Le grand débat IA de la présidentielle (Manuel Bompard, Sarah Knafo, Xavier Bertrand…)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 29 %Défensif 11 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:17OuverteRéponse directe
Opportunité ou menace pour l'humanité ?
- 5:23OuverteRéponse directe
L'humanité est-elle menacée par l'IA ?
- 7:34OuverteRéponse directe
Comment encadrer l'IA pour éviter les dérives ?
- 10:13OuverteRéponse directe
L'IA peut-elle remplacer l'humanité ?
- 13:05RelanceRéponse directe
Faut-il freiner le développement de l'IA ?
- 17:46OuverteRéponse directe
Quelle forme de gouvernance pour l'IA ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:20Locuteur 2Chiffre
« On est passé de 16 % il y a 3 ans qui utilisaient l'intelligence artificielle à 54 % des Français aujourd'hui toute catégorie confondue. »
- 4:02Sarah KnafoFait
« Les Français se sont saisis de l'intelligence artificielle bien avant leur classe politique. »
- 5:23Sarah KnafoFait
« Chaque gain de productivité qui sera fait dans l'administration pourra enfin être de l'argent qu'on arrêtera de prendre dans la poche des Français. »
- 6:07Olivier FortFait
« La machine semble penser plus vite que l'homme. En réalité, elle ne pense pas, elle imite. »
- 6:51Olivier FortFait
« Le dernier mot doit rester à l'être humain et donc ne pas s'emballer dans un espèce de rêve technophile. »
- 10:13Alexandre LouetFait
« L'intelligence artificielle, c'est la révolution du 21e siècle. Ce n'est pas une option, c'est le sens de l'histoire. »
- 51:52Chiffre
« Les États-Unis et la Chine représentent respectivement 75 % et 15 % de la puissance de calcul mondial. L'Europe seulement 5 %. »
- 53:57Chiffre
« 80 milliards dans la tech américaine, au total près de 400 milliards d'euros de capitaux français aux États-Unis. »
- 56:39Fait
« On a pas d'argent. »
- 56:43Fait
« Moins de 5 minutes pour ce débat. »
- 1:02:55Fait
« Faut en finir avec les à peu près et je pas faire de reproches gratuits à précédent débat mais j'ai l'impression qu'on parlait pas véritablement du vrai sujet. »
- 1:03:39Fait
« La France n'est pas larguée contrairement ça veut dire qu'il faut pas investir dans notre IAD dans il faut que nous soyons forts là où nous sommes forts. »
- 1:04:21Promesse
« Créer un véritable pacte européen de puissance numérique avec des pays qui seraient peut-être fondateur comme la communauté européenne du charbon et de l'acier. »
- 1:05:03Chiffre
« 35000 milliards d'euros d'épargne, 6000 milliards d'euros en France. »
- 1:06:29Promesse
« Il faut qu'on ait des fonds de pension. Pour ça, il faut mettre notre système de répartition vers la capitalisation. »
- 1:07:55Promesse
« Le plan France 2040 200 milliards qui doit être en cohérence avec un plan européen Europe 2040 2000 milliards. »
- 1:09:17Fait
« La France en 1958, elle avait 5 % de déficit. Elle avait une assemblée qui était bloqué. La le FMI était aux portes et pourtant on a redressé ce pays. »
- 1:11:19Fait
« La question de la tech et l'une l'un de ces dérivées la question de l'IA et de mon point de vue la question existentielle pour notre civilisation dans les années qui vont venir. »
- 1:12:04Fait
« Une innovation et un progrès, c'est pas la même chose. Une innovation, c'est un nouveau truc qu'on invente. »
- 1:12:47Fait
« Courir après un modèle d'IA, je parle des giga des big tech américaines ou d'ailleurs chinoises. Est-ce que c'est cette course là en tant qu'européen qu'on veut faire ? »
- 1:13:31Fait
« Le gigantisme des investissements imposés par les modèles d'immenses entreprises multinationales américaines ou dans un autre modèle économique quoique chinoise n'est absolument pas un modèle souhaitable pour nos standards et nos valeurs européennes. »
- 1:14:15Fait
« Il y a pas de régulation possible. Bien sûr qu'elle est possible et elle est possible d'abord à l'échelle européenne. »
- 1:15:35Promesse
« Des modèles d'IA ou des modèles de big tech qui ne respectent pas nos réglementations et nos valeurs. Ce que des réglementations derrière c'est des valeurs. Il faut leur interdire l'accès au marché européen. »
- 1:17:00Chiffre
« 700 contribuables ont été piratés. »
- 1:19:41Promesse
« On transforme le système des retraites pour que évidemment il soit à l'équilibre et qu'il y ait plus de quantité de travail. »
- 1:20:21Promesse
« Il faut changer de système. Un système beaucoup plus lisible, universel et clair qui est sans âge de départ à la retraite mais avec sur la durée de cotisation. »
- 1:21:41Chiffre
« Un/ers du temps de travail d'un agent public peut être réduit si on utilise de l'intelligence artificielle. »
- 1:22:25Chiffre
« 800000 postes de fonctionnaires. C'est tous les départs à la retraite sur les 5 années à venir ne seront pas remplacés. »
- 1:23:41Fait
« Les attaques ne vont pas cesser, bien au contraire. »
- 1:26:10Fait
« Être souverain, c'est avoir le contrôle sur ce dont dépend notre subsistance à la fois individuelle et collective. »
- 1:26:53Fait
« Il n'y a pas de souveraineté des Françaises et des Français sans une Europe puissante. »
- 1:30:33Fait
« L'Europe à 27, c'est une formidable construction mais dès qu'on veut bouger un petit doigt, il faut mettre 27 pays d'accord. »
- 1:31:17Fait
« Nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut aller plus loin. L'Europe à 27, c'est une formidable construction mais dès qu'on veut bouger un petit doigt, il faut mettre 27 pays d'accord. »
- 1:31:58Fait
« Dans les guerres de demain, c'est l'intelligence artificielle, le quantique, les robots, les drones qui vont donner la supériorité militaire. »
- 1:32:35Fait
« Les États-Unis ont décidé que la sécurité de l'Europe n'était plus leur priorité. »
- 1:34:29Fait
« La crainte principale s'il faut s'il en faut une, ça n'est pas d'être remplacé par l'IA, c'est d'être remplacé par un salarié qui va maîtriser mieux que vous les outils de l'IA. »
- 1:35:58Fait
« L'IA dans la médecine c'est absolument pas des agénératives ou agentiques. C'est autre chose. »
- 1:40:02Fait
« Ce qui a fait créer de la richesse sur notre planète, c'est l'innovation. »
- 1:41:19Chiffre
« Il y a pas de destruction d'emploi brute au moment où nous parlons »
- 1:42:00Chiffre
« Cette révolution technologique va être génératrice d'emplois un peu moins des jeunes hein déjà »
- 1:43:12Fait
« Pendant que les Chinois subventionnent les robots, nous on va les taxer et on va continuer d'aller encore une fois dans une voie de garage »
- 1:44:58Fait
« Il se fiche de nous. Il se moque de nos règles en France et en Europe »
- 1:45:41Fait
« Si les réseaux sociaux avaient été développés en France et en Europe, n'aurions pas les problèmes que nous avons aujourd'hui »
- 1:47:02Fait
« Leur métier c'est de faire de la collecte d'information et de l'influence. C'est leur modèle économique »
- 1:49:00Fait
« On parle pas d'un truc ça va être chiant en matière de compétitivité. Ce dont on est en train de parler, c'est de notre capacité à rester souverain, citoyen, dans des démocraties avec des droits »
- 1:49:45Fait
« Quand vous avez peur pour votre emploi, quand vous laissez la main mise à l'extrême droite, ce sont les chevaux légers de ces intérêts étrangers »
- 1:50:22Promesse
« Il faut fermer le robinet à ces multinationales et donc pas seulement leur faire des amendes, mais il faut leur interdire l'accès au marché européen »
- 1:51:04Chiffre
« 90 % des data centers qui sont construits en France ne sont pas des data centers français puisque vous avez une loi américaine qui s'appelle l'extraterritorialité »
- 1:54:16Fait
« Des grandes sociétés américaines en Tropique et Open AI auraient pillé un sombre de livres ou de contenu intellectuel sans en payer le prix »
- 1:55:00Fait
« Quand vous utilisez Claude ou quand vous utilisez chat GPT, vous avez accès à du contenu intellectuel, artistique, scientifique pour lequel vous n'avez pas payé »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Très heureuse effectivement de voir que vous êtes venu aussi nombreux pour ce premier grand débat de la présidentielle consacrée à l'IA. Nous sommes ici dans un cadre exceptionnel euh qui est le vélodrome de Marseille. Donc voilà et vous allez voir dans un instant tous les candidats qui vont se retrouver ici, les candidats ou leurs représentants pour parler d'intelligence artificielle parce que c'est un thème qui est évidemment au cœur de l'actualité. Bonjour Bruno. Bonjour Brigitte. On va interviewer effectivement euh les représentants dans un tout petit instant parce que vous le savez BFM, BFM Business, la Tribune brute, la Provence crée l'événement avec ce ce grand débat et comme l'IA est au cœur de l'actualité et bien il fallait évidemment que nous soyons présents
présents ici. Alors, nous allons rester un petit peu plus de 90 minutes sur le terrain puisque nous sommes là jusqu'à jusqu'à 14h en direct sur BFM Business avec Réy Busine de Brut qui me rejoindra et puis avec vous Bruno pour cette première mi-temps. Oui, absolument. une première mi-temps consacrée à l'intelligence artificielle avec une question une une menace ou une opportunité pour pour l'humanité puisque c'est une des questions qui s'est posée aux Nations Unies cette semaine. Et ben on va rentrer dans le vif du sujet, on va accueillir les on va accueillir les candidats. Oui, parce que c'est pas seulement la tribune des Nations Unies, c'était au dîner aussi hier entre Xinping et Donald Trump à Washington. Et puis c'est l'actualité du pape hein puisque dans sa
première dernière encyclique Magnifica Humanitas et bien le le pape effectivement alertait déjà sur les dangers de l'intelligence artificielle et notamment pour la pour la dignité humaine. Oui, son prédécesseur était venu au stade Vélodrome. Cette fois-ci il le successeur n'est pas venu à Marseille, il est à Paris. Il a peut-être fait une petite erreur mais on va lui pardonner parce que c'est le pape. Donc on va on va écouter les les candidats et leurs représentants. Brigitte les accueil. Oui. On les accueille. Allez donc ben d'abord madame Sarah Knafou députée européenne de Roquet
l'ordinateur national de la France insoumise
Olivier Fort candidat à la présidentielle à la primaire du à la à la primaire et à la présidentielle du Parti socialiste. Premier secrétaire du PS
Bertrand, président de la région Haute-Fance. Je le vois arriver qui prépare sa candidature à la présidentielle quand même entretinant un peu comme un footballeur entretinant. Bonjour monsieur. Et puis Alexandre Louet, vice-président du groupe du Rassemblement national à l'Assemblée, conseiller spécial de Jean Bardella. Bonjour monsieur Louet.
Alors écoutez, pour lancer le débat, on va d'abord faire un peu de premier petit tour de table sur cette question pour poser un peu le débat de manière un peu générale et prendre un peu de hauteur sur cette question de l'intelligence artificielle qui bouleverse. Vous avez entendu les chiffres, on est passé de 16 % il y a 3 ans qui utilisaient l'intelligence artificielle à 54 % des Français aujourd'hui toute catégorie confondue, c'est 44 % chez les plus de 65 ans par exemple en moins de 3 ans. Donc c'est une révolution qui bouleverse le monde, pas seulement la France et qui va évidemment peser sur la sur la présidentielle. Euh question première question un peu à vous tous. Opportunité menaces au moment où on s'interroge sur et certains et non des moindres he les les les créateurs de
l'intelligence artificielle sur est-ce que c'est est-ce que on menace l'humanité ? Première question première première représentante madame Knafo peut-être. Très bien, bonjour à tous. Ravi d'être ici et d'avoir le stade Vélodrome pour pour nous tout seul. Donc sur votre première question, je dirais que comme toute révolution technologique, elle porte en elle à la fois des menaces et des opportunités qui sont immenses et que l'avenir sera ce que nous allons en faire. Si je commence par les opportunités, je dirais que d'abord dans ce que vous avez cité, on remarque que les Français se sont saisis de l'intelligence artificielle bien avant leur classe politique. J'utilise beaucoup l'intelligence artificielle, je code grâce à elle. Je crée des simulateurs, des simulateurs de pouvoir
d'achat. Et j'observe que dans la classe politique, on regarde ça avec parfois beaucoup de dédins en s'imaginant que ça nous concerne pas, que c'est bon pour la silicone vallée et que ça n'est qu'une menace et pas une opportunité. Alors qu'à l'inverse, ce qu'on observe dans d'autres nations, c'est qu'on a déjà réussi à prendre en compte l'IA dans des progrès médicaux. Je pense notamment à la Suède qui arrive à dépers du sein par exemple et de rendre du temps aux soignants pour les cas complexes. Je pense qu'on pourra en parler tout à l'heure. Je pense notamment à l'école où chaque enfant de France pourra avoir un précepteur à soi. Donc chaque Alexandre pourra avoir son Aristote. Je pense à l'administration qui va pouvoir faire des gains massifs de productivité et donc enfin arrêter de
prendre autant d'argent aux Français, peuple le plus taxé du monde, rappelons-le. Donc chaque gain de productivité qui sera fait dans l'administration pourra enfin être de l'argent qu'on arrêtera de prendre dans la poche des Français. Donc j'y vois beaucoup d'opportunités et ça dépendra de nous. Olivier Fort même question peut-être est-ce que l'humanité est menacée par l'intelligence artificielle ou au contraire est-ce qu'il faut l'avir comme un formidable atout pour l'avenir de la société ? Bon comme évidemment toute révolution elle a ses atout ses menaces et elles sont perçues comme tel. Il y a à la fois des Français qui sont saisis, d'autres qui sentent que leur emploi peut être menacé et donc qui hésite sur la façon
dont ils doivent appréhender l'intelligence artificielle. Pour la première fois, c'est certainement pour ça que c'est la plus grande révolution de toute notre histoire de l'humanité, la machine semble penser plus vite que l'homme. En réalité, elle ne pense pas, elle imite et elle ne fait qu'agréger des données qui existent. Et la difficulté, c'est de ne pas confier à l'intelligence artificielle ce que nous confirions à un être humain. Et notre humanité de ce point de vue est touchée. C'est ce que rappelle le pape régulièrement. Il faut savoir aussi désarmer comprendre que nous ne remplacerons jamais la conscience humaine que quand
nous sommes aujourd'hui y compris confrontés à des guerres qui mêlent des drones avec l'intelligence artificielle, le dernier mot doit rester à l'être humain et donc ne pas s'emballer dans un espèce de rêve technophile qui nous conduirait finalement à une forme d'abration où l'homme ne serait plus que la prolongation de la machine. C'est aussi évidemment une formidable opportunité dans le domaine de la médecine, dans le domaine de la transformation écologique, dans le domaine éducatif, dans tous ces secteursl effectivement il y a des opportunités à saisir mais je pense que nous y reviendrons. L'intérêt aussi c'est de savoir cadrer Lia. C'est un outil, il doit rester un outil au service de l'homme et non pas l'inverse.
Nous sommes là dans un stade et bien un stade c'est un lieu où il y a un cadre et quand le ballon sort du terrain, il y a touche. Et bien pour l'IA, ça va être la même chose. Il faut encadrer l'IA, faire en sorte que les conséquences possibles négatives de l'IA soit évidemment cerné. Et la raison du politique, c'est précisément de faire en sorte que la technique n'emporte pas sur la démocratie. On reviendra sur cette question de la régulation qui évidemment est un des grands débats autour de l'intelligence artificielle. Manuel Bompard, vous êtes homme politique mais vous êtes aussi mathématicien. Est-ce que vous avez ce rêve technophile ? Alors merci d'abord de l'organisation de ce de ce débat. Bon, je pense qu'il faut
se prémunir en quelque sorte de deux visions excessives qui à mon avis les deux sont une erreur. Le premier c'est la première c'est le catastrophisme. Oh là là, l'intelligence artificielle c'est la fin de l'humanité dans 10 ans. Attention, attention et on fait peur à tout le monde. Et puis le deuxième excès qu'il faut éviter, c'est l'enthousiasme aveugle autour de l'idée que tout ce qui s'appelle intelligence artificielle serait bon par nature. Et comme ça a d'ailleurs été dit, parce que je pense que c'est un point qui fera assez largement consensus entre nous, il y a des usages de l'intelligence artificielle qui sont très positif et qu'il faut non seulement développer mais mieux maîtriser, mieux impulser dans le domaine de la santé, dans le domaine de la transition écologique, dans le
domaine de l'augmentation de la productivité dans certain nombre de processus de production. Et puis en même temps, il y a des dangers et il y a des risques. Et ces dangers et ces risques et ben il faut les contenir par des réglementations, par des règles, par l'interdiction de certains usages. Et puis il y a des contraintes et des contraintes qu'il faut aussi prendre en compte parce que si on les prend pas en compte, la vérité c'est qu'on va aggraver des problèmes auxquels on est déjà confronté aujourd'hui. Développer à outrance et sans aucune régulation et sans aucun contrôle aujourd'hui l'intelligence artificielle c'est par exemple ne pas tenir compte des limites planétaires existantes. Or, le développement du numérique, c'est des besoins énergétiques, c'est des besoins
en ressources naturelles et on pourra pas faire n'importe quoi, n'importe comment pendant des années et des années. Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Faut avoir une maîtrise du contrôle, du développement. Il y a des enjeux de souveraineté. Ça pose beaucoup de questions politiques et je pense que c'est celle qu'on va aborder aujourd'hui dans le débat. Oui, vous avez tout à fait raison et vous avez bien posé le débat effectivement sur la question de la souveraineté, sur la question des des data center. On y reviendra. Alexandre Loubet, je voudrais vous entendre vous euh plus généralement sur ce propos introductif sur l'avenir de l'humanité. Est-ce qu'on peut être remplacé par l'IA ? Comment vous voyez les choses vous au Rassemblement national ? D'abord, merci pour l'invitation à ce
bel événement et dans un cadre aussi magnifique. L'intelligence artificielle, c'est la révolution du 21e siècle. Ce n'est pas une option, c'est le sens de l'histoire. Donc soit nous la maîtrisons, soit nous la subirons. Comme toute technologie, elle représente des opportunités. C'est ce que nous croyons avec Marine Le Pen. C'est-à-dire qu'elle peut-être un levier de développement, un levier de progrès social, économique, technique, mais à la condition bien évidemment de se préserver, de maîtriser les risques qu'elle peut représenter. Les risques, je crois, ils sont doubles. Il y a d'abord un risque lié à la technologie même intrinsèque euh lié à ses usages ou euh à une certaine autonomisation de l'humain, mais il y a aussi et surtout le risque de la dépendance, c'est-à-dire de la
dépendance à des modèles euh de puissance étrangère qui viendraient nous dicter leur code. Par conséquent, pour maîtriser les risques tout en faisant de l'intelligence artificielle un véritable levier de développement, une opportunité, je crois que la réponse, elle tient en un mot : souveraineté. souveraineté parce que c'est à la condition du développement d'une filière technologique, industrielle nationale de l'intelligence artificielle que l'on réussira justement à en faire un levier d'opportunités et de maîtrise des risques. Nous avons la chance en France d'avoir des entreprises qui sont qui représentent la quasi intégralité, pas la totalité malheureusement, mais la quasi intégralité de la chaîne de valeur industrielle et technologique de l'intelligence artificielle. seulement
euh elle n'attendent qu'une chose, c'est de pouvoir se développer massivement. Et à ce titre, nous avons aussi la chance inouie d'avoir des atouts considérables. Nous avons les talons, il faut former davantage d'ingénieurs. Nous avons euh l'innovation, il faut la libérer face au principes de précaution et à les et dérèglementer euh toutes ces normes excessives qui brident euh le progrès scientifique. Nous avons l'énergie, l'énergie grâce au nucléaire pas cher, abondante, décarbonée. Il nous faut bien évidemment mettre cet avantage compétitif majeur unique en Europe au service de filières industriels stratégiques comme les semiconducteurs et de data center français. J'insiste là-dessus. Nous avons aussi un potentiel de financement énorme et plutôt que financer la tech américaine, peut-être
devrions-nous euh flécher euh davantage les capitaux à travers un fond souverain comme le propose Marine Le Pen vers l'économie, la technologie française. Nous avons euh enfin, pour terminer, il y en a beaucoup d'autres, euh je pourrais dire un un potentiel de débouché incroyable, formidable et en réalité, nous devons organiser la filière en structurant la demande. Cela passe par la commande publique, par la modernisation, cela a été dit, de l'administration publique, mais aussi et surtout par les entreprises. Il faut inciter les entreprises à se doter de solutions numériques françaises. Merci monsieur monsieur Louet. Xavier Bertrand, que vous inspire des des voix de plus en plus nombreux élèves pour dire qu'une machine humaine peut-être pour la première fois va échapper au
contrôle de de l'humanité. dit comme ça, c'est ça paraît un peu peut-être réducteur, mais c'est au fond la question que que posent les créateurs eux-mêmes de ces intelligence artificielle. Est-ce que euh dans votre région, dans vos fonctions, dans votre volonté de préparer une candidature à la présidentielle, est-ce que c'est quelque chose qui euh euh qui qui est au cœur de votre réflexion ? Bien sûr, mais je voudrais vous poser une question. qui ici, quelle que soit la qualité du débat est prêt à désactiver l'application de chat GPT de Cloud ou de Mistral ? Est-ce que vous pouvez lever la main ceux qui sont prêts à le faire ? Deux personnes, trois sur une assemblée, c'est pas forcément représentatif mon sondage mais quand
même LIA est là dans nos poches à la maison et on a pris goût à l'intelligence artificielle, aux usages de l'intelligence artificielle. Alors pour les responsables politiques, le problème il est très simple. Soit on surfe sur cette vague et on devient un pays qui saisit toutes les potentialités de l'intelligence artificielle et qui voit sans aucune naïveté les risques, qui traite les risques ou alors on est comme au Moyen-Âge, on tous se réfugier dans le château fort, dans le donjon, on relève le pont levier, on prépare l'huile bouillante dire pas chez nous. Faut être réaliste. L'intelligence artificielle est là et la responsabilité, l'une des premières responsabilités du prochain président de la République, ça sera de préparer le pays le mieux possible avec une
ambition, que notre pays soit dans les tout premiers au monde pour les usages et pour l'innovation en matière d'intelligence artificielle. Je suis pas trop du genre à manquer d'ambition, mais il faut reconnaître que les deux premières places sont prises et pour longtemps. États-Unis, Chine, Chine, États-Unis, comme vous voulez. Et je pense que la France avec la qualité justement de de ses chercheurs, avec justement tout le potentiel que nous avons, nous sommes certainement capable de viser plus la 3è que la 5e place. Ça veut dire avoir une ambition nationale et une ambition stratégique pour cela. Et il faut aussi entendre les remarques des uns et des autres. On voudrait que la décision finale soit toujours humaine. Est-ce que c'est possible ? C'est vrai que si vous discutez, si vous
entendez Laurent Alexandre hier, il aura pas forcément la même réponse que moi, mais moi je fais de la politique parce que je crois qu'on peut changer les choses et qu'on peut apporter les garanties pour protéger. L'autre aspect, c'est comment vos données, nos données restent quand même confidentielles et surtout dans cette course de vitesse, comment est-ce que l'on forme dès le plus jeune âge, mais aussi comment est-ce que l'on forme ceux dont les métiers vont être transformés et parfois ceux dont les métiers seront supprimés parce que ça existera et dans cette course de vitesse et je vous remercie d'organiser ce débat, il faut tout simplement savoir quelle est notre volonté. Et quand on commence à dire "Oui, mais peut-être bien qu'il faut profiter des opportunités, peut-être
bien qu'il faut réguler." Non, l'intelligence artificielle est là. Est-ce qu'on prend ce sujet clairement à bras le corps ? Vous parliez notamment de la région des Haut de France parce que bon, on peut parler tous de l'intelligence artificielle, il y a ce que l'on fait. Moi, je je pense sincèrement que il faut avoir à la fois les infrastructures, les fameux data centers et je pense qu'on y reviendra tout à l'heure parce qu'il y a il y a une musique qui nous vient justement des des folies américaines qui commencent à dire que les data center c'est pas bon. C'est pas bien et surtout qu'il les faut pas chez nous. Ouais, vous avez raison. On pourra parler de souveraineté quand ils seront installés aux États-Unis, en Chine ou en Pologne, on aura strictement aucune
garantie. Alors que là encore, si on organise les choses, c'est pas du tout la même musique. Alors, je dis cela. C'est vrai que nous sommes la région de France qui missionne de devenir la vallée européenne des data centers, mais quand c'est chez nous, ça crée de la valeur, ça crée des emplois parce que ce sont pas des grandes boîtes à chaud surv avec personne à l'intérieur et que d'autre part on est capable entre la construction entre les usages et la formation au métier de l'intelligence artificielle d'avoir des emplois qu'au final c'est pas quand on a un data center à côté de chez soi qu'on sera privé d'électricité à certaines heures de la journée. Heureusement qu'on a le nucléaire et qu'en 2035, dans le meilleur des cas, 4 % de l'énergie sera consacrée au data center, pas 50 %.
Donc, il faut aussi bien expliquer pourquoi on a besoin de ces infrastructures. Mais le plus important n'est pas là, les usages, nos enfants, nos enseignants et nos salariés de façon à ce que clairement avec les usages, on soit capable d'être l'un des premiers pays au monde. En nou oubliant pas parce qu'il y a des priorités, je le dis devant vous, c'est la question de la presse, c'est la question de la culture et de la création. Certains qui sont les seigneurs de l'IA ne se rendent pas compte que s'il y a plus de création, l'IA ne remplacera pas. Ça en revanche, on doit apporter des garanties tout de suite au niveau national mais aussi et surtout au niveau européen. Là, il y a urgence en la matière mais pour le reste, il y a des opportunités alors on les saisit et on
essaie de prendre un temps d'avance. Alors, je rebondis sur les les garanties que vous évoquez, Xavier Bertrand, vous l'avez évoqué aussi Olivier Fort ce danger du NIA qui nous échappe, d'un manque de contrôle. C'est d'autant plus inquiétant que les géants, les patrons de l'IA eux-mêmes s'inquiètent et disent que dans 6 à 12 mois et bien peut-être que euh les agents de l'IA auront pris le le contrôle d'Internet et qu'il faut à tout prix ralentir l'évolution de cette technologie. Alors, je vous pose la question. Est-ce qu'il faut Olivier Fort freiner euh freiner cette IA, freiner son développement, le contrôler ? Quelle forme de gouvernance ? Et est-ce que ça peut être efficace quand on voit les déclarations hier soir de Donald Trump et d'OXing Ping ne
souhaitant pas de nouvelles régulations sur l'intelligence artificielle ? Mais on comprend bien que les deux empires américains et Chinois ne veulent aucune régulation. Il ne faut pas contester l'idée que nous sommes face à un progrès qui est qui peut être un progrès immense. C'est une évidence, mais tous les progrès, toutes les révolutions industrielles ont été encadrées. Et moi, je n'adhère pas à ce discours qui est celui du sans entrave, sans régulation, sans rien, sans norme parce qu'il faudrait en fait le Far West et que dans le Far West, les meilleurs s'y reconnaîtront. La réalité c'est qu'il faut bien sûr bien sûr encadrer. Il faudrait que à l'échelle mondiale on ait l'équivalent de ce qu'on a fait sur le dérèglement climatique qu'il y ait à
la fois un GC avec des experts qui puissent objectiver qui puissent permettre de dire voilà ce qui se passe qui a des rapports publics qui informment l'opinion publique justement sur ce qu'il se passe dans le domaine de l'IA. qu'il y ait des COPES des COPES comme on a des COPES pour le climat et bien qu'on est des COPS sur l'IA avec la possibilité des États de se retrouver à rythme régulier pour définir ensemble ce que sont à la fois les opportunités et les limites et puis que au plan national nous ayons au fond ce qu'on a sur le médicament. L'agence du médicament autorise les mises sur le marché de médicaments en fonction de tests qui sont réalisés. Je souhaite que la puissance publique là aussi puisse dire
qu'elles sont les I à haut risque, celles qui peuvent menacer notre commune humanité et puis et bien autorise ou n'autorise pas les mise sur le marché. Oui, il faut une régulation parce que l'évidence c'est que nous avons besoin de maîtriser une technologie dont nous ne savons pas encore quelles sont ces réelles limites. Et il faut le faire à tous les niveaux. Il faut le faire aussi au niveau de l'entreprise. Vous allez avoir des métiers qui vont être totalement bouleversés. Mais moi, je souhaite qu'il y ait des accords obligatoires avant la mise en place d'IA dès lors qu'elle modifie substantiellement le travail des salariés et que ce soit une négociation, ça ne soit pas
simplement en fait le fait du prince, qu'il y ait quand il y a des débauches parce que ça va être le cas et bien qu'il y ait une obligation de reclassement ou de formation qui soit à la charge de l'entreprise qui supprime du travail humain pour le remplacer par la machine. On pourrait imaginer d'interdire les licenciements économiques qui seraiit lié à l'IA pour vous ? Mais on devrait à minima obliger à ce que les reconversions soient financées par l'entreprise. Je prends un exemple simple. Oui. Après, on va donner la parole pour que ça tourne un petit peu à Oui, mais je prends un exemple simple. Vous avez dans une entreprise 10 comptables et puis demain vous en aurez plus qu'un seul. Et donc on peut se dire ben c'est mieux
pour l'entreprise, elle a économisé neuf salaires. Oui, elle a économisé neuf salaires. Mais alors ces neuf salaires, c'est à la fois neuf cotisations pour la protection sociale qui ne rentrre plus et puis c'est neuf personnes qui sont au chômage et que l'État que nous allons prendre ensemble en charge avec les revenus de solidarité. Et donc il y a la la nécessité évidente de faire aussi en sorte qu'à un moment et bien sur le financement de la protection sociale, on élargisse l'assiette et qu'on fasse en sorte que la plusvalue soit prise en charge et que il y ait une forme de dividende IA qui soit versée à la collectivité pour éviter d'avoir progressivement l'attrition de notre propre système de protection sociale auquel nous tenons temps. Tout le monde
va dire "J'adore la séc, c'est formidable. Il faut protéger les gens, il faut qu'ils aient une retraite, il faut qu'ils soient protégés contre la maladie, contre les accents du travail et cetera et cetera." Mais la réalité c'est qu'il faut aussi la financer et pour cela il faut que tout le monde puisse contribuer et y compris ceux qui utilisent massivement l'intelligence artificielle pour remplacer le travail humain. Madame Knafo sa chaise et je l'impression qu'elle n'est pas d'accord avec tout le socialisme en 5 minutes. On a eu obligé on a eu parler monsieur vous avez parlé pendant 7 minutes je pense qu'on en a assez monsieur Fort d'entendre le socialisme déverser sa haine du progrès. Ça haine de la technologie. et ça de tout adversaire politique. Donc on a entendu
tous les mots du socialisme. Réglementer, interdire, obligé. Il a oublié le mot taxer. Mais vous avez compris à la fin que c'était implicite dans son propos. Bref, tout pour que la France soit à l'âge de pierre puisque monsieur Fort ne veut pas voir la révolution qui vient alors que les Français eux la voient. Et vous avez eu raison de le souligner tout à l'heure, on est en train de vouloir réguler quelque chose que nous ne produisons pas. Donc nous avons les États-Unis qui innovent, la Chine qui copie et qui innove aussi et l'Europe qui régule. Est-ce que c'est ça ce qu'on veut ? Est-ce qu'on veut rester hors du jeu et prétendre réguler une matière alors qu'on n'est même pas dans la course ? Ça n'est absolument pas ce que je veux. Vous citiziez tout à l'heure les géants
de l'IA en disant même les géants de l'IA nous disent qu'il y a des risques. Mais surtout les gants de l'IA. Pourquoi ? parce qu'ils veulent pouvoir réguler au maximum pour empêcher leurs concurrents émergents de venir dans ce système. Donc en réalité, vous n'avez que les géants de l'IA qui viennent souligner des risques énormes avec beaucoup de catastrophisme pour forcer leur gouvernement à légiférer et empêcher la concurrence de venir. Ça n'est absolument pas ce qu'il faut faire. En revanche, il y a des risques. Il y a des risques. Et où est-ce qu'il faut légiférer ? à la frontière entre l'IA et l'individu. Je m'explique. Si vous avez par exemple un agent IA qui imite la voix d'un petitfils pour appeler sa grand-mère et lui extorquer de l'argent, ça existe dans le code
pénal français. Ça s'appelle une extorsion. Et là, ça doit être évidemment condamné. Si vous avez des images du graphisme qui imitent par exemple des propos électoraux ou alors des vidéos falsifiées qui imitent un politicien à la veille d'une campagne électorale, ça s'appelle une falsification électorale et ça doit être condamné. La bonne échelle, c'est le code pénal français qui définit ce qui est légal et illégal dans l'espace public français. Allez s'imaginer qu'on va négocier une charte à l'échelle de l'Europe, des Nations- Unies, que sais-je, avec monsieur Fort, il a peut-être de grandes idées pour l'humanité. On narrive déjà pas à gérer la France, mais monsieur veut gérer l'humanité. Donc peut-être qu'on va réussir à légiférer à l'échelle des Nations- Unies. Mais je vous préviens
d'avance, je Merci messieurs dames, mais je vous préviens d'avance que cette charte, ni Pékin ni Washington ne vont même la lire. À Pékin et à Washington, on se moque de ce que pense Olivier Fort. On n'écoute pas Olivier Fort. Ils sont en train d'avancer pendant que la France va rester à la traine. C'est bien ça le problème. Donc nous ce qu'on veut c'est être une nation puissante, une nation qui innuve et qui régule les risques lorsqu'ils sont face aux citoyens. On a pour ça notre code pénal et même si certes la technologie avance, on fait en réalité face à des risques qu'on connaît déjà. Les fausses air ça existe depuis l'aube de l'humanité. Alors certes, grâce à Chat GPT, grâce à Claude et grâce à toutes les autrias, on peut falsifier beaucoup plus vite et à
moindre coût mais des faussards, ça existe depuis toujours. Je vous rappelle que la guerre de 1870 a été provoquée par un faux créé par Bismarc. On connaît ça depuis toujours et ça a même créé des guer les problèmes sur le le travail et cetera. Euh vous vous êtes dans un un parti où où le président de reconquête a dit que il fallait stopper l'immigration grâce à à l'IA, grâce au robot. Euh c'est bien ça. Donc ça veut dire que l'êt depuis tout à l'heure, il veut caser son attaque alors au moins qu'il ait pu la dire. Je vais répondre je vais répondre ça parce que c'est un sujet sérieux. C'est un sujet sérieux. Là on parle on parle des épades, on parle des AD à domicile. Métier qui comporte une grande part de pénibilité qui explique qu'il y ait des difficultés majeures de recrutement. De
quoi est-ce qu'on parle quand on parle de robot ? On va sérier les problèmes. On parle absolument pas de remplacer le lien humain. Un être humain qui doit qui est là pour tenir la main, pour consoler, pour venir accompagner une personne âgée. On en aura toujours besoin et c'est ce que l'a remplacera pas. À l'inverse, qu'est-ce qu'on observe aujourd'hui au Japon ou en Corée ? Vous avez des fauteuils qu'on appelle des robots et qui servent par exemple qui sont des lits connectés et qui permettent à la demande du résident de se surélever pour devenir un fauteuil pour que la personne puisse déjeuner par exemple. Ça épargne à une aide à domicile. Ça épargne à quelqu'un qui travaille dans un ÉPAD devoir porter des charges de 80 kg, de devoir les déplacer au bout d'un couloir. Et là, qu'est-ce
que ça fait ? Grâce à la technique, on libère du temps humain, du temps humain que la personne pourra passer auprès du résident. Vous avez encore une fois ce même genre de fauteuil connecté qui vous permet qui permet à au résident de se lever avec quelque chose qui va détecter les chutes potentielles qui lui permet de retrouver une autonomie. Est-ce que ça ça vous touche pas ? Est-ce que vous vous dites pas que grâce à la technologie, vous avez pardon une personne âgée qui va pouvoir enfin de lui-même se leverration mais alors excusez-moi mais ça dépasse amplement le sujet d'immigration, ce dont on parle au Japon et en Corée, il y a pas d'immigration et on l'utilise déjà parce que ça aide les personnes âgées et parce que ça libère et parce que ça libère les aides d'étage pénible pour
les libérer sur du temps humain. On a compris votre position par aux antipotes de celle de d'Olivier Fort. Euh monsieur monsieur Bompart, j'imagine que vous êtes dans le camp de la régulation, mais quelle régulation est-ce que c'est une régulation euh au carré comme celle d'Olivier Fort ou une autre forme ? Vous avez imaginé une autre façon ? Mais d'abord, je je comprends pas pourquoi dans ce débat, on voudrait opposer régulation et développement de l'intelligence artificielle. On peut tout à fait considérer qu'il doit y avoir des usages de l'intelligence artificielle qui sont dangereux et que donc il faut les empêcher et les interdire et pour autant avoir une politique y compris une politique publique de développement de l'intelligence artificielle pour pouvoir
profiter de ces effets vertueux. Donc vous me posez une question pour qu'on soit concret. Quel mécanisme de régulation ? Cette semaine là, la semaine où on se parle en début de semaine en marge de l'Assemblée générale des Nations-Unies, il y a une initiative qui a été lancée par 20 pays Finlande, Norvège. Dedans, vous avez l'Allemagne, l'Espagne, l'Afrique du Sud qui disent il faut installer une agence de l'ONU pour travailler sur les questions d'intelligence artificielle et mettre en place un cadre mondial sur le sujet. Donc moi je je vous dis pas que c'est facile à faire mais évidemment qu'il faut l'approuver parce que désolé madame Claf mais vous voulez peut-être pas vous occuper de l'humanité mais le problème c'est que la France elle est dans l'humanité aussi.
Mais moi je m'occupe des deux, vous voyez, parce que vous savez mais mais vous inquiétez pas, je m'occupe des deux. Mais vous savez quand il y a des institutions internationales sur le climat, bah il vaut mieux s'en préoccuper parce que vous savez la France, elle fait partie du monde et donc ce qui se passe à l'échelle planétaire, ça va nous concerner aussi et donc c'est vrai aussi sur les questions d'intelligence artificielle. Donc je suis favorable à une régulation internationale premièrement et donc je comprends pas pourquoi la France participe pas de cette initiative. Elle a été lancée, c'était lundi ou mardi. Donc je comprends pas pourquoi on y pas comment force comment on force Donald Trump. Non mais on on force on construit des rapports de force pour installer des
régulations internationales. Je ne dis pas que c'est simple mais sinon on fait quoi ? On fait rien. Donc on essaie de faire ça et ensuite on se dote d'outils nationaux de de régulation et ensuite on se dote d'outils nationaux de promotion de l'intelligence artificielle. On n'est pas obligé d'opposer l'un à l'autre. Mais mais même vous regardez madame Knafo dit il y a des usages de l'IA qui sont euh pas éthiques. Par exemple, laissez-moi pourquoi vous voulez polémiqu cherchez pas polémiqué, on est en train de débattre là. Donc attendez, regardez, vous venez dire par exemple les usages affectifs de l'IA, c'est dangereux parce que quelqu'un peut se faire passer pour quelqu'un d'autre. Donc qu'est-ce qui nous empêche de voter une loi à l'Assemblée nationale en disant on met des principes
non pas sur ce sujet. L'interdicture des relations affectives, ça n'existe pas. Enfin, attendez, on met en place un certain nombre de règles éthiques et on dit ça, on n'accepte pas ces usages de lien. Et après, évidemment, il faut aussi une politique publique. Nous, on propose de mettre en place ce qu'on appelle une mission nationale de développement de l'intelligence artificielle avec une planification pour qu'à un moment, on soit pas juste sur des banalités dans la discussion, mais qu'on rentre dans le concret. Vous voulez une politique en matière de souveraineté ? Je suis d'accord, faut une politique en matière de souveraineté. Il y a juste un problème hein. 90 % des projets de data center aujourd'hui en France, ils sont hors Europe. Il ils sont hors euh détenteurs
et capitaux européens. Donc si vous voulez avoir une politique de développement d'une intelligence artificielle souveraine, moi j'assume de dire par exemple faut un moratoire sur le développement des data center non souverain pour pouvoir précisément avoir une politique de développement de data center souverain qu'on contrôle dans lequel on met les données publiques et dans lequelles on entraîne des modèles qui sont des modèles qui sont des modèles souverains parce que sinon effectivement on aura aucun contrôle vous voyez pas juste des phrases la souveraineté faut la prendre dans les détails sur les data centers on va donner la parole à Xavier Bertrand puisque c'est la région actuellement où il y a le plus de projets d'installation de data center. On n'est pas non plus des perdre de
l'année. On n'est pas à leur dire et tapis rouge pour vous, vous faites ce que vous voulez. Bah non, non seulement on a le droit de faire un choix, on n'est pas obligé de prendre des Américains en premier déjà. On peut aussi prendre des Français. C'est ce qu'on fait dans la région. Attendez, je vais juste finir. Non mais attendez, non c'est pas ça. C'est que si vous les avez chez vous, vous pouvez leur dire que les données des entreprises nationales, elles resteront souveraines, même avec des Américains. Non, mais bien sûr que si. Il y a une entreprise qui s'appelle Orange. Il a le cloud monsieur Ber 2018 qui fait que les autorités américaines peuvent avoir autorité sur les données même si elles sont localisé en France. La nationalité d'Orange c'est quoi ?
Si monsieur Bertrand la réalité c'est qu'en accueillant les dater à Capric étrang monsieur Bertrand en train de freiner l'émergence de data center français. encore, on est en train monsieur Bertrand, de en réalité mettre au profit de capitaux étrangers en particulier américain au détriment de la protection de nos données et bien l'atout comparatif unique qui est l'énergie nucléaire pour l'émergence de data center américain. Et la réalité, vous savez, c'est que pour un data center, monsieur Bertrand, 10 % de la valeur, c'est l'énergie. C'est ce qui reviendra à la France. Probablement quelques pourcents localement pour des emplois et c'est tant mieux. Mais tout le reste, plus de 80 %, c'est de la valeur ajoutée qui partira dans les plus importés d'Asie et dans les logiciels euh qui
sont euh des service américains. Donc plus on développera des data center comme le souhaite la Macronie dont vous êtes le bras armé dans votre région et plus en réalité ces data center à capitaux étranger freineront oui monsieur Bertrand l'émergence de data center français parce que ils satureront l'accès à notre réseau électrique qui est garant d'énergie bas carbone d'énergie abondante grâce au nucléaire et d'un prix compétitif et pardon mais j'entends la gauche monsieur Bonpard comme monsieur Fort évoquer et bien le fait qu'il fasse une filière nationale dans les data center. Mais moi j'ai une question à vous poser. Vous dites qu'il faut un moratoire sur les data center étrangers. Pourquoi pas ? Mais en réalité avec toutes vos association dont vous êtes amis et bien en réalité vous
faites moratoire sur l'ensemble des projets industriels. Dès qu'on voudra installer une usine de semi-conducteur vous vous mobiliserez, vous ferez une zone, vous ferez des recours pour bloquer l'implantation d'usine sur le sol français. Et en réalité, comment vous voulez faire tourner monsieur B comment voulez faire tourner ? Excuse-moi par vos datur s'ouvr comment vous les faites tourner comment vous les faites tourner en matière énergétique sans le nucléaire puisque vous voulez arrêter le nucléaire comment vous les faites tourner répondez à cette question avec les éoliennes qui ne fonctionne que 20 % du temps. C'est une question quand même peut se poser monsieur Louis monsieur B. Non mais vous voulez que je vous réponde ou pas parce que oui je vous en prie.
Bon, vous dites vous-même que vous êtes opposé à l'idée qu'on continue à installer des data centers qui sont des data centers non souverains et vous vous en prenez à des citoyens et à des associations qui précisément se mobilisent des projets précis. Non mais je sais pas, vous voulez pas que je répondez en même temps que moi. Mais si vous voulez être un tout petit peu cohérent, vous devriez pas les critiquer, vous devriez plutôt les féliciter parce que précisément ils essayent de faire en sorte qu'il y ait pas des data centers non souverains de manière anarchique qui se développent sur l'ensemble du territoire national. Aucune usine monsieur BP sur le territoire. Si vous me permettez, si vous me permettez, j'ai un principe que je ne parle pas sur les autres
politiques parce que ceux qui écoutent ne peuvent rien entendre et rien comprendre. Mais maintenant que j'ai la parole, je vais aller jusqu'au bout. Et quand vous entendez les deux, heureusement qu'il y aura une autre voix que les deux extrêmes dans le débat présidentiel. C'est une bonne illustration. On va jusqu'au bout du raisonnement. Je vais jusqu'au bout du raisonnement. Aujourd'hui, regardez bien, comme il y a des critiques sur les data centers, tous ceux qui veulent enfourcher les colères commencent à dire, comme tous les complotistes, faut pas les data centers ou alors faut des data centers. 100 % français, ça veut dire prendre du retard. La vérité, c'est qu'il y a les 10 œufs, il y a peut-être les fait œufs. C'est-à-dire qu'on est capable aujourd'hui de dire aux entreprises
qu'elles soient américaines, qu'elles soient japonaise, qu'elle soit canadienne et française, si vous venez, c'est à nos conditions. Une entreprise comme Orange est une entreprise française qui a créé une filiale française qui s'appelle Blue qui dit notamment que ceux qui viendront exploiter les data center le feront aux conditions de la loi française et que n'importe quelle cour fédérale américaine qui demandera avoir communication des données ne pourra pas le faire parce qu'il y a étanchéit que d'autre part si les data centers sont chez nous on va pouvoir imposer aussi que les universités que les centres de recherche puissent avoir accès à la capacité de calcul de l'intell intelligence artificielle. C'est ça le véritable enjeu. C'est chez nous, on impose nos conditions. Si c'est loin de
chez nous, vous pouvez faire des grands discours sur la souveraineté, ça n'existera pas. Le vrai sujet que nous avons aujourd'hui, parce qu'il faut revenir à cela, quand on parle des usages, c'est nos enfants. Est-ce que clairement on leur donne les clés eux pour maîtriser l'intelligence artificielle ? À partir de quel âge ? On donne les lectures la lecture pardon le goût de la lecture pour montrer qu'il faut développer le sens critique qu'il faut justement avoir des valeurs dès le départ comment on permet à nos enseignants alors que l'obligation de formation en l'IA n'est pas aujourd'hui réelle dans le code de l'éducation nationale ça c'est à changé. J'ai décidé dans ma région de financer un diplôme universitaire pour les enseignants en terme d'IA pour aller plus vite
qu'ailleurs et on va le déployer sur l'ensemble de la population. Un brevet a qui permet vous choisirez 2h, 10h ou 20h pour vous approprier pour mieux maîtriser l'IA. C'est quelque chose que nous faisons dans la Ha France qui doit être fait dans toute la France de la même façon pour le reste. Mais là où je suis pas du tout d'accord avec Olivier Fort, c'est que dans l'agriculture quand on a mis en place les premiers tracteurs, on n pas taxé les premiers tracteurs et on les taxe toujours pas aujourd'hui. Le vrai sujet qu'on aura à un moment donné, c'est qu'il y a des inégalités des fractures que nous ne devons pas voir s'accentuer. Il y a deux fois plus de cadres que d'ouvriers qui utilisent l'intelligence artificielle et demain, nous savons bien qu'il y aura
des changements profonds pour le monde du travail mais aussi pour la société. C'est la première fois qu'une révolution, c'est important, ne va pas toucher en premier les coles bleues, mais va toucher les coles blancs et les t-shirts. Sans oublier que la responsabilité du prochain président, au-delà des des débats stériles, ça sera de préparer à Lia, mais à celle d'après, le mariage de Lia et de la robotique. Et là encore, on a besoin justement de prendre ce temps d'avance. Et encore une fois sur tous ces sujets, on devrait avoir à la fois une vision mais on doit être capable au jour le jour de comprendre les inquiétudes de nos concitoyens et de les rassurer. C'est ça le rôle du politique. C'est pas de hurler avec les loups ou de la trouille à tout le monde. En
l'occurrence, vous faites venir les loups dans le pays. Monsieur Merci Alexandre Louet pour Olivier Fort. Effectivement pour peser dans ce dans ce débat là, il faut aussi que la France puisse avoir ou l'Europe une IA qui fasse le poids peut-être face à à d'autres IA. Parce que aujourd'hui Mistral qui est valorisé 21 milliards d'euros peut faire le poids face à Open AI anopique qui dépasse les 1000 milliards de dollars. D'abord, permettez-moi de revenir sur ce qui vient d'être dit à la fois par la droite et par l'extrême droite. Le retour au Moyen-Âge, ça n'est pas de la régulation, c'est l'inverse. Le Moyen-Âge, c'est le plus fort qui l'emporte toujours sur le
plus juste. Et c'est malheureusement ce que l'on perçoit dans ce que j'entends ici avec une espèce de poussée technophile où au fond le progrès technologique apporterait nécessairement le progrès humain. Ça n'est pas vrai. Ça n'est pas vrai. Je prends un exemple que tout le monde peut comprendre sur la question de la culture. Vous avez aujourd'hui un pillage qui est réalisé par l'intelligence artificielle dans les œuvres de tous les créateurs, aussi bien dans le domaine musical que dans le domaine de l'écriture, dans tous les domaines. Et Lia ne verse jamais de
droits d'auteur à qui que ce soit. C'est un sujet. Qu'est-ce qu'on fait ? Il faut il y a une proposition de loi Sylvie Robert Land Darcos qui a été voté au Sénat qui a été bloqué par les macronistes à l'Assemblée et qui permet de présumer de ce pillage et donc de faire en sorte que il y ait une rétribution pour les auteurs parce que la création c'est essentiel et que le jour il n'y aura plus de créateur alors nous serons là à retourner au Moyen-Âge. Et le Moyen-Âge c'est quoi ? c'est aussi tout simplement de détruire les outils de la solidité collective. Moi je veux bien qu'on dise que c'est pas grave qu'on perde des emplois, que c'est pas grave qu'on perd des cotisations, que c'est pas grave en finir avec Oui, mais Olivier Fort, vous savez très bien que
les révolutions aussi créent créent de l'emploi. Mais il y a une forme de naï mais je sais bien que c'est on a tous en tête cette théorie de la destruction créatrice. Il y a des métiers qui sont détruits et d'autres truc qui naîtront. On n'en sait rien pour l'instant. On n'en sait rien. Et donc ça suppose d'avoir une forme de prudence là aussi. Bien sûr, je souhaite que l'IA permette de créer des employs, mais c'est là où il faut aussi maîtriser l'IA, faire en sorte que par exemple le crédit impôt recherche, il soit destiné non pas à subventionner n'importe quelle recherche mais la recherche sur les intelligences artificielles, notamment ce qu'on appelle ZIA étroit, qui permettront de faire avancer l'humanité, de faire avancer la société, de faire en sorte
que la l'IA ne remplace pas le travail humain mais le complète. l'additionne et permettre au salariés de faire davantage et mieux. On a compris on a compris votre propos. En deux mots, comment on conforte la seule IA qui ne soit pas américaine ou chinoise en gros qui soit dans parmi les leaders comment les Européens, les Français font ? C'est une question qui se pose maintenant. Oui, c'est une question qui se pose maintenant et il faut évidemment C'est aussi une question de souveraineté. Ouais. Oui, bien sûr, il faut mobiliser le crédit mais là je rejoins ce qui a été dit précédemment. On on parle beaucoup des data center. Il a plus de crédit monsieur F. Je je peux vous parler du mien. On a à quelques kilomètres de chez moi à Fuju, un data center qui va à l'un des plus grands d'Europe. 11
50 milliards d'investissements. 50 milliards d'investissement 90 hectares puisqueon est dans un stade, c'est 125 stades de foot. Des terres agricoles qui vont être là anilé. On va avoir en fait en consommation électrique l'équivalent de flamenville et la proposition. On va on va consommer, tenez-vous bien, 250000 m³ d'eau pendant 12 ans pour la construction de ce data center avec un conflit énorme d'usage avec le monde agricole qui lui subit la sécheresse, subit ce que nous avons connu cet été, la canicule. 15 tonnes de polluants éternel par an rejeté dans les sols et
dans l'eau et avec une chaleur fatale qui va être impossible à traiter puisque en réalité on ne demande même pas à ces fonds qui vont venir je vais je vais venir aux fonds qui justement investissent dans ce data center qui ne veulent même pas être ceux qui organisent la cheminement de cette chaleur fatale vers des équipementsour Chez nous c'est une obligation. Chez nous c'est une obligation pour les répons je finis sur le fait que quels sont les fonds qui s'investissent là-dedans essentiellement des fonds Emirati et Nvidia américain Mistral résiduellement la banque d'investissement pareil
résiduellement. Et donc moi je vous pose une question simple. Construire un immense data center qui va consommer nos sols, notre eau, notre électricité mais qui n'est même pas un data center souverain. Quel est l'intérêt de le faire ainsi ? Et donc nous avons besoin là effectivement de parler de souveraineté mais la souveraineté c'est aussi d'accepter ou de ne pas accepter de dire ça parfois non quand le projet ne correspond pas ce que nous pouvons accepter il faut investir peut-être dans l'IA pour pouvoir peser face à Anthropique et et Open AI et Elon Musk. Je voudrais pas trop embêter monsieur Olivier Fort, mais vous aurez remarqué que quand la gauche n'a pas préparé une question, ce qu'elle répond tout de
suite c'est il faut mobiliser le crédit comme si l'État français c'était Crésus, qu'on roulait sur l'or et qu'on allait dépenser en tout sens, mobiliser le crédit. Bon, moi je vais pas du tout répondre en ce sens. Vous avez posé une question précise. Comment est-ce qu'on fait en France sur le domaine de l'intelligence artificielle contre les géants qui se sont déjà créés aux États-Unis et en Chine ? Trois choses. On libère le temps des entrepreneurs, on libère leur argent et on libère la croissance. Comment est-ce qu'on libère leur temps ? Déjà par leur relation à l'administration qu'il va falloir simplifier et ça tombe bien, la révolution de l'IA nous le permet. Je vous donne un exemple sur les permis de construire. Vous avez déjà de nombreuses communes de France qui le font et il
faut leur rendre hommage qui ont automatisé le permis de construire. C'est-à-dire que pour le permis de construire, ce qu'il y a de positif, c'est que vous devez comparer une demande qui est faite à plusieurs critères qui sont objectifs et donc une machine peut le faire. Le recours évidemment doit rester humain, notamment pour les recours quand c'est quand la décision est défavorable, mais vous avez une simplification drastique alors que les délais pour obtenir le permis de construire se sont allongés partout. Si je vous prends l'exemple de la ville de Paris, vous avez 400 personnes à la direction de l'urbanisme et on peut dire qu'ils prennent tout leur temps pour répondre aux entrepreneurs qui ont besoin d'obtenir des permis de construire. Donc on libère leur temps en
simplifiant les démarches, en simplifiant les procédures. Il y a par ailleurs une règle qui ne s'est jamais démentie. Plus vous mettez de fonctionnaires quelque part, plus il y a de complexité, que ce soit dans la commune ou dans le pays, plus vous avez de procédures parce qu'ils doivent bien justifier le fait de travailler. Donc ils vont créer des formulaires, des procédures, des CERFA et cetera. Moins vous avez de fonctionnair, moins vous avez de complexité. Je propose la suppression de 800000 postes de fonctionnaires sans lettre de licenciement, je le précise, simplement en ne remplaçant pas ce qui arrive à la retraite. Tout cela libère du temps pour les entrepreneurs. Ensuite, il faut libérer leur argent. Pour cela, ce que je propose c'est que l'État dépense
moins pour pouvoir taxer moins. Très concrètement, je propose une baisse de dépense de 140 milliards d'euros par an. La liste, je l'ai publié, vous pouvez la retrouver sur saraknafo.fr. Vous avez toutes les sources, tous les chiffres, tout est sourcé. Ces 140 milliards, on arrête immédiatement de les prendre au français avec comme perspective un budget à l'équilibre à la fin du quinquena. Et dans l'intervalle, on baisse immédiatement les impôts. Premier élément, on supprime la CSG d'activité. Tout à l'heure, la gauche disait qu'il fallait taxer la machine parce que la machine n'était pas taxée par rapport au salarié qui lui dis c'est que j'ai une solution. Il vaut mieux baisser les taxes qui pèsent et les charges qui pèsent sur le salaire plutôt que s'imaginer qu'on va taxer la machine.
Donc supprimer la CAS d'activité pour permettre de rendre et de donner du pouvoir d'achat au français. Ça fait plus 10 % de hausse de salaire pour tous les salariés, pour les fonctionnaires, pour les indépendants, pour les artisans. C'est tout simplement la plus grosse hausse de salaire collectif de toute la 5e République. Et ça ne fait pas peser un seul euro sur la rentabilité de l'entrepreneur et des patrons puisque c'est l'État qui accepte enfin de faire un effort au lieu de demander aux Français de se sacrifier en permanence en baissant ses propres dépenses pour baisser T impôt. J'ajoute également la suppression des droits de succession et nous sommes les seuls à le proposer. Enfin la baisse de l'accis sur le carburant qui est très actuel aujourd'hui. Que le prix de l'essence
soit 18. C'est pas c'est c'est pas consacré à l' mais je vous dis non non attention il faut libérer de l'argent et libérer la croissance. Libérer la croissance ça passe par l'énergie. Avoir enfin un juste prix qui ne soit pas déformé par les règles du marché européen de l'électricité un juste prix nucléaire pour les data center. Et j'en finis par là. donné tr points libérer le temps, l'argent libéré la croissance et enfin par l'école et un mot un seul mot sur l'école je précise qu'à mes yeux il faut pas apprendre aux enfants à prompter comme on l'apprend parfois il faut au contraire revenir aux savoirs fondamentaux parce que cette révolution technologique rend paradoxalement le savoir classique plus légitime que jamais. On a besoin de logique, on a besoin de parler correct pendant laour
de j'en termine j'en termine par là. On a besoin de logique et donc des mathématiques et on a la chance en France d'avoir un niveau de mathématique excellent et on a besoin d'une culture classique, philosophique et historique pour avoir le discernement face à la machine. J'en ai terminé. Em Bombard. Oui. Bon, notre programme, il sort le 7 novembre en libré. Il y a 800 mesures, je vais pas vous les infliger toutes, je vais rester sur le sujet de l'intelligence artificielle. Bon, tout à l'heure, je disais qu'on pouvait avoir à la fois des politiques de régulation et à la fois des politiques de développement. Donc la question que je veux poser maintenant puisque tout à l'heure on a parlé de la régulation, c'est qu'est-ce qu'on fait pour promouvoir le développement de
l'intelligence artificielle en France et de manière plus générale du numérique et comment on le fait de manière euh souveraine. Et pour ça, il faut quand même libérer des financements. Donc comment on libère ces financements ? D'abord, oui, moi j'assume, madame Clafo, un point de désaccord. Je je non, je sais pas ce que j'allais dire, mais vous allez le dire juste après. Non, pas du tout. Vous alors là je pense que vous avez un petit problème, c'est que vous êtes venu avec Non, c'est pas ça. C'est que vous êtes venu avec des idées préconçues mais laisser le débat, discuter, discutons. Voilà, on essaie de débattre pour avancer sur ce sujet. Il faut un plan d'investissement public massif. Faut un plan d'investissement public massif. Ça coûte des dizaines de
milliards d'euros qu'il faut investir. Et moi, oui, je crois à l'investissement public. C'est clair. Deuxièmement, il faut réutiliser les outils d'accès au crédit. Il y a une banque publique d'investissement aujourd'hui qui fait des choix sont quand même des choix parfois très contestables. Donc je suis pour réunifier tout ça dans ce qu'on pourrait appeler un pôle public bancaire dans lequel on va faciliter l'accès au crédit. Et troisièmement, attendez attendez madame Knafo, ne dites pas n'importe quoi. Pas leur argent l'argent public, c'est pas leur argent. Non mais euh madame l'Allemagne vous l'Allemagne vous aimez bien l'Allemagne d'habitude vous dites qu'elle est très euh une manière de de gérer ses côes très bien. Les Allemand les Allemands ils viennent
de décider d'un plan d'investissement de plusieurs de plus de 500 milliards d'euros. Donc si vous voulez pas qu'on fasse des plans d'investissement et queon prenne du retard, laissez-moi terminer. À la fin de 10 ans, on se débattra peut-être ici au stade vélodrome et vous direz "Oh là là, on est en retard." Donc moi, je vous propose des choses pour qu'on soit pas en retard. Ensuite 3e élément, on a besoin de capitaux privés aussi et donc il faut flécher l'épargne qui existe aujourd'hui en France pour favoriser les investissements qui sont les investissements nationaux. Une mesure très concrète pour le faire. Aujourd'hui sur l'assurance vie, vous avez un avantage fiscal et ben on fait en sorte que cet avantage fiscal, il soit réservé pour les investissements qui sont les
investissements nationaux. Vous fléchez l'épargne qui existe aujourd'hui pour permettre aux investisseurs et aux entreprises françaises d'avoir des capitaux privés qui sont disponibles et vous avez une politique et une politique de planification publique. Notre point de désaccord madame Knafo et je vous le dis c'est en polémique c'est que vous vous considérez que c'est le marché qui va arbitrer tout ça. Et ben la vérité c'est que c'est ce qu'on a fait depuis des années et des années et ça produit un développement absolument passe comment chez vos copains au Venezuela en Corée du Nord ça passe comment alors ça y est là on est venu on est arrivé vous avez une boîte à me là non mais vous comparez l'Allemagne alors moi je copain madame madame Knafo Madame
Knafo s'il vous plaît madame Knafo on a tous parlé là de de de du fait que il y avait des gens qui étaient en avance sur ce sujet alors moi vous savez j'ai plein de choses à reprocher à à la Chine par exemple mais dire que on ne met que des projets d'investissement qui sont des projets d'investissement souverain. Pardonnez-moi, c'est exactement ce que fait ce que fait la Chine. Mailliard des entreprises privées, on peut parler du modèle chinois si vous voulez. Me coupez pas la parole parce que sinon je pense que les gens qui nous écoutent vont rien comprendre. Je vous dis, je vous propose juste quelques mesures concrètes qui permettent de flécher de l'investissement. Ensuite, qu'est-ce qu'on fait des modèles ? C'est la question que vous avez posé. Moi, est-ce
que notre objectif c'est d'être absolument concurrentiel sur les grands modèles ? C'est une discussion qu'on peut avoir. Ministral est en train de se se concentrer plutôt sur des modèles applicatifs plus sobres et qui ont des usages qui sont des usages immédiat. Et ensuite, je termine à mon avis ce qu'on devrait faire nous c'est plutôt investir dans les sauts technologiques. Donc oui, il faut avoir une politique de développement de la recherche fondamentale. Oui, favoriser la recherche appliquée. Moi, vous savez, je suis docteur en mathématiques appliquées. Mes premières engagements professionnels, c'était il y a 10 ans dans une start-up qui travaillait déjà sur des méthodes d'intelligence artificielle. On a une école de ça en France. On est fort en terme de
recherche sur ce sujet. On a besoin de développer ces ces ces projets-là. Donc, il faut investir dans les sauts technologique pour être en avance. Et notamment à mon avis sur la question du quantique. Je pense que la question du quantique, c'est le sujet sur lequel la France doit mettre le paquet parce que si on est les premiers à pouvoir industrialiser et développer ces technologies, bah là, on aura une avance sur la scène internationale. Voilà. Moi, comment je vois les choses, je voyais pas des polémiques, des choses concrètes. On a pas d'argent. Merci monsieur. Je vous ai proposé madame, attendez, on n pas d'argent. Excusez-moi, je viens de vous proposer précisément au moins trois propositions qui permettent de développer des financements. Mais comment conforte comment on
conforte notre seule euh IA euh européenne et singulièrement française ? Par quel moyen vous dans votre mouvement vous comptez les États ? Il faut bien avoir conscience que les États-Unis et la Chine représentent respectivement 75 % et 15 % de la puissance de calcul mondial. L'Europe seulement 5 %. Monsieur Ber disait, on peut viser la trè place partager son arrêtons Oui, arrêtons pour une fois arrêtons de penser régulation je crois que le temps est venu de penser production et innovation mais à ce titre je l'ai dit tout à l'heure, il faut organiser maîtriser la filière en dans dans l'objectif de maîtriser un maximum de maillon de la chaîne de valeur industrielle et technologique. Pour cela, je l'ai dit, on a des entreprises qui sont une véritable richesse pour
notre pays, mais elles ont besoin d'un cap, une stratégie. Quel IA voulons-nous en France ? Et bien, je veux dire, il faut une IA, comme j'ai dit, la plus indépendante possible qui permettent à la fois de maîtriser l'essentiel des usages courants du quotidien des entreprises et des français, mais aussi qui se spécialisent dans quelques domaines de pointe tels que l'IA embarqué ou décentralisé, la robotique en particulier humanoïde et je pourrais donner de nombreux autres exemples. Nos entreprises attendent un cap. Nous leur proposerons avec Marine Le Pen cette stratégie pluriannuelle. Elles attendent, je crois, une méthode parce que la puissance publique n'a pas à décider à leur place ce qui est bon pour euh les initiatives privées. Nous croyons dans la méthode des comités de
filière pour que comme à l'époque du général de Gaul et bien on revient dans le cadre d'une logique de partenariat public privé pour réussir sur les innovations de rupture et les grands projets. Et enfin, nos entreprises et enfin et je réponds à votre question, nos entreprises attendent donc des politiques publiques vertueuses. Ça passe par de nombreux éléments que j'ai pu dire tout à l'heure. augmenter la formation, le nombre de d'ingénieurs formés. L'Allemagne en forme deux fois plus que nous, libérer l'innovation notamment par la fin du principe de précaution dans notre pays et la déréglementation. Elles ont besoin nos entreprises et bien de financement. Et pour répondre à votre question, est-ce que vous savez combien de capitaux français, de milliards d'euros de
capitaux français financent l'économie américaine et notamment leur tech ? et bien 80 milliards dans la tech américaine, au total près de 400 milliards d'euros de capitaux français aux États-Unis. C'est dramatique. C'est un avantage comparatif qu'à la France et qui ne profite pas à l'économie, à la croissance française. Par conséquent, nous voulons créer un fond souverain français qui permettra aux Français qui le veulent sur la base du volontariat, je le précise, de flécher leur épargne vers l'économie réelle et l'innovation parce qu'en réalité, il n'y a plus d'argent public. Et donc comme en 58 avec le général de Gaul et le plan Piner UF, il faut redresser les comptes publics d'un côté, mobiliser les capitaux privés pour dans le cadre de partenariat public privé et bien
relancer les grands projets, les innovations de rupture et c'est important, il faut structurer la demande. Je l'ai dit, nous avons la commande publique en France qui peut acheter des solutions françaises. Moins moins de 5 minutes pour ce débat. Alors, on va essayer de faire un un dernier tour de table. Je voudrais vous entendre Xavier Bertrand et vous faire réagir au pape aussi qui vient de s'exprimer puisque il est à Paris et il a mis en garde contre l'avènement des machines. Est-ce que du paradis des du paradis des machines ? Est-ce que vous pouvez réagir aussi à pas de paradis des machines ? Le vrai sujet c'est comment est-ce que la dimension humaine reste effectivement la plus déterminante ? Et on peut prendre ça dans tous les sens. La question clé
c'est de se former, de s'approprier et que chacun ait une forme de maîtrise de l'intelligence artificielle. Et ça, ça s'appelle l'IA pour tous. C'est pas un slogan. C'est d'ailleurs le même le message qu'on a adopté nous dans dans la région des Haut-Fance. C'est aussi un message que que porte le Canada de Premier ministre McCarnet. C'est lié à pour tous, ça veut dire pour tous quelle que soit quelle que soit par exemple la taille de votre entreprise pas réservé aux plus grandes et donc comment on aide les petites entreprises à pouvoir accéder aux bons outils en leur donnant aussi les bonnes informations et après ce sont les entreprises qui choisissent. C'est aussi lié à pour tous, queles que soient les catégories sociales, ce que j'ai évoqué tout à l'heure, ça ça doit
être une priorité politique parce que derrière, c'est ce qui permet, je l'ai dit tout à l'heure, les infrastructures c'est bien, ce sont les usages qui font et qui feront la différence. L'autre aspect, vous avez parlé de la dimension européenne, déjà on ne met pas tous ces œufs dans le même panier et on ne met pas tous nos œufs dans le panier américain. On joue très clairement, il y a la concurrence entre les deux. On se donne la possibilité de choisir en même temps que l'on développe une offre européenne et vous avez raison de le souligner. Heureusement que nous avons Mistral mais il faut aller sur des usages spécifiques de l'intelligence artificielle. Vous aviez hier à Milabs Mistral. Là, on est capable de faire notre différence. Et dans ces domaines-là, ils seront pas les modèles
dominants. Et si dans ces domaines-là, on est les plus forts, les autres seront obligés de composer avec nous et nous pourrons mettre en place un certain nombre d'intérêts qui nous sont propres. Et puis il y a la question de la commande publique. Regardez ce qu'on a fait pendant des années, des années sur le cloud. On a fait n'importe quoi. On a été chez les Américains sans avoir la moindre garantie. Et ceux qui nous disent ça aujourd'hui pour les data center, ce sont pas beaucoup élevés. Reprenez chez moi, j'ai OVH qui est dans la région des Haut-Fance. La région a aussitôt été cliente d'OVH pour l'hébergement. Pour l'État, il a fallu quoi ? fallu qu'on se bat ça. Ça c'est une priorité politique. C'est vrai au niveau national, c'est vrai au niveau européen. Et ça c'est pas une question
d'argent, c'est juste une question d'état d'esprit voire même de réflexe. Et si l'on fait ça, je suis intimement convaincu que plutôt que de pleurer, plutôt que d'essayer d'enfourcher toutes les colères, plutôt que de mettre en marche le trouètre pour faire peur à tout le monde, on va être capable de voir que nous sommes une nation qui non seulement sait gérer les inquiétudes de nos concitoyens, rassuré, mais qui est capable aussi de porter une vision, les deux, la commande publique nationale et la commande publique européenne. Et si on veut aussi porter un message au niveau européen, il faut commencer par balayer devant notre porte et être exemplaire au niveau national. C'est possible. fait dans la région, il faut le faire au niveau d'une nation toute entière
sur la question précise de comment on conforte notre IA national et et européenne sur la question de la commande publique Sarah Knafo en un mot comment on fait puisqueon voit bien qu'on va encore rater le le vagon alors sur la commande publique j'ai été rapporteur au Parlement européen sur le sujet de la souveraineté technologique. J'ai fait beaucoup de propositions pour dire qu'il fallait en finir avec la logique des subventions pour passer à une logique de commande publique. Mais j'aimerais juste conclure mon propos puisque c'est bientôt fini par une note d'espoir en vous parlant d'une entreprise française qui s'appelle Wondercraft. Cette entreprise a été fondé par deux personnes dont l'un a un fils qui avait une maladie neurodégénérative qui l'empêchait de marcher. Il a créé
il a créé un exosquelette. Il l'a mis sur son fils. Cet exosquelette permet de faire 30000 calculs par seconde et son fils a marché. En direct d'ailleurs sur BFM son fils s'est levé et a marché. un enfant qui ne pouvait pas marcher, la technologie lui a rendu la marche. C'est un sujet qui me touche particulièrement. Je vais pas vous raconter ma vie, mais je trouve que c'est magnifique et que même si on on en a beaucoup parlé, il y a évidemment des menaces, il y a évidemment des risques en matière pénale. Regardez ce que peut faire la technologie. Regardez ce dont est capable le cerveau humain. Soyons fier de l'être humain, fier de ce qu'il a réussi à créer, de rendre la marche à un enfant qui ne marche pas. Imaginez que nous aurons tous peut-être la chance de
vivre dans un monde qui réussira à vaincre le cancer. C'est ça aussi la technologie. Et voilà la seule et unique raison pour laquelle je vous dis non, ne mettons pas des freins au développement, mais posons des limites sur l'usage malveillant qui peut en être fait à l'égard des individus. Mais regardez ce que peut faire le développement. Voilà ce que j'avais à vous dire. Merci. Merci à tous parce que ce ce débat touche à sa fin. Euh merci à vous tous y avoir participé et merci d'être venu jusqu'ici jusqu'à Marseille au stade vélodrome pour débat de l'intelligence artificielle. Merci beaucoup. Un deuxième débat qui va réunir d'autres représentants des candidats à 2027 avec donc un débat qui sera plus consacré à
l'IA et au travail. Vous savez que l'IA crée d'énormes gains de productivité mais qu'en même temps et bien elle inquiète forcément sur d'éventuelles destruction d'emplois sur euh la difficulté à garder son emploi ou tout simplement sur l'emploi des des jeunes qui sont moins qualifiés, ce qui implique évidemment d'avoir une réflexion sur sur la formation, sur l'éducation, la formation continue. Donc voilà, on va s'intéresser à tout ça dans ce dans ce deuxième débat qui va durer 1 heure et qui va nous réunir ici avec BFM, BFM Business, la tribune, la tribune dimanche, la Provence et Brut avec vous Rémy Bisine. Bonjour Brigitte, j'ai vu cette première mi-temps qui était très intense, très animée. On va essayer de garder le même ryt pour cette seconde période avec un
pressing comme on aime beaucoup du côté de l'Olympique de Marseille avec trois autres personnalité, le pluralisme justement des opinions parce qu'il y a eu un débat on va dire engagé avec beaucoup d'avis tranchés. Ben, on va essayer de poursuivre sur cette idée-là avec trois autres candidats qui vont venir nous rejoindre dans quelques instants. Je pense qu'on peut commencer à les présenter. On peut inviter à nous rejoindre sur scène David Cormand pour les écologistes qui va représenter donc Marine Tondelier, candidate donc à l'élection présidentielle pour les écolos qui nous rejoint. Bonjour monsieur Cormand et bienvenue. Bonjour et bienvenue. On accueille également Paul Midi qui représente Gabriel Atal qui est donc candidat pour le parti Renaissance à
l'élection présidentielle et qui se déclaré. Bonjour à vous monsieur Mi, bienvenue également. Et puis Laurent Marcangélie qui nous rejoint, qui soutient Édouard Philippe. Il est président du groupe Horizon à l'Assemblée national et merci d'être avec nous, d'avoir fait le déplacement de la Corse jusqu'à Marseille puisque vous êtes Corse, merci à vous. Vous pouvez euh vous asseoir vous asseoir ici. Euh nous, on va également euh s'installer euh ici avec vous et on va euh tout de suite entrer dans le vif du sujet euh Réy avec une première question consacrée à à Lia et au travail bien sûr avec euh peut-être poursuivre sur le débat précédent. C'est vrai qu'on s'est interrogé sur euh parce que j'a j'ai l'impression que vous avez quand même
envie de réagir aussi plus globalement à l'IA et c'est vrai qu'on se demande si la France fait la course finalement participe à cette course dans la compétition mondiale. Est-ce qu'elle fait le poids avec Mistral face à Anthropique face à Open à Open AI ? Et donc Laurent Marcangeli, je voudrais savoir comment vous voyez vous la France dans cette compétition mondiale finalement et est-ce qu'il faut penser la France ou est-ce qu'il faut penser l'Europe ? Bon, d'abord il faut il faut en finir avec les à peu près et je pas faire de reproches gratuits à précédent débat mais j'ai l'impression qu'on parlait pas véritablement du vrai sujet, c'est-à-dire l'intelligence artificielle en France. Faut ôter d'un doute dès le
départ. Ça sert à rien de penser que il va avoir un français ou une française qui va rivaliser avec Open sur un agent conversationnel. Ça n'existera pas cette course là. Nous n'y participons pas. Nous avons des forces si étant dit. Nous faisons des robots, nous sommes forts au niveau de la pharmaceutique, nous sommes forts à un niveau technique qui peut demain avec l'intelligence artificielle nous permettre d'être dans la course. Donc la France n'est pas larguée contrairement ça veut dire qu'il faut pas investir dans notre IAD dans il faut que nous soyons forts là où nous sommes forts. La France a un certain nombre de capacités, de compétences dans l'espace européen, mais pas que et j'y reviendrai plus tard parce qu'il y a
aussi des outils de gouvernance à un moment qu'il faut mettre en place. Mais aujourd'hui, l'IA, c'est pas seulement l'IA agentique, c'est-à-dire l'IA avec l'agent IA, il y a également une IA qui peut être de nature à euh produire des drones et à les faire fonctionner. La France est dans la course à ce niveau-là et on le voit malheureusement aujourd'hui avec ce qui se passe euh en Ukraine. Euh se défendre, avoir une capacité d'indépendance et de souveraineté en matière de défense, c'est important sur euh l'outil qui gouvernerait éventuellement euh tout cela. Euh évidemment, la France seule, euh Édard Philippe ne considère pas euh que c'est dire la vérité aux Français de dire que nous pouvons mener ce combat tout seul. Donc ce que nous proposons c'est la chose suivante, c'est de créer
un véritable pacte européen de puissance numérique avec des pays qui seraient peut-être fondateur comme la communauté européenne du charbon et de l'acier a été faite au sortir de la guerre. C'est essayer de remettre les compétences mais également les moyens de pays pionniers au sein de l'Union européenne pour pouvoir miser sur l'intelligence artificielle. Et quel moyen exactement ? C'est des sommes parce que c'est vrai que on a l'ambition mais souvent parfois ce qui peut manquer c'est l'argent. Vous savez combien d'épargard combien d'épargne aujourd'hui ? 35000 milliards d'euros d'épargne, 6000 milliards d'euros en France. L'épargne française, à quoi sert-elle aujourd'hui ? Elle sert à financer la dette. À un moment, nous avons la nécessité, on va nous proposons les
candidats proposent des régimes de retraite par répartition. Pourquoi pas demain créer des moyens de financement des nouvelles technologies, de l'intelligence artificielle, du numérique en utilisant lesparges des Français ? Je pense que les Français seraient davantage convaincus par l'utilisation de leur épargne pour demain financer la recherche, financer la création plutôt que de financer de la dette. Bon, je vois que Paul Midi vous acquisse mais monsieur Cormont peut-être un peu moins. Paul Midi, je vous laisse réagir. Oui, merci parce que nous avec Gabriel Atal, on pense que c'est possible mais qu'on a pas le choix et c'est possible d'être numéro 1, on a pas le choix. La supériorité technologique, elle génère la supériorité économique mais elle génère la supériorité militaire aussi.
Et donc notre capacité à maîtriser l'IA et à mener cette révolution, c'est ce qui va définir notre prospérité future mais notre capacité à rester libre et en démocratie. Donc on n pas le choix et il faut le faire. Mais c'est possible. Pourquoi ? On a les talents mais on n pas l'argent. Si vous donnez demain à Mistral qui a levé 3 milliards d'euros dans cette dernière levée, vous donnez 30 milliards d'euros qui était la levée qui a fait entropique pour faire son modèle faible 5 que tout le monde connaît maintenant. Vous donnez 30000 € 30 milliards à Mistrral, ils font faible 5. Donc ça sort pas du chapeau, c'est possible de faire. Donc il faut trouver l'argent. Comment on fait ? retraite par
capitalisation et moyen public et en européen. Un retraite par capitalisation. Vous allez me dire mais pourquoi d'où ça sort ce sujet ? C'est la baguette magique des Américains. Comment ils arrivent à financer le développement de leur entreprise comme Open AI enique mais avant Google ou Meta ? C'est grâce à la puissance de l'épargne longue de leur fond de pension. On n' pas de fond de pension en Europe. Il faut qu'on ait des fonds de pension. Pour ça, il faut mettre notre système de répartition vers la capitalisation. Je cite trois chiffres. Les Américains ont trois fois plus d'épargnees que les Européens. 104000 milliards d'euros d'épargne pour les Américains. 36000 milliards d'euros d'épargne pour les Européens. Et si vous regardez l'argent qui est dans les fonds
de pension américain qui permett le développement de ces entreprises de nouvelles technologies, c'est 42000 milliards. C'est plus que toute l'épargne européenne. Et donc on n'y arrivera pas si on ne fait pas la retraite par capison et qu'on se dote de cette baguette magique, il faut le lancer. C'est ce qu'on propose de faire dès 2027 avec Gabriel Atal 2. Le temps que ça monte en puissance parce que évidemment ça va prendre une génération, il faut mettre de l'argent public, il faut mettre des moyens publics. Donc c'est le plan France 2040 200 milliards qui doit être en cohérence avec un plan européen Europe 2040 2000 milliards. C'est la recommandation du rapport Dragy. Porté par une politique d'innovation commune, une pique qui doit être trois fois supérieure que la PAC,
la politique agricole commune. On est très fier de la PAC mais aujourd'hui la politique d'innovation en Europe, elle est trois fois plus petite que les moyens qu'on met dans la PAC. Elle devrait être trois fois plus grosse. Et donc nous, on pense que c'est possible et ce pays l'a déjà fait. Je vais vous raconter si j'ai encore une minute. Petite anecdote. On on a visiblement énormément d'argent à mobiliser et on l'a pas mobilisé ni pour nos hôpitaux, ni pour les retraites, ni pour enf il y a énormément de choses dans dans lesquelles aujourd'hui on doit investir et cet argent-là elle n'a jamais été mobilisée. Et pourquoi elle serait mobilisée uniquement sur l'IA et pas dans d'autres domaines ? Il faut il faut faire des choix. Mais je vais vous rappeler ce qui s'est passé
dans ce pays il y a 80 ans. En 1958, le général de Gaulle, il a pris une décision. Il a dit, "Il faut que la France se dote de la bombe nucléaire. Il faut qu'on fasse partie des quelques pays qui maîtrisent la technologie nucléaire." C'était en 1856 58. Les Américains l' maîtrisé depuis 1945. Vous savez que c'est comme ça que la deuxième guerre mondiale s'est arrêtée. Donc ça faisait déjà bien longtemps. Donc quand il a dit ça, les gens dis c'est pas possible, ils ont rigolé. Il l'a fait, ça a pris 12 à 15 ans. C'estàd l'équivalent en temps politique de trois mandats préessentiels, ça a demandé de l'argent. C'est l'équivalent aujourd'hui de 50 milliards d'euros par an. Donc 50 milliards d'euros, c'est beaucoup. Mais quand on a 1700 milliards
d'euros de dépenses, ça se fait. Mais quand on regarde ça, vous savez, vous savez ce que ça a apporté à la France. On sait tous ce que ça apporté à la France. la maîtrise de la bombe nucléaire et ensuite du nucléaire civil pour faire la transition écologique et c'est une décision encore plus forte que la maîtrise de la bombe nucléaire parce qu'elle a un impact et sur notre économie et sur notre capacité à nous défendre et à rester libre. Est-ce que au détriment d'autres budgets ? Hier, on entend le président de la République Emel Macron qui dit "On baisse pas les taxes sur le carburant parce que ça coûte un milliard d'euros." On en est là aujourd'hui. Là vous parlez de somme de dizaines de milliards d'euros. Donc où d' où vient vraiment cet argent ? desites mais
il faut faire des économies et donc nous ce qu'on propose c'est que dans les 5 c 5 prochaines années il faudra faire 150 milliards d'euros d'économie et comme 2 ti3 de notre dépense publique c'est de la dépense sociale il faudra que 23 des économies soient faites sur la dépense sociale. Il faut qu'on mette notre système sous contrôle pour arrêter des copello parce qu'on a des trous dans la coque. Il faut réparer la coque et il faut se redonner les conditions de la création de richesse dans ce pays et dans ce continent. Il faut le faire en français et en européen. C'est possible. La France en 1958, elle avait 5 % de déficit. Elle avait une assemblée qui était bloqué. La le FMI était aux portes et pourtant on a redressé ce pays. C'était il y a 80 ans. On peut refaire.
Il faut pas manquer d'ambition. Et en plus maintenant, on a une force qu'on avait pas à l'époque, c'est l'Union européenne. Il faut qu'on aille plus loin dans l'intégration européenne. C'est le projet des David Cormand. On va vous entendre aussi là-dessus. C'est vrai qu'à la la Tribune des Nations Unies, on a entendu Emmanuel Macron dire il faut créer une IA européenne en open source qui soit ouverte et de ce fait, on pourra peser face au géant américain. Quel est votre avis et est-ce que vous vous considérez l'innovation LIA, son arrivée comme une comme la 4e révolution industrielle ? C'est ce que dit Jérôme Rifkin. D'abord, merci de votre invitation et surtout merci d'avoir organisé ce débat. Je pense que vous
êtes les premiers à le faire et ma conviction c'est de ce dont on parle aujourd'hui la question de la tech et l'une l'un de ces dérivées la question de l'IA et de mon point de vue la question existentielle pour notre civilisation dans les années qui vont venir. Et donc ça me paraît très important d'essayer de réfléchir avec les citoyennes et les citoyens de la manière dont on pose ce débat. Et la première chose que je vais vous dire, c'est que on parle beaucoup d'innovation, d'investissement et c'est des sujets importants. Donc sur je crois que c'est c'est pas la première question qu'il faut se poser par rapport à cette question de la tech, des big tech et de l'IA. La question vraiment à laquelle il faut se sur laquelle il faut se
concentrer, c'est à quel moment pour une société une innovation devient ou non un progrès. Une innovation et un progrès, c'est pas la même chose. Une innovation, c'est un nouveau truc qu'on invente. Vous avez pris l'exemple de la bombe atomique. La bombe atomique, c'est une innovation. Est-ce que c'est un progrès pour notre civilisation humaine ? On peut dire que ça se discute. Ça pose la question des investissements. Permettez-moi, je vous voyais est un peu dubitatif. Oui. Oui, mais j'y viens, j'y viens. Mais permettez-moi de faire quelques minutes là-dessus parce que je pense vraiment que c'est sur ce sujet-l à quel moment nous sociétés citoyens on considère qu'une innovation technologique est un progrès ou non pour l'intérêt général. et j'en viens à la
question de la fameuse course, la course à l'innovation, la course à la compétitivité et donc la course bien entendu à l'investissement. Moi, je posais une question assez simple qui est de dire mais on veut courir après quoi ? Et je pose ça, c'est qu'en fait courir après un modèle d'IA, je parle des giga des big tech américaines ou d'ailleurs chinoises. Est-ce que c'est cette course là en tant qu'européen qu'on veut faire ? Moi, je pense que non. Je pense que le gigantisme des investissements imposés par les modèles d'immenses entreprises multinationales américaines ou dans un autre modèle économique quoique chinoise n'est absolument pas un modèle souhaitable pour nos standards et nos
valeurs européennes. Quelles sont-elles ? Le respect de la vie privée de la concurrence. Moi, je suis pas un adepte de la concurrence libre et non faussée, mais c'est un des précepts de l'Union européenne, la question de la protection de nos données, de nos valeurs démocratiques et cetera. Ce que je veux vous dire, c'est qu'aujourd'hui ces géants de la tech tel qu'ils se développent nécessitent tellement de milliards d'investissements que leur business model n'est tout simplement pas compatible avec nos valeurs démocratiques et de droits individuels européens. Et donc c'est dans ce sens-là qu'il faut voir ce débat parce que sinon on va se tromper de sujet. Donc là on par 50 millions. Ça veut dire que pour vous investissement vous voulez vraiment que je vous réagisse sur vos histoires
d'investissement pas de régulation possible pardon. Il y a pas de régulation possible. Bien sûr qu'elle est possible et elle est possible d'abord à l'échelle européenne à l'échelle d'un pays. Alors je sais qu'on prépare une élection présidentielle française je m'excuse de vous le dire mais à l'échelle d'un pays les régulations sont compliquées. Ou alors il faut les faire mais on traîne trop à les faire. C'est la loi d'Arcos hein sur le droit d'auteur, la protection du droit d'auteur. Je veux bien qu'on fasse un focus sur ce sujet-là parce que ça concerne aussi la presse d'ailleurs. C'est qu'en fait tous ces contenus qui nécessitent du travail humain hein, c'est la déf c'est la c'est la c'est la c'est la différence entre une création humaine euh à vocation voilà avec une plusvalue et de la
création de contenu automatisé. Ça c'est ce que fait LIA. On a une nécessité absolue à dire que nous, en tout cas dans l'Union européenne, on protège la création humaine, qu'elle soit dans l'art ou qu'elle soit dans la création journalistique d'auteur et cetera et cetera. Ça c'est des régulations qu'il faut faire au niveau français, au niveau européen. L'autre régulation et qu'on essaie de proposer au niveau européen, d' on est la seule zone économique un peu structurelle structurante à le faire, c'est qu'en fait des modèles d'IA ou des modèles de big tech qui ne respectent pas nos réglementations et nos valeurs. Ce que des réglementations derrière c'est des valeurs. Il faut leur interdire l'accès au marché européen. Or le marché européen est le premier marché du monde. Donc la capacité de
prescription de standard et quand on parle d'une nouvelle technologie, c'est logique de faire des standards. C'est pas empêcher l'innovation. Ma conviction est même que ce sont ces standards qui permettent une innovation qui devient un progrès. C'est de ça dont on doit parler. C'est ça qu'on doit faire. Et la France doit jouer un rôle majeur au niveau européen pour faire cela. Merci. Merci David Corman. On va prendre maintenant des questions des lecteurs de la Provence. Vous savez que nous sommes euh partenaires de cet événement. Donc BFM, BFM Business, la tribune, la tribune dimanche, Brut et la Provence. Alors, nous avons un lecteur en face. Vous en prie, présentez-vous et puis interrogez nos candidats et leurs représentants. Bonjour. Au-delà d'être un lecteur de la
Provence, je suis le président de l'Union patronale des Bouches du Run qui est le premier MEDEF de France. Donc 14000 adhérents. Jean-Christophe Amarantini, c'est deux questions à vous poser donc au nom de mes adhérents. La première question, si vos candidats arrivent au pouvoir suprême, quelle mesure mettrez-vous en place pour essayer de faire justement des économies au niveau du train de ville d'État puisqu'on sait que la puissance publique est très endettée et a du mal à trouver des économies et être efficientes. Première question. Deuxième question, je fais référence au piratage de données au niveau de l'administration fiscale he qui ont eu lieu il y a il y a quelques mois où 700 contribuables ont été piratés, vous le savez. Et là aussi
peut-être grâce à à l'IA, quelle mesure préconiseriez-vous pour éviter ce genre de de situation à l'avenir ? Parce que c'est quand même inquiétant. Voilà les deux questions. Paul Midier, on peut peut-être vous poser cette question parce que justement on a on a parlé longuement de de l'investissement de l'État. Concrètement cette question elle se dit il y a aussi la question des économies. On parle du budget 2027, c'est central en ce moment et on pense aussi à tous les Français qui nous regardent qui ont aussi des questions centrales sur la question euh du pouvoir d'achat, des prix du carburant, de des hôpitaux, de l'éducation. comment on arrive un peu à à la fois être dans une force d'investissement comme vous dites et euh avoir une économie sur le train de vie
de l'État et préserver les différents secteurs importants pour notre quotidien. Ben, il faut faire des choix. Alors, déjà nous ce qu'on propose à Gabriel Atal, c'est une trajectoire de de maîtrise du déficit avec un objectif qui est de revenir en dessous de 3 % du déficit avant 2032 et de revenir à l'équilibre avant la fin de la deè quinquena d'ici 2037. Ça c'est la trajectoire. Pour réussir ça, il faut faire, je le disais tout à l'heure, 150 milliards d'euros d'économie sur quoi ? Dont 2/3 sur la dépense publique. J'y viens, vous inquiétez pas, je je j'y vais pas à pas. Euh il faut qu'il y ait des économies sur l'État, sur les collectivités territoriales et sur la protection sociale. Sur l'État avec notamment en utilisant l'intelligence artificielle pour faire les gains de
productivité que sont en train de faire euh nos entreprises avec un plan de départ volontaire pour 100000 fonctionnaires et en continuant à faire les économies que Gabriel Atal en tant que premier ministre avait engagé quand il avait signé un décret pour faire 10 milliards d'euros d'économie. En 2024, c'est la première fois que les dépenses de l'État avaient baissé, c'est l'INC qui le dit. Donc un, il faut faire l'état. Deux, sur les les collectivité territorial dont les dépenses ont beaucoup augmenté ces dernières années. Il faut qu'on mette au contrôle et qu'on aille vers une collectivité unique, qu'on fasse des réformes de structure sur les collectivités territoriales. Gabriel Atal fera des propositions dans les prochaines semaines sur ce sujet. Et ensuite, il y a la protection sociale.
C'est 23 de notre dépense. Donc ça doit être 2/3 des économies. réforme des retraites, réforme de l'assurance chômage, mise sous contrôle d'un certain nombre de euh dépenses qui ne sont pas sous contrôle comme les arrêts malad protection sociale, ça parle quand même pas mal aux français. Alors, c'est une petite parenthèse, mais concrètement, c'est de se dire, on fait des économies sur quoi ? C'est on rembourse moins des médicaments ? Euh, non, mais d'abord, on transforme le système. Donc, on transforme le système des retraites pour que évidemment il soit à l'équilibre et qu'il y ait plus de quantité de travail. On transforme le système de l'assurance chômage pour que il l'incite plus à la reprise au travail et on met sous contrôle un centre de dépenses comme les arrêts maladies qui
partent qui sont partis dans le décor depuis quelques années. Ça c'est déjà dans le dans le budget qui est proposé par Sébastien Lecornu. Sur l'âge, vous mettez l'âge de la retraite, vous le mettez à quoi ? Alors, vous savez, j'espère que nous on propose un changement de système des retraites parce que ça fait maintenant des années des années que chaque gouvernement qui arrive propose une un augmentation de l'âge de départ à la retraite. Ça met des millions de gens dans la rue et ça règle jamais le problème. D'autant que ce que vous savez sur la dernière réforme des retraites, c'était une augmentation de l'âge de 2 ans. Mais en effectif, comme le système avec il y a beaucoup de systèmes de pénibilité de car longue, c'était 6 mois effectif et donc vous retrouvez avec 2 millions de
personnes dans la vue dans la rue l'impression d'avoir une réforme qui est très dure et derrière vous avez pas suffisamment les gains budgétaires. Donc il faut changer de système. un système beaucoup plus lisible, universel et clair qui est sans âge de départ à la retraite mais avec sur la durée de cotisation. Vous voulez travailler longtemps, vous avez une surcode, vous avez une très bonne retraite. Vous voulez travailler moins, vous avez une décod, vous aurez une moins bonne retraite. La Marcangellie. Bon, d'abord, je crois qu'il faut répondre à monsieur sur deux questions qu'il vient de nous poser de manière assez précise. Il s'avère monsieur en plus vous le savez peut-être pas mais je le rappelle que je connais bien les dépenses de l'État et de la fonction publique. J'en ai été le
ministre pendant 9 mois et justement je fais partie de celles et de ceux qui considèrent que l'intelligence artificielle peut être de nature à faire des économies dans le fonctionnement de nos services publics de la manière suivante. d'abord rendre du temps à l'action de terrain et au service public prioritaires. Tout à l'heure, j'ai entendu la représentante d'un candidat dire queelle allait supprimer 800000 postes de fonctionnaires. Je vais vous expliquer ce que ça veut dire 800000 postes de fonctionnaires. C'est tous les départs à la retraite sur les 5 années à venir ne seront pas remplacés. C'est c'est ce qu'elle proposait. C'est ce qu'elle propose parce qu'il y a à peu près 800000 fonctionnaires agents publics qui partiront à la retraite entre 2027 et 2032. ir responsable de
faire une proposition de cette nature parce que il y a des services publics dans lesquels il va falloir investir la sécurité de nos compatriotes, les services de santé dans nos hôpitaux et en revanche effectivement il y a des services publics quand on parle d'administration administrative qu'il va falloir je le pense aujourd'hui réduire. Donc on en supprime combien ? Alors ça, je me refuserai je me refuserai à la louche euh de dire les 200000, les 300000, les 400000, les 500000. Je vais vous expliquer pourquoi. Parce que quand ça a été fait, ça a été mal fait et je euh plaide coupable si je puis me permettre l'expression puisque ça a été fait sous un gouvernement que je soutenais. J'étais militant de l'UMP, c'est sous Nicolas Sarkozi que ça a été fait et on l'a vu à l'hôpital mais
également dans les forces de sécurité. Ça a posé un problème, c'était le 1 sur de et ça ne fonctionne pas. sous le président Macron, il y a eu une annonce qui a été faite pendant la campagne présidentielle de 2017 qui n'a pas été respecté forcé de le constater puisque nous avons plus d'agents publics en 2026 qu'il n'y en avait en 2017 contrairement aux engagements qui avaient été pris. Donc je vais pas me permettre de faire ça. En revanche, ce que je sais c'est que à peu près un/ers du temps de travail d'un agent public peut être réduit si on utilise de l'intelligence artificielle pour aider cet agent à réduire un certain nombre de tâches. Donc tout cela c'est du temps qu'on peut rendre à l'agent, c'est du temps qu'on peut rendre également sur une redéfinition. Tout à l'heure,
j'entendais quelque chose de très intéressant. effectivement qu'il y a des métiers qui vont être profondément transformés, compris dans l'action publique, y compris dans l'action publique. Il y a des métiers même qui vont disparaître certainement et il faut pas avoir peur de le dire mais il y a également du temps à rendre et de la productivité à rendre. Et pour la cyberattaque, excusez-moi, je conclurai là-dessus parce que ça a fait peur à beaucoup de monde. C'est la preuve qu'il faut que nous soyons au rendez-vous de la souveraineté par la protection également, la cyber protection de nos données, la cyber protection des Françaises et des Françaises, c'est un enjeu de souveraineté. Et là-dessus, il faut mettre le paquet parce que les attaques ne vont pas cesser, bien au
contraire. Ça peut être les impôts, ça peut être également des hôpitaux, on l'a vu, avec des ingérences étrangère, ça peut être sur le processus électoral demain. Il faut que nous soyons en capacité de pouvoir réguler là-dessus aussi puisque tout à l'heure, j'entendais certains qui disaient "Il faut réguler au maximum, il faut réguler au minimum." Nous ce que nous proposons c'est très simple. d'abord, c'est de faire utiliser ce qui est créé notamment au niveau de l'UP. Il y a des dispositifs qui doivent être respectés notamment par les plateformes de réseaux sociaux sous peine d'amende, je l'espère parce que à un moment la divulgation, la diffusion de fausses informations dans le cadre d'un process électoral, c'est grave et ensuite il faut donner les moyens à nos services publics, à notre
puissance publique de faire face à ce type d'attaque et forcer de constater qu'aujourd'hui il y a quelques trous dans la raquette. C'est ce que nous proposons de faire avec Édouard Philippe. On va prendre une autre question des lecteurs de la Provence. J'aurais bien voulu répondre aussi si ça vous dérange pas. Vous voulez pas répondre à la la prochaine question ? Ben c'était une question du MDEV de Boujgiron sur lequelle les écologistes aussi des trucs à dire. Mais alors je vous allez je bien qu'on inérioriste plutôt que les on aura rien à dire au monde de l'entreprise. Non mais c'est que si tout le monde répond à toutes les questions en fait on y arrivera pas. Mais je je vous je vous laisse poser votre question et puis David Corband si vous voulez aussi euh
répondre vous pourrez euh intervenir sur l'autre question. Allô bonjour, je me présente, je suis monsieur Assassadorient. Je suis étudiant en droit et sciences politiques à la MU et euh j'ai assisté au premier débat euh présidentiel sur l'IA. Il y a quelque chose qui diffère par rapport à vos propos, c'est que vous parlez d'Europe. Avant, on parlait beaucoup de souveraineté, mais beaucoup de souveraineté nationale et euh des plans à l'allure nationale et certains partis ont même proposé de s'écarter d'une cause plutôt globale pour faire une cause li d'une cause française. Euh ma question est pourquoi vous d'une part vous impliquez autant l'Europe dans vos discussions vis-à-vis de l'IA et puis euh par rapport aux premières minutes euh de vos débats, vous avez aussi parlé
d'une autre Europe. Vous avez fait mention par exemple de et surtout en parallèle avec la CK euh monsieur Gabriel Atal aussi a proposé de faire un États-Unis d'Europe. Donc je voudrais savoir vous quelle est votre position vis-à-vis d'une part de l'Union européenne et d'autre part ben de ce que pourrait être une extension de l'Union européenne ou de la collaboration communautaire. David Cormand. Ouais si je peux en placer une. C'est Merci sur d'abord merci pour votre question mais qui peut faire le lien avec la précédente d'ailleurs. D'abord votre question sur la souveraineté. D'abord, faut s'entendre sur comment on définit le terme de souveraineté. Moi, je vais vous proposer la la définition que j'utilise. Être souverain, c'est avoir le contrôle sur ce dont dépend
notre subsistance à la fois individuelle et collective. Si on définit la souveraineté par cela, je sais qu'il y a d'autres définitions possibles. Ma conviction, c'est qu'à l'échelle d'un des d'un des pays de l'Union européenne, on ne peut pas avoir le contrôle à la fois individuel et collectif sur ce dont dépend ou sur ce dont va dépendre notre subsistance au sens au sens large, pas seulement alimentaire mais en général. Et donc ma conviction profonde, mais je l'ai depuis longtemps, c'est ce que portent les écologistes depuis très longtemps, c'est qu'il n'y a pas de souveraineté des Françaises et des Français sans une Europe puissante. Et donc, je dirais même que la condition de
notre souveraineté, elle se situe via l'Union européenne. Ça peut plaire, ça peut déplaire. Je comprends qu'on peut être plus ou moins fédéraliste et comme vous, j'ai été étonné dans le débat, la première partie du débat que en fait on raisonnait que au niveau mondial, l'ONU très bien, pourquoi pas ou au niveau uniquement national. Je pense que c'est une erreur. Je pense que l'échelon européen est dans cette affaire comme dans d'autres d'ailleurs absolument majeur. Pourquoi ? Je me permets de faire le lien avec la question précédente de la part du MEDF et du monde de l'entreprise, c'est qu'aujourd'hui le développement de ces big tech, de ces géants de l'IA ont un projet économique derrière le vernis technologique. Quel est-il ? celui d'une économie de rente. Ce que sont en train
de faire ces multinationales, c'est d'imposer, d'être le comment dire le lien exclusif entre les personnes qui produisent et les personnes qu'il qui consomment. Et ça c'est une rupture fondamentale dans l'histoire du capitalisme. Moi-même, je suis pas un capitaliste, hein, je suis écologiste des croissants, mais c'est pas le sujet du jour. Mais dans l'histoire du capitalisme, c'est une vraie rupture parce qu'on nous avait toujours dire le capitalisme c'est quoi ? la concurrence libre et non faussée. C'est un mensonge mais c'est comme ça que c'était proposé au au au compromis général. Là, ce qui est en train de se passer, c'est le contraire, c'est que leur modèle économique n'est viable que par une forme de monopole économique sur l'ensemble de l'activité économique. Et
donc je dis au milieu économique et y compris aux collègues du MEDF et les 13000 entreprises des Bouches du Rô qui n'ont pas toutes j'imagine la même taille que Anthropiic ou que Google que se prémunir de cette nouvelle économie de rente que les empires américains et dans un autre style l'Empire chinois veulent nous imposer à nous l'Union européenne est existentiel. résister à cette volonté d'hégémonie et tout bonnement existentiel pour nos réseaux économiques, pour pour et cetera et cetera. Et donc la question de comment l'Union européenne, c'était le sens de mon propoliminaire, construit et assume une vision de la société, des valeurs, des standards pour
dire pour nous la technologie l'IA, cela doit correspondre à ces standards là et c'est complètement possible de le faire en ayant le contrôle sur les infrastructures matérielles et immatérielles. matériel, c'est les data centers, les tuyaux sous les océans d'ailleurs qui arrivent à Marseille. C'est pour ça qu'il y a autant de data center à Marseille. Toutes ces choses là, les infrastructures immatérielles, c'est les logiciels ça et les données. Et c'est la deuxième question du chef d'entreprise qui a raison d'être inquiet sur le pillage de données. Pourquoi ces données sont pillées ? Parce qu'elles valent de l'or et notamment les données européennes puisqu'on a en moyenne une population qui a plutôt du pouvoir d'achat. Donc pour ces firmes, acquérir
ces données, même les voler, c'est quelque chose d'essentiel quelque part pour dans un deuxième temps nous soumettre. Et donc la protection des données, la limitation de la collecte même de données est quelque chose d'absolument fondamental pour garder justement ce que vous appeliez notre souveraineté. Vision de la société et valeur. Je rebondis sur ce point. Ça permet de parler d'un autre chapitre. On parlait du travail de l'emploi. Moi je peux bien répondre à la question. C'est pas j'étais interpellé en plus. Allez allez-y mais rapidement parce qu'on m' exprimé sur la première question. Vous inquiétez pas, j'ai l'esprit de synthèse mais merci pour cette question parce que le sujet européen il est vraiment extrêmement important ce débat à deux titres titre économique et titre
militaire. Euh on voit que pour réussir à être euh en compétition face aux États-Unis, première économie du monde et à la Chine maintenant 2e économie du monde, c'est à l'échelle européenne, la masse critique de l'Union européenne, 3e économie du monde qu'on peut se battre avec la quantité de talent suffisante et surtout avec la la puissance financière suffisante. Donc ceux qui vous vendent avec Madame Le Pen, le fait qu'on va réussir uniquement en français, pardon, dans le monde d'aujourd'hui, c'est un doux rêve. Par contre, on a construit quelque chose d'exceptionnel ces dernières années, ça s'appelle l'Union européenne et c'est ça qui doit nous donner la force de pouvoir se battre face au continent puissance États-Unis et Chine. Nous, ce qu'on dit, c'est
qu'il faut aller plus loin. L'Europe à 27, c'est une formidable construction mais dès qu'on veut bouger un petit doigt, il faut mettre 27 pays d'accord. Et donc là, on a plus le temps de mettre 27 pays d'accord. Et donc nous, on veut prendre un noyau dur de pays, peut-être une dizaine, faire un vrai fédéralisme économique, technologique et écologique parce que les deux sont totalement liés et mettre tout en commun sur ces sujets-là pour être aussi fort que les Américains et les Chinois. Et je et deuxème point, voilà, ça c'est les États-Unis d'Europe, mais deuxième point rapidement parce que c'est très important et on doit faire vite parce que si on veut aborder vraiment tous les sujets, je me permets, on va peut-être essayer d'avancer sur Non, non, pardon, je je fais ce point
parce qu'il est important et c'est un sujet qui a qui a qui a qui a qui a soulevé David Corman. Je pense c'est un très bon sujet. C'est le sujet militaire qui n'a pas été abordé dans la le débat précédent. Euh, on croit souvent que ce qui fait gagner une guerre, c'est d'avoir la plus grosse armée. Non, ce qui fait gagner une guerre, c'est d'avoir la supériorité technologique. J'ai le fusil, mes ennemis l'ont pas. J'ai un char, les ennemis ne l'ont pas. J'ai l'aviation, mes ennemis l'ont pas. J'ai la bombe nucléaire, mes ennemis l'ont pas. Dans les guerres de demain, c'est l'intelligence artificielle, le quantique, les robots, les drones qui vont donner la supériorité militaire. On est dans un monde où les États-Unis ont décidé que la sécurité de l'Europe
n'était plus leur priorité. Donc il faut qu'on soit en capacité d'assurer notre sécurité, de construire une défense européenne et si on n'est pas en capacité au niveau européen d'avoir les meilleurs I au monde, on sera mort économiquement mais on sera mort littéralement. Merci. On va on va avancer parce que non, c'est important. Et puis tout à l'heure, vous avez voulu interroger des gens qui étaient souverainistes et qui étaient opposés à l'Union européenne, manque de pot. Là vous avez trois personnes, elles ont des nuances qui sont favorables à la construction européenne et qui pensent que vous aurez l'occasion de vous exprimer mon Ça ira au-delà de l'Union européenne. Ça ira au-delà de l'Union européenne parce que vous le voyez avec notamment l'association avec le Canada, il faut
également ouvrir au-delà de l'Union européenne telle qu'elle existe aujourd'hui et c'est avec une je dirais une masse critique de départ qui sera pas fédérale. ma petite différence avec mon collègue et ami Paul Midi que on pourra créer cette fameuse CK du 21e siècle, ce fameux pacte de puissance européen numérique. Alors voilà, on va pouvoir avancer parce qu'on a encore pas mal de questions à évoquer, notamment sur l'intelligence artificielle. Est-ce que c'est une chance pour l'économie ou une crainte pour l'emploi ? J'ai envie de vous poser cette question très concrète, c'est est-ce qu'il faut interdire les licenciements économiques monsieur Cormand pour réagir en premier ? Ouais, pourquoi pas ? Encore une fois pour moi c'est je suis désolé alors je vais vous répondre non je crois pas je
crois pas parce que ça marche pas parce que ça pose la question il y a beaucoup de gens qui nous regardent notamment les jeunes qui se disent aujourd'hui ils voient l'intelligence artificielle alors ils sont contents de l'utiliser au quotidien mais d'un autre ils ont peur pour leur travail si on veut parler de la question de l'IA avec le travail ma conviction c'est que le sujet essentiel dans cette affaire est pas tant les emplois que ça risquerait de supprimer la question essentielle c'est dans quelle mesure l'IA va percuter notre rapport au travail La question la plus grave dans cette affaire, c'est celle-là. Vous savez quand il y a eu la révolution industrielle et le taylorisme où sont pendant communiste le stakanovisme, qu'est-ce qui s'est passé ? C'est qu'en
fait vous aviez des gens, des ouvriers qui avaient un savoir-faire pour fabriquer à peu près tout dans la chaîne de valeur. J'exagère mais pour me faire comprendre, le fabricant de charrette, il savait fabriquer à peu près tout de la charrette. avec la révolution industrielle et l'automatisation des tâches, l'un des effets ça était des gains de productivité. Bon, ça a été aussi la surspécialisation d'un certain nombre d'ouvriers sur une tâche précise. Vous savez, c'est le film de Charlot, l'étant moderne qui un film un peu caricatural mais pour comprendre l'image. Moi, ma conviction c'est qu'avec Lia, si elle n'est pas régulée de mon point de vue comme elle doit l'être, elle risque comment dire de segmenter les savoir-failleuses et les travailleurs en gros en ce qu'on
appelle les dompteurs de de prompt hein. C'est qu'en fait c'est quoi un dompteur de prompte ? C'est que vous avez une IA qui est aux mains d'une multinationale dans le mode de développement de l'IA tel qu'il est en train de se faire et qu'il faut réguler corrôle total sur comment on transforme en prompte en valeur ajoutée hein grâce à l'IA. Et pour moi, cette privatisation, cette captation de cette entre guillemets compétence synthétique pose un problème en terme de nombre d'emplois. mais pose aussi un problème fondamental en terme de contrôle du citoyen sur sa force de travail. Qu'est-ce qui fait qu' une démocr ? Mais si c'est pas J'ai répondu au début, j'ai répondu au début. J'ai dit
non, je pense que ça sert à rien et je pense que donc j'ai répondu à votre question. Ce que je pense en revanche c'est qu'il faut réserver le rôle de l'IA à des tâches dont on sait à l'avance à quoi elles servent et sans capter le savoir-faire. Je vais prendre un exemple très précis qu'on avance souvent sur l'IA. Je finirai là-dessus. C'est li dans la médecine. Bon, d'ailleurs au passage l'IA dans la médecine c'est absolument pas des agénératives ou agentiques. C'est autre chose. C'est que vous avez une base de données qui est connue à l'avance par définition. Par exemple, des scanners d'IRM ou que sais-je, je suis pas médecin. Et qui disent "Bah voilà, toutes ces scanners là ont donné tel type de diagnostic fait par des médecins. On met ça dans une boîte, on
fait tourner et tac, on en on décline des diagnostics automatiques." Enfin automatiques, hein, vialia. Aujourd'hui, on commence à voir le recul sur la mise en place de ces technologies et vous savez ce à quoi on assiste notamment à des pertes de compétences sur les diagnostics humains. Ce que je veux dire par là, c'est que alors et c'est une bonne chose, on voulait se faire aider par une IA pour mieux diagnostiquer, vous avez ce qu'on appelle une externalité négative qui est une perte de compétence. Mais imaginez demain qu'on fait des opérations chirurgicales automatisées via l'IA en fonction de ce que les chirurgiens d'avant avaient enseigné à CIA et qui est plus de chirurgien. Mais peut-être qu'il faut justement monter en compéten et améliorer la
formation. Mais ça on va en parler pour justement que non la compétence de quoi ? C'est plus un chirurgien qu' aura le doité pour faire la chirurgie, ça sera une IA automatisée qui fera la place. Vous comprenez que le problème qu'on a là, c'est la perte de contrôle. C'est la perte de contrôle citoyenne humaine sur et c'est le c'est l'encyclique du pape. C'est la fin du travail. C'est une évolution du travail qui dessaisit la personne, l'individu de son rapport de force, de son savoir-faire et donc de sa capacité à peser sur ce qu'il produit. Ce qui est fondamental de mon point de vue dans une société démocratique et émancipatrice. Paul Mi, pardon Paul Midi, on vous a pas justement entendu sur cette question là. Faut-il oui ou non interdire les licenciements liés à l'intelligence
artificielle quand on remplace les employés par l'IA ? Je vois que vous n'étiez pas trop d'accord avec le propos de monsieur Cormand. Oui, parce que ce qu'il faut comprendre c'est que l'innovation euh elle détruit des emplois mais généralement elle en crée à peu près deux fois plus qu'elle en a détruit. Donc ce qui se passe c'est que les emplois se transformment. Donc aujourd'hui vous pouvez rassurer les Français qui ont peur qu' se disent "Demain, j'ai peur d'être remplacé par une c'est faux. On va pas créer de chômage de masse à l'intér alors la crainte. Non 1 2 il y a deux questions, deux réponses. Un il n'y a jamais eu jamais eu sur cette planète de chômage créé par l'innovation. Ça n'est jamais arrivé. Donc je ne pense pas que ça arrivera avec l'IA. Et deux, la
crainte qui doit avoir, la crainte principale s'il faut s'il en faut une, ça n'est pas d'être remplacé par l'IA, c'est d'être remplacé par un salarié qui va maîtriser mieux que vous les outils de l'IA. C'est ce qu'on a raté dans les 30 dernières années en France et en Europe avec la révolution du numérique où on a laissé au bord du chemin beaucoup trop de nos concitoyens. 30 ans après l'invention de l'ordinateur, on a encore 30 % des Français qui ne sont pas à l'aise avec l'outil informatique, 15 % qui sont en électronisme. Et donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Ne pas reproduire cette erreur là. Former, c'est ce qu'on propose avec Gabriel Atal, former massivement 20 millions de français dans les 5 prochaines années aux outils d'IA. Les Français le veulent, 60 % veulent être formés. C'est
très enviable. C'est 1 heure de gain de productivité par jour que vous avez avec les outils actuels parce que demain les outils actuels. Donc on travaillera moins demain grâce à L. Il faut il faut le faire. Alors, c'est une bonne question euh certainement parce que l'innovation depuis le début de de notre économie donc faut pas lâcher faut pas faut pas repousser l'âge de la retraite si on travaille moins grâce à l'A comment si on travaille moins grâce à l'Aut repousser l'âge de la retraite. Alors à court terme pour équilibrer notre système et compte tenu de du fait que la vie est plus longue travailler plus. Mais là où vous avez raison, là où on peut être d'accord, c'est que si vous regardez l'histoire de l'innovation, le déficit de la sécurité sociale et des
retraites. Mais ce que vous regardez, ce qui a fait créer de la richesse sur notre planète, c'est l'innovation. Ça a permis d'augmenter les salaires et effectivement de faire baisser le temps de travail. Donc la question numéro 1, c'est d'embarquer tout le monde dans cette aventure là et ne laisser personne au bord du chemin parce que les innovations, elles peuvent créer des inégalités. ceux qui sont formés, qui les utilisent, ceux qui ne sont pas formés et qui ne les utilisent pas. Euh et donc si on veut que de l'emploi se crée en France et aux États-Unis, il faut mener cette révolution en France et en Europe, pardon, il faut mener cette révolution. Quand vous parlez d'éducation, c'estàd concrètement demain un élève qui rentre en 6e, on lui fait quoi ? 2 heures de de
de cours par semaine sur l'IA. Enfin, ce serait quoi ? La priorité c'est d'abord de former le stock de salariés qui sont en emploi aujourd'hui. Les actifs, les indépendants, il faut les former. Ils veulent être formés. et en quelques heures de vous met le pied à l'étrier de l'intelligence artificielle, vous obtenez des gains de productivité. C'est maintenant prouvé par la recherche académique. Donc ça vaut le coup. Et je vais vous donner un exemple. Il y a une nouvelle technologie que vous connaissez tous, à laquelle on a tous été formés, qui est très utile pour avoir un emploi, qui est très utile pour améliorer sa vie et à laquelle on forme chaque année tous les Français. Ça s'appelle la voiture. Donc si on est capable de former l'ensemble des Français avec une
politique publique à la voiture, on doit être capable de former l'ensemble des Français aussi. Mais est-ce que c'est pas la monté en compéten ? Ouais. Alors Laurent Marcangélie, c'est vrai qu'on voit cette arrivée de l'IA et on s'inquiète forcément pour les emplois. Est-ce que vous vous voyez ça comme une révolution industrielle qui va donc créer de nouveaux emplois, cette fameuse destruction créatrice à la Chumpetur ou est-ce que vous retenez plutôt Bill Gates qui lui dit il va falloir réserver des emplois aux humains ? Alors ni l'un ni l'autre parce que je d'abord faut partir des chiffres actuels. Il y a pas de destruction d'emploi brute au moment où nous parlons et comme Paul Mit, je considère que cette révolution technologique va être génératrice d'emplois un peu moins des
jeunes hein déjà. Alors, ça pose toute la question de la formation et c'est pas totalement correct par rapport aux chiffres que nous avons de notre disposition, soit-dit en passant, mais il y a la formation tout au long de la vie d'un salarié. Il y a des comptes personnalisés, il y a déjà des budgets qui sont disponibles mais qui doivent être réorientés sans dép sans dépenser un euros supplémentaire. C'est vous savez la politique, c'est une question de choix. Euh moi je ne suis pas un technicien, je suis avocat de profession, je suis pas spécialiste de l'intelligence artificielle, mais par contre Édouard Philippe qui lui-même aussi est juriste, il faut qu'il donne un cap si demain il est président de la République. Comme l'a fait le général de Gaulle, il était pas physicien. Pourtant
il a créé les outils permettant de maîtriser l'atome en France. Donc aujourd'hui, il faut donner un cap. Un cap, c'est un choix, un investissement. Un investissement au niveau de la formation professionnelle tout au long de la vie. Une personne travaille dans une entreprise, est-ce qu'elle ne maîtrise pas l'IA ? Elle ne la maîtrise pas. Il faut qu'elle soit formée. Il faut demain qu'elle puisse prendre un poste euh qu'elle puisse euh progresser dans son travail. C'est le même débat sur les licenciements qu'on a avec la taxation. Pendant que les Chinois subventionnent les robots, nous on va les taxer et on va continuer d'aller encore une fois dans une voie de garage où nous serons les seuls à le faire. Et ce n'est pas possible aujourd'hui de considérer que tout ce débat doit être
un débat autour de la taxe, autour de l'indemnité de licenciement. Au contraire, il faut affronter ce débat par la formation professionnelle. Il faut aujourd'hui former dès le plus jeune âge, pas avant le collège. Vous posiez une question tout à l'heure, avant le collège, c'est les savoirs fondamentaux, c'est lire, c'est écrire. Donc on commence en 6e concrè et à partir du collège, il faut un temps pour former nos enfants, mais également pas que nos enfants, ceux qui les forment, nos enseignants à l'intelligence artificielle pour pouvoir faire face au monde de demain. Et il faut également former les adultes tout au long de leur vie parce que aujourd'hui, il y a des évolutions qui sont telles que les métiers peuvent vite être bouleversés par cette situation,
que ce soit dans le privé ou dans le public. Et donc c'est ce que nous proposons avec Édard Philippe, c'est-à-dire un compte formation où il y a véritablement les moyens mis pour former à l'intelligence armation. C'est aussi notre quotidien pardon. C'est c'est aussi notre quotidien sur moi je pense à ceux par exemple qui nous regardent sur Brut quotidien. Quand il scroll sur TikTok, il voit des vidéos qui sont parfois générées par intelligence artificielle. Vos candidats ou candidates on ont parfois même été victimes. Alors heureusement la majorité des gens arrivent à les débusquer. Mais il y a quand même des gens qui nous disent "Mais cette vidéo là, elle est vraie ou fausse ? On voit que l'authenticité s'en rapproche de plus en plus parce que ça s'améliore avec le
temps. Qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui par rapport à ça ? Alors, il y a la question de la formation, former les citoyens, on en parlait, mais est-ce que il y a aussi la question de la régulation des plateformes sur les contenus qui sont mal signalés ? Est-ce que les personnes qui font ça doivent être sanctionnées ? Concrètement, je pensais par exemple Gabriel Atal il y a quelques jours, on voyait certaines vidéos sur les réseaux sociaux qui pouvaient montrer certaines choses. Effectivement, c'était pas le cas. Comment vous répondez-vous à ça ? peut-être pas le midi. Alors, on s'éloigne un peu de l'IA, mais je vais répondre avec plaisir. C'est c'est concrètement sur l'intelligence artificielle parce qu'elles sont générées par IA. Oui, je pense que il y a pas que les les
contenus générés par I qui posent problème sur les réseaux sociaux. Alors, il y a les ingérences et cetera, mais faut modérer et réguler ses réseaux sociaux. C'est le rapporteur de la loi numérique qui vous parle et honnêtement, il se fiche de nous. Il se fiche de nous. Il se moque de nos règles en France et en Europe. Et donc ce que ça doit nous dire, c'est que la meilleure des protections pour nos concitoyens français et européens, c'est que l'innovation, elle se passe sur notre territoire avec nos valeurs. Et c'est le problème des réseaux sociaux. Ils ont été développés aux États-Unis où vous avez le droit constitutionnellement de dire n'importe quoi. C'est leurs valeurs, c'est leurs règles. Mais en Europe et en France, on n' pas le droit de dire n'importe quoi. Si les réseaux
sociaux avaient été développés en France et en Europe, n'aurions pas les problèmes que nous avons aujourd'hui. Mais c'est quoi qu'on est trop faible face à ça. Je vais peut-être faire agir aussi. Quand vous avez quand vous êtes face à des continents puissance et des très grandes entreprises qui ne sont pas sur votre sol, qui se fichent de vos valeurs et qui sont protégés par un gouvernement qui est la première puissance militaire du monde, vous pouvez tenter toutes les régulations que vous voulez. Je voudrais juste vous interroger làdessus, c'est que des réseaux sociaux français européens, il y a effectivement qui génère un certain nombre de de vidéos qui peuvent orienter ou qui peuvent effectivement mettre dans le fond un certain nombre de personnes.
Est-ce que vous craignez que l'élection présidentielle, elle soit influencée par les réseaux sociaux, par l'IA ? Enfin, depuis le référendum euh sur la sortie du Brexit en Grande-Bretagne, il y a déjà ce travail d'influence. Mais en en Roumanie, par exemple, ça a été le cas. Oui. plus récemment avec la les l'annulation du 2è tour de l'élection présidentielle ou du premer tour, je sais plus. Et donc bien sûr, il y a cette il faut comprendre c'est quoi la définition de l'espionnage. C'est de la collecte de d'information et de l'influence. Excusez-moi, mais des IA et des bigch, leur métier c'est de faire de la collecte d'information et de l'influence. C'est leur modèle économique. Et donc moi je crois pas du tout que ça soit parce que ça a été développé aux États-Unis ou je sais pas
quoi. Parce que le modèle économique de ces firme c'est d'être toxique. Pourquoi ? Parce que pour pouvoir collecter de la donnée, ils ont besoin de générer et de mettre à disposition des gens qui scrollent des contenus problématiques. Pourquoi ? parce que ce sont des contenus problématiques qui vous font réagir, qui vont faire que vous allez rester sur l'écran 3 secondes de plus. Oui, mais c'est Et donc vous vous pensez qu'il peut y avoir enfin qu'on peut perdre les agents IA et que on peut courir à notre perte à cause des hallucinations par exemple de l'IA ? Non non mais si vous voulez les histoires de les hallucinations c'est autre chose. Les hallucinations c'est l'IA qui se trompe. Ce qui arrive très souvent là ce dont on parle c'est pas que il a se trompe c'est qu'il y a des
gens qui demandent à UNIA de créer des contenus malveillants parce qu'ils espèrent que ça avoir un effet mais quand vous voyez si vous voulez une vidéo d'un tel ou d'une telle qui fait n'importe quoi et cetera, vous savez bien que c'est une c'est c'est pas une vraie image mais ils s'en foutent parce que c'est pas ça qui les intéresse. Mais vous faites un constat sévère. Ça veut dire quoi ? Parce que j'entendais aussi propos mais justement pour pour finir justement sur cette question parce qu'il faut qu'on avance, il reste 11 minutes, c'est de se dire on a un discours qui est très ferme vis-à-vis des réseaux sociaux. On l'a entendu même parfois tenu par le président de la République Emmael Macron. Est-ce que ça veut dire pas très mais est-ce que Mais est-ce que ça veut dire
que par exemple demain on doit euh interdire des plateformes qui ne signalent pas assez les contenus de l'intelligence artificielle modè par tout ce dont vous parlez ce sont déjà des législations européennes oui mais qu' se passe pas grand chose. Laissez-moi laissez-moi le développer. Allez-y. J'ai besoin d'enchaîner quatre phrases. Je suis désolé. C'est il y a plus il y a déjà une armature législative européenne qui avait été faite d'ailleurs sous l'impulsion de Thierry Breton qui est pas mon idole dans la vie mais qui avait eu d'abord parce qu'il connaît très bien ce métier de l'information depuis très longtemps et qui a vu le péril existentiel pour nos démocraties. D'accord ? On parle pas d'un truc ça va être chiant en matière de compétitivité. Ce dont on est en train de parler, c'est
de notre capacité à rester souverain, citoyen, dans des démocraties avec des droits. C'est de ça dont on parle et ça va se jouer à quelques années. C'est aussi grave que ça. C'est pas Terminator et donc on a ces législations là qui existent. Quel est le problème ? C'est qu'on les applique pas. Et quand vous me dites l'histoire des amendes, on n'est plus dans les amendes. Quand vous avez le patron de X euh euh qui fait des salutas là, Muskand en France c'est Marine Le Pen. D'accord, c'est ça qu'il dit. Il fait campagne pour Marine Le Pen. Et d'ailleurs quand j'entends les candidats de l'extrême droite expliquer qu'ils seront pour la France et la souveraineté, ces gens-là sont la 5e colonne de puissance impériale étrangère hostile à nos démocraties. D'accord ? au Parlement
européen, il vote en faveur de ces multinationales là. Faut que les gens ici l'écoutent. Et quand vous avez peur pour votre emploi, quand vous laissez la main mise à l'extrême droite, ce sont les chevaux légers de ces intérêts étrangers. C'est ça qui est en train de se passer en réalité et que tout le monde doit bien réaliser. Et donc pour vous répondre, il y a un problème, c'est qu'il y a une hypocrisie à la place à la fois des forces politiques dont je viens de parler, mais aussi d'autres qui ne sont pas d'extrême droite qui considèrent que parce qu'il faut laisser faire l'innovation, faut pas cogner ces multinationales, il se trompe. Si on veut avoir une tech souveraine, une IA souveraine européenne, il faut fermer le robinet à ces multinationales et donc
pas seulement leur faire des amendes, mais il faut leur interdire l'accès au marché européen. Je l'ai dit tout à l'heure, l'Union européenne est le premier marché du monde. Et donc en fait, nous avons le rapport de force économique pour dire votre business model n'est pas compatible avec le nôtre. Et donc salut et du coup il faut développer nos propres infrastructures matérielles, immatérielles, contrôle des données européenne et des data center en France. Ça s'appelle l'infrastructure matérielle. Mais madame 90 % des data centers qui sont construits en France ne sont pas des data centers français puisque vous avez une loi américaine qui s'appelle l'extraterritorialité. Et donc en fait quand vous avez un data center où il y a des parts d'une entreprise
américaine qui sont dedans, Trump en appuyant sur un bouton a le droit à la totalité d'accès de ce qu'il y a dans ce data center. Vous comprenez le sujet ? Donc on s'en fout d'avoir des data center en France. La question c'est à quelle entreprise elle vous appartient. Je voudrais vous entendre tous les deux sur effectivement l'impact sur l'élection présidentielle parce qu'on est on est en campagne dans quelques mois. On va changer de président ou de président de la République. Euh on va accueillir un nouveau locataire à l'Élysée. Est-ce que vous pensez qu'il y a un risque parce que est-ce que ça fait peser finalement un risque sur notre processus démocratique ? L'intelligence artificielle, c'est une vraie question euh très enfin d'indépendance qui se pose là. Bien sûr qu'il y a un risque,
le risque de détournement, le risque de fausses informations, il existe, il existe. Il y a il y a une capacité à faire du faux qui est très importante. Le faux monilleur, il a toujours existé. Il faut punir le faux monur si on arrive à remonter jusqu'à lui et il faut punir celui qui distribue la fausse monnaie. C'est pour euh cette raison que je considère que les plateformes doivent être sanctionnées puisque'aujourd'hui des dispositifs européens existent en vue d'étiqueter, en vue de voir, de signaler, de détecter euh des euh deep fake, des euh tentatives de détournement euh et il faut protéger. Donc pas de modération, on ferme. Je pense que d'abord il doit y avoir des
sanctions financières parce que l'argent pour ces entreprise compte beaucoup et il faut pas hésiter à frapper au portefeuille de la manière la plus lourde. Vous savez, vous avez avec vous celui qui a été le premier à penser à l'interdiction des réseaux sociaux, du moins la protection des moins de 15 ans pour les réseaux sociaux. C'est moi qui a déposé la première loi. Excellente idée mais on en parlera. On aura pas le temps d'en parler. Oui, madame Knafo la même chose et vous vous la décriviez très bien tout à l'heure comme un un un chevau léger. un chevau léger de des puissances étrangères. En ce qui me concerne, je considère aujourd'hui qu'une autorisation parentale était nécessaire. Mais attention, faut pas faire un focus uniquement sur les sur les jeunes parce
que on oublie souvent de dire également que nos anciens aujourd'hui peuvent être aussi victimes, ça a été dit, de malversation et voilà et de détournement et de détournement de l'attention dans un processus électoral. Donc oui, je suis inquiet mais nous sommes conscients de la situation. Le gouvernement l'est. Il y a un texte qui arrivera en débat à l'Assemblée nationale dans les prochains jours pour faire face dans le cadre du processus électoral que nous allons affronter au risque de cyberattaque en vue de troubler le processus électoral. Et ensuite, je le dis, les plateformes ne peuvent pas être aujourd'hui considérées comme des des zones de jeu où il peut se passer n'importe quoi, où on peut faire n'importe quoi. Il faut à un moment mettre de la vraie vie. À un
moment, quand vous faites quelque chose de répréhensible dans la vraie vie, vous devez en payer le prix. Si vous faites quelque chose de répréhensible sur une plateforme de réseau social, le prix doit être payé et si cette plateforme laisse faire, elle doit également payer de prix. En tout cas, c'est ce que nous considérons. Alors, il y a la question notamment aussi euh comment protéger le secteur de la culture ? Il nous reste 5 minutes, donc on va essayer de faire le plus concis possible. Paul Midi, je me tourne vers vous. C'est de se dire qu'aujourd'hui, il y a énormément d'artistes qui ont peur pour la l'avenir de la création. Se dire que demain, on pourra produire un clip, une musique avec l'intelligence artificielle. Je dis même demain, c'est même déjà le cas
aujourd'hui. Comment on les protège ? protège la création, l'originalité. Oui, c'est un très bon sujet et c'est un sujet qu'on a déjà connu. Il se trouve qu'on a eu des informations sur le fait que des grandes sociétés américaines en Tropique et Open AI auraient pillé un sombre de livres ou de contenu intellectuel sans en payer le prix. Euh, ça c'est inacceptable. Il faut savoir, il faut être tous conscients parce que je pense qu'on utilise, il y a des soupçons sur le livre de la rentrée, hein. Oui. Oui. Non mais alors ça autre sujet mais mais mais bien sûr mais ce qu'il faut bien comprendre c'est qu'aujourd'hui quand vous utilisez Claude ou quand vous utilisez chat GPT, vous avez accès à du contenu intellectuel, artistique, scientifique
pour lequel vous n'avez pas payé, ni entropique ni Open a payé, mais vous non plus vous n'avez pas payé. Et donc ça s'appelle du pillage, s'appelle du vol euh de propriété intellectuelle. et ça n'est pas acceptable. C'est un sujet qu'on connaît déjà, on l'a connu quand on a digitalisé la musique et les films ou au moment où ça s'est digitalisé, qu'il y a eu Internet, tout le monde se mettait à télécharger gratuitement la musique et les films sur des sites frauduleux. Bon, donc on a mis ça au carré avec des législations, des systèmes de sanction, des outils qui permettent de de faire payer les consommateurs, c'est Apple Music, c'est Netflix. Et donc il faut qu'on mette en place tout ces types de levier qu'on a déjà mis en place pour cette innovation
là qui était la digitalisation des contenus créatifs pour que le média IA parce que c'est un média quand vous accédez à du contenu grâce à un chatbot di que ce médiia là fasse payer au consommateur et à celui qui l'utilise les contenus créatifs et il faut que ça devienne une source de revenue. Et donc moi, j'aimerais qu'on part qu'on passe d'une situation comme on l'a fait sur le numérique où aujourd'hui des créateurs se font piller et voler leur création à une situation où ce média intelligence artificielle devient une opportunité de génération de revenus comme les aujourd'hui les comme ce sont les plateformes comme Apple Music où vous pouvez être un musicien avec peut-être pas beaucoup de moyens mais vous créez du contenu et vous arrivez à le
monétiser et à générer du revenu. Faut que le média devienne une nouvelle étape pour créer encore plus de contenu, le monétiser et rémunérer les créatures. Alors David Corman. Oui. Sur cette affaire, j'étais rapporteur au Parlement européen d'un rapport justement sur la protection de de ce qu'on appelle le droit d'auteur dans l'IA. Ce qu'il faut comprendre et je suis pas complètement d'accord avec ce qui vient d'être dit, c'est que on n'est pas dans la même situation, vous savez, de l'époque de ces plateformes pirate qui mettait à disposition des contenus, enfin des œuvres d'auteur à disposition du public sans rémunération. Là, c'est pas ça ce à quoi on a on a on assiste. C'est beaucoup plus systémique que ça. Qu'est-ce que font les IA ? D'abord bien
sûr, il moissonne comme on dit gratuitement, il volent des données en l'occurrence des données protégées. Mais excusez-moi, c'est leur business model hein. Le business model de CIA, c'est de voler des données. C'est ce qui leur permet de faire des les profits qu'ils espèrent faire. Donc en fait, ils font avec les œuvres exactement ce qu'ils font avec nos données personnelles et cetera et cetera. Mais pourquoi c'est encore plus grave ? C'est qu'est-ce qu'ils en font ? Et madame, vous donniez l'exemple de ce livre qui est sorti. Je sais pas s'il avait été fait avec Gia quelque part importe parce que c'est il y a des suspicions et on le dit pour ceux qui nous regardent, l'Amie Goncour a écarté ce livre avec des suspicions d'utilisationell, il va falloir conclure Oui oui. Vous
savez cet été en Tropique la société américaine a copié et détruit 2 millions de livres. Ça c'est la première partie de la chaîne qu'elle a numéré. L'autre partie de la qu'elle a numérosé est détruit. Détruit. Donc en fait, qu'est-ce qu'elle a fait ? Elle a accaparé des œuvres, elle les a pris pour elle, elle les a privatisé, elle les a détruit pour toujours dans un espèce d'auto d'affa qu'on détruit pour des raisons pas pour des raisons idéologiques là, pour des raisons économiques. Et à l'autre bout de la chaîne, je dis pas que c'est en tropique qui a fait le bouquin. Vous avez des œuvres synthétiques et automatisées. Et ça, je vais vous dire c'est et je reviens sur le propos du pape sur Magnificate Humanité. On est en train d'assister à une mutation profonde
de notre monde où on utilise des œuvres créées par des humains pour créer artificiellement des contenus de façon automatisée. Et ce monde est un cauchemar contre lequel il faut se battre. Merci. Merci David Cormand, merci Paul Midi, merci Laurent Marcangli d'avoir accepté de venir répondre à nos questions, d'être venu ici au Vélodrome pour le premier grand débat de la présidentielle sur l'IA, l'intelligence artificielle. Merci à vous. Merci à vous tous qui nous avez écouté, regardé sur BFM Business et sur Brut. Merci Réy Bine, merci Brigitte et merci à toutes et à tous de nous avoir suivi. Évidemment, une campagne présidentielle qu'on suivra tout au long ces prochains mois sur l'ensemble des médias du groupe SEMA
Média et sur Brut bien évidemment au quotidien en remontant les questions des Français. Voilà, les préoccupations des gens au quotidien, on les remontra tout au long de cette campagne et puis vous dire que tout au long de l'après-midi, il y aura aussi des tables rondes qui seront faites avec les amis de Brut qui seront là sur tout autre sujet autour de l'intelligence artificielle sur l'écologie, la protection de l'enfance. Bref, une après-midi encore très animée ici du côté de merci à ceux qui nous ont aussi accompagné pour préparer cette émission, la direction, la technique, tous ceux qui étaient présents pour que ce débat puisse avoir lieu ici au vélodrome et puis merci à à tous les partenaires donc BFM, BFM Business, la tribune, la tribune dimanche brut et la
Provence d'avoir été avec nous pour ce grand débat li de la présidentielle. Merci beaucoup. Merci à vous. Bonne journée.
Manuel Bompard