 14 juillet, c'est on est un pays révolutionnaire. Ce que j'appelle révolution, c'est pour dire faut y aller, faut le dire au peuple français. Voilà.

Mais mais partout dans ces cas-là, pourquoi ? Pourquoi que fiscalement ? Non, parce que ce que je suis en train de dire, c'est que moi je veux je suis pas là pour vendre des cravates.

Je défends quand je dis qu'il faut mettre le paquet sur le service public et j'en sur les profs, ça passe par des moyens. Là, on parle à un moment où il y a le drame de la petite Liana. Horrible.

On peut l'enquête va avancer mais quand même je je peux dire que la justice elle est sous dotée de moyens dans ce pays et que c'est facile de passer à la télé ministre de la justice et dire des têtes vont tomber, vous allez voir ce que vous allez voir sans perdre de vue que nous sommes un pays si on a une comparaison européenne où le nombre par habitant on est aujourd'hui à 11 juges 11 par pour 100000 habitants alors qu'on est à 20 au niveau européen et on pourrait et la gendarmerie aussi. Donc ce que je veux dire c'est que si on veut dire voilà aujourd'hui il faut le service public qui est l'outil pour la justice sociale pour la justice tout court d'ailleurs pour euh l'école et cetera, il faut lui donner les moyens. S'il y a pas de nouvelles recettes, vous faites du baratin.

Donc et je pense que les gens et même je vais dire allez soyons fous même les plus fortunésord pourrait se dire ben moi j'ai envie de vivre dans un pays dans lequel il y a plus de justice. Si c'est le désordre général, le sentiment de payer pour rien ou je sais pas quoi, personne participera. Et je pense que donc la gauche, elle doit prendre cette questionlà tranquillement et dire voilà, il y a trop d'injustice et et ne pas opposer les uns aux autres.

Bien sûr, je suis complètement d'accord avec ce que vous dites. Je trouve que on fait pas preuve de bon sens entre guillemets où on n'explique pas les choses aux français et où on leur dit juste faut payer et puis après ils se plaignent parce qu'ils ont pas assez. Ouais.

Puis on a eu depuis 2017 avec Emmanuel Macron une baisse de la fiscalité suppression de l'ISF, flat taxe et cetera qui a amené moins de recettes de l'État. On a affaibli l'État et aujourd'hui Emmanuel Macron se tourna les français en disant la dette est habissale. C'est la raison pour laquelle il faut encore plus affaiblir l'État hein.

Quand je dis parle sur la justice quand je vois que ce qui est prévu dans le prochain budget là pour l'année prochaine c'est 411 millions de moins dans le budget justice une des conséquences d'affaiblissement du service public. Il faut quand même dire que c'est soit Emmanuel Macron que le budget de la justice n'a jamais autorévolué aussi. Je peux faire le distingo ?

Sauf que le budget justice comprend aussi la question pénitentiaire. Oui. Et que mais mais les survivants pénitentiaires ont été augmentés aussi sous ce mandat.

Sans doute. Mais ce que vous voulez vous, moi si demain vous avez un contentieux monsieur ou madame doit divorcer madame est frappée par son mari. Non mais on en vient à discuter du fait qu'il y a 8 millions de plaintes.

C'est ça dont on s'aperçoit. 8 millions de plaintes aujourd'hui qui attendent. Le ministre de la justice vient d'annoncer qu'il y a 70000 plaintes qui concernent des enfants de violence sexuelle faites sur enfant qui sont dans l'attente.

Mais vous et moi tout le monde ça nous prend à la gorge. Et ça c'est pas parce qu'on a des gens qui foutent rien dans les tribunaux ou que dirait enfin il y a peut-être après une erreur humaine dans le cas dont on parle. J'entends dire qu'une maman qui a un an app à porortter plainte quand elle rappelait la gendarmerie pour savoir où çaan on l'a envoyait promener.

Ça ça met en colère. Mais c'est aussi une réalité de de l'affaiblissement de la justice qui a eu certes des petits moyens en plus mais beaucoup gar à l'illusion d'optique. On a donné des moyens plus de place en prison mais on n' la justice du quotidien aujourd'hui reste une justice pauvre.

Euh, on arrive à la fin de l'entretien qui est franchement passionnant [rires] en vous écoutant. En même temps, je me dis bon bah il est optimiste, il se dit que ça va aller, que il va pouvoir réussir à rassembler la gauche. Bon courage hein.

Bonnes vacances d'abord parce que c'est les vacances et après je peux faire un distingo quand en 2024 on a fait le nouveau fond populaire, on venait de passer une élection européenne où les gens s'étaient insultés. Vous le saviez que c'est différent. C'est quoi qui est différent ?

Bah c'est qu'il y en a qui veulent pas venir et c'est fini. Non, c'est pas seulement ça. C'est que d'un point de vue parlementaire, c'est ça.

Les gens ont dit Front populaire de 1936, nouveau Front populaire 2024. C'est que à ce moment-là, on était dans une élection législative parlementaire. Non, mais c'est pas secondaire.

C'est que ce que je veux dire, ce que je veux dire, c'est que l'Union, elle est possible au point de vue parlementaire, mais quand on touche au présidentialisme, elle devient plus possible. Donc il y a un poison qui pourrit la vie politique. C'est le piège du présidentialisme.

Mais les municipales c'est des listes dans des list, ils ont même pas réussi à faire alliance entre LFI euh dans les grandes villes. J'entends certaines villes et ça n'a pas réussi en l'occurrence ces villes-là. Mais sur Paris ou sur d'autres villes, ils ont pas réussi à faire alliance.

Non mais parce qu'il y avait non, il y avait une volonté Non mais attends, d'ailleurs c'est intéressant puisqu'on en parle que c'est souvent les listes d'unions qui l'ont emporté face aux listes d'affirmation qui étaient les listes insoumises assez nettement à Paris notamment mais dans beaucoup d'autres villes. D'accord. quand même à Marseille, c'est vrai qu'à Paris, il y avait une liste d'union de la gauche, il y avait une liste assez large.

Nous, les militants de l'après, on était dedans et cetera. à Marseille euh fort heureusement c'est euh le maire socialiste qui a été reconnu. Il y avait une menace d'extrême droite.

Bon ce que je Non mais ce que je voulais pointer par là, c'est qu'on a un poison qui pourrit la vie politique, c'est le présidentialisme, c'est la 5e République. Et on voit bien que l'union n'est pas possible aujourd'hui parce que le le comment dirais-je l'ivresse de la du présidentialisme de la 5e République empêche qu'on puisse faire l'union parce que beaucoup sont nombreux à dire il n'y a que lui ou il n'y a qu'elle d'ailleurs qui peut être le candidat et c'est impossible. Donc, il faudra se désintoxiquer.

Vous voyez être de gauche, c'est aussi ça, se désintoxiquer du présidentialisme. Je suis pour une 6e République qui met fin à la monarchie présidentielle. Et là aussi, pour être crédible là-dedans, faut se comporter comme ça.

Vous savez, il y a une pub euh du yaourt bionature qui disait "Ce qu'il fait à l'intérieur se voit à l'extérieur." Je suis en train de l'envoyer un message à la gauche. C'est que si on veut passer à une 6e République moins personnalisée, moins avec moins de concentration de pouvoir, faut aussi que la manière dont on fonctionne à gauche soit à l'image de ça.

Sinon, beaucoup de gens n'y croient pas. Vous le connaissez mieux que personne malgré tout. Jean-Luc Mélenchmont, il est vraiment capable de faire une République ?

Non, mais ce qui compte, c'est les programmes. D'accord. Mais est-ce que vous êtes pensé qu'il est capable de le faire ?

Ce que nous avons réussi à faire c'est à diffuser l'idée dans toute la gauche aujourd'hui qu'il faut changer d'institution. D'accord ? Ça, c'est une bataille qu'on a mené.

Et après, que feront les hommes en responsabilité à ce micro aujourd'hui, je suis un unitaire, je veux pas envoyer des pics aux uns et aux autres. Les tempéraments, on les voit à l'œuvre. D'accord ?

Donc, je ne sais pas. Ce que je pense aujourd'hui, c'est que j'ai un désaccord stratégique. J'espère que ça a été clair.

D'un point de vue programmatique, je reste un insoumis sur le programme de la France insoumise. Je dis nouvelle période, nouvelle stratégie, nouvelle période. Nous ne sommes plus en 2016, l'extrême droite peut gagner.

Donc si on se divise dès le premier tour et qu'on a une stratégie ultra clivante au second tour, nous risquons de perdre. Donc je souhaite, j'aimerais c'est pourquoi je défends l'idée d'une primaire ou appelez-la comme vous voulez, n'importe comment. Mais on sait toujours pas qui vous soutenez la primaire.

On sait toujours pas vraiment qui Clémentine ? Oui, moi j'ai mon mouvement soutient Clémentin je trouve que ce que fait François Ruffin est intéressant et demain François gagne primaire. Non mais alors là il y a un problème mais je pense pas qu'il la gagnera.

Il y a je veux dire je fais passer un message les anciens soyez raisonnables. Aidez n'empêchez pas aider. Quand François Hollande tire le bilan, c'est pas moi qui l'ai poussé dans le dos en 2017 de dire je peux pas me représenter devant les électeurs parce que mon bilan m'en empêche.

Je ne vois pas par quel miracle aujourd'hui il pourrait considérer. Et cet homme est intelligent. Ah ben je lui dirai tiens c'est un homme qui a moi je l'ai découvert je le connaissais pas qui a une agilité intellectuelle dans l'humour qui est assez phénoménal mais il peut faire des bons mots.

J'ai vu qu'encore l'autre jour il fait des bons mots. Il est très fort là-dessus mais qu'il vienne pas gêner ce que nous sommes en train de faire parce il pourrait mettre au service mais il est il est pas le seul son expérience pour dire voilà il faut qu'on se rassemble il moi je pense qu'il devrait nous aider à dire il faut pas refaire ce qu'il a fait. Vous voyez ce que je veux dire ? euh parce que parce que ça a échoué, ça a quand même fait progresser l'extrême droite, ça a démobilisé la gauche.

J'espère qu'il en est conscient. Bon donc voilà et mais je crois que si on réussisse que dont on parle c'estàd mobiliser 1 2 3 millions de gens pour choisir un candidat de la gauche et des écologistes, il va de soit que les gens voudront s'appuyer sur cette volonté de rupture et une stratégie qui permet de rassembler et lui non plus ne permet pas de rassembler le peuple de gauche. Il le sait.

Donc pourquoi venir polluer le débat par sa personne ? C'est ça que je dis, c'est pour ça que je voulais qu'on termine sur l'ivresse du présidentialisme. D'accord ?

Il y avait une phrase qui disait "Le socialisme n'a pas besoin de surhomme, il a besoin d'homme sûr." C un vieux socialiste qui disait ça. Mais un homme sûr, c'est très masculin, mais c'est quelqu'un qui quand même voilà est solide et pas quelqu'un qui vient dire "Je suis le plus grand et sans moi vous êtes perdu." Bon, ça s'adresse à beaucoup de gens, mais il faut faire du collectif, faut qu'on montre une équipe, une équipe.

Et les insoumis font partie évidemment de cette équipe. Ils sont une composante de la gauche de mon point de vue. Ils ont apporté à la gauche.

C'est pas l'extrême gauche, on s'en fout. Mais ça a été quand même classé extrême gauche par Non, mais moi c'est une mesquinerie du du débat. On peut dire l'extrême droite mais on peut dire l'extrême gauche.

Bah c'estàd que qui vise à dire que il y aurait une similarité entre l'extrême droite et l'extrême gauche. Je mors pas cette pour ça que vous le savez que c'est pas pour ça que ça été on a pas parlé ça déjà a 5 ans je crois qu'on en avait parlé. Pardon mais on a pas parlé.

L'extrême gauche a été classé extrême gauche LFI LFI parce que c'est des idées qui sont vraiment à l'extrême parce que c'était une astuce de la part du ministre de l'intérieur pour que dans les classifications on puisse pas compter le NFP. Vous savez pourquoi il fait ça ? pour que moi qui défends le NFP, je pour que je peux dire voilà c'est tant de millions de voix le NFP notamment aux élections Nunes qui lui ne veut pas l'unité voyez, il y a beaucoup de gens qui veulent pas l'unité cherche y compris dans ses classifications à dire le NFP n'existe plus et d'ailleurs je vais les mettre dans des catégories différentes.

Bon tout ça et pour terminer d'un point de vue plus théorique une organisation qui se présente aux élections qui pense que c'est par les élections qu'on pourrait y arriver qui est pour une République et cetera, pardon mais dans l'histoire des idées, ça n'est pas l'extrême gauche. Qu'est-ce que l'extrême gauche ? C'est une gauche qui pense que c'est pas une mobilisation sociale.

La révolution, le comité central de grève, la grève générale qu'on va prendre le pouvoir, ça existe. J'ai même débuté politiquement là-dedans, je n'y crois plus. Mais je veux dire, ne faisons pas un jure.

Lutte ouvrière se réclame de cette ce courant philosophique et ils apportent aussi au débat. Mais bon, la gauche on sent on sent quand même que vous avez encore un peu votre droit de la LFI dans le cœur et dans vos idées. Mais moi, je suis un insoumis fondateur moi.

Et donc vous croyez d'ailleurs savez le logo de la France insoumise là, le fille c'est moi qui l'ai inventé. Donc je veux dire, c'est pas parce que j'ai été victime d'une purge et qu'on a voulu me dégager du débat, ça me donner une explication que pour autant je renis ce que j'étais. Je suis même le canal historique à ma manière.

Quand j'ai fondé avec Jean-Luc Mélenchon, c'était lui qui marchait devant, on avait fait un truc, ça s'appelait pour la République sociale où on allait préparer, on on allit quitter le PS. Mais notre slogan c'était gauche, unis-toi, le peuple a besoin de toi. Et j'ai encore laaffiche à la maison.

Moi, j'ai pas changé d'idée. Moi, j'ai l'impression que moi j'ai pas changé et que par rapport à un projet initial que nous avions qui était de construire une grande gauche majoritaire unitaire, j'ai l'impression que c'est plutôt d'autres qui me font la leçon qui ont perdu ce cap là. Voilà.

Donc euh et de ceux qui pensaient qu'il fallait sortir la vie politique du présidentialisme, j'ai l'impression que parfois c'est ceux qui me critiquent qui nous ramènent tout le temps au présidentialisme. Et puis surtout je suis angoissé, inquiet de la possible victoire de l'extrême droit. Toute ma stratégie et j'informe ceux qui me critiquent, oui, j'ai changé.

Il y a 10 ans, j'ai sorti un bouquin contre les primaires parce que je pensais que dans la séquence de Hollande en responsabilité, il y avait aucune dynamique possible de dire "On va se retrouver avec les successeurs de François Hollande dans dans la même primaire." 10 ans plus tard, je l'ai dit, 44 % était pour la gauche, on est tombé à 2830. Marine Le Pen n'avait jamais été au second tour en 2016.

Aujourd'hui, elle est par deux fois au second tour. Ils avaient pas de députés à l'Assemblée. Ils ont un des groupes les plus importants.

Ils avaient quasiment pas de ville, ils annoncent 72. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus, les amis ? Vous voyez pas la situation qui a changé ?

C'est moi qui ai changé ou c'est la situation qui a changé ? Et une stratégie, c'est pas un catéchisme qu'on répète en toute situation. une stratégie à volonté révolutionnaire qui veut changer le monde, elle s'adapte à la situation politique.

Je suis sur une stratégie antifasciste vraiment pas du baratin juvénil. L'antifascisme conséquence, c'est l'alliance de la gauche et des écologistes le plus possible dès le premier tour propulsif pour aller chercher l'électorat populaire. C'est pas la division entretenue en permanence dans nos rang quand l'extrême droite menace.

Vous dites de baratin juvénil ce que vous avez dit. Ouais. sur l'extra.

Vous trouvez quelquefois disait de l'antifascisme ? Non, mais que des fois l'antifascisme quand on voit tout le monde chanter les chansons antifascistes et tout quelquefois est-ce que ça c'est un outil aussi où on veut rassembler ce que je dis et je l'assume volontairement de manière polémique à ce micro, c'est que si on veut éduquer la jeunesse au combat antifasciste et il faut le faire et si après tout ça passe par des champ tant mieux c'est bien mais si la conséquence qu'on tire certains c'est la division et que après avoir dit je suis antifasciste mais PS pourri plus jamais d'alliance et machin apprenez l'histoire du 20e siècle et je vais prendre l'histoire de l'Allemagne des années 30 les socialistes et Les communistes se sont affrontés rudement et les nazis ont gagné rudement. Même les communistes, c'était la période dite de la 3è période.

Pensez que derrière l'arbre nazi se cachait la forêt sociale-démocrate, d'accord ? Et que c'était ça le principal danger. Et ils se sont affrontés durement pendant que l'adversaire progressé.

Voilà, moi je suis instruit de ça. L'antifascisme aujourd'hui et est-ce qu'il faut utiliser le mot fascisme ? On peut en parler mais enfin c'est l'extrême droite.

C'est cette espèce de trumpisme nouveau. C'est un technofascisme. On peut discuter de plein de choses mais enf on a compris l'idée.

C'est les antilumières. C'est ceux qui ne croient pas à la promesse que nous sommes égaux en droit. Ceux qui pensent qu'il y a un suprémacisme, une domination d'un peuple, de ceux qui pensent que l'égalité entre les citoyens et la connerie.

Bon, tout ça, si nous ne sommes pas unis notre camp, nous nous ferons marcher dessus. Toute l'histoire du 20e siècle nous apprend ça. Je n'ai pas l'exemple d'un seul pays où quand la gauche s'est affrontée, nous avons vaincu l'adversaire.

C'est pas un phénomène français ce qui est en train d'avoir lieu. La victoire de Trump, le retour des empires agressifs, ce qui se passe en Russie et l'agression de l'Ukraine, ce qui se passe aujourd'hui en Israël dans lequel Israël a été fondée par des travaillistes quand même. Aujourd'hui, c'est l'extrême droite raciste qui est au gouvernement.

Et on pourrait continuer dans beaucoup d'autres pays que je connais bien en Amérique latine où c'est un un successeur idéologique de Pinoché qui est au gouvernement, la Colombie qui est menacée, le Brésil peut-être demain aussi qui sera menacé, l'Argentine, c'est ça le phénomène mondial. Donc la discussion pour moi c'est celle des l'appréciation des rapports de force dans lequel nous sommes. Je dis que nous devons créer les conditions de l'unité.

Nous avons réussi à le faire en 2022 avec la NPS. Nous avons réussi à le faire en 2024. Pourquoi n'y arriverions-nous pas lorsque la grande bataille est devant nous en 2027 ?

C'est le poison présidentialiste qui nous pose problème. En 2016, j'avais écrit un bouquin qui s'appelait le piège des primaires. Si j' avais le temps d'en écrire un aujourd'hui, je s'appellerai le piège du présidentialisme.

Il y a le temps, il y a l'été. Dernière question en en 45 secondes et je vous laisse he le propos du fascisme qu'on parit de l'extrême droite. Ce que vous avez dit, on pourrait parler du mot mais ça serait une belle émission d'ailleurs sur le fascisme.

On la fera réinviterez, on la fera avec plaisir. Juste dernière question. Est-ce que malgré tout ce qu'on vient de dire et l'échange qu'on a eu, la politique est belle ? s'engager pour faire en sorte que demain soit meilleur, c'est ce qu'il y a de plus beau.

Voilà. Et c'est un vieux monsieur qui vous le dit. Je suis pas vieux mais le temps est passé parce que quand je vois la jeunesse qui est magnifique, quand je vois mes enfants, le monde de demain dans lequel ils vivront mérite de consacrer sa vie à essayer de le rendre meilleur.

Ça c'est la noblesse de la politique. Après, il y a des jeux politiciens, mais y a-t-il quelque chose dans la vie qui échappe parfois à la face lumineuse des choses et la face sombre ? Le foot c'est magnifique.

Les milliards qu' a derrière aujourd'hui la marchandisation de ce sport le sque discipline j'ai pris le foot parce que je crois que vous aimez ça mais on pourrait parler de plein de choses. Non mais nous nous et je dis aux jeunes engagez-vous. Il y a rien de plus beau pour votre pays pour votre peuple pour l'idée que vous faites de l'humanité.

On n pas eu le temps de parler de la crise environnementale la crise écologique face à laquelle on est. Il y a 1 million d'espèces animales et végétales qui vont peut-être disparaître prochainement. Nous sommes face à des immenses bouleversements.

Il faut s'engager. Merci beaucoup Alexis Corbè. nous voir.

À bientôt.

LFI, Révolution Fiscale, Union de Gauche et l'Après : Entretien avec Alexis Corbière — Alexis Corbière · Pourquijevote