Bruno Retailleau: «J'ai pris la décision d'être candidat à l'élection présidentielle»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mes chers compatriotes, français de l'Hexagone, des outresem Mèes ou qui vivaient à l'étranger, j'ai pris la décision d'être candidat à l'élection présidentielle. Cette décision, je la prends avec la sincérité de mes convictions, avec la force de mon engagement et la gravité qu'exige le moment. car je refuse de laisser notre pays dans l'état où il se trouve aujourd'hui.
Une France qui s'enfonce, une France qui s'efface dans un monde de plus en plus menaçant. À l'est, Vladimir Poutine sème la guerre à nos portes et la Chine quant à elle est en train de s'infiltrer. Tatoil au continent à l'ouest, Donald Trump impose sa loi brutale et menace l'unité même de notre continent.
De son côté, l'international islamiste répand la terreur dans les pays qu'elle domine, tout en cherchant à infiltrer nos sociétés. Face à toutes ces menaces, l'Europe a un rôle à jouer, mais elle devra défendre son identité, son projet et mettre fin à ses dérives technocratiques. Enfin, je veux parler de nous, nous les Français, car c'est précisément en cet instant où la France devait être forte, qu'elle est faible.
Pourtant, j'en ai les convictions. Nous possédons, nous possédons tous les ressorts pour qu'à nouveau le monde regarde la France avec respect. Mais pour affronter les désordres du monde, notre pays devra d'abord remettre ses affaires en ordre.
Qui aujourd'hui, qui d'entre nous peut regarder le pays que nous aimons sans ressentir une forme de trouble, de la tristesse ou même parfois de la colère ? Mais heureusement heureusement pour la France, le temps d'agir approche car seule élection présidentielle permet d'agir vraiment. Oui.
Agir pour ne plus subir, pour ne plus subir l'impuissance alors qu'il faudrait de l'action, pour ne plus subir des renoncements, alors qu'il faudrait du courage pour ne plus subir les mensonges, alors qu'il faudrait la vérité. L'engagement que je prends, c'est de toujours vous dire la vérité. Dire vérité, c'est dire que on ne peut plus tricher avec la réalité.
Dire la vérité, c'est dire que l'immigration n'est pas une chance parce que au-delà d'un certain nombre, une société multiculturelle est toujours une société multiconflictuelle. Dire la vérité, c'est dire qu'on ne peut pas vivre mieux en travaillant moins, que l'État ne peut pas dépenser plus que ce qu'il ne gagne. C'est dire aussi que c'est la compétitivité de nos entreprises qui permet d'augmenter les salaires.
Il ne peut pas y avoir de progrès social sans prospérité nationale. Dire vérité enfin, c'est dire que notre école est devenue une machine à reproduire les inégalités puisque désormais la réussite des enfants dépend de la position sociale de leurs parents. Cet échec est une honte.
Oui, une honte. L'école a besoin d'une refondation. La refondation par le mérite et par la liberté.
Mes chers compatriotes, je ne veux pas être président de la République par obsession du pouvoir, mais par sens du devoir. Je ne chercherai pas à séduire à tout prix et encore moins et encore moins au prix de mes convictions. Je ne tenterai pas de vous convaincre par des slogans démagogiques ou des postures théâtrales.
Je crois au sérieux, à la constance, je crois à la cohérence et je ne promettrai rien que je ne pourrais tenir. C'est la ligne de conduite qui a toujours guidé mon engagement depuis ma petite patrie charnelle, la Vandé, jusqu'au ministère de l'intérieur. Pour agir, je veux d'abord rétablir l'ordre.
Pour cela, il faudra reconstruire l'État. Je le remettrai à sa juste place pour qu'il laisse respirer les Français. pour que vous puissiez mieux vous soigner, mieux vous loger pour vivre mieux tout simplement.
Mais je ferai aussi respecter l'État pour imposer partout partout l'autorité de la République à nos frontières dans nos rues. Je ne reculerai pas. Je ne céderai pas ni à la violence ni au politiquement correct ni aux dérives de l'état de droit qui s'est retourné contre le droit des Français à vivre en paix et en sécurité.
Je veux aussi agir pour garantir la justice. Pour cela, il faudra refonder notre modèle social parce que nous n'avons plus le droit de faire payer nos dettes à nos enfants. Nous devrons faire des économies et donc faire des choix.
C'est pourquoi j'assume de donner la priorité au travail plutôt qu'à l'assistana. Je rendrai justice à ceux qui le méritent vraiment. Je relancerai une grande politique familiale car seule la relance de la natalité assurera notre destin.
Je serai le protecteur de la France des travailleurs, pas de la France, des profiteurs. Enfin, je veux agir pour faire renaître la fierté française parce que rien n'arrête les peuples fiers, rien. Et je veux donner aux jeunes français une France à aimer.
Je défendrai notre mode de vie, notre culture, nos coutumes, notre civilisation. N'ayons pas honte de la France. Au contraire, soyons fier d'être français.
C'est à cette condition que nous relancerons une France debout, une France indépendante. Mais la souveraineté, elle ne se décrète pas, elle se conquière. C'est pourquoi demain la loi cessera de brider l'esprit d'audace et le goût de l'innovation.
J'aurais orienterai la protection de notre environnement vers une écologie de progrès. C'est ainsi que nous ferons de notre patrie une grande nation industrielle, un peuple de créateur, d'entrepreneurs, d'ingénieurs. Oui, je serai le président de l'ordre, de la justice et de la fierté française.
Je suis convaincu que ces attentes sont majoritaires dans le pays. Oui, une majorité nationale existe et j'entends qu'elle soit respectée. Je ne ferai pas une politique pour des clientèles ou pour des minorités.
Je ferai une politique pour toute la nation. Pour cela, je vous redonnerai le pouvoir de décider. Le pouvoir de décider.
C'est pour moi un enjeu vital. En démocratie, on ne peut pas et on ne doit plus gouverner contre le peuple. C'est pourquoi lorsque je serai élu, je vous soumettrai directement par référendum plusieurs grands textes de loi.
Ils constitueront le socle de notre nouveau contrat social pour réduire drastiquement l'immigration, engager une véritable révolution pour notre justice pénale et redonner la priorité à notre droit national dès lors qu'il s'agit de protéger nos intérêts fondamentaux. Je ne prendrai personne par surprise. Je ne ruserai pas.
Je ne cacherai rien. Ni ce que je suis, ni ce que je ferai. Au cours de la campagne présidentielle, je vous présenterai le texte et le calendrier de chaque projet que vous devrez trancher.
C'est ce pacte de confiance que je propose à tous les Français. Mes chers compatriotes, mes chers compatriotes, chaque génération a devant elle une tâche à accomplir, un devoir à assumer, transmettre une France meilleure à la génération suivante. À nous, il revient de reconstruire la France.
Je ne vous dis pas que ce sera facile, mais je vous promets que c'est possible. J'ai vu précisément au ministère de l'intérieur quels étaient les verrou à faire sauter pour briser l'impossibilisme qui nous paralyse trop souvent. Je sais ce qu'il faut faire.
Les décisions à prendre et les textes à faire voter. Tout cela est à notre portée si nous menons notre projet résolument et calmement. Simplement, il nous faudra ensemble du courage, de la détermination et beaucoup de volonté.
Et cette certitude. Oui, cette certitude que la France se relève toujours pour peu que nous les Français nous le décidions. Voilà ma conviction.
Voilà l'appel que je vous lance aujourd'hui pour la République que nous servons et pour la France que nous aimons.
Bruno Retailleau