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InterviewRadio France (sur Site radio)· 14 août 2026 6 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJustice

La Dordogne "plus sûre que la moyenne nationale" selon le ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:38Invité politiqueFait
    « même si évidemment le territoire de Sarla et de la Dordogne est un territoire plutôt sûr, plus sûr que la moyenne nationale. »
  • 1:04Invité politiqueChiffre
    « 239 brigades supplémentaires qui ont été installées partout sur le territoire à l'initiative du président de la République »
  • 3:05Invité politiqueChiffre
    « on a mis dans notre pays 10 000 policiers gendarmes supplémentaires. »

Temps de parole

  • Jean-Didier Berger74 %
  • Présentateur26 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Ici Périgord, première radio de proximité grâce à vous qui nous écoutez ce matin. Alors à 8h moins le quart, c'est l'invité d'ici matin. Et on reçoit ce matin justement Thomas, le ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur. Bonjour Jean-Didier Berger. Bonjour à tous. En déplacement ce matin en Dordogne sur le thème de la sécurité à Sarla, vous répondez à l'invitation du maire de la ville, Basile Fannier, qui dit depuis plusieurs années constater une progression des problèmes liés aux stupéfiants et aux violences dans sa ville. Ce sont vraiment des problématiques que l'on rencontre dans un département rural comme la Dordogne ?

0:33
Jean-Didier Berger

Bien sûr, ce type de problème n'épargne aucun territoire dans notre pays, même si évidemment le territoire de Sarla et de la Dordogne est un territoire plutôt sûr, plus sûr que la moyenne nationale. Mais c'est parce que ce territoire est sûr qu'il faut qu'il le reste.

Et je vois les efforts qui sont faits à la fois par les équipes de la ville et la police municipale, qui est une police municipale la plus importante du secteur, par les effectifs de la gendarmerie nationale, avec, vous le savez, dans notre pays, 239 brigades supplémentaires qui ont été installées partout sur le territoire à l'initiative du président de la République, et puis les forces sentinelles qui, ici, sur le terrain, assurent la sécurité dans le cadre de cette ville à très fort enjeu touristique.

1:17
Présentateur

Vous allez justement rencontrer des gendarmes à Sarla, discuter peut-être avec eux des principales mesures de la loi Riposte qui a été adoptée, défendue par le gouvernement. Qu'est-ce que ce texte permettrait d'apporter à Sarla et à la Dordogne ?

1:32
Jean-Didier Berger

Le texte que nous avons défendu avec Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, apporte aux policiers et aux gendarmes des outils, des outils nouveaux, des outils pour assurer la fermeté, la réactivité et l'efficacité des politiques de sécurité. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que dans un pays où il y a des menaces nouvelles, des menaces qui ont muté parfois extrêmement rapidement, je pense aux tirs de mortier, je pense aux squats de logements meublés, je pense aux protoxydes d'azote, eh bien on avait besoin d'avoir des outils qui manquaient.

Et avec les remontées de terrain, les remontées de terrain des élus, les remontées de terrain des policiers, eh bien on a créé les délits nouveaux qui n'existaient pas, notamment pour le protoxyde d'azote. On a mis en place des peines plus lourdes lorsque c'était nécessaire. Et puis on a donné accès aux policiers à des moyens technologiques dont ils ne disposaient pas auparavant. Je pense aux lecteurs automatisés de plaques d'immatriculation dont ils vont pouvoir s'occuper, utiliser beaucoup plus facilement qu'avant. Je pense aux caméras piétons pour les agents de sécurité privée.

Je pense à beaucoup d'aspects technologiques, notamment la vidéoprotection associée, des outils qui vont permettre d'avoir plus de résultats encore.

2:34
Présentateur

Protoxyde d'azote, un an de prison, 3 750 euros d'amende pour un délit d'inhalation. Les stupéfiants aussi dans ce projet de loi Riposte. Depuis l'été dernier, la ville de Sarlat justement est concernée par plusieurs affaires de trafic de drogue. Est-ce que vous venez annoncer davantage de moyens aux gendarmes de la compagnie de Sarlat ?

2:53
Jean-Didier Berger

Mais cette loi, c'est une loi qui donne plus de moyens aux policiers. Et pour Sarlat ? D'abord, et pour Sarlat comme pour tous les territoires, il y a eu beaucoup de policiers supplémentaires. On a mis dans notre pays 10 000 policiers gendarmes supplémentaires. Et le fait de leur donner un accès à ces technologies, le fait de leur donner accès à ces outils juridiques supplémentaires, le fait de faciliter leurs procédures, c'est du temps opérationnel gagné pour eux. Et donc, ce sont des moyens supplémentaires à leur disposition. J'ajoute que, en partie sur le territoire, on voit des phénomènes importants, notamment liés au narcotrafic, progresser.

Que là encore, il y a un travail très important qui a été fait, notamment grâce à la loi narcotrafic et aux engagements pris par le gouvernement pour renforcer cette lutte pied à pied. On a, dans notre pays, révis le nombre de points de ville d'un tiers. Donc, il faut regarder à la fois, avec grande lucidité, grande humilité, tout le travail qu'il reste à faire. Mais il faut voir aussi tous les progrès concrets qui ont été faits pour les territoires comme celui de Sarlat, mais comme aussi tous les territoires partout dans le France.

4:00
Présentateur

Jean-Didier Berger, il faut qu'on évoque ce matin les pompiers qui ont été très mobilisés en Gironde. Certains en Dordogne étaient en grève hier. Ils ont rencontré votre ministre de tutelle. Laurent Nunez, qui ne leur a pas annoncé davantage de moyens. Vous avez passé des jours, des semaines, à les remercier pour leur investissement. Est-ce qu'il ne faudrait pas leur donner quelque chose en retour ?

4:20
Jean-Didier Berger

On aborde ce dialogue, en fait, par Laurent Nunez hier, mais il est continu. Il y avait d'ailleurs eu des rencontres précédentes, y compris le 1er août. Donc, ce dialogue, il est continu, il va se poursuivre. Et la même chose pour les moyens. Les moyens, on n'a pas attendu la crise de cet été pour rajouter des moyens supplémentaires. Il faut que les Françaises et les Français aient conscience qu'en trois ans, on a doublé le nombre de moyens aériens dans notre pays. Les pompiers vous disent que ce n'est pas suffisant, quand même. En Europe, bien sûr, on peut toujours considérer qu'on peut faire plus qu'on doit faire plus. Et quelque part, on n'en dit ce qu'on ne vient pas.

Mais tout le monde le sait, on est dans un contexte budgétaire extrêmement contraint, qui dépend aussi de la volonté des parlementaires, des députés, des sénateurs, qui dépend aussi des capacités des collectivités locales. Parce que je rappelle que je suis dans les départements qui font des très, très gros efforts pour faire face aux besoins de dépenses des pompiers en direction, pas pour le plaisir des pompiers, mais en direction de notre sécurité à toutes et à tous. Donc, il faut voir à la fois tout le chemin qui reste à parcourir.

Mais là encore, tout ce qui a été fait depuis trois ans avec le pacte capacitaire volu par le président de la République, donc ces engins, c'est du concret sur le terrain. C'est 500 engins supplémentaires sur le terrain, 500 camions qui sont venus en renfort de tous ceux qui existaient déjà. C'est le doublement des moyens aériens. Et donc, ça doit être pris en considération. Et c'est pour ça qu'en France, on obtient les meilleurs résultats d'Europe avec des feux qui sont éteints très, très rapidement. Je rappelle que 90 à 95% des feux ne dépassent pas les 5 hectares. Et ça, c'est du concret.

6:01
Présentateur

Merci beaucoup Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur. Vous êtes à Sarla ce matin pour rencontrer les gendarmes, le maire et les militaires de l'opération Sentinelle.