Minneapolis : vive la résistance, la solidarité et l'organisation de la population contre l'ICE !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Nathalie ArthaudFait
« Trump croyait pouvoir faire sa loi, brutaliser et déporter les immigrés, dresser les travailleurs les uns contre les autres et mettre tout le monde au pas. »
- 0:30Nathalie ArthaudFait
« A Minneapolis, ils ont été 3000 à envahir les rues et ils ont multiplié les arrestations violentes, portes de maisons défoncées en toute illégalité, vitres de voitures brisées, femmes et hommes jetés à terre, molestés. »
- 0:45Nathalie ArthaudFait
« Ils ont même arrêté un enfant de cinq ans. »
- 1:00Nathalie ArthaudFait
« Ils les ont assassinés pour briser toute volonté de résistance. »
- 1:45Nathalie ArthaudFait
« La résistance vient de la population elle-même, des habitants, du voisinage, de femmes et d'hommes qui pourraient continuer leur vie en fermant les yeux, mais qui ne supportent pas une telle injustice. »
- 2:30Nathalie ArthaudFait
« Le racisme, le mépris et l'individualisme crasse sont revendiqué au sommet de la société et donnent le ton sur les plateaux de télé. »
- 3:30Nathalie ArthaudFait
« Ils avertissent du passage de la police à coups de sifflet. Ils s'interposent, ils filment les arrestations, ils se rassemblent devant les centres de rétention. »
- 4:30Nathalie ArthaudFait
« Aux États-Unis, mais aussi ici, beaucoup de travailleurs ont compris que le racisme et les discours contre les immigrés et les musulmans n'avaient qu'un but : diviser et affaiblir le monde du travail dans son ensemble. »
- 5:30Nathalie ArthaudFait
« C'est cette conscience de devoir réagir de façon unie qui pourra nous protéger de l'évolution réactionnaire de la société. »
- 6:30Nathalie ArthaudFait
« Ici aussi, en France, nous avons les Retailleau, les Le Pen, les Bardella, c'est à dire nos propres petits Trump. »
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En envoyant sa police de l'immigration, la sinistre ICE, dans les villes dirigées par des démocrates, Trump croyait pouvoir faire sa loi, brutaliser et déporter les immigrés, dresser les travailleurs les uns contre les autres et mettre tout le monde au pas. Eh bien, cela ne se passe pas comme prévu et c'est tant mieux. C'est sûr, les bandes de nervis masqués et armés jusqu'aux dents ont semé la terreur.
Et ce n'est pas fini. A Minneapolis, ils ont été 3000 à envahir les rues et ils ont multiplié les arrestations violentes, portes de maisons défoncées en toute illégalité, vitres de voitures brisées, femmes et hommes jetés à terre, molestés. Ils ont même arrêté un enfant de cinq ans.
Et on a tous vu comment ces brutes ont tué à bout portant une mère de famille de 37 ans, Renee Good, et Alex Pretti, un infirmier du même âge, qui s'interposaient et qui protestaient contre ces arrestations. Ils les ont assassinés pour briser toute volonté de résistance. Mais cette résistance, elle est là et bien là.
La résistance vient de la population elle-même, des habitants, du voisinage, de femmes et d'hommes qui pourraient continuer leur vie en fermant les yeux, mais qui ne supportent pas une telle injustice. Parce que la solidarité, eh bien ça existe. Le racisme, le mépris et l'individualisme crasse sont revendiqué au sommet de la société et donnent le ton sur les plateaux de télé.
Mais dans les quartiers populaires où vivent les travailleurs, toutes origines confondues, des liens de voisinage, d'amitié, de solidarité se tissent. Et ce sont ces liens là qui sont plus forts que la propagande xénophobe. Alors les manifestations contre l'ICE se multiplient aux États-Unis et elle rassemblent de plus en plus de jeunes.
Mais la mobilisation va même au-delà du fait de manifester. Au quotidien, les habitants font le guet. Ils avertissent du passage de la police à coups de sifflet.
Ils s'interposent, ils filment les arrestations, ils se rassemblent devant les centres de rétention. Ils vont rassurer et réapprovisionner ceux qui se terrent parce qu'ils ont peur d'être arrêtés et déportés à des milliers de kilomètres de leurs familles. Alors, tout cela ne met pas fin aux arrestations, mais cela rend les rafles massives bien plus difficiles.
Pour nous ici, c'est la démonstration de ce que peuvent faire des femmes et des hommes ordinaires à partir de leurs propres moyens. Parce que oui, face à l'arbitraire de l'Etat, face à l'autoritarisme grandissant et aux coups patronaux, bien des choses sont possibles, à condition de ne pas rester isolés et de nous organiser. Contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, Il y a dans la société beaucoup de solidarité et de conscience.
Aux Etats-Unis, mais aussi ici, beaucoup de travailleurs ont compris que le racisme et les discours contre les immigrés et les musulmans n'avaient qu'un but : diviser et affaiblir le monde du travail dans son ensemble. Ils ont compris que ce n'était pas seulement les immigrés qui étaient visés, mais tout le monde. Parce que dans ces situations, tout le monde se retrouve à raser les murs, à commencer par ceux qui veulent protester et revendiquer pour leurs droits contre l'exploitation.
C'est cette conscience de devoir réagir de façon unie qui pourra nous protéger de l'évolution réactionnaire de la société. Parce qu'ici aussi, en France, nous avons les Retailleau, les Le Pen, les Bardella, c'est à dire nos propres petits Trump. N'attendons rien de la justice, n'attendons rien des dirigeants politiques, Tout dépend de notre capacité d'agir.
Alors, partout dans le monde et dans nos entreprises, dans nos quartiers populaires. Vive la solidarité et le courage de ceux qui résistent à l'autoritarisme, au racisme, à l'exploitation.