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interviewSud Radio (sur YouTube)· 2 mai 2025 83 min

La France a été naïve face à Donald Trump ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio dans tous ces états. Maxime Liedo. Bonjour à tous.

Ravi de vous retrouver pour 2 heures d'information. Et avant que je vous annonce le menu, on va dire du déjeuner qu'on va passer ensemble durant ces deux prochaines heures. Il faut que je vous parle d'une bonne nouvelle.

Mais oui, il y en a. C'est un sondage au doxa qui vient de tomber. 8 français sur 10 soutiennent les grands projets d'aménagement et 7/10 condamnent les méthodes des activistes écologistes radicaux.

C'est donc enfin un divorce net, un divorce brutal. La radicalité écolo ne fait plus recette mesdames messieurs, même chez les sympathisants écolos, même à gauche. Donc nous pouvons l'affirmer.

Les Français aiment la planète, ils veulent la sauver mais sans brûler le pays. Les Français, dans leur immense majorité sont favorables au grands projets d'infrastructure, aux lignes de train, aux nucléaires, aux panneaux solaires, c'est-à-dire pour l'écologie concrète, sérieuse et efficace. Donc les Français veulent cette écologie disons de solution, pas cette écologie d'intimidation.

C'est donc une transition qui veulent pas une régression, ils veulent avancer, pas s'enchaîner totalement au rail. Le programme de cette émission est riche évidemment, notamment pour cette fin de semaine et à 13h, on va longuement discuter avec deux invités de choix. Aurélien Duchen, consultant en géopolitique et défense, chargé d'études à Eurocréative et Paul Aziber qui est directeur général de Vortigan pour se poser une question. la Chine, les États-Unis notamment la Russie qui sont aujourd'hui dans un contexte géopolitique absolument bouleversé, qui sont encore réellement nos alliés ?

Qui sont nos nouveaux alliés ? Doit-on aller chercher du côté de l'Asie, du côté de l'Afrique outreatlantique ? Et puis viendra bien sûr la question de la confiance.

Peut-on encore aujourd'hui discuter sereinement avec les États-Unis ? Doit-on condamner la Russie, on va dire, à une mort diplomatique certaine. J'attends vos commentaires, vos analyses, vos réactions au 0826 300 à midit.

Vous allez voir, c'est un choc parce que la question nous oblige mine de rien, à une certaine horreur. Est-ce qu'on aurait pu éviter les viols de Mazan ? La réponse était la souisse.

Si on lit et si on se plonge dans le livre de Laurent Valdillet, grand reporter notamment justice à Marianne, il évoque non pas la vie de Dominique Péico mais les vies qu'on ne connaît pas de Dominique Péico. Une suspicion de viol encore, une agression sur une fillette de 12 ans notamment et une suspicion de meurtre il y a quelques années et une erreur gravissime de la justice en 2010 ou en 2010 où ce dernier aurait pu être arrêté. Toute la vérité sur Dominique Pélico, un monstre que la justice française n'a pas su empêcher.

Là aussi vos témoignages, vos réactions 0826 300300. Mais dans quelques instants, le sujet sera l'armée, notre armée plus précisément, est-elle capable de tenir plus de quelques semaines en tas de conflits de grande intensité ? Un rapport a été publié par quelques heures.

Son not est avec nous dans quelques instants. Vous êtes sur Sud Radio. À tout de suite.

Sud Radio dans tous ces états. Maxime Liedo. Notre armée, plus précisément notre artillerie est-elle prêtre à se battre dans un conflit de haute intensité ?

Une phrase choque dans un rapport qui est sorti il y a quelques heures. La France ne dispose pas de réserves suffisantes pour soutenir durablement un effort d'Iry intensif. À l'heure actuelle, les stocks permettent de tenir quelques semaines au mieux.

Bonjour Jean-Louis Thiot. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes député de Sémarne, membre de la commission de défense et ancien ministre desigués aux armées et aux anciens combattants. Une première question me semble indispensable avant que on rentre dans le détail de ces lignes que vous avez publié il y a quelques heures. Vous rendez un rapport dans un contexte stratégique en pleine mutation.

Après sa publication et avant une fois de plus qu'on rentre dans les détails, dans quel état d'esprit êtes-vous plutôt positif, plutôt inquiet, plutôt prudent, plutôt sévère sur l'état de l'artillerie en France ? Je suis vigilant. Euh nous payons le prix du choix euh d'encaisser les dividendes de la paix et de la conviction largement partagée par le monde politique au moins jusqu'en 2017 de considérer que la guerre avait définitivement déserté le continent européen.

Crux, je m'entends aujourd'hui. Euh ce n'est évidemment plus le cas. La guerre en Ukraine date de 2022.

On aurait dû être vigilant dès 2014 avec l'occupation de lacrimée parce qu'en fait la guerre, elle a commencé en 2014. Donc aujourd'hui, on a commencé avec les deux LPM à remonter en puissance, mais on est encore très loin d'être arrivé au niveau qui s'impose. Nous avons à l'est une menace majeure qui est la Russie et évidemment, il faut être capable d'y faire face pour adosser notre dissuasion nucléaire à une dissuasion conventionnelle crédible qui évite une éventuelle aventure chez les Pays-Baltes ou ailleurs. pour que le grand public comprenne les enjeux, au-delà des termes barbares et des noms d'armes complexes, on peut entendre ici et là notamment sur euh certains plateaux, quels sont d'abord les trois grands enseignements euh pour être le plus pédagogue possible que vous tirez après publication de ce rapport ?

Premier enseignement, l'artillerie qu'on avait négligé parce que euh le modèle français était les opération extérieures, je pense au Sahil par exemple, est absolument vital. On revient à la situation euh de 14 18 de la fin de 141 qui l'artillerie conquiètere et que l'infanterie occupe. Et d'ailleurs vous dites hein dans le rapport, je me permets de donner cette information.

L'artillerie, dites-vous, est responsable d'environ 70 % des destructions dans la première phase du conflit si on se focalise sur ce qui s'est passé en en Ukraine pour bien qu'on comprenne en quoi aujourd'hui l'artillerie est absolument majeure dans un combat de haute intensité. Deuxème enseignement. Deuxème enseignement, euh le champ de bataille aujourd'hui dans l'hypothèse de la haute intensité type Ukraine est marqué par l'absence de supériorité aérienne où il ne peut y avoir des supériorités aériennes que localiser.

En clair, ce qui était la vision occidentale qui était de dire l'aviation nettoie la menace et ensuite l'armée de terre avance, ça n'est plus aujourd'hui d'actualité. Donc l'artillerie sous toutes ses formes, c'est-à-dire le mortier, le canon en particulier le César, le lance-roquette qui va plus loin redevient euh absolument euh capital avec cette transparence du champ de bataille lié au drone qui fait que l'artillerie peut être frappée, donc on doit être capable d'avoir une masse importante. Troisème leçon et elle concerne la défense globale, c'est que au-delà de l'aspect militaire, c'est d'abord un combat industriel.

Si demain on doit s'engager d'y revenir. Ouais. Aussi la bataille, elle sera gagnée par l'industrie et c'est la bataille générale de la réindustrialisation de la France et de l'Europe.

Pour euh euh ça c'est pour les enseignements du côté des priorités. Vous commencez à à l'évoquer. Il y a notamment l'industrie.

Là aussi si on doit prendre trois grandes priorités, on va dire, pour éviter de se retrouver dans une situation de difficulté et pour palier, on va dire, ce manque de quelques semaines. Si on devait se retrouver du jour en main dans un conflit de haute de haute intensité. Quelle serait-elle ?

Alors, avant de répondre à votre question, je veux quand même relativiser euh c'est tout à fait exact cette histoire de quelques semaines, mais il faut bien se rendre compte que si on était engagé, on serait pas engagé seul, en tout cas dans un conflit de haute intensité. On serait dans le cadre des alliances européennes ou les deux. Donc, on peut pas avoir cette vision totalement totalement pessimiste.

Les trois priorités, c'est évidemment produire de la munition. produire des obus. Aujourd'hui, on va arriver à une capacité de production de 60000 800 coûts complet.

Il faut être capable euh 100000 euh oui, il faut arriver à il faut arriver à ce que la France puisse en produire 2000. Aujourd'hui, Réal, notre principal concurrent allemand arrive à en produire sur l'ensemble de l'Europe 7500. Donc ça dit aussi l'importance de du combat en en coalition.

Le deuxième élément et là qui concerne la France spécifiquement, c'est que comme nous ne croyons plus à ce combat de haute intensité, quand je dis nous, ce sont les politiques, les militaires tiré la sonnette d'alarme dès 2015 et 2016, il nous faut des lancesquettes unitaires capables de frapper entre euh 60 et 150 km. Aujourd'hui, on a plus que quelques batteries, c'est la priorité. Il faut absolument les remplacer.

Il faut absolument les remplacer en 2027. ce que nous avons ne seront plus opérationnels. De toute façon, il nous en reste que 6 suit capable de fonctionner.

Il faut aller très vite sur ce sujet-là. Pour prendre un exemple, les Polonais en ont commandé 300 et les Allemands 72. Aujourd'hui, il y a pas de capacité nationale à le produire à court terme.

Donc la question c'est est-ce que les solutions souveraines sont capables de répondre au besoins d'ici 2027 où est-ce qu'il faudra acheter sur étagère comme on comme ça ne concerne pas des technologies critiques, il faut pas s'interdire la deuxième hypothèse à une condition c'est qu'on l'étranger c'est qu'on ait la certitude d'avoir la souveraineté d'usage c'est-à-dire qu'on puisse l'utiliser comme on veut ce qui pose un problème sur des acquisitions aux États-Unis par exemple parce qu'il y a la règle mais euh et d'avoir la capacité de produire les munitions sous licence sur le territoire national. Donc en tout cas le débat est ouvert avec un enjeu d'urgence. D'abord les les risques les les risques industriels, pardonnez-moi, vous vous venez de l'évoquer la nécessité qu'en France on puisse notamment arrêter de dépendre de puissances étrangères, de certains même de de on va dire de de certaines matières.

Vous le dites à un moment dans le rapport, notre dépendance à des matières premières est parfois critique, que ce soit sur l'acide nitrique ou sur la cellulose dont la production européenne est parfois menacé par des contraintes économiques et environnementales. Est-ce que vous pouvez, on va dire, fluidifier ça ? C'est-à-dire que en on a quoi ? un excès de norme, on a un excès, on va dire parfois de moral qui nous empêche de produire suffisamment d'armes ou suffisamment de matière pourtant indispensable en cas de guerre imminente.

On a tout cela et ça me permet de rebondir sur la bonne nouvelle que vous annonciez au début de l'émission. Ça fait partie du débat sur la réindustrialisation et ça fait partie notamment de contraintes environnementales qui nous paralysent. Aujourd'hui, on a besoin de développer une industrie chimique en Europe en général et en France en particulier.

Vous avez euh par exemple euh à Bourgeenko qui a eu des difficultés pour transformer euh 27 hactares en site de production alors que c'est vital pour notre sécurité et notre économie. Vous avez des normes civiles qui s'appliquent à la production de matériel militaire qui ne sont pas raisonnables dans une situation de grande tension. On doit aujourd'hui avoir une vision stratégique.

Vous savez, le bilan carbone et le bilan écologique de la guerre en Ukraine, c'est une catastrophe absolue. Donc tant qu'à faire, mieux vaut être un peu plus souple en France et en Europe et être capable d'éviter une guerre sur le continent européen. Parce que là, on parlera plus d'écologie, on parlera seulement d'essayer de sauver des vies.

Et est-ce que nous en sommes capables ? Jean-Louis, je rappelle que vous êtes député de Saint-Emar, membre de la commission de défense, ancien ministre délégué aux armées et surtout l'auteur de ce rapport sur l'état de l'Aquirie en France dans ce contexte géopolitique très tendu. Vous l'avez dit à plusieurs reprises.

Est-ce que nous en sommes capables notamment quand on voit encore aujourd'hui les la difficulté de certaines certains États européens à se mettre d'accord uniquement sur quelque chose qui pourrait j'imagine pour tous ceux qui nous écoutent être un principe de bon sens. par exemple sur la préférence européenne, on sait qu'elle a été actée pour une petite partie de l'emprunt commun qu'on va réaliser, mais est-ce qu'à terme en réalité peut-être si dans quelques mois la guerre en Ukraine est amenée à s'arrêter, suffisamment de pays européens auront conscience qu'il faut aller en avant et que les on va dire les intérêts des uns et des autres ne doient pas toujours primmer comme on le voit parfois pour l'Italie, comme on le voit très souvent pour l'Allemagne. Deux observations en terme technique.

On est capable de le faire. Les technologies européennes dans presque tous les domaines peuvent s'affranchir notamment des États-Unis. L'enjeu, il est l'Europe entre elle uniquement.

Oui, l'Europe entre ell en est capable. La vraie difficulté, elle est d'ordre politique. C'est jusqu'où la prise de conscience de nos partenaires ira.

On a eu des propos forts du chancelier Mertz qui a dit "On l'Europe peut-être tout seul. On n'est pas sûr que les Américains seront là si on devait être engagé. C'était après la conférence Dominique.

On a aussi la Pologne qui évolue après le danger majeur. Et vous vous posez la bonne question, si le front se stabilise en Ukraine, conflit gelé, est-ce que la lucidité continuera ? Et est-ce que le fait d'essayer d'acheter le parapluie américain en se disant on achète américain, on produit pas européen et ils nous défendront plus sera assuré ?

Franchement, je n'en suis pas sûr, c'est pas gagné. Mais clairement, si on ne le fait pas, l'Europe finira par être un objet de l'histoire et puis un acteur. Il y a des évolutions positives, mais on est très loin d'être au niveau nécessaire.

Dans votre rapport, quand on le lit également, une question subsiste notamment quand on essaie d'apprendre les enseignements de ce qui se passe en Ukraine et qu'on voit la multiplication des drones. Vous l'écrivez parfaitement. On sait que sur le terrain ukrainien, leur usage massif a totalement transformé le champ de bataille.

Est-ce que la France est capable d'être une puissance dans ce domaineel des drones qui, on le voit est en train totalement de chambouler les certitudes d'une guerre, on va dire parfois de position même ? Oui, complètement une guerre de position. Euh la France avait du retard initialement, c'est très clair.

Aujourd'hui, il y a vraiment eu un gros travail qui a été fait euh par l'Agence de l'innovation défense avec des mini drones. Des PME comme de l'air arrivent à faire technologiquement des choses réussies. La véritable difficulté, c'est la capacité à passer à l'échelle et non pas à constituer des stocks.

Et là, c'est toute la différence avec l'artillerie, c'est que aujourd'hui un drone, il est obsolè 6 mois ou en un an. Donc ce qu'il faut c'est toujours être en pointe et être capable au claquement de doigt si nécessaire de produire en masse. Donc il y a une vraie réflexion pour gérer en flux une capacité de remonter en puissance.

C'est pas fich, on est plutôt pas mauvais, mais il faut vraiment avoir cette vision stratégique. Et de ce point de vue-là, je salue la flexibilité d'un certain nombre de PME ou de TI françaises qui utilisent euh le champ de bataille ukrainien pour tester euh des matériels et pour réfléchir à cette montée en puissance. Je finis par un élément très important, c'est que aujourd'hui les technologies sont totalement euh duales.

Du civil peut faire du drone militaire, l'Ukraine le montre très bien et on doit être capable de penser chaque chose sous cette notion de dualité civile et militaire. Autrefois Thomson faisait des machines à laver et des radars. Il faut quelque part qu'on intègre dans notre trame industriel cette capacité de faire les deux.

Et puis d'ailleurs, c'est la mission euh en tout cas qui a été donnée par le ministre des armées, Sébastien Lecornu, à la DGA, des directions euh déléguées à l'armement pour justement encourager ce mélange civil et militaire pour avoir des résultats dans dans les plus brefs délis. Jeanluté, euh une une des dernières questions, c'est ce que vous dites notamment sur le canon César. Il est très apprécié sur le terrain ukrainien.

C'est une fierté française mais mine de rien, nous l'avons dépessé au fur et à mesure et il est grandon qu'on remonte en puissance sur on va dire ce patrimoine français qui est le Canon César. Oui, enfin dépessé. En tout cas, on en a livré notamment à l'Ukraine et on a eu raison parce que la sécurité de l'Europe se joue en Ukraine.

Il faut bien se rendre compte d'une chose, c'est qu'une Ukraine neutralisée demain, c'est une perte de profondeur stratégique pour l'Europe et c'est nous qui sommes en première ligne. Donc aucun regret à avoir. La loi de programmation militaire prévoit une cible à 109 Césars en 2030. il faut certainement euh aller plus vite et on n'échappera pas à une loi de programmation euh militaire euh intérimaire pour aller plus vite, mais ça appelle évidemment un effort budgétaire et donc une réforme du système.

Oui. Et je disais DPC uniquement parce qu'on sait que la fabrication parfois a été a été compliquée entre les différentes pièces qui étaient fabriquées ici et là et donc il a fallu revoir tout un modèle. Vous avez été chargé par Sébastien Lecnu d'une mission qui n'est pas petite puisque le but est, on va dire, de coordonner les les financements de la BITD qui est la base industrielle de technologie et de défense.

Comment se passe cette mission ? Où en êtes-vous ? Et quand est-ce qu'on va avoir les résultats précis de tout ça ?

Euh la commission, la la mission a officiellement été lancée le 31 mars pour 6 mois, donc on est au tout début. Ce qu'il faut bien en avoir à l'esprit, c'est que ce sujet-là, je le traite depuis 3 ans avec deux missions parlementaires sur le sujet. C'est ce qui m'avait été confié comme ministre délégué.

Et donc, on est dans la continuité. On a déjà eu les premiers effets le 20 mars, par exemple, BPI a annoncé la création d'un fond BPI défense. Donc aujourd'hui euh la mission c'est voir les volumes de financement privés nécessaires à la montée en en puissance de notre industrie en fond propre.

C'est de voir si les outils lancés notamment le 20 mars sont suffisants ou pas. C'est réfléchir à la possibilité et évidemment pas à une obligation pour les Français de financer directement ces entreprises et euh de voir ce qui doit être fait au niveau européen autour de cette thématique. On a un enjeu industriel majeur qui est un enjeu d'emploi. rappelle 200000 salariés euh 4000 emplois avec aussi une surveillance à avoir sur les financeurs et les banques qui parfois pour des critères ESG totalement caduc ne financent pas l'industrie de défense.

L'industrie de défense c'est la sécurité de tous les monsieur député. Une dernière question avant que nous nous quittions. Est-ce qu'on peut dire à la suite de ce rapport que officiellement c'est bon.

Ça y est, on sait que ça a fait débat entre plusieurs ministres régaliens notamment celui de l'armée et celui de l'économie. On peut dire que la France est officiellement en économie de guerre. Non, économie de guerre c'est un slogan.

économie de guerre, c'est lorsque vous dépensez 10 % de votre produit intérieur brut à la défense. Au moins, on en est très loin. Simplement, on est dans une industrie de réarmement, on est au début et il faudra aller beaucoup plus loin.

Je méfie des slogans. Ce qu'avait dit Sébastien Lecornu à Vert le Petit sur le changement de modèle, il avait parfaitement raison. Mais non, l'économie de guerre c'est pas ça.

L'économie de guerre c'est que on arrête de produire des voitures et on fabrique des autoom mitrailleuses. Ça sera le mot le mot de la fin. Jean-Lutario, merci beaucoup.

Député de Sénémarn, membre de la commission de défense et auteur de ce rapport absolument facilant que je recommande à nos auditeurs, notamment ceux de ce ceux qui nous écoutent et qui s'intéressent à ces questionsl sur l'artillerie dans le nouveau contexte géopolitique. Merci beaucoup d'avoir été avec nous Jean-Louis Terot. Dans quelques instants, toute autre question mais tout aussi grave.

Est-ce qu'on aurait pu éviter les viols de Mazan ? La réponse était la soui et c'est Laurent Valdiguier qui répond à cette question dans un livre qui est publié aujourd'hui Au seuil. Nom et titre de ce livre Fétiche 45 parce que figurez-vous que avec les viols de Maan, Dominique Pélico n'en était hélas pas à son premier coup d'essai.

Vous êtes sur Sud Radio 0826 300. On revient dans quelques instants. Maxime Liedo 0826 300 pour vous faire réagir notamment à cette question qui glace le son.

Est-ce qu'on aurait pu éviter les viols de Mazan ? Laurent Valdiguier, bonjour. Bonjour.

Vous êtes grand reporter justice notamment à Marianne qui le magazine fait la une sur le livre que vous publiez. Révélation sur un fiasco judiciaire Dominique Péico aurait dû être arrêté dès 2010. Votre livre est publié Au seuil, il sort dès aujourd'hui et il s'appelle Fétiche 45.

On reviendra à l'origine de ce titre. Ce qui m'a fasciné à la fin de ce livre, c'est en réalité à quel moment lorsque vous suivez ce dossier, vous comprenez que les viols de Mazan ne sont qu'une petite partie en réalité de la vie de Dominique Pélico. Bah c'était mon point de départ, c'était d'essayer de voir comment cet homme qui a plus de 58 ans quand il est arrêté euh dans un dans un lecler de Carpentra en 2020.

Qu'est-ce qu'il avait fait avant puisqu'il a été jugé à Mazan pour une décennie de viol sur sa femme qui ne commence qui commence en 2011 et on rappelle simplement que le procès Mazan c'est colossal 180 médias 86 médias étrangers Giselle Péico qui malgré elle va devenir une icône féministe qui fera la femme de l'année je crois pour pour le Times en 2025 c'est un événement absolument planétaire donc j'ai essayé de remonter le le la le fil de la vie de cet homme de Dominique Péico et puis essayer de comprendre que bah qu'est-ce qui s'était passé avant avant 2011, avant Maan, avant la décennie de viol sur sa femme. Et là bah je suis allé de surprise en surprise en notamment en essayant de remonter le temps des enquêtes judiciaires. Et puis là, je suis je suis tombé sur un cours.

Il y a un courrier qui qui a tout changé. C'est un courrier de la juge Nathalie Turquet du pôle Colquaise qui s'est rendu compte la première elle que Dominique Péico avait été identifié formellement par le fichier national des empreintes génétiques dès 2010 et que le 9 novembre 2010 avant le procès planétaire et son avant le procès planétaire et puis surtout une année avant le le début des viols sur sa femme. Ceci explique peut-être cela.

On verra. En tout cas, c'est c'est la question que je me pose, c'est qu'il a été identifié formellement et que cette identification comme sur une tentative de de viol avec armes extrêmement violente qui en tant que tel aurait été on y reviendra en détail parce que l'affaire cette identification aurait aurait dû provoquer à tout le moins son arrestation. Et en tout cas, c'est la question que je me pose, c'est la question qui aura certainement jamais de réponse.

Est-ce que Dominique Péico, quand il a donné son ADN en 2010 n'avait pas réalisé justement que il ne pouvait plus jamais être pris à l'extérieur et est-ce que ça n'a pas provoqué et déclenché ? C'est viol à domicile et le service absolument atroce qui va imposer à sa femme durant des années le son parcours de vie essayer de remonter le temps et puis et puis d'éventuelles autres victimes et puis en cascade vous savez une victime c'est toujours 10 victimes c'est toujours un cortège de malheur autour d'elle et puis c'est toujours une vie de malheur tout ça donc dans ce livre ben j'essaie de de raconter l'histoire de tous ces gens dans l'introduction quelque chose m'a m'a frappé vous racontez la fin de ce procès péico et vous écrivez Giselle Pélico traverse le hall sans donner l'impression de marcher. Elle flotte sur une mère de caméra et d'appareils photos comme une madonne.

Dominique Pélico quant à lui pleure. Impossible de ne pas me souvenir quelques années plus tôt des larmes d'un autre box nordal le landais. Vous faites la comparaison entre ces deux procès que vous avez énormément suivi.

À quel moment si vous voulez, on va dire ce ce parallèle s'installe ? C'est vrai que c'est dans dans un dans un tribunal, on est toujours on est toujours les larmes de quelqu'un, l'émotion de quelqu'un, même de quelqu'un qui peut être condamné ou tout ça, ça vous touche ou ça vous touche pas ? C'est toujours un espèce de test en fait.

Et c'est vrai que dans les deux cas, j'ai suivi les les procès des attentats, il y a des gens qui vous font pleurer mais instantanément. Et là dans les deux cas, dans le cas de Nordal Lolandais ou dans le cas de Dominique Péico, je me suis surpris à la même à la même non émotion. Hm.

Euh, on pleure toujours que sur soi-même et c'est vrai que sur quel Dominique Pélico, il a pleuré ce jour-là. Il a tellement menti à sa famille, il a tellement menti à ses proches, il a tellement menti à tout le monde pendant autant d'années. Et on y reviendra notamment parce que dans le livre, vous dressez un portrait avec quelques qualificatifs le concernant en racontant des anecdotes qui des anecdotes qui les justifient et c'est absolument sidérant sur cette, on va dire sur cette image de Dominique Pélico qui pleure.

Vous citez à un moment son son avocate qui vient mine de rien totalement à la lecture de votre litre de de de ce livre de votre livre Fétiche 45 aux éditions du Seuil, je le rappelle. Elle dit entre ce qu'on peut envisager avant un procès et ce dont on se rend compte au moment d'une audience, il y a toujours une certaine différence à estimer son avocate. Quand on lit en fait son livre, on a envie de lui rétorquer l'inverse.

On a on a on a on n' jamais su saisir l'ampleur du monstre d'une certaine manière, même si je n'aime pas ce mot-là. Euh Dominique Pelico. Oui, parce que il s'est beaucoup il nous moi le premier il nous a beaucoup piégé Dominique Péico hein parce que vous premier ben moi le premier parce que je me souviens dans Marianne on avait fait une enquête au début du procès pas sur lui sur les 50 autres en réalité sur les des gens ordinaires sur les 50 autres monstres enfin qu'on appelle pas sur les 50 autres violeurs de Mazan.

Et c'est vrai que il a cherché d'entrée de jeu d'ailleurs, il faut jamais oublier quelque chose, c'est que c'est lui qui a donné aux enquêteurs le disque dur dans lequel il y avait l'identification des autres. C'est lui qui a qui quand il a il s'est rendu compte qu'il était qu'il était démasqué, c'est lui qui a donné les autres. En réalité, il a voulu se cacher au milieu d'une forêt de 50 hommes entre guillemets ordinaire.

Et en réalité, si les autres sont des violeurs ordinaires, lui bah c'est tout sauf ça. Lui, c'est c'est d'ailleurs ce que dit sa fille Caroline, hein. C'est c'est un probablement un prédateur sexuel hors norme puisque on a toujours pas la question la réponse à la question quand quand ça commence.

C'est ça que j'essaie de de de de remonter, de comprendre dans le livre et pour moi ça peut commencer en 1987 qui est une année charnière pour lui. Et on y reviendra. Il y a quelque chose aussi de de frappant dans dans l'introduction du livre ou du moins dans les premières pages.

Vous essayez de poser des mots en décrivant certaines actions de Dominique Péico et les mots sont clairement pesés, pervers, maniaques, manipulateur. Vous racontez cette fois où il appelle Giselle Péico quand il se fait prendre avec son stylo caméra dans un magasin. Vous racontez comment elle arrive elle au commissariat, vous racontez l'aspect maniaque, vous racontez à quel point il est manipulateur.

Est-ce que vous pouvez revenir comme vous le faites dans le livre, au moins sur ces trois termes qui montrent à quel point sa psychologie est hélas d'une certaine manière fascinante ? Alors manipulateur, c'est vrai qu'il essaie de manipuler sa femme Giselle quand il comprend qu'il va avoir besoin d'elle pour s'expliquer dans sa première garde à vue. Donc et ça il y a pas de doute manipulateur.

Le le mot qui m'était qui m'est apparu en en remontant le fil c'est Maniac. Parce que maniac d'ailleurs les policiers la brique criminel qui passent qui ont qui on qui interroge toute sa famille, ses enfants, sa femme, sa maîtresse tout ça demande tout le temps au fait c'est des petites questions à Ododine est-ce qu'il est maniaque ? Est-ce qu'il range bien ses affaires ?

Tous disent oui. Oh là là, il faut pas toucher à ses affaires, il les range bien. Sa voiture é rangée au cordau et cetera.

Et au point d'ailleurs que ça le trahira sur une scène et ça le trahit sur une scène de crime de 99. Oui, c'est-à-dire c'est quand il pense que sa victime est attachée, endormie à les terres, il va prendre son temps pour plier son pantalon. Et c'est ce lapse de temps pour plier son pantalon qui va faire que Marion qui agent immobilier à l'époque arrive justement à se défaire pour s'enfermer, raconter peut-être l'année 99 la scène de Marion.

C'est vrai que Marion c'est c'est une jeune femme admirable en ce sens que elle avait 18 ans. Elle était agent immobilière depuis en stage et elle se retrouve dans un appartement vide avec lui. Il l'attache, il lui il lui met de les terre.

Enfin c'est c'est sa vie bascule. D'ailleurs, elle le dit à l'époque en 99, elle le dit son avocat Florence Rau quand elle est confronté avec Dominique Péico 23 ans plus tard quand il est rentré dans la pièce, j'ai senti son corps trembler. Parce que 23 ans plus tard, Mario, elle se souvient encore de tout ça et d'ailleurs elle a elle a Dominique Péico, il dém un un cuteur ce jour-là, il démont avec arme qui a une sécution assante.

Il dit que c'est il dit que c'est ses clés de voiture, tout ça est raconté dans c'est vrai que c'est les auditions de Dominique Péico, c'est c'est à chaque fois une une mise en abîme. C'est incroyable. Et puis Marion, elle elle dit ce qui ce qui ce qui ce qui montre aussi son son souci du détail, c'est qu'elle dit "Ah ben finalement, peut-être que j'ai pas vraiment vu le cutur", mais il lui revient quelque chose.

Elle dit "Ah vous savez, mon compagnon m'a dit l'autre jour, pendant des années, s'il y avait un cutur dans une pièce, il fallait que je sorte. comme si la seule vue d'un cuteur mais pendant pendant sa vie entière venez rappeler le traumatisme c'est dire le c'est dire l'ampleur de c'est dire l'ampleur du traumatisme sur ce sur sur sur ces victimes et et sur la perversité sur la manipulation j'aimerais avant queon parte en en pause dans quelques secondes que vous racontiez cette assurance objectivement extraordinaire quand il est convoqué devant les policiers après on va dire en 2022 qu'il est convoqué par les policiers qui lui de fait est un héros parce que on va dire qu' il comprend Laurent c'est un brigadier de police mais sans lui aurait jamais raconter la fois où il est reconvoque et donc il lui pose quand même des questions juste pour vérifier s'il est capable de mentir avec une assurance extraordinaire droit dans les yeux et il le fait sur est-ce que vous avez eu par hasard on va dire avant de tels comportements et cetera est-ce que vous pouvez raconter en détail ça droit dans les yeux d'autant plus il y a il y a quelque chose c'est un détail sidérant c'est que Dominique Pédico donc il a été arrêté en 2010 une première fois dans un carrefour à filmer sous les jambes des femmes l'infraction n'existe pas encore de voyurisme. Le parquet de mots qualifie ça de violence avec arme.

Et donc 10 ans plus tard, quand il est face à Laurent Péré, Laurent Péré, il se rend compte tout de suite qu'il y a déjà un dans son casier judiciaire, il y a déjà cette infraction de violence avec arme. C'est exactement la même chose hein. Il vient d'être arrêté dans un lecler à filmer sous les jambes de femmes.

Et Dominique Péico, il dit le le policier lui dit "Mais c'est quoi c qu'est-ce qui s'était passé ? C'est quoi cette violence avec ?" Réponse de Dominique Péico. "Ah, j'en ai aucun souvenir.

Je me souviens pas du tout." Et comme le parquem va mettre 18 mois avant d'envoyer la procédure à Avignon, pendant 18 mois, il se souviendra jamais qu'il avait déjà été attrapé à faire exactement la même chose. Il dira donc que c'était la première fois au Lecler de Carpentra qui filmait sous les jambes des femmes et il va berner les experts, berner les juges, berner les policiers.

Fétige 45, c'est aux éditions du Seuil et qui malheureusement fait une réponse affirmative ou positive à cette question qui glace le sang. Est-ce qu'on aurait pu éviter les viols de Mazan ? C'est Laurent Valdiguier, grand reporter à Marianne qui signe cette enquête.

Enquête qu'on retrouve d'ailleurs à la une du magazine Aujourd'hui en kiosque. On revient dans quelques instants parce que vous allez découvrir l'horreur de Dominique Pélico qui passe par trois dates 1999, 1991 et 1995. Ce que vous entendez vous interpelle.

Vous aussi vous voulez témoigner de ce que vous avez pu ressentir d'une certaine colère peut-être face à la justice française que qui vous vient à l'esprit quand vous entendez tout ça. 0826 300 300 l'application Sud Radio. On revient également sur ce thème Dominique Péico, l'homme qui aurait pu être arrêté si la justice n'avait pas enchaîné les erreurs.

Ça aussi c'est un dossier très important du livre. Vous êtes sur Sud Radio 1246. On arrive dans quelques instants.

Sud radio dans tous ces états. Maxime Liedo 0826 300 300 depuis quelques minutes maintenant. Vous écoutez à quel point mine de rien, la justice a déraillé dans l'affaire Péico parce que hélas oui, on aurait pu éviter les viols de Mazan si la justice avait fait son travail, si des pièces ne s'étaient pas perdues.

Et d'ailleurs, ce matin, Darmanin a lancé officiellement une enquête pour comprendre ce qui s'était passé durant ces nombreuses années, les nombreux égarements de la justice. On aura l'occasion d'y revenir dans dans quelques minutes, mais c'est vrai que quand on parcourt votre livre Fé 45 aux éditions du Seuil, Laurent Vad Guilier, je rappelle que vous êtes grand reporter Justice à Marianne que le magazine fait la une sur sur votre livre. Il y a trois dates en réalité qui sont saisissantes dans le dossier de Dominique Pélico 1999, 1991 et 1995. 1991 parce qu'en fait c'est un meurtre.

C'est un meurtre celui d'une jeune fille sauf une arme. Oui. Alors 1991, il est mis en examen Dominique Picou il est présumé innocent et d'ailleurs il il démant farouchement avoir quoi avoir joué un rôle dans sa dans la mort de Sophie Arm.

Mais c'est un meurtre d'une autre agent immobilier Sophine Arme qui a 23 ans à l'époque. On sait que 99 Marion c'est lui par son ADN. En 91, la justice, la juge turquée, l'a mis en examen parce qu'elle estime qu'il y a une série de similitudes h entre les deux meurtres d'agents immobiliers attachés dans le dos, drogué à les terre dans les deux cas, menacé avec un un cuteur dans un cas, sauf une arme, elle est tuée avec un couteau dans un autre.

Euh au nom de la connexité, la juge l'a mis en examen. Alors, c'est vrai que la mort de Sophina, expliquez simplement ce que c'est la la connexité, c'est quand il y a, on va dire, de telles similitudes entre les deux affaires qu'on décide de faire un rapprochement. C'est ça exactement.

Il y a des une liste de similitudes. Le fait que la victime soit un agent mobilier, le fait que dans les deux cas, le client se soit présenté sous un faux nom, sous une fausse identité. Euh l'agression terre, c'est pas courant. dans la décennie 90 des agressions àétaire, il y en a que trois dont deux euh visiblement qui seraient euh c'est pas courant.

Hm. Voilà. Et et donc en 91, alors c'est c'est il y a eu une enquête de la brigade criminelle mais dantesque sur ce le mort de Sophinarm de Ils ont d'ailleurs c'est c'est aussi des une des choses qui sont bouleversantes moi qui m'ont bouleversé c'est de voir à quel point en dépiotant les vieux dossiers c'est l'époque il y a l'internet n'existe pas c'est encore des j'ai retrouvé le commissaire Birost qui birotu biros c'est le nom raconter machine Donc en fait, il y a eu 1001 pistes examinées notamment alors c'est lui il est décédé en 2003 mais c'était l'employeur de Sophiearme à Daniel Dufetel.

Ça m'aime toujours beaucoup parce que il a été soupçonné il a été soupçonné d'avoir tué son employé. C'est vrai que la brigade criminelle avait trouvé une chemise tachée de sang. Euh alors, il a expliqué que c'est c'est le dentiste.

Euh ça il a été ça leur a gâché la vie à tout c hm euh parce que vous parliez de c'est ce que vous évoquiez tout à l'heure, la bulle de malheur qui se forme dans une affaire comme celleci. Il y avait Martine Melky qui était la dernière la dernière employée à avoir vu sauf une arme vivante. Sauf unearme en plus elle était c'était c'est une jeune fille très vivante un peu bling bling on dirait aujourd'hui.

Elle avait des habits de marque tout son entourage parce que la ceinture vient de Chanel Chanel elle aimait les beaux bijoux tout ça. Tout son entourage pensait qu'elle était riche que son père était très riche. Et c'est vrai que dans le vieux dossier judiciaire il y a un procès verbal bouleversant.

C'est celui de son vrai père. Et son père était pas riche du tout. Il était, j'ai découvert ça, il était employé à l'hôpital de Majolie à la Blanchisserie et il habitait un petit pavillon, un petit H&M de Mantel la jolie.

Et c'est vrai qu'il a été prévenu, il voyait plus sa fille depuis 8 ans, il a été prévenu que sa fille avait été tuée dans des conditions abominables. Il y a une cascade, c'est ça qui est dans la dans la durée qui est qui est toujours qui est toujours très émouvant. Il y a une cascade de malheur dans toutes ces histoires.

Qu'on qu'on entre tout doucement, mine de rien, dans le détail de ce qui fait le le dernier tiers de votre livre, à savoir les anomalie judiciaire, même les erreurs judiciaires. La non pas la première, mais celle qui est quand même si dérante, c'est ce qui se passe en 2010 le 30 juillet dans un carrefour de Sainmarne où Dominique Pélico est pourtant arrêté parce qu'il s'amuse à filmer sous les jupes des filles avec son stylo caméra et alors ce qui suit et s'y dérange parce qu'en fait il ne se passe rien. Oui.

Alors, il est enfin à l'époque l'infraction n'existe pas de voyurisme. Donc, il est arrêté, il est il est il a ce qui s'appelle une une composition pénale. Donc, il y a pas vraiment de jugement.

Il a 100 € d'amende et la loi oblige les policiers, ce qu'ils font d'ailleurs, à à prélever son ADN. Son ADN est enregistré dans le fichier et là son ADN le fichier le 9 novembre 2010 le fichier fait son office et démasque Dominique Péico comme étant l'auteur de la tentative de viol avec arme sur Marion en 1999. Tout le parcours criminel de Dominique Péico aurait dû s'arrêter là.

Et il y a dans votre livre aussi un récit. Tout à l'heure vous parlez d'être bouleversé qui qui moi en plus de me bouleverser me sais. C'est Coralie qui a 12 ans au moment des faits.

On n pas la certitude que ce soit Dominique Palic mais raconter parce que c'est à mon sens non pas l'anecdote mais le récit qui nous fait entreapercevoir en quelque sorte le sang froid dont peut-être capable Dominique Péico si c'est lui si c'est lui parce que c'est vrai que Dominique Péico il n'a pas été entendu à ce jour sur ce dossier mais enfin toujours est-il que cette jeune femme qui avait 12 ans en 1995 un jour elle voit elle voit l'avocate Florence R qui est l'avocate de Marion et l'avocate de Sophie de la famille de Sophie Arm, elle voit parler de toute cette affaire à la à la télévision et à son BFM et du coup elle appelle et elle dit "Je reconnais Dominique Pélico." Hm. Alors l'avocate l'a fait venir à son cabinet, décide de pas parasiter du tout son discours en faisant avec elle, disons comme comme faient les policiers, un procès verbal.

Dites-moi ce que vous avez à dire. Et là, c'est vrai que ce récit de de cette jeune femme, Coralie, il est il est glaçant parce que parce qu'il se fait passer pour un agent parce qu'on est en 95, elle est toute seule chez elle, elle a 12 ans, il y a un monsieur qui frappe, qui se fait passer pour un agent EDF voulant relever le compteur. Elle est un peu méfiante.

Alors, il dit "Non, rassure-toi, je vais aller au-dessus." Il fait semblant d'aller au-dessus. Les policiers verront queil n'a pas sonné.

Il redescend. Donc là la petite fille le le fait rent la fait rentrer. Il il fait mine de vérifier le compteur, il se déchase, il range bien ses chaussures.

Le côté maniaque qui ressort, côté maniaque, hein. Et là, il se met à lui inventer un espèce de gigantesque bobar. Il a un copain qui fait une pub pour Coca-Cola sur une plage.

Il voudrait l'avir en maillot de bain pour voir si elle est capable de si elle est capable de résister ou si elle serait une bonne manif. Alors là, elle se souvient d'un petit détail. La petite fille, elle dit "Je pensais qu'il allait voler l'argenterie de mes parents." Et puis finalement euh il demande d'aller aux toilettes, il ressort des toilettes avec une un torchon imbibé des terres.

Et là, il commence à endormir cette petite fille de 12 ans, à la plaquer au sol et là, elle est sauvée parce que son frère, ses frères et sœurs et sa maman vont rentrer dans l'appartement. Alors l'auteur, hein, on sait pas si c'est elle, elle reconnaît Dominique Pélico, mais le on ne sait pas. C'est vrai que la l'enquête judiciaire est encore en cours.

En tout cas, l'auteur se recha, redescend tranquillement avec beaucoup de sang froid et c'est vrai que malheureusement à ce jour les le fameux torchon qui aurait été placé sous célé à l'époque n'a jamais été n'a pas été retrouvé. Il a vrais simplement été perdu lui aussi. Et puis c'est un autre détail mais elle se souvient que il avait demandé un verre d'eau avec un ver un verre Tom et Jerry et elle a jamais pu reboire dans ce verre là. avant que pour cette émission vous nous expliquez commentin a annoncé il y a quelques minutes l'inspection de la justice sur les dysfonctionnements qu'il y a à cette affaire c'est quand même grâce à vous Laurent Valdigu on va aller au standard 0826 300300 avec Dian Bonjour Dianne bonjour tout le monde.

Merci merci d'appeler d'appeler d'appeler Sud Radio. vous, il y a quelque chose qui vous interpelle quand même et qui vous voilà sur lequel vous vouliez des réponses, c'est mine de rien, Giselle Péico dans tout ça, est-ce que pendant toutes ces années elle a pu être au courant ? C'est ça, Diane ?

Oui. Allô ? Oui.

Ah oui oui. Vous nous entendez Dian ? Vous vous ce qui vous a fasciné, je vous disais c'est la figure de Giselle Pélico au milieu de tout ça, c'est ça ?

Oui. Voilà. parce que vous vous racontez l'histoire là de de il a plusieurs fois quand même interpellé par la police.

Plusieurs fois il y a eu quand même les indices qu'ils ont gardé, les policiers qu'ils ont gardé mais qui ne pouvaient pas aller plus loin pour ça. Ce que je ne comprends pas, c'est que quand même on arrête, moi j'ai un mari, ça fait 40 ans que tu as eu si on l'aurait arrêté, on l'aurait arrêté une ou deux fois, je je l'aurais suiv. H alors donc quand elle dit qu'elle ne sait rien du tout et qu'elle a aucune idée, vous m'excusez si elle avait le le doute à ce moment-là, quand vous restez avec un homme qui a un doute, qui est quand même une désagression sexuelle pour d'autres femmes, moi perso euh je serais parti.

Ben oui oui. Alors que on est obligé de vous interrompre Dianne parce que le le son est extrêmement mauvais là là où vous êtes mais j'essaie de résumer votre question, c'est mine de rien l'implication de Giselle Péico, non pas dans les activités criminelles de son mari bien sûr, mais a pu un moment est-ce qu'elle a pu à un moment être au courant de tout ça ? Comment il a fait pour garder, on va dire, toute cette tout cet environnement absolument lunaire autour de lui, intact, secret, dissimulé ?

Bah, c'est vrai qu'en 2010, quand il est arrêté une première fois, personne n'est au courant. Giselle Péro n'est pas au courant. Elle est pas informée.

Il l'informe pas. Il est pas en garde à vue. Donc il y a pas il y a rien à ce jour qui qui permette de dire que Giselle Péicot était au courant de quoi que ce soit.

Bien au contraire. Giselle Péico, elle a été endormie au péril de sa vie hein parce qu'il allait il pouvait la tuer à chaque séance pendant 10 ans. Et les 10 années avant quand elle a été informée parce que la brigade criminelle l'a interrogé sur toutes ces autres affaires, elle est tombée du placard.

Elle est tombée des nu. Comment grâce à vous aujourd'hui le ministre actuel de la justice Gérald Dearmanin en est à ordonner une inspection de la justice sur les dysfonctionnements liés on va dire au parcours criminel de Dominique Péico en quelques mots parce que c'est la dernière question pour cette enquête c'est la conclusion du livre j'ai d'abord quand je me suis rendu compte queil y avait ce signalement de 2010 j'ai écrit au parquet j'ai contacté le parquet de mot qui m'a dit de voir le parquet de l'époque qui m'a dit de voir bah finalement le ministre et puis donc j'ai fait un long mail qui tout ça est dans le livre. J'ai fait un long mail récupérant tous les dysfonctionnements judiciaires des affaires antérieures à Gérald Armanin qui a décidé donc de de on le sait depuis depuis depuis quelques jours, c'est dans Marian aujourd'hui qui est de lancer une enquête de l'inspection pour essayer de comprendre, essayer de faire en sorte que ça ne se reproduise plus.

Est-ce qu'on aurait pu éviter les viols de Mazan ? Oui, c'est et si vous voulez les détails de cette réponse à cette question glaçante, c'est à retrouver dans le livre de Laurent Valdigier, grand reporter justice à Marianne et ce ce cette édomadaire fait d'ailleurs ça une dessus. Le livre s'appelle Fétiche 45 et c'est un livre absolument fascinant et un travail qui a été fait qui est redoutable de la part d'une quand même des plus grandes signatures de du journaliste du journalisme juridique.

Merci beaucoup Laurent Veldig d'avoir d'avoir été avec nous. Dans quelques instants, autre sujet, Russie, Chine, États-Unis. À qui peut-on désormais faire confiance dans les relations internationaux dans les relations internationales ?

Qui sont nos nouveaux partenaires ? Là aussi, votre avis, votre opinion, votre participation à la discussion. 0800 26 300, vous êtes sur Sud Radio.

À tout de suite. Sud Radio dans tous ces états. Maxime Liedo.

Le débat de 13 est consacré à une page internationale à l'heure où le contexte géopolitique n'a jamais été aussi incertain des alliés qui changent en permanence de position. D'un côté Donald Trump, imprévisible, fou même dit certains Vladimir Poutine, mais également la Chine, la Corée du Nord. Bref, énormément de cartes sont en train de de se de se redistribuer.

On va en discuter avec Aurélien Duchen. Bonjour. Vous êtes consultant en géopolitique, on vous aperçoit régulièrement sur LC en défense également et vous êtes chargé d'études à Eurocréative.

Je rappelle pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, vous êtes l'auteur de Russie la prochaine surprise stratégique et votre présence est indispensable dans ce studio parce que je rappelle que contrairement à beaucoup d'experts, vous aviez anticipé vous l'invasion de l'Ukraine par la Russie et nous sommes également accompagnés d'une voix qui est de plus en plus présente sur cette antenne. Paul Aziber, bonjour. Bonjour Maxime Dio, directeur général de Vortigen.

Avant de d'entrer dans les nombreuses questions qui se posent, on a en effet une scène internationale mine de rien qui est énormément bouleversée. On le voit Donald Trump des décisions permanentes. On le voit même aujourd'hui à quel point ce qui s'est passé au Vatican peut changer la donne des déclarations intempestives.

Tout se fait par tweet. On parle aussi des relations avec certains alliés qui sont tumultues souvent. Ça aussi on aura l'occasion d'en d'en reparler. vous, si je devais euh on va dire vous euh vous poser une question pour poser les bases de ce débat, comment qualifier-vous aujourd'hui l'État de la France mais surtout l'état des relations internationales ?

Aurélien Duchen, l'état des relations internationales par une née de de guerre des mondes. On avait une guerre froide entre deux blocs idéologiques qui étaient quand même deux blocs cohérents avec des alliances solides. Maintenant une guerre des mondes, une guerre des mondes où on est des alliances qui basculent. le cas par exemple des États-Unis, même si les choses commencent à changer, euh qui voulaient par exemple lâcher l'Ukraine ?

En tout cas, c'est ce qu'on a pu craindre. Et une guerre des mondes enfin qui nous oppose à nouveau entre démocratie libérale comme la France et empire autoritaire comme la Chine ou la Russie. Paul Aziber, de votre côté euh pour non pas débattre mais compléter Aurélien du Chîn sur la guerre des mondes en fait sur un sur un changement au niveau de la mondialisation. on était dans un monde mondialisé et en fait on revient maintenant peut-être et et quand on parle de Donald Trump surtout dans un monde justement qui nous est imposé et un monde des nations et des puissances qui revient donc à morcèlement et aussi mine de rien un retour de la guerre.

C'est assez cliché de dire ça, mais on avait oublié, j'étais au début de cette émission à midi avec Jean-Louis Cariot qui est l'ancien ministre délégué aux armées qui s'est occupé des excellent député et un excellent député qui a sorti il y a quelques heures et c'est c'était le sujet de notre conversation un rapport justement sur l'état l'état de l'artillerie en France et il disait en réalité on s'est désarmé, on a arrêté d'équiper nos militaires, on a arrêté d'investir dans l'industrie de guerre en tout cas de défense et cetera précisément parce que on a voulu profiter de façon abusive des dividendes de la paix que pour vous Aurélien Duchen, ceci explique peut-être cela. C'est-à-dire que le monde est aussi fragmenté. On semble être surpris parce qu'on s'est reposé trop longtemps sur ce qu'on croyait définitif, c'est-à-dire Paul Aziber le disait à l'instant, une mondialisation heureuse en réalité et des dividendes de la paix qui pouvaient être éternels.

Oui. Alors la France avait été moins naïve que d'autres pays européens sur les dividendes de la paix dont vous parlez. La France et que le Roume-Uni avait été le seul pays européen à garder, j'entre pas dans le détail, ce qu'on appelle un modèle d'armée complet mais qui était dimensionné pourquoi ? pour ce qu'on appelait pudiquement les conflits du moment en Afghanistan ou au SEL contre les terroristes.

Et quand vous preniez tout à l'heure l'exemple de l'invasion de l'Ukraine, la case totalité des experts du renseignement jusqu'aux experts médiatiques pensaient que Poutine n'envoirait pas l'Ukraine. Et c'est ce genre de d'analyse de la situation qui a fait qu'en France par exemple, on se disait, il y a une opinion publique qui ne comprendrait pas à juste titre qu'on réinvestisse massivement dans la défense alors qu'il y a pas de menace majeur d'invasion par exemple à l'horizon. et on s'est tous réveillé le 24 février 2022 à se dire que finalement il était temps de réparer en 2 ans 30 ans de désarmement.

Et encore vous disiez en effet la population ne comprendrait pas qu'on puisse se réarmer avec un délangé qui n'est visiblement pas imminent. On se souvient pourtant des réactions largement contrastées quand le président de la République Emmanuel Macron a déclaré que la Russie était on va dire une menace imminente et une menace en tout cas qui était à nos portes et dont il fallait se méfier plus que de façon ambigue uniquement. Paul Aziber, je voyais réagir à ce que disait Aurélien Duchen sur peut-être ces naïveté qui a été la nôtre, en tout cas celle de la France dans les relations internationales, a considéré que c'était les dividendes de la paix et c'était la mondialisation heureuse.

Donc qu'est-ce qui pouvait arriver de plus finalement ? Alors je sais pas si c'était une mondialisation heureuse euh selon les termes de certains qu'on a utilisé. J'ai j'ai les je veux dire l'air Alain Jupé est est loin maintenant.

Euh donc euh et de l'identité heureuse. Je sais pas si nous étions dans une mondialisation heureuse. Euh en revanche euh sur la la guerre quand vous dites Maxime Guedu euh nous nous retrouvons de nouveau enfin en guerre en fait peut-être que c'est plus une perception de guerre euh pour aussi reprendre les les les mots de notre ministre de la justice.

Non pas parce que nous ne sommes pas en guerre mais en fait parce qu'il y a toujours eu et c'est là que je voulais compléter et et rebondir sur ce que disait Aurélien du Chen. Il y a toujours eu des guerres, des confrontations, des affrontements. C'est juste que nous ne les assumions pas comme tel que en réalité les experts militaires alertent sur ne serait-ce que la question des munitions, de l'armement depuis des années et on se rend compte que ce qu'on appelait opération extérieure, coopération était en fait juste des théâtres ou théâtre d'opération étaiit des guerres.

C'est juste qu'elle n'était pas sur le territoire national ou que la France n'était pas en guerre avec un état. Ça a été d'ailleurs un débat il y a quelques temps au au début de de Daesh lorsqu'on disait est-ce qu'on il y a eu ce débat à l'international, on disait est-ce qu'on peut être en guerre avec Da alors n'est pas un état. Ça nous emène, ça nous emène à la suite de la question avant qu'on parte pour une première pause très courte, c'est que est-ce que vous trouvez que maintenant avec tout ce qui se passe, que ce soit mien ce qui ce qui peut arriver entre l'indelquistan, ce qui s'est passé avec la scène de Trump et Zelenski dans le bureau Aurélien du Chîn, est-ce qu'on arrive à une fin de naïveté où c'est seulement une sensation, une sorte de sentiment peur ?

On a respiré un peu, on a arrêté de respirer un peu mais ça risque de ne pas durer. Je pense qu'on en revient à cette tradition française qu'on est sorti de la naïveté. On est tous d'accord sur le constat mais c'est la même chose que quand on parle d'intelligence artificielle ou de changement climatique.

On est tous d'accord sur le discours, mais on ne met pas les moyens. Je suis persuadé que là on parlait il y a quelques semaines de doubler le budget de la défense et le porter à 3 ou 4 % du PIB. Je suis pas du tout sûr qu'on le fera dans le contexte budgétaire qu'on connaît.

Et puis une dernière chose, quand vous creusez la discussion, beaucoup disent "Oui, on est sorti la naïveté vis-à-vis de la Russie de Poutine parce qu'il y a eu l'invasion de l'Ukraine." Mais aujourd'hui, la plupart des experts, les mêmes qui se moquaient de ceux, on était pas nombreux, qui disaient que Poutine envahirait l'Ukraine, nous disent "D'accord, il a envahi l'Ukraine mais l'Ukraine n'est pas dans l'OTAN. Jamais il attaquera l'OTAN.

Je suis persuadé que çaa que ça arrivera dans les 3 à 5 ans et la plupart des experts français aujourd'hui ne croient pas à ça. La naïveté, on n'est pas encore totalement sorti. De la naïveté se pose également la question de la confiance 0826 300 300 notamment pour répondre à cette question.

Peut-on encore faire confiance selon vous aux États-Unis de Donald Trump, à la Russie de Vladimir Poutine ou alors faut-il raller, on va dire, ce pays de nos futures relations diplomatiques, internationales, commerciales et quites de la Chine où je remarque avec un certain sarcasme que ceux qui n'ont pas de mots assez dures autoritaires pour mieux affronter l'Amérique de Donald Trump proposent aujourd'hui de se réfugier dans les bras de Xinping. En bref, la question qui se pose, c'est qui sont les nouveaux alliés de la France ? 0826 300 vous êtes sur Sud Radio.

On revient dans quelques instants. Tous ces états, Maxime Liedo 0826 300 300. Si vous voulez participer à la discussion, venir interroger Aurélien Duchen, consultant en géopolitique et défense, vous le voyez régulièrement sur LCI, chargé d'études à Eurocréative et l'auteur de Russie, la prochaine surprise stratégique.

Ben oui, puisqueaccessoirement c'est lui qui avait anticipé l'invasion de l'Ukraine par la Russie. et nous sommes également avec Paul Aziber, directeur général de Vortigen. C'est lui qui est dans l'ombre d'énormément de dirigeants et qui passe sa vie à voyager pour mieux nous préparer aux menaces de demain.

Nous étions en train de nous poser la question d'abord de la naïveté française ces dernières années, fin de la mondialisation heureuse, d'abord peut-être les dividendes de la paix. Une autre question se pose et c'est là une fois de plus où j'aimerais avoir vos réactions, vos commentaires. 0826 300 300 l'application Sud Radio évidemment et les réseaux, c'est est-ce que aujourd'hui nous sommes encore un pays qui peut faire confiance à ses alliés historiques, je pense notamment aux États-Unis, mais de rien, on entend toutes les les analyses.

On entend Trump est fou, Trump sait ce qu'il fait. Décidément, il y avait même eu, rappelez-vous, ce débat sur Donald Trump n'est plus du tout un partenaire, n'est plus un allié. Aurélien Duchen, vous comment vous observez ça ?

Tout d'abord le fait que la France a sans doute été le pays européen le moins naïf justement envers les Américains. On était inaudible en Europe auprès de nos partenaires de ça au lien du Chen. Bah on a eu quelques précédents quand par exemple on est parmi les premiers à dire que la guerre d'Irak de 2003 repose sur des mensonges et que ce sera un désastre.

On a eu quelques coups de rappel au passage quand les Américains nous cassent avec les Britanniques et les Australiens un contrat sur les sous-marins en Australie en 2021. Mais pourquoi on était inaudible par rapport à nos partenaires ? Parce que en même temps qu'on était pas naïf sur l'Amérique, on était plus naïf que les Polonais, les Baltes par exemple sur la Russie.

Ça nous rendait inaudible en Europe. Mais est-ce qu'on a on a vraiment eu une absence de naïveté ? Je je me rappelle par exemple d'une ancienne ambassadrice de France à l'OTAN, Muriel Domena, qui a alerté par exemple pendant l'élection présidentielle américaine en disant "Mais enfin écoutez les Français et les Européens, on peut pas passer notre vie à regarder tous les 4 ans ce qui se passe au Atlantique en espérant." Oui, mais donc j'ai pas entendu objectivement beaucoup de dirigeants croire en une réélection de Donald Trump.

J'ai pas entendu aujourd'hui beaucoup de dirigeants penser que si vous voulez avec Joe Biden en réalité malgré un premier mandat de Trump, on aurait été, on va dire tout aussi pillé au niveau économique, au niveau de nos industries. Paul Aziber, vous sur ce sur cette attitude française vis-à-vis des vis-à-vis des États-Unis, est-ce que vous pensez qu'on a fait qu'on peut encore leur faire confiance mais qu'on a toujours été, on va dire, lucide sur ce qui pouvait arriver ? Non, mais alors c'est pour ça moi je je vous dis Maxime Liedo, ça ressemble de moins en moins à un débat parce que je reste d'accord avec Aurélien Duchen quand même.

Euh euh le but c'est plus qu'un débat, c'est une grande discussion et puis j'ai l'intention de de continuer à me faire valider mon estat si je vais aux États-Unis. Donc je vais limiter mes propos quand même. Mais je suis d'accord sur le fait qu'on a pas été réellement naïf.

C'est juste que euh la stratégie américaine notamment de soft power et d'influence est très forte. que ils utilisent en France avec la French American Foundation et d'autres d'autres organismes comme à l'international notamment sur le continent africain et et et dans les zones en fait qui les intéressent des outils d'influence qui sont très structurés et très forts. Aurélien Duchen parlait de la crise des sous-marins avec la mobilisation en réalité de de d'ONG malaisienne obscure qui avait transmis des rapports.

Mais si on remonte aux années 90 et nous en parlions la dernière fois que vous m'aviez fait l'honneur de le plaisir de m'inviter Maxime Liedu avec Éric Delbec en 94 même les États-Unis mettent en place une agence de lobbying public qui peut utiliser toutes les ressources de l'État et qui arrive à nous voler un contrat Thomson au Brésil en nousant. Donc je pense que la France n'est pas euh n'est pas naïve vis-à-vis des États-Unis. Disons pardon qu'elle est en préparé parce que vous vous citizz ça mal d'un cas beaucoup plus récent.

Prenons Alstom où quand même les États-Unis nous ont eu. Alors vous prenez dans n'importe quelle position si vous voulez. On s'est fait avoir et quand je vois aujourd'hui, on a même racheté pour le triple du prix si vous voulez les les les Arabelles les Arabelles qui étaient utile et voir indispensable pour nos centrales nucléaires.

Est-ce que et je prends le contrepied de vos échanges, est-ce que vraiment on a été, si vous voulez suffisamment tout à l'heure vous abordiez les mots de puissance et fort, est-ce qu'on ne s'est pas assoupi sur une certaine position en croyant que les États-Unis étaient toujours des bros et qu'en effet on avait pas vu Donald Trump malgré un premier mandat si vous voulez, on ne l'a pas vu revenir. On n'a pas su anticiper qu'il serait beaucoup plus brutal, beaucoup plus violent. Mais si si je peux me permettre et non mais mais tous les sujets dont nous parlons justement sur les question de de guerre économique aujourd'hui, ils nous sont tous arrivés avec des gouvernements démocrates aux États-Unis.

Euh donc le fait que Donald Trump revienne et et qu'il soit violent euh euh dans ses relations, on a peut-être euh vu venir, c'est juste qu'on ne sait c'est juste qu'on n'a pas les codes du dialogue avec Donald Trump puisque lui-même n'a pas les codes du dialogue euh euh et que il est il les fait euh bouger, mouvoir en permanence. Aurélien Duchen tout à fait d'accord. Pardonnez-moi auditaire application de de Sud Radio 0826 300 justement vous trouvez que la France a été naïve face à face à Donald Trump nous n'a pas suffisamment préparé idem avec Vladimir Poutine vous connaissez le numéro Auréen R du Chen Paul Sybert a tout à fait raison les démocrates non plus à la maison Blanche nous ont pas fait beaucoup de cadeaux c'est sous l'administration de Bill Clinton par exemple que pour prendre cet exemple vous avez toute une réorientation de la communauté du renseignement qui jusqu'ici était focalisée sur l'URSS pendant pendant la guerre froide qui bascule dans le renseignement économique pour nuire directement aux intérêts deux pays européens à commencer par la France et l'Allemagne, les Français et les Allemands qui se sont fait tailler des croupières pendant des années par des boîtes américaines.

De l'autre côté, par exemple, vous citiziez le cas de Halstom, on a aussi découvert à ce moment-là en France une notion qui nous était assez étrangère, l'intelligence économique. L'intelligence économique, c'est pas de la guerre économique. De nombreuses boîtes vivent de l'intelligence économique au jour le jour.

Ça aussi c'est le genre de chos qu'on apprend petit à petit, c'est que après Trump ça ça va continuer. Joe Biden, pour terminer là-dessus, avait fait passer un énorme paquet d'investissement qui était certes bon pour le climat, pour la transition écologique, mais qui se faisait aussi au détriment des industries et des technologies vertes européennes. H sur l'intelligence économique.

Paul Aziber, vous qui êtes justement directeur général de Vortigen, vous êtes confronté à ça au quotidien, c'est-à-dire pardon dire au venir, mais à quel point parfois des entreprises, des hommes politiques, des États sont, on va dire toujours un peu surpris ou font semblant de tomber des nuus quand on découvre qu'il y a de l'espionnage, quand on va dire il y a du sapotage de certains contrats, c'est chacun ses intérêts. Oui, mais euh revenez-y effectivement Maxime Niedo parce que Mais oui, euh mais parce que c'est pour ça que nous disions je pense avec Aurélien Duchen, il y a pas forcément eu de naïveté. En revanche, il y a eu une volonté de se tourner ou en tout cas une euh ça a été plus une collaboration et une une évidence euh française de de de se tourner vers les vers les États-Unis à l'époque.

Après oui, sur les sur les entreprises effectivement euh et sur nos intérêts à l'international euh et notamment nos intérêts même au niveau européen. On parlait de défense. Bon, il y a des il y a des tas de dispositifs et il y a certains politiques.

Je je sais qu'il pourrait y être sensible notamment dans le camp présidentiel, mais on on pourrait tout à fait essayer de taper plus du point sur la table et de demander à ce que bah si l'effort de défense par exemple n'est pas fait par certains pays mais qui verse un un certain montant pour ceux qui ont plus contribué à l'effort de défense à l'international si on parle des de l'intelligence économique et et des intérêts français et des intérêts européens, Je pense que et vous parliez de nouveaux alliés tout à l'heure, je veux pas prendre trop les devants sur l'émission mais on a un certain nombre de de dispositifs de cadres de de choses à faire que qu'on peut mettre. Mais alors Quid aussi de de la Russie, mine de rien, vous du chîn qui avaient écrit, qui suivaient attentivement ce sujet, est-ce qu'on a été davantage ébloui peut-être par Vladimir Poutine que par un Donald Trump ou un continent américain selon vous ? Oui, je recommande un excellent livre de Elsa Vidal, la fascination russe, qui décrit au fond pourquoi les dirigeants français tout bord politique confondus se sont autant trompés sur la Russie.

Il y avait par exemple cette idée qu'on entend encore dans le débat public, l'idée par exemple que euh nous on allait modérer, raisonner les dirigeants russes en leur expliquant que nous on voulait un partenariat avec eux pour réduire notre dépendance par exemple à d'autres acteurs comme les États-Unis. Et l'idée enfin que les dirigeants russes, Poutine, nos premiers chefs, avaient la même rationalité que nous. On disait Poutine n'envra pas dans l'Ukraine, c'est pas dans son intérêt, il se prendrait des sanctions massives parce qu'on voulait pas concevoir n'avait pas la même vision que nous de ses intérêts.

Et enfin, une dernière chose où on s'est trompé, c'était aussi cette idée que vous retrouvez pour le coup aussi bien chez le camp présidentiel il y a encore 3 ans que chez la France insoumise ou le RN, l'idée que la France son rôle serait d'être une puissance d'équilibre alors que non, les Chinois, les Russes, les Indiens, ça c'est tout sauf une puissance des c'est ce prétend de puissance d'équilibre. C'est l'assurance de rien faire en fait bah de de vouloir voyager en première classe à billet de seconde ou boxer plus haut que notre catégorie. On l'a vu, on a jamais réussi à stopperine par les mots.

Il ne comprend que la force. Nos amitiés à Jean-No Barreau pour les les voyages à travers le monde Aurélien Duchen. Paul Aziber, le mot qui a été employé à l'instant par Aurélien Duchen et et celui de votre propos au début à savoir que c'est le retour en force mine de rien et on va aborder cette deuxième demi-heure avec cette question de nos nouveaux alliés.

Où se trouve-t-il ? C'est le retour de la puissance et de la force. dans lequel on n pas voulu croire forcément.

Oui. Oui, absolument. C'est ça qui est c'est c'est complètement le retour de la puissance et de la force et de l'exercice de la force.

C'est aussi peut-être le retour et on l'espère de d'une nouvelle façon d'imaginer justement des des partenariats, des nouveaux dispositifs et et notamment au niveau européen euh au niveau européen et certainement outreatlantique et et autour de nos 0826 300 300 qui sont ce nouveau les les alliés sur laquel sur lesquels la France peut réussir à se reposer. Vous avez le numéro du standard, vous avez également l'application Sud Radio. Nous restons en compagnie d'Aurélien Duchen et de Paul Aziber qui nous accompagne pendant encore une demi-heure. 13h30, vos commentaires, votre participation à la discussion.

On revient dans quelques instants à tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio dans tous ces états. Maxime Liedo 0826 300 300 c'est le numéro du standard pour vous glisser autour de la de la de la table pour autour de de la table pour échanger converser avec nous donner vos arguments.

Vous opposez aussi à ce qui est dit en en plateau notamment avec Aurélien Duchen consultant géant géopolitique et défense chargé d'études Eurocréative. Vous pouvez voir régulièrement sur LCI et son livre Russie la prochaine surprise stratégique est toujours en librairie et toujours aux éditions merci d'être avec nous. mais également Paul Aziber, directeur général de Vortigen.

On a fait mine de rien, euh on a passé en revue les quelques alliés historiques de la France, les changements de paradigme qu'on avait pu euh avoir avec eux, puis la façon dont la France avait pu réagir. Nifveté, pas naïveté, se pose maintenant, mine de rien, une autre question et on le voit aujourd'hui dans la diplomatie active et euh on va dire une attitude qu'on peut mettre au crédit du président de la République Emmanuel Macron, d'être une sorte de phare dans cette Union européenne qui était un peu déboussolée. On se rappelle également de son mot sur l'OTAN qui était en état de mort cérébrale.

Selon vous aujourd'hui, où se trouvent nos nouveaux alliés en Europe, en Asie, encore route Atlantique, Aurélien du Chîn. Si on commence par l'Europe, nos alliés se trouvent à l'est, c'est-à-dire les pays d'Europe centrale oriental qu'on a souvent appelé impropooement les pays de l'Est, comme ce était encore à l'époque de de la chute du mur. Ces pays d'Europe centrale et oriental qui avaient été d'ailleurs beaucoup plus lucides que nous sur la Russie de Poutine sur ces intentions à proximité notamment.

Oui. Parce que p nous enfin les Polonais les Baltes alertaient, ils ont aussi été annexés par la Russie pendant quelques siècles donc ça aidait et la France ne les prenait pas au sérieux. Là on est en train de se rapprocher d'eux.

J'en prends un seul d'exemple, la Pologne avec lequel la France le 9 mai prochain va signer un traité de partenariat stratégique. Je rappelle que la Pologne, c'est depuis 30 ans le pays d'Europe qui se développe le plus au plan économique et la Pologne c'est demain la première armée de terre d'Europe. Ils auront 8 fois plus de char, 50 fois plus d'artillerie dans certains domaines que la France.

La Pologne, c'est le genre d'allié que la France peut avoir demain pour diversifier ses partenariats. Hm. Et Paul Aziber, vous est-ce que vous êtes d'accord sur les sur, on va dire les les partenariats qui peuvent se trouver en Europe ou vous, de par votre activité, vous pensez aussi qu'ils sont non seulement en Europe, mais également beaucoup plus loin.

On on voit ce qui a pu se passer, les échanges entre le président français, le président indonésien. On sait qu'on a vu des partenariats avec l'Égypte. On a vu le déplacement de du ministre des armées, Sébastien Lecnu, pour on va dire rafistoler une relation avec la Grèce.

Donc en réalité, on peut en avoir sur la totalité du globe. En fait, je pense qu'il faut prendre deux choses. C'est d'une part effectivement les nouveaux alliés potentiels de la France ou mais il faut regarder ceux avec qui on a déjà un certain nombre d'échanges.

Quand on parle de l'Indonésie, en réalité l'Indonésie est déjà un allié de la France, c'est juste que stratégiquement, il est indispensable aujourd'hui de renforcer certaines de nos de nos relations avec, je pense, un certain nombre de pays. Si on parle de l'Asie, on peut on part on peut partir de l'Asie centrale avec le Kazakhstan qui est un pays avec lequel nous avons d'excellentes relations mais qui est un carrefour diplomatique entre la Turquie, la Russie, la Chine et l'Europe et qui est donc une mine à la fois bon ben d'énergie bien sûr mais également de renseignement et de diplomatie et qui aujourd'hui par exemple a son ambassadeur qui couvre enfin l'ambassadeur du Kazakhstan qui couvre l'Afrique est basé en Algérie. C'est pas un très bon signe pour les intérêts français.

C'est vrai. Euh sur l'Indonésie, le fond euh d'Anantara qui a été créé euh lancé par le nouveau président près de 1000 milliards, je crois, de dollars à terme, à peu près 900 milliards aujourd'hui, 980 et quelques et donc oui, presque 1000 milliards de dollars euh de fonds souverains. Donc effectivement, euh c'est au-delà d'être un nouvel allié puisque c'est déjà un allié.

En revanche, c'était euh une façon repenser nos relations avec ces pays-là. Et si euh je peux terminer juste sur quelque chose que nous avons dit tout à l'heure euh où nous parlions justement de la stratégie américaine, de la stratégie de chacun pour réussir à s'imposer de la naïveté française, en fait au-delà de ces nouveaux alliés, en quelque sorte, on a des anciens alliés. Euh on a des des pays euh que l'on traite peut-être pas suffisamment pas suffisamment euh euh bien, plus suffisamment de la même de la bonne façon.

Et et justement euh pour pour tisser le pour continuer à tisser le lien de votre pensée, il y aussi ce qui se passe avec la Chine. Il y a beaucoup par exemple d'hommes politiques qui n'ont d'habitude jamais assez de mots forts pour condamner les régimes forts, les régimes dictoriaux qui sont les premiers aujourd'hui à nous conseiller par exemple de regarder du côté de la Chine, de tomber dans ses bras, de nouer de grands accords commerciaux. Tenez par exemple vous euh auditeur de Sud Radio avec votre part lesbré au 0826 3003 300, est-ce que la Chine doit devenir un nouvel allié fort de la France à défaut des États-Unis, à défaut de la Russie ?

Je suis sûr que vous avez une opinion, vous avez le numéro des standards, vous avez également l'application Sud Radio. On est du côté de Bordeaux avec Stéphane. Bonjour Stéphane.

Oui, bonjour Maxime. Vous avez eu le le bon réflexe et vous, on peut le dire, vous êtes un vrai goliste dans notre première demi-heure. On essayait de définir ce que pouvait être les nombreux la place en tout cas de la France au cœur de ses relations internationales et vous vous êtes fidèle à la doctrine du général de Ga vous dites la France doit être en réalité entre les USA et la Chine.

C'est ça. et disons qu'il y a plusieurs niveaux. Alors effectivement, il y a les alliés euh de gré à gré, de pays à pays.

C'est dont on parlait le le le un intervenant précédent. Hm. Et et là, plus que de nouveaux euh partenaires ou de nouveaux alliés, je pense que c'est notre doctrine en fait, notre approche de ces pays-là qui qu'il faudrait changer.

Pour avoir travaillé un peu au Vietnam il y a une il y a une vingtaine d'années, c'était assez on avait une approche extrêmement quasiment postconialiste et surtout très prétentieuse dans les affaires et c'était c'était très impressionnant. Je vous donne un petit exemple. On travaillait nous à la à la mise en place d'un département d'intelligence au Vietnam pour développer les relations entre petites entreprises.

Donc et ça commença à fonctionner. L'idée c'était de faire remonter des informations de terrain et puis c'était l'avénement des réseaux. Donc on arrivait informatique, donc on arrivait à lancer l'information très rapidement et finalement ce cette chose fonctionnait très bien et en terme de budget, on avait finalement le choix entre le festival de Ué et puis cette dynamique qu'on avait initié avec la Chambre de commerce française au Vietnam.

Finalement, ce qu'on a retenu, c'était le festival de Ué. festival de Ué où les Français allaient exposer la haute couture et la haute gastronomie française au Vietnam avec un revenu moyen de 50 dollars. Donc en fait ce qui est extraordinaire ce que vous nous expliquez c'est que quand vous vous êtes allé au Vietnam pour essayer, on va dire de de mettre en place une véritable dynamique de développement ou d'exposition, vous êtes tout d'un coup retrouvé à avoir uniquement une vitrine de ce que la France savait faire de mieux.

C'est ça ou absolument. Mais c'était complètement décalé. Si on arrivait vraiment avec notre prétention, nous savons vivre, nous sommes les droits de nous avons de la route de couture, ce qui ce qui est pas faux.

Mais le sujet était pas là et on voyait nos petits compétiteurs anglais, allemands, italiens travailler vraiment en fait. Et c'était c'était et et du coup du coup on s'est complètement fait balayer. Le Vietnam lui s'est développé à une vitesse incroyable et on avait des gens très bien formés de vacheer qui se permettai d'envoyer des des des catalogues de de mesures au gouvernement vietnamien qu'il devrait prendre pour développer le leur pays.

On voit on a donc pour le niveau de de stratégie de pays à pays effectivement c'est un peu la montaté qu'il faudrait changer. 0826 300 300. Oui.

Finissez Stéphane ? Finissez. Oui.

Après, au-delà des des stratégies de de gré à gré, il y a pour moi en fait un bascule une bascule à faire et et c'est celui des grands blogs. C'est-à-dire je sais pas pourquoi, à un moment donné, on s'est dit on va faire une alliance avec les États-Unis, mais une alliance quasiment intégrée. Voilà.

Et et au dépend de la Russie, alors qu'on a on a comment dire une situation qui est absolument extraordinaire. On est dans le nord, on a à l'est le la Russie et on a à l'ouest les États-Unis. Donc il y a tout un Occident qui fait un milliard de personnes et l'idée il y a une vingtaine d'années c'était et bien faisons un grand bloc avec le Canada, les Russie.

Alors il y a bien d'autres d'autres alliances mais c'était un peu le cœur du du de la chose pour contrebalancer le fa il faut totalement il faut totalement changer de paradigme si on vous écoute. Historiquement comme géographiquement on a on a un poids incroyable et on est vraiment au centre on est en centre même culturellement. vous avez les traditionnalistes de de de l'est et et à l'ouest des voilà une culture qui est beaucoup plus avant-gardiste et on pouvait tout à fait jouer notre rôle pivot et notre rôle central.

Merci beaucoup Stéphane d'avoir appelé le le 0826 300. les les réactions autour de la table sont contrastées. Je vous voiez réagir un peu négativement Auréien du Chîn dans l'idée au bout d'un moment que bien sûr que la France avait la culture, la puissance géographique, militaire, économique, diplomatique d'être une puissance d'équilibre.

Alors Stéphane avait tout à fait raison sur deux points à mon sens. Le premier c'est sur une certaine arrogance française qu'on voit souvent euh notamment alors dans des pays comme le Vietnam dont on n pas saisi le potentiel. Mais quand on parle de la vocation qui serait celle de la France à être cette puissance d'équilibre un peu un peu entre les deux mondes, je rappelle que côté russe, il n'y a pas de répondant.

C'est-à-dire que là où nous on a été souvent bercé d'illusion en se disant "Ah mais la Russie, ce sera un bastion des valeurs traditionnelles qui partage beaucoup avec nous une culture européenne, chrétienne et cetera, bah faut regarder ce que les Russes disent depuis 30 ans où ils disent non seulement qu'on a un Occident décadent amoral et dépravé mais quand vous regardez ce qu'il y a dans les manuels scolaires, je prends un seul exemple, ils ont remis au goût du jour des auteurs comme Danilevski qui disait que la l' Russie était l'ennemi éternel de l'Europe. Hm. Et nous en France, quand les Russes faisaient ça, on continuait de se dire "Marchons dans les pas du général de Gaulle, marchons dans les pas de Pierre le Grand, Pierre le Grand, le grandsar russe qui s'était ouvert sur l'Europe.

Les Russes n'en veulent pas. Et enfin, l'Europe, c'est pas juste les pays d'Europe de l'Ouest, ce sont aussi des pays comme la Pologne, l'Ukraine et cetera dont la Russie ni la souveraineté. Et on peut passer par-dessus la tête de la moitié de l'Europe en se disant on va se rapprocher des Russes pendant que eux veulent écraser la moitié de l'Europe.

Paul Zberge, vous voyais réagir énormément au témoignage de Stéphane quand il évoquait parfois l'arrogance française notamment à l'étranger qui visiblement explique aux pays dans lesquels ils opèrent comment il faut se développer, comment il faut penser, comment il faut créer, comment il faut faire du commerce. Oui, mais absolument euh sur l'arrogance française et pour reprendre enfin les les termes à la fois de de de Stéphane et et d'Aurélien, on a plusieurs exemples. Donc d'une part euh notre notre attitude en terme de diplomatie publique par on est dans l'actualité, demain, on a l'investiture du nouveau président gabonais euh qui a fait qui a pris le pouvoir en 2023 mais qui a qui a été élu doré avant et qui et qui est investi demain.

Qui envoie doncon comme représentant ? Euh Benjamin Hadad, h ministre délégué, excellent ministre, excellent ministre néanmoins, mais peut-être pas ministre adapté euh pour aller représenter quelque chose de beaucoup plus puissant, de beaucoup plus quand on veut euh remettre en place des des liens surtout avec le continent africain où la France a en plus une charge mémorielle à assumer euh et euh pourtant une une possibilité et et pourtant à former et et et a des échanges très forts avec un certain nombre de leaders africains mais de enfin non pas de leaders politique et détail de gouvernement mais de leader. C'est c'est c'est ça qui est c'est ça qui est dommage, c'est que on on a cette attitude publique.

On a peut-être pas misé aussi suffisamment sur justement quand on parle du continent africain sur le nombre de de leaders notamment ivoiriens, notamment dans les pays qui sont encore amis et qui assument d'être amis avec la France et avec l'Europe. Il vaut mieux miser sur les gens sur les gens qui ont été formés en France et sur leur capacité à créer une diplomatie parallèle plutôt que d'être toujours dans une attitude arrogante d'explication de ce qu'il faut de ce que le gouvernement devrait faire. Si on veut faire de la coopération, alors mettons des des cadres de de coinvestissement commun avec les puissances, mais misons sur l'intelligence et sur de nouveaux partenariats et je me souviens de de nombreuses anecdotes que vous avez raconté en grande partie d'ailleurs à cette antenne Paul Aziber sur la prétention notamment de grandes boîtes arrivant en Afrique essayant de de prendre des marchés à tort justement en ne respectait pas en ne respectant pas en ne comprenant pas parfois la dynamique qui était déjà installée dans beaucoup de ces pays.

On avait parlé de la Côte d'Ivoire, vous aviez parlé de de tous ces pays-là en disant mais en réalité on a essayé de leur expliquer comment vivre. 0826 300 300. On partira du côté notamment de Ton les bains pour poursuivre cette discussion.

Où se trouvent les nouveaux alliés de de la France ? Et on poursuit le dialogue avec Aurélien Duchen et Paul Aziber. Vous êtes sur Sud Radio.

On attend votre parler vraie. À tout de suite. Sud Radio dans tous ces états.

Maxime Liedo 0826 300300 pour les appels participés, échanger ou apporter un peu de contradiction à nos deux interlocuteurs Aurélien Duchen, consultant en géopolitique et défense, chargé d'études à Eurocréative. On l'aperçoit souvent sur LCI aux éditions et roll son livre La Russie de Poutine contre l'Occident et Paul Azibert directeur général de Vortigen. Et c'est à vous que que je laisse la parole Paul parce que vous étiez en train de nous raconter un peu pendant la pub en réalité à quel point la France n'a pas su anticiper pour différentes raisons l'émergence en Afrique d'énormément talent d'énormément en réalité de forum de réunions qui sont en fait les centres du nde et visiblement il y a que la France pour ne pas avoir su prendre le pas.

Vous parliez d'une en réalité en permanence d'une d'une différence de rythme. Ouais. C'est c'estàd qu'il y a que la France surtout pour laisser tomber euh un des alliés stratégique à ce point.

C'est surtout ça. C'est je vous remercie mais euh c'est c'est-à-dire que d'une part on se rend compte que et on parlait de défense tout à l'heure que se passe-t-il ? Pourquoi un certain nombre de pays se sont détournés de la France ?

C'est parce que leurs élites montantes ne sont plus allés se former en France mais ils sont allés se former en Russie notamment aux questions d'armement. Et donc après on forcément lorsque sont arrivées en étatmajor, on fait des commandes plutôt russes qu'au français. Nous on oublie de miser sur les élites euh euh du continent africain où on est toujours du côté du gouvernement et des et des États à donner des conseils, mais on oublie peut-être de biser sur un certain nombre d'élites.

Et puis il y a des rendez-vous au niveau du continent comme par exemple en Côte d'Ivoire avec l'Africa CEO forum. Je vous prends, j'essaie d'être toujours dans l'actualité Maxime, hein, vous me pardonnerez, mais euh et de me raccrocher, mais c'est dans c'est c'est dans 10 jours, il va y avoir l'ensemble des euh des grands groupes internationaux qui vont être présents. À l'heure où on a les bricks plus qui sont en train de se monter justement euh euh et que la Russie joue un rôle essentiel, que l'Algérie joue un rôle, mettons du coinvestissement, misons sur le sur le business en fait avec les États.

Euh l'Europe est devenue un frein pour la France et visiblement ce que pense Sven qui nous a appelé au 0826 300. Bonjour Zven. Oui messieurs, bonjour.

Merci beaucoup de d'être avec nous. Vous ce que vous pensez, c'est-à-dire qu'on parlait un moment de la prétention, un moment du retard peut-être sur certains grands dossiers stratégiques. Vous vous dites que un élément important de ce frein, c'est l'Europe.

Bien sûr, le meilleur allié de la France est la France. Je fais partie de cette génération qui a fait son service militaire. Peut-être entre nous quat doit être le seul.

Évidemment, je suis un peu plus vieux. Nous étions à l'époque fiers et c'était une armée qui fonctionnait. Nous avons une puissance nucléaire en France qui risque d'être donnée aux Allemands pour un conflit en Ukraine qui n'est pas le nôtre.

On ne s'adresse pas à Poutine par la force parce que il faut être rusé. Les Russes jouent aux échecs et nous jouons au petit tennis ou au ping-pong avec une petite balle. Et la seule le seul sursaut pour la France aujourd'hui, c'est de quitter cette Europe et de r Vous êtes pour le fameux Frexit.

Je suis à 200 ans pour le Frexit et on gère notre pays par nous-même avec des politiques qui sont de vraies politiques et on arrête d'écouter toutes ces balvernes qui ne sont que des endornissements des grosses piqures d'anesthésiant. Ben Sven, restez un peu avec nous pour faire une vraie conversation notamment avec le camarade Aurélien Duchen qui est en train de de froncer les sourcils pour dire je ne suis pas d'accord Aurélien Duchen sur ce que vient de dire et qui quand même un sentiment euh souvent partagé par un bon nombre de de compatriotes que ce soit sur les le volet international, sur le volet économique, sur le volet diplomatique, sur le volet industriel. Beaucoup de gens se disent en réalité c'est une l'Europe, la Commission européenne est une machine à norme, c'est une machine à nous ralentir, c'est une machine à nous étouffer.

C'est ce que disent Sven en réalité. Oui, c'est un d'ailleurs plus qu'un sentiment parce que je méprise pas du tout par exemple les par ceux qui peuvent se dire que l'Europe est déconnectée de nous, de l'agriculture jusqu'aux questions de défense. Et je veux bien comprendre par exemple que l'Europe ne fasse pas rêver.

Bon en attendant, il y a des gens qui meurent drapeau européen à la main en Ukraine ou qui manifestent pour en Geéorgie parce qu'ils se rappellent que eux l'Europe c'est la garantie d'un certain modèle de société. Vous comprenez aussi, pardonnez-moi, Aurélien Duch, je ne sais pas si si c'est le cas de Zven, vous vous le direz, mais peut-être que certains se disent peut-être à tort que l'Ukraine n'est pas notre combat. Monsieur Sven, je sais pas si vous pensez cela vous à titre personnel mais alors à titre personnel le combat qui se passe, ce qui se passe actuellement en Ukraine a débuté en 2014, a débuté même auparavant lorsque l'OTAN a certifié la Russie qu'elle n'irait pas plus à l'est.

Je suis allé en Allemagne de l'est à l'époque du bloc. All en Pologne, on parle français là-bas. H Et qu'est-ce qui s'est passé ?

C'est qu'aujourd'hui on arrive carrément aux portes de la Russie et Poutine réagit. On se dit "Ou là là, mais qu'est-ce qui se passe ? C'est le grand méchant.

C'est pas le grand champ, il protège son territoire comme la France devrait le faire." Est-ce que vous faites partie des gens qui disent assez régulièrement de manière peut-être un peu simpliste que en réalité quand on regarde ce dossier, les torts seraient partagés ? Alors, les c'est c'est quand même plus compliqué que cela parce qu'évidemment il y a une intrusion russe.

Je suis entièrement d'accord. Mais euh rappelons-nous euh de ce qui s'est passé à Cuba dans les années 60 où des missiles russes avaient été positionnés sur cette île. Les États-Unis ont réagi.

Nous sommes passés à deux doigts d'une guerre nucléaire. Il y a eu des accords, des gens intelligents en discutant entre eux et ça s'est arrêté. Donc aujourd'hui, la malheureuse guerre en Ukraine, moi c'est le c'est ce gouvernement ukrainien qui a lancé la guerre.

Le peuple ukrainien est prise en otage. Donc bien évidemment que tout mon cœur se dirige vers le peuple ukrainien mais pas vers cette il y a un problème au à la tête du pays. Merci Sven d'avoir d'avoir partagé surtout d'avoir parlé vrai au standard de Sud Radio 0826 300 Aurélien Duchen en réponse au camarades Zved que je remercie et qui nous saluait de ton nom les bains.

Pour répondre très brièvement à ce disait Sven, il y a une première chose c'est que jamais nous n'avons promis aux Russes que nous attendions pas le temps même Poutine le disait à une époque. Poutine. J'invite Sven à le vérifier lui-même sur le site du Kremelin de la présidence russe.

Poutine en 2002 disait qu'il n'y avait aucun problème à ce que l'Ukraine rejoigne l'OTAN et Gorbatchev ancien dirigent soviétique lui-même' a dit "Jamais les occidentaux nous ont promis de ne pas étendre le temps vers l'est." Donc non, la Russie a agressé l'Ukraine gratuitement et a réinventé des mensonges par la suite. Une dernière chose, les Russes ne jouent pas aux règles parce que ne jouent pas aux échecs parce queux échecs, on a des règles.

Et Poutine n'a respecté aucun des accords qu'il a qu'il a passé avec nous. Paul Aziber, le mot de la fin sur justement cette nécessité d'aller regarder ailleurs les nouveaux alliés. peut-être une fois de plus la nécessité de changer de paradigme en quelques mots.

Mais en quelques mots euh avant de changer de paradigme euh justement continuons à faire ce que la France sait faire le mieux, c'estàd de la diplomatie et entretenir nos alliés historiques. On est dans les tours de table, on existe encore notamment en République démocratique du Congo qui est un sujet qui est important et puis si on parle de sujet européen et ben au lieu de vouloir tout casser et sortir de l'Europe, peut-être qu'il faut peut-être plutôt repenser les politiques communes de l'Europe et peser là-dedans. Mais je vous rappelle qu'on a quand même de la dette que le PPE s'est réuni avec les Allemands il y a pas très longtemps et que des mots du président du PPE ont censé être dans la roue des Allemands aujourd'hui.

Le mot de la fin est signé Paul Azibert directeur général de Vortigen que je remercie d'avoir participé à cette dernière heure de débat consacrée à cette question majeure mine de rien qui sont les nouveaux élés de la France. Je remercie également Aurélien Duchen consultant géopolitique et défense chargé d'études à Eurocréative odeur auteur aux éditions rol de la Russie de Poutine contre l'Occident. Pour ma part, vous je vous laisse entre les mains du retour du patron à partir de la semaine prochaine et vendredi prochain, Alexis Boulin.

Je tiens à remercier le camarade Julien à la réalisation, Manuel et Manu plutôt, le camarade Manu mais Emmanuel. et Emmanuel qui gère mieux que personne. Les auditeurs, j'ai fonché comme d'habitude l'équipe des réseaux sociaux Aurore Laur Elvin.

C'est grâce à lui qu'on a eu cette charmante idée d'inviter Laurent Valdiguier sur le procès pélico. Évidemment l'indispensable mode pour les sujets et les invités qui grâce à ell ont pu venir jusqu'ici retrouver dans un instant Brigitte Le bien sûr et en fin de journée entre 17h et 20h les vraies voix par Frédéric Brindel. Merci, c'est toujours un plaisir de vous accompagner sur Sud Radio Le Parlé.

Il est 13h58 et continuez à écouter Sud Radio pour avoir la certitude de passer une très bonne après-midi.

La France a été naïve face à Donald Trump ? — Jean-Louis Thiériot · Pourquijevote