Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewCNEWS· 19 mars 2026 5 min

L'édito de Mathieu Bock-Côté :«L'appel au populisme de Marine Le Pen» (Partie 1)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Point de départ, le débat d'hier soir, hein, qui est un moment important sur lequel il faut revenir. Pourquoi ? On a quelquefois l'impression que les débats politiques sont inutiles.

En fait, c'est finalement une forme de théâtre où chacun répète sa pièce, chacun répète en fait sa partie de la pièce et finalement on en sort un peu un peu exaspéré, un peu là. Or, c'est toute autre chose qui s'est passé hier sur un moment révélateur en quelque sorte, révélateur d'une presque de changement anthropologique dans la classe politique française. Alors, qui avions-nous comme personnage ?

Nous avions deux femmes assez brutales, presque viriles en quelque sorte qui étaient prêtes à attaquer, qui étaient assez agressives dans leur combat contre Emmanuel Grégoire qui était presque dans le rôle souhaité par Sandrine Rousseau de l'homme déconstruit. Donc une forme d'inversion des pôles de la virilité dans c cet affrontement de nous avons été témoins. Donc qui étaient les trois personnages ?

Emmanuel Grégoire donc la paratique socialiste que le public découvre. C'est pas un personnage très connu Emmanuel Grégoire. C'est pas quelqu'un qui est une forme de figure connue par tous.

Il est l'héritier, il porte la bannière socialiste, il porte la bannière de la gauche, mais ce n'est pas un personnage très connu. Que découvrons-nous à ce moment-là ? C'est probablement dans le privé un homme de grande qualité, j'en doute pas, mais le personnage public est un peu palot.

Le personnage public manque peut-être un peu de densité, d'esprit de combat. Vous aurez noté d'ailleurs que lorsqu'il se fait attaquer, il se plaint, il se lamente. Il dit "Ouais, tout le monde m'attaque, c'est vraiment trop injuste".

Comme dira un homme de droite. Et bien réponse des deux. Madame je pense dit il fait sa chochote quand même.

Et de l'autre côté madame Chikirou dit il joue à la victime. Donc forme d'inversion je dit despaules c'est assez étonnant. Donc elle faire sa chochote.

Un terme comme cela celui-là utilisé par d'autres personnes pourrait être valable de entraîner des sanctions. Je prends la peine de le dire. Alors, on a les trois personnages.

Ensuite, on a une radicalisation du conflit qui est visible maintenant et qui se voit à la grandeur du pays en ce moment dans la mesure où depuis quelques jours on joue du tambour et de la trompette antifasciste et jouer de la de cette de cet instrument, cette espèce de de volonté de fasciser l'adversaire, ça s'est radicalisé avec le double appel à voter pour madame Dati. Double appel qui vient d'un côté de madame Knafo qui dit il faut battre la gauche et pour cela je soutiens madame Datti et Marine Le Pen. Marine Le Pen qui dit elle aussi qu'elle en appelle à battre madame Datti en ajoutant un argument qui est celui de l'argument de la corruption presque de la la corruption morale de la gauche.

Pardon battre B. Excusez-moi, je voulais dire me battre monsieur Grégoire. Pardonnez-moi, excusez-moi, je Merci beaucoup.

Donc je cite madame Le Pen qui nous dit "La responsabilité de la gauche dans le système qui a permis des agressions contre tant d'enfants est intolérable et aurait dû conduire au retrait pur et simples de monsieur Grégoire. Pour ce seul motif, j'invite tous les honnêtes gens à faire barrage à de tels irresponsables. Donc double appel.

D'un côté madame FOU dit il faut battre monsieur Grégoire. De l'autre côté madame Le Pen dit il faut battre monsieur Grégoire. Or que nous dit monsieur Grégoire en les circonstances ?

Il bascule dans le conspirationnisme, les théories conspirationnistes qui devraient inquiéter nos amis qui font des check news. Alors que dit-il ? Il dit en fait c'est probablement une entente entre Emmanuel Macron et Sarah Knafo.

Donc il nous dit il y a une théorie une forme de théorie du complot. Il identifie un complot possible. Or puisque madame Claf dit mais ça n'a pas eu lieu, c'est faux, il y a pas eu de complot.

Et bien dit "Je crois ce que j'entends. Autrement dit, j'entends des voix. Je laisse d'autres caractériser ce que veut dire entendre des voix.

Ensuite, prochaine étape dans cette séquence, que fait le RN ? Et ben le RN, oui, nous dit "Oui, on va on va se faire insulter comme d'habitude, on va se faire traiter de populiste comme d'habitude, mais assumons l'étiquette populiste." Alors, c'est étonnant quand même.

Et madame Le Pen dit si être populiste, c'est être au service des Français et se sentir lien aux électeurs par un contrat moral, alors je suis fier, nous sommes tous très fiers d'être populiste. Autrement dit, c'est l'inversion du stigmat. Je reviendrai dans un instant.

Monsieur Bardella quant à lui qui est le porteur d'une autre tendance au sein du RN décide d'avoir un langage plus martial, plus à droite en quelque sorte et lui qui avait tendu la main à la droite sincère, contrairement je devine à la droite insincère, il nous dit quant à lui dans l'intérêt supérieur de la nation unissons nos forces et il parle de sécurité d'immigration donc il prend des enjeux nationaux et il les municipalise ou alors il traite en fait des élections municipales comme tout autant de scène d'une élection nationale. Le RN dans cette élection n'a pas eu pour l'instant une performance déshonorante. C'est pas c'est pas un score exceptionnel.

Ce n'est pas la grande poussée chaque fois prophétisé et qui n'arrive jamais. Ce n'est pas non plus un score déshonorant. Donc nous dit-il ?

Il nous dit en fait en France il y a une séquence dégagiste en ce moment. Il y a une séquence dégagiste. Les élites en fait ont fait faillite et dès lors nous devons participer à ce mouvement dégagiste en appuyant les dégagistes ou la possibilité du dégagement là où elle se trouve.

Et à Paris, c'est donc avec madame avec madame d'TI. Et on peut dire que elle le RN désigne aussi cette élite qui tient à tout prix à sa gamelle, qui tient à tout prix en quelque sorte à conserver ses forteresses. Donc le conflit, le RN dit, on va le radicaliser.

On transforme donc 2026 en première étape de la grande reconquête de 2027.