Gil Averous, maire de Châteauroux
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
Bonjour Gilles Averrous.
- 0:09OuverteRéponse partielle
Plus de 15 000 signatures recueillies déjà par la pétition en ligne du collectif Osant Dire Non.
- 0:30OuverteRéponse directe
Il y a aussi des gens qui se mobilisent physiquement contre ce projet.
- 1:17OuverteRéponse directe
Est-ce que vous regrettez de ne pas avoir communiqué davantage, de communiquer plus tôt ?
- 1:56RelanceRéponse partielle
Que comptez-vous faire si la population s'exprime massivement contre ce projet de data center durant la concertation ?
- 2:41RelanceRéponse directe
Est-ce que vous pouvez garantir que les habitants ne manqueront pas d'eau potable ? Que leurs besoins passeront avant ceux des ordinateurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« On sait que n'importe qui peut signer cette pétition. Vous pouvez le faire 20 fois sous des noms différents. »
- 0:47Invité politiqueFait
« Ce projet, ça va être la deuxième fois simplement en France, va être soumis à la Commission nationale du débat public. »
- 0:54Invité politiqueFait
« Donc pendant un mois et demi, à partir de début novembre, tout un chacun va pouvoir avoir accès aux données. »
- 3:14Invité politiqueFait
« Le centre de données va se raccorder à une nouvelle ligne qui traverse complètement le département sur lequel on n'avait pas aujourd'hui accès. »
- 3:25Invité politiqueFait
« Le dégagement de chaleur, il va être réutilisé dans un réseau de chaleur et qui va desservir les entreprises et se raccorder au réseau de chaleur urbain qu'on construction aujourd'hui à Châteauroux. »
- 4:03Invité politiqueChiffre
« Il faut entre 12 et 18 mois pour en construire un et donc les constructions vont s'échelonner sur la durée. »
- 4:09Invité politiqueChiffre
« Sur un chantier de ce type-là, vous êtes environ à 600 salariés. »
Temps de parole
- Gil Avérous72 %
- Présentateur27 %
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Pour en parler, on reçoit ce matin le maire de Châteauroux et président de Châteauroux Métropole. Bonjour Gilles Averros. Bonjour. Plus de 15 000 signatures recueillies déjà par la pétition en ligne du collectif Osant Dire Non. Quand on regarde le projet, 195 hectares de bâtiments vont tourner des ordinateurs. Vous comprenez que ça puisse faire peur
? Alors
tout d'abord peut-être revenir sur le nombre que vous venez d'annoncer, 15 000 signatures. On sait que n'importe qui peut signer cette pétition. Vous pouvez le faire 20 fois sous des noms différents. Il n
'y
a aucune vérification de l'identité des personnes qui s'expriment.
Il y a aussi des gens qui se mobilisent physiquement contre ce projet.
Oui, quelques-uns effectivement. On a pu en voir ici ou là. C'est un peu naturel parce que certains ont des motivations politiques. D'autres peuvent avoir des inquiétudes légitimes. Quand une implantation industrielle s'installe à côté de chez soi, on veut toujours savoir de quoi il retourne. Mais là on a une chance, c'est que ce projet, ça va être la deuxième fois simplement en France, va être soumis à la Commission nationale du débat public. Donc pendant un mois et demi, à partir de début novembre, tout un chacun va pouvoir avoir accès aux données.
C
'est-à
-dire
l'ensemble du dossier, la présentation à la fois du centre de données exploité par Google, mais aussi du raccordement électrique à la ligne haute tension. Donc c'est vraiment un projet qui, j'allais dire, de manière très très rare, est fait en toute transparence.
Vous entamez cette semaine une tournée des communes pour expliquer le projet, tenter de calmer les critiques. Est-ce que vous regrettez de ne pas avoir communiqué davantage, de communiquer plus tôt ?
Non, c'est exactement la bonne période aujourd'hui pour le faire, puisque l'agglomération a délibéré il y a un an pour la cession des terrains à la filiale de Google que vous citiez tout à l'heure. On avait un an pour faire les études, études techniques, études géologiques, environnementales. Donc on allait de juillet 2025 à juillet 2026. Aujourd'hui, le dossier, le projet, il est vraiment prêt et présenté. Donc c'est le moment justement d'aller devant les conseils municipaux pour répondre aux questions des uns et des autres. Donc j'ai voulu le faire sur l'ensemble des communes de l'agglomération.
Que comptez-vous faire si la population s'exprime massivement contre ce projet de data center durant la concertation ? Est-ce que vous êtes prêt, Gilles Averrous, à revenir éventuellement sur la vente ?
Alors je ne crois pas du tout que la population s'exprime massivement contre, parce que les retours des premiers conseils municipaux sont vraiment à
l
'inverse. Il y a plutôt un enthousiasme derrière ce projet. Quant à l'agglomération, on a délibéré sur les 53 délégués communautaires, 50 se sont exprimés pour. Donc je crois qu'aujourd'hui, les opposants ou ceux qui posent des questions sont vraiment très très minoritaires.
Si on schématise les data centers, ce sont donc des centaines de milliers d'ordinateurs qui tournent, qui ont besoin d'être refroidis avec d'énormes quantités d'eau utilisées. Alors qu'on voit bien, depuis le début de
l
'été, à quel point cette ressource est rare, elle est précieuse, cette ressource en eau. Est-ce que vous pouvez garantir que les habitants ne manqueront pas d'eau potable ? Que leurs besoins passeront avant ceux des ordinateurs ?
Alors je peux absolument le garantir, puisque dans le procédé qui est retenu sur le centre de données de Châteauroux, il n
'y
a pas d'eau d'utilisé. Voilà, alors il y a plusieurs éléments, j'ai des repositions qui sont
souvent mises en
fond. Pas d'eau du tout. Voilà, c'est un système de refroidissement avec une première recharge en eau une seule fois, mais après on est en circuit fermé. Donc il n
'y
a pas d'évaporation, il n'y
a
pas de recharge. Donc il n
'y
a pas d'eau d'utilisé au quotidien. L'autre argument qui est souvent mis en opposition, c'est la consommation d'électricité. Là, le centre de données va se raccorder à une nouvelle ligne qui traverse complètement le département sur lequel on n'avait pas aujourd'hui accès. Donc c'est plutôt de
l
'électricité supplémentaire qui va venir dans le département. Le dégagement de chaleur, il va être réutilisé dans un réseau de chaleur et qui va desservir les entreprises et se raccorder au réseau de chaleur urbain qu'on construction aujourd'hui à Châteauroux. Donc tous les arguments qui sont mis en avant sont inadaptés, j'allais dire, au projet de Châteauroux.
On parlait de ces éventuels impacts écologiques. Parmi les autres critiques faites au projet, ce décalage entre la surface utilisée et les possibles retombées sociales. Concrètement, Gélaverousse, combien d'emplois pérennes garantissez-vous aux Bérichons sur ces 195 hectares de surface ?
Alors il y a deux phases, j'allais dire, au projet. Il
y a
la phase construction qui va durer entre 10 et 20 ans puisque c'est 8 centres de données, donc data centers, qui sont annoncés. Il faut entre 12 et 18 mois pour en construire un et donc les constructions vont s'échelonner sur la durée. Sur un chantier de ce type-là, vous êtes environ à 600 salariés. Quand vous en avez deux en simultané de construire, ce qui risque d'être le cas, on est à 1200 salariés ouvriers du bâtiment. Et puis après, l'objectif, l'horizon, c'est en gros 150 salariés par data center,
c
'est-à-dire 1500 salariés à terme,
ce
qui en ferait le deuxième employeur privé du département.
1500 là sur le site, 12 ans, sur ces 195
hectares.
Au
terme des
8 centres de données à construire, oui.
Qu'est-ce qu'il y a d'autre à gagner véritablement pour la métropole avec ce projet ? Vous mettez en avant par exemple les retombées fiscales pour l'agglomération, c'est une réalité ?
Oui, mais ce n
'est
pas l'argument premier qu'on avance, même s'il sera évidemment important. Le premier argument, c'est tout un écosystème autour du numérique, de la formation également. Évidemment, de la création d'emplois, vous l'avez évoqué, dans un territoire qui a beaucoup souffert de désindustrialisation comme le nôtre, c'est assez essentiel. Vous savez qu'on a encore des secteurs, je pense à celui de l'automobile, qui sont en pleine révolution et qui risquent donc de nous amener à avoir des salariés à reconvertir. On a besoin d'emplois pour nos jeunes, on a besoin aussi de reconvertir des emplois en danger aujourd'hui.
Et donc, on a un véritable pacte territorial qu'on veut signer avec Google, qu'on est en train de discuter, qui va prévoir aussi d'investir dans d'autres thématiques, je pense notamment aux économies d'énergie, à la production d'énergie renouvelable.
Merci beaucoup Gilles
Averroux. Merci
à vous, merci beaucoup.
Merci d'avoir été notre invité ce matin sur
Sibérie. Sous
-titrage
Société
Radio-Canada
Gil Avérous