đŽHommage national aux Invalides Ă Hubert Germain, dernier compagnon de la LibĂ©ration
Transcription youtube_captions. Ă recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
GĂ©nĂ©rĂ©e par IA â peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut qualifier Hubert Germain de monument de l'histoire française ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut dire que les compagnons de la libĂ©ration, enfin l'ordre de la libĂ©ration, c'est le on va dire la distinction suprĂȘme dans l'armĂ©e ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez eu l'occasion Grégoire Tona, de rencontrer Hubert Germain ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelles sont leurs missions aujourd'hui ? Combien sont-ils ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut revenir un petit peu sur cet épisode pour ceux qui connaissent ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Grégoire TonaChiffre
« Les compagnons de la libération, ce sont les premiers des premiers résistants. Ce sont 75 % ceux qui ont été décorés de la Croix de la libération s'engage avant fin 40 et 91 % s'engagent avant fin 42. »
- 7:00Grégoire TonaChiffre
« Ils sont actuellement ils sont environ 1300 sur le plateau du Larzac. »
- 9:00Grégoire TonaFait
« C'est un des régiments qui il a perdu trois chefs de corps au feu. »
- 11:00Grégoire TonaFait
« Il a été il a fait preuve d'un courage qui a été d'ailleurs récompensé puisqu'il a été cité à l'ordre de l'armée peu aprÚs la la bataille de Birakem. »
ModÚle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous, Figaro Live. Nous sommes en direct sur le Figaro.fr et sur notre page YouTube FigaroLive pour suivre en direct et commenter l'hommage national rendu au dernier compagnon de la libération.
Il s'appelait donc Hubert Germain. Cette figure de la résistance est décédée à l'ùge de 101 ans. Il était donc le dernier des 1038 compagnons de la libération engagé dans la résistance auprÚs du général de Gaulle.
La cĂ©rĂ©monie militaire d'honneur funĂšbre doit dĂ©marrer d'ici quelques minutes, hein, dans une dizaine de minutes. Elle se dĂ©roulera donc dans la cour des invalides et elle sera prĂ©sidĂ©e par le chef de l'Ătat Emmanuel Macron qui doit d'ailleurs prononcer euh un discours, un Ă©loge funĂšbre. Dans le studio Ă cĂŽtĂ© de moi, GrĂ©goire Tona.
Bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation.
Vous ĂȘtes donc auteur et directeur de la collection du petit quiz des Ă©ditions Pierre de Tayc. Et vous avez Ă©crit d'ailleurs deux petits quiz forts Ă propos en ce jour. Donc l'un sur les compagnons de la libĂ©ration et l'autre sur le la 13 des BLE.
Euh donc c'était la brigade de Légion étrangÚre dont était issue Hubert Germain. Tout à fait. Et donc ils sont apparaßtre mi-novembre et vous allez pouvoir nous éclairer donc sur sur cette figure de la résistance qui vient de de s'eindre.
On va on va y revenir mais tout d'abord donc avec la mort du Bergmain, c'est une page on va dire de l'histoire de France qui se tourne. Est-ce qu'on peut qualifier Hubergermain de monument de l'histoire française ? Alors je j'ai lu pour avoir lu son livre, je sais pas s'il aurait aimé ce genre de terme mais il est vrai que c'est une c'est vous l'avez dit, c'est une page qui se tourne.
C'est le dernier des compagnons de la libération. Les compagnons de la libération, ce sont les premiers des premiers résistants. Ce sont 75 % ceux qui ont été décorés de la Croix de la libération s'engage avant fin 40 et 91 % s'engagent avant fin 42.
Donc, ce sont les tout premiers résistants. Ce sont eux qui s'engagent lorsque alors que tout est perdu et qu'il n'y a pas d'espoir. Voilà , donc il est le dernier de cela. [grognement] Alors, si vous nous rejoignez, n'hésitez pas à poser vos questions.
Si vous avez des questions Ă poser ou des commentaires Ă faire Ă propos de ce direct, j'ai mon ordinateur devant moi et c'est pour ça je vous lis, je vous regarde. Donc n'hĂ©sitez pas Ă poser vos questions Ă nos Ă nos invitĂ©s. Est-ce qu'on peut dire que les compagnons de la libĂ©ration, enfin l'ordre de la libĂ©ration, c'est le on va dire la distinction suprĂȘme dans l'armĂ©e ?
Alors au niveau hiĂ©rarchique, vous avez deux les deux principaux sortes, c'est d'abord la lĂ©gion d'honneur et aprĂšs l'ordre de la libĂ©ration. Alors lors de la libĂ©ration, il a quand mĂȘme une petite diffĂ©rence, c'est qu'il est fort clos fermĂ© depuis 1946, depuis janvier 46. C'estĂ d qu'il n'y a eu que, vous l'avez dit tout Ă l'heure, 1038 personnes.
Il faut rajouter à ça qu'il y a eu 18 unitĂ©s militaires et cinq villes qui ont Ă©tĂ© fait compagnation. Et Ă partir de janvier 46, il y a eu deux exceptions avec le roi George, le roi d'Angleterre, pardon, j'ai oubliĂ© son nom, c'est George Edward 7, je sais plus, je veux pas dire de bĂȘtises. Et Winson Churchill.
Et euh donc euh il y a euh en dehors de c'est en fait c'est un c'est un peu comme un ordre chevalier si vous voulez. Voilà . Alors que la lib la la légion d'honneur, elle est toujours décernée.
C'est cumulable. Oui, on peut ĂȘtre euh on peut dĂ©corer des deux mĂȘme plus que ça. Bien sĂ»r.
Oui, il me semble que Hubert Germain avait d'ailleurs beaucoup de distinctions dans la légion de Oui. Oui. Oui.
Il en a eu plusieurs. Il était cité à l'ordre de l'armée. Enfin, il a fait puis aprÚs il a eu une autre carriÚre que à part la guerre, il a une carriÚre évidemment d'homme politique.
Il était ministre deux fois. Enfin voilà . Alors, bonjour à Christian Kumba qui nous rejoint sur le chat de YouTube.
Merci de nous suivre en direct. Dans quelques instants, donc nous serons en direct depuis l'hÎtel des invalides pour suivre cet hommage national rendu à Hubert Germain. Est-ce que vous avez eu l'occasion Grégoire Tona, de rencontrer Hubert Germain ?
Alors, je ne l'ai pas rencontrĂ© mais j'ai eu l'occasion le 11 juin dernier, le 11 juin 2021 de participer Ă un Ă©change tĂ©lĂ©phonique avec lui parce que j'Ă©tais Ă l'Ă©poque en immersion Ă la 13e dBle et le chef de corps Ă cette occasionlĂ a souhaitĂ© appeler Huber Germ donc il a eu un Ă©change avec lui auquel on assistait ainsi que plusieurs lĂ©gionnaires qui venaient d'ĂȘtre naturalisĂ© français. Donc il m'a fait cet honneur de de pouvoir assister à ça et voilĂ , il Ă©tait fatiguĂ© bien Ă©videmment mais je je peux raconter une petite anecdote parce que le chef de corps au moment de la la conversation a dĂ©marrĂ© un peu lentement et voilĂ et au bout d'un moment le chef de corps lui dit "Vous savez mon lieutenant, on a des photos de vous partout sur le camp et Huber Germain a dit "BespĂšre bien mon colonel." [rires] VoilĂ , on s'est dit qu'il avait quand mĂȘme encore quelque chose puisqu'il ait ce petit trait d'humour et ça nous a fait bien Ă©videmment rigoler tous rĂ©parti quand mĂȘme.
Ouais. Ouais. Tout Ă fait Ă souligner.
Vous vous vous Ă©voquez donc la 13e DBLE donc euh vous ĂȘtes rendu sur place sur le plateau de l'arc. J'ai fait une immersion. J'ai eu cette chance d'ĂȘtre en immersion plusieurs jours pour Ă©crire votre petite ou qu'est-ce qu'on peut dire alors de cette demi brigade ?
Quelles sont leurs missions aujourd'hui ? Combien sont-ils ? Alors ils sont actuellement ils sont environ 1300 sur le plateau du Larzac.
Enfin ça bouge un peu parce qu'il y a des compagnies qui bougent. Euh c'est il faut le dire quand mĂȘme, c'est une des un des 11 rĂ©giments de la LĂ©gion Ă©trangĂšre hein. Euh c'est un rĂ©giment alors il a c'est un rĂ©giment qui a plusieurs surnoms, notamment le rĂ©giment aux 100 compagnons parce qu' il compte non pas 100 mais 98 compagnons.
On l'appelle aussi la fallange magnifique et c'est un rĂ©giment qui a Ă©tĂ© créé en fĂ©vrier 40 Ă Sidi Babes et qui est parti trĂšs trĂšs vite combattre parce qu'en fait on on dit Ă la 13 que Ă 21 jours de formation ont suivi 21 annĂ©es de combat. C'estĂ -dire que de 40 jusqu'Ă la guerre d'AlgĂ©rie, la fin de la guerre d'AlgĂ©rie, ils n'ont cessĂ© d'ĂȘtre de tous les combats en Afrique, en Europe, en Indochine, en AlgĂ©rie. VoilĂ .
Donc en fait, ils sont en permanence sur le front. Il faut rappeler aussi autre chose, c'est que c'est un des rĂ©giments qui il a perdu trois chefs de corps au feu. Am le lieutenant colonel Amil Gvar pardon qui est mort Ă la lieutenant colonel Gabriel Sinier [grognement] une des journalistes ici enfin qui Ă©tait une des journalistes du Figaro Gabriel comment s'appelait Guillet de SĂ©rgier pardon c'Ă©tait c'Ă©tait son papa son papa il est mort en 48 en Indochine et le lieutenant ou le colonel gaucher qui est mort Ă Dien Bienenfu sur un des points d'appui de la bataille de Di Benfou et aujourd'hui ils sont engagĂ©s oĂč alors du coup au Mali Oui, ils sont au Mali Ils ont participĂ© rĂ©cemment aussi Ă Vipirat.
C'est un régiment c'est un régiment de choc hein. Donc ils sont au contact ce qu'on appelle au contact. Donc oui, ils sont allés plusieurs fois au Mali, ils sont bien évidemment auparavant en Afghanistan.
VoilĂ , c'est un rĂ©giment d'Ă©lite. Ils seront Ă©videmment prĂ©sents aux invalides, peut-ĂȘtre pas les 1000. Ah non non non, on dĂ©place pas tout le rĂ©giment.
Mais le chef de corps qui est le colonel Aubr sera évidemment présent puisque on enter un des leurs en fait hein. Donc c'est euh Hubert Germain, c'est une des icÎnes du régiment, faut faut le rappeler. Et puis il a lors de la bataille emblématique de Birakem, il a été il a fait preuve d'un courage qui a été d'ailleurs récompensé puisqu'il a été cité à l'ordre de l'armée peu aprÚs la la bataille de Birakem.
Euh donc voilà . Alors justement, vous dites que il a défendu son pays dans pas mal de de terrains. Hubert Germain.
Donc vous parliez de la Sibie, de la de la Libye, mais il y avait Ă©galement la la Syrie et l'Ăgypte et aussi pas mal de batailles en France. Est-ce que c'est un destin exceptionnel au sein des compagnons de la libĂ©ration ou c'est un destin commun en fait ? Suivi le parcours ?
Alors pour avoir travaillé puisque vous l'avez dit, je travaille aussi pour le musée de l'ordre de la libération. Si vous regardez le parcours, alors je les ai pas tous lu mais j'ai j'ai le dictionnaire avec toutes les bios. Chaque parcours est incroyable.
Chaque parcours est incroyable. Vous avez un jeune garçon qui s'appelle Lazar Pitkovic qui a été fait compagnant de la libération à 17 ans qui a été raflé au Veldive, il avait 13 ans. Il est rentré dans un réseau de résistance, il a été une premiÚre fois par les Allemands, il s'échappe.
Il est atrĂȘtĂ© une deuxiĂšme fois par la milice, il s'Ă©chappe encore et il est dĂ©corĂ© Ă 17 ans. VoilĂ , vous avez un autre parcours comme Roland la poipe qui est aviateur qui lui va combattre sur le front russe dans une escadrie qui est devenue Ă©videmment cĂ©lĂšbre qui est l'escaderie Normandie YĂ©mĂ©en. dĂ©jĂ le pour rejoindre son escadrie sur le front russe.
En soit c'est une épopée. Il est fait héros de l'Union soviétique par Joseph Staline en personne. Bon chacun de ces parcours et alors il y a aussi des femmes peu mais il y a aussi des femmes, des gens comme Berty AlbrÚche qui sont enterrés au Mont-Valérien.
Oui chacun c'est des parcours de vie incroyables. Voilà c'est des personnages romanesqu hein. Oui oui oui qui méritent enfin on pourrait faire des séries de leur vie Hubert Germain et d'autres bien sûr.
Tout à fait. Dedans, vous en avez des trÚs connus. Vous avez Pierre Mesmer qui était premier ministre, ministre.
Euh, vous avez Jacques Chabandelmass, euh vous avez Romain Garry. Euh, [rires] vous avez quand mĂȘme le l'avant-dernier euh survivant en tout cas, Daniel Cordier, il est dĂ©cĂ©dĂ© il y a passĂ© longtemps quelques mois. Quelques mois euh Oui, l'hiver dernier, je sais plus exactement.
Il a aussi eu un hommage national Corier qui qui était un type que là pour le coup, j'ai eu l'occasion de rencontrer plusieurs fois, qui était un type extraordinaire. Ce que je disais tout à l'heure, c'est que je l'ai vu 1 an ou 2 ans avant sa mort. Il avait fait encore des conférences au musée de l'ordre.
Il avait une énergie, une énergie dans sa voix. Il était et moi, il m'avait impressionné. D'abord, c'était un beau vieux monsieur, trÚs élégant et il continuait à passer ses messages et cetera.
Il faut rappeler que ça a été le secrétaire et le radio de Jean Moulin à Lyon pendant l'occupation. Donc, il a partagé plusieurs mois de la clandestinité de Jean Moulin. On s'en souvient.
Oui, effectivement, les les loges funĂšbres de de du prĂ©sident aussi abordĂ© beaucoup bah ce ce parcours extraordinaire. Euh j'imagine que les loges funĂšbres que Hubert Germain aura tout Ă l'heure Ă©galement par le prĂ©sident de de la RĂ©publique reviendra sur sur tout sur tout cette histoire extraordinaire qui qu'il a vĂ©cu d'ailleurs euh sur le sur le site du Figaro. Donc le le papier Ă©crit donc l'article Ă©crit par Ătienne de de Montetti euh son portrait on va dire qui a Ă©tĂ© publiĂ©.
Il y a beaucoup de d'éloges et de commentaires logieux qui ont été publiés sur notre site. Euh et effectivement, c'est mérité hein toutes ces éloges. Euh quelles sont les valeurs que que représent Hubert Germain ?
Alors on peut dire les valeurs des compagnons de la résistance, des compagnons de la libération pardon. Euh en fait c'est le refus de l'adversité. Alors quand tout est perdu et [grognement] ben en fait il y a cette derriÚre et ce sont des valeurs de de de patriotique de patriotisme.
Bah mĂȘme si tout est perdu, ben on continue et on va de l'avant. VoilĂ . Et c'est ce qui caractĂ©rise ce que je vous disais tout Ă l'heure, c'est ce qui caractĂ©rise les compagnons de la libĂ©ration.
C'est que tous ces gens-lĂ ce sont des gens qui s'engagent alors que la guerre est vraiment [grognement] perdue quoi. OĂč on est au on est au fond du gouffre. VoilĂ .
Et ils y vont quand mĂȘme. VoilĂ . au bord du prĂ©cipice.
Ah non, ils sont dedans. En juin 40, l'Ătat de la France, il est quand mĂȘme catastrophique, hein. C'est c'est une chute qu'on a jamais connu dans l'histoire de France.
Il y a plus d'Ătat, il y a plus rien. VoilĂ . Et malgrĂ© tout ça, bah lui le Hubert Germain, le 24 juin, il Ă©tait Ă©lĂšve, il Ă©tait en classe prĂ©paratoire pour rentrer Ă l'Ă©cole navale et le 24 juin 40 en fait, il il passe pas son concours.
Il se dit "Bah non, c'est pas possible." Et en fait, il s'embarque sur un bateau dans le sud de la France, je crois à Saint-Jean de Luz et il part en Angleterre et donc il s'engage dans la France libre fin juin 1940 alors que il y a il avait pas fini ses études rien non il était il était donc il était né en 1920 donc il avait 20 ans. C'est c'est dingue à 20 ans de prendre ces ces cette décision on va dire beaucoup de il y a je crois que c'est 10 % des compagnons de la libération ont 20 ans ou moins de 20 ans.
VoilĂ , ça peut s'expliquer. C'est une dĂ©cision qui enfin voilĂ , ça s'explique comment ? Par la jeunesse, un coup de tĂȘte.
Alors, ça s'explique alors c'est une question intéressante. Euh une grande partie des compagnons de la libération, ce sont des gens qui sont diplÎmés en fait du baccalauréat. C'està d qu'ils ont un niveau, on resittue le chose dans le contexte.
On est en 1939, je crois qu'il y a Ă peu prĂšs 10 % de la population qui a le bac. Je crois que plus de 50 % des compagnons ont le bac. Ăa veut dire que ce sont des gens qui sont Ă©duquĂ©s et donc l'Ă©ducation, elle prime lĂ -dedans.
Ăa c'est un premier point. Le second point, bah c'est les valeurs patriotiques, c'estĂ d qu'il baignent dans un climat, dans un milieu familial qui Ă©videmment nourrit de ce patriotisme lĂ . Ăa c'est ça c'est deux deux constantes qu'on trouve chez les compagnons de la libĂ©ration.
Hubert Germain était issu d'une famille de militaires aussi, c'est pour ça. Oui, son pÚre était officier général. Tout à fait.
VoilĂ . Donc ça ça explique ça explique peut-ĂȘtre son patriotisme mais il y a plus que du patriotisme, il y a quand mĂȘme de de l'abnĂ©gation enfin du sacrifice en fait de se sacrifier pour la France Ă 20 ans. Euh on imagine beaucoup moins les jeunes d'aujourd'hui de 20 ans de se sacrifier Ă ce point pour la France.
On sait [rires] je sais en fait on sait pas parce que vous savez c'est les circonstances aussi qui font ça. Je on n'est pas confrontĂ© Ă une situation aujourd'hui mĂȘme si la situation actuelle est compliquĂ©e. Euh on vit pas l'effondrement quand mĂȘme complet d'une sociĂ©tĂ© comme on a pu le connaĂźtre en juin 40.
C'est difficile de comprendre et d'imaginer ça. Maintenant il y a aussi la foule de la jeunesse. Euh il y a beaucoup de gens qui s'engagent en fait qui n'ont qui ne sont pas charges de famille.
C'est quand mĂȘme ça quandme quand vous ĂȘtes quand vous ĂȘtes pĂšre de famille, vous avez x enfants Ă charge, une sociĂ©tĂ©, un mĂ©tier et cetera, c'est pas simple, il y en a qui le font. Mais vous regardez aussi, il a plus de choses Ă perdre. VoilĂ , la moitiĂ© des compagnons viennent sont aussi des militaires.
Alors, s'il n'Ă©tait pas militaire en tant que tel en juin 40, il s'y destinait puisquil devait ĂȘtre marin. Il vient d'une d'une famille de militaire, son pĂšre est gĂ©nĂ©ral. VoilĂ .
Donc ça plus ça plus ça fait que bah ça fait cet engagement lĂ . Daniel Cordier qui Ă©tait Ă Bordeaux aussi, qui embarque Ă Saint-Jean de Luche, donc sans doute pas trĂšs loin de lĂ oĂč euh euh Hubert Germain a embarquĂ©. Euh lui, il Ă©tait euh il Ă©tait royaliste en fait hein.
Euh il venait des Camelaot du roi, donc il était nationaliste, royaliste. Voilà , il aprÚs il évoluera d'ailleurs dans la vie. Il l'a expliqué [grognement] trÚs bien dans son dans ses livres puisqu'il a fait plusieurs livres remarquables.
Julien Log, merci d'avoir laissĂ© un commentaire sur le sur le notre chat YouTube qui nous dit impressionnant la soliditĂ© de ces hommes et de ces femmes qui en fin de vie ont toujours leur tĂȘte aprĂšs tout ce qu'ils ont vĂ©cu d'intense. Et vous confirmez donc GrĂ©goire Tona, vous qui avez assistĂ© donc Ă cet Ă©change tĂ©lĂ©phonique, c'Ă©tait il y a 1 an. Donc il avait 100 ans, c'est ça ?
Ouais. Ouais. MĂȘme pas il y a un an, c'est au mois de juin.
Ouais. mois de juin et et donc il a rĂ©ussi Ă avoir une une certaine rĂ©partie, on va dire pour Oui oui oui oui oui. Mais en fait vous savez ce qui caractĂ©rise aussi ces gens lĂ parce que j'en ai rencontrĂ© d'autres d'abord c'est une vraie humilitĂ© elle est pas finte c'est une vraie humilitĂ© et ça pour en avoir rencontrĂ© quand mĂȘme un certain nombre on retrouve ça chez tous ces gens-lĂ .
J'ai eu l'occasion de connaßtre un autre personnage qui qui avait qui a une vie aussi pas banale qui s'appelait Bernardgol qui a dégagé qui qui a débarqué en France aux uniformes américains. Les hasards de la vie en fait qui s'est retrouvé dans l'armée américaine. Voilà .
Et quand il me racontait, je fais surf des dĂ©jeunĂ©s avec lui assez long et je je posais la question, je dis mais c'est quoi votre quand vous avez dĂ©barquĂ© ? Il a dĂ©barquĂ© en juin en juin 44 en Normandie. Donc c'est un endroit oĂč c'Ă©tait quand mĂȘme un peu compliquĂ© et en fait il restait trĂšs simple.
Il y avait beaucoup d'humour par rapport à ça alors qu'on sait qu'il avait vécu des choses trÚs dures. La bataille de un événement trÚs dur. Hubertin vit des choses trÚs dures.
La bataille du Birakem c'est terrible hein. Est-ce qu'on peut revenir un petit peu sur cet épisode pour ceux qui connaissent ? Oui.
Alors la bataille de Birakem c'est dans le désert de Liby effectivement c'est un point de défense qui fait partie du systÚme mis en place par les Britanniques au sein duquel sont intégré ce qu'on appelle la premiÚre DFL premiÚre division française libre au au sein duquel est la 13e des BLE. Faut faut bon, je rentre un peu dans les détails. Voilà .
Et eux, c'est un point de dĂ©fense et en fait euh il ils font un point de fixation pour empĂȘcher les troupes euh italiennes et allemandes menĂ©es par le gĂ©nĂ©ral Romel d'aller vers euh vers l'Ăgypte et donc Ă©videmment de contrĂŽler l'Ăgypte, le Canal de SuĂš et cetera. Et donc ça c'est un point de fixation et pendant une quinzaine de jours de de entre fin mai et dĂ©but juin et donc les Français combattent alors Ă Ă je sais pas si c'est un contre 10, j'ai plus en en tĂȘte les chiffres mais en fait euh c'est un vrai fait d'arme. C'est un fait d'Ăąme majeur et il a alors le gĂ©nĂ©ral de Gaulle d'ailleurs le soulligne, j'ai plus la phras pour la retrouver.
Il fait il fait une déclaration à ce moment-là aprÚs la bataille de Birakem. Euh mais c'est un retentissement mondial et il marque trÚs dans les médias de l'époque le retour de la France dans la guerre parce qu'on sait que ce sont des Français qui dans le désert libyen en fait stoppent l'avancée des Italiens et des Allemands menés par Roma. Et ça ça marque le retour de la France dans la guerre.
VoilĂ , dans les mĂ©dias, ça redonne une impulsion, on va dire ça donne une impulsion terrible. Ăvidemment, voilĂ , il faut rappeler que jusqu'Ă cette data, alors il y a eu d'autres Ă©pisodes un peu avant, mais celui-lĂ , il a un retissement mĂ©diatique majeur. Euh la campagne de 40 qui a Ă©tĂ© terrible pour l'armĂ©e française, la drĂŽle de guerre et puis mai juin 40, en fait, Ă©videmment, ce ne sont que des dĂ©faites, mĂȘme s'il y a des des dĂ©fenses hĂ©roĂŻques.
Voilà . Euh il faut rappeler aussi que la 13e DBLE dont est issue Hubert Germain euh qui elle va combattre les Allemands en NorvÚge euh on dit de la 13e DBLE qu'elle a remporté les deux seules victoires de campagne de 39 et 40 parce que ils ont pris deux villes de NorvÚge, la plus connue é Narvic et ça c'est mené par des légionnaires de la 13e DBLE. Voilà .
Alors Hubertjamin n'y était pas. Il y était pas par contre il était à Birakem. Ah il était à Birakem bien sûr.
Ouais. Ouais. Alors, vous voyez en direct ces images donc des invalides de de l'hĂŽtel des invalides parisiens.
Euh, on on devrait attendre, j'imagine, dans quelques instants le prĂ©sident de la RĂ©publique. On a vu juste avant donc le Premier ministre Jean Castex mais Ă©galement la ministre des armĂ©es Florence Parli et la secrĂ©taire d'Ătat aux armĂ©es Jeunevie sec Ădouard Philippe qui est lĂ en tant que ancien premier ministre. Ăvidemment, c'est un hommage anciens premier ministres sont prĂ©sents, c'est un hommage national. [grognement] Et alors ces Ă©charpes bleues ?
Ah bah là mystÚre représente mystÚre. C'est pas les couleurs de la Ligion parce que les couleurs de la Ligion, il faut le rappeler, c'est le vert dont on voit les cravates du drapeau là , des portes drapeau. Du porte drapeau, c'est vert et rouge.
Donc ce cette cravat ces écharpes bleues, c'est chÚche bleu. Je ne sais pas, j'ai pas la réponse. Oui, on n pas le la réponse de ce gang des écharpes bleues.
Je vais demander un petit peu de retour son pour que nous dans le studio on puisse entendre. Voilà . Donc c'est certainement l'arrivée du convoi du président.
Oui. Et alors cette cette grande du palais des invalides de l'hĂŽtel des invalides de l'hĂŽtel des invalides d'oĂč se dĂ©roulent toujours les hommages nationaux hein. Oui, historiquement et depuis on va dire depuis le retour des cendres de NapolĂ©on en 1840, ça a Ă©tĂ© le lieu des grands hommages nationaux principalement militaires.
On va écouter. 37 Président aura démarré par un passage en revue des troupes. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] He. [musique] Reposer repos présenté [musique] Et ce sont donc, j'imagine des hommes de la 13e des BLE qui ont porté son cercueil.
Bien sĂ»r, bien sĂ»r, bien sĂ»r. Et derriĂšre le chef de l'Ătat, vous avez le gĂ©nĂ©ral Baptiste qui qui est l'actuel patron de l'ordre de la libĂ©ration qui l'ancien directeur du musĂ©e de l'armĂ©e aussi. Oh.
Reposer 1 reposant prononcer les loges funÚbres. Monsieur le Premier ministre, monsieur le président du Sénat, mesdames et messieurs les ministres, madames et messieurs les premiers ministres, madame l'ambassadrice, mesdames et messieurs les parlementaires, monsieur le grand chancelier de la Légion d'honneur, monsieur le délégué national, mesdames et messieurs les membres du conseil de l'ordre de la libération, Monsieur le chef d'état-major des armées, officiers, sous-officier, officiers mariniers, soldats, quartier maßtres et matelots, aviateurs. Mesdames et messieurs, en vos degrés et qualités, mesdames et messieurs, la vie du Bergmain est une anthologie d'engagement et de courage.
Avec les 1037 compagnons de la libération qui, voilà ont relevé la France de l'abßme, il forma un ordre fraternel. Une fallange de l'idéal. à l'aube comme au crépuscule, il fut le dernier à rendre les armes.
RĂ©sistant de la premiĂšre heure et ultime hĂ©ros de ce cercle de combattants dĂ©sormais disparus. DĂ©racinĂ© par les pĂ©rĂ©grinations d'un pĂšre gĂ©nĂ©ral en Syrie et en Indochine, Hubert Germain n'aimait rien tant que de retrouver cette terre de la DrĂŽ et passa sa jeunesse Ă chercher la France partout dans les livres, dans ses rĂȘves. Adolescent, ces frasques inquiĂ©taient sa famille.
Il était indiscipliné en tout d'une insoumission farouche qui ne se connaissait qu'une fidélité, la patrie. Tout commence au printemps 1940. Alors que Pétin vient de signer l'armistice, il passe le concours de l'école navale et tandis qu'il compose sur la table d'examen une révélation.
Réussir le conduirait à servir une armée aux ordres de l'Allemagne nazi. Alors le voilà qui se lÚve, refuse d'achever son travail et déclare : "Je pars faire la guerre. La fou du bergermain heureusement en rencontre d'autres car s'il quitte ses amis, sa famille, il trouve en Angleterre d'autres amis, une autre famille qui ont répondu comme lui à l'appel du général de Gaulle.
Ă Londres, ils sont quelques centaines. Une guilde de l'honneur prĂȘte Ă tout pour une cause qui les dĂ©passe. La France libre.
Paysans, artisans, instituteurs, soldats, ils deviennent camarades pour la vie. Ils sont aujourd'hui compagnon d'éternité. à l'été londonien succÚde pour Hubert Germain les printemps Leventin.
Lui qui brĂ»le de se battre est d'abord envoyĂ© sur le front de Syrie. Et Ă l'Ă©tĂ© 1942, c'est en Libye se couvre de gloire. De Gaul demande Ă ses soldats de ralentir l'avancĂ©e des troupes de Romel vers l'Ăgypte en tenant le verrou de Birakim.
Toute la France vous regarde. Vous ĂȘtes son orgueil, leur dit-il. La chaleur est arrassante, le vent charitable.
Hubert Germain et ses compagnons de la trÚ demi-brigade de Légion étrangÚre érigent malgré tout sur la route de l'ennemi un barrage impénétrable. Un contre 10, peu importe, durant 16 jours, il résiste à tous les assauts du ciel et de la terre lancée contre eux. Miracle de la volonté, prodige du patriotisme.
SoirĂ©e féérique. Car dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, le bouclier impĂ©nĂ©trable se mut en une colonne d'irrĂ©ductible qui finit par briser l'encerclement ennemi. Et c'est Hubert Germain, enflammĂ© de courage qui prend la tĂȘte des troupes en cette nuit d'apocalypse.
Il est alors pour eux une torche dans l'obscuritĂ©. Sa dĂ©termination est plus incandescente que les fusĂ©es qui zĂšbrent le ciel au milieu des lignes allemandes. L'Ă©popĂ©e de la France libre ne s'arrĂȘte pas lĂ et le mĂšne ensuite au pied des pyramides d'Ăgypte en Tunisie, en Italie.
Il voit mourir sous ses yeux tant de frĂšres d'armes qui ne quittĂšrent jamais son esprit. Il est blessĂ© Ă l'approche de Montecassino, mais continue malgrĂ© tout toujours pour se voir accrocher tout prĂšs du cĆur des mains mĂȘmes du gĂ©nĂ©ral de Gaulle, la croix qui le fait compagnon dans l'ordre de la libĂ©ration. L'honneur est la mission d'une vie.
Hubert Germain sait qu'il doit s'en montrer digne à jamais. Enfin vient le jour sonne l'heure de retrouver son pays. Le 15 août 1944, Hubert Germain débarque sur les plages de province.
Ce jour-lĂ , son premier geste est de s'agenouiller pour prendre un peu de la terre de France dans ses mains, la sentir, la toucher. Retrouvaille charnel. AprĂšs 4 ans de combat et d'exil, il se relĂšve encore et sa patrie avec lui remonte le rĂŽ, rejoint le rein, libĂšre l'Alsace, gagne Berlin avant enfin de revenir.
Quelques années à peine aprÚs avoir quitté les théùtres militaires, Hubert Germain entrera dans l'arÚne politique. En devenant maire de Saint-Céron, petit bourg de Lessonne qui hurle les rives de Lorge, fidÚle de Degu et proches de Mesmer, ils portent leurs idées, les siennes jusqu'à l'Assemblée nationale d'abord dans les rangs du gouvernement. Ensuite, ministre des postes, télégraphes et téléphones, puis ministre chargé des relations avec le Parlement sous la présidence de George Pompidou.
Avec ses frÚres d'armes, il avait défendu la liberté. Avec ses frÚres d'ùmes, toutes celles et ceux qui se reconnaissent comme tel. Il allait désormais rebùtir la fraternité.
QuĂȘtes inlassable d'une vie de rĂ©sistance et d'espĂ©rance ? Ces derniĂšres annĂ©es, Hubert Germain Ă©tait devenu le gardien du flambeau qui avait allumĂ© le gĂ©nĂ©ral de Gaulle. Ultime reconnaissance de ses frĂšres d'armes, il avait Ă©tĂ© fait caporal chef d'honneur de la LĂ©gion Ă©trangĂšre il y a quelques semaines.
Dernier chancelier d'honneur de l'ordre de la libération, il en a attisé les braises ardentes jusqu'à son dernier souffle. Elles ne s'éteindront pas avec lui. Hubert Germain reposera dans la crypte du Montvalérien, scellant ainsi l'histoire des 1038 compagnons.
Nous avions des convictions philosophiques, politiques et religieuses différentes, voire opposé. Mais nous avons su nous rassembler pour la cause sacrée de la liberté de notre patrie. Teles mot.
Alors oui, l'ordre de la libération lui survivra indépendant et fidÚle à son histoire. J'en fais ici le serment. Mon lieutenant, ces derniers mois, vous avez livré votre ultime combat.
Votre courage et votre dignitĂ© face Ă la mort furent une leçon pour nombre d'entre nous. L'humilitĂ© et les doutes vous ont accompagnĂ©s et vous ĂȘtes devenu chaque jour un peu plus l'incarnation mĂȘme de tous vos compagnons, vibrant de cette flamme premiĂšre, celle de l'amour de la France et du service de la patrie. En ce jour, le silence millĂ©naire de l'esprit de rĂ©sistance et de l'acharnement français vous accompagne.
C'est cette corte chevalerque qui vient du fond des ùges, de pùté et de reince, d'Arcol et du chemin des dames, de la garde impériale à Coufra, d'Orléan, à Birakim qui se tient à vos cÎtés et nous rappelle cette irrésistible résolution de la France. Ne rien céder. de la liberté de la patrie et de son ùme.
Vous les rejoignez mon lieutenant et notre tĂąche sera de poursuivre avec la mĂȘme ardeur ce combat. Nous le ferons. Vive la RĂ©publique !
Vive la France ! présenté au mort. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Reposer.
Garde présenté [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Si vous nous rejoignez, nous sommes toujours en direct donc sur le lefigaro.fr et sur YouTube pour cet hommage national rendu au dernier compagnon de la libération Hubert Germain. dommage notamment dans dans le chat dans les chats he sur le figaro.fr et sur YouTube, je vais en lire quelques-uns.
Joselyine Jantex qui dit "Merci et respect à tous ces hommes et femmes qui par leur courage et leur détermination ont sauvé la France. Naturne montagne et découverte hommage à ce grand homme mort pour la France". Solide 38 qui déclare "Cet homme et la France respect".
George Washington. Là , je comprends pourquoi une cérémonie de cette ampleur a été organisée. C'était un grand homme, un héros et Herpara, pai à son ùme, puisse-elle reposer au cÎté de tous nos grands héros morts pour la France.
Et sur le figaro.fr, Christian Léo Léant Toussin, pardon, un internaute fidÚle de Figaro Live. Hommage à l'homme de la résistance française, combat pour l'existence de la République.
Chef des major de de l'armĂ©e en fait qui est un ancien chef de corps de la 13. Donc Ă©videmment cette cĂ©rĂ©monie, il a une double importance pour lui puisqu'il a il a dirigĂ© cette unitĂ© au sein duquel Ă©tait au sein duquel Hubert Germain a combattu pendant la Seconde Guerre mondiale. Et ils sont lĂ donc les hommes de la 13e dĂ©pĂȘ.
Ăa les hommes de la 13. Oui, bien sĂ»r. Et lĂ©gionnaire et j'ai sur les uniformes des autres des autres unitĂ©s notamment de l'armĂ©e de l'air, on voit qu'il porte la fourragĂšre.
Ce que je disais tout à l'heure, il y a 18 unités militaires en France qui ont été faites compagnon de la libération. La 13 est une unité compagnon de la libération au sein duquel elle a à titre il y a 98 euh militaires légionnaires qui ont été décorés. Voilà .
Mais donc là dans l'assemblée de les unités qui étaient là , l'armée de l'air, donc je ne sais pas quelle est cette unité mais c'est une unité qui est compagnon de la libération puisque on voit qu'il porte la fourragÚre verte qui est le symbole de ça, c'est de la décoration de l'unité euh qui était décorée de l'ordre de la libération. Et à ce propos, Grégoire Tona, sur les sur les décorations, il y a il y a un internaute qui nous pose une question directement, C M46 qui nous dit "Pourquoi ne pas décorer ces soldats à leurs vivants ? Je ne comprendrai jamais.
Euh, il a déclaré ça en voyant donc justement toutes ces décorations du Benjamin, mais il les a eu de son vivant. Ah bah bien sûr, oui, bien sûr. Oui, oui.
Il a été décoré, enfin, il a été honoré [raclement de gorge] il y a quelques semaines par le chef d'état-major des armées du du titre, je sais pas ça, du titre du grade de Caporal chef de la légendaire. Faut savoir qu'un officier de légion n'est pas légionnaire. Seuls les légionnaires sont légionnaires, les caporo, caporochef, les les officiers et au sein de la 13, c'est le cas, ils sont français et ils encadre des étrangers puisque 80 % euh des légionnaires sont étrangers.
Voilà . Euh donc il a été décoré de son vivant bien sûr et le le chef d'état dans son discours l'a dit, il a été décoré de la croix de la libération. Donc il a été fait compagnon de la libération par le général de Gaulle en personne.
Voilà . Alors, il a il a eu il a plusieurs autres médailles effectivement et on le voit le rouge de la Légion d'honneur puisqu'il est il est commandeur de la Légion d'honneur. Donc tout ça ça a été fait et il a bien évidemment de son vivant.
Il est également il a également reçu la croix de guerre euh 397. Oui. Oui.
Bah oui oui oui logiquement quand vous ĂȘtes compagnon dĂ©jĂ . Ouais ouais voilĂ . Puis en plus bon il a Ă©tĂ© citĂ© Ă l'ordre de l'armĂ©e.
Il est médaillé de la résistance qui est la deuxiÚme décoration en fait de la résistance qui est gérée aussi par l'ordre de la libération. Au de la libération vous avez deux ordres. Donc le la croix de la libération et la médaille de la résistance, hein.
Donc il y a 1038 compagnons, donc euh Hubert Germain est le dernier et au sein des mĂ©daillĂ© de la rĂ©sistance et lĂ pour le coup il il y en a encore de vivants, euh ils Ă©taient je crois environ 70000. VoilĂ . Mais c'est pas tout Ă fait la mĂȘme chose quand mĂȘme.
Rappelons que les compagnons de la libération, ce sont ceux qui s'engagent. ce sont les résistants de la premiÚre heure, aussi bien résistance extérieure, c'était le cas du Benjamin, que résistance intérieure puisque vous avez des gens comme Jean Moulin, Pierre Brosselette qui ont été faits compagnon de la libération. Euh une bonne partie, je crois que c'est 1/3 euh là pour le coup ça vient à la question de l'auditeur ont été décorés à titre postume.
Euh voilà , mais c'est pas le cas du BGERin. Robert Desz sur le chat de YouTube qui dit "Toutes nos condolances à sa famille, vive la liberté et vive la France". Et donc ce cette armée, ce gang de d'écharpe bleu dont on ne sait pas quelle est la signification, je sais pas ce que c'est.
Peut-ĂȘtre que c'est des classes europĂ©ennes, je sais pas du tout. Enfin, sont pas les couleurs. Enfin, je le redis, c'est pas du tout les couleurs de la LĂ©gion puisque la LĂ©gion vert puisqu'on voit la cravate verte lĂ Ă l'Ă©cran.
Vert et rouge. Voilà . Et là , on voit on voit le drapeau de la 13 qui porte le nom des principales batailles de la 13 euh sur ces derniÚres années, sur ces 80 derniÚres années puisque le c'est une unité qui a 80 un pas plus de 80 ans.
Christian LĂ©on Toussin sur lefigaro.fr qui dit salut compagnon breuvage immortel qui s'Ă©penche en nos cĆurs du bord mĂȘme des cieux. Commentaire poĂ©tique d'un internaute.
Peut-ĂȘtre que ce sont des Ă©lĂšves de classe dĂ©fense puisque vous savez qu' en France il y a des classes dĂ©fense. Je sais pas du tout. Je On voit on voit les officiers lĂ effectivement de l'armĂ©e de terre avec leur cravard vert.
Donc ça c'est des officiers de légion. Il n'y a que la légion qui est présente ou non ? Non non non non non non.
Vous avez toutes voilà . Mais dans les 18 unités donc je pense qu'il y a des représentants des 18 unités compagnons de la libération. Donc vous avez des marins, des aviateurs et puis l'armée de terre bien évidemment.
Mise de la défense. présenté H voit bien donc le drapeau de la 13e. Voilà , un gros plan sur le 13 du drapeau.
Alors, il y a une histoire avec le drapeau de la 13, c'est que quand l'unité a été constituée, elle a pas eu son drapeau tout de suite. Et en fait, il a fallu il y a une remise officielle de drapeau qui a eu lieu en Syrie, je crois que c'est ça. Et en fait le le chef de corps à l'époque avait peur que le le drapeau qui venait d'Angleterre, qui était fabricant d'Angleterre, n'arrive pour l'arm la cérémonie officielle.
Et ce sont des femmes françaises qui Ă©taient au CER et qui ont fabriquĂ© qui ont cousu elles-mĂȘmes le premier drapeau de l'unitĂ© qui s'appelle donc apportĂ© le qui en fait qui s'appelait le drapeau des femmes du CER. VoilĂ . Et donc l'unitĂ© a eu deux drapeaux parce que le drapeau commandĂ© est arrivĂ© chez le fabricant.
Enfin bon, on imagine ça en pleine guerre. Voilà . Là on voit le colonel Aubri, la gare de drapeau qui présentation au colonel Aubri.
Voilà . Et qui porte les noms et les dates des principal batailles. Alors la premiÚre, c'est pas la 13 puisque c'est Cameron mais c'est la bataille emblématique de la Légion étrangÚre.
VoilĂ le colonel Lobbri. Ăa fait longtemps qu'il dirige. Alors, un chef de corps et 2 ans.
Donc, il est à il est à presque à la fin de son de son commandement puisque ça les changements de commandement en général, c'est en en juin, juillet, ça dépend. Vous voyez là effectivement tous les noms, c'est princi les principales batailles là de la Seconde Guerre mondiale qu'on a vu à l'écran rapidement. auquel a participé Hubert Germain parce qu'il était dans les combats de du massif de l'Ou 45.
Ăvidemment, il Ă©tait Ă Birakem, il Ă©tait en Italie oĂč il Ă©tait blessĂ©, il a fait la bataille d'Alzas. Oui. Rome.
Alors oui, Rome en fait, ils se sont pas battus à Rome, c'est pas mais ils ont ils ont fait la campagne d'Italie. Ils étaient ils ont fait un des combats trÚs durs d'ailleurs. Et il a été blessé en menant une action assez courageuse.
Il a été blessé à cette occasion là pendant la campagne d'Italie. Une belle image. Reposer.
Repos. Garde présenté. aux ordres du command compagnie entendre le bruit des médailles de la poitrine du chef de corps qui s'entrechoc.
Je pense que quand vous ĂȘtes lĂ©gionnaire et quand vous ĂȘtes lĂ©gionnaire de 13 et que vous ĂȘtes lĂ aujourd'hui, c'est quand mĂȘme un jour trĂšs particulier quoi, trĂšs important qui va forcĂ©ment rester dans leur mĂ©moire et Ă plus forte raison pour le chef de corps, les officiers, les sous-officiers, les lĂ©gionnaires. Alors qu'on voit ValĂ©rie PCR et juste avant Ăric Dupont Moretti. Euh il y avait d'autres ministres Ă©galement qui Ă©taient prĂ©sents mais on a du gouvernement ou d'ancien gouvernement ou d'ancien gouvernement.
Alors le cercueil est parti. Est-ce qu'on sait oĂč est-ce qu'il est inhumĂ© ? OĂč est-ce qu'il sera inumĂ© ?
Oui, on sait oĂč il va ĂȘtre inhumĂ© et ça ça sera le 11 novembre en fait puisqu'en fait il va ĂȘtre inumĂ© au MontvalĂ©rien au mĂ©morial de la France combattante 3945 oĂč il va rejoindre 16 autres dĂ©pouilles d'autres combattants de tous les fronts qui des de soldats français ou rĂ©sistants. VoilĂ . Et donc son le le le cercueil enfin le le dans lequel il va ĂȘtre effectivement enterrĂ© l'attente depuis 1945.
Elle est sa place la place était réservée depuis et ça c'était voulu par le général de Gaulle. Donc c'est lui qui a choisi le Montvalérien qui est un lieu de martyre de la résistance comme on le sait puisqueun certain nombre de de résistants ont été fusillés internés et fusillés là . Et donc c'est le montalérien, c'est le mémorien de la France combattant combattante pardon voulue par le général de Gaulle.
Il faut savoir que la flamme qui brûle sur l'espace du Montvalérien, il y a une flamme qui brûle en Pance, elle est ravivée par la flamme de l'Arc de Triomphe. Donc c'est la liaison entre la premiÚre et la seconde guerre mondiale. Voilà .
Et donc le 11 novembre, il va ĂȘtre et Ă nouveau avec les les autoritĂ©s avec le chef de l'Ătat, il va ĂȘtre enterrĂ© inumĂ© au mĂ©morial du MontvalĂ©rien. Et il y aura d'ailleurs, comme vous disiez juste avant le parallĂšle entre l'Arc de Triomphe, les de guerres interromp, on voit sur les tenues euh bah on voyait lĂ effectivement les fouragĂšres vertes donc d'unitĂ© compagnant de la libĂ©ration. VoilĂ , pardon, je vous interrompu.
Non, pas de souci. Non, vous vous disiez vous faisiez le lien entre les deux guerres et effectivement je crois qu'il y a d'ailleurs une premiÚre cérémonie présidée à l'Arc de Triomphe, une inumation. Voilà .
Absolument. Ouais. Ouais.
Ouais. C'est exception, c'est un peu exceptionnel euh cette année évidemment à cause et le Montvalérien donc pour ceux qui ne savent pas, c'est c'est à cÎté de Paris, c'est à Sen, c'est des situations les plus hautes de de la région parisienne. Voilà , c'est dans les hautes scÚnes.
Oui. Ouais, tout à fait. Alors de Montvalérien en général la grande cérémonie c'est c'est le 18 juin.
Hubert Germain assistait le 18 juin dernier était dans un fauteuil roulant à la cérémonie de mémoire de de l'appel du 18 juin. Voilà parce qu'on bah c'est l'homme du 18 juin et voilà il était il était présent. Il était présent.
Voilà . On rappelle qu'il vivait dans l'hÎtel des invalides. Alors, il vivait dans l'hÎtel des invalides et d'ailleurs sur les images, j'ai reconnu le général de Saint-Chama en fait qui est le le le patron entre guillemets de l'Institut des invalides.
Il faut rappeler que les invalides qui a été créé et voulu par Louis XIV et son secrétaire de la défense Louvois qui est un hÎpital et un lieu d'hébergement pour les les militaires ùgés depuis le rÚgne de Louis XIV est toujours un hÎpital et toujours une maison de retraite et qui accueille des anciens combattants. Et Hubert Germain était là depuis depuis quelques années, je sais pas depuis quand. Enfin, il était il habitait en fait aux invalides.
VoilĂ . Vous ĂȘtes encore nombreux Ă Ă tĂ©moigner, en tout cas Ă rendre hommage Ă Hubert Germain sur le chat de YouTube notamment avec Messug. Euh c'est grĂące Ă Ă des gens comme euh comme ce monsieur que nous vivons libre et beaucoup de de messages de condolĂ©ances Ă©galement euh de condolĂ©ance pour euh pour lui et sa famille euh sur les les deux euh les deux chats, les deux forums.
On a une belle image de la cour d'honneur sous le soleil [raclement de gorge] avec ces Alors, tout à l'heure, je vous ai coupé justement sur les invalides. Pourquoi les les hommages nationaux sont toujours organisés, on va dire dans la dans cette hÎtel ? En fait, les invalides sont devenus progressivement un panthéon militaire et puis depuis 1840 avec le retour des centres de Napoléon donc qui est sous la sous le dÎr évidemment tous les grands militaires ont été symboliquement enterrés là .
Alors, il vous avez des gouverneurs, vous savez que vous avez Rouget de Lille, le crĂ©ateur de la Marseillaise qui est enterrĂ© provisoirement depuis quand mĂȘme un certain nombre d'annĂ©es dans le caveau des gouverneurs. VoilĂ . Et donc tous les grands hommages nationaux ont lieu euh dans la cour d'honneur des invalides qui rĂ©pond aussi qui en terme pratique est assez d'abord elle est imposante, elle est magnifique, en plus c'est un lieu fermĂ© donc en terme de sĂ©curitĂ© c'est pas inintĂ©ressant.
On est il y a pas d'erreur, on est dans un au sein d'un panthéon militaire. Voilà , Foche a été enterré là , Leclerc a été enterré là , le général, le maréchal de Lùre a été enterré là , euh les parachutistes qui ont été tués dans l'attentat du Dracard au Liban au début des années 80, il y a une immense, je me souviens de cette cérémonie, j'étais jeune mais il y avait je crois c'est 58 soldats, 58 cercueils qui étaient dans cette cour. Voilà .
Et puis on a élargi plus récemment puisque Simone Veille, Jean Normaçon aussi, gloire nationale ont été entéré là et tout récemment il y a quelques jours encore Jean-Paul Belmondau, j'allais vous le dire. Voilà euh effectivement on élargit les honores élargit voilà on élargit c'est vrai que il y a eu une petite pas une polémique mais des gens qui ont fait une remarque en disant que on avait mis le drapeau français comme pour Hubert Germain sur sur le circuit de Belmondo. Voilà , enfin Bébelle, c'était Bébelle.
Donc je je c'est tu es un personnage tellement sympathique et qui a fait rayonner l'image de la France dans le monde entier. VoilĂ . Patrick Blanc.
Je continue de vous lire he dans le chat et vous ĂȘtes nombreux. Patrick Blanc qui dit euh qui nous fait part de d'une on va dire d'une d'une idĂ©e, il faudrait instaurer un hommage Ă tous les rĂ©sidents de la part des Ă©coliers en se rendant dans les cimetiĂšres de leur commune oĂč sont enterrĂ©s des anciens combattants. Bah alors, il y a un certain nombre d'associations patriotiques qui font dĂ©jà ça.
Non, mais vous avez des associations qui gÚrent ça pour le 11 novembre. Euh notamment euh je pense à ça parce que ça m'est arrivé de participer. Souvent dans les écoles, on emmÚne les enfants euh autour du monument au mort au moment d'une cérémonie particuliÚre.
Ăa se fait aussi dĂ©jĂ euh donc pour le 11 novembre ça se faisait. Pour le 8 mai, ça se fait aussi. Ăa existe dĂ©jĂ quand mĂȘme en partie.
C'est pas une idĂ©e nouvelle Patrick Blanc. Peut-ĂȘtre le systĂ©matiser, le rendre obligatoire. Peut-ĂȘtre c'est un peu au bon vouloir, on va dire, des directions des directeurs.
Oui. Alors, je sais pas comment c'est gĂ©rĂ© ça mais effectivement, mais on est en France, [rires] tout peut ĂȘtre compliquĂ©. Si vous nous rejoignez, donc nous venons de suivre et d'assister en direct Ă l'hommage national rendu euh au dernier combattant, au dernier compagnon de la libĂ©ration, donc au dernier rĂ©sistant euh de la Seconde Guerre mondiale, Hubert Germain.
Euh les images qui qui nous provenaient viennent donc de s'arrĂȘter. Le cercueil est parti maintenant il y a il y a plusieurs minutes. Vous l'avez dit juste avant, il sera Ă©numĂ© donc le 11 novembre au Mont MalĂ©rien.
Vous pourrez suivre d'ailleurs cette cérémonie en direct sur Figarol. Je vais remercier donc mon invité Grégoire Tona. Moi aussi je vous remercie.
Merci beaucoup pour pour vos lumiĂšres, vos Ă©clairages sur cette cĂ©rĂ©monie. Je rappelle Ă tous ceux qui nous regardent que vous ĂȘtes auteur et directeur d'une collection qui s d'une collection des petits quiz aux Ă©ditions Pierre de Tayc. Vous envoyez par exemple euh je vais vous demander Ă RaphaĂ«l de remettre voilĂ trois exemplaires on va dire euh qui concernent directement le direct qu'on qu'on voĂ les compagnons et la 13 effectivement qui vont sortir en librairie Hasard du calendrier qui vont sortir dans une quinzaine de jours en librairie.
Voilà . Voilà , je je vais je vais je vais terminer, on va dire, ce direct par une par une citation du Bergmain qui a été par dans son livre Espéré pour la France écrit par Marc Leroi et publié il y a pas si longtemps que ça. Au belles lettres édition, trÚs bonne maison d'édition, les belles lettres.
Tout à fait. Euh alors cette citation, je je vais vous la dire. Quand le dernier d'entre nous sera mort, la flamme s'éteindra mais il restera toujours des braises et il faut aujourd'hui en France des braises ardentes.
VoilĂ , je je vous remercie d'avoir suivi ce direct et je vous dis Ă trĂšs vite pour un prochain direct sur Figaro Live.
Emmanuel Macron