Philippe de Villiers : "Le parallèle Soljenitsyne-Sansal"
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Le journal du dimanche a publié une tribune de Vincent Bolloré au sujet du départ de Grasset d'Olivier Nora, son directeur général qui souhaitait publier le futur livre de Boem sans salement à l'automne. Toute la presse, toute la presse mainstream s'est emparé du sujet. J'avais l'impression que c'était qu'il y avait eu [rires] 1789 et qu'il y a eu le la chute du mur de Berlin et puis il y a eu le départ de monsieur Nora.
Euh euh je crois qu'on a une revue de presse euh mais limitée parce que vraiment on n'avait pas le temps de tout mettre du Nouvels en passant par Libération, l'humanité, j'aurais pu vous citer France Interre, France info, bref tout le monde. Et cette semaine, on a pu entendre et ça vous avait pensé à à à quelqu'un que vous connaissez bien, seul Généine, qui avait été interrogé par un certain Jean-Diel. Revoyons cet archive. ma douleur et la douleur d'un certain nombre de mes amis.
Le mot douleur n'est pas une inflation sémantique. C'est pas c'est pas un excès de vocabulaire. c'est de prendre tellement part à votre combat, d'avoir une telle admiration pour votre combat solitaire, pour votre témoignage et de voir que sur ce qui a correspondu à vos combats en Occident, il me semble et depuis quelques minutes, je suis certain que vous vous êtes trompé, vous vous trompez peut-être par simple manque d'information.
Jeffre le jeune. Alors cher Philippe, vous avez accueilli Solin en vendé au pu du fou. Vous vous êtes l'ami de Boem Sans sal.
Quel regarde portez-vous sur ce psychodrame littéraire qu'on appelle l'affaire grassé ? Le mot psychodrame convient bien. D'abord, je voudrais dire que euh Vincent Boloret est rare [grognement] dans l'espace médiatique, on ne l'entend pas beaucoup.
Mais quand on l'entend ou quand on le lit, euh la plume est insérée, c'est un filament laser. Et il faut lire et relire ce petit texte qui dit tout sur ce psychodrame que je résume ainsi. Premièrement euh Boem sans sal d'éditeur parce qu'il considère que son éditeur Galimar s'est compromis pour en fait le faire terre en liaison avec l'Élysée et l'Algérie.
Et là, et là Bem Sansal découvre que le nouvel éditeur, monsieur Nora, lui dit et lui redit "Non, non, on peut pas publier le livre comme ça tout de suite. On publié le en novembre." Pourquoi ? sur le plan éditorial, sur le plan commercial, publier un livre en novembre alors que Sansal et souhaite le publier au mois de juin.
C'est quand même curiosité. Ça c'est le premier élément qui nous interroge. Le deuxième élément qui nous interroge, c'est que Vincent Boloret donne un chiffre.
Je sais pas si si le chiffre est vrai, mais vous êtes le patron du GDD, vous avez vérifié. Je crois que c'est vrai. Ou que [raclement de gorge] l'éditeur en question, il gagne 1 million.
Et vous savez que tous les éditeurs de France que j'ai vu au Lutca il y a 2 jours, j'en ai vu un certain nombre, ils m'ont dit "Putain, il a du bol Nora [rires] 1 million alors que le chiffre d'affaires est de 12 millions. Donc 1/e du chiffre d'affaires dans les poches du bâton [rires] éditorial. C'est la phrase de quand on n pas d'argent, c'est amusant d'écrire.
Bon et puis troisièmement euh troisièmement la caste germanopratine, c'est admirable che fait euh corus et et se blottit euh comme dans le renard et les poulet les contre l'éditeur auprès d'éditeur pour le défendre. En fait, il défendent la banque comme a dit Éric Nolo, la banque grassée. Pourquoi ?
Parce que la plupart d'entre eux ont des avaloir supérieur aux ventes. Donc c'est agréable d'avoir un éditeur qui vous paye plus en avaloir que ce que vous vendez. Voilà.
Alors maintenant à l'eau, on font des choses. Vous avez montré une archive incroyable du du débat entre sol et médecine qui n'en revient pas. Il m'a raconté cette histoire sur les il m'a dit je n'en revenais pas avec Jean-Daniel qui avec un appel remarquable lui explique vous vous tromper.
Ah bon ? Et en fait il y a un parallèle à faire entre sou médecine et boem sensal que je fais en quelques phrases. Premièrement ce sont deux écrivains, deux écrivains célèbres deux écrivains qui ont eu tous les prix.
Euh Soline a eu le prix euh le prix euh de la littérature, le prix Nobel de la littérature et Polème Sensal a eu le grand prix de l'Académie française. Donc dire que Sansal n'est pas un écrivain, c'est un peu exagéré. Il a eu tous les prix.
Bon euh mais ce ne sont pas que deux écrivains, ce sont deux écrivains qui qui ont été emprisonnés. Deuxème point commun, l'un a été emprisonné dans les jaules soviétiques. On a appelé le goulac, il a appelé le goulag et l'autre dans les jaules algériennes.
Donc ils ont souffert et tous les deux en prison, ils ont eu un cancer et tous les deux leur famille pensait que c'était fini. Ils s'en sont sortis miraculeusement. Troisièmement, euh ce sont des écrivains prisonniers qui sont des prophètes.
Soline a prophétisé que le communisme était une désespérance de toute l'humanité et un danger majeur, un danger totalitaire par excellence. Et Bolem Sansal a parlé de l'autre communisme, l'islam, l'islamisme un danger pour toute l'humanité et spécialement pour la France. Et c'est là que arrive le 4è caractère commun.
Ce sont deux parias. À partir du moment où Sol Gine a dit haut et clair que le communisme était un danger pour l'homme et pour l'humanité, il a été filipandé par la gauche française Jean-Daniel nouvel observateur en disant "Non, c'est pas possible, il va trop loin." Et il l'appelait le Mogique mystique.
Et pareil pour Boem Sansal, Boulem Sansal, tant qu'il était un écrivain algérien, on disait "Ah, quel écrivain !" Et maintenant qu'on dit cré français, voilà. Alors, Bem sal en fait, c'est un amoureux de la langue française.
C'est la preuve que on peut rentrer euh quand on est français de désir, qu'on peut rentrer en France par la porte de la langue. Et je sais pas si vous vous souvenez de la photo que vous avez faite à la rete. Et à un moment donné, il s'est arrêté et comme ça, il dit "Ah, la langue française trois fois.
Voilà la langue française pour pour lui la langue c'est tout. Voilà et c'est un résistant. Je vous rappelle un fait qui apparaîtra dans son livre mais qui m'a beaucoup marqué m'a dit "Tu comprends ?
Il voulait me il voulait me traiter comme un otage. J'aurais été libéré. Mais j'ai envoyé une lettre, j'ai dit je veux pas être traité comme un otage.
Non moi je suis un combattant, je veux pas être libéré. Moi je vais te libéré comme un combattant, pas comme un otage.
Philippe de Villiers